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 (hydrès) ╪ no hope for us.

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My life with you
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J'ai posé bagages ici le : 20/10/2014 Jouant le rôle de : l'infernal – hadès. #teamhercules. Nombre de messages : 117 On me connait sous le pseudo : olympe. Un merci à : yumiita. (ava) endlesslove (signa) wild heart (code rp). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : luke evans.
MessageSujet: (hydrès) ╪ no hope for us. Jeu 30 Oct - 15:30



NO HOPE FOR US.


La nuit t’entoure et tu te sens bien. Tu te sens comme chez toi. L’obscurité est ton amie, ton alliée. Tu as toujours évolué dans un monde sombre et déserté par la lumière, tu sentais la froideur de la nuit sur ta peau. Tout ton être n’était que glace. Et si aujourd’hui le froid te rend plus vulnérable de par ta condition d’être humain, tu aimes la sensation de la brise fraîche sur ton visage. La lumière crue et laide des lampadaires jette sur la rue un reflet trop vif. Au loin, un chat renverse une poubelle, il miaule et son cri se répercute contre les murs de pierres. C’est calme, presque trop. Ça te rappelle ce royaume auquel tu tenais tant, dans lequel tu te sentais à ta place. Ne restent que les cris de ces âmes perdues qui faisaient bourdonner tes oreilles comme une mélodie chantante. C’est dans le noir de la nuit que ton monde te manque le plus. Il ramène à ton esprit tous ces souvenirs, toute cette rancœur et ce besoin de vengeance. Les images défilent, violentes et pleines de rage. Dans ta poitrine, tu sens encore cette vie qui te quitte. Lentement. C’est comme un souffle qui s’éteint doucement, les battements de ton cœur qui ralentissent. Et le froid, et la douleur. Tu te souviens de toutes ces sensations qui t’ont envahi à ce moment-là. Juste au moment où tu succombais au trépas. Tu avais toujours pensé être immortel, tu étais un Dieu après tout. Et voilà que la Mort te rappelait à elle, toi qui avais toujours vécu en parfaite harmonie avec cette Maîtresse sans te poser de question. Sans penser qu’un jour arriverait où elle te trahirait elle aussi. Elle était ton alliée. Mais par la faute d’un demi-Dieu sans cervelle, tu t’étais retrouvé plongé dans le Styx et la vie t’avait été arrachée. Brutalement. Bien sûr, tu pourrais penser que ta nouvelle existence à Fantasia Hill est comme une seconde chance pour toi mais il n’en est rien. Il n’en est rien, car tu n’es pas chez toi ici. Tu n’es pas à ta place dans ce monde, parmi tous ces humains insignifiants. C’est tellement dégradant pour toi de te retrouver parmi cette masse informe et sans saveur. Sans intérêt aucun. Alors tu passes le temps comme tu peux, entre ton travail aux pompes funèbres et tes ballades nocturnes. Les jours sont longs, les nuits interminables. Les heures défilent avec une lenteur presque insupportable. C’est comme sentir à chaque instant une lame qui s’enfonce dans ta chair, tout doucement, éviscérant petit à petit tes entrailles. Tu te sens tellement vide que tu n’es qu’une vulgaire coquille. Un corps fait de chair et d’os. Tu es aussi transparent que tous ces êtres vivants qui déambulent autour de toi, dont tu observes les mouvements, les habitudes. Peu à peu, tu t’éteins dans cet univers qui n’est pas le tien. Un jour, peut-être retrouveras-tu ton monde, ton royaume. Tu retrouveras les cris et la peur, l’angoisse et la douleur. Tu retrouveras ta Bête. Ta Bête aux pupilles de l’Enfer et ta Monstruosité.

Tu sais qu’elle est là. Quelque part dans cette ville, elle se tapit dans l’ombre et se cache. Elle redoute ta venue, elle l’attend aussi. Tu sens qu’elle est là, dans un recoin obscur de Fantasia Hill. C’est comme une crampe jusque dans tes tripes. Ton enfant, ta fille. Celle que tu as élevée, vue grandir. Tu l’avais retrouvée pourtant. Peu de temps après ton arrivée sur Terre, ta route avait croisé la sienne et tu l’avais gardée près de toi. Contre son gré, peut-être, mais tout ce qui t’importait était qu’elle soit là. Qu’un morceau de ton ancienne vie soit proche de toi. C’était comme recréer votre monde, celui dans lequel vous aviez évolué pendant des milliers d’années. Et ne pas la savoir tout à fait morte, tout à fait tombée, était pour toi un soulagement comme un bonheur auquel tu n’aurais jamais pensé. Elle était ta possession, ta propriété. Elle devait rester à tes côtés comme elle l’avait toujours fait. Mais l’ingrate a voulu se rebeller, se libérer de ces chaînes avec lesquelles tu l’avais emprisonnée. Si au départ, tu avais voulu en rire, ne croyant qu’à une rebuffade d’adolescente, tu t’étais senti trahi jusque dans ta chair lorsqu’elle avait planté ce poignard en plein dans ton épaule. Elle t’aurait piétiné la cage thoracique de toutes ses forces que ça ne t’aurait pas fait plus mal. Tu avais reçu le coup dans un cri de douleur et, encore une fois, tu avais maudit ce corps humain et faible. Paralysé par le choc comme un coup d’électricité, tu n’avais pu que suivre sa course effrénée des yeux, jusqu’à ce que son corps frêle disparaisse au loin. Son image s’était brouillée, floutée. Et bientôt, elle avait disparu. Elle s’était évanouie dans la nature, sans laisser de trace, te laissant blessé et empli d’amertume. Comment osait-elle ? Après tout ce que tu avais pu faire pour elle. Elle venait de trahir ta confiance aveugle. Toi qui avais toujours cru en elle, en son potentiel, voilà qu’elle te prouvait qu’elle ne valait pas mieux que tous les autres. Que tu avais eu tort d’avoir placé tant d’espoirs en elle. Ta Monstruosité. Tu l’avais créée à ton image, elle te ressemblait. Aussi noire à l’intérieur qu’à l’extérieur. Elle était ton double, ton ombre. Ton être fait femme. Tu n’aurais jamais imaginé un jour éprouver autant d’amertume à son égard ; jamais tu ne l’aurais crue capable d’une telle ignominie. Tu lui aurais certainement donné ta vie, s’il avait fallu ; tu aurais été capable de tout pour ses grands yeux de bête féroce. Et elle n’avait pas hésité à te poignarder, toi, son père. Son maître. Le goût acide de la trahison traîne encore au fond de ta gorge, tu as du mal à pardonner cet affront. Et tu ressens quelque chose de très ambivalent à son égard désormais – tu voudrais lui faire payer son geste et tu te refuses à porter la main sur elle. Tu tuerais si le moindre être humain l’abîmait. Comment pourrais-tu donc accepter d’être celui qui ferait faner sa beauté ? Celui qui assombrirait sa perfection dévoilée ?

Et puis tu l’as retrouvée. Après quelques infructueuses recherches, son chemin a de nouveau croisé le tien et, sans te faire voir, tu as commencé à l’observer. De loin, d’abord. Puis, de plus près. Tu as tout appris de ses habitudes, de son quotidien. Comme une ombre dissimulée, tu étais sur ses talons à chaque instant, à la surveiller. Tu attendais le bon moment pour l’arracher à cette nouvelle liberté, pour la faire revenir à ton côté. Si elle se doutait de sa présence, elle n’en a jamais rien montré. Peut-être n’attendait-elle que cet instant, tout compte fait. Et ce soir, tu sais exactement où la trouver. C’est le bon moment, tu ne veux plus attendre. Elle doit te revenir. Terminés les beaux jours à errer comme une solitaire sauvage et indisciplinée. Finie la liberté gagnée. Tu veux reprendre tes droits sur elle, comme il aurait dû être depuis le début, depuis votre arrivée ici. La démarche souple et déterminée, tu continues tes déambulations entre les dédales des rues jusqu’à apercevoir sa silhouette fine se détachant de l’ombre d’une ruelle malfamée. La nuit te dissimule en partie mais tu ne tardes pas à lui faire remarquer ta présence. Tu la suis, le pas tranquille et mesuré cependant que tu n’as que l’envie de l’attraper à bras le corps pour la ramener dans sa cage dorée. Ce n’est que quelques instants plus tard, lorsque la rue se referme sur elle que tu te permets un sourire carnassier et satisfait – la voilà coincée. « Hydra, tu souffles d’une voix doucereuse, le regard brillant de convoitise. Ma fille. » Elle est à ta merci, enfin. Elle pourra chercher à s’enfuir, tu ne commettras pas l’erreur de la sous-estimer une seconde fois. « Tu vois, je t’avais dit que je te retrouverais, tu lâches toujours sur le même ton alors que tes doigts s’emmêlent à ses boucles d’ébène. Ce n’était qu’une question de temps. Tu ne pouvais pas m’échapper éternellement. » Ta main se faufile jusqu’à la joue pâle. La peau est douce, glacée sous ta paume. Ce contact te fait frissonner malgré toi. Entre excitation, joie et violence. « Ce monde t’aura décidément fait honneur, susurres-tu cependant que l’envie de te pourlécher les lèvres tel un animal se fait trop puissante. Tu es belle, ma Monstruosité. Belle à se damner. Combien d’hommes sombreront dans la folie à cause de ces yeux, de ces courbes ? » Lorsque ta main se pose sur sa nuque, tu sens le cœur de la brune qui palpite. Si fort, si vite. C’est comme un afflux de sang dans sa poitrine, comme si tout son corps n’était plus qu’une terminaison nerveuse. Et puis tu attrapes ses cheveux, fort. Tu agrippes les mèches brunes et l’attires à toi, dans un sourire de loup. « Il est temps de rentrer, ma douce. Ta petite promenade est terminée. » Les mots semblent vibrer, comme pleins d’électricité. Il y a dans ta voix comme un ordre presque muet, comme une injonction. Elle te connaît. Elle sait qui tu es. Elle ne devrait pas te défier, pas te tenir tête. Elle a mis ta patience à rude épreuve ces derniers jours et tu n’as plus l’envie d’être compatissant à son égard.

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you make me wanna die
NOW THE CURTAIN IS DOWN, GOT MY KNEES ON THE GROUND, AIN'T BEGGING FOR YOUR LOVE. SADNESS IS GONE. KEEP ON LOOKING AHEAD, FAR AWAY FROM MY BED. MY TEARS DRIED UP ON THEIR OWN BUT I WANT YOU TO KNOW : I JUST WANT YOU TO MISS ME, SO YOU CAN FEEL MY PAIN. I JUST WANT YOU TO MISS ME SO I WON'T BLEED.
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J'ai posé bagages ici le : 03/05/2013 Jouant le rôle de : l'Hydre de Lerne. Nombre de messages : 568 On me connait sous le pseudo : lulapsy. Un merci à : thanatos (ava). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : Anna Speckhart.
MessageSujet: Re: (hydrès) ╪ no hope for us. Dim 15 Fév - 19:12







Tapie dans l’ombre, doucement. Lentement. Avec la patience du prédateur qui regarde sa proie. Qui est prêt à bondir. Les yeux perçants. Féroce. Animale. Sauvage. Sauvage. Le mot résonne. Sauvage. Le mot est farouche, indomptable. Et tu fais corps avec lui, et vous dansez, vous dansez dans l’éternelle aube, dans le crépuscule, vous dansez comme si vos cœurs allaient se mettre à battre plus vite, encore plus vite et que tout cela vous dépassait, et peu à peu vous entrez dans une transe que vous ne pouvez contrôler. Et tout cela vous emporte, encore et encore, tsunami de vos propres vies. Et tes yeux rouge sang, tes prunelles d’enfant féroce, tu observes tes proies, tu les jauges du regard. Pourtant on passe devant toi sans te voir, ou en feignant de le faire, en t’ignorant, comme si tu n’existais pas, plus. Et tu n’es pour qu’eux qu’une ombre qui chavire, qui dessine son avenir dans la fumée grise et noire, dans le cœur brisé de ton propre père que tu as détruit. Dans lequel tu as planté un couteau sans éprouver l’amour que tu lui portais jusqu’alors. Et tu as fui. Lâche geste qui ne te ressemble que trop peu, pensée trop longtemps cachée. Il est temps d’affronter ses démons, Hydra. Il est temps d’assumer ses actes ; ce n’est pas pour rien que son visage te hante. Toutes les nuits, dans ton sommeil, dans le peu d’heures que tu passes à dormir, allongée à même le sol, dans une gare, dans un carton, tes yeux dessinent ses traits. Il paraît fatigué dans ton esprit, mais il est bel et bien là. Il attend l’heure, son heure, celle où il viendra enfin se venger, lui aussi tapi dans l’ombre. Et ce sera au moment où tu t’y attends le moins, sinon où serait donc le plaisir ? N’as-tu donc rien appris ? Ne te souviens-tu donc de rien ? Et pourtant tu es là, agenouillée dans le froid de la ruelle, à attendre. Comme toujours. On dirait que ta vie, ce n’est plus que ça. Voler, tenter de vivre, survivre dans les ruelles de Fantasia Hill. N’avoir besoin de l’aide de personne. Il n’y a plus que toi dans ce bordel constant. Tu as perdu tout ce qui te maintenait en vie. Et maintenant, quoi, Hydra ?

« Bullshit », tu craches avant de te relever, difficilement, en t’appuyant sur le mur car tes mains trop faibles ne semblent plus pouvoir supporter ton maigre poids. Ton ventre est douloureux, sans doute parce que tu crèves de faim. Mais aujourd’hui personne ne va te prendre en pitié, te tendre un bout de poulet et te regarder le dévorer. Aujourd’hui, tu vas devoir te débrouiller, comme une grande. Une grande que tu n’es définitivement pas. Tu lèves les yeux au ciel. Si seulement Hadès était là. Il doit être dans un bar, traîner dans les rues, à draguer quelques filles en espérant oublier le vide qui le consume depuis que tu as planté ce couteau dans son épaule. Tu sais que tu l’as brisé. Et en plantant ce couteau, c’est presque comme si tu t’étais brisée, toi aussi. Tu l’imagines buvant une vodka, ou quelque autre alcool fort. Peu importe. Si tu avais de l’argent, tu boirais toi aussi. Mais la seule chose que tu espères boire, c’est un peu d’eau. Pour le moment, ta gorge sèche te brûle les lèvres, et ta langue elle-même semble avoir oublié ce que c’est que d’être humide. Tu as soif. Plus que jamais. Mais il n’y a pas d’eau dans les ruelles de Fantasia Hill, seulement des chats, des poubelles, des cartons. Tantôt tu acceptes les chats, tantôt tu fouilles les poubelles, tantôt tu dors dans les bouts de cartons laissés là pour qu’on vienne les chercher et les recycler, peut-être. Te passant la langue sur les lèvres, tu avales lentement le peu de salive qu’il te reste, et sans plus de mots, tu sors de la ruelle.

Tu sais qu’il est là. Quelque part dans cette ville, il te cherche et t’attend. Tu n’as pas peur de lui, il est incapable de porter la main sur toi, sa Monstruosité. Ce dont tu as peur, c’est de croiser son regard, et de flancher. D’abandonner cette liberté si durement gagnée pour retourner dans ses bras, dans cette prison. Tu as pourtant tout fait pour la quitter, pourquoi vouloir y retourner ? Mais tu es faible. Toutes ces nuits passées dans le froid des ruelles, toutes ces nuits dans les cartons t’ont rendue faible, presque incapable de prendre soin de toi correctement. Tu ne ressembles d’ailleurs plus à rien, si ce n’est à une bête sauvage et farouche dont il ne vaut mieux ne pas approcher. Tu fais peur à voir, tu le sais ? On te pousse, on te bouscule, mais tu n’es blessée que lorsqu’on veut s’approcher de toi. Tu te mettrais à feuler comme un félin, ce serait la même chose. Le même résultat : la solitude. Mais tu t’y es habituée, maintenant. Tu avances seule. Tu traces ta route comme tu le peux. Il faut dire que tu t’es améliorée en voleuse ; on ne te remarque même plus. Ce n’est qu’après être passée que les gens réagissent, mais c’est déjà trop tard. Ils ont perdu leur portefeuille, et l’argent qui s’y trouvait. Tu jettes ton regard au loin sur les gens qui marchent. Certains sont pressés, ils courent, une petite valise à la main, alors que d’autres sont plus sereins, certains s’arrêtant même parfois pour quelque raison que ce soit. Une proie, en voilà une de choix. Il est lent, mais pas trop, semble perdu dans ses pensées. Tu le suis vaguement, sans te faire remarquer, l’observant de loin ; tu tournes avec lui dans une ruelle. Tu as gagné, c’est sûr ; toutes ces ruelles, tu les connais mieux que personne.

Mais, quand tu tournes, la ruelle est vide. Il a disparu, sûrement par une des portes. Un juron s’échappe de tes lèvres tandis que tu t’approches d’un mur. Au fond de l’allée, des chats se battent. Font tomber une poubelle. Et, alors que la lune transmet sa lumière blafarde sur tous ces pauvres humains, tu sens la présence derrière toi. Elle est douce, silencieuse. Elle se glisse telle une ombre dans le passage coupé par la nuit, dans ce triangle de jour. Le lampadaire grésille à son arrivée, mais on ne peut la remarquer, on ne peut l’entendre. Elle veut se cacher et sait le faire mieux que personne. Entends-tu ton cœur, Hydra ? Il bat vite. Trop vite. Car évidemment que tu as reconnu l’ombre qui s’est glissée dans ton dos, évidemment que tu as reconnu cette démarche trop habituelle. « Hydra. Ma fille. » Pourtant, tu n’étais plus habituée à entendre ce timbre de voix si reconnaissable. Cela fait un moment que tu l’as quitté, que tu t’es détachée de lui, que tu t’es déchaînée pour t’enfuir. Hadès. Il est derrière toi, juste derrière toi, tu sens son souffle dans ton cou. Ses doigts jouent avec tes mèches brunes, ces mèches rebelles que tu ne peux plus coiffer en vivant dans la rue. « Tu vois, je t’avais dit que je te retrouverais. Ce n’était qu’une question de temps. Tu ne pouvais pas m’échapper éternellement. » Tu frémis lorsque sa main glisse sur ta joue. Ton cœur n’aurait pas pu battre plus vite, empli de regrets. Tu regrettes tes actes, à cet instant plus qu’à aucun autre. Tu regrettes ta trahison, tu aurais tellement aimé que cela se passe autrement, tu aurais tellement aimé que tout soit différent. « Ce monde t’aura décidément fait honneur. Tu es belle, ma Monstruosité. Belle à se damner. Combien d’hommes sombreront dans la folie à cause de ces yeux, de ces courbes ? » Malgré toi, un petit sourire éclot sur tes lèvres, mais tu restes silencieuse, te forçant à damner tes lèvres. Alors, elles demeurent scellées. Tes yeux fixent la fin de la ruelle, le néant, l’ombre que tu aperçois. La main d’Hadès qui s’est glissée sur ta nuque dénudée te fait vibrer et trembler. C’est une sensation étrange, mais tu te retiens de faire le moindre geste. Pas même lorsqu’il prend tes cheveux et les tire vers lui, t’obligeant à reculer. Tu ravales un rictus. Ce n’est pas le moment de montrer ta douleur. « Il est temps de rentrer, ma douce. Ta petite promenade est terminée. » Tu ne veux pas rentrer. Pas maintenant que tu as goûté au fruit défendu, que tu as touché du doigt la liberté, la vraie. Tu as l’air d’une gamine qui vient de se faire attraper après avoir cassé l’un des vases, mais ça te fait bien plus que cela. Tu es blessée comme il aurait pu l’être. Tu as envie de te plonger dans ses bras, de tout oublier, perdue dans son étreinte. D’être rassurée. Mais tu l’as déçu. Tu en es consciente. « Non. » Tu te tournes, tentant de le forcer à lâcher tes cheveux, et tu le fixes, tu le fixes dans les yeux. Vos prunelles se jaugent, s’observent, se regardent. Se défient. « Pourquoi n’aurais-je pas le droit de voir le monde ? Pourquoi devrais-je rester enfermée alors que je pourrais être tes yeux et tes oreilles dans cette ville que tu ne domines pas encore ? N’essaies pas de me mentir, je sais qu’ici tu n’es plus un Dieu, et que cette ville est gouvernée par un autre. Il n’y a plus d’Enfers, ici. Nous devons le recréer, et pour cela tu as besoin de moi, tu le sais. » Tu t’arrêtes, et tu approches ta tête de son cou, te blottissant contre lui. « Je suis désolée. Je t’aime, plus que tout au monde. » Tu refuses de dire autre chose. Les excuses, ce n’est pas ton truc. Il ne t’a jamais appris à le faire, ici comme dans les Enfers, alors que tu étais une bête, sa Bête. Et comme on dit, tel père, telle fille.
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