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 LES FLEURS DU MAL Ԅ DEXTEÏ.

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J'ai posé bagages ici le : 16/11/2013 Jouant le rôle de : la petite guerrière qui ne sait dans quel camp elle doit combattre : Vitani ( LK II ) Nombre de messages : 726 On me connait sous le pseudo : BELLA CIAO. (lorenza) Un merci à : smork (avatar) + endlesslove (sign). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : la badass phoebe tonkin.
MessageSujet: LES FLEURS DU MAL Ԅ DEXTEÏ. Mar 21 Oct - 23:08

ft. dexter & cersei
LES FLEURS DU MAL.
Dans un soudain craquement, tout explosa alors. De l'essence de la tête aux pieds – littéralement. Les mains levées et le corps raidit, tu lanças un juron, puis plusieurs autres tout en tentant d'enlever un maximum d'essence de ton visage. La voiture était bonne pour la casse, là c'était certain. De rage, tu vins donner un féroce coup de pied dans la tôle. Geste bien stupide, puisque la douleur arriva le long de ta jambe, t'arrachant d'autres jolis jurons de la bouche. Et dire que tu avais misé une bonne partie de tes économies dans cette voiture – dernier caprice à ta passion pour les voitures vintage. Un caprice qui t'avait fait débourser beaucoup d'argent, de l'argent que tu n'avais pas. Après tout, le métier de mécanicienne n'est pas le plus payé qui soit, encore moins quand tu es incapable de réparer plus d'une voiture par semaine. Oui, ces derniers temps, tu étais vraiment à la traîne. Déjà, ton matériel était bien trop obsolète pour pouvoir être pratique. Et surtout, tes pensées étaient tournées vers tout autre chose. Tu ne t'en rendais même pas compte, en fait. Comme si c'était devenu incontrôlable – presque naturel – de constamment penser à cette soirée. À cette découverte. Pire ; à lui.

Tu t’assoies alors sur le côté du capot ouvert, les bras méchamment croisés contre cette salopette elle aussi bonne pour la poubelle. Et tu expires un grand coup, comme jamais. Tu te sens au bout de ta vie, c'est à peine croyable. C'est comme te sentir prête à exploser à n'importe quel moment. Comme une pulsion, instable et bouillonnante qui te paralyse. Qui t'empêche de faire un pas de plus depuis cette fameuse soirée. C'est idiot, de rester bloquée à ce point sur ça. Après tout, tu n'avais qu'à oublier, et continuer ton petit train de vie où tu l'avais laissé. Mais non – c'était plus fort que toi. Tu ne pensais qu'à ça, ça vient tout seul à toi, surtout la nuit, quand tu t'apprêtes à t'endormir. Ces images reviennent alors dans ton esprit, et voilà qu'elles te hantent pour le restant de la nuit. Ça ne te lâche pas, et ça ne semble jamais vouloir te lâcher. Tu n'arrives pas à tourner la page, c'est tout. Et à l'allure où vont les choses, tu n'arriveras jamais à la tourner. Alors tu plaques tes mains sur tes joues, avant de vivement les retirer, ayant oublié qu'elles étaient couvertes d'essence. Bien joué : te voici le visage tout de noir rempli. Et cette odeur de gazole qui te monte à la tête.. Mais merde Vitani, ressaisis-toi.
Tu aimerais retourner au pensionnat là – tout de suite – mais tu n'as vraiment pas le courage. Déjà, pas le courage de faire un aller-retour juste pour changer de tenue, mais encore moins le courage de supporter les remarques et autres moqueries de ton cher coloc' sur ce qui vient de t'arriver. Tu te contentes alors de traîner les bottes jusqu'aux toilettes de ton garage. Jetant un coup d'oeil furtif au miroir, l'image qu'il te ramène de toi te fait presque rire : tu es ignoble à voir. Avec tout ce gazole collant dans les cheveux, éparpillés sur ton visage et surtout, avec cette salopette deux fois trop grande pour toi. Une Vitani dans sa plus grande féminité. De toute manière, tu n'avais jamais eu la fibre très coquette. Du tout même. C'était ça, d'avoir grandi avec deux frères, on en oublie parfois qu'on est une jeune femme, et non un p'tit bonhomme. Tu passes alors ta tête sous le robinet, nettoyant au maximum ton visage et ta tignasse – l'odeur devenant véritablement infernale. T'accoudant sur les rebords de l'évier, tu te perds encore quelques instants dans tes pensées, et dans un rapide calcul de tout ce qu'allait te coûter cette nouvelle panne de machine. Trop, beaucoup trop. Bientôt tu n'allais même plus pouvoir continuer à te payer de la nourriture pour le mois. C'était déjà tout juste.. Rah, et puis merde.

Soudainement déterminée, tu fermas le garage pour la journée et remontas d'une traite la rue jusqu'au premier arrêt de bus. Déterminée. Non, en fait : hésitante. Comme jamais d'ailleurs. Tu te donnes l'allure d'une jeune femme sure d'elle, là, mais en fait à l'intérieur tu es juste complètement paniquée. T'as le cœur qui bat à cent mille, au bord des lèvres. Et les jambes qui tapotent l'une contre l'autre. Dans le bus, tu n'es même pas capable de tenir en place, si bien que tu ne cesses de remuer sur ta place, croisant et décroisant tes jambes. Mordillant doigt après doigt jusqu'à l'os. Dans le genre pas logique, on peut dire que tu es la reine. Tu as totalement peur de le revoir. Tu appréhendes tant ce moment depuis la soirée de la dernière fois – car tu sais que de toute manière, tu allais le revoir un jour ou l'autre. Et pourtant, telle l'inconsciente impulsive que tu es, tu viens courir droit dans la gueule du loup – du tigre. Tu aimerais penser que tu n'as pas vraiment le choix, oui. Tu aimerais prendre cette facilité de te dire que tu as besoin de lui pour venir à bout de tes problèmes financiers. Et pourtant, ce n'est pas le cas. Tu as bien évidemment le choix, dans le sens où tu n'es pas obligée d'aller le voir. Pas obligée de le revoir un jour ou l'autre même. Non, en fait, tu veux juste le revoir. Mais tu préfères te voiler la face, oui : c'est tellement plus facile de cette manière.
Te voici donc face à la Banque. Salopette tâchée d'essence, cheveux salement ramené en un semblant de queue de cheval, bottes de travail aux pieds. Il n'est pas certain qu'ils te fassent rentrer, non. Mais tu savais qu'il te suffirait de décliner ton identité pour qu'on te laisse tranquille. Déjà des mois que tu travaillais pour lui – ses employés te connaissaient à force. Si bien que tu entras sans mal dans l'enceinte de la Banque, mais dans une entrée spécialement réservée aux « travailleurs » dans ton genre. Les employés un peu moins officiels de la Banque, quoi. Tu avais certes deux gardes derrière toi – on accédait pas si facilement aux coulisses de la Banque – tu fonças tête baissée vers le bureau de l'intéressé. Tu connaissais le chemin par cœur, y étant si souvent venue. Avant cette soirée-là, encore une fois.. Tu pris soin, par pur instinct de politesse, de toquer deux fois à la porte du bureau de Dexter – et voilà que le stress revenait. Pas le temps d'attendre qu'il t'autorise à entrer, tu tournes déjà la poignée et enfin, le voilà face à toi. Et d'un coup, comme par coup de vent, toute ta crédibilité s'envole. Fini la jeune femme sure d'elle. Fini la détermination luisante sur le visage. L'espace d'un instant, tu te demandes même ce que tu fiches ici. C'est vraiment trop con, voilà que tu te déstabilises à sa seule vue. « J'ai besoin que tu m'aides, vraiment. Au Diable les bonjour et autre, tu en viens directement au fait, complètement essoufflée. Je suis totalement fauchée. »
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    je sais que ça n'avance à rien de penser tout le temps à toi, je sais que je rêve dans le vide. △ mais en fait, je m'en fiche, parce que ça me fait du bien. j'ai l'impression que t'es un peu avec moi, toujours dans un coin de ma tête, un peu comme si t'étais présent. j'ai l'impression d'avoir des papillons dans le ventre, des plumes qui me chatouillent les oreilles, des nuages sous mes pieds, c'est agréable. et tant pis si ça rime à rien.


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MessageSujet: Re: LES FLEURS DU MAL Ԅ DEXTEÏ. Jeu 23 Oct - 22:43



les fleurs du mal

Les chiffres valsaient sous tes yeux depuis huit-heures ce matin, et ton nouveau stagiaire s'étonnait toujours un peu plus à chaque minutes que tu ne finisses pas par les confondre. Lorsqu'il te demanda si parfois l'envie de prendre une pause ne te saisissait pas, si les chiffres ne finissaient guère par t'ennuyer après toutes ses heures passées à les lire et à les relire, pour être sûr que même aucun centime ne puisse t'échapper ; tu lâchas simplement un petit rire, en le priant de t'apporter un café noir. L'idiot te proposa du sucre, et tu lui répondis simplement d'un roulement des yeux exagéré, vidant ta tasse cul sec, avant de remettre à compter, indéfiniment. Il débarrassa platement la tasse, tâchant de lire au dessus de ton épaule pour essayer de comprendre ce que tu pouvais trouver de si intéressant dans ses milliers de calculs gravés en petit sur ta feuille souillée de noir. La vérité, c'est que ça ne t'avais jamais vraiment amusé, les calculs, et les pourcentages, mais que ça sonnait comme obligatoire, ce genre de chose, lorsqu'on était banquier. Évidement, t'avais des statisticiens, que tu payais grassement, mais tu ne pouvais t'empêcher de relire leurs travaux, pour vérifier au gré qu'ils n'empochaient pas un euro de plus que ce que tu leur offrais. Agacé par ce regard au dessus ton épaule, tu refermas d'un seul coup ton calepin. « Joseph. » Il se racla nerveusement la gorge. « Heu, c'est Joe en fait... » Tu roulas les yeux, fouillant dans la poche de ton manteau pour en extraire un paquet de cigarettes. « Certes, Joe. Vous êtes en stage d'observation n'est-ce pas ? Et je constate avec grand plaisir qu'en effet, vous êtes très bon observateur. Seulement, je ne saurai comment vous remercier, si vous trouviez un intérêt quelconque à regarder autre part que par dessus mon épaule. Me suis-je bien fait comprendre ? » Tu ne hurlas même pas, mais pourtant tu le sentis sursauter, et sa réaction t'arrachas un sourire carnassier. Tu levas un sourcil, le voyant ouvrir et refermer la bouche plusieurs fois, sans pour autant dire quoique ce soit. Tu poussas un long soupir, l'envoyant voir ailleurs d'un geste de la main, alors qu'il s’exécutait. Tu attendis qu'il est refermé la porte pour rouvrir ton bloc-notes, fixer les chiffres, avant de lâcher un long râle, et d'à nouveau le refermer. Tu tiras ta chaise d'un grincement, te dressant sur tes pieds en regardant autour de toi. Pour la première fois de ta vie, tu réalisais, à quel point cette pièce pouvait être vide. Non pas de bibelots, ni même de tableaux, car tu prenais toujours grands soins à décorer tes appartements ou ton bureau, mais il planait dans cette pièce une atmosphère glaciale. Il fallait dire, que tant de larmes avaient été versées ici, tant de cris, et tant de sang, que si le l'aura d'une pièce existait réellement, alors cela ferait longtemps qu'elle serait hantée. Tu jetas un œil à ton immense tableau, dressé fièrement juste en face de ton bureau, représentant ce tigre fier, que t'avais acheté une fortune. Tu juras même voir rire la bête, sous l'ennuie ou peut être la folie qui te rongeait. Lâchant un juron, tu vins te planter devant le miroir, carrant les épaules, droit, et fier, comme toujours, les yeux sans expression autre que la colère ou la détermination. Mais détermination à quoi ? A voir le monde brûler sous tes yeux ? Il n'y avait donc que le chaos qui t'apaisais ? Tu secouas la tête, chassant ses idées noires, car une telle réflexion de ta part ne te mènerait qu'à ta perte. Et si proche du contrôle de cette ville, tu ne pouvais te permettre aucun écart, surtout pas parce qu'une femme avait su te faire réfléchir. Rien ne pouvait te changer. On ne change pas la fonction d'un poignard.

« Quelqu'un est là pour vous voir, monsieur. » grésilla la voix de l’hôtesse d'accueil dans le micro posé sur ton bureau, alors que tu appuyais quelques secondes plus tard dessus pour le signaler que t'attendais la personne. Tu te réinstallas dans ton fauteuil, glissant une main sur ta tête pour replacer un peu tes cheveux, t'attendant à la visite d'un acheteur ou d'un client, seulement la personne qui passa la porte, ressemblait à tout sauf à un de tes clients. Tu clignas des yeux, la voyant entrer après avoir frappé, sans même que tu ais eu le temps de répondre. Elle se plante là, juste devant ton bureau, maladroitement prostrée là, comme si tous les malheurs du monde lui pesaient les épaules. Et toi, surpris, qui ne pensais pas la revoir avant un sacré paquet de temps, et qui étais déjà en train de penser à la façon dont tu pourrais la rappeler, sans passer pour... Oui, le type qui s'excuse. Il fallait croire que tu n'en aurais guère besoin, puisqu'elle se trouvait devant toi à ce moment même, et qu'elle semblait avoir quelque chose d'urgent à te demander. « J'ai besoin que tu m'aides, vraiment. » Pour une fois qu'elle venait elle même et qu'elle te le disait. Rares étaient les fois où Cersei avouait son besoin de ton aide, et lorsqu'elle le faisait, c'était seulement lorsqu'elle n'avait vraiment pas le choix. « Je suis totalement fauchée. » Elle semblait essoufflée, et tu la fixas un moment avant de réagir, le temps qu'elle reprenne son souffle, que tu entende sa respiration lentement se calmer, jusqu'à reprendre un rythme plus normal. Pas de bonjour, rien, seulement elle et toi, dans la même pièce, et sa demande, parce qu'elle était fauchée, apparemment. Tu te contentas d'abord de simplement prendre une inspiration, te levant pour lui désigner le siège en face de ton bureau. « Si tu commençais par t'asseoir ? » Tu lui proposas d'abord, attendant qu'elle le fasse – lui jetant un regard insistant – avant de poursuivre. Tu te rassis à ton tour, ouvrant enfin ton paquet de cigarettes, en saisissant une pour la porter à tes lèvres, tendant le paquet à Cersei pour qu'elle se serve si l'envie lui venait. « Bien. Tu enchaînas, t'allumant la clope. Fauchée tu dis ? » Tu levas les yeux vers elle, l'observant longuement de ton regard fauve. « Tu comprendras que je ne peux guère t'aider si tu ne m'explique pas précisément ce que tu comptes faire de cet argent. Tu levas un doigt avant qu'elle ne dise quoi que ce soit. Et comme je suis un homme plein de bonté, il est certain que je le ferai, n'est-ce pas ? » Tu souris en coin. « Sous certaines conditions. Mais d'abord, parle moi de ton problème. » Tu repris, de ta voix grave, plongeant tes yeux dans les siens, comme tu le faisais toujours, un contact qui vous déstabilisait pourtant autant tous les deux.


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MessageSujet: Re: LES FLEURS DU MAL Ԅ DEXTEÏ. Jeu 30 Oct - 23:25

ft. dexter & cersei
LES FLEURS DU MAL.
Tu mâchais nerveusement ton chewing-gum – sans aucun goût maintenant – telle une vache ruminant. Tes genoux tremblaient d'eux-mêmes. Tes doigts se tortillaient les uns sur les autres. Et cette respiration, qui semblait jouer au yo-yo, tantôt trop rapide, tantôt trop lente. Tu n'étais pas à ton aise, c'était plus qu'évident. Il résidait dans cette pièce une de ces ambiances bien trop lourde, bien trop chargée pour qu'on puisse bien s'y sentir. Du moins, c'était ton cas – quand Dexter, lui, semblait satisfait dans ce genre d'ambiance. Encore une preuve que vous n'étiez pas du même monde. Encore une preuve qu'il fallait que tu tournes la page le concernant. Mais ça, ça n'était clairement pas gagné. C'était même perdu d'avance, et tu le savais. Alors à quoi bon t'obstiner ?
Il se leva alors, te prouvant à nouveau à quel point il était du genre impressionnant, comme personne. Du genre.. intimidant, même. Tu ne t'en étais jamais vraiment rendue compte, en fait. Jusqu'à cette fameuse soirée. Tu avais toujours refusé l'idée qu'il puisse être à ce point sombre, à ce point hanté par de tels démons. Mais cette soirée t'avait ouvert les yeux – d'une manière particulièrement désagréable, même. Non, Dexter ne blaguait pas. Non, il ne paraissait pas juste dangereux : il l'était. Et il le demeurerait, quoique tu souhaites. Quoique tu tentes. C'était drôle – enfin, drôle était un bien grand mot – mais c'est ce qui te faisait malgré tout rester. C'était la raison pour laquelle tu te trouvais encore ici. Après tout ce qu'il s'est passé. Parce que c'était plus fort que toi. Parce qu'il pouvait être la pire pourriture de cette terre, toi, tu continuerais à vouloir le voir. À vouloir le découvrir encore un peu plus, même si ça fait mal. Même si tu y laisses des parties de toi. Tu en as besoin, tu as tant besoin de le comprendre, de le cerner. Et, d'une certaine manière, de vouloir le changer. Un souhait bien égoïste, mais surtout bien utopique.

« Si tu commençais par t'asseoir ? » Ce que tu fis de suite, tes jambes tremblant de plus en plus malgré tes efforts pour les maîtriser. Mais le stress de tes genoux se transmit alors à ta bouche, si bien que tu vins mordre ta lèvre inférieure sans même t'en rendre compte. Mais pourquoi, Diable, te mettait-il dans de tels états ? Tellement, et si peu de choses. Tu savais qui tu avais en face de toi, à présent. Et il ne s'agissait pas juste d'un louche directeur de banque, aux méthodes peu respectueuses. Non. C'était un de ces hommes que l'on préfère ne pas rencontrer, dont on ne préfère même pas penser même. Ce genre d'homme qui peut tout autant effrayer qu’écœurer. Mais qui toi, gourde parmi les gourdes, t'attirait.
Tu attrapas vivement une cigarette du paquet qu'il te tendait, histoire de faire passer le stress dans cette dépendance que tu avais pris, et n'attendis pas qu'il te tende le briquet pour le lui prendre des mains, et ainsi de l'allumer. « Merci. », soufflas-tu entre tes dents, n'aimant jamais trop dire ce mot qui entachait ta si grande fierté. « Bien. Fauchée tu dis ? » Il avait cette manière de te regarder.. D'une de ces façons qui vous fait prendre alors conscience à quel point vous pouvez être bien petit et bien vulnérable. Ce genre de regard qui prend directement aux tripes, qui coupe en l'espace d'une demie seconde votre souffle pour vous le faire reprendre, plus rapide et ardent que jamais. Ce genre de regard qui vous fait aussi prendre conscience d'à quel point vous êtes idiote, de vous emballer pour un rien. « Tu comprendras que je ne peux guère t'aider si tu ne m'explique pas précisément ce que tu comptes faire de cet argent. Et comme je suis un homme plein de bonté, il est certain que je le ferai, n'est-ce pas ? » Ton rire partit de lui-même, discret et court. Mais un sourire amusé demeura tout de même sur ton visage. Dexter était bien des choses, oui. Mais d'une certaine bonté ? Pas vraiment, non. « Un véritable Saint parmi les Saints. » vins-tu ironiser, levant à ton tour ton regard dans le sien, une lueur de complicité venant éclaircir tes pupilles. « Sous certaines conditions. Mais d'abord, parle moi de ton problème. » C'était certain, il n'allait pas te rendre ce service comme ça, par un simple claquement de doigts. C'était Dexter quoi. Tu n'était déjà pas certaine qu'il t'aide, mais alors s'il le faisait, ça ne serait pas spécialement.. spontané. Naturellement, tu soupiras alors, pas très emballée à l'idée de parler de tes problèmes d'argent. Tu voulais juste qu'il t'aide à les résoudre, pas qu'il prenne la peine d'en connaître la cause.
Tu laissas alors la fumée de la cigarette sortir, avant de te racler la gorge. « C'est long, et pas forcément très passionnant comme histoire, claquas-tu, tout en ayant ce réflexe de lever tes sourcils. Et pour être franche avec toi, je ne suis pas venue ici pour faire causette sur ma vie. » Ta voix n'était pas particulièrement désagréable, ou même méprisante. Tu n'aimais juste pas tourner autour du pot, ou encore moins perdre de ton temps. Dexter avait – dans un sens – bien le droit de te poser ces questions. Tu ne lui demandais pas un petit service, après tout. Mais au fond, tu restais une vilaine rancunière – et tu aimais le faire savoir. Ce refus de parler de ta vie privée – et Dieu qu'elle était inintéressante – était comme une piqûre de rappel à Dexter, concernant sa secrète et sombre activité de nuit. C'était puéril, comme réaction. Mais c'était tout toi. « Je comprendrais que tu ne veuilles pas m'aider, ne t'en fais pas, même si ça n'était pas tout à fait vrai. Après tout, c'est quand même culotté de ma part de venir te demander ce genre de service, après cette.. » Tu te coupes net, comme soudainement interdite. À nouveau, cette manie de te mordre la lèvre inférieure te revient, alors que déjà tu jettes le mégot dans le cendrier. Et mince, tu n'aurais pas du faire référence à cette soirée. C'était sortit tout seul, comme s'il s'agissait d'un sujet des plus bateaux. La gêne revient alors, amèrement accompagnée des souvenirs de cette nuit-là. Sans t'en rendre compte, tu murmures un léger juron, et alors tu te relèves, d'une traite. Les souvenirs sont revenus, et toutes les émotions avec. « Pardon, ton ton est devenu sec, sans le vouloir, je n'aurai pas du t'emmerder avec mes problèmes. » Un dernier regard lancé vers lui. Ce genre de regard qui se veut sérieux mais qui n'est pas plus que paumé et suppliant.
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    je sais que ça n'avance à rien de penser tout le temps à toi, je sais que je rêve dans le vide. △ mais en fait, je m'en fiche, parce que ça me fait du bien. j'ai l'impression que t'es un peu avec moi, toujours dans un coin de ma tête, un peu comme si t'étais présent. j'ai l'impression d'avoir des papillons dans le ventre, des plumes qui me chatouillent les oreilles, des nuages sous mes pieds, c'est agréable. et tant pis si ça rime à rien.


Dernière édition par Cersei Vitani Sullivan le Mer 10 Juin - 15:41, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: LES FLEURS DU MAL Ԅ DEXTEÏ. Dim 16 Nov - 1:45



les fleurs du mal

C'était lorsqu'elle se dressait devant toi ainsi, ses longs cheveux bruns lui tombant sur les épaules et ses yeux mêlant noisette et vert, que tu comprenais subitement pourquoi elle pouvait paraître si différente à tes yeux. Elle était d'une beauté extraordinaire de celles qui ne ressemblent à aucune, et ce coté garçon manqué que tu t’efforçais de détester, t'intriguait en vérité énormément. T'aimais ses grognements et ses regards noirs, digne comme jamais, ses bras fins et musclés, qu'elle devait avoir acquis à force de porter les pièces de voitures. Tu n'avais pas souvenir de l'avoir jamais vu en robe, et bizarrement t'étais certain que cela lui irait comme un gant. Elle était... Surprenante, et c'était ce qui la rendait si étrange, si spéciale, et qui devais te rendre si méfiant. Plus tu la voyais plus elle risquait de t'atteindre, et tu avais encore le souvenir de sa main sur la tienne, la douceur et la chaleur de celle ci, mais aussi la crainte et l'émotion. Cette nuit avait été si forte en émotion, et même un cœur froid comme le tien l'avait sentit. Cette déchirure, puis ce calme, cette distance et ce rapprochement à la fois : la vérité avait éclaté, décimant de nombreuses choses sur son passage. La naïveté n'avait plus rien à voir entre vous désormais, elle savait tout, du moins le plus important : ce que tu avais essayé de cacher indéfiniment, et qu'elle avait irrévocablement découvert, cruellement.

Elle s'assit précipitamment devant toi, sur la chaise que tu lui présentais, et ce fut à ce moment que tu remarquais que ses jambes tremblait depuis quelques minutes déjà. Satisfait donc de ta proposition, tu la poussa jusqu'à partager ton paquet de clope en lui en offrant une, jugeant qu'elle avait peut-être besoin de se détendre une seconde, en vue de son visage crispé et si mal à l'aise. Elle l'accepta en te remerciant – un merci qui semble lui écorcher les lèvres, comme toujours, et tu ne sais pas pourquoi mais tu adores cette mine pincée qu'elle prend lorsqu'elle est forcée de te dire quelque chose d'aimable. Tu haussas les épaules, tirant sur ta propre clope avant d'enfin entrouvrir à nouveau les lèvres, reprenant plus calmement – c'est tellement drôle d'employer le terme ''calmement'' pour quelqu'un comme toi – ses termes pour qu'elle te les explique. Tu avais besoin de savoir précisément ce dont elle avait besoin, d'abord pour ta banque, et puis aussi et malgré tout pour toi. Bizarrement, tu étais toujours terriblement curieux lorsqu'il s'agissait d'elle. Elle sembla d'ailleurs amusée lorsque tu insinuas ironiquement ta générosité exemplaire : « Un véritable Saint parmi les Saints.  Et pour être franche avec toi, je ne suis pas venue ici pour faire causette sur ma vie. » Tu levas un sourcil en soufflant à ton tour la fumée de ta cigarette, à la fois agacé et intrigué, malgré sa voix étonnement neutre. A vrai dire, aucun de vous deux ne savaient vraiment comment se comporter l'un envers l'autre depuis ce fameux soir, même toi, tu évitais d'y faire allusion. « Je suis certain que cela aurait été passionnant pourtant. » Tu tentais une autre approche, y allant lentement. Ça te ressemblait bien ça, tourner autour pour mieux bondir.  T'avais le besoin constant de la tester, tester sa force de te regarder dans les yeux avant de les détourner, c'était ça le problème : elle ne détournait que rarement les yeux, la Cersei.

Puis subitement, elle semble comme revenir sur ses pas, et tu plisses un peu plus les yeux. « Je comprendrais que tu ne veuilles pas m'aider, ne t'en fais pas. Après tout, c'est quand même culotté de ma part de venir te demander ce genre de service, après cette.. » Tu te crispes à l'évocation très claire - bien que passée sous silence - de cette fameuse soirée. Tu te souviens de tout en détails, de son visage empreint de terreur, de ton poing serré sur son col, de ses yeux plongeant dans les siens et de tes muscles soit disant insensibles qui se mettaient à frissonner. Pourtant tu n'avais pas eu froid, ça non, ni n'étais sensé avoir ressentis la moindre compassion. Tu l'avais pourtant prise dans tes bras, t'avais sentis son souffle chaud contre ta nuque, et ses membres tremblant de peur. Tu n'avais jamais été si proche d'elle, de ses bras, de son visage, de ses lèvres. « Soirée que tu préférerais oublier, n'est-ce pas ? » Tu finis pour elle, remarquant quelques mèches de ses cheveux lui tombant sur le visage. Tu inspires. « Pardon,  je n'aurai pas du t'emmerder avec mes problèmes. »  Tu la retrouves d'un seule coup si songeuse, et si sèche dans son ton,  si mal que tu comprends qu'elle va se lever et quitter la pièce, comme cela, sans rien ajouter de plus. Et tu croises son regard, y plongeant de part le tien, pour l'empêcher de détourner les yeux. Tu te redresse alors un peu sur ton bureau et tu t'approche de son visage, soutenant toujours son regard, sans flancher. Ton visage se trouve si près du sien maintenant que tu sens son souffle sur le tien, tu inspires. « Ne joue pas à ce jeu avec moi. Tu sais très bien que tu peux tout me demander, tu le sais mieux que personne, sinon tu ne serais pas venue ici. » Elle le sait, elle le sait qu'avec elle le salaire, les paroles tombent plus facilement. Elle le sait que ta voix se fait moins glaciale, et même malgré toi, lorsque tu t'adresses à elle. « Allez Cersei, nous savons tous les deux que tu ne peux pas faire autrement, alors cesse de tourner autour du pot et met un nombre sur cette somme. » Tu lâches d'un seul coup, tes pupilles soutenant les siennes, son sentiment d'effroi et de fascination te parvenant alors. « Qu'est-ce que tu veux ? » Tu conclus finalement, le plus simplement du monde, du ton spécial de l'homme qui l'a déjà vu plus forte que cela. Tu sais son courage, tu sais sa détermination, et tu l'interdis de flancher devant toi.

Tu finis alors par te reculer lentement, ton dos revenant contre le dossier de cuir de ton fauteuil, et tu tires une dernière fois sur ta clope avant de l'éteindre, inspirant. « Mais ne te fatigue plus... Tu dis, écrasant ta clope contre la porcelaine opaque de ton cendrier.  Tu auras ce que tu veux.  Tu commences, faisant cliqueter un stylo.  A condition d'un dîner au restaurant en ma compagnie... Ce soir par exemple. » Tu lâches finalement, un fin sourire prenant place sur tes lèvres, avant que tu penches la tête sur le coté, un air de défis dans le regard comme toujours : « Alors, marché conclu ? »



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MessageSujet: Re: LES FLEURS DU MAL Ԅ DEXTEÏ. Dim 4 Jan - 12:56

ft. dexter & cersei
LES FLEURS DU MAL.
Tu n'étais pas à l'aise. Non pas que Dexter te troublait – enfin, si il te chamboulait totalement – mais tu étais toujours mal à l'aise. Avec n'importe qui, dans n'importe quel endroit, tu ne te sentais jamais à ta place. Tu te sentais toujours soit de trop, soit vulnérable, soit pas toi-même tout simplement. Tu ne savais pas où ou à quoi tu appartenais, et ça te rendait nerveuse vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Encore plus face à Dexter. Le simple fait de te trouver dans une pièce avec lui te bloquait, à présent. Pourtant, ça n'était pas le cas quelques temps auparavant. Il y a encore quelques semaines, tu n'étais pas si gênée d'affronter son regard, de te sentir proche de lui. Mais ça, c'était bien avant cette nuit-là. Cette nuit où tout tes espoirs s'effondrèrent. Ces espoirs que tu t'étais fait, naïvement, bêtement. Pensant que Dexter ne pouvait pas être si mauvais que cela, que c'était juste un masque. Mais non. Bien loin de la réalité. Ce masque camouflait justement une autre partie de lui-même, un secret qu'en effet il aurait bien voulu garder, un secret qui le ternissait encore un peu plus. Beaucoup plus. Trop – quoi. Trop, à ton goût. Et aujourd'hui, la déception était là, bien présente, t'empêchant d'être de nouveau toi face à lui. T'empêchant de tourner la page, d'oublier ne serait-ce qu'une minute de votre rencontre nocturne. De ton obscure découverte. Tu étais alors toute retournée, une tornade semblant s'être créée en toi. Ravageant tout sur son passage et prenant surtout au dépourvu ton cœur. Déjà tant maltraité. Et tes lèvres, tirant nerveusement – presque sans pitié – sur la fin de ta cigarette. Ton corps en redemandant une de suite, tellement accro à la nicotine quand tu es dans un moment de stress. Mais tu n'en réclames pas une deuxième, déjà car tu ne voulais pas paraître telle une accro devant Dexter – et c'est drôlement ironique de voir à quel point tu essayes de bien paraître face à lui – mais surtout car tu ne souhaitais pas t'éterniser ici. Une partie de toi le voulait, oui. Tu ne pouvais le cacher. Une part de toi voulait aborder le sujet brûlant de cette fameuse nuit, voulait poser mille et mille questions. Mais cette partie était repoussée, recadrée même par ta raison, celle qui te disait qu'il n'y avait plus rien à en tirer. Qu'il faut juste que tu continues ton travail pour lui – mais que tu penses quand même à arrêter, à un moment, ne serait-ce que pour rassurer ta Sarabi qui se fait tant de soucis pour toi. Mais que tu n'en demandes pas plus. Que tu restes dans ton rôle de simple employée – au noir, certes – et puis c'est tout.
Mais ça paraît plus fort que toi. La preuve : ta présence dans son bureau aujourd'hui. « Je suis certain que cela aurait été passionnant pourtant. » Tu ne sentais aucune moquerie dans sa voix. Une certaine sincérité, au contraire. Une sincérité qui te troubla un peu plus. Et puis, l'atmosphère se tend à nouveau, comme inévitablement. Qu'il était bête d'avoir pensé pouvoir faire comme si de rien n'était. Alors, sans le vouloir, tu abordes le sujet brûlant, le sujet encore trop récent pour être lancé de cette manière. « Soirée que tu préférerais oublier, n'est-ce pas ? » Si seulement il savait. S'il savait tout le mal que tu t'es donné pour l'oublier, cette soirée. Pour oublier cette sombre ruelle, ces femmes perdues et ces hommes monstrueux. Pour oublier sa colère, ses cris et puis sa violence – impardonnable. Tu as tout tenté, tu es sortie, tu as continué à vivre, à voir tes proches – si peu soient-ils. Mais rien n'y fait, soir après soir tu revis la scène. Acte après acte. Et si ces souvenirs persistent, c'est qu'au delà des moments noirs, il y a eu ces instants. Ces instants de pur bien-être. Ils n'ont été que de courte durée, quelques minutes, quelques secondes sur toute une nuit. Mais ils ont été intenses. Assez pour que tu les ressentes encore. La douceur volée de ses mains sur ta peau. L'inquiétude nouvelle dans sa voix. La sincérité brûlante dans ses yeux, quand ils se posaient sur toi. C'est à cause – grâce ? - à toutes ces petites choses que tu ne peux te résoudre à oublier, à tourner la page de cette soirée. Car si des choses ont été découvertes, dites et faites, des choses qui ne devraient que le salir un peu plus. Il y a aussi eu ces autres choses, ces choses qui ont un peu plus fissurées ce masque qu'il persiste à porter. Ce masque qui semble s'être bien trop profondément ancré pour être un jour retiré. Mais que tu espères, toujours aussi naïvement et bêtement, un jour voir éclater en mille morceaux.

Mais ton esprit est déjà loin. Tu sembles déjà être partie de là, partie car la douleur venait un peu plus t'habiter. Mais voilà que ses yeux s'enfoncent dans les tiens et que, statique, tu ne peux plus faire marche arrière. Que tu ne peux détourner ton regard du sien car tout simplement, tu n'en as pas envie. Et puis il s'approche. Et puis il est si proche. Tu tentes tout pour rester imperturbable, pour garder dans le regard ta lueur de grande fille. Mais tu sais qu'il est trop tard, qu'il y a bien longtemps que cette lueur a flanché pour laisser place à une confusion profonde. « Ne joue pas à ce jeu avec moi. Tu sais très bien que tu peux tout me demander, tu le sais mieux que personne, sinon tu ne serais pas venue ici. » Ça t'énerve, qu'il ait raison. Ça t'a toujours énervé, les gens qui te reprennent et qui te mettent face à une réalité que tu te caches. Ça t'énerve d'être mise à découvert, plus simplement. Alors tu fronces des sourcils, un peu plus, mais tu ne baisses pas le regard. Ta respiration s'accélère, ton corps jugeant sans doute qu'il se trouve maintenant bien trop près de toi. Trop pour que tu puisses rester calme. « Je ne joue à rien. » Ta voix se trouve toujours assez sèche, n'ayant pas aimé qu'il empreinte ce terme. N'aimant pas le simple fait qu'il puisse penser que tu prenais tout cela pour un jeu, alors que rien n'était planifié ni réfléchie dans ta petite tête. Que tu agissais comme tu l'avais toujours fait : par instinct. « Allez Cersei, nous savons tous les deux que tu ne peux pas faire autrement, alors cesse de tourner autour du pot et met un nombre sur cette somme. » Encore une vérité qui vint piquer davantage ton cœur. Car oui, cet argent tu en avais besoin, plus que personne, plus que jamais. Le salaire de garagiste ne valait pas grand chose – et tu te refusais à toute autre aide. Sarabi, par exemple, qui t'avait proposé de t'aider financièrement quand elle avait appris pour Dexter. Mais tu avais refusé, car tu possédais une soit-disant fierté. Une fierté qui te faisait travailler clandestinement pour un banquier, proxénète à ses heures perdues. Oui, tu avais un sens bien étrange de la logique. « Qu'est-ce que tu veux ? » Une franchise des plus totales, ce genre de franchise que tu as toujours apprécié. Mais que tu commences à fuir, petit à petit. Car tu commences à changer. Car tu commences à dangereusement faiblir, encore plus en sa présence. Toi qui aimes jouer les femmes fortes dehors, à la vue de tous, tu te retrouves alors bien petite en sa compagnie. Et ça t'énerve, plus que tout. Ça t'énerve, car tu sais qu'il n'aime pas non plus te voir ainsi. Et ça t'énerve encore plus, de te soucier de ce qu'il peut penser de toi.
« Je dirais.., tu hésites, parler d'argent n'a jamais vraiment été ton fort ou ta passion, quatre ou cinq mille. Pas plus, ta voix se remet, petit à petit, et ton regard revient soutenir celui de Dexter. Tu peux les prendre comme une avance sur mon prochain salaire, je devrais arriver à ma stabiliser d'ici là. » Et tu feras tout pour. Déjà car tu ne peux plus te permettre de tout dépenser aussi vite, mais surtout car tu t'interdis de renouveler cette facilité à avoir de l'argent. Car tu veux le gagner de toi-même, et non avoir à tendre les mains pour l'avoir. « Mais ne te fatigue plus.. Tu auras ce que tu veux. » Voilà qu'il attise à nouveau ta curiosité, surpassant ton angoisse précédente. Tu te sens un peu plus à l'aise – légèrement – car le voici à nouveau au fond de son siège, ses paroles semblant pourtant toujours flotter si près de toi. Alors tu te rassois, l'estomac un peu moins noué, les lèvres un peu moins pincées. « A condition d'un dîner au restaurant en ma compagnie... Ce soir par exemple. » Et tu hallucines, tout simplement. Tu ne tentes même pas de cacher ta surprise, les sourcils plus que jamais remontés. Tu crois alors à une blague, crois même un court instant avoir mal entendu. Mais voilà que se dévoile son sourire – le genre de sourire typiquement signé Dexter. Et ça te fait un peu plus halluciner. « Pardon ? », lâches-tu, totalement incrédule. Et pourtant, à ton tour et bien malgré toi, tu sens ta bouche se relever à son tour et former un timide sourire. Une étincelle venant briller, provocatrice, dans ton regard, car voilà qu'il te lance un défi. Lui qui sait pertinemment que tu n'en refuses jamais un. « Alors, marché conclu ? » Ta tête se secoue, non pas en guise de refus, mais en guise de ta perplexité. « C'est une blague, Dexter ?, demandes-tu sincèrement, souriant même un peu plus. Tu veux vraiment.. » Mais tu te stoppes, tu n'oses pas aller plus loin. Car alors, tu as peur qu'il retires ce qu'il a dit, qu'il fasse machine arrière et qu'il annule sa demande. C'est con, mais sa proposition te donnait la niaise impression de flotter. Car il y avait ce sourire sur son visage, qui débarrassait alors de la table tous tes soucis. Car il y avait ton cœur, qui bondissait au creux de ta poitrine à l'annonce de cette offre. Car il y avait ces sentiments qui perduraient, malgré eux, malgré toi. Qui revenaient toujours plus forts, au fur et à mesure que tu les expulsais. « Eh bien, c'est d'accord, ta bouche se forme en une moue de « pourquoi pas ». Si c'est la seule chose que tu demandes en échange, ça marche. Je suis partante. » Ton sourire se fait plus haut, plus grand comme en réponse à son défi. Fière d'avoir retrouvé ton assurance. Fière d'avoir surmonté tes démons soudains. Alors tu te relèves, ne tenant décidément plus en place, comme une gamine en attente d'un cadeau depuis trop longtemps espéré. Mais tu ne quittes pas son regard – jamais. Ni même ce sourire qui a décidé de rester ancré sur ton visage. « Disons dix-neuf heures ? Je t'attendrais devant le pensionnat. » tu te diriges vers la porte, déjà. Car ce pour quoi tu es venue est à présent réglé. Ta main se glisse déjà sur la poignée, à peine partie mais déjà impatiente d'être à ce soir. Et alors que tu l'ouvres et que tu sors, déjà, tu lances un dernier regard vers Dexter. Un dernier sourire, une dernière provocation. « Ne sois pas en retard. » Et te voilà partie, voilà la porte qui claque derrière toi. Et toi, qui traverse à nouveau ses couloirs. Et toi, qui flottes au dessus de tout, sourire béat aux lèvres. Alors tellement heureuse.
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    je sais que ça n'avance à rien de penser tout le temps à toi, je sais que je rêve dans le vide. △ mais en fait, je m'en fiche, parce que ça me fait du bien. j'ai l'impression que t'es un peu avec moi, toujours dans un coin de ma tête, un peu comme si t'étais présent. j'ai l'impression d'avoir des papillons dans le ventre, des plumes qui me chatouillent les oreilles, des nuages sous mes pieds, c'est agréable. et tant pis si ça rime à rien.


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MessageSujet: Re: LES FLEURS DU MAL Ԅ DEXTEÏ. Dim 11 Jan - 0:54



les fleurs du mal

Elle sait que tu as raison, et toi tu sais que ça l'emmerde. Pourtant avec elle, tu sais désormais que tu peux te tromper. Cette perspective te surprend, pour toi qui aimes tout maîtriser et toujours viser juste. Mais Cersei est la seule, c'est comme ça. Tu n'arrives pas précisément à poser un avis là dessus. A vrai dire, tu ne sais si ça t'emmerde, ce pouvoir qu'elle a sur toi. Car bien que tu résistes constamment à l'envie de l'étrangler, tu dois lutter contre la tentation entière qu'elle représente pour toi. Son corps, ses lèvres, ses regards assassins qu'elle te lance animent en toi un désir félin, tout comme quelque chose de plus doux, de plus vrai. Elle n'a rien à voir avec Aphria, avec laquelle tu peux pleinement poser des mots sur votre relation, digne d'une très bonne réécriture des liaisons dangereuses. Non, Cersei constitue à elle même un nouveau livre que tu effleures à peine, ou dans lequel tu te plonges. Il n'y que pour elle, que tu serai capable de tout brûler, car elle éveille en toi ses passion interdites, et ses sentiments anciens, que tu pensais avoir à jamais enterré, avec tout le reste. Tu la provoque, encore et encore, car tu sais que même si ça peut la déstabiliser, ça peut tout autant la faire réagir, et cela porte ses fruits car elle cède et met enfin un prix sur cette somme . « Je ne joue à rien. » Bien sûr que si, c'est un jeu entre vous, un jeu depuis toujours. Un jeu à la bougie dont la cire vous brûle les doigts, et dont la fumée vous consume le corps. Pourtant vous êtes complètement accros à ce jeu dangereux, qui vous fait sentir si proches et si éloignés à la foi, qui vous rend fou l'un de l'autre. « Je dirais..  quatre ou cinq mille. Pas plus, tu peux les prendre comme une avance sur mon prochain salaire, je devrais arriver à ma stabiliser d'ici là. » Mais cela ne te satisfis toujours pas, et elle peut le voir sur ton visage qui semble attendre encore. Tu as une idée derrière la tête, une idée bien précise que tu comptes bien réaliser, et tu semble comme préparer le terrain. Il est hors de question qu'elle refuse ta proposition, ça gâcherai tout, ça te rendrait fou. Elle doit donc être bien amenée, et tu ne trouverais satisfaction que lorsqu'elle aurait dit oui.

Alors tu lâches la bombe, et tu l'invites l'air de rien, à une soirée en tête à tête. Rien que tous les deux, loin de la rue dégueulasse où se trouve ta maison close, dans un vrai restaurant, de luxe que tu aurais choisis avec soin. Elle peut très bien refuser, et c'est ce qui rend le challenge plus intéressant. Tu sais exactement ce que tu veux, et tu l'attend impatiemment, la fixant droit dans les yeux avant l'air le plus diable du monde, ton éternel sourire sur les lèvres. Et cela semble l'amuser, tu vois le sien – tout aussi particulier soit-il – venir ravir ses lèvres. « Pardon ? » Elle a très bien entendu, tu le sais, et tu ne répètes pas. Tu sais que le pardon est plus là pour la forme que pour la question, tu attends simplement, et tu te demandes sérieusement comment tu peux être aussi patient. « C'est une blague, Dexter ? Tu veux vraiment.. » Elle ne termine pas sa phrase, car elle sait que c'est vain. Tu restes toujours patient, mais tu sens ta résistance te perdre. Elle ne peut décidément pas te dire non, car ce serait trop mauvais. Ça te mettrais dans une rage noire. « Eh bien, c'est d'accord, Si c'est la seule chose que tu demandes en échange, ça marche. Je suis partante. » Et enfin tu sens tout ton être frémir intérieurement lorsque tu vois ce fameux sourire, que tu attendais impatiemment, se poser sur ses lèvres. Tu as l'impression que ça fait une éternité que tu n'as pas vu ce genre de sourire chez elle, et pourtant c'est celui qui te rendit fou d'elle à la minute où tu l'avais aperçu. Ce sourire malin et joueur, qui lui allait si bien, qui la rendait si forte, et qui – tu te le demandais franchement – ne suffisait pas parfois à simplement faire ta journée.... Oubliez ce que tu venais de penser. « Disons dix-neuf heures ? Je t'attendrais devant le pensionnat. » Tout est parfait, et tu résistes à l'envie d'étirer tes muscles, comme le ferait un tigre se préparant à bondir au combat. C'est comme un nouveau défis, et tu retrouves ta Cersei. Simplement, désormais, tu connais ce coté fragile qui lui aussi, possède ses caractéristiques qui te déboussolent. Tout chez elle te déboussole, et c'est probablement ce que tu aimes, même si jamais tu n'oserais te l'avouer. « J'y serai. » Tu confirme de ta voix rauque, alors qu'elle se lève. « Ne sois pas en retard. » Oh ça non, tu ne te le permettrais pas.


Dix neufs heures sonne tout juste lorsque tu te gares devant le pensionnat auquel tu l'avais déjà raccompagné. Tu prends cette fois plus le temps d'en admirer l'architecture, légèrement surpris par l'atmosphère qu'il s'en dégage. Ce soir tu es particulièrement élégant, et dans un de tes élégants costumes, tu arranges soigneusement ta cravate. Tout cela est bien ironique, alors qu'elle t'a vu dans tes vêtements de nuit, ta deuxième peau, que tu arpentes seulement lorsque tu vas rejoindre tes filles. Mais ce soir est un soir spécial, même si tu refuses de l'admettre, il te paraît très important. Est-ce finalement un rendez-vous que tu as proposé à la belle, sans même en avoir pleinement conscience ? Ça aussi, tu refuses catégoriquement d'y penser. Tu te décides et tu te lève, allant sonner à l'interphone de son immeuble pour signaler ta présence, après un raclement de gorge. Ça te fais comme drôle, ce genre de chose. « Si tu es toujours partante, alors je t'attend en bas. » Tu dis seulement, car tu sais bien qu'elle t'as reconnu. Tu retournes à ta voiture, parfaitement garée devant l'entrée, et tu l'attends. Est-ce de la nervosité que tu caches par tes marmonnements et tes regards suspicieux au rétroviseur ? Non, non bien sûr que non, le grand Dexter n'est jamais nerveux... N'est-ce pas ?


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Je suis vraiment désolée, je ne fais pas beaucoup avancer les choses, mais fallait que fasse la réponse de transition, et je préférais attendre pour décrire Cersei. wiwi :**: J'espère que tu aimeras quand même.
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MessageSujet: Re: LES FLEURS DU MAL Ԅ DEXTEÏ. Mer 14 Jan - 19:42

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Tu avais passé le reste de l'après-midi l'estomac serré. C'était ridicule, oui. Presque incompréhensible même. Tu ne comprenais pas ce soudain stress, cette soudaine crainte. Tu connaissais Dexter depuis un bon moment, à présent. Du temps ensemble, vous en aviez passé. Mais ce soir, ça allait être différent et tu le savais. Ça n'allait pas être du même ton tragique que la dernière soirée – tu te demandais même ce que tu pouvais découvrir de pire à présent. Mais voilà, ce qui te gênais le plus c'était de ne pas pouvoir donner de nom à cette soirée qui t'attendait. Dexter était ton patron, et tu ne pouvais te faire à l'idée de lui assigner une autre assignation. Un patron, et rien de plus. Mais voilà, tu doutes qu'un patron s'amuse à inviter au restaurant une de ses employés. Tu doutes qu'un patron prenne le risque d'avancer de l'argent à une de ses employés. Tu doutes qu'un patron puisse même s'inquiéter pour une de ses employés, autant qu'il semble de plus en plus s'inquiéter pour toi. Et surtout, tu doutes qu'une employée puisse donner autant d'importance dans sa vie pour son patron. Qui fait ça ? Qui pense sans arrêt à son employeur ? Si votre relation ne se tenait qu'à cela, comme tu te tues à te le répéter, il y a longtemps que tu ne te serais plus posé ces questions. Cette soirée, dans les ruelles de Skyline, elle ne se serait jamais déroulée, car tu n'aurais jamais pris la peine de le suivre une journée entière pour en savoir un peu plus sur sa vie. Et même, tu n'aurais pas été si en rogne, si attristée de découvrir l'autre facette de Dexter. Un employé normal aurait juste tourné les talons, aurait fait comme s'il n'avait rien vu et aurait demandé sa « démission ». Peut-être l'aurait-il même dénoncé à la police. C'est ce que l'on fait normalement, non ? Quand on découvre que celui qui nous embauche au noir est aussi un horrible proxénète.
Mais tu n'en as rien fait. Tu n'y as même pas songé, en vérité. Dénoncer Dexter.. Cette pensée, étrangement, te dégoûtais. Jamais tu ne pourrais faire une telle chose. Malgré ces instants que vous aviez vécu, malgré sa violence, jamais tu n'avais souhaité qu'il lui arrive malheur. Non, jamais tu ne t'étais mise à espérer qu'il lui arrive quoique ce soit. Tu t'étais même souvent surprise à parler de lui en bien, à le décrire comme étant un « honnête homme » face aux gens qui doutaient de sa clarté. Tu l'avais même défendu, cet après-midi là, devant Douchka qui se faisait tant de mourront pour toi. Quand elle avait imaginé ce qu'il pourrait te faire, quand elle t'avait mise en garde contre lui, tu n'avais fait que t'opposer à elle. Tu n'avais fait que le défendre, en répétant sans cesse que jamais il ne te ferait du mal. Chose qui, pourtant, était déjà arrivée. Quand il t'avait pris au cou, quand il t'avait fait pleurer comme jamais. Quand il faisait tant de mal à ton cœur, sans le savoir. Mais à nouveau – et c'était plus fort que toi – ces moments de violence tu les mettais de côté pour ne rendre importants que les rares moments où il était juste, bien. Où il était gentil, et même parfois tendre. Ces rares moments où la froideur habituelle qui habite ses yeux disparaît pour laisser place à cette petite étincelle qui ravie tant ton cœur.

Et voilà que ça sonne. Tu sursautes presque, toi qui est prête depuis un bon moment maintenant et qui attendais, assise sur le canapé dans le silence le plus complet. Bob n'était pas là ce soir – il était même rarement là, ces derniers temps. Et c'était tant mieux, car tu ne te voyais pas lui expliquer pourquoi tu t'étais donné un tel mal pour bien t'habiller ce soir. Car, chose rare, tu avais pris la peine de mettre une robe. Avec de longues manches et d'épais collants, certes, mais une robe tout de même, qui faisait paraître plus que jamais ta gêne. Toi, ce que tu préférais par dessus-tout, c'était les jeans et les amples maillot. Et non pas ce genre d'habit qui te collait à la peau et qui te faisait sentir si.. ridicule. Tu t'empressas tout de même de répondre à l'interphone, souriant à l'entente de la voix de Dexter. Comme rassurée que c'était bel et bien lui, et que son invitation plus tôt dans la journée n'avait rien d'une blague. Sourire aux lèvres – que tu te ravisas très vite d'enlever une fois arrivée au rez-de-chaussé du pensionnat – tu fermas donc les derniers boutons de ton manteau et remis bien en place tes cheveux. Cheveux qu'au passage, tu avais pris la peine de légèrement boucler. C'était insensé, car d'un côté tu espérais tant qu'il remarque les efforts que tu avais fait pour cette soirée. Et d'un autre, tu ne voulais pas qu'il remarque un quelconque changement de comportement chez toi, car tu ne saurais le lui expliquer. N'en sachant les raisons toi-même. Alors, tu arrives enfin face à lui, ne pouvant complètement empêcher ton sourire de s'afficher sur ton visage, gros comme une patate. D'un œil discret, tu viens alors observer son allure. Si classe. Il était clair que cela te changeait de votre dernière soirée improvisée. La crapule que tu avais alors découvert ce soir-là laissa place à un bel homme, oui. Laissa place à ce Dexter que tu avais toujours voulu connaître. « Bonsoir. », soufflas-tu, sans trop savoir quoi dire. Un peu gênée, ce moment te semblant tant irréel. Tu avais alors une petite voix, le genre de voix d'enfant que tu détestais, mais que tu prenais sans t'en rendre compte. « Pile à l'heure, toutes mes félicitations, rias-tu, cachant le bas de ton visage dans ton foulard, toujours un peu plus gênée. Alors, où m'emmènes-tu ? »
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    je sais que ça n'avance à rien de penser tout le temps à toi, je sais que je rêve dans le vide. △ mais en fait, je m'en fiche, parce que ça me fait du bien. j'ai l'impression que t'es un peu avec moi, toujours dans un coin de ma tête, un peu comme si t'étais présent. j'ai l'impression d'avoir des papillons dans le ventre, des plumes qui me chatouillent les oreilles, des nuages sous mes pieds, c'est agréable. et tant pis si ça rime à rien.


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MessageSujet: Re: LES FLEURS DU MAL Ԅ DEXTEÏ. Ven 16 Jan - 16:27



les fleurs du mal

Tu t’étais allumé une clope pour essayer de tuer l’anxiété et l’excitation à la fois. Divisé entre ces deux sentiments, tu te sentais plus affaibli. Tu doutais, de tout. De ta présence ici, de ce que tu voulais faire. Lorsque tu séduisais une femme, ça se faisait toujours naturellement, et il n’y avait jamais de place ni aux doutes, ni à la réflexion. C’était simplement son corps qu’il fallait attraper, comme une proie, et puis il n’y avait rien d’autre. Là c’était plus compliqué. La proie semblait plus taquine, plus méfiante, plus intéressante que toutes les autres, et pourtant elle n’avait absolument rien à voir. Cersei était un garçon manqué, un fauve imprévisible et une vraie petite peste lorsqu’elle le voulait. Vous ne vous ressembliez pas, comme tu l’avais dis – vous n’étiez pas du même monde. Pourtant, elle était la seule femme à te faire ce drôle d’effet, il n’y avait pas que son corps, il y avait sa voix, son sourire, ses regards. Avec elle tu te sentais moins sûr, moins puissant, et c’était aussi dangereux, déstabilisant, que terriblement agréable. Ce n’était pas une question de respect, ni même de postes, elle n’était plus qu’une simple employée mais une personne. Une vraie personne. Pas une esclave que l’on cherche à faire plier sous ses griffes, pas une alliée dont on veut tirer des informations, pas une ennemie. Elle était un peu tout et rien à la fois, et ne pas réussir à mettre de mots, ça t’irritais toujours. Pourtant, même en y songeant, encore et encore, tu ne connaissais pas de mot pour décrire ta relation envers Cersei, tu ne connaissais pas les noms de ce que tu ressentais pour elle.

C’est là qu’elle fait son apparition. Tu relèves les yeux à l’entente du cliquetis de la porte de l’immeuble, et tes pupilles félines se mettent à la détailler en un clin d’œil. Et tu es surpris, terriblement surpris. C’est une robe, qu’elle porte ? Et ses cheveux ? Cersei s’est préparé et pouponné ce soir, et c’est la première fois qu’elle t’apparait sous cette forme, soudainement féminine, et ses vêtements laissent apercevoir des formes que tu ne soupçonnais même pas. Tu la redécouvres ce soir, et tu la fixes un moment, clope en bouche, dont le mégot manque de tomber à tout moment sous ton costume, tant il grandit. Tu observais ses jambes, longues et fines, ses formes, ses cheveux, son visage. Elle n’avait rien de vulgaire, elle n’avait rien de provoquant, et pourtant tu restes un moment stoïque après cette apparition. Ce soir, tu la trouves belle. « Bonsoir. » soufflait-elle de sa voix douce et chaude, qui ce soir faisait bouillir ton sang autant que bêtement la fixer, sous le choc. C’était la faute de cette robe, de ses cheveux, et de tout ce que ça pouvait représenter. Elle avait fait un effort pour toi ce soir, et t’étais obligé de connaître que c’était une pure réussite, de la voir pour une fois, autrement. Et puis il y avait cette impression qu’elle s’ouvrait un peu à toi, parce que ce n’était pas son genre de porter ce genre de choses, et pourtant elle l’avait fait. Parce que tu l’invitais dans un restaurant chic peut-être, parce qu’elle voulait que tu la vois ainsi, et que tu réalises une fois encore, à quel point chez elle la moindre petite chose pouvait te toucher. C’était un pari réussi. Qu’est-ce qui te prenais ce soir ? « … » Tu te raclas la gorge, secouant la tête. « Bonsoir Cersei. » Tu finis par sortir, ravalant des marmonnements à la vue de l’embrouille qui te surplombait l’esprit désormais. Quel impact est-ce que ça pouvait avoir ? Ce n’était qu’une robe, et des femmes en robes, ou même en dessous, tu en voyais chaque jour, chaque soir… Mais c’était Cersei, là. « Tu es… Ravissante. » Tu disais finalement, ayant relevé les yeux vers les siens, et inspiré pour reprendre ta contenance qui te paraissait bien maladroite en cette soirée d’hiver.

Tu lui ouvris la portière de la voiture, pour qu’elle y prenne place, et tu rejoignais ton coté, écoutant ce qu’elle avait à te dire :  « Pile à l'heure, toutes mes félicitations ». Elle avait l’air toute gênée, et ça ne faisait qu’éclater un peu plus la lueur de son regard. Tu tâchas cependant de ne pas la fixer trop longtemps, elle se ferait des idées, et toi aussi. « J'ai finalement peut-être quelques qualités, non ? » Tu demandais en retour, avec un petit sourire en coin, t’installant finalement sur le siège conducteur avant de tourner ton visage vers elle. « Alors, où m'emmènes-tu ? »  Tu reconnaissais bien là sa curiosité habituelle, de la jeune Cersei qui ne veut jamais remplir une mission sans qu’on lui en révèle le but. C’est ce qui l’avait rendue si intéressante à tes yeux la première fois. « Tu aimes le français j’espère ? » Tu révélas seulement, ayant voulu seulement le meilleur pour ce soir. Et puis, tu te révélais plutôt curieux quant à l’idée de faire découvrir à Cersei de nouvelles choses. Il n’était pas dit qu’elle eut déjà mit les pieds dans un restaurant de luxe, mais tu savais qu’avec ces boulots qu’elle devait enchaîner, elle n’en aurait certainement pas les moyens. C’était ton restaurant préféré, dans lequel tu n’emmenais jamais personne, car tu n’aimais pas que les femmes s’infiltrent trop dans ton intimité, découvrent tes goûts. C’était un peu stupide au fond, tu cachais ta vie privée comme un soldat craignant les blessures de balles, prêt à tirer sur n’importe qui en retour. Tu guettais la moindre trahison, et cela ne datais pas d’hier, car tu ne supportais pas qu’on en sache trop à ton sujet. Ainsi, maître du monde de la ville, étais-tu condamné à régner seul ? Pourtant ce soir, tu l’invitais elle, et ce n’était pas rien. Tu ne savais plus ce que tu faisais.

Ainsi, tu t’étais mis à rouler en direction du fameux restaurant français, jetant de temps à autres des coups d’œil à la jeune femme, partagé entre désir qu’elle te parle, et gêne à l’idée que le sujet de l’autre soir refasse surfasse. Il n’y avait pourtant pas vraiment de risque, vous n’étiez tous les deux pas vraiment prêts à reparler de cela, car ce sujet vous handicapait l’un comme l’autre. Tu chassas tes pensées d’un coup de tête, portant les doigts à tes lèvres pour en extraire ta clope, avant de te rendre compte que tu l’avais déjà jeté avant de grimper dans la voiture, sans même t’en apercevoir. Un grognement intérieur t’échappa, et tu t’extirpas lentement de ta place après t’être garé, allant ouvrir la portière à Cersei, comme le voudrait un véritable gentleman, fauve qui plus est. « L’endroit te plaît ? » Tu demandas, désignant d’un mouvement de tête le restaurant composé d’immenses vitres impeccables, donnant sur des tables toutes aménagées dans un style très européen que tu appréciais tout particulièrement. De l’endroit s’échappait des odeurs délicieuses, qu’on ne trouvait qu’à Paris. Tu verrouillas ta voiture, et l’observa encore, avant de lui offrir ton bras. « Ne le prends pas si ça te gêne. » Mais tes yeux disaient tout autre, car ils lançaient à nouveau la même lueur taquine et défiante que tu lui avais offert lorsque tu lui avais parlé de cette idée de dîner. C’était comme un jeu du chat et la souris, mais tu n’arrivais jamais à la faire souris, car elle répondait toujours avec taquinerie à tes défis. Elle ne serait jamais proie, jamais complètement, et c’est ce qui rendais le jeu si terrible pour toi, car il mettait ton cœur de marbre à rude épreuve.
Vous pénétrèrent dans le restaurant, et tu t’avanças vers le guichet, le maître d’hôtel te reconnaissant sans mal. « J’ai cru à une blague lorsque j’ai vu que tu avais réservé pour deux, mais je comprends mieux, mademoiselle est très jolie. » Dit-il avec un fort accent français. Tu roulas les yeux, lui faisant signe de vous conduire à une table, non pas gêné, mais plutôt songeur. Vous fûtes installés près d’une grande fenêtre, donnant sur un des parcs de la ville, et tu pris place en face de ta lionne, avant d’inspirer. La soirée s’annonçait bonne, et la présence de Cersei te ravissait toujours un peu plus, dangereusement.


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Dernière édition par Dexter S.K Blackstone le Dim 15 Mar - 21:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LES FLEURS DU MAL Ԅ DEXTEÏ. Mar 10 Mar - 18:04

ft. dexter & cersei
LES FLEURS DU MAL.
Mais il t'arrivait quoi, au juste ? C'était quoi, cet immense sourire niais qui scintillait sur ton visage ? C'était quoi, toutes ces étincelles dans ton regard ? C'était quoi, ce bonheur si soudain qui t'envahissait jusqu'aux tripes ? Tu n'y comprenais rien, et tu n'étais pas certaine de vouloir comprendre d'ailleurs. Cette joie que tu ressentais, elle était si pure, si instantanée. C'était quand au juste, la dernière fois où tu t'étais laissée aller à ce genre de réjouissance naturelle ? Assez loin pour que tu ne t'en souviennes pas, en tout cas. Quoiqu'il en soit, ce soir, tu étais tout bêtement sur un petit nuage. Et tu espérais sincèrement ne pas y descendre de si tôt. Depuis des mois, tu es enfin heureuse. Réellement. Pas juste contente, pas juste bien. Mais heureuse, comme on rêve sans cesse de l'être. Heureuse au point de s'en foutre de tout, de ne plus penser à rien, d'avoir la force de laisser tous ses tracas et soucis derrière soi. Heureuse au point de vouloir tout envoyer balader, au point de se sentir invincible, intouchable.
Et c'est bel et bien ce qu'il t'arrive ce soir. Il t'a suivit d'une invitation, juste d'une pour recroiser enfin le chemin du bonheur. Ce cher bonheur qui n'avait cessé de t'échapper tout ce temps. Voilà qu'il revenait de lui-même à toi, les bras grands ouverts. Et qu'il prit la peau de cet individu – ce que tu n'aurais jamais pu imaginer. Encore moins espérer. Des rendez-vous, il est certain que tu en avais déjà eu. Traînant assez facilement le soir, tu avais rencontré moult et moult hommes. Tu n'étais pas du genre croqueuse d'homme, loin de là. Mais tu avais déjà eu l'occasion d'être invitée par ces individus, souvent. Mais jamais tu n'avais été si euphorique. Jamais tu n'avais autant pris soin de toi, de ton apparence. Car jamais tu n'aurais imaginé vouloir plaire à quelqu'un de précis. Encore moins à lui. Pourtant ce soir, tu es là. Face à lui, débordante de joie, naïve et puérile. Mais totalement épanouie dans la simple contemplation de son regard. C'est alors à ce moment, pour la première fois, que tu fais attention aux traits de Dexter. À ces yeux qui t'avaient semblé depuis tout ce temps fermé à toute émotion mais qui, ce soir, prennent une teinte toute différente. À ces lèvres que tu pensais autrefois pincées mais qui te donnent à présent toute une impression de volupté et de douceur. À ce visage tout entier qui te semble bien moins rustre, bien plus accueillant. Tu as l'incompréhensive impression de redécouvrir Dexter, tout entier. Sans doute est-ce parce que tu n'es pas habituée à le voir ainsi vêtu. Peut-être que c'est parce que tu le vois dans un tout autre environnement que le « travail ». Ou peut-être que c'est juste à cause de cette autre chose, cette autre chose que tu te refuses toujours de formuler même en pensée. Car ça changerait tout au tout, car tu as peur de sa réaction, car tu n'en es pas certaine en fait. Car tu n'es tout simplement pas prête à ça, à accepter ce sentiment que tu as trop longtemps refoulé. Que ce soit à son égard ou à n'importe quelle autre personne.

Un frisson te traverse lorsqu'enfin, il prend la parole pour t'accorder un compliment, dont la sincérité te fit tressaillir. Il est si beau, tu as presque honte de seulement t'en rendre compte. Sans doute sa beauté t'avait échappé, camouflée par l'image trop dure et sévère que tu avais de lui. Sans doute, même, n'avais-tu jamais pris le temps d'autant l'observer. D'autant l'apprécier tel qu'il était, tel qu'il venait à toi. Enfin, il t'invita à prendre place dans sa voiture, pressée de découvrir où il t'emmenait. « Il se pourrait bien, oui. », vins-tu lui répondre, lui rendant son léger sourire, taquine. Des qualités, tu savais très bien qu'il en avait. Tu n'étais pas adepte des pensées manichéennes, pour toi il n'existait pas de personne totalement bonne, ou totalement mauvaise. Ainsi, tu savais que Dexter avait beau se montrer parfois exécrable, qu'il avait beau détenir cet horrible secret, il n'en demeurait pas plus une personne comme toi, comme n'importe qui : une personne avec des qualités, et pas des moindres. Tu découvrais même chacune d'entre elle jour après jour, à chaque moment passé à ses côtés. Comme s'il suffisait que tu passes quelques temps avec lui pour effacer toutes ses erreurs, toutes ses mauvaises attitudes. « Le français ?, tu feins de réfléchir un léger instant. Et bien, il me semble que je n'ai jamais été dans un restaurant français, non. Je crois même n'avoir jamais été dans un restaurant tout simplement. » Tu rias discrètement, ne pouvant empêcher cette part d'amertume dans la voix. Le monde du luxe, le simple monde des loisirs, tu ne connaissais vraiment pas. Ne gagnant pas assez d'argent – du moins pas autant que tu le souhaiterais – tu ne pouvais pas te permettre ces quelques plaisirs de la vie. Ce qui expliqua ta légère appréhension mais surtout, ton immense excitation. Ainsi qu'une certaine faim qui commença tout doucement à s'installer dans ton estomac.
Le trajet se passa dans le plus contrôlé des silences. Aucun n'osa parler, tu sentis juste de temps en temps le regard de Dexter se poser sur toi. Ce qui eut le don, à chaque coup, de te faire sourire. Rien, non rien ne semblait pouvoir gâcher cette soirée. Votre soirée. Et en un rien de temps, vous étiez arrivés à destination. À peine eus-tu le temps de poser ta main sur la poignet de la porte, que Dexter vint te l'ouvrir, ce qui amplifia ton petit sourire. « Et une qualité de plus. Décidément, tu as décidé de m'épater ce soir ? » Ta tête se tourna instantanément vers le bâtiment lorsqu'il te demanda ton avis. Alors, ton sourire se fit d'un coup plus discret et toute ton attention se porta sur le restaurant. Tu ne t'étais vraiment – mais alors vraiment pas attendue à un tel endroit. Tu en eus quelques instant le souffle coupé, émerveillée. Tu étais bien loin de tes habituels fast-food. « C'est merveilleux Dexter. » Ton regard était toujours porté vers le restaurant, l'odeur venant déjà taquiner tes narines. Attention qui fut interrompue par sa voix. Bras tendu en ta direction, t'invitant à simplement le prendre. Tu hésitas alors, plongeant comme à présent bien trop souvent tes yeux dans les siens. Il était rare, que tu aies des contacts physiques avec lui – bien que tu viens en cumuler ces derniers jours. Ainsi, ce genre d'initiative te surpris. Mais te plut, bien plus que tu ne pouvais l'accepter. Alors, sans un mot, lui accordant juste ton plus franc sourire, tu pris ce bras qu'il te tendait et ensemble, vous entrerez dans le restaurant. Tu savais très bien que ce bras tendu était à nouveau une sorte de défi qu'il t'avait lancé – ce qui expliqua aussi pourquoi tu avais accepté. Mais sans trop savoir pourquoi, tu espérais que c'était plus que ça. Que pour lui, ce genre d'attention était plus qu'un jeu entre vous. Car pour toi, ça l'était. Définitivement.

L'intérieur du restaurant était bien plus splendide que l'extérieur, ce qui te fit garder le plus catholique des silences. Il y avait tant de choses à regarder – trop pour tes yeux qui n'étaient pas habitués à ce genre de privilège. Tu étais absorbée par la contemplation de chaque décoration, si bien que tu ne prêtas pas attention à l'homme qui vint vous diriger vers votre table. Plus rien ne semblait avoir d'importance, à part la beauté de l'endroit, et ce bras tendrement enlacé au-dessus du tien. Bras que tu dus bientôt quitter lorsque vous vous installèrent. Comme si l'on refusait de te laisser le moindre répit, tu fus un peu plus éblouie par le paysage que venait vous offrir vos places. « C'est juste sublime, tu avais pris, sans t'en rendre compte, cette petite voix fluette, regardant Dexter comme s'il s'agissait du bon Dieu en personne. Ou du Père Noël, même. J'ai l'impression d'être une enfant, c'est tellement stupide. » Par réflexe, tu vins porter tes mains à tes joues, ton immense sourire venant presque les déformer.
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    l'impossible
    je sais que ça n'avance à rien de penser tout le temps à toi, je sais que je rêve dans le vide. △ mais en fait, je m'en fiche, parce que ça me fait du bien. j'ai l'impression que t'es un peu avec moi, toujours dans un coin de ma tête, un peu comme si t'étais présent. j'ai l'impression d'avoir des papillons dans le ventre, des plumes qui me chatouillent les oreilles, des nuages sous mes pieds, c'est agréable. et tant pis si ça rime à rien.


Dernière édition par Cersei Vitani Sullivan le Mer 10 Juin - 15:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LES FLEURS DU MAL Ԅ DEXTEÏ. Lun 16 Mar - 0:18



les fleurs du mal

Elle a sur le visage quelque chose d’unique que tu ne lui connaissais pas encore. Cet éclat dans les yeux que tu ne sais trop comment considérer, toi qui en matière de bonheur, n’y connais pas grand-chose. Tu connais bien sûr ton propre bonheur, ou plutôt tes courts moments de satisfaction à l’idée d’une grande rentrée d’argent, d’un trait bien envoyé ou d’une nouvelle prostituée à torturer, mais tu ne connais pas le vrai bonheur. Celui dont chaque être humain rêve et court après tout au long de sa vie, et que tu trouves futile et idiot, celui qui fait se sentir mieux même dans les pires moments, qui irrigue un corps malheureux. Non ça, tu ne connais pas, car tu t’y es toujours sentis imperméable, comme à la chaleur d’un sourire ou à la gentillesse d’un geste. Toi tu n’es que froideur et méchanceté, et ce qui peut paraître le plus commun du monde, te passes complètement à travers. Et pourtant, ce sourire, et ses paillettes minuscules dans les yeux de cette étrange femme, avec tant de pouvoir sur toi, tu les vois bien. Tu les remarque car c’est quelque chose qu’elle te fait découvrir,  et qu’elle seule en est capable. Ce serait une autre femme, n’importe qu’elle autre femme, tu n’y aurais même pas prêté attention. Mais comme toujours, Cersei est différente, et de ses yeux brillants, elle te rappelle ceux d’une enfant émerveillée devant un cadeau que l’on lui fait, que l’on lui présente. Tu te dis que ce doit être une bonne chose, car tu ne l’as jamais vu autant sourire depuis quelques minutes. Tu es peut-être sur la bonne voix, pour une fois, puisque ton but est purement et simplement, de la rendre heureuse, au moins le temps de cette soirée. Et c’est un but étrange, pour un égoïste animé seulement par l’argent et la luxure, pourtant, c’est le tien, que tu compte bien réaliser.

Ton compliment, bien qu’un peu maladroit sur le coup, semble lui faire plaisir. Elle se met à te fixer, t’observant de haut en bas, et tu la laisse faire, non sans une légère curiosité. Dieu ce que tu aimes son sourire, tu serais prêt aux plus grandes douceurs pour lui. Tu deviendrais chaton parfois, rien que pour lui plaire. Mais tu sais que malgré tout, ce chaton aurait quelque chose de mauvais. Cela ne changerait jamais, tout ce dont tu peux espérer, c’est qu’elle puisse voir autrement que cette méchanceté. Mais à quoi penses-tu ? Et lorsqu’à son tour elle s’autorise un petit compliment, tu ne te gênes pas pour le saisir, lui faisant remarquer que malgré tout, tu as peut-être quelques qualités. « Il se pourrait bien, oui. » répond-t-elle avec le même sourire que le tien. A vrai dire, tu es mal placé pour juger ta part de bonté ou de méchanceté, car tu n’agis seulement que selon tes dires, et ce qui pour les autres peut paraître monstrueux, te paraît plus que normal. Pourtant, si elle-même le dit, alors c’est qu’il y a peut-être quelques point de bonté insoupçonnée en toi, ou peut-être pas insoupçonnée, peut-être simplement enfouie, dissimulée, oubliée, comme un livre avec deux pages collées. Puis, espérant la surprendre ou au moins éveillé sa curiosité ou ses papilles, tu lui indiquais que vous vous dirigiez vers un français, tu la questionnais donc sur ses goûts. Heureusement pour toi, le français était une cuisine plutôt ample, dans laquelle on finissait toujours par trouver son bonheur, et c’était d’ailleurs ce pourquoi tu l’aimais tant. C’était parfait pour des goûts délicats comme les tiens, tout le monde aimait le français. Tu espérais du moins que Cersei ne dérogeait pas à la règle, elle qui était si douée pour le faire. Seulement, sa réaction ne fut pas réellement celle à laquelle tu t’attendais. « Le français ? Et bien, il me semble que je n'ai jamais été dans un restaurant français, non. Je crois même n'avoir jamais été dans un restaurant tout simplement. » Tu clignas un peu des paupières sur la surprise avant de sourire à nouveau. Non, évidement, elle ne répondrait jamais à ceux que tu attendais. Ce n’était pas « une femme » que tu invitais, c’était Cersei. Et ce qui aurait pu t’énerver au premier abord, te fis au contraire plutôt plaisir. De tous les hommes qu’elle devait certainement avoir connu, tu étais le premier à l’emmener dans un restaurant, soit le premier à marquer le coup.  Il fallait réellement que cette soirée soit idéale, c’était devenu un objectif. De un pour te faire pardonner la dernière que vous aviez pu passer ensemble, dans le froid de la nuit, et sur un trottoir que tu aurais aimé que jamais elle ne connaisse ; et de deux parce que… Tu voulais qu’elle s’en rappelle, de cette nuit là. Oui, tu voulais qu’elle continue de te sourire ainsi, parce que ça, ça oui, ça te rendait heureux. « Oh, vraiment ? Il était temps que je t’y invite dans ce cas. J’espère que tu apprécieras l’expérience. » Tu répondais d’une voix étonnement plus douce que d’habitude, la faisant monter dans ta voiture, avant de commencer à rouler.

A peine tu arrêtais la voiture que tu t’arrangeais pour sortir avant elle, afin d’aller lui ouvrir la portière. Elle fit un grand sourire devant ce geste, et toi tu lâchas un petit rire, lui adressant un clin d’œil.  « Et une qualité de plus. Décidément, tu as décidé de m'épater ce soir ? » Tu haussas légèrement les épaules. « Est-ce que cela fonctionne ? Car en effet, c’est le but. » Et tu ne t’en cache pas, la dernière fois elle a vu le pire de toi, ce soir tu veux lui montrer le meilleur. De toute manière, elle sait. Et tu dois bien supposer qu’elle s’imagine tout, mais tu veux lui montrer que … merde, elle te hante. Tous les jours, et ça te rend dingue de ne pas réussir à comprendre. Tu sais juste que lorsqu’elle est là, ça s’apaise brusquement, et pour une fois qu’elle te laisse t’approcher, pour une fois que tu n’aperçois pas de nuages à l’horizon, tu n’as pas le droit à l’erreur.  « C'est merveilleux Dexter. » Et revenais alors les mêmes étoiles auprès de ses pupilles, et toi un nouveau sourire en coin. Tu avais visé juste, c’était ce qu’elle voulait, et elle était heureuse. Pourtant avec elle, en vérité, tu ne savais jamais vraiment sur quel pied danser. Elle était si différente de toutes celles que tu avais connu, tout ça n’avait plus rien à voir. Alors, tu saisis ta chance, et tu lui tendis le bras, lui soufflant intimement que si elle ne voulait pas le prendre, elle pouvait refuser. Tu serais sans doute rester bras tendu comme un idiot, et cela t’aurait un peu renfrogné, mais elle pouvait dire non. En vérité, t’essayais, aussi étrange que ça puisse paraître, de te mettre à sa place. Elle était autant un mystère pour toi que tu l’étais pour elle, comme une énigme à déchiffrer. Elle te semblait en perpétuel doute entre douceur et fermeté, elle pouvait tantôt te paraître être la femme la plus forte du monde, et d’un seul coup être aussi fragile qu’un animal blessé. Et toi, tu oscillais tantôt, entre sourire et doute.

Alors tu la faisais entrer sans plus de cérémonie, car finalement, elle l’avait pris, ton bras. Tu aimais ce nouveau contact, et cette idée de l’avoir au bras. C’était comme une petite victoire, comme un pas de plus à chaque fois. Tu découvrais encore de nouvelles choses. Elle n’était pas seulement une jolie femme, mais cette jolie femme. Pourtant, tu roulas les yeux sous le compliment du maître d’hôtel, car à vrai dire, tu ne savais pas vraiment comme réagir face à ça. Plutôt que de bloquer, tu t’agrippais à des choses que tu connaissais. Là, tu étais en terre inconnue. Non pas pour la séduction, dont tu avais l’habitude, mais plutôt : pour la découverte de l’autre. « C'est juste sublime. J'ai l'impression d'être une enfant, c'est tellement stupide. » Dit-elle enfin en reposant les yeux sur toi, avec une voix plus aigüe que d’habitude, et la voix émerveillée d’une petite fille. Tu clignas doucement des yeux avant de lui sourire, mordillant ta lèvre. Là aussi, elle te plaisait. « Tu as surtout l’air heureuse. Tu soufflas avec un demi sourire, l’admirant sans pouvoir t’en empêcher. Je trouve que ça te va bien. » Tu ajoutas, agrandissant quelque peu ton sourire. Toi, tu n’avais que rarement eu la chance de la voir sourire ainsi, et c’était, oui, plutôt agréable. « Prend ce que tu veux surtout, tu lui dis en lui indiquant la carte, saisissant la tienne, je veux que cette soirée soit parfaite. » Tu lui confias à voix haute, plongeant un instant tes yeux dans les siens avant de te concentrer sur ta carte. Tu inspiras, la refermant quelques secondes plus tard, en grand habitué de l’endroit. Et tandis qu’elle s’intéressait à sa propre carte, tu te permettais de l’admirer un instant en te questionnant intérieurement. Un débat faisait rage à l’intérieur, une incompréhension et des envies étranges, pour la première fois. « Tu sais à quoi tu me fais penser ? Tu la questionnas finalement, alors qu’elle relevait les yeux de son menu et que tu lui adressais un sourire amusé. A une lionne. Non je suis sérieux, tu as vraiment l’air d’une lionne. » Tu lui disais très sérieusement, hochant la tête en te frottant un peu le menton avant de rire. « Tu as quelque chose de… Comment dire ? Félin. On oscille sans cesse entre l’envie irrésistible de t’approcher et la peur de se faire mordre. » Et tes yeux s’allumèrent d’une lumière mi-sérieuse mi-taquine, guettant sa réaction. En attendant, on vous amena le pain et le vin, que tu avais choisi à l’avance, et on fit goûter la dame en en versant un peu dans son verre. Tu croisas les jambes sous la table, riant doucement en la voyant incrédule. « C’est la dame qui doit donner ses préférences, je l’ai sélectionné pour toi, je trouve qu’il a… Du caractère. » Tu dis en parlant du vin, mais aussi et surtout, d’elle.



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Moi non plus j'ai pas fait avancé grand chose. mdr Surtout à ta prochaine rep n'hésite pas à les faire manger, voir atteindre la fin du repas, parce que sinon ça va être long. mdr
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MessageSujet: Re: LES FLEURS DU MAL Ԅ DEXTEÏ. Jeu 25 Juin - 13:05

ft. dexter & cersei
LES FLEURS DU MAL.
Tu n'avais jamais pris le temps de t'intéresser à Dexter. Au véritable Dexter, du moins. Tu t'étais toujours contentée du visage qu'il voulait bien montrer, te montrer. De la facette, du masque même peut-être, derrière laquelle il se cachait. Mais jamais tu n'avais cherché à aller plus loin, à venir jeter un coup d'oeil derrière cette barrière qu'il met entre vous, sans cesse. Presque comme naturellement. Ça, il l'a toujours fait, d'aussi loin que tu le connaisses. Il ne laisse personne entrer, non, comme s'il craignait qu'on s'approche trop de lui, qu'on en apprenne trop sur sa personne. Comme s'il craignait de ressentir le moindre attachement pour quelqu'un. C'est ça, qui le terrifie véritablement, c'est de connaître ces fortes émotions qui vous rendent meilleur, vivant. Qui vous rendent bon. Dexter les évite, et s'il semble les détester, il en a surtout peur. Oh oui, ce fier petit homme se dit, se veut sans peur mais voilà qu'une seule lueur de bonheur vient le terroriser. Et le voici qui repart se terrer dans la noirceur de sa haine et de cette cruauté qu'il s'inflige à lui-même.
Le voilà donc, le vrai Dexter, celui que tu as tant eu du mal à cerner. Il t'aura fallu attendre cette soirée en tête à tête pour y voir clair, dans ces yeux si profonds mais sans cesse fermer. Trop longtemps tu t'étais arrêtée à la superficialité de son apparence, au seul aspect qu'il t'accordait de voir. Et alors ce soir, toute l'image que tu t'étais faite de lui au fil des mois, de moments passés avec lui, cette image semble s'envoler pour laisser place à une réalité plus belle, bien plus agréable qui se cachait juste là, juste derrière. Ça ne retire en rien ce que tu as vu de lui, ce que tu as appris sur ses activités. Ça ne pardonne en rien les gestes de violence qu'il a eu à ton égard, ni l'horreur dans laquelle il baigne, cette horreur que tu as malheureusement entraperçue la dernière nuit. Dexter reste Dexter, tu n'es pas dupe. Tu connais très bien le personnage et ce dont il est capable. Mais ça, c'est autre chose. Ce soir, tu es assise en face d'un tout autre homme. Un homme que tu connais depuis des mois mais que tu découvres à peine, enfin. Un homme dont tu as tant à connaître, et dont tu souhaites étrangement tout savoir, réellement. Comme si, oui, tout le concernant t'importait alors.

Tu ne sais pas si c'est le repas que te donne cet air presque.. niais, ou si c'est l'alcool engloutit depuis ce début de soirée qui te fait cet effet là, mais tu te sens bien. Juste bien. Aucune angoisse ne t'encombre, aucun stress, aucune contrariété. Simplement ce que l'on nomme une bonne soirée, en bonne compagnie. Et il véritablement drôle de parler de « bonne compagnie » quand on sait qu'il s'agit de Dexter. Ce même Dexter que tu ne cesses de dévorer des yeux depuis le début du repas, dans le silence le plus total mais le plus plaisant qui soit. Vous semblez alors n'avoir besoin d'aucuns mots, le dialogue de vos regards vous suffisant. Et ainsi tout le long de cet interminable repas, ton ventre te donnant l'impression d'éclater à n'importe quel instant. Tu n'as jamais été une personne des plus gourmande, sans doute les Terres Interdites t'avaient-elles habitué à te passer de nourriture des jours durant. Mais la cuisine qu'offrait cet établissement était tellement parfaite, que tu trouvais presque blasphématoire d'en laisser la moindre miette. Et lorsque vint à nouveau le serveur, tu ne pus te permettre de dire non à un dessert. Ainsi, tandis que ta cuillère vint piquer dans ta délicieuse Dame Blanche, tu relevas à nouveau ton regard droit vers lui. « Une lionne, tu dis ?, repris-tu, lui répondant enfin. C'est drôle, on ne me l'avait jamais fait remarqué. » Tu rias alors face à l'ironie de ta propre phrase. Une lionne, oui, c'est bel et bien ce que tu étais. Une lionne à la vie et au destin misérable. Tu n'es en rien nostalgique de ton ancienne existence, considérant que tu as tant gagné en arrivant dans ce nouveau monde. Enfin, tu as un nom, une existence rien qu'à toi. Tu n'es plus l'ombre de ta mère, cette mère sans laquelle tu te portes bien mieux à présent. Tu n'as plus à agoniser jour après jour sur le soleil cuisant d'Afrique, avec ce ventre sans cesse vide. Et surtout, tu es bien loin de la guerre à présent. De ce stupide conflit qui a ruiné ta famille.
Vitani est bien loin, et la jeune femme forte et indépendante qui se tient là, à présent, c'est Cersei. Fini la petite lionne qui se laissait manipuler par les desseins morbides d'une mère rongée par la folie. À présent, tu as ta propre vie, et c'est tellement mieux ainsi. Certes, mais Dexter te l'a rappelé, sans s'en rendre compte : tu ne pus nier ce que tu es réellement, ni même ton passé. Tu restes une lionne, c'est inscrit dans tes gênes et ça se lit parfaitement dans ton caractère, dans ton regard. Tu auras toujours ces mêmes réflexes que l'on t'a enseigné. Que tu le veuilles ou non, d'ailleurs, tu ressembles de plus en plus à ta mère. Et ça, tu t'en rends bien compte, c'est bien ça qui te rend malade. Et c'est surtout pour cela que tu fais tout pour t'éloigner de la moindre source de cruauté qui s'approche de toi. C'est surtout pour cela que tu avais tant hésité à découvrir Dexter, tout ce temps. Tu craignais qu'il ne soit qu'obscurité et fléau. C'est ce qu'il souhaitait te faire penser d'ailleurs, sans doute. Mais le jeu ne marche plus, et tu comptes bien rattraper de ton erreur de jugement. Tu pourrais t'en foutre, oui. Tu pourrais juste le considérer comme ton patron, comme celui qui te permet de boucler les difficiles fins de mois. Mais ça serait jouée l'aveugle de penser ça. Dans ton cœur, il représente depuis peu bien plus, tu ne peux plus rien faire pour le nier. En fait – et surtout – tu n'as juste plus envie de le nier. C'est ainsi, tes sentiments sont ainsi et puis c'est tout. À quoi bon te torturer l'esprit à les camoufler, à les cacher ? Tu as assez souffert, tu sais qu'il est grand temps de laisser ton cœur parler.

« Dis-moi Dexter, tu as une famille ? » La question était sortie d'elle-même, un peu sortie de nul part d'ailleurs. T'essuyant la bouche, alors que ta glace était terminée, tu le regardas droit dans les yeux, soudainement curieuse d'en savoir un peu plus sur lui. Il est vrai que cette question traînait dans ta tête depuis un moment, et les verres que tu avais finis ce soir t'avaient grandement aidé à franchir le cap de la question quelque peu intime. Tu n'arrivais juste pas à te faire une image de Dexter en famille, n'arrivais pas à l'imaginer entouré de frères et sœurs, ni même d'une mère, en fait. Dexter était tellement.. Dexter, qu'il t'était impossible de le visualiser tout sourire aux côtés de ses semblables. Comme il t'est impossible à toi aussi, de t'imaginer au sein d'une grande et heureuse famille..
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    l'impossible
    je sais que ça n'avance à rien de penser tout le temps à toi, je sais que je rêve dans le vide. △ mais en fait, je m'en fiche, parce que ça me fait du bien. j'ai l'impression que t'es un peu avec moi, toujours dans un coin de ma tête, un peu comme si t'étais présent. j'ai l'impression d'avoir des papillons dans le ventre, des plumes qui me chatouillent les oreilles, des nuages sous mes pieds, c'est agréable. et tant pis si ça rime à rien.
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MessageSujet: Re: LES FLEURS DU MAL Ԅ DEXTEÏ.

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LES FLEURS DU MAL Ԅ DEXTEÏ.

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