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 (nakomaxrajah) t'as perdu la tête

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J'ai posé bagages ici le : 10/11/2013 Jouant le rôle de : rajah (le tigre de jasmine). Nombre de messages : 539 On me connait sous le pseudo : night sky. Un merci à : night sky. (ava&signa) + tumblr&deviantart (edits et fan art du profil) Je suis fier(e) de porter l'avatar de : logan cutie lerman
MessageSujet: (nakomaxrajah) t'as perdu la tête Lun 7 Juil - 1:36

nakoma&rajah
One day, I hope you look back at what we had, and regret every single thing you did to let it end.

Ça fait un moment que tu roules. Tes pensées se bousculent dans ta tête devenue trop lourde. Tu ne sais plus où te placer. Tu ne sais plus où aller. Enfin, si, il faut bien que tu retournes à la maison, à ta petite vie tranquille. Mais ça va mener où? Parce que tu sais que tu ne peux pas vraiment retourner à ton quotidien avec l'esprit apaisé. Pas après avoir fixé ce corps inerte, ces yeux vides. Mais tu veux bien y retourner, faire l'innocent qui n'est coupable de rien, retourner à Nakoma, tes amis, tes rigolades, tes petits plaisirs. Et tu as peur de ne pas pouvoir. Et tu doutes. Et quand tu doutes, tu te mets à penser à ces yeux noirs, ceux que tu as laissé derrière toi. Ça fait trois mois que tu ne les as pas vus, autant dire que c'est plus qu'une éternité. Et chaque jour, tu désespères encore un peu plus de ne pas les voir. Et pourtant tu crains de ne pas pouvoir les affronter. C'est une sorte de paradoxe dans lequel tu t'es fourré. Tu ne peux pas vivre sans elle, mais tu ne peux pas subir les conséquences de l'abandon que tu lui as fais endurer.

Tu t'arrêtes à une station-service pour remplir ta caisse d'essence, sans quoi tu ne te rendras pas bien plus loin. Puis tu vas t'enfermer dans la salle de bain et tu espères y laisser quelques-unes de tes pensées qui te tourmentent en passant. En sortant, tu prends le temps de te regarder dans la glace, pour voir un peu de quoi tu as l'air. Car mine de rien ça fait quand même trois jours que tu t'es pas douché et ton manque de bon sommeil doit t'avoir creusé de jolies cernes. Sacré belle gueule. Ça plus ton haleine qui empeste l'alcool, plus tes vêtements sales, ça te montre vraiment sous ton meilleur jour. Tu soupires en prenant la porte pour de bon. Au moins, tu te dis que Nako ne t'a jamais aimé pour ta belle bouille. Pour tout dire, tu sais même pas pourquoi elle te supporte.

Tu reprends la route vers le Meli Melo House, tu n'es plus bien loin maintenant. Tu sais où tu vas mais tu ne sais pas où aller. Au moins en quelque part tu sais que tu as pris la meilleure décision de ta vie. Finie ta petite escapade, tu allais rentrer à Fantasia Hill et tu allais vivre avec tes conneries, même si ça voulait dire subir les conséquences.

Tu arrives au pensionnat et tu gares ta voiture avec le coeur coincé dans la gorge. Plus tu t'y approches, plus tu crains le sort qui t'est réservé. Mais tu ne peux pas te plaindre, tu l'as quand même mérité. Tu forces tes jambes à avancer. Elles n'en ont pas plus envie que ta tête mais elles n'ont pas le choix. Et te voilà, planté devant sa porte. Tu cognes sans même réfléchir, comme un mouton qui s'avance tout bêtement dans la gueule du loup. Tu amasses ton fouillis de pensée dans le coin de ta tête pour trouver ce que tu as à lui dire. Et tu attends, le coeur battant à tout rompre dans ta poitrine. Mais elle ne vient pas. Tu restes là, un peu hébété. Et, comme si la réalité venait enfin te retrouver,  tu te rappelles peu à peu ton quotidien à Fantasia Hill. À cette heure, Nakoma est à la fac. Tout comme toi d'ailleurs. Tu regardes sur ton portable pour savoir l'heure exacte. Si tu te souviens bien, un de tes cours commence dans vingt minutes, et Nakoma y est aussi. Tu ne crois pas encore être inscrit avec la longue absence que tu as eu, mais tu t'en moques un peu. Dans le pire des cas, tu te glisseras discrètement dans la classe pour aujourd'hui et tu trouveras bien une façon de t'arranger avec les directeurs dans les prochains jours. Tu retournes à ton tas de ferrailles. Là, sous la banquette arrière, tu mets la main sur tes livres de la fac. Tu te félicites intérieurement d'être un sale con qui laisse flâner ces choses n'importe où, et tu redémarres pour  cette fois-ci rejoindre le campus.

Tu retrouves l'établissement comme si tu y mettais les pieds pour la première fois. Tout ça te semble irréel. Les couloirs, tu les connais mais tu ne les connais pas. Et tu les parcours pour rejoindre ton local en sachant très bien où il se trouve. Tu as bien l'impression d'être dans les derniers arrivés, excepté bien sûr ceux qui seront en retard. Tu remarques Nakoma dès que tu passes le cadre de la porte, et ton coeur se resserre. Tu essaies de l'examiner, voir si elle a changé depuis ces trois derniers mois. Voir si elle est mieux, parce que mine de rien elle est peut-être mieux sans toi. Mais tu remarques rien. Tu te faufiles en essayant de te faire discret, il vaudrait mieux pour toi que le prof ne te voit pas. Plusieurs yeux se tournent vers toi tout en feignant de t'ignorer, mais tu les as remarqués. En même temps tu es un peu comme un revenant, alors les quelques étudiants qui ont auparavant perçu ton existence sont tous plutôt estomaqués de te voir ici. Tu prends place près de Nako, mais sans la rejoindre non plus. Tu la guettes en quelque sorte, tu essaies de voir ce qu'il se passe dans sa tête. Et tu essaies de faire le tri dans la tienne. Il y a tellement de choses que tu aimerais lui dire, là tout de suite. Tu devrais lui dire que t'es un imbécile, que tu t'en veux comme pas possible, que jamais t'as voulu ça. Que t'as tout foiré, mais que tu veux tout recoller... « Hé. » Un simple hé. Même pas un salut, parce que deux syllabes c'est trop pour toi. Tu t'es juste un peu rapproché, et tu lui as lancé un petit « Hé » discret. T'es peut-être juste un sale connard en fait.  
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MessageSujet: Re: (nakomaxrajah) t'as perdu la tête Mer 9 Juil - 17:50



T’AS PERDU LA TÊTE.


Tu laisses ton stylo noir vagabonder sur la feuille vierge, sans vraiment prêter attention au tracé de ton dessin. Tu n’écoutes plus le bruit incessant des étudiants autour de toi qui attendent le cours, tu ne fais plus attention à ce brouhaha environnant. La tête appuyée sur ta main libre, ton regard errant dans le vague, tu es absorbée par des pensées monotones et tristes. C’est un peu comme une spirale à l’intérieur de ton crâne. Tu la sens qui tourne et tourne et tourne encore. Sans s’arrêter. Elle est fatigante, harassante. Tu aimerais pouvoir t’ouvrir la tête en deux et l’attraper. La jeter au loin et l’oublier. Si seulement c’était si facile de relâcher ses pensées. Comme on appuie sur le bouton pause de son lecteur dvd. Une simple pression et, hop, tout est arrêté. Tout se stoppe pour une durée indéterminée. Juste le temps de souffler et de se reposer. Juste le temps de réapprendre à sourire, à rire. À vivre, en réalité. C’est comme si le temps avait soudainement ralenti sa course pour bien te faire ressentir ce poids entre tes côtes. La respiration qui se fait courte, l’estomac qui se révulse. Ce goût de vomi dans la bouche, sur la langue. Chaque jour est une simple copie de la veille, un éternel recommencement. Tu vis désormais avec cette seule pensée qui te bouffe – ta meilleure amie va mourir et tu es seule. Tu ne sais pas exactement comment rester forte, à quoi te raccrocher. Tu ne sais pas exactement ce que tu es censée faire. Toi qui as toujours été si forte, toi qui as toujours eu réponse à tout ; voilà que tu es démunie. Désemparée. Tu es comme une petite fille à qui on a enlevé ses parents. Perdue et esseulée. Tu te sens comme à ton arrivée ici dans ce nouveau monde – abandonnée. Apeurée.

C’est la première fois que tu te sens aussi impuissante face à la réalité. Parce que tu te rends compte que tu ne peux rien pour ton indienne. Tu ne peux rien pour l’aider sinon la soutenir, l’épauler. Mais la maladie fera son petit bonhomme de chemin, elle continuera de te la voler. Jusqu’au jour où Pocahontas disparaîtra et ne reviendra plus jamais. Et tu t’en veux d’être comme ça, tu t’en veux de ne pas pouvoir être forte. Pour elle. Pour vous. Elle a besoin de toi. Elle va avoir besoin de ta présence à ses côtés, plus que jamais. Mais tu en es incapable. Tu en es incapable parce que tu sais pertinemment qu’elle va t’abandonner. Pocahontas finira par mourir si elle ne se fait pas soigner. Et toi, tu seras toujours là, à espérer que tout ceci ne soit qu’une vaste blague, une stupide farce. Tu attends un miracle qui pourra tout arranger. Peut-être que le cancer partira de lui-même ? Peut-être que les résultats ont été malencontreusement faussés ? Peut-être sont-il ceux d’une autre personne, celle-là qui rit comme une pintade ou même celui-là avec son air benêt. C’est horrible mais tu en viens à espérer que n’importe qui d’autre soit malade, pourvu qu’on laisse ta Pocahontas en paix. Mais tu as pourtant cette petite voix à l’intérieur de toi qui te souffle cette réalité, sans te ménager. Cette réalité que tu dois affronter, même si tu t’y refuses. Car tu ne peux rien y changer. « Ehawee ? Ehawee, tu m’écoutes ? »

Tu tournes vers ta voisine un regard un peu vague, un peu épuisé. C’est drôle, c’est comme si le monde autour de toi disparaissait peu à peu. Comme s’il perdait ses couleurs, se fanait telle une fleur cueillie dans un pré. Il s’évanouit petit à petit, en même temps que tu sens ton cœur se désagréger. Plus rien n’a d’intérêt. Tu ne veux pourtant pas rater tes derniers examens mais tu n’arrives pas à te concentrer. « Pardon, tu disais ? tu lâches sans même réellement faire attention à la réponse qui t’est donnée. » C’est comme si tu étais extérieure à tout ce tumulte de l’amphithéâtre. C’est comme si tu avais quitté ton corps et que tu regardais la scène du dehors. Tu ne ressens plus rien, tu es juste vide. Tu as envie de retourner dans ta Virginie natale, comme si revenir aux sources allait tout arranger. Et tu maudis alors ce coup du sort qui vous amenées toi et ton indienne dans cet endroit de malheur. Dans ce monde saccagé. Depuis que vous êtes arrivées, c’est une succession de petites misères qui commencent à te peser. Tu as d’abord failli perdre ta meilleure amie, ta moitié, tu as donné ton cœur à un crétin doublé d’un lâche qui t’a abandonnée, tu t’es découvert ce penchant pour les filles qui t’a horrifiée. Ta vie ici n’est pas ce que tu avais désiré. Ce n’est pas que ce tu avais voulu. Cette nouvelle chance d’exister pour toi-même n’était qu’un piteux échec dont tu es la seule responsable. Tu aimerais juste pouvoir recommencer. Retourner à la ligne de départ et reprendre la course pour cette fois la gagner. « T’es vraiment dans la lune, toi en ce moment, se moque gentiment Layla ta camarade et amie avant qu’elle ne fronce les sourcils. Tu es sûre que ça va ? » Dans un hochement de tête, tu lâches un sourire et réponds que tu vas bien. Que tu es juste un peu fatiguée ces derniers temps parce que tes révisions et tes petits boulots te prennent beaucoup de temps. Tu la vois qui va te répondre, l’air sérieux et concerné, avant que son regard ne se pose juste au-dessus de ton épaule dans un air étonné.

Lorsque tu te retournes, tu te retiens de hurler. De terreur ou de colère, de surprise peut-être. Parce que tu n’aurais jamais pensé revoir ce visage-là aussi vite. Alors que tu ne l’attendais pas. Que tu ne l’attendais plus. Tu avales ta salive, fixant Rajah d’un air hébété. Tu clignes plusieurs fois des yeux comme pour t’assurer que tu ne rêves pas, tu te pinces discrètement comme pour te dire que tu ne divagues. Non, tu n’as pas perdu la tête. Il est bien là. Face à toi. Avec ses grands yeux de chien battu, avec sa mine froissée. Ses cheveux en bataille et ses vêtements pas lavés. Serrant les mâchoires, tu reçois son « Hé. » en pleine poitrine comme un coup de poing dans le plexus. Tu as la respiration coupée. Non, ça ne peut pas être possible. Il ne peut pas être là. Il ne peut pas être revenu alors qu’il t’a abandonnée. Il n’oserait pas faire ça. Il sait comment tu es. Il sait que jamais tu ne pourras lui pardonner le mal qu’il t’a fait. Et pourtant il est là, si près de toi. Tellement près que tu retrouves presque la sensation de sa chaleur sur ta peau, son parfum dans tes narines. Et ces seules pensées te dégoûtent. Te donnent envie de vomir ton déjeuner. C’est une vague violente de colère et de haine qui déferle en toi sans que tu puisses l’arrêter. Comment ose-t-il seulement ? Après ce qu’il a fait. Sans te contrôler tu te lèves, fais tomber ta pochette avec tes cours et tes feuilles à carreaux encore vierges et tu le gifles. De toutes tes forces. De toute ton âme. Tu fais sortir toute cette colère qui se met à bouillir en toi. Tu ne peux même pas parler. Tu n’arrives pas même à l’insulter, le traiter de tous les noms pour lui faire comprendre combien tu le hais. Non, tu n’y arrives pas. Les mots restent dans ta gorge, bloqués. Ils ne veulent pas sortir. Comme si ça t’effrayait. Comme si tu redoutais que ta voix ne tremble, que les larmes ne coulent. Tu ne veux pas lui faire ce plaisir. Tu ne veux pas lui montrer combien tu as été déchirée de son départ trop pressé. Sans un mot, sans une explication. Non. Tu veux rester forte, rester digne. Il ne mérite pas que tu lui accordes tant d’importance alors qu’il t’a lâchée. Il t’a laissée tomber comme on abandonne un vieux torchon usagé. Tu croyais qu’il t’aimait. Tu croyais qu’il serait toujours là. Et tu t’es bien fait berner. Quelle idiote tu as été.

Sans un mot, tu le bouscules, laissant tes affaires à ta place tandis que Layla essaye de t’interpeler. Tu n’y arrives pas. Tu ne peux pas. Tu es incapable de rester en face de lui. Tu as trop envie de pleurer. Et tu aurais bien trop honte de craquer devant lui, devant toute cette assemblée. Sortie de la salle, tu avales une grande goulée d’air comme si tu avais soudainement arrêté de respirer. Tu as mal. Dans la poitrine, au ventre. Au cœur, surtout. Tes jambes tremblent, tu te demandes pendant un instant si tu ne vas pas t’effondrer. Et c’est pire encore quand tu vois Rajah arriver près de toi, avec ton sac et tes papiers. Les mâchoires contractées, tu te retiens avec peine de ne pas à nouveau le frapper. « Qu’est-ce que tu fais là ? tu aboies, fulminant de colère et de douleur mélangées. Pourquoi tu es revenu ? Tu n’étais pas bien là où tu étais ? Et d’ailleurs, où t’étais hein ? T’étais où pendant tout ce temps ? » Tu croises les bras sur ta poitrine comme pour te protéger. Tu restes assez éloignée de lui, comme pour te rappeler que tu le détestes désormais et ne pas écouter ton cœur qui lâche des battements un peu trop précipités. « Non, ne réponds pas, tu craches après un silence. Je ne veux pas savoir. Je m’en fous. Tu fais ce que tu veux, ça m’est égal. Ça m’est égal du moment que tu me fous la paix. » Tu aimerais partir, tourner les talons et l’ignorer. Mais ça t’est impossible, parce qu’au fond, il reste celui qui t’a sauvée. « J’espère au moins que, quoi que tu aies fait, tu t’es bien amusé, tu lâches, ta voix commençant alors à trembler. Tu aurais au moins pu donner des nouvelles, parce que je me suis inquiétée. » Et il y a lors une larme, juste une, qui commence à couler.

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i love him but only on my own
and when i lose my way, i close my eyes and he has found me. ✻ without him the world around me changes, the trees are bare and everywhere the streets are full of strangers. i love him but every day i’m learning, all my life i’ve only been pretending. without me his world will go on turning, a world that’s full of happiness that i have never known ▬ on my own, les misérables.


Dernière édition par Ehawee Nakoma Powhatan le Sam 17 Jan - 14:42, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: (nakomaxrajah) t'as perdu la tête Mer 16 Juil - 16:31

nakoma&rajah
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Tes pieds t'ont traîné jusqu'à ton cours comme ils le faisaient avant, lorsque tout allait bien. Tu as essayé de faire comme si rien était, comme si les trois derniers mois n'avaient jamais existé. C'est le seul moyen que tu as trouvé pour te sentir un semblant de bien. Tu as passé ces trois derniers mois à fuir tes problèmes et ta vie même. Tu savais bien que tu faisais une bêtise en jouant le mort ainsi, mais tu remettais tout à plus tard, en espérant même que tes ennuis s'effaceraient avec le temps. Et te voilà de retour, avec encore et toujours l'envie que les derniers mois de ta vie n'aient jamais eu lieu. Et tu devais maintenant affronter la tempête et lui rendre des comptes.

Elle reste impassible à ton arrivée, mais tu arrives à lire dans ses yeux toute la haine du monde. Tu la connais toi, et tu sais bien qu'elle peut vite s'enflammer. Et toi, tu lui as fourni du sacré bon bois pour qu'elle s'échauffe. Elle se lève alors et laisse ses effets personnels atteindre le sol sans sourciller. Tu sais que toi tu devrais lui dire quelque chose, peut-être pour apaiser sa colère avant que tout ne parte en vrille. Mais tu restes muet, incapable de prononcer un seul autre mot. Tes pensées se bousculent dans ta tête, un million de choses que tu devrais lui dire te viennent à l'esprit, mais rien n'est assez cohérent pour sortir. Et sa main se lève pour atteindre violemment ta joue. L'impact ne te procure pas une si grande douleur physique, mais en dedans tout se casse en mille morceaux. Tu ne bronches pas, tu sais pertinemment qu'elle a toutes les bonnes raisons de t'administrer cette gifle. Mais ça fait mal tout de même.

Elle quitte la pièce sans un regard en arrière. Avec cette scène, pas besoin de préciser que la discrétion n'y est pas. Les étudiants ont braqués leurs yeux sur toi, bouches bées. Même le prof s'est interrompu et te regarde avec un air embêté, désireux de te voir quitter pour pouvoir reprendre son cours sans être dérangé. Alors tu ramasses les trucs de Nakoma tombés sur le sol. On pourrait entendre une mouche voler dans toute la pièce, et peut-être même le battement lourd de ton coeur qui fracasse ta poitrine. Puis tu quittes en suivant les pas de ton amie pour la retrouver dans le corridor. Malgré sa colère, tu ne peux t'empêcher de te dire que tu es heureux de la revoir. Son doux visage t'a manqué. Mais il se fait dur maintenant alors qu'elle explose à ta figure. Toi tu restes de marbre et un court silence s'installe. Tu ne sais pas ce qui pourrait lui faire comprendre. Tu voudrais bien, pourtant. « Non, ne réponds pas. Je ne veux pas savoir. Je m’en fous. Tu fais ce que tu veux, ça m’est égal. Ça m’est égal du moment que tu me fous la paix. » Ses mots sont durs, mais tu supposes que ton absence l'a été tout autant. Tu réalises alors que tu ne mérites peut-être pas son pardon. Elle n'a probablement plus besoin de toi de toute façon.  « Nakoma... » Son prénom s'échappe de tes lèvres avec une douceur qui se lamente. Le reste de tes mots est bloqué dans ta gorge. Tes pensées défilent, mais rien ne sort. Et elle poursuit son châtiment, tu la regardes en silence. Elle commence à flancher alors qu'une larme vient rouler sur sa joue. Toi qui a pour habitude de les sécher du bout de tes doigts, de mettre un pansement sur ses blessures, ça te déchire les entrailles de voir cette larme que toi-même as causé. Tu t'approches lentement d'elle, par petits pas silencieux.  C'est à toi de t'expliquer maintenant. « Écoutes. » Mais écouter quoi? Tes plates excuses, tes plaintes, tes mots qui ne suffiront pas? Tu préférerais qu'elle puisse écouter ton coeur qui s'acharne sur elle, ton souffle court quand elle est là, ton sourire niais qui apparaît sur ton visage quand elle rit. Mais tout ça n'a plus d'importance. Parce qu'elle souffre et qu'elle ne veut plus de tout ça. « J'ai été nul, je sais. Et j'en suis désolé. » Tu prends une grande inspiration. Tu retiens tout. Et tu vas finir par exploser. « Je voulais pas te faire de mal. Je m'en veux, tu sais. » Un rictus déforme ta bouche alors que tu résistes à tes larmes qui montent. Tu n'arrives plus à porter ces trois derniers mois sur tes épaules, cet accident que tu as causé avec ta voiture, cette victime étalée sur le côté de la route. Mais si Nakoma croit que tu t'es éclaté, alors soit. C'est aussi mieux ainsi.
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MessageSujet: Re: (nakomaxrajah) t'as perdu la tête Lun 4 Aoû - 12:07



T’AS PERDU LA TÊTE.


Tu n’arrives pas à croire qu’il soit là, devant toi. Sous tes yeux. Toi qui as espéré pendant des jours de le voir à nouveau, de retrouver sa présence près de toi. Voilà qu’il est là, aujourd’hui. Avec sa gueule innocente et désolée, ses grands yeux bruns qui ont toujours eu le don de te faire flancher, chavirer. Et ça ravive la souffrance à l’intérieur de ta poitrine, ça ranime la flamme douloureuse qui te brûle l’estomac. Comment es-tu censée réagir face à son retour inattendu ? Comment es-tu censée l’accueillir ? Tu es tellement en colère, tellement furieuse. Tu lui en veux tellement de cet abandon sans explication. Tu as pourtant essayé de lui trouver des excuses, de trouver de quoi apaiser ta rage. En vain. Tu es déçue et triste qu’il ait pu se comporter ainsi avec toi. Tu ne pensais pas qu’il était de ce genre-là. Tu lui faisais confiance et tu avais foi en lui ; tu as toujours pensé qu’il serait la seule personne à ne jamais t’abandonner. Lui qui t’a collée aux basques pendant des semaines avant que tu ne craques, avant que tu ne le laisses entrer dans ton petit monde étriqué. Il s’était accroché, attaché tel une sangsue et tu avais fini par capituler. Tu avais pris le risque de le laisser t’approcher, avec pourtant cette peur au ventre de te voir délaissée. Mais tu lui as donné sa chance, tu as laissé ton cœur battre plus fort à sa présence à tes côtés. Tu as eu cette vague chaude de sentiments tout nouveaux qui t’a envahie et tu t’es laissée emporter. Noyer. Engloutie par ton propre cœur qui a déraisonné, tu as perdu la tête. Tu as perdu la tête pour un garçon qui n’en valait pas la peine finalement. Tu as perdu la tête pour Rajah et aujourd’hui, tu le regrettes.

Tu le regrettes parce que tu souffres beaucoup trop. Il t’avait pourtant fait la promesse de ne jamais te blesser, de ne jamais te laisser tomber. Il t’a aidée à sortir du trou quand Pocahontas t’a abandonnée mais il a fait la même chose au final, sans même s’en rendre compte. Ce n’était peut-être pas volontaire après tout. Pourtant, tu ne veux pas lui donner d’excuse. Tu ne veux pas lui pardonner. Pas cette fois. Il a tout gâché. Et maintenant qu’il est de retour dans ta vie, tu te sens juste désemparée. Tu n’as pas envie de retomber dans ce piège idiot, tu n’as pas envie de tout recommencer. Tu es peut-être trop en colère pour ça, tu changeras peut-être d’avis avec le temps ; mais pour l’instant, tu as juste le besoin presque vital de l’étriper. Et il n’arrive même pas à te parler. Il reste juste planté là, comme un idiot. L’idiot qu’il est. Et c’est tout. Juste ton prénom qui s’échappe de ses lèvres comme un soupir et tu frissonnes. Et c’est tout. Tu pinces les lèvres, croises les bras sur ta poitrine comme un mécanisme de protection. « Non, je ne veux pas t’écouter, tu lâches fermement, le regard assassin. » Même si, au fond, le revoir te fait du bien. Et tu te détestes de ressentir tout ça, toutes ces émotions mélangées. Parce que tu ne devrais que ressentir de la rage et de la haine mais tu n’y arrives pas. Tu n’arrives pas à oublier qu’il a fait rebattre ton cœur à coups de sourires et de blagues pas même un peu drôles. Il ne mérite pas ton attention et pourtant, tu le dévores des yeux comme si tu avais peur qu’il ne disparaisse à nouveau. Comme ça, d’un seul coup. Comme si tu devais emmagasiner le plus d’images possibles de son visage, de ses traits fins pour les jours où tu seras à nouveau seule. Sans lui.

« Oh ça oui, tu as été nul, Rajah, tu accuses d’un ton dur et plein de reproches. Très nul. Et je ne veux pas de tes fausses excuses, je m’en fiche. Ce qui est fait est fait maintenant. C’est trop tard. » Oui, c’est trop tard. Trop tard pour lui pardonner, trop tard pour tout oublier. Trop tard pour retrouver cette complicité que vous partagiez. Une partie de toi a pourtant envie de pardonner, de tout recommencer mais tu es une indienne fière et têtue. Tu ne passeras pas outre cet abandon aussi facilement. Et Rajah te connaît, il sait combien tu vas lui en vouloir. Il sait combien tu es en colère après lui. Et il est pourtant là, avec ses grands yeux larmoyants d’enfant perdu, avec sa petite bouille qui te fait toujours autant craquer. Pourquoi faut-il qu’il soit si mignon ? Pourquoi faut-il que tu sois encore si attachée à lui ? Tu devrais tout simplement le haïr. Le gifler, et puis partir. Mais non, tu restes plantée là, comme une idiote avec ton petit cœur meurtri qui recommence doucement à battre depuis que son sourire contrit a de nouveau illuminé ta vie. Tu es vraiment trop nulle de fondre comme ça devant ton Rajah. Tu es pathétique. Tu devrais être plus forte que ça, tu devrais avoir pris l’habitude qu’on t’abandonne. Mais ça fait toujours aussi mal, c’est toujours aussi douloureux. Ça laisse ce goût de trahison au fond de ta gorge et tu as du mal à ne pas ressentir cette furieuse envie de vomir. Pourquoi est-ce que les gens partent toujours ? Est-ce que c’est toi qui as un problème ? Tu n’es certes pas facile à vivre et tu as un fort caractère, mais tu aimes pourtant de tout ton être et lorsque tu donnes ton amour à une personne, tu le donnes entièrement. Alors que leur faut-il de plus ? Que désirent-ils de plus de ta part ? Qu’est-ce qu’ils attendent de toi que tu ne leur donnes pas ? Des fois, tu ne comprends pas vraiment les relations humaines. Tout semblait bien plus simple dans ta Virginie natale. Tu n’avais besoin que de ta Pocahontas, il n’y avait qu’elle et toi face au monde entier et c’était tout ce dont tu avais besoin au quotidien. Alors pourquoi ce monde rend-il les choses si compliquées ?

Tu essuies d’un geste rageur les quelques larmes qui ont glissé le long de tes joues blêmes. Tu ne devrais pas pleurer, pas devant lui. Il ne mérite pas tes larmes. C’est plutôt lui qui devrait pleurer, qui devrait avoir mal. Alors pourquoi semble-t-il aller si bien ? Pourquoi semble-t-il se foutre que tu aies été blessée par son départ ? « Tout ce que j’aimerais savoir, c’est pourquoi, tu lâches durement, les mâchoires serrées. Pourquoi tu es parti. Pourquoi tu as fait ça. Si tu avais un problème avec moi, il suffisait de le dire. Je ne suis pas aussi stupide que ça, j’aurais pu comprendre. » Oui, tu finis par penser que c’est toi la fautive, que c’est toi qui as mal agi. Peut-être qu’à force de le repousser, Rajah a fini par se lasser de toi et de ta compagnie. Mais il aurait pu au moins avoir la décence de te le dire en face au lieu de s’enfuir comme ça, comme un voleur. « Alors maintenant, dis-moi pourquoi tu as déserté sans rien dire. J’ai au moins le droit de savoir, non ? Tu me dois bien ça. Si tu as encore un minimum de respect pour moi, tu vas m’expliquer, craches-tu presque avec dédain. » Parce que tu sais que ça ne changera rien. Tu ne seras pas moins en colère, tu ne seras pas moins blessée. Tu comprendras peut-être ce qu’il s’est passé mais ça n’atténuera pas la douleur à l’intérieur de ta poitrine. Cette douleur lancinante comme un couteau qui te déchire la cage thoracique. Parce que, dans le fond, qu’est-ce qui pourrait justifier une pareille trahison ? Qu’est-ce qu’il pourrait te dire qui pourrait excuser son attitude, son abandon ? Tu ne trouves aucune explication qui arriverait à faire partir cette amertume sur ta langue et cette main de fer qui a broyé ton cœur. Tu connais Rajah, avec lui rien n’est jamais sérieux. Tout est toujours sujet à drôleries et blagues pourries. Il s’en sortira avec une cabriole et pensera que tout sera arrangé. Comme par magie. Seulement ce n’est pas ça ici. Ce n’est pas comme ça dans cette vie.

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J'ai posé bagages ici le : 10/11/2013 Jouant le rôle de : rajah (le tigre de jasmine). Nombre de messages : 539 On me connait sous le pseudo : night sky. Un merci à : night sky. (ava&signa) + tumblr&deviantart (edits et fan art du profil) Je suis fier(e) de porter l'avatar de : logan cutie lerman
MessageSujet: Re: (nakomaxrajah) t'as perdu la tête Ven 5 Sep - 21:12

nakoma&rajah
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Sa réaction est comme un grand seau d'eau glacée qui se déferle brusquement sur tout ton corps. Évidemment, tu aurais dû le prévoir. Tu t'y attendais aussi, qu'elle ne serait pas heureuse de te revoir. Mais malgré toi, ça te fait mal. Son regard hargneux te fige sur place. C'est ce qui doit être le pire. Tu n'as jamais vu autant de haine dans ses yeux. De déception aussi. Tu l'as déçue. Après avoir été à ses côtés dans ses pires moments, après avoir tout essayer pour gagner une petite place au chaud dans son coeur, aussi étroite puisse-t-elle être, tu l'as abandonnée. Tu mérites ces yeux qui à présent te détestent, et tu ne peux t'empêcher de te sentir mal de l'avoir laissée derrière avec ses chimères.

Mais toi aussi, tu avais tes propres chimères. Tes désastres, tes erreurs, tes monstres coincés dans le placard. Tu as tout fait pour les fuir, mais tu ne peux pas prolonger ton évasion indéfiniment. Tu as besoin de Fantasia Hill, tout compte fait. De tes amis, de ton quotidien,de tes petites habitudes. D'elle.

Tu veux lui dire que tu es désolé. Que tu es con. Que t'as tout foiré. Et elle te dit qu'elle ne veut pas t'écouter. Peut-être bien qu'elle ne veut plus te voir non plus, mais tu ne peux pas lâcher prise maintenant. Alors tu commences tes plates excuses qui sonnent un peu comme une recette toute faite. Nakoma croit même qu'elles sont fausses et rappelle durement la fatalité de ta faute. Tu ne sais même pas si tu pourras lui reparler après cet échange, si elle voudra toujours un peu de toi. Ou si c'est fini, qu'elle est finalement parvenue à t'oublier. Une part de toi espère presque qu'elle y soit arrivée, que ta disparition n'ait pas été si pénible. Et une autre voudrait qu'elle tienne suffisamment à toi pour qu'elle ne t'efface pas simplement, un peu comme on efface une erreur écrite par inadvertance sur papier.

Tu ne sais pas quoi lui répondre. Ta faute est faite et tu as la mauvaise impression qu'elle ne peut être rachetée. Ta gorge se resserre comme dans un étau. « Tout ce que j’aimerais savoir, c’est pourquoi. Pourquoi tu es parti. Pourquoi tu as fait ça. Si tu avais un problème avec moi, il suffisait de le dire. Je ne suis pas aussi stupide que ça, j’aurais pu comprendre. » Elle veut savoir. Et tout au fond de toi, tu sais qu'elle ne doit pas connaître la vérité. Parce que si elle ne peut pas te pardonner pour ton départ, elle ne pourra alors jamais accepter ce que tu es. Un monstre. Toi-même, tu n'arrives pas à vivre avec ta conscience. Alors comment pourrait-elle te voir sous ton vrai jour sans en être répugnée? « Je... » Mais ne rien lui dire serait la tromper. Tu ne peux pas non plus lui demander son pardon sans l'informer de cet être horrible que tu es devenu. « Alors maintenant, dis-moi pourquoi tu as déserté sans rien dire. J’ai au moins le droit de savoir, non ? Tu me dois bien ça. Si tu as encore un minimum de respect pour moi, tu vas m’expliquer. » Tu sais alors que jamais tu n'aurais la force de la regarder droit dans les yeux tout en lui expliquant ce qui s'est passé cette nuit-là. « Ce n'est pas toi Nako, okay? » Tu prends lentement une grande inspiration pour essayer de rassembler le peu de courage que tu possèdes encore. Quoi que tu lui dises, elle en sera déçue. La pression tambourine sur tes tempes, elle est sur le point de te faire éclater. Et tu ressens encore des foutues larmes monter jusqu'à tes yeux. Tu n'arrives plus à les éviter depuis que tu es parti. Depuis l'accident que c'est comme ça, que tu passes ta journée à dormir, à pleurer et à noyer tes pensées dans l'alcool. « Mais je ne peux pas rien te dire. Je sais que tu mérites bien mieux, au moins un minimum d'explications. Et que je n'aurais pas dû partir comme ça. Mais... » Ta voix se brise et se transforme en sanglots. Tu t'étais juré que tu resterais impassible, mais voilà que tes yeux sont inondés. Ce n'est pas toi ça. Toi d'habitude, tu trouves toujours le moyen de rigoler, rien n'arrive à te perturber. Tu ne t'es jamais senti aussi brisé, aussi misérable. « J'ai fais une bêtise. Un truc vraiment débile. Et, je n'ai pas pu... Je ne pouvais pas rester. », parviens-tu à dire entre tes soubresauts. Tu es minable, c'est ce que tu es depuis ces derniers mois. Tu ne peux même pas fournir un raison au mal que tu lui as causé.
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MessageSujet: Re: (nakomaxrajah) t'as perdu la tête Sam 6 Sep - 9:10



T’AS PERDU LA TÊTE.


Tu essayes de contenir cette colère qui te brûle l’estomac. Tu essayes de ne pas imploser sous la douleur et la haine qui t’animent. Tu as juste envie de fuir. De partir. Tu ne supportes pas de le voir, là, planté comme un piquet en face de toi. Avec ses grands yeux humides, avec sa petite bouille d’ange qui te fait craquer. Avec ses mots doux qui te révulsent et te donnent la nausée. Tu aimerais pouvoir rester insensible et l’envoyer sur les roses, lui prouver que tu es bien sans lui. Que tu as repris le cours de ta vie. Mais tu sais au fond de toi que ce n’est qu’un leurre. Qu’un piètre mensonge. Parce que tu l’as attendu. Tu as attendu, espéré son retour chaque jour qui est passé depuis son départ précipité. Tu l’as attendu. Et maintenant qu’il est revenu dans ta vie, tu as juste l’envie qu’il parte à nouveau. Ou bien qu’il reste – tu ne sais pas vraiment, dans le fond. Tu aimerais juste ne pas ressentir autant de rancœur et d’amertume. Tu aimerais pouvoir te dire que tu lui pardonneras un jour cet abandon. C’est sûrement le cas, sûrement que tu lui pardonneras. Mais aujourd’hui, tu préfères te cacher derrière ces remparts brûlants de colère comme pour te protéger. Te protéger de lui. Tu ne veux pas souffrir encore plus, tu ne veux pas lui laisser une chance de t’abandonner encore une fois. Tu voudrais juste être assez forte pour ne pas te laisser atteindre par tout ça. Mais ça n’est pas le cas. Mais tu ne peux pas. Tu ne peux pas, parce que Rajah compte encore beaucoup pour toi. Il compte même énormément. Preuve en est ce cœur fou dans ta poitrine qui explose tes côtes à chaque seconde. Preuve en est ce nœud au creux de ton estomac et ces papillons dans ton ventre. Parce que tu es heureuse de le revoir, malgré tout. Malgré ses mensonges et ses cachotteries, malgré la douleur que tu as ressentie. Tu ne comprends pas ce qu’il s’est passé, tu ne sais pas si tu dois te sentir fautive ou bien si c’est entièrement lui qui a merdé. Non, tu ne sais pas. Tu ne sais pas parce qu’il a toujours tout renversé dans ton petit quotidien bien rangé. Rajah est une tornade qui a tout dévasté et tout réarrangé. Il a chamboulé ta vie, ici, à Fantasia Hill. Et te retrouver sans lui, sans aucune explication, a été comme une bombe lâchée au beau milieu d’une foule de gens comme toi. Tout a explosé, tout a été éradiqué. Et il ne restait que des cendres rougeoyantes qui calcinaient ta peau. Rien de plus que des morceaux de toi éparpillés.

Ce n’est pas toi. Voilà la seule explication à laquelle tu as droit. On se croirait dans un mauvais film en noir et blanc avec des dialogues à couper au couteau. C’est comme une mauvaise réplique bas de gamme que l’on sert à quelqu’un pour se débarrasser de lui, de cette culpabilité qui ronge de l’intérieur. Et Rajah venait de te sortir la phrase la plus banale de tous les temps. Celle qui ne fait qu’accentuer la colère et la douleur. Ce n’est pas toi. Mais si ce n’est pas toi, c’est donc lui ? Si tu n’as rien fait de mal, c’est donc lui qui a dérapé ? Est-ce que c’est là ce que ses propos veulent dire ? Est-ce que c’est la le fin mot de toute l’histoire ? Tu ne comprends toujours pas. Tu dois être stupide pour ne pas comprendre mais peu t’importe. Parce que tu ne comprends toujours pas. Pourquoi refuse-t-il de t’expliquer ? Pourquoi tant de mystère ? Avant, tu avais l’impression de pouvoir lire en lui comme dans un livre ouvert avant, son sourire éclairait tes journées et ensoleillait ta vie. Aujourd’hui, tu n’as droit qu’à un regard vide, des lèvres qui tremblotent. Lui qui savait rire de tout et de rien, lui qui t’énervait à un point inimaginable alors qu’il ne savait pas rester sérieux plus de cinq minutes, voilà qu’il semblait être devenu comme impassible. Comme si tout glissait sur lui comme la pluie sur un imperméable. Ce n’est pas le Rajah de tes souvenirs, ce n’est pas le Rajah que tu as connu. Que tu as aimé et détesté à la fois. C’est pourtant bien son corps, ses yeux, sa bouche. C’est pourtant bien sa voix qui caresse tes oreilles de cette façon si douce. Mais ça n’est pas ton Rajah. Quelque chose est arrivé. Tu en es certaine, désormais. Tu ne sais pas ce qu’il lui est arrivé, tu ne sais pas si c’est grave, mais tu vois bien que quelque chose s’est produit pour ainsi le changer. « Je ne comprends pas, tu lâches finalement du bout des lèvres. Pourquoi tu ne peux rien me dire ? Je croyais que l’on était plus proches que ça. Tu ne m’as jamais rien caché depuis que l’on se connait, ou alors tu jouais bien le jeu… » Et tu ne sais plus que croire. Tu te demandes si votre relation a même été un jour véritable. Authentique. Peut-être n’a-t-il fait que jouer avec toi ? Pourtant, tu voyais tant de bonté et de sincérité dans ses grands yeux. Et malgré ton attitude affreuse, même si tu le repoussais encore et encore, il est toujours resté là. Près de toi. Alors pourquoi se serait-il accroché à toi s’il ne t’aimait vraiment pas ? S’il ne faisait que s’amuser avec toi ? C’est illogique. C’est impossible. « Rajah… »

Et puis tu t’inquiètes. Ses mots laissent dans ta bouche un arrière goût acide qui te brûle la gorge. Il a fait une bêtise. Mais quelle bêtise ? Tu vois bien que c’est important, que c’est grave ; Rajah ne s’alarmait jamais de rien avant. Alors tu te poses encore plus de questions, elles se bousculent à l’intérieur de ton crâne et se pressent à tes lèvres. Qu’est-ce que tu as fait, Rajah ? Fronçant les sourcils, tu baisses doucement mais sûrement ta garde. Tu t’en voudras plus tard d’avoir ainsi été faible devant lui, mais tu ne peux pas t’empêcher d’être inquiète pour le garçon aux airs d’enfant perdu devant toi. « Que s’est-il passé ? tu oses demander dans un souffle, la gorge soudain asséchée. Qu’est-ce que tu as fait ? » Tu as peur de la réponse, il y a comme un frisson glacé qui te dégringole le dos. Mais tu as envie de savoir, tu as besoin de savoir. Tout d’abord pour être apaisée et ensuite pour pouvoir l’aider. Comme lui t’a aidée. D’accord, tu es en colère après lui ; d’accord, tu le détestes pour avoir fui sans même en discuter avec toi. Mais tu continues d’être attachée à lui. D’être proche de lui. Ton cœur ne serait pas si douloureux si tu t’en fichais de ce qu’il a fait, tu ne serais pas si en colère si tu n’éprouvais plus rien pour lui. « Parle-moi… » Comme une supplique, comme une prière. Tu détestes rester dans l’ignorance, tu détestes voir cette flamme étrange au fond de ses prunelles. Tu aimerais juste comprendre. Peut-être que ce n’est pas si grave ? Peut-être que, ensemble, vous pourrez tout réparer ? Tu es prête à l’aider. Malgré ta rancune tenace, malgré tous ces reproches que tu aimerais lui jeter à la figure, tu es prête à l’aider. Parce qu’il n’a jamais hésité à te tendre la main quand tu en avais besoin. Il n’a jamais fait la sourde oreille devant ta détresse. Il a toujours été là. Et même s’il a des défauts, même si tu lui en veux, même si tu seras toujours en colère après tout ça, tu ne peux pas le lâcher. L’abandonner. Tu t’en voudras peut-être plus tard d’avoir cédé si facilement mais tu ne t’en préoccupes pas pour l’instant. « Je suis certaine que ça peut s’arranger, tu continues avec un semblant de sourire confiant. Quoi que tu aies fait, on va pouvoir tout arranger. D’accord ? Laisse-moi t’aider. » Et pour la première fois depuis son retour, tu t’avances vers lui. Ta main se pose sur son avant-bras et c’est comme une onde électrique qui te traverse, jusqu’à ton cœur qui cesse de battre pendant un instant. Retrouver son contact est à la fois plaisant et étrange pour toi. « Tu as toujours été là quand j’ai eu besoin de toi, laisse-moi faire pareil à mon tour, tu lui demandes doucement cependant que ta main remonte jusqu’à sa joue fraîche. Rajah, s’il te plaît… Aie confiance en moi. Tu sais bien que tu peux compter sur moi, non ? » Tu as juste l’envie de croire que tout s’arrangera.

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Dernière édition par Ehawee Nakoma Powhatan le Sam 17 Jan - 14:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (nakomaxrajah) t'as perdu la tête Dim 28 Sep - 17:17

nakoma&rajah
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Tu croyais avoir retrouvé un peu de ton toi d'avant au fil de ton exil que tu t'es infligé. Mais non, en fait. C'est comme si cet ancien Rajah, pimpant et amusant, a disparu pour de bon. Sauf que tu ne veux pas y croire, et tu t'obstines à penser que tu peux le retrouver. La vie te paraît cruelle maintenant que tu as perdu cette fraîcheur qui te définissait avant l'accident. Et plus rien n'arrive à te soutirer un vrai sourire, ceux qui sont plein de sincérité et de bonheur. Maintenant, tu ris jaune, et tu souris avec un pincement au coeur. Un peu comme si c'était toujours faux, quoi. Et tu te rends compte que ce que tu avais avant, la simplicité dans laquelle tu vivais, c'était tout ce dont tu avais de besoin. Nakoma, tes proches, et ta petite vie bien tranquille. Mais il a fallu que tu ailles perdre tout ça sur le bord de la route. Et tu as cru que le meilleur moyen de les retrouver, c'était de fuir et de revenir plus tard, comme si de rien était. C'était pas du tout ça. Et tu le vois maintenant dans ses yeux qui te lancent des couteaux, tu as fais une erreur en partant comme un voleur.

Tu lui dois au moins des explications. Ne serait-ce un minimum qui pourrait justifier ton départ, qu'elle sache au moins que ce n'était pas ce que tu voulais. Pourtant, tu voudrais tout refouler au plus profond de toi pour au moins épargner au reste du monde la faute que tu as commise. Nakoma n'a pas à vivre avec tes emmerdes, c'est à toi de te débrouiller seul avec elles. Sauf que tu en es incapable. Tu n'arrives même pas à la regarder droit dans les yeux sans flancher. Tu te sens aussi solide qu'une pyramide de cartes, prêt à tomber à la moindre secousse. Et Nakoma doute, incertaine. Tu as brisé la confiance qu'elle t'avais accordée, et elle ne sait même plus si tu as déjà été honnête avec elle. Tu ne peux pas lui en vouloir, c'est toi qui a tout gâché. Et tu es trop con pour savoir comment réparer tes erreurs. Elle souffle ton nom, tu te sens inaccessible. Comme si tu étais déjà criblé de balles et que rien ne pouvait plus t'atteindre. « Oui, tu sais bien, je tiens à toi. C'est pas ça. C'est que... » Tes larmes roulent sur tes joues, tu te sens chavirer. Tu as beau lui dire que tu as fais une bêtise, elle va y comprendre quoi? Parce que ce n'est pas qu'une petite connerie que tu as fais, tu as causé un véritable cauchemar. Un cauchemar auquel tu ne peux plus te réveiller. Et celui-ci a fait de toi un monstre que tu n'arrives pas à supporter. Nakoma t'assaille de questions, l'inquiétude s'emparant d'elle. Et tu n'arrives pas à fournir aucune réponse. Tu recules vers les casiers et laisse ton corps se glisser contre la surface métallique. C'est simple, tes jambes sont maintenant trop fébriles pour te soutenir. Tout te semble lourd. La gravité des choses te frappent soudain de nouveau, comme le soir de l'accident. Tu avais depuis tenté d'oublier, mais tu te rends bien compte que c'est inutile. Ce n'est pas quelque chose que tu peux simplement effacer de ta mémoire. Ta tête vient se réfugier entre tes mains. La voix de Nako tambourine dans ton crâne. Et ça te brise de l'entendre dire que la situation peut s'arranger, car tu sais pertinemment que c'est faux. Et que même avec toute la bonne volonté qu'elle peut avoir, l'ancien Rajah est perdu. « J'ai fais quelque chose d'horrible... » Tu te sens mal d'être réconforté par sa voix qui se fait maintenant plus douce. Tu te sens mal d'avoir une amie aussi extraordinaire que tu ne mérites visiblement pas. Tu te sens maintenant mal de faire partie de sa vie alors qu'elle serait bien mieux avec quelqu'un d'autre. Et ce que tu as été con d'avoir pu déjà pensé que tu avais peut-être une chance avec elle. D'avoir eu l'audace d'imaginer un avenir avec elle, si petit soit-il. « Si je te le dis, tu vas me détester. Mais le truc c'est que­­... » Tu frottes ton oeil du poing de ta main en relevant un peu la tête. Ton regard croise le vide et s'y plonge. Il ne cherche rien en particulier, peut-être seulement un échappatoire à cette misère. « J'ai besoin de toi. Et si je te perds, j'ai plus aucune raison de m'accrocher. » C'était ça qui te faisait peur. Parce que tu sais que si tu la perds, tu es perdu à jamais. Et tu sais aussi que tu ne lui as laissée aucune bonne raison raison de s'accrocher à toi.
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MessageSujet: Re: (nakomaxrajah) t'as perdu la tête Dim 19 Oct - 11:06



T’AS PERDU LA TÊTE.


Malgré toute la rancœur et la colère que tu éprouves à l’égard de Rajah en cet instant, tu ne peux t’empêcher d’être émue, attendrie par ce regard perdu et déboussolé. Dans le fond, il n’est pas un mauvais garçon. Il est gentil et adorable. Tu sais bien qu’il ne voudrait jamais te faire de mal – pas intentionnellement, en tous les cas. S’il commet des erreurs, c’est seulement parce qu’il est un peu tête en l’air, un peu idiot aussi. C’est un grand bébé. Mais tu as toujours aimé ça chez lui, étrangement. Parce qu’il te rappelait que tu es encore jeune, que tu as la vie devant toi et des années encore pour devenir sérieuse et mature. Que l’important désormais, c’est juste de profiter. Il t’a appris tout ça. Et tu ne peux pas l’oublier, le renier. Malgré toute la peine qu’il t’a causée. Alors, tu t’inquiètes. Bêtement. Stupidement. Tu t’inquiètes parce que ce n’est pas le Rajah que tu as connu. Ce n’est plus ce trublion qui riait de tout, qui s’amusait comme un fou. Il semble effondré, brisé. Apeuré aussi. Et toi, tu ne sais plus quoi penser. Tu ne sais plus quoi penser parce que tu ne l’as jamais vu dans un tel état et tu te demandes encore plus ce qu’il s’est passé dans sa vie pour le laisser ainsi, aussi miséreux et désemparé. Tu oublies vite ta colère, finalement. Tu n’éprouves plus que cette angoisse sourde qui fait se resserrer tes côtes sur tes poumons, empêchant ta respiration. Et tu veux l’aider. Comme il a pu t’aider, te sortir du noir complet. Comme il a pu te relever alors que tu avais chuté. Il t’a sauvée et c’est maintenant le moment de le secourir à ton tour. Le sauver, le secourir de quoi, tu n’en sais encore rien. Il ne veut pas parler, il ne semble pas y arriver. Il est juste en train de se noyer sous des vagues de souffrance que tu n’aurais jamais pensé voir chez lui. Tu le pensais solide comme un roc derrière sa dérision et son humour de petit garçon ; tu le pensais prêt à affronter toutes les vicissitudes de la vie sans broncher. Et voilà qu’il s’effondre, juste devant toi. Juste sous tes yeux. Et cette vision t’est insupportable parce que tu tiens à lui. Il est la personne qui t’a ramenée à la vie, ça ne s’oublie pas si facilement. Tu ne peux pas tirer un trait sur votre passé commun, même si tu le voulais vraiment. Il fait partie intégrante de ta vie, quoi que tu en dises. Et, comme pour ton indienne, tu serais prête à te damner si ça pouvait l’aider à revenir à la surface. À retrouver sa respiration. Alors tu oublies ton cours qui a commencé, tu oublies les élèves qui traînent dans les couloirs, vous regardent comme des bêtes curieuses. Tu oublies tout ce qui n’est pas lui. Tu oublies tout ce qui n’est pas vous.

Il se laisse glisser contre les casiers en fer, son corps semblant lourd comme du plomb. Tu essayes de rester optimiste, de rester forte pour lui mais tes mots semblent vains. Tu ne sais même pas s’il t’entend réellement. Il est comme enfermé dans sans bulle et il n’existe plus rien sinon sa peur et sa souffrance. Tu dois le sortir de là, tu dois lui rappeler que ce n’est pas la solution ni même ce qui l’aidera à se sentir mieux, à arranger tout ça. Quelques mots s’échappent de ses lèvres, c’est comme un murmure. Mais un murmure si puissant qu’il te frappe en pleine poitrine. En plein cœur. Parfois encore, tu te détestes de t’attacher autant aux gens. Mais Rajah, c’est différent. Il est spécial. Il a  toujours été spécial à tes yeux. Et c’est peut-être pour cette raison que tu tiens à lui, tellement. Doucement, tu le rejoins, t’assois par terre à côté de lui. Pendant un instant, tu n’oses pas le toucher. Tu le laisses juste parler même si tu ne comprends pas grand chose. Il t’inquiète encore plus, sans même te donner de véritable explication. Il a fait quelque chose d’horrible dit-il, mais la conception du mot ‘horrible’ varie selon les gens. Là, maintenant, ça lui paraît horrible mais peut-être que toi, tu te diras que c’est insignifiant. Tout ça est si dur, en réalité. Chaque larme qui dévale la courbe de ses joues rosées est comme un coup de poignard en plein dans ton estomac. Tu te mords la lèvre inférieure avant de craquer et de le prendre dans tes bras. Tu n’y tiens plus, c’est trop difficile de le voir si malheureux alors que tu es là. À seulement quelques centimètres. Son corps s’affaisse contre le tien et sa tête se niche dans ta nuque. Tu retrouves le parfum de son être, mélangé à l’odeur de la rue. Des flashs de vos souvenirs communs te reviennent en mémoire et tu te maudis. Ce n’est pas vraiment le moment de te montrer romantique ou fleur bleue. Il a besoin de toi ; tu dois prendre soin de lui. « Je suis là, tu le rassures dans un murmure alors que tu poses un baiser sur le haut de son crâne. Je suis là, je ne vais pas partir. » C’est comme un serment, c’est comme une promesse. Rien de ce qu’il aurait pu faire ne t’éloignera de lui. Rien ne changera pour toi. Il restera ton Rajah. Malgré tout. Peut-être qu’il t’a fait souffrir, peut-être que tu lui en as voulu d’être parti sans rien dire mais tu dois aussi te rendre à l’évidence – tu es trop faible face à lui. Faible et attachée. Attachée à lui. Il restera à jamais celui qui a été la lumière au bout du tunnel, la lueur d’espoir dans ta poitrine. Que pourrait-il faire de si horrible pour que tu en viennes à le rejeter, à l’éviter ? Rien. Pas même son absence sans aucune explication n’a réussi à te faire haïr cet être aussi fracassé que toi par le cours de la vie.

« Je ne sais pas ce que tu as fait de si horrible pour que tu te mettes dans cet état mais tu ne devrais pas redouter ma réaction, tu souffles gentiment, cependant que tu le berces telle une mère avec son enfant. Je ne vais pas te détester, j’en suis incapable. J’ai bien essayé il y a cinq minutes de te haïr de toutes mes forces et tu vois bien, j’ai échoué. » Tu laisses échapper un petit rire, consciente que tu te sentiras plus idiote encore si Rajah vient à disparaître une nouvelle fois. Mais tu n’y peux rien, c’est comme ça. C’est Rajah. Qu’étais-tu censée faire ? Le laisser pleurer là, tout seul, sans même lui accorder un regard ? Tu as pardonné à Pocahontas, tu as oublié les erreurs du passé pour pouvoir recommencer ; pourquoi pas avec lui aussi ? « Je vais t’aider, Rajah, tu assures avec aplomb. Tu peux compter sur moi, je serai là pour t’aider. Et tu vas t’en sortir, je te le promets. Peu importe ce qu’il s’est passé. » Tu restes anxieuse d’apprendre la vérité. Non pas que tu aies peur de voir ton regard changer mais parce que tu as peur de ne pas être à la hauteur. De ne pas être capable de l’aider comme il a pu le faire pour toi. Tu sais que tu feras ton possible pour ne pas le laisser tomber, mais tu ne restes qu’une simple humaine. Sans super pouvoir. Tu ne restes que toi, Nakoma. « Je reste là, alors tu vois que tu as une raison de t’accrocher. » Mais il compte sur toi, il a besoin de toi et tu ne peux pas l’abandonner. Tu sembles être la seule personne à laquelle il puisse se confier, s’épancher. Tu es son dernier espoir. Resserrant ta prise sur son corps tremblotant, tu caresses doucement sa chevelure brune comme pour tenter d’apaiser ses tourments. Comme pour lui faire sentir que tu es là, que tu resteras là. Dans ta Virginie natale, tu as vu des visages pâles massacrer vos terres, chercher une richesse qui n’existait que dans l’imaginaire collectif de leur pays. Tu as vu du sang, des morts, tu as vu ton peuple partir en guerre. Si tu as pu vivre avec ça, rien de ce qu’il te dira ne pourra changer quoi que ce soit entre lui et toi. Peu importe les erreurs du passé, il doit surtout se pardonner pour pouvoir avancer. Et rien n’est immuable, vous arriverez à tout remettre en ordre. Tout reprendra sa place, tu en es certaine. Quelqu’un d’aussi doux que Rajah ne peut pas passer sa vie à se noyer dans un chagrin dont il pourrait se débarrasser. Et tu seras là pour alléger sa peine, pour porter ce fardeau sous lequel il semble ployer. Si seulement il te laissait une chance de l’aider. « Rajah, raconte-moi ce qu’il s’est passé, lâches-tu d’une voix basse et tremblante. S’il te plaît, parle-moi. »

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MessageSujet: Re: (nakomaxrajah) t'as perdu la tête Sam 15 Nov - 17:42

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Ta tête tourne. C'est comme si elle avait décidé de danser la valse avec les murs. Ça doit être ça, la misère. Tu es tellement dépassé par les événements que tu en es complètement sonné, et plus rien ne tourne dans le bon sens. Ton dos se glace au contact de la porte de fer collée derrière toi alors que tu te laisses choir au sol. Les mots se mélangent dans ta tête en tentant bien malgré eux de se mettre en ordre pour ainsi avoir une certaine signification. Mais rien ne fait plus de sens. Tu essaies de retenir ta tête qui tourbillonne entre tes mains, mais tes tempes vibrent encore plus fort. Tu commences à parler, sans trop savoir où commencer. Parce que tu sais que quand tu auras fini, ce sera une catastrophe. Et soudain, tu la sens te rejoindre à côté de toi. La seule source de chaleur dans tout ce corridor hivernal. La seule source de chaleur dans ton putain d'univers. Elle écoute ton charabia, et tu te laisses doucement tombé dans ses bras. Ses lèvres viennent se poser sur ton crâne alors qu'elle t'assure qu'elle est là, qu'elle ne partira pas. Et pour la première fois, tu la crois. Parce que tu le sens maintenant, cette chaleur qu'elle fait déferler dans ton être, ce réconfort qui vient enfin apaiser tes épaules, crispées depuis l'accident. Et tu réalises qu'elle était là, la solution. Toi, tu as décidé de partir comme un connard, parce que tu as eu peur. Et tu as laissé derrière toi la seule personne capable de te remettre sur pieds et de te rendre vraiment heureux. La seule personne qui aurait pu apaiser cette boule de culpabilité qui te noue l'estomac depuis des mois, alors que tu as recherché la solution ailleurs, dans l'oubli et dans l'alcool. Tu te laisses te faire bercer dans ses bras, un peu comme un enfant qui se laisse tendrement conforter par sa mère. Tu enfouis ton visage un peu plus loin dans sa nuque, ton nez blotti dans son cou. Et tu ressens enfin ce dont tu avais besoin, un peu comme un déferlement d'amour à l'état pur. Ta place est ici, auprès d'elle, et tant et aussi longtemps qu'elle voudra de toi, tu resteras. « Je ne sais pas ce que tu as fait de si horrible pour que tu te mettes dans cet état mais tu ne devrais pas redouter ma réaction. Je ne vais pas te détester, j’en suis incapable. J’ai bien essayé il y a cinq minutes de te haïr de toutes mes forces et tu vois bien, j’ai échoué. » Et sans grand entrain, tu te mets à rire faiblement. Au moins, tu en as maintenant envie. Tu arrives peu à peu à croire que la vie n'est pas finie, que des choses arrivent, mais que tu ne dois pas arrêter d'exister. Tu as fais une chose abominable, d'accord, mais la solution n'est pas de te diriger tout droit vers le néant. Et pour éviter ça, tu as besoin d'aide. « Tu devrais, pourtant. », tu réponds avec une voix plus calme. Nako t'assure qu'elle t'aidera, que tu t'en sortiras. Tu commences à y croire enfin après ces longs mois à frôler l'abîme. Tu en étais même venu à ne plus rien ressentir durant ton exil, à ne plus rien savoir. Le jour ressemblait à la nuit et tes moments d'éveil ressemblaient à tes cauchemars. Mais maintenant que tu retrouves Nakoma, tu vis. Et même si tu dois déterrer les souvenirs de cet accident que tu as enfouis au plus profond de ta tête pour les oublier, même si tu dois souffrir en y repensant, tu le feras. Parce que tu dois passer par là. « Rajah, raconte-moi ce qu’il s’est passé. S’il te plaît, parle-moi. » Ta mémoire te revient, et tu trembles un peu plus à ces souvenirs qui ressurgissent. Et tu essaies de parler, mais tu dois combattre ta respiration qui se fait maintenant un peu plus saccadée. « C'était un accident. J'étais sur la route, et, il y avait... » Tu essaies de reprendre ton souffle. Maintenant que tu es lancé, tu dois tout sortir. Et tout veut déferler, sortir en une grosse brique. Sans pause, sans répit, sans lui laisser le temps de comprendre à quel point ton acte est horrible. Tu veux t'en débarrasser, pour que cette masse puisse enfin quitter ta poitrine. « Je l'ai pas vu, le piéton. Je l'ai pas vu! Tout est arrivé si vite, je n'ai même pas eu le temps de penser. Et en un instant, il était au sol. Je suis sorti, j'ai vérifié s'il respirait bien, mais je n'arrivais pas à sentir son pouls. Il était... » Tes sanglots ont repris de l'ardeur maintenant, et tes larmes coulent sur la peau de Nakoma. Tes mains s'agrippent fermement à ses vêtements. Tu n'arrives plus à respirer, comme si l'air ne voulait plus rester. Elle s'échappe de tes poumons alors que tu pleures bruyamment. « C'était un accident! Je voulais pas faire de mal... », ajoutes-tu d'une voix étouffée, prise dans le cou de Nakoma. Tu n'as jamais voulu faire de mal à personne. Et maintenant, tu la détruis avec ton histoire que personne ne voudrait entendre.
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MessageSujet: Re: (nakomaxrajah) t'as perdu la tête Jeu 20 Nov - 18:52



T’AS PERDU LA TÊTE.


C’est difficile de le voir comme ça, de le voir dans cet état. Tu ne l’as jamais vu aussi perdu, aussi désemparé. C’est un Rajah complètement différent qui se trouve là, à côté de toi. Son sourire a disparu, la lumière joyeuse qui brillait autrefois dans son regard s’est éteinte. Et tu aimerais l’aider, malgré ta rancune tenace. Tu aimerais l’aider parce qu’il a compté pour toi – Rajah compte encore pour toi. Mais il semble avoir tellement honte de ce qu’il s’est passé qu’il peine à t’en parler. À te l’avouer. Rien pourtant ne changerait à tes yeux, il resterait ton Rajah même s’il a fait quelque chose d’affreux. Tu sais comment il est, tu sais qu’il est parfois trop tête en l’air et pas assez prudent. Tu sais qu’il n’est pas méchant. Il ne voudrait pas de mal à une mouche. Il ne ferait pas de mal consciemment. Alors tu ne peux pas croire que tu le verrais différemment, quoi qu’il ait à t’annoncer. Tu peux lui en vouloir, tu peux être en colère contre lui comme tu l’as souvent été, mais jamais tu ne pourrais le considérer autrement que comme ce petit trublion qui a un jour embelli ta vie. Même si la douleur que son départ a provoquée reste encore trop intense pour oublier et tourner la page, tu sais qu’il reste celui qui sait comment ramener un sourire sur tes lèvres, la joie à l’intérieur de ta poitrine. Tu ne sais pas où tu serais s’il n’avait pas été là pour te secouer et te faire comprendre que ce n’était pas une vie. Que ce n’était pas ce que tu voulais faire de ton existence ici. Que cette fille complètement perdue et désarticulée n’était pas toi. N’était pas Nakoma. Tu lui dois beaucoup, tu le sais, et tu n’as jamais vraiment eu l’occasion de lui rendre la pareille, de lui venir en aide à ton tour car le brun a cette faculté de se sortir des ennuis à l’aide de pirouettes comme par magie. Comme si les ennuis volaient au-dessus de lui avec facilité. Comme si rien n’arrivait à le toucher, à le perturber. Et le voir, pour une fois, complètement bouleversé par quelque chose a le don de t’émouvoir. De t’attendrir comme de t’alarmer. C’est ton tour de l’aider, d’être là pour lui tenir la tête hors de l’eau et le faire respirer. Tu ne penses pas à l’angoisse qui naît dans le creux de ton estomac et qui te souffle que peut-être tu ne seras pas à la hauteur, qui te paralyse d’effroi. Tu veux juste qu’il se sente mieux. Tu veux juste lui rappeler que tu es là, malgré tout. Que même si tu lui en veux encore, même si tu attends encore des explications de sa part, tu seras prête à lui prêter main forte. Sans doute es-tu stupide, sans doute es-tu devenue trop sentimentale par sa faute, mais tu ne peux pas oublier toutes ces fois où c’est lui qui a été là. Qui a été là pour toi.

Et puis les mots sont lâchés. La faute est avouée. C’est un peu comme une pierre qui tombe en plein dans ta poitrine, lourde. Elle te bloque la respiration et pendant un instant, c’est comme si le temps s’était arrêté. Tu ne sais pas bien comment réagir à cette nouvelle. Rajah a causé un accident, un accident de la route qui a coûté la vie à une personne. Une personne innocente. Quelqu’un qui n’avait rien demandé à personne, qui passait juste par là, au mauvais endroit et au mauvais moment. Tu imagines la scène, tu imagines la terreur, la culpabilité. Tu imagines l’effroi. Ton sang se glace et tu restes silencieuse. Pendant peut-être trois secondes ou bien trois minutes, tu ne sais pas. Parce que tu ne sais pas exactement quoi lui dire, comment agir. Lui répéter que tout va bien se passer paraîtrait futile et mal placé ; lui souffler à l’oreille que ce n’est pas grave serait mentir. Tu sens les larmes glisser sur ta peau, elles brûlent ta chair comme de l’acide. Jamais tu n’avais vu Rajah pleurer auparavant. Et cette seule pensée te fait comprendre à quel point la situation est grave. « Rajah… tu souffles et ta voix a un timbre étrange, tremblant et rauque, inhabituel. » Mais ça ne change pourtant rien, tu restes toujours cette petite fille admirative de ce premier amour qui a renversé son cœur, pour la vie entière. Émotionnellement, lorsqu’il s’agit de Rajah, tu n’as que trois ans et demi. Tu n’es qu’une gamine. Pinçant les lèvres, tu viens serrer les doigts du brun dans les tiens, si fort que tes jointures blanchissent un peu trop. « Tu le dis toi-même, c’était un accident, tu plaides d’une voix que tu veux réconfortante. Ce n’est pas ta faute, tu n’y es pour rien. C’est seulement la faute à pas d’chance. Mauvais endroit, mauvais moment. » Comment pourrais-tu le penser une seule seconde coupable de ce méfait ? Sûrement qu’aux yeux de la loi, il l’était. Il l’était parce qu’il avait fui, parce qu’il n’avait pas appelé la police ou les pompiers. Parce que personne, pas même lui, ne peut prouver que la personne était réellement décédée sur le coup de l’accident, et pas des suites de ses blessures. En prenant ses jambes à son cou, il avait commis sa seule grosse erreur. Mais tu te retiens de le lui dire, il n’a pas besoin de ça. Pas maintenant. Pas tout de suite. « Et je sais que jamais tu ne ferais exprès de renverser quelqu’un, ajoutes-tu sur un ton doux alors que tu colles ton front à son crâne. Je sais que tu n’es pas méchant, que tu ne ferais pas de mal à une mouche. » Rajah est la douceur incarnée, et s’il se montrait mal intentionné alors ce n’était même pas de façon volontaire. Il y a tant d’innocence en Rajah que c’est presque comme si tu avais à faire à un bébé. À un enfant qui ne connaît encore rien aux vices de ce monde déchu. Il aurait eu maintes et maintes occasions de te rendre misérable, de te descendre plus bas que terre là où il t’avait autrefois trouvée. Et il ne l’a jamais fait. Toi qui le repoussais, toi qui l’insultais et t’énervais après lui parfois sans raison. Et il n’a jamais cherché à te faire payer ce comportement ignoble et injuste. Alors après tout ça, après tout ce que vous avez vécu tous les deux, comment le penser capable d’ôter la vie de sa propre volonté ?

« Tu es con, ça c’est certain et je peux en témoigner mais tu n’es jamais méchant, tu continues toujours ta main dans la sienne alors que ton pouce caresse doucement la peau juste entre son pouce et son index dans un mouvement machinal – comme si tu avais fait ça depuis des années. Je te connais assez pour savoir ça de toi, Rajah. Et jamais je ne pourrais penser le contraire. » Le problème est maintenant de savoir quoi faire dans un avenir proche. Où avait eu lieu l’accident ? Il y a combien de temps exactement ? Était-il seulement sûr que la personne était vraiment morte à ce moment-là ? Sous le coup de la panique, il aurait pu se tromper. Ses doigts auraient trop tremblé, n’auraient pas réussi à trouver le poux aussi faible soit-il. Y’avait-il seulement une chance pour que la personne soit encore en vie et si oui, se souvenait-elle de quelque chose ? Et si elle était bel et bien morte dans l’accident, avait-on déjà retrouvé le corps, identifié le corps ? Tant de questions qui se mettent à tourbillonner furieusement à l’intérieur de ton crâne et tu n’as malheureusement aucune réponse à y donner. Le brun pourrait peut-être t’en fournir quelques unes mais il est bien trop chamboulé pour être capable de te parler plus amplement de tout ça. Peut-être qu’en épluchant les faits divers du journal, tu trouveras quelque chose. Tu penses aussi soudainement à Kocoum qui est agent de police et auprès de qui tu pourrais te renseigner. Mais comment obtenir des informations sans paraître suspecte, sans avoir à lui fournir des explications ? Tu ne veux pas mettre Rajah dans plus d’ennuis qu’il n’est déjà. Et s’il se faisait arrêter par ta faute, et si c’était à cause de toi qu’on le retrouvait et qu’on le mettait en prison pour homicide ? Dans les circonstances actuelles, il n’a que peu de chances de s’en sortir indemne et tu ne supporterais pas de le voir dépérir derrière des barreaux. Et en même temps, savoir ce qu’il en est réellement de cette histoire auprès de l’ancien indien de ta tribu serait un moyen de savoir où ton ami en est. À quel point il est susceptible d’avoir plus d’ennuis ou non. « Mon Rajah… tu commences doucement, après un silence. Je sais que ça va être difficile mais il faut que tu me racontes exactement ce qu’il s’est passé cette nuit-là. Il faut que je sache pour pouvoir t’aider au mieux. D’accord ? » Précautionneusement, tu te relèves et tires sur le bras du brun pour qu’il suive ton mouvement. Son corps est presque comme un poids mort au bout de tes doigts. « On va aller quelque part au calme, où on ne sera pas dérangés, tu le préviens toujours sur le même ton. Et on va continuer de parler. Je suis là maintenant, tu n’es pas seul. Alors on va arranger tout ça. Pour tout t’avouer, je ne sais pas encore comment on va faire, mais je ne te laisserai pas tomber. Je vais t’aider. Tu peux compter sur moi. » Et en même temps, son corps se relève d’un coup, heurtant le tien comme si ta propre force l’avait attiré contre toi. Ça fait longtemps que tu n’as pas senti sa chaleur mélangée à la tienne, et il y a comme un drôle de nœud qui se forme dans ton ventre. Tes joues te chauffent et ta respiration se bloque un instant avant que tu ne t’écartes comme s’il t’avait brûlée. « Viens, on va aller dans les toilettes dans les filles, tu lâches tout en détournant les yeux. Pas très glamour mais y a jamais personne et on sera tranquilles au moins. »

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i love him but only on my own
and when i lose my way, i close my eyes and he has found me. ✻ without him the world around me changes, the trees are bare and everywhere the streets are full of strangers. i love him but every day i’m learning, all my life i’ve only been pretending. without me his world will go on turning, a world that’s full of happiness that i have never known ▬ on my own, les misérables.


Dernière édition par Ehawee Nakoma Powhatan le Sam 17 Jan - 14:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (nakomaxrajah) t'as perdu la tête Lun 5 Jan - 20:48

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Tu ne sais pas comment elle réagira. Peut-être bien qu'elle ne voudra plus jamais te revoir. Peut-être que ces instants de tendresse que tu viens tout juste de recevoir sont en fait les derniers. Tu le mériterais. Tu mérites quoi, en fait? Rien. Même pas un peu de repos, ou encore une once de réconfort. Tu te sens perdu. Perdu dans ta propre tête. Mais elle est là, sa peau contre la tienne, sa chaleur ranimant tes vêtements gelés. Et c'est la première fois en l'espace des quelques derniers mois que tu n'es pas seul, et qu'il y a une lumière pour t'éclairer. Tu es peut-être un monstre, ou peut-être qu'un gamin apeuré, délaissé par le destin. Mais tu n'es plus seul. Ton nez enfoui dans son cou, tu réalises qu'elle est ton seul remède. Comment as-tu pu penser t'enfuir alors que la solution était là, juste devant toi?

Les mots se délivrent de ton esprit, petit à petit, en commençant par le commencement. Tu finis détruit, mais tu es toujours en vie. En vie. Il y a longtemps que tu n'as pas ressenti l'impression d'être vivant. Comme si tu t'étais tué de l'intérieur, et que tu n'étais plus qu'une coquille vide. Mais maintenant, tu peux au moins essayer de reprendre ton souffle, et peut-être alors reprendre ta vie là où tu l'as laissée.

Tes sanglots remplissent l'absence de bruit ; Nakoma, elle, reste muette. Il y a comme une impression malsaine qui te tord les tripes et t'envahit de l'intérieur. Tu dois être damné. « Rajah… » Ton nom semble te narguer en s'échappant ainsi de ses lèvres. Comment quelque chose d'aussi beau puisse porter quelque chose d'aussi laid? C'est comme une tache sur une peinture qui aurait voulu être impeccable. Un point noir sur des draps blancs. Ton nom sur ses lèvres.

Elle te rassure en brisant tes pensées et en comblant le silence de sa voix, et ses mots t'empêchent de retrouver l'évidence. Ton crime. Ils l'effacent un peu, le dénature. Ce n'est plus un crime, c'est un accident. Un simple et malheureux accident. Tu n'es plus un meurtrier, tu es une victime de ton insouciance. Et même si tu as essayé de t'en convaincre un million de fois avant aujourd'hui, seule sa voix, là maintenant, arrive réellement à t'en persuader.  C'est la seule qui peut te sauver. Tu laisses tomber un rire rauque et éteint en entendant Nakoma te traiter de con. Parmi les milliers de fois où tu l'as entendue te dire ça, c'est la première fois que cette insulte te rend heureux. « Tu n'es pas fâchée? » C'est la seule chose qui compte maintenant. Parce que tu peux bien être le pire con de toute l'histoire, si au moins elle arrive toujours à te supporter c'est qu'en quelque part tu n'es pas complètement perdu. Tu as une chance de t'en sortir. Peut-être pas indemme, mais toujours là. « Parce que j'ai été horrible. Et je veux bien essayer de passer à autre chose, mais c'est dur... » Tu te resserres contre Nakoma, comme si c'était un abri contre tes problèmes. Contre ta propre tête. Tu essaies de ne pas croire que ta cause est déjà perdue d'avance, que tu as encore une chance. Il y a peut-être une solution quelque part, que tu cherches maintenant dans le parfum que tu sens au creux de son cou. Tu ne veux plus te torturer avec tes pensées.  Tu te réconfortes avec la douceur de sa peau, ses caresses, son odeur... Le timbre de sa voix qui s'éveille maintenant pour t'inciter à lui expliquer plus en détails. Elle se relève et t'entraîne péniblement avec elle, ton corps ne semble pas vouloir suivre. Mais tu réponds en un murmure: « D'accord. » Tu n'en as pas envie, mais il le faut. Tu le lui dois. Et tu ne sais pas si ça peut réellement aider, mais tu n'iras certainement pas cracher sur le premier coup de main que l'on te tend. Tu te lèves à ton tour en un bond, heurtant Nakoma au passage. Tu voudrais ne plus jamais la lâcher. Tu aurais aimé passer les heures suivantes étendu auprès d'elle, sans prononcer un mot. Mais elle se dégage, et tes yeux rougis se plantent dans les siens. « Merci. Vraiment. Je... Je ne m'attendais pas à tant. Je ne mérite pas tout ça. » Tu te retiens d'aller refondre dans ses bras, là, maintenant. Elle en a probablement assez eu pour la journée de toute façon.

Nakoma décide de t'emmener aux toilettes des filles et t'entraîne alors dans les couloirs de l'établissement. Tu es assez surpris, tu aurais cru que ce lieu est fréquemment occupé. Mais en poussant la porte des toilettes les plus proches, elle et toi tombez sur une salle vide et des cabinets inoccupés. Il est vrai que tu es plutôt déstabilisé d'être en ces lieux réservés à la gente féminine. Mine de rien, les toilettes des filles diffèrent de celles des garçons qui étaient habituellement bien plus moches et en piteux état. Cette pensée bien futile te vient à l'esprit, mais il y a des choses bien plus importantes auxquelles tu dois te concentrer. Des choses que tu aimerais ignorer.  « C'est... charmant. » Ta voix sonne vide désormais, morne et sans expression. Ça ne t'avait pas marqué, mais tu viens de t'en rendre compte. Tes yeux se baladent un peu partout avant de se reposer sur Nakoma. Tu te répètes mentalement que tu ne dois pas flancher, mais il t'est difficile de supporter son regard. Tu n'avais jamais eu ce souci. Et maintenant, tu as honte. Et ta voix est alors fébrile: « Tu veux que je commence par quoi? »


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MessageSujet: Re: (nakomaxrajah) t'as perdu la tête Sam 10 Jan - 13:14



T’AS PERDU LA TÊTE.


« Pourquoi je serais fâchée ? tu lâches d’un air étonné. » Tu n’avais même pas pensé à ça. Tu n’avais même pas envisagé d’être en colère contre lui à cause de ce malheureux accident. Pourquoi le serais-tu ? Tu lui en veux plus pour t’avoir laissée tomber que pour avoir renversé ce pauvre inconnu. Ce n’était qu’un accident, un terrible accident. Ce n’était pas de sa faute. Tu connaissais assez Rajah pour savoir qu’il n’était pas quelqu’un de méchant, de violent. Quelqu’un de mauvais. Insouciant, rieur, collant – oui, il était tout ça. Mais certainement pas dangereux. Jamais tu ne pourrais avoir peur de lui, ça t’était impossible. Malgré tout ce qu’il s’était passé entre vous ces derniers temps, il restait ton Rajah. Ce même Rajah qui t’a sortie de ce tourbillon de fête et d’alcool quand tu perdais pieds, ce même Rajah qui t’a sauvée de toi-même. Et si la rancœur avait pris la place de ton affection dans ta poitrine aujourd’hui, tu continuais d’être attachée à lui. Malgré toi. Tu ne pouvais pas empêcher ces sentiments de brûler à l’intérieur de toi. Et même si tu te détestes pour ça, tu ne peux pas non plus l’abandonner comme ça. Pas alors qu’il a besoin de quelqu’un, pas alors qu’il a besoin de toi. Son corps tout serré contre toi est comme celui d’un enfant après un cauchemar – tremblant, frigorifié de l’intérieur. Oui, Rajah est un enfant. Un enfant perdu et apeuré qui, face à sa bêtise, ne sait pas quoi faire ou comment agir. Et toi, comme une mère, tu dois lui prendre la main et le rassurer. Lui montrer le chemin. « Tu n’as pas à me remercier tu sais, tu rétorques avec un petit sourire amusé. À une époque, c’était toi qui étais là pour me relever. » Et jamais tu ne pourrais oublier tout ça, tout ce qu’il avait fait pour toi. Comment effacer ces souvenirs ancrés dans ta mémoire ? Tu ne le peux pas. C’est une partie intégrante de toi, tout comme les sentiments que tu éprouves à son égard. Tu ne sais pas où tout ça va te conduire, tu ne sais pas si tu prends la bonne décision. Tu es un peu perdue, entre ta tête et ton cœur – ta raison et tes tripes. Mais tu es là. Et tu restes là, pour lui. Tu ne saurais dire s’il le mérite ou non, si ta rancune est assez forte pour penser que ce serait plus juste de le laisser se débrouiller. Dans un coin de ton cœur, tu sais que tu serais incapable d’autant de méchanceté. Pendant des années, tu as gardé tes ressentiments enfouis à l’égard de ta meilleure amie. Et un jour, tout était sorti, tout avait éclaté. Tu lui avais confessé toute cette souffrance à l’intérieur de ta poitrine, tu lui avais avoué toute cette colère contre elle et contre votre vie. Et puis tout s’était calmé, comme le soleil après la tempête. Tout ça te paraît si loin déjà et c’est pourtant toujours aussi clair à ton esprit. Tu veux garder en toi la trace de ce déchirement pour ne plus commettre la même erreur, pour ne plus retomber dans ce gouffre de douleur. Et en posant ton regard sur Rajah, tu n’as même pas la force de lui en tenir rigueur. Pas quand il paraît si désemparé, pas quand il se sent seul et abandonné. Tu tiens à lui, malgré ses conneries. Tu tiens à lui beaucoup trop fort pour le laisser tomber.

Tu l’emmènes aux toilettes des filles, loin des regards curieux et de la foule qui va bientôt quitter l’amphithéâtre. Ça te laisse une sensation étrange en travers de la gorge de te retrouver seule avec lui, dans un espace confiné. C’est comme retrouver votre intimité partagée il y a longtemps, c’est comme retrouver toutes ces sensations au creux de ton ventre – les nœuds de chaleur, les papillons qui virevoltent. Tu retrouves ce goût de la vie qu’il avait réussi à insuffler à travers ton être rien que par ses sourires. Mais il n’y a plus rien de tout ça désormais, tout a été balayé. Tout s’est envolé le jour où tu as compris qu’il avait quitté la ville sans même te l’annoncer. Sans un mot. Rien qu’un silence lourd et pesant qui te faisait mal dans la poitrine. Comme pour semer ces pensées trop dérangeantes en cours de route, tu passes une main fébrile dans les longues mèches brunes de ta chevelure bouclée et désordonnée. Dans le reflet du grand  miroir en face de toi, ton visage est pâle, presque livide. Et il y a tant d’émotions qui passent dans ton regard que c’est comme un manège qui s’emballe. Qui tourne trop vite. « Ce n’est peut-être pas un palace cinq étoiles mais, au moins, tu pourras parler librement, tu assures dans un hochement furtif de la tête. Il n’y a que toi et moi, ici. » Et tu espères que ça le rassure, que ça l’aide à se confier. Tu espères qu’il se sente à l’aise à nouveau avec toi même si tu vois bien que son regard te fuie. Qu’il pose les yeux à peu près partout dans la pièce excepté sur ta personne. Serrant les mâchoires et fronçant les sourcils, tu te sens un peu vexée et irritée. Depuis quand n’ose-t-il pas te regarder en face ? Vous aviez traversé bien trop de choses ensemble pour ressentir cette gêne stupide maintenant. Il n’avait pas de quoi être gêné. Avait-il peur que tu le juges ? Tu sais ce qu’il a fait, tu sais l’accident qu’il a causé. Et pourtant, ça n’a rien changé pour toi. Rien du tout. Il est toujours ton Rajah. Et tu aimerais qu’il le comprenne, cet idiot. « Commence déjà par me regarder, tu balances presque avec mauvaise humeur. Depuis quand tu as peur de moi ? Il fût un temps où tu ne retenais pas de me dire mes quatre vérités en face même si tu savais que ça me déplairait. Même si je te hurlais dessus ensuite. » Tu lâches un soupir empli de lassitude, presque fatiguée. Tu es fatiguée de devoir te battre pour les autres, de devoir les porter à bout de bras alors que tu n’as plus aucune force. Tu as parfois l’impression de t’écrouler sous leur poids mais tu continues pourtant à les soulever autant que tu le peux parce que tu ne veux pas les laisser tomber. Tu ne veux pas faillir, tu t’es toujours interdit la défaite et l’échec. En quelques pas, tu te plantes devant lui comme pour ne pas lui laisser d’autre choix que de poser ses yeux sur toi. « C’est moi, Rajah, ajoutes-tu avec plus de douceur dans la voix. C’est Nako. Tu ne devrais pas avoir peur ou honte de quoique ce soit. Pas avec moi. » Tes mains enlacent les siennes avec lenteur et tu serres ses doigts entre les tiens, comme pour lui montrer ta présence. Comme pour lui donner la force nécessaire de t’ouvrir son cœur. Tu peux comprendre que ce ne soit pas facile pour lui, qu’il soit complètement bouleversé. Mais tu sais aussi qu’il est capable de se sortir de ce gouffre dans lequel il est tombé. Il est capable de se relever et d’avancer, comme il l’a déjà fait. Et tu seras là pour l’y aider.

« Raconte-moi tout ce dont tu te rappelles, même des détails qui peuvent te paraître insignifiants, tu souffles tendrement, ses mains toujours dans les tiennes et ton corps si proche du sien que sa chaleur t’envahit comme une vague te submergeant la cage thoracique. Je veux tout savoir. Je dois tout savoir. » Si tu décides d’aller demander de l’aide à Kocoum, tu veux être en mesure de pouvoir lui fournir autant de renseignements que possible. Et il te sera en même temps très difficile de protéger Rajah. Mais tu supposes que si tu ne mentionnes pas son nom alors l’ancien membre de ta tribu ne pourra rien en savoir, pas vrai ? Tu détestes mentir, tu es même une piètre menteuse mais tu n’as pas encore trouvé d’autre solution que celle-là. Et s’ils découvrent que Raj est impliqué dans cette histoire ? S’il a laissé des indices, des empreintes, rien que la trace de ses chaussures. Ton cœur fait un bond et, comme par réflexe, tu serres un peu plus ses mains. « Et n’aie pas peur, tu le rassures. Tu peux tout me dire, je ne vais pas prendre mes jambes à mon cou. Je suis là. Avec toi. Et je ne partirai pas. Je t’ai promis de t’aider, je le ferai. » Instinctivement, tu poses ton front tout contre le sien, tes yeux se perdant dans l’océan de ses pupilles rétrécies. C’est comme une mer agitée, une houle qui t’emporte et te fait frissonner. Une de tes mains se libère de l’emprise chaude de ses doigts et tu viens caresser sa nuque dans un geste apaisant. Ses cheveux sont un peu plus longs que dans tes souvenirs, ils sont par contre toujours aussi doux. « N’oublie pas que, toi et moi, on a déjà vu le pire et le meilleur de l’autre, tu avoues avec tendresse, un sourire aux lèvres. Rien de ce que tu pourrais dire ou faire ne changerait quoi que ce soit pour moi. Tu restes Rajah. » Tu penches un peu plus la tête vers lui, ta bouche entrant en contact avec la sienne dans une caresse si légère qu’elle a le goût du vent, la texture d’un nuage. Et c’est comme si la foudre venait pourtant de te frapper au cœur, ton corps frissonnant si violemment que tu te sens obligée de t’appuyer un peu plus contre le brun pour ne pas t’effondrer. Longtemps, tu t’étais figuré ce que ça te ferait de le revoir ; souvent, tu avais pensé à la sensation de ses lèvres à nouveau sur les tiennes, de vos mains enlacées, de vos corps serrés. Mais tout ce que tu avais pu imaginer alors n’était rien en comparaison de ce que tu ressentais là, en cet instant. C’est si violent, si intense aussi. C’est comme un tremblement de terre, c’est comme un ouragan. Et ce simple attouchement ramène en toi tant de souvenirs, tant d’images qui défilent devant tes yeux fermés que tu as peur de tomber. Tu as peur de sombrer dans tous ces moments partagés. « Tu restes mon Rajah, tu souffles, la voix sourde et presque haletante, les joues rougies et le cœur tambourinant si fort que tu crains qu’il ne se décroche de ta poitrine pour sortir de ton corps et aller rejoindre celui du garçon en face de toi. » Tout contre toi. Rajah.

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MessageSujet: Re: (nakomaxrajah) t'as perdu la tête Ven 13 Fév - 18:51

nakoma&rajah
One day, I hope you look back at what we had, and regret every single thing you did to let it end.

Tu ne peux plus te faire confiance. Tu as bien essayé, pourtant. Mais tout autour de toi te rappelait à quel point tu avais merdé. Et tu avais peur de ne pas pouvoir revenir en arrière, là où tout était simple. Tu avais peur d'avoir changé, trop changé. Tu t'étais alors dis que tu n'avais plus rien à offrir à ce monde, encore moins à Nakoma. C'est peut-être pour ça que tu n'avais pas osé revenir, et tu savais qu'elle avait toutes les raisons de t'en vouloir. Ça t'étonne donc qu'elle te réponde qu'elle n'est pas fâchée contre toi. N'importe qui serait parti en courant après la bombe que tu lui as lancée. Mais elle n'est pas n'importe qui, évidemment. Elle est forte, ça tu le sais. Bien plus forte que toi. Elle arrive à te regarder droit dans les yeux alors que toi, tu n'arrives plus à faire face à ton reflet dans le miroir. C'est bien la seule à pouvoir t'épauler dans cette catastrophe. Tu lui offres un sourire faible mais sincère tout en relevant la tête, et c'est suffisant comme réponse. Les mots t'échappent, mais les gestes savent s'imposer.

Tu la remercies, mais elle croit que ce n'est pas nécessaire. Comme toutes les fois où tu as égayé ses moments plus sombres avec ton stupide sourire, elle est maintenant là pour te pousser à continuer ton chemin. C'est instinctif entre vous deux, vous jouez le rôle de la bouée de sauvetage quand il le faut. Tu te remémores vos moments passés ensemble, ils te semblent si loin maintenant. Tu dois t'avouer que tu n'as tout de même pas l'impression de mériter son affection là, aujourd'hui. Tu as été son ami, certes, mais excepté faire l'idiot avec quelques blagues débiles, tu n'as pas fais grand chose, il te semble. Tu as été là, présent pour l'écouter dans ses moments de détresse et assez vigilant pour les apaiser. Visiblement, c'est suffisant. Et aujourd'hui, tu lui avoues avoir tué quelqu'un, mais elle ne bronche pas. Elle est toujours là.

Les toilettes des filles sont complètement vides, vous offrant ainsi un lieu tranquille pour que tu puisses mieux t'expliquer. L'idée d'être seul avec Nakoma te rassure, comme si elle et toi êtes alors à l'abri du reste du monde. Il n'y a plus de crimes, plus d'injustice, plus de remords. Il n'y a qu'elle, et tu n'as besoin que d'elle. Ton esprit se calme sur le coup. Cependant, tu ne peux pas oublier ce que tu as fais, ce pourquoi vous êtes là. Tu aimerais pourtant pouvoir effacer ces derniers mois de ta mémoire et repartir avec Nakoma comme dans le bon vieux temps. Elle remarque que ton regard la fuit, et tu sens par son ton que ça ne lui plaît pas. Tu relèves la tête pour rencontrer son regard, et cette fois-ci tu ne te dérobes pas. Mais tes yeux son apeurés, tu le sais. Tu n'as pas peur d'elle, pourtant. C'est toi qui t'effraie. « Ce n'est pas pareil, là. On parle ici de mes vérités à moi, et... je n'arrive pas à me supporter. Tu comprends? Ça fait des mois que je les évite. » Elle s'est approchée de toi, et, d'un ton plus doux, reprend avec des paroles réconfortantes. Ses mains viennent enlacer les tiennes, elles se resserrent contre tes doigts. Sa présence te frappe et te rappelle que tu n'es plus seul. Tu n'as plus à te refermer sur toi-même, à t'empoisonner la vie avec la solitude de tes pensées. Elle est là maintenant, elle t'a retrouvé. « Je sais... » Tu ne sais pas où est le début de ton histoire, ni comment est la fin. Tu ne sais pas ce que Nakoma veut entendre exactement ni ce que tu es prêt à lui conter. Tu voudrais lui épargner ce carnage, ne pas avoir à lui expliquer comment son meilleur ami était devenu un monstre en l'espace d'une nuit. Mais tu dois le faire sans quoi tu te condamnes à l'échec. Tu dois t'avouer l'évidence: tu n'arriveras jamais à te remettre sur pieds sans son aide. Elle te demande les détails, et tu doutes tout d'un coup d'avoir la force de les lui fournir. Tu ne sais même pas si tu auras la force de prononcer un mot de plus. Tu voudrais fuir, ignorer les conséquences. Ignorer l'idée que quelqu'un a perdu la vie par ta faute. Tu sens les mains de Nakoma se resserrer plus fort sur les tiennes. Elle doit avoir peur, elle aussi. Elle a beau être forte, tu lui en demandes beaucoup aujourd'hui. Tu resserres ton emprise toi aussi avec la mauvaise impression que tu pourrais la perdre. « Et n’aie pas peur. Tu peux tout me dire, je ne vais pas prendre mes jambes à mon cou. Je suis là. Avec toi. Et je ne partirai pas. Je t’ai promis de t’aider, je le ferai. » Tu te laisses bercer par ses mots, et tu sens son front se coller sur le tien. Tu plantes ton regard dans ses grands yeux noirs. Ils t'ont manqué, ces yeux-là. Tu te demandes comment tu as bien pu faire pour partir, pour la laisser derrière, alors que tu as cruellement besoin d'elle. L'une de ses mains quittent la tienne pour venir caresser ta nuque. Tu diriges aussitôt ta main libérée vers elle, elle s'agrippe à son chandail, naturellement. Tu refuses de la quitter. Tu refuses l'idée de la perdre à nouveau, et tout ton être la retient contre toi. Tes paupières se glissent pour recouvrir tes yeux alors qu'elle reprend la parole et que tu l'écoutes en silence. Et tu crois enfin ce qu'elle te dit, tu réalises que malgré tes erreurs, elle est là, et elle restera là. Parce que vous êtes inséparables. Ses lèvres viennent rencontrer les tiennes, délicatement. Elles ont la douceur d'une fleur, la même douceur dont tu te souviens. Tes doigts se resserrent sur elle, ta bouche se presse doucement sur la sienne. C'est comme un grand tourbillon dans lequel tu laisses aller toutes tes pensées, c'est comme un orchestre d'émotions dans lequel ton coeur tambourine comme de lourdes percussions. Tu l'as quittée une fois, et tu sais dorénavant que tu ne recommenceras pas. Revoir son visage,  réentendre sa voix, la tenir contre toi, ressentir ses lèvres sur les tiennes... Tu avais besoin de ça. Bien plus que tu ne t'en doutais auparavant, tu en as conscience maintenant. Tu as simplement été con d'ignorer ces signes. « Tu restes mon Rajah. » Tu passes tes bras autour d'elle pour la cueillir contre toi. Tu poses sa tête avec ta main contre ton coeur qui file maintenant à tout allure, doucement, puis tu laisses cette main glisser sur son dos. « Nako, je suis désolé. Je sais pas comment j'ai pu t'abandonner. J'aurais jamais dû faire ça. Tu m'as manqué... » Ta voix s'étouffe sur la dernière phrase et s'éteint lentement. Tu n'ajoutes plus aucun mot malgré toutes les choses encore que tu ressens. Tu resserres ton étreinte sur son corps. Et tu sais à cet instant précis que tu peux tout lui dire, que ce soit encore pour propager des conneries ou pour te vider le coeur. Même si ce que tu as à dire te fait mal, tu peux le dire. Il n'y a qu'elle, et toi, à l'abri du reste du monde. « Je me sentais mal, cette nuit-là. Je sais pas trop pourquoi en fait, j'étais nostalgique je crois. Alors j'ai roulé sur la route, celle qui mène au sud, j'ai dû rouler pendant environ 30 minutes comme ça avant que, que... » Ça te revient, maintenant. En plein fouet. Tu te souviens les essuies-glace qui chassaient la satané neige sur ton pare-brise. Tu te souviens d'avoir pesté contre cette température, et d'avoir soufflé dans tes mains pour tenter de les réchauffer. Il n'y avait pas un chat, tu ne prêtais pas beaucoup attention à la route. « Il y avait The Who qui jouait à la radio. Et quand la voiture a percuté le passant, je me rappelle qu'il y a eu un gros silence après. Et tout ce j'entendais c'était ça, et j'osais pas bouger. » Une larme commence à couler sur ta joue, une seule. Les mots s'échappent d'entre tes lèvres sur un ton si calme, comme si tu avais atteint une léthargie passive. Et dans ta tête, ce sont ces images dégueulasses qui te reviennent, ce corps étendu dans la neige. Ton coeur se crispe d'une façon que tu détestes, de la même façon qu'il s'était contracté cette nuit-là, juste après l'impact. Tu te souviens qu'avec horreur, tu avais arrêté de respirer l'espace d'une seconde, puis tu avais senti ton coeur vibrer dans tes tympans et dans ta cage thoracique. Tu enfonces ton nez sur les cheveux de Nakoma, comme si ce simple geste pouvait te permettre de tout oublier.
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MessageSujet: Re: (nakomaxrajah) t'as perdu la tête Lun 9 Mar - 14:34



T’AS PERDU LA TÊTE.


Tu comprends sa peur et ses réticences. Tu comprends ses doutes. Tout doit être si confus pour lui. Tu connais Rajah, tu sais qui il est. Et jamais, pas même aujourd’hui, tu ne pourrais le voir comme quelqu’un de foncièrement mauvais. Méchant. Rajah est sûrement tout le contraire – il est doux, attentif, drôle. Tendre. Il n’y a pas une seule once de méchanceté en lui, pas une seule parcelle de mauvais. Il n’est que bonté. Et derrière ses blagues puériles, derrière son rire facile, il n’y a qu’un grand enfant qui ne réfléchit jamais vraiment aux conséquences. Tu as appris à apprécier cette partie de lui, tu l’as accepté tel qu’il était. Tu l’as accepté pour ce qu’il était – c’est ainsi que tu l’as aimé, tel qu’il était. Sûrement que ça n’avait pas changé depuis, que tes sentiments étaient toujours les mêmes malgré la rancune et la colère accumulée au fond de ta poitrine. Mais il n’en restait pas moins que Rajah était celui qui t’avait ramenée sur la berge, alors que tu dérivais en pleine tempête sans même avoir la seule envie de t’en sortir. Même si tu l’as longuement repoussé, même si tu as essayé de mettre des distances entre vous, des barrières autour de toi comme pour l’éloigner, il s’est accroché. Il n’a jamais cédé. Et sa persévérance amoureuse a fini par te faire baisser ta garde à ton tour. Tu l’as laissé entrer dans ta vie comme on laisse entrer le soleil dans un pièce trop sombre – pleine d’espoir et de rêves encore inarticulés. Quand tu as compris qu’il s’était enfui, tout ça était parti en fumée avec lui. La bonheur, bien qu’éphémère, s’est transformé en douleur et l’amour en une colère haineuse qui t’a rongée de l’intérieur. Pendant longtemps, tu as cru que tu en avais fini avec lui, que tu ne voudrais plus jamais de lui dans ta vie. Mais alors que tu le retrouves enfin, tu comprends que les cartes sont redistribuées, que tout n’est plus aussi clair dans ton esprit qu’avant. Parce que c’est Rajah, ton Rajah. Parce qu’il a besoin de toi. Parce que sa détresse devient la tienne et que tu ne peux pas résister à ça. À son regard flou et perdu, à sa petite moue d’enfant de cinq ans. Tu ne peux pas résister à ton cœur qui fond comme neige au soleil parce que le brun se trouve dans le même espace géographique que toi. Est-ce que tu pourras l’aider, est-ce qu’il acceptera ton aide ? Est-ce qu’une fois son problème réglé, il s’en ira encore une fois, te laissant seule avec ta colère et ton dégoût de toi-même d’avoir été trop naïve encore une fois ? Peut-être bien, c’est un risque à prendre. Un risque que tu es prête à courir, un risque qui en vaut la peine. Sans doute le regretteras-tu plus tard, sans doute disparaîtra-t-il une nouvelle fois, mais que peux-tu y faire ? Rien, absolument rien. Tu ne peux rien s’il ne veut pas rester près de toi. Avec toi. Et même si c’est difficile pour toi, tu dois accepter cette réalité avant qu’elle ne t’engloutisse dans une spirale sans fond faite de douleur et de rancœur. « Je sais que c’est difficile pour toi, tu le rassures avec autant de douceur que possible. Mais tu ne peux plus continuer de fuir comme ça. Tôt ou tard, il faudra affronter la vérité. » Tu caresses doucement sa joue, un sourire encourageant aux lèvres. « Et tu peux le faire maintenant. »

Tu n’as sûrement pas anticipé le baiser que tu poses sur ses lèvres, tremblante. C’est un geste pourtant naturel mais qui te surprend toi-même. Tu te surprends de tant d’audace. Et tu aurais presque pu prendre peur si la seule caresse de sa bouche contre la tienne n’avait pas fait s’évanouir chaque plus petite pensée à l’intérieur de ton crâne. C’est comme si tout disparaissait et qu’il ne restait plus que cette immense chaleur brûlante envahissant ton corps tout entier. Cet attouchement si simple ramène à ton esprit toute une flopée de souvenirs et ils te frappent avec la force d’une vague percutant les rochers. C’est si violent que tu te sens t’accrocher à lui comme si tes jambes allaient se dérober sous toi. Et il te serre si fort que tu aimerais presque que ton être se retrouve broyé contre lui. Ce serait sûrement tout aussi douloureux que le vide laissé dans ta poitrine durant son absence mais il est là maintenant. Et le perdre à nouveau ne serait que beaucoup trop difficile à supporter. Tu es complètement essoufflée lorsque vos lèvres se détachent, vous êtes si proches que sa chaleur te brûle. Mais rien n’a été aussi agréable depuis longtemps. Tu te laisses faire sans broncher lorsqu’il te rapproche un peu plus, tu te laisses aller contre lui. Tu t’autorises à fermer les yeux juste un instant, juste pour profiter de la sensation d’être à nouveau apaisée. Heureuse aussi. C’est presque comme s’il n’était jamais parti. Presque, seulement. « Tu m’as manqué aussi, murmures-tu, la voix tremblante d’émotion. » Tu ne veux pas tellement parler de ça, de la douleur qui t’a massacré le cœur. De son absence, du vide. Tu veux juste oublier. Tu pourrais lui dire que tu ne lui en veux pas, que ce n’est pas grave parce qu’il est de nouveau là. Mais ce serait faux. Ce serait mentir. Parce que tu as encore mal, parce que tu as encore peur. Parce que son départ reste comme une cicatrice sur ta chair brunie par le soleil de ta Virginie natale. Le silence alors est devenu protecteur, salutaire. Tu te caches dans ces non-dits pour ne pas faire remonter à la surface tout ce que tu t’obliges à oublier, à effacer de ta mémoire. Ce n’est pas le moment, ce n’est pas l’endroit. Lui seul compte, en cet instant. Parce qu’il a besoin de toi. Et son récit est confus, embrouillé comme doivent l’être ses pensées. Il laisse place à des images infernales sur ta rétine, comme un film d’horreur. Ton ventre se noue douloureusement, faisant remonter un goût acide de bile jusqu’à tes lèvres. Tout te paraît si violent, si sanglant. Un accident, ça arrive tous les jours ; un accident, ça peut arriver à n’importe qui. Rajah a l’innocence d’un enfant, il ne pouvait pas affronter une telle épreuve sans paniquer, sans prendre la fuite. Quelque part, tu arrives à comprendre qu’il soit parti après ça. Qu’il ait eu envie de se cacher. Peut-être aurais-tu fait la même chose à sa place. Qui peut le blâmer d’avoir eu peur, de ne pas avoir su quoi faire ? Une telle responsabilité sur ses épaules est un poids bien trop lourd pour lui. Et peut-être que tu le maternes trop, comme tu peux le faire bien trop souvent avec ton indienne, peut-être qu’il est plus fort que tu ne veux bien le voir. Mais tu sais qu’il n’y arrivera pas. Pas tout seul. Et, aujourd’hui, c’est toi qui es là. Pour lui.

Passant une main affectueuse dans ses mèches emmêlées alors que son nez se cale dans tes propres boucles indomptées, tu restes un instant silencieuse comme s’il te fallait faire le tri dans toutes tes pensées qui se bousculent. Il t’avait dit qu’il était sorti de la voiture, qu’il avait vérifié le pouls. Il t’avait dit qu’il était mort. Le piéton était mort. Il l’avait renversé et il en était mort. Tu avales ta salive, la respiration fluctuante. Est-ce qu’il avait seulement une chance pour qu’un miracle ait lieu et que tout ça ne soit que le fruit de son imagination ? Probablement pas. La vérité était là – Rajah avait eu un accident qui avait causé la mort d’un innocent. Et, même avec tout l’amour du monde, tu ne pourrais rien faire contre ça. « Est-ce que tu en as parlé à quelqu’un d’autre que moi ? Tu as prévenu la police ? tu demandes doucement en t’écartant un peu, prenant son visage en coupe entre tes mains pour le fixer dans les yeux. » De ce que tu connais de lui, tu sais qu’il a dû garder ce terrible secret pour lui tout seul. Il s’est forcé à porter ce fardeau, trop apeuré des conséquences que cela pourrait engendrer. Est-ce que Kocoum pourrait réellement t’aider dans cette histoire ? Et s’il arrivait à retrouver Rajah, et s’il l’arrêtait par ta faute ? Tu pinces les lèvres pour t’obliger à te calmer. Céder à la panique n’aiderait personne, surtout pas le brun en face de toi. « Tu m’as dit que tu étais sorti pour voir s’il était encore en vie. Et ensuite ? Quand tu as compris qu’il n’y avait plus rien à faire pour lui, qu’est-ce que tu as fait ? Tu es parti où ? » Est-ce qu’il avait repris sa voiture, est-ce qu’il l’avait plutôt laissée sur place ? Est-ce qu’il avait croisé la route de personnes susceptibles de le reconnaître ? Quelle serait la charge la plus grave retenue à son encontre devant les tribunaux ? Le meurtre ou le délit de fuite ? Est-ce qu’il risquerait la prison, pour combien de temps ? C’est comme si toutes tes connaissances en droit, accumulées après près de trois ans en université, s’envolaient soudainement. C’est comme s’il ne restait plus rien de tous tes cours, plus rien de tous ces livres lus. Plus rien que la peur et l’angoisse aussi étouffantes qu’un serpent s’enroulant autour de ton cou. Tu ne veux pas le perdre à nouveau. « Pourquoi tu n’es pas revenu à Fantasia Hill ? » C’est comme un souffle à peine audible, c’est comme un murmure. Tu aurais aimé qu’il revienne après l’accident, tu aurais voulu qu’il te revienne. Tu l’aurais aidé. Mais la peur et la culpabilité l’ont arraché à toi, te laissant avec un cœur en berne sans savoir pourquoi. « Tu as eu peur. Tu as eu honte. C’est pour ça que tu es parti, pas vrai ? continues-tu sur le même ton alors que la réalité te frappe avec la force d’un poing en plein estomac. Tu es parti parce que tu as eu peur. Tu as eu peur de ce qu’il se passerait si tu revenais, si l’on découvrait l’accident. » Et pourtant, il est revenu. Il est là, aujourd’hui. Pourquoi ? Pour toi ? Un frémissement te parcourt et tu rejettes cette pensée aussi vite qu’elle est apparue à ton esprit. Tu ne veux pas y réfléchir pour l’instant. « Ce n’est pas de ta faute, tu lâches après un silence. Ce qu’il s’est passé n’est pas de ta faute. Tu n’y es pour rien. Tu ne voulais pas lui faire de mal. Tu le sais, n’est-ce pas ? Ce n’est pas de ta faute, Rajah. » Juste la malchance. Juste le destin.

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J'ai posé bagages ici le : 10/11/2013 Jouant le rôle de : rajah (le tigre de jasmine). Nombre de messages : 539 On me connait sous le pseudo : night sky. Un merci à : night sky. (ava&signa) + tumblr&deviantart (edits et fan art du profil) Je suis fier(e) de porter l'avatar de : logan cutie lerman
MessageSujet: Re: (nakomaxrajah) t'as perdu la tête Lun 16 Mar - 4:10

nakoma&rajah
One day, I hope you look back at what we had, and regret every single thing you did to let it end.

Elle a beau être compréhensive, tu sais au fond de toi que le mal est toujours là, bien présent, entre vous deux. Tu es parti. Tu l'as laissée là derrière, celle qui comptait le plus à tes yeux, comme un chiffon sale. Et tu es un enfoiré, en fait. Tu n'as jamais voulu faire de mal à personne, mais voilà. C'est un peu comme si tu n'avais pas eu le choix. Tu sais pourtant que dans la vie, on a toujours le choix... Et c'est ça qui te tracasse. As-tu eu le choix? Peut-être que oui, peut-être que tu as échoué. Si tu as eu le choix, tu as clairement pris le mauvais. Et tu le réalises maintenant pleinement alors que tu es debout devant elle, dans cette salle des toilettes. En quelque part sur ta route, tu as fais le mauvais choix. Le choix de fuir alors que tu pouvais rester, affronter ta peur. Le choix de la quitter, elle, alors que c'était la seule dont tu avais vraiment de besoin. Sa voix douce calme tes nerfs, et ses mots viennent dire tout haut ce que tu crains. Ne peut plus continuer de fuir, affronter la vérité... Tu avais enfin remédier à cela en revenant, en franchissant les murs de cet établissement. Mais sans elle, tu es perdu. Nakoma s'est immiscée dans ta vie lentement, doucement, jusqu'au jour où tu t'es rendu compte qu'elle était ton rayon de soleil. Ou c'est plutôt toi qui t'est imposé à elle, comme si une partie de toi avait déjà ressenti le besoin de l'avoir près de toi à cette époque. Et finalement, tu es entré dans son monde que pour la faire souffrir. Est-ce ça que tu as fais? Tu ne sais plus. As-tu été un ami tel qu'il le fallait ou une grenade qui lui a explosé l'intérieur? Tu ne sais plus. Tu as longtemps été présent pour elle, trop présent à certains moments, alors qu'elle ne voulait rien savoir de toi. Elle a eu des passes difficiles, et tu l'as aidée à se relever. Puis au final, elle a surmonté la pente. Mais peut-être qu'elle y est arrivée toute seule, en fait. Elle est forte. Dans ce cas, qu'as-tu été pour elle, si ce n'est qu'un abruti qui disparaît un matin sans laisser de trace derrière, même pas une raison pour qu'elle ait envie de le revoir? « Ouais, tu dois avoir raison... » Tu laisses ta phrase tomber dans le vide, sans trop de conviction. Tu dois affronter la vérité, oui, celle où tu es un vrai imbécile.

Ses lèvres viennent embrasser les tiennes comme une évidence, comme si leur place est bel et bien là. Sauf que l'abruti que tu es ne mérite pas ce réconfort, cette petite partie du paradis. Et pourtant tu t'accroches à elle, l'idée de la perdre encore te fait peur. Et l'ironie de la chose, c'est que c'est toi qui l'a abandonnée. Tu presses tes lèvres plus fort sur les siennes, tu mélanges ta chaleur à la sienne, ta peau contre sa peau. Tu as été assez malheureux pour oublier que sa présence t'était essentielle, mais la vérité est là maintenant, collée contre toi: elle réchauffe ton coeur d'un feu de braise, elle te procure des sentiments que tu ne peux trouver ailleurs. Tu peux toujours parcourir le reste des États-Unis, ta place est quand même là, dans ses bras. Tu perds ton souffle et tes doigts s'accrochent alors à ses vêtements comme pour le retrouver. Il n'y a plus rien autour, sa chaleur irradie le reste de l'espace tel un feu qui se propage, une lumière qui envahit la pièce. Et tu la sens brûler contre ta peau, toi qui a le coeur gelé depuis des mois, tu accueilles cette sensation avec une douce euphorie. Tu brûles de l'intérieur, cette nouvelle chaleur s'ajoute à la sienne. Et tu la laisses te quitter, doucement, sans vraiment vouloir qu'elle ne se décolle. Tu aurais espéré que cet instant ne s'arrête jamais, que tu puisses te réfugier dans ce moment lors duquel toutes tes craintes et remords n'existaient pas. Un peu comme si en quelque part, tout pouvait être parfait. Tu la gardes auprès de toi en l'entourant de tes bras, la serrant alors plus fort que ce que tu t'imagines. Il y a tant de choses que tu voudrais lui dire pour lesquelles tu ne peux encore trouver les mots. Tes paroles ne sont pas assez fortes. Pas aussi fortes que tes bras qui la tiennent contre toi. Mais tu oses quand même t'excuser une nouvelle fois en lui avouant au passage qu'elle t'avait manqué, et tu as l'impression que tes phrases s'envolent dans l'air ambiant comme un tas de poussière. Et elle te dit alors que tu lui as manqué aussi, ce qui te rassure un peu. Tu as peut-être été un peu plus qu'un abruti, au final. C'est ta Nakoma, tout de même. Tu as été là pour elle, alors peut-être qu'elle arrivera à être là pour toi aussi. Elle ne pourra peut-être pas te pardonner, mais elle est quand même là, blottie entre tes bras, pour t'écouter dans ta catastrophe. Tu commences ton récit avec des phrases qui s'emboitent maladroitement, trop timides pour s'accorder. Mais sentir sa chaleur à elle te réchauffer la poitrine, son souffle sur tes vêtements, c'est comme une poussée qui t'invite à prendre enfin ta vie en main. Parce que tu es vivant, et le baiser que tu viens d'échanger avec elle t'en donne une bonne raison. Non, tu n'es certainemment plus en vie pour la joie des jours heureux, pour les plaisirs du quotidien, pour l'innocence d'exister. Tout ça, tu l'as perdu. Mais Nakoma est toujours là, prête à t'attraper dans ta chute, prête à te faire vivre à nouveau. Tu sens sa main dans tes cheveux alors que tu perds la force de continuer ton témoignage, et tu te concentres alors sur cette sensation réconfortante dans l'espoir d'oublier toutes les autres émotions qui te submergent. « Est-ce que tu en as parlé à quelqu’un d’autre que moi ? Tu as prévenu la police ? » Malgré l'oppression horrible que subit ta poitrine, tu dois te forcer à réfléchir. Nakoma veut bien t'aider, alors tu devrais être assez sage pour prendre cette chance qui t'est donnée. Et même si tu n'as pas envie de faire sortir les mots de ta tête, même si tu voudrais juste ignorer ce qui te serre le coeur, tu dois coopérer. « Non. J'aurais dû alerter la police? Je sais pas, j'ai pas cru que ça m'aiderait. » Tout est confus dans ta tête, même si certaines images ont clairement imprégné ton esprit. Tu te rappelles surtout avoir paniqué, mais plus à cause du geste que tu venais de commettre que les conséquences qui pouvaient alors en résulter. Tu as fui non pas pour échapper à la police, mais pour échapper à toi-même, au jugement des autres. Et alors il avait été clair dans ton esprit que tu n'aurais jamais pu ouvrir la bouche pour avouer quoi que ce soit à personne. Les souvenirs de cet incident et les émotions qu'ils te procuraient n'étaient bons qu'à être refoulés.  Nakoma veut aussi savoir ce que tu avais fais après avoir vérifié le corps, ce qui n'a rien pour t'aider à sortir de ta confusion. Après être sorti de ta voiture, tu as rejoins le corps inerte qui gisait au sol. Tu te rappelles l'avoir fixé pendant un moment qui te semble avoir été une éternité. Puis... Tu as vérifié son pouls, si? L'as-tu réellement fait? Probablement. « Je suis remonté dans la voiture, je savais pas trop quoi faire d'autre. Puis... je suis parti. J'ai continué sur la route, elle menait tout droit à une ville au sud. Je sais même plus le nom, bordel. Je ne prêtais pas attention à où j'allais. Les jours ont passé, et je me suis beaucoup baladé d'une ville à l'autre. Et ça a continué comme ça pendant des semaines, et des mois. J'ai RIEN fais, tu vois. J'ai fui comme un débile. » Tes sourcils se froncent, tes yeux désemparés sont plongés dans les siens comme pour y trouver une réponse. As-tu fais le mauvais choix? Peut-être que tu n'aurais pas du revenir, tout compte fait. En venant tout lui raconter, devient-elle complice de ton acte? Un goût amer se fait alors ressentir sur ta langue. Peut-être que ton retour ne fera que la détruire d'avantage, et l'idée de lui faire encore du mal t'est encore plus insupportable que celle de la perdre complètement. C'est en partie pour ça que tu avais eu besoin de tout refouler: pour protéger les autres de ta propre erreur, pour la protéger elle. « Pourquoi tu n’es pas revenu à Fantasia Hill ? » La question posée presque comme une accusation qui n'a plus la force d'attaquer. Un souffle tout aussi blessant qu'un cri, un murmure qui en disait gros. Pourquoi n'étais-tu pas revenu? Pourquoi l'avais-tu abandonnée, la laissant croire que tu étais tout simplement parti sans se soucier d'elle? Tu la laisses continuer avec ses questions, avec ses suppositions, sans prononcer un mot. Et plus les mots sortent de sa bouche, plus faibles les uns que les autres, plus la réponse à ses doutes t'assomme, comme un poing dans l'estomac. Tu restes muet, les lèvres pincées. Comment lui expliquer? « Ce n’est pas de ta faute. Ce qu’il s’est passé n’est pas de ta faute. Tu n’y es pour rien. Tu ne voulais pas lui faire de mal. Tu le sais, n’est-ce pas ? Ce n’est pas de ta faute, Rajah. » Peut-être qu'elle a raison. Rien de cela ne serait de ta faute, et la mort qui te pèse sur les épaules ne serait qu'une malheureuse malchance du destin. Mais ça ne changera pas toute l'angoisse que tu as vécue par la suite. « J'ai eu peur de toi, oses-tu alors annoncer, honteux de toi-même. J'ai eu peur de ta réaction, de ce que tu aurais eu à dire. Qu'est-ce que j'aurais fais si je t'avais tout dis et que tu m'aurais alors détesté? Que tu aurais alors pensé que je suis un monstre? J'ai eu peur de ce que ça faisait de moi. J'ai encore peur. J'ai jamais voulu faire de mal à personne... » Tu prends une pause, reprends ton souffle. Tu sens la panique reprendre le dessus sur toi et tu détournes vite le regard. Après tout ça, tu ne sais plus qui tu es. Un criminel, vraiment? Tes yeux viennent rechercher ceux de Nakoma, sans quoi tu es perdu. Un enfant égaré, voilà ce que tu es. « Mais j'en ai fais, tu comprends? J'ai fais du mal à cette personne, et à toi, et à tout le monde. Et je veux pas... » Ta voix est brisée, teintée d'un sanglot qui renaît lentement de ses cendres. Mais tu reprends le contrôle décidé à ne pas flancher, pas encore une fois. Tes mains viennent se poser sur les siennes, tes doigts se croisent avec ses doigts. Peut-être alors as-tu une chance de t'en sortir.


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(nakomaxrajah) t'as perdu la tête

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