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(ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun Vide
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 (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun

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Elian B.-Caerwyn Murphy

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J'ai posé bagages ici le : 29/12/2013 Jouant le rôle de : La terreur des mers, le roi des océans ayant dévoré une future mère de famille, le Barracuda (#TeamNemo). Nombre de messages : 775 On me connait sous le pseudo : Oswin aka. Nana aka. Salomé. ♥ Un merci à : Rose red (avatar). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : Aaron Taylor 'Perfect' Johnson.
MessageSujet: (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun EmptyJeu 5 Juin - 19:12


   
« Night will fall and drown the sun »
Son dos s'affaissa contre le dossier de sa chaise. Le souffle court, Timéo tentait encore de réaliser ce qu'il venait tout juste de confirmer. En vain. Il ne pouvait y croire. Il ne pouvait se l'avouer. Il ne le voulait tout simplement pas. Rien que de laisser cette pensée germer dans son esprit, rien que de l'avoir écouté, puis d'être partie à la recherche d'informations à propos des accusations qu'elle avait osé proférer : il s'en voulait. Il avait l'impression de la trahir a chaque fois qu'il laissait un mot de plus traverser son esprit. Pourtant, n'était-ce pas elle qui l'avait trahie ? Qui lui avait mentit sans vergogne, le sourire scotcher sur les lèvres ?... Avait-elle seulement été sincère une seule fois avec lui ? Une partie de lui se sentait totalement misérable, trompée. Une partie de lui lui en voulait comme il n'en avait jamais voulu à personne. La même qui la détestait. La haïssait. Hurlait. Brisait son esprit, scindait son âme, déchirait son coeur. Tandis que de l'autre côté de lui-même, on ramassait les morceaux, on recollait les pièces. On voulait lui pardonner. On pourrait tout lui pardonner. Il le voudrait, oh il le voudrait tellement. Et si ce n'était pas son choix ? Si elle y était forcée ? Il souhaitait y croire. Il n'y parvenait pas. Fragilisé, à terre, un goût amer dans la bouche. Il ne pouvait fermer les yeux sans devoir souffrir la vision de son visage sur l'écran de ses paupières closes. Mais l'attraction était trop forte. Son cerveau avait été court-circuité récemment, il n'obéissait plus à aucune logique, juste à l'appel de la demoiselle, telle une sirène au chant enchanteur occupant chaque once de son subconscient.


Il restait inerte, l'amas de feuilles éparpillés sur le bureau face à lui dont il n'osait effleurer le papier. Soudainement, il se leva, et d'un geste vif, envoya chacune de ses lettres à l'encre noire voler pour s'écraser au sol. Ses yeux leur jetèrent des éclairs, comme si elles étaient les seuls fautives de cette découverte. Il se laissa tombé au sol, ses yeux se fermèrent tout seul, succombant au rêve. Elle lui apparu alors une fois de plus, comme sortie tout droit d'un songe. Du plus beau des songes. Elle flottait près de lui, tel un ange, sa muse. Son sourire éblouissant éclairant son doux visage. D'entre ses lèvres - ses lèvres dont on ne pouvait détaché le regard - s'échappait un rire cristallin, une mélodie capable d'égayer le plus sombre des cœurs. Et Dieux savait que le coeur de Timéo s’obscurcissait en cet instant. Un nuage noir assombrissait le jeune homme. Le nuage noir de la vérité et le brouillard épais du doute emplissait son âme. Pourtant, elle, la cause de tout ceci, ne disparaissait pas. Elle souriait toujours et il lui suffirait de tendre les doigts pour pouvoir goûter à la douceur de sa peau. Mais il ne le ferait pas. Il ne pourrait se le permettre. Se laisser tenter par cette attraction serait comme lui pardonner. Et même si il en mourrait d'envie, cela signifierait aussi renier tout ses principes. Des principes fondamentaux qui le guidait dans cette existence comme dans l'ancienne, et qui lui dictait à présent qu'il devait avouer ce qu'il savait très vite. La dénoncer aux autorités. Mais dans ce cas, ne la trahissait-il pas à son tour ? Non. Non... Non ? Après tout, il souhaitait devenir détective. Alors, cela faisait parti de ses devoirs que de dénoncer ceux qui le méritait. Le méritait-elle ? Son cerveau était tout embrumer. Embrouillé par son sourire parfait, son parfum sucré, et ses grands yeux clairs dans lesquels il se noierait avec plaisir et sans une once d’hésitation. Il était perdu, il ne savait plus ni que penser, ni que faire. C'était elle contre ses principes, et le combat était sans fin. Jusqu'à ce que le fils de ses pensés soit coupé par une suite de trois notes près de son oreille. L'ancien tigre releva la tête et tendit le bras. L'écran éclairé de son téléphone affichait un nouveau message. Elle l'invitait à la rejoindre ce soir même. Il ne savait plus ce qu'il faisait. Son nom, inscrit noir sur blanc sur l'écran lui avait fait perdre tout ses moyens. Il voulait la voir, et ses récentes découvertes s'étaient envolées à des kilomètres de là. Il suivit le chant de la sirène, presque comme hypnotisé. A mi-chemin, le regard levé vers le ciel légèrement orangé du soir couchant, la portée de se qu'il faisait lui parvint depuis les ruines de son cerveau. Lui, Timéo, le détective aux principes qu'il s'était juré de ne pas briser s'en allait la rejoindre elle, Izoë-Leska, la... la voleuse à gage que sa raison lui interdisait de fréquenter.


Et soudainement, elle était là. Juste là. Tel la vision qui le hantait continuellement. A l’exception prêt, que, cette fois-ci, elle était bel et bien réelle. Et ses doutes ne devinrent plus que mensonge à ses yeux. Son sourire réapparut et il oublia. Pour le moment...


« Alors on va chasser les fantômes ? »


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Dernière édition par Timéo B. "Tigrou" Weaver le Sam 27 Sep - 21:28, édité 2 fois
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Izöé-Leska

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MessageSujet: Re: (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun EmptyDim 15 Juin - 23:38

Night will fall and drown the sun


Son corps criait repos, mais son esprit demandait encore et toujours une nouvelle aventure. Elle était comme ça, elle devait toujours courir après une histoire, une nouvelle sensation, une nouvelle façon intrépide de vivre sa vie. Même alors que son corps ne la suivait plus, elle désirait encore se lancer dans n'importe quoi. Ça devait bien faire au moins deux jours qu'elle n'avait pas profité d'un bon sommeil. Ses paupières étaient lourdes. Elles se refermaient sans en avoir eu la permission. Mais Zöé rouvrait ses yeux à chaque fois, puis son regard se posa sur les étoiles figées devant elle. Un doux sourire apparut sur son visage à la vue du ciel. C'était pour elle un spectacle qui ne manquait jamais de l'apaiser. Dès que le Soleil se couchait, le ciel devenait alors d'un bleu presque aussi sombre que noir, mais était illuminé d'un tas d'étoiles. Une beauté de la nature que Zöé adorait admirer. Et quoi de mieux que le toit de l'immeuble du Meli Melo House! C'était les premières loges. La surface du ciment était quelque peu dure pour son dos, mais Zöé se sentait encore plus près des étoiles. Elle se sentait prête à les toucher de ses doigts. Mais, quand elle leva les bras bien droits dans les airs, ses mains ne rencontrèrent que du vide.

Ce ciel étoilé lui rappelait l'époque où elle voguait dans l'espace en compagnie de d'autres explorateurs. Des souvenirs lui remontaient à la tête et un petit rire s'échappa de ses lèvres alors qu'elle repensait à ces beaux moments dans l'infini de l'espace. Elle y avait passé une belle et palpitante vie, mais tout ça lui avait été arraché quand le sortilège survenu. Cette pensée l'attrista. Elle ne pourrait plus jamais survoler l'espace et naviguer d'une planète à l'autre, elle ne pourrait peut-être même plus jamais revoir ses proches. Elle était condamnée dans un corps d'humaine alors qu'autrefois, elle pouvait prendre la forme qui lui plaisait. Zöé avait perdu une immensité de choses avec son arrivée dans ce monde et elle avait de plus en plus la certitude qu'un retour en arrière était impossible.

Mais il ne fallait pas se laisser abattre. Elle se l'en empêchait. Zöé tenait à voir les choses avec un regard positif et tentait d'avancer vers un nouvel horizon coûte que coûte. De toute façon, ce n'était pas son genre de dramatiser les choses et un peu la rendait heureuse. Cependant, elle ne voulait plus penser à ça. Elle voulait cesser d'admirer le ciel et se tourner vers les belles choses que Fantasia Hill lui avait offertes. Comme de nouvelles rencontres, par exemples. Zöé prit son portable et jeta un oeil sur ses anciens messages. En défilant dans la liste de ses conversations avec ses différents contacts, un nom en particulier retenu son attention: Timéo. S'il y avait bien une chose de positive dans cette nouvelle vie, c'était lui. Elle l'avait rencontré par hasard et, depuis, elle ne pouvait, sans se l'avouer, plus se passer de lui. Elle ne savait pas exactement ce qu'elle ressentait pour lui. L'amour n'était pas quelque chose qu'elle connaissait, elle doutait donc que ce puisse être cela. Mais Zöé avait conscience qu'il représentait beaucoup pour elle et que, d'une certaine façon, cette relation était quelque chose de nouveau pour elle.

Elle tapa alors un message en vitesse et l'envoya aussitôt. « Rejoins-moi au Phantom Manor dans 30 minutes environ. » Il fallait qu'elle se sorte de sa nostalgie. Et puis, le Phantom Manor avait toujours éveillé sa curiosité, mais elle n'avait jamais osé s'y rendre. Une bonne frousse ne pouvait maintenant pas lui faire du mal et c'était un bon moyen de se changer les idées. Elle, complètement effrayée, se cramponnerait sur Timéo, bien collée à ses vêtements... Elle chassa cette pensée de sa tête. Elle se leva et alla discrètement rejoindre sa chambre au pensionnat en évitant de se faire voir par quiconque. Le personnel du bâtiment n'aimait pas quand elle pointait le bout de son nez un peu n'importe où. Elle ouvrit la porte de son appartement et s'engouffra dans la pénombre du lieu. Sans même prendre le temps d'allumer une lumière, elle se dirigea dans la petite salle de bain et fit basculer l'interrupteur. La pièce s'illumina et Zöé posa alors son regard sur son reflet dans le miroir. Son visage n'avait pas bonne mine. Elle se débarrassa des marques de mascara qui avait coulé depuis qu'elle le portait, ce qui remontait à la veille au moins. Elle appliqua quelques couches pour refaire son maquillage. Elle ne prit pas la peine de revoir sa coiffure, sa queue de cheval ferait l'affaire. Puis, elle changea de vêtements, prit le soin d'apporter avec elle son sac à main, une fourre-tout pourvu de l'essentiel de ses affaires, et une petite veste en cuir. Puis, elle prit la route.

Zöé sortit du taxi devant le fameux manoir. Elle avait presque oublié de payer le chauffeur, mais avait pris soin de prendre en vitesse une babiole qui traînait dans l'intérieur de la voiture avant de la glisser furtivement dans son sac. En s'approchant de l'entrée, elle vit que Timéo était déjà arrivé. Il fallait dire que la ponctualité n'était pas le point fort de Zöé. « Alors on va chasser les fantômes ? » Elle lui offrit un large sourire en venant à sa rencontre. Décidément, elle avait eu une bonne idée en décidant de faire cette sortie. « Si t'as pas trop la frousse alors oui. » Elle lui tira la langue puis prit les devants vers l'entrée du manoir. Même de l'extérieur, l'endroit avait quelque chose de lugubre. Zöé poussa lentement la grille de l'entrée qui s'ouvrit avec un grincement agonisant. La jeune femme n'avait pas son assurance habituelle, celle qui la poussait habituellement à faire des bêtises dans ce genre. Mais ce n'était pas le moment de perdre la face. Elle était bien décidée à se montrer téméraire. Et puis, qui serait-elle si elle se défilait en premier? Non, elle voulait que Timéo perde courage avant elle pour qu'elle puisse par la suite le taquiner encore longtemps avec cet épisode. En fait, cela lui donna une idée. Elle se retourna vers le garçon, une lueur malicieuse dans les yeux. « On fait un pari? De celui qui se rend le plus loin sans rechigner, par exemple! » Zöé transformerait cette sortie en jeu, comme elle le faisait avec tout. Et cette fois-ci, elle était bien décidée à gagner.
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We meet people and fall in love. And when we part, they leave marks for us to remember them by. Our lovers sculpt us, they define us, for better or worse. Like a pinball we slam into them and rebound into a different direction, propelled by the contact. And after the parting we might be scarred or stronger or more fragile or needy or angry or guilty but never unchanged. Our lovers linger inside us like ghosts, haunting the corridors and deserted rooms, sometimes whispering, sometimes screaming. Invisible but always there, waiting.
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MessageSujet: Re: (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun EmptyJeu 3 Juil - 18:50


   
« Night will fall and drown the sun »
A l'instant même où ses yeux s'étaient posés sur Izoë, c'était comme si plus rien n'avait eu d'importance. Comme si ces méfiances envers la demoiselle n'était plus que des suppositions ridicules balancées par un malveillant esprit insensé. Il fallait la voir, du haut de ses petites jambes, un sourire sans pareil éclairant son visage, sa longue queue de cheval brune tombant sur ses fines épaules, ses yeux aussi bleus qu'un ciel d'été sans nuage pétillants d’excitation, et sa petite voix douce mais joueuse, à vous transporter vers d'autres horizons en quelques mots. Qui aurait pu voir dans ce corps respirant l’innocence et la joie de vivre une quelconque criminelle ? Qui l'aurait ne serait-ce que voulu ? Izoë avait ce genre de visage fin auquel on ne pouvait que faire confiance, ces pommettes lisses qui ne demandaient qu'à être effleurées du bout des doigts, cette bouche aux lèvres délicates desquels ont ne pouvaient détacher le regard. Qu'on rêvait d'embrasser.


Ses pensées se contredisaient, se fracassaient les unes contre les autres, se battaient et s'entre-déchiraient. Mais il suffisait qu'elle se présente devant ses yeux, et il oubliait absolument tout. C'était stupide, c'était irresponsable, c'était chuter dans les méandre d'un sentiment qu'il n'avait même jamais envisagé auparavant. C'était causé sa propre perte. Briser tout ses principes et tout ses choix, oublier tout ce à quoi il croyait, tout ce dont il s'était persuadé. C'était briser les idées qui le guidaient depuis aussi longtemps qu'il était capable de penser et renoncer à tout ce à quoi il croyait. Mais pour elle, il se sentait prêt à tout abandonner, tout détruire, du moment qu'il savoir qu'un jour il pourrait sentir sa main dans la sienne et sa tête contre son épaule. Et ressentir une telle dépendance l'effrayait. Il s'apprêtait à chambouler une vie - chambouler même deux vies - pour une seule âme, et pourtant, le combat lui paraissait valoir même tellement plus.


Il ne se rendit même pas compte qu'il retenait son souffle avant d'arriver à la hauteur de la demoiselle et que ses poumons relâche une bouffée d'air qu'il espéra - sans grandes convictions - discrète. Le Phantom Manor s'élevait juste derrière la silhouette de Zoë, comme sortie d'un décor de film d'horreur, et la seule pensée d'aller en explorer chaque recoins arracha un sourire au Weaver. « Alors on va chasser les fantômes ? ». Son visage s'éclaira d'un large sourire : « Si t'as pas trop la frousse alors oui. ». Timéo lui rendit son sourire et s'approcha un peu plus d'elle. Il pensa une seconde à lui prendre la main alors que ses yeux dérivaient vers ses doigts fins, mais refoula cette idée le plus rapidement possible, ne sachant même pas d'où elle avait bien pu lui parvenir. La jeune femme lui tira la langue avant de s'élancer vers l'entrée du manoir. Dans un éclat de rire, l'ancien tigre courut à sa suite et s’arrêta juste devant la grille que Izoë poussa doucement, lui arrachant un grincement des plus lugubres. Le jeune homme parvint aisément à lire dans ses gestes l'envol de son habituelle assurance. Elle marchait bien plus lentement, et son souffle se faisait plus bruyant. Pourtant, il ne dit rien et se contenta de sourire discrètement. Mais ce moment de joie s'éteignit aussi rapidement qu'il était apparu lorsque Timéo songea à l'éventualité que peut-être était-ce possible que la demoiselle se douta de quelque chose. Peut-être avait-elle lu dans les yeux de son camarade de jeux et de son partenaire d'aventure que celui-ci avait découvert son "terrible secret" ? Peut-être aurait-il dû refuser ce rendez-vous ? Peut-être n'était-ce pas une bonne idée de la revoir sans même savoir ? Peut-être devrait-il lui... demander ? C'était stupide, stupide, stupide. Lui qui n'avait jamais eu l’habitude de se prendre la tête, de se poser la moindre question, que lui arrivait-il ?


Il ouvrit la bouche, cherchant ses mots, mais la cause de son trouble se tourna soudainement vers lui, et d'une voix malicieuse mais sans en avoir conscience, le coupa dans sa réflexion et dans son geste : « On fait un pari ? De celui qui se rend le plus loin sans rechigner, par exemple ! ». La bouche toujours grande ouverte, Tigrou, surpris, bégaya une minute avant de se rendre compte de la vue ridicule qu'il devait offrir. Il ferma alors la bouche dans un claquement de dents non-voulu : « T'es sûr de toi ?, reprenant de l'assurance, il arbora un nouveau sourire, Tu joues à un jeu dangereux, petite Zoé. Évite de crier trop fort lorsque tu sortira de là en courant. ». Il accompagna ses paroles d'un clin d'oeil et dépassa la Wyer en imitant le rire démoniaque d'un méchant sortit tout droit d'un dessin-animé. Encore une fois, il avait suffit d'un sourire pour qu'il oublie, mais il ne s'en était même pas rendu compte, comme si ses dernières pensées n'avaient tout simplement jamais traversées son esprit. Reportant son attention sur le chemin devant lui, Timéo eu le loisir de contempler une unique longue année de gravier, crissant sous ses chaussures avec un bruit effroyable semblable à celui que de carapaces d'insectes morts feraient en se faisant écraser. Étrangement, depuis l’extrémité de cette longue route parsemée d’arbres morts, de racines épineuses et de rochers pointus, le château ne lui semblait plus si proche que quelques secondes plus tôt, alors qu'il se tenait à l’extérieur de la propriété. Il s'arrêta un instant, attendant que la demoiselle l'accompagnant arrive à sa hauteur, et se tournant vers elle, il s'apprêta à lui lancer une remarque hautement amusante lorsque le secret de cette dernière lui revint en pleine face avec une telle force qu'il perdit ses mots une seconde fois. Elle dû le croire effrayer, puisqu'un sourire fière se profila sur son visage, sourire qu'il s'empressa de tenter d'éteindre en demander d'un ton joueur et légèrement moqueur qu'il fit passé pour le plus assuré possible malgré sa position : « Tu peux me tenir la main, si jamais tu as trop peur ». Puis ils s'enfoncèrent dans la nature hostile.


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Dernière édition par Timéo B. "Tigrou" Weaver le Sam 27 Sep - 21:29, édité 1 fois
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Izöé-Leska

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MessageSujet: Re: (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun EmptyVen 11 Juil - 18:02

Night will fall and drown the sun


Dès que Zöé aperçut la silhouette de Timéo à l'entrée du manoir, son coeur se mit sans aucune explication à battre plus rapidement. C'était de ces choses qui faisaient qu'elle ne comprenait pas ce qu'il était pour elle. Un coeur ne se mettait pas à s'affoler pour un simple ami, aussi bon soit-il. D'une certaine façon, Zöé en avait bien malgré elle conscience. Mais l'idée d'être amoureuse restait bien au fond de son esprit, sans même qu'elle ne l'envisage avec sérieux. Ça l'amusait presque. Elle était bercée dans l'innocence des premiers sentiments sans savoir que ceux-ci pouvaient prendre une énorme ampleur. Elle était à l'étape des premiers songes, des première envies, des premiers malaises, loin encore du coeur brisé ou des déchirements. C'était d'une douceur et d'une légèreté admirables. Et enveloppée dans cet état doux et soyeux, elle ne pouvait se douter des retombées désastreuses que cette idylle pourrait engendrer. Lui qui a pour quête de châtier les crimes, elle qui se fait voleuse sous le couvert de la nuit. La chose ne pouvait pas être, et pourtant elle se surprenait à l'aimer. Sans apercevoir les conséquences arriver au loin.

Les deux se traitaient comme de vieux amis d'enfance mais se désiraient comme des amants. Ils se retrouvèrent en se lançant quelques taquineries fraternelles, et Zöé ne pouvait s'empêcher de lui offrir un regard trop étincelant, des gestes trop tremblants. Elle n'osait pas montrer ces petits signes qui la rendaient coupable, et préférait les dissimuler sous une assurance innocente. Elle se lança vers la porte d'entrée sans plus attendre, en espérant laisser derrière elle ses malaises toujours plus grandissants. Elle n'avait ressenti aucun désagrément quand elle avait rencontré Timéo, alors pourquoi maintenant? Pourquoi, subitement, elle se rendait compte de ces manifestations? Ce n'était pas dans sa nature d'être aussi timide, et la voilà maintenant qui se maudissait à chaque faux pas devant lui. Mais jouer un rôle, ça, elle le faisait comme elle respirait, et pour rien au monde elle ne laisserait paraître ces petites attentions.

Zöé se tourna vers Timéo, resté derrière elle. Avec une idée en tête, on ne pouvait pas vraiment l'arrêter. Elle lui proposa de faire un pari. Pourquoi pas? Ce n'était qu'une nouvelle façon de jouer, et puis elle y trouverait peut-être beaucoup à gagner. « T'es sûr de toi ? Tu joues à un jeu dangereux, petite Zoé. Évite de crier trop fort lorsque tu sortira de là en courant. » Zöé ricana. Le jeu était ouvert, et elle ne laisserait pas la victoire passer entre ses doigts. Il la dépassa en imitant un drôle de vilain des dessins animés, mais Zöé ne se laissa pas impressionner. « C'que t'es drôle, Timo. Tu crois vraiment que je vais te laisser gagner? » Et elle suivit ses pas pour le rejoindre. Maintenant à l'intérieur des frontières de la propriété, Zöé sentait qu'il était maintenant impossible de faire marche-arrière. Et, avec cette idée en tête, l'endroit devenait alors encore plus sinistre. Une allée de gravier s'étendait sur leur chemin, entourée d'arbres aux branches crochues. On entendait des cris de corbeaux un peu partout dans les feuillus, tout comme le crissement de leurs chaussures sur le sol. Puis, rien d'autres. Maintenant que les deux s'étaient tus, Zöé n'avait plus le réconfort d'entendre la voix de son ami. Elle ressentait tout de même sa présence rassurante, mais ne lui offrit pas la satisfaction de démontrer un quelconque malaise. Elle se jura à elle-même de rester de marbre, coûte que coûte. Lui allait bien finir par flancher.

Timéo s'arrêta et se tourna vers elle. Zöé sentit sa nervosité, elle la vit dans son regard incertain. Mais, dans son innocence, elle mit bêtement la faute sur le manoir soit disant hanté. Un sourire triomphant naquit sur ses lèvres. Elle pouvait déjà sentir sa victoire à plein nez. « Tu peux me tenir la main, si jamais tu as trop peur ». Et cette fois-ci, elle ne put s'empêcher de rire gaiement. Les deux se lançaient des piques sans se douter qu'ils jouaient à un jeu bien plus dangereux. Elle abattit son poing gentiment sur l'épaule de Timéo. « Je ne vais pas t'offrir ce plaisir. » Ils arrivèrement finalement devant l'entrée du fameux manoir. Les portes étaient massives, tout comme le reste du bâtiment. Zöé leva les yeux au ciel pour apercevoir le haut du château. Puis, elle reposa ses yeux sur les deux portes et monta les quelques marches pour les examiner de plus près. De ce qu'elle avait entendu, l'endroit était abandonné depuis longtemps. L'entrée n'était donc pas verrouillé et elle put pousser les portes avec facilité. Celles-ci s'ouvrirent dans un grincement qui résonna dans tout l'intérieur du manoir. L'endroit était trop sombre pour qu'elle ne puisse y apercevoir grand chose, mais elle sentait déjà que la première pièce était une assez grande salle. Elle allait y mettre un pas, mais se ravisa avant d'effectuer son geste et se tourna plutôt vers Timéo. « Après toi. » Elle lui fit un signe de tête, l'invitant à avancer.
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MessageSujet: Re: (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun EmptyDim 13 Juil - 0:03


   
« Night will fall and drown the sun »
Il ne voulait pas croire à cette histoire. Il y avait tant de raisons qui lui interdisait d'envisager cette possibilité. Son coeur palpitant à la seule énonciation de son prénom, ses mains tremblant lorsqu'il s’apprêtait à la toucher, son corps parcouru d'un frisson lorsqu'il effleurait sa peau, ses yeux attirés par les siens à son unique vue, son souffle court lorsqu'il parcourait les quelques mètres les séparant l'un de l'autre, ce sourire niais fleurissant sur ses lèvres lorsqu'elle lui envoyait un simple message et ce creux dans sa poitrine lorsqu'elle n'était pas près de lui. Et penser qu'elle ai pu lui mentir, penser qu'elle ai pu le manipuler de la sorte le faisait souffrir. Souffrir réellement. Souffrir d'une manière qu'il ne pensait même pas possible. Il sentait sa gorge se serrer, sa cage thoracique être prise dans un étau se resserrant chaque seconde, et il avait un poids dans l'estomac dont il ne parvenait pas à se séparer. Sa bouche s’asséchait, sa tête le lançait et il était prit de vertige. Mais le pire se trouvait encore plus profondément caché. Si bien que cela restait indescriptible, insaisissable. Et pourtant constamment présent. Il était à la croisé d'un chemin, et chacune des possibilités s'offrant à lui étaient brouillées, pleines de questionnements et d'une certaine manière : dangereuses. Il pouvait demander la vérité, et au fond de lui, poussé par une certitude inébranlable, il savait que si il faisait, alors la jeune femme se montrerait sincère et ne lui mentirait pas. Mais alors, qu'adviendrait-il d'eux ? Que deviendrait le "nous" qu'ils s'étaient construit ? Il pouvait également se taire et nier chacune de ses découvertes, mais jamais il ne serrait tranquille et plus jamais il ne pourrait la regarder dans les yeux. Ou alors, il pouvait ne plus jamais la voir. Mais cette éventualité lui causa encore plus de douleur que de se savoir trahi. Il avait du mal à comprendre pourquoi, mais si il ne savait bien qu'une seule chose, c'était qu'il avait besoin d'elle.

Cette aventure était loin d'être leur première, ils avaient bien dû faire le tour de la ville une centaine de fois ensemble. Mais cette escapade était différente. Timéo voyait les choses d'une nouvelle manière, et il n'aimait pas ça. Il était bien avec elle auparavant. Jamais il ne lui serait venu à l'esprit de l'accuser de quelque criminalité que ce soit. Il aimait être à ses côtés, il aimait son parfum, il aimait sa peau et ses yeux, il aimait ses cheveux, il aimait l'entendre se moquer de lui à chacune de ses blagues totalement nulles, il aimait la voir rire et se débattre sous ses doigts chatouilleux, il aimait voir ses yeux pétiller à l'annonce d'une nouvelle aventure, il aimait la caresse de son souffle sur sa nuque lorsqu'elle posait sa tête sur son épaule. Il aimait ses mains, il aimait ses lèvres, il aimait sa voix. La vérité le frappa de plein fouet. Il devenait dépendant.
Elle rit, et lui, il ne pensait plus qu'à ça. Dans sa forêt des rêves de bleus, il n'y avait pas de couples - à se demander comment les peluches voyaient le jour -, mais il y avait bel et bien bien de l'amour. Pourtant, ça n'était rien de comparable à ce qui étreignait son coeur en cet instant. Ce ne pouvait donc pas être de l'amour... N'est-ce-pas ? Ils avancèrent sur le chemin cahoteux, laissant le gravier crisser sous leurs chaussures et les corbeaux croasser dans leur dos sans prononcer à mot. Le pari lancé quelques minutes plus tôt ne lui paraissait plus si important. Il pensait à elle, il pensait à lui, il pensait à eux. Il songeait à ses découvertes à lui, à ses secrets à elle et à ce lien impossible qui les unissait. Mais surtout, il se débattait intérieurement pour ne pas laisser son regard dériver vers la jeune femme. Sans trop en connaître les raisons, il ressentait qu'il ne devait pas flancher devant elle, comme si il avait quelque chose à lui prouver. Voudrait-il l’impressionner ? Il ne s'était jamais occuper du jugement qu'on lui portait avant ce jour. Pourquoi maintenant ? Pourquoi elle ?
Elle frappa amicalement son épaule de son point, riant joyeusement : « Je ne vais pas t'offrir ce plaisir. ». Il lui sourit sincèrement, plein de malice. Voilà pourquoi c'était elle. Parce qu'elle était simple, joyeuse, souriante, drôle, franche, et tout ce dont on pourrait rêver d'une femme. « Tu m'en vois déçu, rétorqua-t-il en lui tirant la langue ». C'était parce qu'elle ne cherchait pas à devenir quelqu'un d'autre. Parce qu'elle se contentait d'être elle-même... Vraiment ? A présent, Timéo ne pouvait qu'en douter. Le parfait devenait soudainement trop parfait pour pouvoir être réel. Il doutait de tout.

Enfin, ils parvinrent tout deux aux portes du manoir : massives, noires d'encre mais écaillées à certains endroits et envahies de toiles d'araignées dans les coins inférieurs, elles arboraient une poignée en métal, du même genre que celles que l'ont pouvait apercevoir dans les films et qui servaient à frapper afin de demander la permission d'entrer. Timéo n'aurait pas été étonné de voir débarquer un majordome français et moustachu au visage blanc comme un linge. Mais évidemment, personne ne vint. Izoë poussa les portes du château, délivrant aux deux intrus une vue à faire froid dans le dos. Dans la pénombre étouffante, n'était visible que très peu de choses, presque rien en réalité. On pouvait à peine deviner une salle immense, et les rambardes en bois d'un escalier qui semblait gigantesque dans le fond. « Après toi. ». Un sourire de fierté mal dissimulé se dessina sur les lèvres de Timéo : « Tu ne serais pas déjà effrayée, tout de même ? ». La tête haute, Timéo traversa le palier de la demeure et fut saisit d'un frisson au moment on son pieds passa le seuil. Il avança dans l'ombre, entendant les pas rassurant de la jeune fille derrière lui. Clignant plusieurs fois des yeux pour s'habituer à l'obscurité, il parcouru les alentours du regard. Devant lui, juste en face des portes toujours entrouverts s'étalait un immense escalier aux rambardes sculptées et recouvert d'un tapis rouge. Un lustre totalement éteint pendait au-dessus de leur tête. Une cheminée en marbre dans laquelle le tigre pourrait tenir debout prônait à leur gauche, tandis qu'une bibliothèque renversée se trouvait sur leur droite. Et absolument partout autour d'eux, des draps blancs couvrant des meubles. On pouvait deviner un piano, quelques fauteuils et une immense table. Cachant bien tout ses doutes à propos de la demoiselle et toutes ses peurs quant à cette habitation lugubre au plus profond de lui-même, Tigrou se tourna d'un geste vers la brunette et écartant les bras pour englober l'ensemble de la pièce, il s'exclama  « Chérie, fais tes valises, on emménage ! ». Parfois il ignorait lui-même comment il parvenait à "faire semblant" de la sorte.

Puis soudainement, un grincement suivit d'un couinement aigu empli le silence du château.

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MessageSujet: Re: (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun EmptyJeu 17 Juil - 1:03

Night will fall and drown the sun


Timéo, c'était sa clé pour obtenir la liberté tout comme c'était son geôlier qui la retenait prisionnière. Elle avait la liberté de l'aimer dans ses rêves et de se surprendre à l'admirer quand ses yeux se posaient trop longtemps sur lui. Mais depuis qu'elle ressentait ces émotions envers lui, elle ne pouvait plus être elle. Elle et ses défauts, elle et ses manies, elle et ses crimes. Elle sentait le besoin de les effacer pour faire place à un nous. Elle sentait le besoin de devenir meilleure. Plus belle, plus forte, plus intéressante, plus drôle, plus douce, plus majestueuse, plus sereine, plus innocente mais aussi plus séduisante. Alors peut-être la regarderait-il comme elle le faisait. Et peut-être alors pourrait-il l'aimer comme elle l'aimait. De façon douce et déchaînée à la fois, inconditionnelle, avec toutes les parcelles de son corps. Elle marchait à ses côtés en lui lançant quelques regards furtifs, en évitant d'attirer son attention. C'était là son seul défaut. Il pouvait bien être la raison même de chaque bouffée d'air qu'elle inspirait, Zöé était persuadée qu'il ne pourrait lui donner en retour ce qu'elle avait à lui offrir.

Après avoir parcouru l'allée de gravier, ils arrivèrent enfin devant le manoir qui se dressait bien haut dans le ciel. De tous les endroits qu'elle avait pu visiter à Fantasia Hill, celui-là était le plus terrifiant. Zöé ne l'avouerait pas à voix haute, mais elle était bien contente d'y être avec Timéo. Si quelqu'un avait le don de la rassurer, c'était lui. Elle ne mit pas beaucoup de temps à ouvrir les portes tout de même, et jeta vite un oeil à l'intérieur avant d'inviter Timéo à passer devant elle. Celui-ci eut alors le visage illuminé par un sourire de satisfaction, convaincu qu'elle prenait peur. Un autre sourire qui avait le pouvoir de faire fondre son coeur. « Du tout! Je testais ta galanterie. Je vois que ce n'est pas ton point fort. » Elle lui offrit une grimace joyeuse alors qu'il passait devant elle, puis suivit ses pas. L'intérieur était plongé dans l'obscurité, la faible luminosité de l'extérieur entrant difficilement dans le manoir. Zöé pouvait tout de même distinguer un escalier gigantesque recouvert d'un tapis rouge, puis une cheminée toute aussi imposante à sa gauche. De l'autre côté, il y avait une bibliothèque, alors que des meubles cachés sous des draps blancs se retrouvaient un peu partout. Malgré l'atmosphère glauque de la pièce, Zöé ne pouvait s'empêcher d'admirer le décor avec une certaine fascination. « Chérie, fais tes valises, on emménage ! » Elle se mit à rire dans un grand éclat. Une certaine gêne frivole teintait son rire, mais Zöé tenta de dissimuler son malaise que l'amour lui provoquait ainsi. L'émotion la submergea toutefois et ses joues s'empourprèrent légèrement. « Tu m'offres un château? C'est une belle attention. Puis on serait bien ici, tous les deux. » Plaisanterie qui sonnait beaucoup trop sérieuse. Ça voulait tout dire. Elle fit quelques pas en direction du centre de la pièce tout en observant un peu mieux les alentours. Le bâtiment avait peut-être été abandonné depuis longtemps, il avait tout de même laissé les traces d'un passé luxueux. Zöé songeait déjà à rapporter quelque chose de ce lieu, il lui faudrait seulement échapper au regard de Timéo pour un court instant. Même si elle ne voyait pas ce qu'il y avait de mal à rapporter un objet abandonné par tous, elle savait que d'autres avaient des opinions qui divergeaient sur ce point. Elle avait appris à se faire discrète.

Un grincement brisa alors le silence, suivi d'un couinement aigu. Zöé sursauta en silence. « C'était quoi ce truc? » Elle sortit son portable de sa poche et l'alluma pour faire de la lumière et ainsi mieux percevoir la provenance de ce bruit. Elle braqua l'objet dans le coin d'où était parvenu le son et n'eut alors le temps d'apercevoir qu'une seule paire d'yeux semblables à des billes. Elle poussa un court cri d'effroi. Elle entendit les pas du rat qui s'éloignait en vitesse et un frisson lui parcourut le dos. « Oublie ce que j'ai dis. On emménage pas, c'est pas sympa ici. » Sa voix tremblait, trahissant sa soudaine perte de toute assurance. Elle se tourna vers Timéo en espérant trouver du réconfort dans ses yeux. Mais avec ce qui venait de se passer, elle avait l'impression qu'elle retrouverait surtout un air moqueur triompher sur son visage. Elle ne pouvait pas se laisser vaincre comme ça en perdant toute sa dignité. Et pourtant, elle aurait tout donné à ce moment pour être cueillie dans ses bras réconfortants et ressentir un peu de sa chaleur.
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MessageSujet: Re: (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun EmptyDim 20 Juil - 19:24


   
« Night will fall and drown the sun »
Un mot. Il lui suffirait d'un mot pour tout savoir, pour éclairer ses idées et comprendre la fin de cette histoire. Mais, il ne voulait pas savoir. Il ne voulait pas prendre le risque de briser cela. Ce qu'ils avaient, c'était nécessaire à sa vie. Que deviendrait-il sans ça ? Sans elle ? Sans leurs moments d'escapades quotidiens, sans les rêves qui peuplaient ses nuits et ses sourires à la seule évocation de son prénom. Il ne trouvait pas de mots à mettre sur ce qu'il ressentait, ce qu'il vivait continuellement maintenant qu'elle était entrée dans sa vie, mais d'un autre côté, il s'en rendait compte à présent : il n'avait pas besoin de mots. En un regard complice, ils se comprenaient, un geste, et il la suivait. Il aurait tout fait pour elle, rien que pour un regard de sa part. Si elle l'avait voulu, il serait aller décrocher le soleil, la lune et chacune des étoiles. Il aurait fait le tour du monde rien que pour lui apporter quelque chose d'aussi futile que sa fleur préférée, mais le sourire qu'elle lui aurait alors offert, aurait valut tout l'or du monde. Pourtant, malgré tout cela, serait-il prêt à briser ses principes ? C'était la grande question. Et y répondre le déchirait.

Il n'avait jusque là jamais réellement prêter d'attention à l'amour, il n'en connaissait ni les rouages, ni les signes. Il ne savait pas le reconnaître, même lorsqu'il lui apparaissait tel une évidence et s'agitait juste sous son nez. Lorsqu'il avait vu Izoë pour la première fois, à un bal déguisé organisé en ville, Timéo avait passer la plus belle soirée de sa vie, mais il n'avait jamais pensé à associer cela à de l'amour. Pourtant, au moment même où il l'avait aperçue, masquée et parée de soieries, à la manière des plus belles princesses de contes de fée, le jeune homme n'avait eu qu'une seule et unique certitude : si il n'apprenait pas à la connaitre tout de suite, sa vie ne serait plus qu'un long fils monotone et terne dont il se lasserait vite. Elle était devenue sa raison de vivre. Lui-même vêtu de bleu, coiffé comme jamais et caché derrière un simple masque blanc, calquant ses manières sur les princes et leurs attitudes étranges, il s'était prêté au jeux jusqu'au bout et avait tout fait selon les règles. Il l'avait saluée d'une pirouette, et les deux individus avaient échangés de faux noms. Le reste de la soirée n'avait été qu'une suite de jeux divers et variés, pratiqués en toute innocence. Timéo, nommé Beauregard pour la nuit - et il ne se souvenait même pas d'où cette idée lui était venue -, avait joué les chevaliers et sa Princesses anonyme avait été la meilleure compagnie dont il n'est jamais pu oser rêver. Le monde extérieur n'existait plus, ils étaient juste tout les deux, sans personne pour leur dire quoi faire. Sans aucune règle et aucune entrave à leur bonheur. La seule crainte de Weaver ce soir là : c'était la fin. Et elle approcha bien trop vite à son gout. Il aurait tout fait pour la retenir, l'idée de la laisser filer et de ne jamais la revoir le déchirait. Pourtant, il ne baissa pas les bras, et les semaines suivants cette soirée de pure magie, il les passa exclusivement à la rechercher par tout les moyens nécessaires.

Jusqu'à ce qu'un après-midi, enfin, il la retrouve. Sans attendre une seconde de plus, il avait prit la route jusqu'au cinéma et s'était précipité au guichet. Il se souvient des protestations des clients faisant la queue dans l'attente de leur tickets, mais il se contentait de leur tirer la langue, tel le gosse qu'il était. Arrivée devant elle, il n'avait pas su quoi dire. Il n'y avait pas réfléchi, et ce retrouvait là comme un idiot. « Hum... Vous avez un film de princesse ? ». Facepalm. Il se repassait la soirée en boucle depuis des jours et des jours, et si il n'avait bien qu'un seul mot à la bouche, c'était pour sa "Princesse Masquée". Et à présent, il se ridiculisait comme un idiot. Il se souvient de son rire, un rire cristallin qu'elle ne parvenait plus à contrôler et qui avait contaminer rapidement le jeune homme à son tour. Derrière eux, une grand-mère et ses deux petits s'énervaient, mais ils n'en avaient absolument rien à faire.

Et pourtant, jamais un seul instant il n'avait oser penser à traduire cela par de l'amour.
Sauf lorsque la situation montait au summum de la complication.
Idiot.

Le même éclat de rire que lors de ces retrouvailles retentit dans la maison lugubre, et Timéo redescendit sur terre. « Tu m'offres un château ? C'est une belle attention. Puis on serait bien ici, tous les deux. ». Timéo doutait de la manière d’interpréter cette phrase qui ne sonnait pas assez comme une plaisanterie pour être qualifier comme telle, mais qui ne pouvait non plus être sérieuse, étant donné la situation. Mais il n'eut pas le temps de répondre quoique ce soit, puisque un grincement brisa le silence des lieux, suivi de près par un couinement aigu. Dans l'obscurité, il vit Izoë sursauter, mais ne fit aucune remarque, lui-même légèrement paniqué : « C'était quoi ce truc ? ». Timéo tenta de retenir ses mots, mais ce n'était pas dans sa nature, alors ce fut plus fort que lui : « Oh merde c'est un fantôme ! ». Sortant son portable de sa poche la jeune femme éclaira le coin sombre duquel provenait ce bruit loin d'être rassurant, et révéla alors un énorme rat. Timéo réprima un frisson. « Oublie ce que j'ai dis. On emménage pas, c'est pas sympa ici. ». Il rit très légèrement, mais un peu jaune. « A ce niveau là, j'aurais préféré un fantôme..., plaisanta-t-il. ».

Ce fut alors qu'il perçu le tremblement dans la voix d'Izoë et son sourire fondu comme neige au soleil. Tout comme son coeur. Il la vit se tourner vers lui, ses grands yeux cherchant les siens. Il aurait voulu se moquer un peu, articuler quelques mots ironiques histoire de ne pas perdre la face, mais il s'était déjà perdu dans son regard de saphir et était en train de s'y noyer. Heureux comme jamais. Il ne se contrôlait plus. Tout ce qu'il voyait, c'était ses yeux qui appelaient au secours, et il aurait préféré mourir plutôt que de les laisser dans cet état. Lentement, hésitant et tremblant, il parcouru les petits mètres les séparant en quelques enjambées et glissa sa main dans la sienne avant de plongé ses yeux dans les siens et de lui adresser un sourire se voulant rassurant mais certainement un peu de travers dû à l'émotion. Il n'avait jamais prit la main de personne avant cela... Ce contact doux et innocent fit battre son coeur plus vite que jamais. Il ne savait plus ce qu'il faisait. Le jeune homme avala difficilement sa salive, et d'une voix trop grave, trop incertaine, trop irrégulière mais qui se voulait apaisante, articula dans un souffle : « Tout ira bien. On est des battants ».



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MessageSujet: Re: (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun EmptyVen 1 Aoû - 20:06

Night will fall and drown the sun


En voyant le manoir se dresser comme un géant dans le ciel, avec sa couleur d'ébène et ses fenêtres cassées, Zöé réprima un tressaillement. Elle n'avait pas pour habitude de prendre peur facilement. Au contraire, elle se montrait la plupart du temps très téméraire, ne se laissant pas impressionner par personne ni quoi que ce soit. Mais le Phantom Manor avait quelque chose de différent. Quelque chose de sinistre. L'endroit était morne, comme si seule la mort pouvait triompher entre les limites de ce terrain. Et comme si rien ne pouvait y en sortir indemme.

Néanmoins, Zöé ressentait la présence de Timéo près d'elle et cela suffisait à la calmer. Il était là et, d'une certaine manière, c'était tout ce dont elle avait besoin. C'était une réalité qui existait depuis le moment où elle avait posé les yeux sur lui pour la première fois. Et, même si Zöé n'avait jamais pris conscience de l'évidence, celle-ci était bel et bien là. Timéo était son tout. Et elle était destinée à l'aimer, un peu comme les abeilles qui s'enivraient des fleurs à l'heure du printemps. De façon naturelle, presque comme une seconde nature. Si instinctif que Zöé n'arrivait pas à s'en rendre compte. Mais ce sentiment était bien présent, ayant fait son apparition dès qu'elle avait rencontré Timéo à ce bal masqué. Cette soirée-là, elle avait joué à la princesse et lui à son prince charmant. Le bal s'était déroulé comme dans les vrais contes de fées, mais Zöé n'avait pas douté qu'il y aurait une suite après cela. Car après tout, tous les deux avaient joué un rôle. Alors, quand Timéo la retrouva et qu'ils commencèrent alors à se voir sous leurs vraies coutures, elle croyait bêtement qu'une amitié prenait place. Naïve, voilà ce qu'elle était.

Ils entrèrent dans le manoir qui se révéla être aussi sombre que son extérieur le laissait paraître. Pourtant, les deux accompagnés l'un de l'autre, ils réussissaient à garder une bonne humeur sans se laisser abattre par l'aspect lugubre de l'endroit. C'est avec quelques plaisanteries qu'ils découvrirent le lieu, et le silence fit place au  rire d'Izöé. Mais un autre son vint les interrompre et Zöé découvrit avec horreur la présence d'un rat. Son assurance tomba vite en voyant cette bête hideuse s'enfuir à toute vitesse. Et elle savait que le tremblement dans sa voix quand elle reprit la parole trahissait son inquiétude soudaine. Timéo allait en rire, évidemment. Elle qui ne montrait jamais quelconque angoisse était maintenant tremblante de peur, et lui saisirait l'occasion enfin parfaite de se moquer. Elle en avait déjà honte et se maudissait intérieurement d'avoir laissé vivre cette faiblesse.

Elle fut surprise alors de ne pas retrouver un sourire naître sur le visage de Timéo. Encore plus surprise quand il s'avança vers elle d'une façon réconfortante au lieu de lancer une moquerie triomphante. Sa main vint alors rechercher la sienne et elle se laissa prendre. Ce contact fut comme un baume sur le coeur d'Izöé, et elle tressaillit intérieurement d'excitation. Ses doigts serrèrent davantage ceux qui venaient de s'ajouter dans la paume de sa main et elle plongea son regard dans les yeux bruns de Timéo. « Tout ira bien. On est des battants » Un sourire prit forme sur les lèvres d'Izöé. Elle ne savait quoi lui répondre, touchée par l'émotion. Timéo avait tenté de la réconforter alors qu'il aurait pu profiter de la situation,  et elle lui en était reconnaissante.  Elle murmura doucement un timide « Merci. » puis détourna les yeux, gênée. Elle avait l'habitude  d'être forte, farouche parfois. Et voilà qu'un sentiment qu'elle n'arrivait pas à reconnaître la rendait faible et tendre à la fois.

Mais elle se reprit en main. Elle était maintenant revigorée, et plus un seul de ces rats ne pourrait lui refaire peur avec Timéo à ses côtés. Toujours sa main ancrée dans la sienne, elle tira doucement dessus pour l'entraîner avec elle. « Allez viens, on a pas encore fait le tour de ce manoir! » Elle retrouva son entrain habituel et se dirigea alors vers l'immense escalier en oubliant derrière elle ses dernières pensées anxieuses. Elle lança tout de même un regard vers Timéo derrière elle avec un petit sourire accroché sur les lèvres, qui s'effaça rapidement. Elle fronça plutôt les sourcils en voyant l'air qu'elle venait de surprendre sur le visage de Timéo. Elle s'arrêta, juste devant les escaliers. « Ça ne va pas, Timo ? » Elle ne pouvait décrire son expression, mais elle le sentait... anxieux. Il avait le même regard hésitant qu'elle lui avait remarqué lorsqu'ils parcouraient l'allée de gravier. Mais un peu plus tôt, elle avait cru que c'était le lieu qui le rendait nerveux. Maintenant, elle doutait. Peut-être lui cachait-il quelque chose, et elle n'aimait pas cette idée. « Tu sais que tu peux tout me dire, hein. » Sa voix se faisait plus douce, mais ses yeux se montraient insistants.
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MessageSujet: Re: (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun EmptyDim 28 Sep - 10:30


   
« Night will fall and drown the sun »
La peur. C'était la peur qui les rapprochaient, tout deux au centre de cette immense pièce sombre et glauque. Mais ils l'avaient cherché. Ils s'avaient ce qui les attendaient dans ce manoir prétendu hanté, enfin, tout du moins en partie. Ils savaient à quoi s'attendre, ils savaient ce que leurs yeux devraient subir, mais le coeur souffrait tout autant, et cela, il ne l'avait en rien prémédité. Timéo avait beau tenter de se raisonner, de dresser des barrières autour de sa propre personne pour empêcher Izoë de l'atteindre, il n'y parvenait pas. Ce n'était qu'essais vains, des forces perdues, des mots retenus qui l'épuisaient au plus haut point. A présent, les barrières étaient tombées en  ruine à ses pieds, détruites par leurs deux mains entrelacées. Un contact électrisant, un geste qu'il s'était jusque là interdit, une faiblesse divine. Et pourtant comme une lumière au coeur des ténèbres de la demeure et du brouillard de son coeur. Il aurait voulu que cette instant dur à jamais. « Merci. ». Tournant la tête, le jeune homme chercha des yeux qui semblaient le fuir. La tête brune de la demoiselle se détourna. Il leva la main, pensant soudain à sa propre main saisissant tendrement le visage d'Izoë pour la ramener vers lui. Mais son bras retomba le long de sa cuisse, abandonnant l'idée. Ses doigts tremblaient alors il serra les poings. Son cerveau embrumé ne parvenait plus à penser correctement.

Amour. Un mot tant entendu mais jamais comprit. Aux yeux de l'ancien tigre, l'amour se résumait à ce sentiment réciproque entre un enfant et sa peluche. C'était innocent, doux, complice, simple. Mais à présent, à tout ceci se rajoutait du doute, de l'hésitation, de la souffrance presque. Cette petite voix insupportablement aiguë, posée sur son épaule, qui lui répétait que rien de ce que son coeur ne pouvait espérer en secret ne pourrait jamais arriver. Il était trop maladroit, trop naïf, trop stupide, trop enfantin. T'es pas assez bien, mec. Encore rien qu'un gosse. Les gosses ça connait pas l'amour. Du moins pas le vrai. Celui qui lient deux êtres pour l'éternité. Cette événement incompréhensible qui réunit deux âmes et les scellent à jamais. Le même que dans les films et les bouquins. Celui qui te fait enfin comprendre ce que c'est que vivre, et qui te donne une raison de rester.

Il l'avait sa raison de rester. Elle était petite, bavarde, rebelle et malicieuse, mais elle était là. Juste au creux de la paume de sa main. Et à présent, elle tirait sur son bras pour l’entraîner avec elle dans l'immense escalier avant de s’exclamer de sa voix enjouée « Allez viens, on a pas encore fait le tour de ce manoir ! ». La tête d'Izoë se tourna enfin vers lui, leurs yeux se croisèrent, mais le sourire du tigre ne parvenait plus à revivre. « Ça ne va pas, Timo ? ». Les yeux du Weaver se détournèrent. Comme honteux. Oserait-il...? « Tu sais que tu peux tout me dire, hein. ». Tout ? Vraiment tout ? Se rendait-elle compte de la requête qu'elle faisait là ou bien avait-elle lancé ses paroles en ignorant les causes du trouble de Timéo. Elle. « Non. ». Ce mot tomba comme une pierre. Non, il n'allait pas bien. Était-ce mal de le reconnaître ? Il en avait comme l'impression. Et pourtant, il ne parvenait plus à s'arrêter. Les mots semblaient doués de leur propre existence à part entière. Il n'en avait plus aucune maîtrise.  

« Non. Non. Non. Je suis paumé. J'ai l'impression de tout perdre. Toi. J'ai l'impression de te perdre toi. Et tu vas trouver ça stupide et insensé, parce que tu es juste là, près de moi, mais pourtant.. Je ne sais plus si c'est vraiment toi. Izoë, l'aventurière faussement princesse que j'ai rencontré, la douce et marrante Izy. Est-ce qu'un seul jour tu as été vraiment toi ? Est-ce qu'un jour tu as été vraiment elle ? Ou bien est-ce que tu as joué un rôle tout le long ? Tu te servais de moi ?... Pourquoi ? Je comprend pas. Je comprend rien. La richesse, c'est vraiment si important ? Mais pourquoi prendre celle des autres ? Je pensais... Je pensais qu'il y avait quelque chose. Une amitié. Mais ensuite, ce truc là, dans ma poitrine, il s'est mit à danser la samba dès que je pensais à toi. C'est pas naturel et ça me fait peur. Oui, J'AI PEUR. T'as gagner ton stupide paris. Mais tu sais quoi ? Je crois bien que tu m'as perdu moi. ». Totalement désemparé, Timéo enfouit son visage dans ses deux mains. Il ne tenait plus celle d'Izoë. Quand l'avait-il lâchée ? Alors sans trop comprendre, il grimpa les escaliers quatre à quatre et murmura pour lui-même : « Sauf que moi, tout ce que j'ai : c'est toi. »



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MessageSujet: Re: (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun EmptyMer 1 Oct - 2:03

Night will fall and drown the sun


En voyant ses grands yeux doux se poser sur elle, Izöé comprit qu'elle n'avait eu, à la base, aucune bonne raison de s'inquiéter. Il était là. Et tant qu'il le serait, elle était comblée. Elle avait cru tout d'abord qu'il profiterait de la première occasion qui surviendrait pour se moquer d'elle. Elle s'était trompée, et croire qu'il n'aurait pas chercher à atténuer sa peur était une bête sous-estimation de sa part. Elle prit la main que Timéo lui offrit, doucement, dorénavant plus fébrile par ce contact que par la peur qui la tenaillait quelques instants plus tôt. Comme si un seul toucher pouvait la terrasser.

Elle le tira vers les escaliers, soudainement ravitaillée. Elle ne voyait plus les ombres inquiétantes dans les coins de la pièce, elle n'entendait plus le bois craquer à chacun de ses pas. Elle aurait pu se retrouver à l'endroit le plus sinistre et le plus terrifiant du monde que rien ne l'aurait perturbée. Elle ressentait la paume de Timéo collée au creux de la sienne, sa chaleur irradiant sur sa peau. Et cela lui suffisait. Malgré la pesanteur du lieu, elle se sentait bien, légère.

Izöé se retourna derrière pour lui partager un dernier sourire, mais celui-ci mourut sur ses lèvres lorsque ses yeux croisèrent ceux de Timéo. Ça n'allait pas. Elle ne pouvait dire pourquoi, mais le regard du jeune homme trahissait une certaine angoisse, laissant chez Izöé une mauvais impression qui opprima sa poitrine. « Non. » Le mot retentit aux oreilles de Zoé et se rendit jusqu'au creux qui se nouait peu à peu en son antre. C'était la première fois que Timéo, habituellement des plus rayonnants, lui paraissait aussi sombre. La brune sentait qu'un mal beaucoup plus grand, beaucoup plus important, le rongeait, et qu'il était sur le point de lui éclater au visage. « Non. Non. Non. Je suis paumé. J'ai l'impression de tout perdre. Toi. J'ai l'impression de te perdre toi. Et tu vas trouver ça stupide et insensé, parce que tu es juste là, près de moi, mais pourtant.. Je ne sais plus si c'est vraiment toi. Izoë, l'aventurière faussement princesse que j'ai rencontré, la douce et marrante Izy. Est-ce qu'un seul jour tu as été vraiment toi ? Est-ce qu'un jour tu as été vraiment elle ? Ou bien est-ce que tu as joué un rôle tout le long ? Tu te servais de moi ?... Pourquoi ? Je comprend pas. Je comprend rien. La richesse, c'est vraiment si important ? Mais pourquoi prendre celle des autres ? Je pensais... Je pensais qu'il y avait quelque chose. Une amitié. Mais ensuite, ce truc là, dans ma poitrine, il s'est mit à danser la samba dès que je pensais à toi. C'est pas naturel et ça me fait peur. Oui, J'AI PEUR. T'as gagner ton stupide paris. Mais tu sais quoi ? Je crois bien que tu m'as perdu moi. » La main de Timéo glissa des doigts d'Izöé, elle lui échappait. Et la brune, tétanisée, ne put émettre la moindre protestation. Une pierre venait de bloquer ses voies respiratoires, lui coupant ainsi cruellement l'accès à une dose d'oxygène qui aurait peut-être pu la maintenir en vie. Seulement, plus rien ne pouvait la faire revivre après ce choc. Elle venait de mourir tout juste devant lui, devant ces mots. Et il s'éloignait à présent. Encore là, Izöé ne put réagir. L'endroit était de nouveau lugubre, mais cette fois-ci avec une tristesse accablante. Elle n'avait plus peur, elle n'était plus heureuse, elle était noyée par un mélange d'angoisse et de désespoir.

Elle se réveilla alors, un peu comme l'on se réveille d'un mauvais rêve. Mais elle savait malgré elle que ce n'en était pas un, et ce qu'elle redoutait depuis longtemps venait de la frapper sans crier gare. Timéo savait. Elle n'avait elle-même jamais vu ses activités illicites comme étant si mauvaises en soi, mais elle avait conscience que ce n'était pas le point de vue de tout le monde. C'était pour ça qu'elle s'était acharnée à garder cette partie d'elle cachée. Mais maintenant, Timéo savait. Et s'il y avait bien une personne qu'Izöé ne pouvait perdre, c'était lui.

Elle s'élança à sa suite, grimpant les escaliers précipitamment. « Attends, Tim! » Elle ne pouvait le laisser partir. Mais elle avait l'horrible impression que sa faute était déjà commise. Il était trop tard, Timéo lui était perdu. Des larmes montèrent à ses yeux. Elle voulait les chasser, croire que ces larmes n'avaient aucune raison d'être. Croire qu'au final, la situation n'était pas si catastrophique, que ça pourrait s'arranger. Il était là, devant elle, mais Zöé ne s'était jamais sentie aussi loin de lui, comme si un fossé venait de se creuser entre elle et Timéo. Elle aurait voulu reprendre sa main pour se convaincre que rien n'était perdu. Elle aurait voulu retrouver de sa chaleur. Il faisait si froid, tout d'un coup. « Comment... Comment est-ce que tu sais ça? Tu m'as espionnée? » Elle parlait avec colère, mais ses yeux embrumés trahissaient ses vrais sentiments. Elle voulait néanmoins savoir si, par manque de confiance, il avait enquêté sur elle. S'il avait vraiment ressenti le besoin de faire ça. Qu'avait-elle fait pour ainsi inspirer sa méfiance? Se trahissait-elle par ses gestes, par son attitude? Qu'avait-elle fait pour le perdre lui? « Timo, tu peux pas... Tu peux pas juste t'en aller comme ça. Tu dois au moins me laisser la chance de t'expliquer. » Elle savait que les explications seraient vaines, mais elle devait au moins essayer. Tenter tout ce qui était en son pouvoir pour ramasser les pots qu'elle avait elle-même brisés. « Écoute... Je te demande juste de pas t'en aller. Si tu veux toujours plus me voir après tout ce que j'ai à te dire, alors okay. Mais tu peux pas juste m'abandonner là. » Elle ne savait plus si elle devait lui en vouloir ou si, d'une certaine façon, elle ne s'en voulait qu'à elle.
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MessageSujet: Re: (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun EmptyMer 1 Oct - 17:14


   
« Night will fall and drown the sun »
Il aurait voulu que cet instant dure à jamais. Une telle envie ne l'avait encore jamais tiraillé de la sorte. C'était vital. Il avait besoin de la main d'Izoë au creux de la sienne. Il ne se sentait à sa place que plongé dans les grands yeux d'azur de cette jolie brune. Elle s'était pointée dans sa vie, marquant son arrivée d'un rire cristallin, et en quelques mots à peine, avait volé son coeur.

Alors à présent, il était vide. Il se sentait épuisé, comme gardé éveillé depuis des années. Vide, émotionnellement handicapé. Terrassé. Il regrettait. Il ne savait pas exactement quoi, pourtant. D'avoir dit la vérité ? Il culpabilisait. Les mots étaient sortis de sa bouche comme de violentes vagues, des ouragans de sentiments. Et maintenant, il ne lui restait plus rien. Ni coeur, ni sentiments, ni même le don de la parole. Mais à quoi bon lui servirait tout ça, sans celle avec qui il rêvait de les partager ? Plus les marches des escaliers défilaient sous ses pieds, plus la distance le séparant d'Izoë le déchirait. Il ne pensait qu'à une seule chose : dévaler quatre à quatre ces marches de bois craquants pour la prendre dans sa bras. Effacer ces dernières minutes, effacer leurs mémoires respectives. Rester pour toujours près d'elle. Ne jamais avoir découvert le moindre secret. S'éterniser dans l'ignorance.

Son bonheur lui glissait entre les mains, de la même manière que la main d'Izoë s'était échappée de la sienne. Il aurait voulu se dire que tout était de la faute d'Izoë, celle qui lui avait menti, celle qui l'avait manipulé. La voleuse et criminelle. Dans son discours, tout d'ailleurs le suggérait. Il avait laisser croire à la jeune femme en question qu'il pensait que tout était de sa faute, qu'elle était la cause de la destruction de son bonheur. La vérité, c'est que, plus il tentait de se persuader qu'Izoë était la seule fautive, plus il s'en voulait d'oser dire - d'oser vouloir croire - une telle absurdité. Elle avait ramené la lumière dans sa vie. Elle lui avait redonné son sens de l'aventure et du jeux. Tel un rayon de soleil obscur. Sa propre dose de lumière noire. « Attends, Tim ! ». Son dos s'affaissa contre le mur de l'étage. Toute la maison s’ébranla. Ou était-ce seulement sa tête douloureuse qui tournait ? Ses mains incertaines qui tremblaient ? Un goutte de sueur froide coula le long de son dos. Son coeur ne semblait plus battre, incapable d’émettre la moindre pulsation, coincé dans l'étau de ses côtes douloureuses. Cette voix, sa douce souffrance, sa divine chute. Il la savait là, à nouveau toute proche de lui et pourtant plus loin que jamais. Impossible de révéler la tête : pas par colère mais par honte. « Comment... Comment est-ce que tu sais ça ? Tu m'as espionnée ? ». La sentir près de lui lui était insupportable. Il voulait l'aimer, il voulait la détester. Il rêvait de reprendre sa main, il souhaitait lui échapper. « Mais qu'est ce que tu crois ? Je n'ai jamais voulu savoir tout ça ! Tu peux pas imaginer à quel point j'aurais préféré rester dans l’ignorance. L'info m'est tombé dessus comme ça.. C'était... c'était l'enquête que j'ai mené pour te retrouver la première fois. ». Ses paroles étaient trop rudes pour lui. Ça ne lui ressemblait pas, ça ne lui allait pas. « Je... Izo... ». Sa voix se brisa. Il détourna la tête. « Timo, tu peux pas... Tu peux pas juste t'en aller comme ça. Tu dois au moins me laisser la chance de t'expliquer. ». Enfin, ses yeux croisèrent les siens. Elle pleurait. Il n'avait jamais fait pleurer personne, il n'avait même jamais souhaiter faire pleurer personne. Et surtout pas elle. Il se rendait compte à présent qu'il n'avait été qu'un idiot sur toute la ligne. Ce qu'ils avaient... peut-être était-ce vrai ? Un battement agita son coeur, unique et isolé. Mais sa gorge restait bloquée, sa bouche asséchée. T'as tout détruit. Chaque larme roulant sur la joue de la jeune femme le brûlait littéralement, retombant sur son visage, perçant sa peau comme de l'acide. Il ne pouvait plus détacher son regard de ce doux visage. Elle restait si belle, et ça le tuait.  « Écoute... Je te demande juste de pas t'en aller. Si tu veux toujours plus me voir après tout ce que j'ai à te dire, alors okay. Mais tu peux pas juste m'abandonner là. ». Il prit une grande inspiration, retenant sa main qui tentait inexorablement de se rapprocher de la sienne. « Vas-y ! J'ten pris, explique, parce que j'attends que ça. Mais franchement, je sais pas vraiment ce que tu pourras m'apprendre de plus... Si tu fais ça parce que tu y es forcé, je t'en supplie dis-le moi. C'est ça, hein ? Ou bien tu recherches la richesse. Pourquoi faire ? Qu'est ce que  ça t'apporteras ? Je comprends pas pourquoi le monde semble tourner autour de ce truc-là.. Je te croyais différente...». Sa vue se brouilla, les larmes envahissaient ses yeux et il ne savait plus quoi en faire. « Mais t'abandonner ? C'est la dernière chose que je serais capable de faire... »



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MessageSujet: Re: (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun EmptyDim 19 Oct - 16:24

Night will fall and drown the sun


Elle aurait du s'en douter. Elle aurait du savoir que les choses ne pouvaient pas aller aussi bien sans qu'il n'y ait une fin un de ces jours. C'était inévitable puisque Izöé détruisait tout sur son passage. Tôt ou tard, le mal qu'elle causait sans se soucier de son importance devait lui retourner, et elle devrait alors en assumer les conséquences. Mais elle n'était pas prête à ça. D'affronter ses yeux sombres soudainement tourmentés, de sentir ses reproches peser dans l'air. Elle n'avait pu prévoir la tournure des événements. Elle avait cru naïvement que les choses s'emboiteraient d'elles-mêmes sans qu'elle n'ait à s'en faire. Pourtant, elle aurait du se douter que la tournure des événements se compliqueraient un jour ou l'autre. Timéo était détective, après tout. Son métier consistait à retrouver les malhonnêtes et les criminels. Les gens comme elle. Et qu'est-ce qu'il faisait d'eux? Il les châtiait.

Izöé était incrédule. Son monde venait de s'écrouler à ses pieds et elle n'avait pas la force de se pencher pour en récolter les morceaux. Elle sortit de sa torpeur, certes, mais elle n'arrivait pas à affronter le choc qu'elle venait de subir. Et elle chercha tout de suite à savoir comment Timéo avait fait pour apprendre la vérité sur elle, savoir ce qui avait pu déclencher cette catastrophe. Curieusement, elle n'avait même pas tenté de nier les accusations de Timéo ou, pire encore, de faire la sourde oreille. Elle aurait pu essayé, oui. Mais quand son regard avait croisé le sien, elle avait alors su qu'elle était perdue. Et que même toute la volonté du monde n'aurait pu lui permettre de faire durer les mensonges. « Mais qu'est ce que tu crois ? Je n'ai jamais voulu savoir tout ça ! Tu peux pas imaginer à quel point j'aurais préféré rester dans l’ignorance. L'info m'est tombé dessus comme ça.. C'était... c'était l'enquête que j'ai mené pour te retrouver la première fois. » Izöé s'en voulait. Elle ressentait une sorte de déchirure au niveau du coeur en le voyant ainsi, atterré. Il était clair que Timéo n'avait jamais cherché ça. Il aurait peut-être été mieux que Zöé ait été franche avec lui dès le départ, en fait. Si elle lui avait dit sans détour ce qu'elle était avant qu'ils ne s'attachent l'un à l'autre. Alors peut-être n'en seraient-ils pas là. Peut-être que Timéo n'aurait pas eu à souffrir, et peut-être que les choses auraient été mieux ainsi.

Izöé devait tenter quelque chose. Elle sentait inutile d'essayer de le supplier de passer l'éponge. Et de toute façon, ça ne les mènerait pas loin. Mais elle devait au moins essayer de lui expliquer. Quoi exactement? Lui expliquer à quel point et sous quelles formes elle était mauvaise? Elle se rendait maintenant compte qu'elle n'avait rien à expliquer qui pourrait justifier la chose en entendant les suppositions de Timéo à son égard. Peut-être même que ça empirerait l'opinion qu'il avait dorénavant d'elle. Mais elle ne voulait plus mentir. Et à présent qu'il laissait couler des larmes sur ses joues lui aussi, maintenant qu'il avouait qu'il ne pourrait l'abandonner, le coeur d'Izöé se resserra. La douleur de Timéo lui faisait plus de mal que la sienne, et de voir ses yeux inondés la blessaient plus que tout. Elle n'avait jamais réalisé les dégâts que pouvaient causés ses secrets. Elle avait cru en quelque part qu'ils n'avaient pas d'importance. Ils n'avaient peut-être pas d'importance pour elle, mais ils en avaient pour les autres. « Je... Non! Ce n'est pas pour être riche que je fais ça... Pour être honnête, je ne sais même pas trop pourquoi. C'est un peu comme toi, je veux dire, tu as su comment qu'être détective, c'était ta vocation? Est-ce que c'est parce que tu as enfin eu l'impression, tu sais, que tu réussissais quelque chose? Que tu arrivais à faire quelque chose et que t'étais même doué là-dedans? C'est ça que je ressens. Je sais que ce n'est pas la chose la plus honnête et la plus morale qui soit, mais ça n'a pas d'importance pour moi. Parce que j'aime ça. »  Izöé baissa les yeux au sol. Elle avait maintenant honte de ce qu'elle venait tout juste de dire. Elle n'avait jamais examiné les choses. Elle était voleuse parce qu'elle volait, et rien d'autre. Ça ne faisait pas d'elle une mauvaise personne ni une bonne, seulement quelqu'un qui faisait ce pour quoi il avait du talent. Et alors qu'elle affrontait l'expression  déroutée, presque dégoûtée, de Timéo, elle ne pouvait plus voir la situation de la même manière. « Je dois avoir un problème. », avoua-t-elle en un souffle. Sa voix se faisait plus douce, résignée. Comme si elle était vaincue. Timéo avait peut-être raison de la détester. Et pourtant, Zöé ne pouvait se résoudre à le laisser partir. Elle releva la tête doucement, puis avança de deux pas. Elle pouvait peut-être l'empêcher de la quitter en réduisant la distance qui les séparait. Et seulement l'idée de le voir se détourner fit naître de nouvelles larmes sur son visage alors qu'elle reprit la parole d'une voix brisée. « Je suis désolée, Tim. Je n'ai jamais voulu te faire de mal, malgré ce que tu peux penser là, tout de suite. Et c'est peut-être difficile pour toi d'imaginer ça maintenant, mais je... » Elle laissa sa phrase en suspens, hésitante de formuler les deux derniers mots. Alors qu'à peine plus tôt, en entrant dans ce lieu avec Timéo, Izöé ne connaissait point ses sentiments et encore moins ce que représentait l'amour, ces mots-là lui vinrent à cet instant tout naturellement à son esprit. Comme si son coeur et sa tête s'étaient liés, l'espace de quelques secondes, pour lui faire comprendre l'inévitable. Mais elle n'osait les sortir de vive voix. Parce que les gens accordaient une importance bien grande à ces petits mots qu'était "je t'aime", et qu'Izöé avait peur. Elle n'arrivait pas à savoir si ce qu'elle ressentait était encore plus grand que ce que voulaient dire ces mots. Peut-être que si. Et peut-être qu'au final, elle n'arriverait qu'à décevoir Timéo davantage. « Je ne veux pas te perdre. » Dans la pénombre, elle arrivait mal à distinguer aisément les traits du jeune brun. Il semblait si loin, et il faisait si froid. Elle détestait cet endroit. « On ne devrait pas aller ailleurs, non? » Si elle était pour ne plus le revoir parce qu'il ne voulait plus rien savoir d'elle, Izöé aurait aimé que leur dernière rencontre ne se passe pas là.
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MessageSujet: Re: (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun EmptySam 15 Nov - 18:55


   
« Night will fall and drown the sun »
Ses oreilles bourdonnent, comme un essaim complet, coincé dans son cerveau. Ses jambes l'abandonnent à son triste sort, se faisant la mal dans les escaliers. Du côté des yeux, on est pas plus avancés : deux faisceaux lumineux éteints, ne sachant plus du tout où se poser. Et enfin, le coeur. Un poids, dans sa poitrine. Un étau, l’empêchant de respirer correctement. La douleur. Il tremble, il suffoque. Toutes les couleurs semblent s'effacer, les sons étouffés, l'air alourdi pèse sur ses épaules affaissées. Timéo se tient au milieu du brouillard, faible, amorphe. C'est un rêve, rien qu'un stupide rêve. Il ferme les yeux jusqu'à ce que les tâches de couleurs vives dansent à nouveau sur l'écran de ses paupières. Il les rouvre rapidement. Les vertiges s'emparent de son corps inerte. Plus rien ne semble réel. Serait-ce exagéré ? Est-ce qu'il en fait trop ? Qu'est ce qui se passe ? Mais il n'a pas le temps de penser à tout cela. Elle le suit déjà. Ses pas dans l'escalier résonnent à ses oreilles, sa voix le sort de cette torpeur. Il voudrait pouvoir aligner deux mots, il n'est même pas capable d'aligner deux pensées. On lui a souvent répéter que, pour passer un mauvais moment, il suffisait de se dire que ce ne serait pas éternel, et que dans dix ans, il ne se rappellerait de rien, ou encore mieux : il en rirait. Mais, en cet instant précis, alors qu'il aurait tellement besoin d'aide et de soutien, cette technique ne marche pas. Parce que aussi tragique et douloureux que soit cet instant - certainement la pire peine qu'il n'ai jamais ressenti - une chose le pousse à dire que ce n'est pas un mauvais moment. Elle. Elle semble toujours tout rendre plus lumineux, plus joyeux, plus supportable. Elle fait passer le pire instant de sa vie pour une sorte de bonheur caché. Juste parce qu'elle est là. C'est tellement paradoxale que le jeune homme commence à douter pour sa propre santé mentale. Izoë a le don de le transformer. Quand elle se trouve dans les parages, plus rien d'autre ne compte. Un peu comme dans ces vieilles scènes de films, quand la fille débarque dans le champs de la caméra et que le pauvre héro, impuissant, n'ai plus capable que de ne voir qu'elle, au ralenti et en noir et blanc sur fond de musique romantique. Sauf que dans ce cas, ça ne lui arrivait pas une seule fois, mais bien à chaque fois qu'il la voit. Son soleil personnel, la lumière son existence. Et il était en train de l’éteindre.

« Je... Non! Ce n'est pas pour être riche que je fais ça... Pour être honnête, je ne sais même pas trop pourquoi. C'est un peu comme toi, je veux dire, tu as su comment qu'être détective, c'était ta vocation? Est-ce que c'est parce que tu as enfin eu l'impression, tu sais, que tu réussissais quelque chose? Que tu arrivais à faire quelque chose et que t'étais même doué là-dedans? C'est ça que je ressens. Je sais que ce n'est pas la chose la plus honnête et la plus morale qui soit, mais ça n'a pas d'importance pour moi. Parce que j'aime ça. ». Et à cette seconde précise, toute colère, tout regret, tout s'envole. Ses grands yeux envoûtants le fixe avec innocence. L'incarnation de la pureté. Il n'arrive pas à croire qu'il puisse penser cela d'une hors-la-loi réputée, mais pourtant, personne d'autre sur cette Terre ne serait plus en capacité de représenter cette allégorie que la jeune femme en face de lui, en cet instant. Il a été stupide. « Quand on aime, on pardonne. » Il l'avait entendu un jour. Mais c'était faux. Le fait est que quand on aime, on ne peut pas en vouloir. Il ne s'en rend compte que maintenant - maintenant que c'est trop tard, maintenant que le moment est passé et les aveux prononcés - mais, il ne lui en a jamais réellement voulu, non ? Il s'en voulait à lui, de ne pas avoir été un assez bon détective pour le deviner, il en voulait au monde, d'avoir voulu s'amuser avec le destin en créant cette rencontre. Mais il ne lui en voulait pas à elle. Il l’aimait trop pour ça. Il n'aurait pas pu en être autrement : elle était parfaite, elle était tout ce qu'il n'avait jamais oser espérer trouver. L'amour. Une notion qu'il ne comprenait pas, jusqu'à ce jour. Jusqu'à elle. Les films et les livres avaient raison : c'était douloureux, mais sans cela, ne serait pas vraiment de l'amour. Il ne souffrait pas de son mensonge, il souffrait de ne pas avoir été à la hauteur pour être dans la confidence. Il souffrait de l’absence qu'il ressentirait lorsqu'il la perdrait. Il ne lui en voulait pas pour son métier, il avait peur pour sa sécurité. Il avait tout compris de travers. Rien qu'un idiot. « Un vrai mec ça pleure pas », qu'on avait pas arrêter de lui répéter. Une autre info totalement erronée. Un vrai mec, ça ne laisse pas une fille pleurer. Il avait honte de lui, honte de ses accusations, honte d'avoir été si dur, si violent. Ça ne lui ressemble pas. « Je dois avoir un problème. ». C'était le mot de trop. Regarde Timéo ! Regarde bien ce que tu as fais ! Voilà le fruit de ton beau travail ! Voila tout ce que tu as détruit ! Tout ce que tu as apporté ! La plus belle fille de l'Univers pleure, celle à qui tu tient le plus pense que tu la déteste, la perfection doute d'elle-même. Regarde bien ! Tu mérites tout les applaudissement du public ! Et quel beau public : les rats et les araignées. Bravo ! La jeune femme se rapproche de quelques pas. Nouveau battement de coeur affolés. Il lui suffirait de lever un doigt pour la toucher. C'est si douloureux. Mais il l'a blessée, il l'a heurtée, il ne mérite pas ce contact tant espéré. Elle est si proche de lui que, même dans cette pénombre, il peut voir les larmes coulées à nouveau le long de ses joues, comme des poignards, mettant fin à leur court idylle. Cette voix brisée reprend, sans que Timéo n'ai su ajouté quoique ce soit : « Je suis désolée, Tim. Je n'ai jamais voulu te faire de mal, malgré ce que tu peux penser là, tout de suite. Et c'est peut-être difficile pour toi d'imaginer ça maintenant, mais je... ». T'aime. Les lèvres de Timéo articulent ce mot sans qu'aucun son ne sorte de sa bouche. Les syllabes restent coincées dans sa gorge. Il brûle de le dire, mais se retient. Il ne peux pas lui dire ça après ce qu'il a fait. Il devrait lui dire à quel point il s'en veut. Lui avouer qu'il a été idiot de s'accrocher à ce détail, lui expliquer qu'il la comprend. Lui déclarer à quelle point elle est importante à ses yeux. Mais rien de cela ne peux être annoncer avec des mots. « Je ne veux pas te perdre. ». Ce n'est pas un "je t'aime", mais il sait très bien que c'est presque tout comme. C'est sa façon à elle de le dire. Et elle lui fait le même effet qu'un que ces trois petits mots auxquels le reste du monde semble tant attaché. Parfois, on a pas besoin de le dire, c'est juste là, et c'est encore plus beau que si on l'avait prononcé à haut voix. Ça flotte dans l'air, vous enveloppe de son parfum sucré, vous attendris, vous rassure, vous fait oublier toute peur, ou toute colère. On sait vraiment aimer et être aimé par une personne seulement lorsque le dire devient inutile.

Elle parle une énième fois, alors que Timéo arrête de chercher à répondre. Pas par désintérêt, bien au contraire. Il ne pense plus qu'à elle, comme toujours, depuis trop longtemps maintenant. Depuis cette première rencontre. Depuis toujours. Elle est celle qu'il a cherché toute sa vie sans savoir qu'il cherchait réellement quelque chose. Elle est son évidence à lui. Et plus jamais il ne la laissera partir. Il s'approche, comblant les quelques centimètres les séparant qui commençaient à lui peser sur le coeur, pose une main joue, délicatement mais rapidement et se penche vers son visage. Ses gestes sont rapides, fugaces, étrangement coordonnés pour un maladroit tel que lui, et pourtant, la seconde qu'il passe, ses lèvres frôlant celles de la demoiselle, semble durer une éternité. La plus divine des éternités. Un roulement de tambour au fond de sa cage thoracique, un feu d'artifice dans les pupilles de ses yeux, un carnaval envahissant son cerveau. Et enfin, il l'embrasse, avec toute la tendresse qu'il éprouve à son égard, toute la passion qui l'habite depuis qu'elle est entrée dans sa vie, tout l'amour qu'il rêvait depuis si longtemps de lui offrir. Il l'embrasse jusqu'à en perdre le souffle.



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MessageSujet: Re: (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun EmptyDim 16 Nov - 4:36

Night will fall and drown the sun


L'amour. C'était tout bête, un sentiment fort, puissant, imposant comme le pire des ouragans, mais qui pouvait être aussi discret qu'une plume. Izöé n'avait jamais su qu'il était là. Et pourtant, elle l'avait ressenti dans toutes les fibres de son corps. Et ce, depuis qu'elle l'avait vu. Lui, son sourire un peu maladroit mais si chavirant, ses grands yeux doux qui avaient le don de couvrir les choses. Elle avait dansé avec lui le temps d'une soirée, plus par jeu qu'autre chose. Puis, elle l'avait revu, et revu. Elle avait découvert son rire, ses blagues,  ses petites manies, sa douceur, sa joie. Et elle avait naïvement cru qu'il n'était qu'un ami. Mais c'était ça l'amour. Et autant ce sentiment l'avait rendu heureuse sans même qu'elle ne s'en rende compte, autant il la détruisait à cet instant. Comme un feu qui se consumait. Et elle voulait le laisser se consumer, même si cela équivalait à le laisser réduire son intérieur en cendres, le laisser la brûler. Même si elle devait souffrir. Parce qu'elle avait besoin de souffrir pour comprendre ce qu'elle faisait de mal, et pour comprendre aussi ce qu'elle ressentait. Maintenant que Timéo était là, qu'il savait ce qu'elle était, elle pouvait s'en rendre compte. Izöé était amoureuse. Si elle ne l'avait pas été, aucune larme ne coulerait sur ses joues en cet instant. Elle aurait pu feigner l'indifférence, rejeter Timéo, protéger ses arrières de criminel et se préoccuper avant tout de garder son identité secrète. Mais l'amour l'affaiblissait. Et là, plus rien d'autre ne comptait à ses yeux.

Elle tenta de s'expliquer. Peut-être en quelque part pour comprendre elle-même pourquoi elle faisait cela. Pourquoi avait-elle laissé ses mauvaises manies prendre autant d'ampleur? Ça l'avait guidée, puis submergée. Et à l'époque, elle n'avait pas d'attaches, pas de Timéo. Personne pour lui rappeler qu'elle avait des choses à perdre à vivre le genre de vie qu'elle menait. Et maintenant, elle avait bien tout à perdre. Timéo ne lui répondit pas. Les paroles d'Izöé se baladaient dans le vide. Et, pour ce qu'elle en savait, peut-être qu'elles n'atteignaient même pas le jeune brun. Elle l'avait déjà détruit. Des larmes roulaient sous ses grands yeux bruns, et Izöé devait se résigner à l'inévitable: elle l'avait blessé. Et cette idée la rendait malade.

Elle osa avancer de quelques pas. Plus elle laissait échapper des mots de sa bouche et plus elle sentait qu'il s'éloignait. Ou qu'elle s'enfonçait, plutôt. Peu importait. Elle avait l'impression d'avoir un couteau dans la main et de le retourner dans la plaie de Timéo à chaque mot, à chaque geste. Et ça, c'était le pire crime qu'elle avait pu commettre. Lui n'avait toujours pas répondu une seule syllabe. Même pas un « Non » ou autre, rien qui ne puisse confirmer à Izöé quoi que ce soit.

Elle passa à deux doigts de lui dire ces mots que les amoureux se répètent. Elle les pensait. Elle le savait dorénavant. Mais Timéo avait-il besoin de ça, là tout de suite? Elle hésitait. De toute façon, chaque cellule de son corps le criait. Sa bouche n'avait pas besoin de prononcer ces mots, ses yeux le disaient tout aussi bien. Ils brillaient dans la pénombre, rehaussés par l'eau de ses précédentes larmes. Timéo s'approcha sans dire un mot. Les mots n'étaient plus nécéssaires. Plus aucune distance ne les séparait, et Izöé sentit des papillons jouer dans son ventre. Elle ne savait trop pourquoi. Une certaine tension devait se faire sentir dans l'air, sans doute. Ses yeux étaient plongés dans les siens sans qu'elle ne puisse les détacher. Elle sentit à peine la main de Timéo venir s'installer sur sa joue, comme absorbée dans son regard. Elle sentait bel et bien le visage du garçon se pencher vers le sien, mais n'arrivait pas à le réaliser,  alors que pourtant son coeur commençait à battre lourdement dans sa poitrine. Ses paupières vinrent s'abattre lentement sur ses yeux, juste avant qu'elle ne sente les lèvres de Timéo frôler doucement les siennes. Et Izöé se sentit défaillir à cet instant précis. Elle ne l'avait redouté, ni même espéré, mais elle savait maintenant que c'était tout ce qu'elle avait attendu. À ce moment, tout était clair pour elle. Elle était prête à aimer Timéo comme personne n'avait jamais aimé, et prête à sacrifier toutes les parts d'elle-même qui ne pouvait y arriver. Leur baiser s'intensifiait, mais d'une passion qui était tendre. Et Izöé n'avait jamais connu un toucher plus doux que celui-ci des lèvres de Timéo sur les siennes. Ses mains se posèrent sur son torse, d'abord délicatement, puis elles s'accrochèrent à ses vêtements. Et quand leurs lèvres se séparèrent tout doucement, après un tas de secondes qui tentaient de se faire les plus longues possible, elle ne put reculer son visage. Elle ne pouvait le quitter, pas même d'un seul centimètre. Elle avait eu l'impression de le perdre quelques minutes plus tôt, alors maintenant qu'il était là, tout à elle, qu'ils venaient de se donner l'un à l'autre, elle devait le garder dans ses bras. Sa joue vint glisser lentement sur la sienne et elle enfouit son visage dans le creux son cou, se blottissant ainsi dans la chaleur de son corps. Son nez s'emplit de son odeur comme si c'était la première fois, et Izöé s'en réjouit. Elle étendit ses bras qui allèrent se loger autour de son corps, un peu plus haut que sa taille. Et enfin, elle se sentait à sa place, là où elle voudrait passer le reste de sa vie. C'était comme une évidence dorénavant. « J'ai besoin de toi. » Elle murmura de façon presque inaudible à l'oreille de Timéo. Elle aurait souhaité que cet instant dure toute l'éternité. Que ce soit ça, son éternité.  


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MessageSujet: Re: (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun EmptyDim 14 Déc - 20:09


   
« Night will fall and drown the sun »
C'était un élan d'adrénaline, c'était la peur de perdre celle qui signifiait tout à ses yeux, c'était un trop-plein de sentiments refoulés, cachés, parce que trop effrayants, trop forts. Trop inconnus. C'était toutes ces petites choses, ses rires, ses cheveux, les étincelles dans ses yeux. C'était les larmes, la douleur, la découverte de la vérité. C'était cette histoire déchirante à la Roméo & Juliette, et ce cruel dilemme Cornélien. C'était les jeux, la passion, la tendresse, l'enfance et l'innocence. La pureté d'un premier amour. Izoë. De petits éléments, de minuscules détails, de simples souvenirs. Des tâches de couleurs sur une toile blanche, des notes de musiques éparpillées sur une partition, des fragments de mots dans un carnet vide. Et Timéo, perdu au milieu de ses propres sentiments, incapable de faire le tri dans ses propres idées, tandis qu'une seule image, plus forte, plus belle, plus lumineuse, ressort de toutes ses notes embrouillées à l'encre noire : Izoë. Et sa peau douce, ses joues baignées de larmes, ses yeux grands ouverts, ses iris plongés dans les siens... Ses mots. Pourtant si doux, si désespérés, mais tels des poignards dans le coeur de Timéo. Des aiguilles, enfoncées lentement dans ses poumons, perçant, vidant, volant chaque millilitres d'air. Le laissant pour mort. La torture infligée par son erreur. L'erreur de ne pas avoir fait confiance, l'erreur d'avoir tenter de cacher son doute, ou bien de l'avoir dit trop rudement. Tant d'erreurs dont il prenait l'entière responsabilité. Mais le pire, ce n'était pas ce qu'il ressentait de lui-même, le pire, et de loin, c'était ce qu'elle ressentait, ce qu'il pouvait lire dans son âme mise à nue juste sous son regard. Le pire, c'était de l'avoir brisée. Elle, un vrai rayon de soleil, une boule d'énergie permanente. Toujours souriante, toujours joyeuse, toujours amusante. Avec ses aires de fausses guerrières, que rien ne peut atteindre, et encore moins blesser, qui ne montre que les bons côté et laisse les mauvais pour les instants de solitude. C'était ce genre de fille, qui profite de chaque instant comme du dernier, vraie enfant dans l'âme, sans réfléchir au lendemain. Et elle pleurait. Elle pleurait et dévoilait ses sentiments à Timéo. Elle avait assez confiance en lui pour lui dévoiler ses faiblesses. Pour lui montrer ce que seul son miroir avait pu contempler. Et il l'en aimait d'autant plus. Il aimait cette imperfection et cette fragilité. Elle, seulement elle, tout d'elle.

Aimer. C'est l'idée, l'idéal que chacun a en tête, sans jamais réellement savoir ce en quoi il consiste. On y pense, on en rêve, on se l'imagine mille fois, on le voit et le revoit, on pense le vivre, on se trompe. On cherche, sous terre, en mer, dans les cieux. Au creux d'un coeur, puis aux côtés d'un autre, au coin d'une bouche, aux bouts de quelques doigts. Mais personne ne sait ce que c'est qu'aimer. Personne ne le sait jusqu'à ce que l'amour décide de nous trouver, de tomber du paradis sans prévenir pour apporter un petit bout de ce pays inconnu et idyllique-là avec lui. Et de le déposer doucement, goutte à goutte, comme une liqueur rare, juste entre deux mains liées. Il coule dans nos veines, se mélange à notre ADN, réanime nos pauvres cœurs meurtris par l'attente, apporte les couleurs et les sourires, chante cette précieuse mélodie près de nos oreilles. Et emporte nos souffles mêlés avec lui là-haut. Pour l'éternité. Le mot suprême, qui ne nécessite pas d'être dit pour être partagé.

L'Amour, il suffit de le vivre. Pourquoi y poser des mots ? Pourquoi y poser des phrases ? Il fallait juste y déposer un baiser. Aussi passionné qu'il était doux, étourdissant, plein de promesse. Peut-être pas aussi parfait que celui d'un autre, mais bien assez pour le jeune homme. Jusqu'à la dernière seconde, il ne put détacher son regard du sien, il s'y était ancré, et ne l'avait même pas quitter ne serait-ce que pour un clignement de paupière. La perdre, même l'espace d'une seconde, aurait brisé la magie. Il aurait paniqué, effrayé de ne pas la revoir une fois les yeux à nouveau grands ouverts. Et il avait besoin de goûter ce voluptueux regard encore un instant, de profiter de cette proximité haletante, de cette infinie lumineux descendu du paradis. Innocence et pureté. Tout ce dont il avait jamais rêvé. Enfin, ses paupières vinrent voiler les pupilles du jeune homme. Tout sens en éveilles, il grava chaque détail dans son esprit jusqu'à la dernière seconde. Jusqu'à ce que le dernier écho de ce baiser les abandonne, frémissant, au coeur des ténèbres radieuses. Il sentit les fines mains de la demoiselle se poser sur son torse, lui procurant de divins palpitements. Ses doigts s’agrippèrent au tissu du tee-shirt, leurs cœurs se pressèrent encore d'avantage l'un contre l'autre. Même un instant après que leurs lèvres se séparent avec tendresse, leurs corps savourèrent plus longuement ce touché. Plus jamais il ne prendrait le moindre risque de la perdre. La peau douce d'Izoë glissa telle la caresse d'une brise contre sa propre joue, et son visage vint trouver refuge dans le creux du cou de Timéo. L'odeur fruité de ses cheveux embauma l'air autour de lui. Il s’imprégna de chaque détails, de chacun de ses instants de perfection. Il déposa ses bras autour de la taille de la demoiselle, la serrant dans ses bras. Une étreinte à l'arrière-gout de Paradis. Un morceau de plus de cet endroit si recherché qui acceptait de se glisser dans son éternité. « J'ai besoin de toi. ». Ces simples petits mots, glissés à son oreille, et il était comblé. Plus heureux qu'aucun homme ne l'ai jamais été. Il avait enfin trouvé sa raison de vivre, il avait trouvé ce pour quoi il avait été envoyé dans ce monde : être à ses côtés. Lui tenir la main et ne jamais la lâcher. Il était complet. Complètement amoureux. « J'ai besoin de toi, répondit-il en echo ».

Il ne saurait dire combien de temps ils restèrent comme ça, tout les deux, l'un contre l'autre. Les secondes s'étiraient un maximum, mais pourtant défilaient si vite. Après un éclat de rire partagé, Timéo saisit la jeune femme au-dessus du sol, un bras au niveau de ses genoux et un autre sous la nuque, se prenant secrètement pour un prince portant sa demoiselle en détresse. Tout d'abord, il voulu quitter cette maison lugubre, mais après un tour sur lui-même - causant certainement quelques vertiges à sa protégée - une porte au fond du couloir finit par attirer son attention, la seule des alentours dont la poignée ne semblait pas couverte de poussière, mais également dont le bois était gravé de divers graffitis réalisés par d'autres adolescents passés par ici avant eux. Lorsqu'il l'ouvrit, il ne pu retenir un sifflement d'admiration, et se mit à rire comme un enfant le jour de noël. De toute évidence, la pièce servait régulièrement de refuge à un (ou plusieurs) groupe d'amis. L'endroit était presque propre, et le matelas nu du lit à baldaquin ancien au bois gravé soigneusement par de vieux artisans semblait même neuf. Une bouteille de coca vide traînait sur une commande, les rideaux ouverts laissaient entrés la lumière chaleureuse de la lune, et les tableaux ainsi que les tapis apportaient une touche rassurante à la pièce. « Bienvenue à la maison !, rigola-t-il ». Lorsqu'il ferma la porte, l'ancien tigre en oublia presque l'état du reste de la maison, et avec une toute petite dose d'imagination, il se figurait immédiatement dans une chambre d’hôtel accueillante, dans un coin reculé du pays. Après un clin d'oeil à Izoë, il la lança sur le matelas par surprise, et alluma cinq ou six bougies avec une boite d'allumettes qui se cachait dans un tiroir vide. Il la rejoignit enfin, se blottit à ses côtés, et après avoir prit une seconde pour admirer la vue sur les étoiles dont ils disposaient grâce à la fenêtre encastrée dans le mur juste en face, un sourire indélébile sur les lèvres, il se tourna vers Izoë. Il devenait dépendant.



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MessageSujet: Re: (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun EmptyJeu 8 Jan - 22:12

rp terminé (ZOMEO) ☾ Night will fall and drown the sun 1823284050
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