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 (kayladès) ╪ gimme shelter from the rain, forever.

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J'ai posé bagages ici le : 20/10/2014 Jouant le rôle de : l'infernal – hadès. #teamhercules. Nombre de messages : 117 On me connait sous le pseudo : olympe. Un merci à : yumiita. (ava) endlesslove (signa) wild heart (code rp). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : luke evans.
MessageSujet: (kayladès) ╪ gimme shelter from the rain, forever. Dim 2 Nov - 10:03


gimme shelter from the rain
kayla & hadès
tell me are you feeling strong, strong enough to love someone and make it through the hardest storm, and bad weather ? ▬ mcfly.


La nuit est tombée rapidement ce soir. L’hiver approchant, les températures se font plus rudes dehors. Avant, le froid ne t’aurait pas dérangé ; aujourd’hui, tu as du mal à supporter les vents frais dans les matins d’automne. Il semble te pénétrer jusqu’aux os comme des lames de couteau se fichant dans ta chair. Te pénétrant lentement. Dans un soupir las, tu te sers un verre de vin rouge que tu poses sur ta table basse. Le silence qui t’entoure est réconfortant, apaisant. Il y a seulement la respiration un peu bruyante de tes chiens qui vient troubler la tranquillité de ta demeure. Dans un mouvement lent, tu mets en route le vieux tourne-disque trouvé dans une brocante de la ville il y a quelque temps. Un air de Chopin s’en échappe dans un grésillement familier et tu fermes les paupières. La musique adoucit les mœurs, dit-on. Tu laisses les notes t’envelopper, pleines de légèreté et de douceur. Ton âme semble alors moins agitée, moins torturée. Il est bien loin le temps où tu ne craignais rien ni personne, où tu gouvernais sur le monde souterrain. Tu ressembles à un de ces anges déchus qui ont perdu leurs ailes. Tombé de ton piédestal, enlevé à ton trône. Aujourd’hui tu te languis parmi ces êtres inférieurs, ces traîne-misères. Tu ne t’es pas rendu aux Rhumeries ce soir, n’étant pas d’humeur pour une énième confrontation avec la sulfureuse Khadija. Ce manque laisse un goût amer à l’intérieur de ta bouche et tu imagines déjà tous ces regards emplis de convoitise qui se posent sur elle, elle si langoureuse et si belle. Serrant les mâchoires, tu empêches péniblement la colère de remonter en toi et focalises ton attention sur la musique douce qui emplit ton salon. Comme si elle avait senti ton désarroi, ta chienne Shadow vient frotter son museau frais contre ta paume moite et tu souris vaguement. Elle a toujours été la plus sensible de tes trois bêtes. Sans doute parce qu’elle est la seule femelle du trio. Elle te suit lorsque tu t’installes sur ton canapé, vient même se nicher contre tes cuisses alors que les deux autres s’allongent docilement à tes pieds. La tête reposant contre le dossier, tu avales une longue gorgée de vin et laisses le liquide âpre envelopper tes papilles. Ta soirée se veut monotone et d’un ennui affreux mais tu sentais que tu avais besoin de calme. La journée a été longue, et même si tu travailles avec des défunts toute la journée, ça n’a rien de simple de faire avec les pleurs et la tristesse des gens qui restent et doivent s’occuper des obsèques de leurs morts. Tout cet épanchement de douleur est absolument irritant et abominable et tu as parfois l’envie de les secouer et de leur dire qu’ils sont bien mieux où ils sont et qu’ils ne devraient pas pleurer pour ceux qui sont partis mais pour ceux qui restent sur cette Terre damnée et pourrie comme un fruit verré. Mais tu supposes que ça ne donnerait pas une bonne image de ton enseigne, que ce n’est pas ‘commercial’ de brutaliser des personnes en deuil. Alors tu leur offres tes meilleurs sourires condescendants et compatissants tout en leur tendant une boite de mouchoirs qu’ils vident à tour de bras, en te retenant de lever les yeux au ciel plusieurs fois.

Tu restes alors un instant immobile, yeux clos, à simplement laisser s’infiltrer les notes de musique quand tu te rends compte que quelque chose n’est pas normal. Quelque chose n’est pas comme d’habitude, ce soir. Fronçant les sourcils, ton regard balaye la pièce et tu renifles de mécontentement. Tout est finalement trop calme et ça fait bien longtemps que tu n’as pas eu droit à tant de silence à l’intérieur de ta propre habitation. Même si c’est un apaisement que de pouvoir te baigner dans une quiétude solitaire, le fait est que tu t’étais habitué à entendre sa voix résonner contre les murs. Kayla. Ta petite protégée que tu avais recueillie dans un pur moment de faiblesse, il y a quelque temps déjà – une éternité, il te semblait. Tu l’as trouvée échouée sur la plage alors que tu profitais de l’obscurité de la nuit pour promener tes chiens, respirer l’air marin et faire taire le tumulte incessant de tes pensées. Elle était là, évanouie sur la berge. Son corps a immédiatement attiré l’odorat de tes compagnons canins et tu ne l’aurais sûrement pas aperçue s’ils n’avaient pas commencé à s’agiter puis à tirer sur leur laisse. Alors à son chevet, tu as observé la masse immobile, ses cheveux qui bougeaient seulement au rythme des vagues qui allaient et venaient, l’éclaboussant. Tu ne sais pas combien de temps tu es resté à la regarder avant de t’en aller. Tu as juste continué ton chemin, fait comme si tu n’avais rien vu. Ce n’était pas ton problème, tu ne la connaissais pas après tout. Et peut-être était-elle déjà morte, de toute façon. Alors tu as repris ta route sans un regard en arrière, sans même essayer de lui venir en aide jusqu’à ce qu’un reste de culpabilité vienne te tirailler la poitrine. Et il y avait cette petite voix qui sifflait à tes oreilles, qui te disait de revenir sur tes pas et de la prendre avec toi. Tu ne sais pas ce qu’il s’est passé en toi, tu ne sais pas pourquoi et même encore aujourd’hui tu te demandes ce qu’il t’a pris ce soir-là mais tu as cédé. Tu as rebroussé chemin et tu es allé la chercher. Depuis cette nuit-là, Kayla a élu domicile chez toi, a investi les armoires de ta chambre d’amis et elle est ici comme chez elle. Comme si elle avait vécu dans ta demeure depuis toujours, en réalité. Et si au départ sa présence te gênait, t’embarrassait, tu t’étais finalement fait à l’idée qu’elle fasse désormais partie de ta vie. De ton quotidien. Tu as pris l’habitude de ses sourires à longueur de journée, tu ne t’étonnes plus de voir ses affaires se mélanger parfois aux tiennes. C’est devenu habituel malgré ce goût amer que son existence liée à la tienne laisse au fond de ta gorge. Il y a certains soirs, tu te fustiges mentalement de l’avoir secourue. Elle n’est pourtant pas une personne mauvaise ou envahissante ; c’est seulement que ça ne devrait pas être dans tes gênes de venir en aide à des inconnus. Tu es Dieu des Enfers, régnant sur les âmes perdues. Il y avait un royaume de morts à tes pieds et voilà que tu avais empêché le Destin funeste d’accomplir son œuvre. De ton plein gré, tu t’étais interposé et tu avais interrompu la course du temps. Sciemment. Et ça n’était pas normal. Ça n’était pas bien. Tu n’aurais pas dû. Parce que tu n’étais pas censé empêcher la Mort d’arriver, au contraire. Elle était toi et tu étais elle. Et voilà que ta condition d’humain te rendait plus faible encore, plus fragile. Ce n’est pas ainsi que les événements auraient dû se passer.

Et cependant, la plupart du temps, tu es juste apaisé qu’elle soit là. Chez toi. Son sourire est un peu comme une lumière à chaque instant et même si tu détestes quand elle se montre trop affectueuse, quand elle est toujours un peu trop joyeuse comme une enfant, sa présence a quelque chose de réconfortant. Alors ne pas la voir de la soirée, la savoir présente mais confinée dans sa chambre est désagréable. C’est un peu comme si tout ne tournait pas rond, comme s’il y avait quelque chose d’étrange qui planait dans l’atmosphère. Et tu n’aimes pas cette impression étouffante de tristesse qui envahit ta maison. L’air est lourd, il pèse sur ta poitrine comme une chape de plomb, te refusant la respiration. Après une hésitation, tu te diriges à la cuisine. Dans des gestes ralentis par le cours de tes pensées emmêlées, tu prépares une tasse de chocolat chaud. En vérité, tu ne sais même pas si elle aime ça. C’est juste une habitude qu’ont apparemment ces humains quand la peine alourdit leur cœur. Tu trouves ça ridicule, parce que toutes les boissons chaudes de l’univers ne sauraient consoler personne – ce ne sont que des boissons chaudes – mais elle te donnait une bonne excuse pour venir la voir. Pour frapper à sa porte et lui demander pourquoi elle n’est pas là. Pourquoi elle ne sourit pas comme d’habitude. Tu ne devrais pas avoir besoin de sa présence, de son sourire lumineux mais tu sais que ça te dérange aussi. Ça te dérange de la savoir malheureuse, de savoir que son regard s’est éteint. La tasse fumante en mains, tu tournes la poignée après avoir toqué à la chambre qui est devenue sienne. « Kayla ? tu appelles doucement, comme si tu avais peur qu’elle se soit endormie et que ta venue ne la réveille. Je t’ai fait un chocolat chaud. » Et rien que les mots dans ta bouche semblent pathétiques. Idiots. Ça ne faisait aucun sens. Toi, ancien Dieu sans pitié et prêt à tout pour exterminer ton propre frère, tu amenais une tasse de chocolat chaud à une jeune femme que tu avais secourue. Cette situation est emplie d’ironie, une ironie qui te reste en travers de la gorge comme une vieille amertume. Comme une vieille rancune. Tu aurais dû plutôt remercier le ciel d’avoir pu passer une soirée en paix sans avoir à supporter son visage trop rayonnant et toujours étincelant de gaieté. À croire que tu ne supportais plus les couleurs mornes et ternes de ce monde et que la jeune blonde apportait bien plus de chaleur dans ta vie que tu ne voudrais l’admettre. « Tu n’es pas sortie de ta chambre de la soirée et la maison paraît presque trop silencieuse sans toi, continues-tu alors que tu t’assois sur le bord du lit, déposant la tasse sur sa table de chevet. Je venais voir si tu avais besoin de quoique ce soit. » Tu observes un instant les boucles blondes emmêlées, le visage trop pâle et les lèvres pincées. Pas de lumière dans son regard, pas de sourire sur sa bouche. Rien qu’un silence pesant, rien que le noir de la tristesse. Un noir que tu connais bien ; un noir que tu as expérimenté bien trop de fois depuis ton arrivée ici. Un noir dans lequel tu ne veux pas la voir s’enfoncer. Si Kayla venait à perdre cette joie de vivre qui semblait brûler en elle, ce serait comme si l’univers perdait son astre solaire. « Est-ce que ça va ? »



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J'ai posé bagages ici le : 11/10/2012 Jouant le rôle de : Nala Nombre de messages : 1903 On me connait sous le pseudo : Mélou. Un merci à : Shiya; Je suis fier(e) de porter l'avatar de : Amber Perfect Heard.
MessageSujet: Re: (kayladès) ╪ gimme shelter from the rain, forever. Jeu 30 Avr - 18:08



❝Sous le ciel
la grandeur de tes yeux❞
Toi & Moi
C'était un jour sans. Un jour sans joie, sans sourire et sans chaleur. Les températures fraîches étaient à l'image de son humeur. Telle une poupée désarticulée, Kayla était allongée dans son lit, sous sa couette, à ruminer. Jamais elle ne s'était sentie si mal, si vide, depuis son arrivée dans ce monde. Elle était plutôt joyeuse et pleine d'énergie en temps normal. Mais rien n'était normal, et rien ne le serait plus jamais. Elle devait faire face à cette terrible découverte. Elle devait assumer la plus terrible des prises de consciences. Oui elle avait été mère, oui elle l'avait oublié. Elle avait oublié ses enfants, ses propres enfants, ses trésors, les personnes les plus importantes de sa vie, sa mémoire les avait relégués loin, très loin, les avait ensevelis sous un voile sombre. Tout en sachant que ce n'était en rien sa faute, elle culpabilisait. Le poids de la tristesse l'étouffait, l'empêcher de reprendre son souffle. Elle se sentait sale, désespérée, quelle odieuse personne peut en arriver à oublier son rôle de mère ? Elle qui s'occupait de ces petits à l'hôpital, qui passait du temps à l'orphelinat pour donner un peu de tendresse à ceux qui en manquaient, n'en donnait même pas à ses propres petits. Elle les avait abandonnés, elle n'avait pas pensé un instant à les chercher car elle ne savait pas qu'ils étaient là, peut-être si proches, à l'attendre.

La jeune femme essuya une énième larme qui roulait sur sa joue et envoya valser le mouchoir au sol déjà témoin de son état. Elle se tourna vers le mur et tenta de respirer correctement sans y parvenir, son souffle se bloquait, sa tête était lourde. Et le sommeil qui ne venait pas, qui la laissait là, désespérée et accablée. La douleur la déchirait sans même qu'elle ne réagisse. Elle n'entendit pas même la porte de sa chambre s'ouvrir, tant elle était concentrée sur elle-même et sur son corps. C'est la voix froide d'Hadès qui la tira de ses pensées en la faisant sursauter. « Kayla ?. Le ton employé n'était pas le même que d'habitude, son protecteur semblait presque inquiet. À vrai dire elle ne doutait pas qu'il puisse l'être, elle savait qu'il avait un coeur et qu'il était bien plus sensible qu'il ne le laissait paraître, mais c'était tellement rare de le percer à jour que cela l'interpella.  « Je suis là. ». Ce n'était qu'un murmure roque, rien d'autre n'avait pu sortir de sa gorge. Je t’ai fait un chocolat chaud. ». Autre déclaration qui l'interpella, et la força à réagir. Il était rare qu'Hadès soit aux petits soins, il avait vraiment du se demander pourquoi elle n'était pas là, à voleter autour de lui comme elle le faisait d'habitude. Son attention la fit sourire et réchauffa un peu son coeur. Elle n'était pas seule, il était là et malgré ses protestations quand elle était trop joyeuse, il n'aimait pas qu'elle ne le soit pas. Kayla se redressa sur son lit et tenta un demi-sourire.  « Merci beaucoup, j'en ai bien besoin. » Besoin pourquoi, elle ne savait pas vraiment, elle savait simplement que la boisson chaude lui ferait du bien, certainement car c'est un ami qui la lui apportait comme preuve de sa présence. Si il savait pourtant, quelle horrible personne elle était… Elle se mordilla la lèvre en y pensant. Non Hadès ne la jugerait pas. « Tu n’es pas sortie de ta chambre de la soirée et la maison paraît presque trop silencieuse sans toi. Je venais voir si tu avais besoin de quoique ce soit. » Le savoir à ses côtés la rassurait, elle n'aurait su dire pour quelle raison, mais c'était ainsi depuis qu'il l'avait sauvée sur la plage. Il était comme une lumière dans sa vie, malgré son côté bougon et râleur, et elle avait besoin de sa présence. Avec lui, elle se sentait en sécurité, comme si rien ne pouvait l'atteindre, et elle adorait le taquiner pour voir ses sourcils se froncer. Ses paroles ne faisait que confirmer ce qu'elle savait déjà, qu'il était un homme compréhensif et attentionné. Jamais il ne le reconnaitrait, mais elle le savait, son attitude le prouvait, et cela suffisait à la jeune femme.

Elle attrapa la tasse posée sur la table de nuit et but une gorgée brûlante de chocolat chaud. Elle ferma les yeux pour savourer la sensation de chaleur qui lui arracha même un frisson. Elle avait besoin de force pour parler, pour lui dire ce qui la chamboulait. Elle ne voulait pas lui cacher, ce n'était pas son genre, il avait le droit de savoir et elle devait en parler à quelqu'un.  « Est-ce que ça va ? ». Ses yeux s'embuérent de larmes à cette question et elle pris à nouveau une gorgée sucrée pour se calmer et tenter de ne pas s'effondrer devant lui.  « Quand je te dis que ma joie de vivre n'est pas si insuportable.. » tenta-t-elle sur un ton ironique. Mais sa voix n'était pas comme d'habitude, elle était… Brisée, comme son coeur.  « Non je n'ai pas vraiment la forme… J'ai fait une découverte plutôt déroutante. ». Une fois qu'elle aurait prononcé ces mots à voix haute, ils prendraient encore plus de réalité, et peut-être la rendraient-ils encore plus coupable qu'elle ne l'était déjà. Pourtant elle devait le faire, elle devait assumer.  « J'ai rencontré un jeune homme aujourd'hui à l'hôpital. Un patient dont le médecin était absent et… À vrai dire cela faisait un moment que je voulais le connaître, j'avais vu son dossier,  j'avais entendu parler de lui, c'est quelqu'un de très spéciale car il n'a pas de cordes vocales. Son cas m'interpellait, sans que je ne sache pourquoi. En le voyant j'ai retrouvé une partie de ma mémoire... » Elle se mordilla encore la lèvre, tentant de prendre le plus d'air possible avant de lui dire quel était le problème, c'était encore plus dur que ce qu'elle pensait.  « Je suis mère et j'ai oublié mes enfants Hadès. » .

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MessageSujet: Re: (kayladès) ╪ gimme shelter from the rain, forever. Ven 19 Juin - 22:02


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kayla & hadès
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Tu as encore besoin de temps pour t’habituer à la présence de Kayla dans ta vie. T’habituer à ses éclats de rire, à sa voix chantante. À sa bonne humeur presque communicative. C’est tout nouveau pour toi, toute cette chaleur. Et parfois, tu crains de t’y brûler si tu t’en approches de trop. Sa douceur est presque comme un poison qui se distille dans tes veines car sa proximité te change peu à peu. Tu deviens presque humain à son contact et c’est une sensation à laquelle tu n’es clairement pas habitué. À laquelle tu n’as pas envie de t’habituer. Tu ne veux pas être faible, tu ne veux pas être vulnérable. S’attacher à quelqu’un, c’est prendre le risque de voir cette personne partir. C’est prendre le risque de souffrir. Et la douleur n’est pas une tare que tu peux te permettre. Pas en ce bas-monde. Pas alors que tu es déjà devenu un simple mortel. Une fois dans ta vie, tu as flanché ; une fois, tu as fait confiance. Et on t’avait poignardé dans le dos. Megara – ce simple prénom déclenche en toi des torrents de haine et de colère à peine contrôlables. À peine tolérables. Parce que tu n’arrives pas à pardonner cette trahison, parce que tu n’arrives pas à oublier sa défection. Alors sentir la jolie blonde se rapprocher de toi t’apparaît comme dangereux. Comme si tu craignais d’attraper une maladie contagieuse par simple toucher. Parce que tu ne veux pas être trahi une seconde fois ; parce que tu te sens déjà bien trop faible face à ta sulfureuse Khadija. Pourtant, alors que la maison te semble bien trop silencieuse et vide ce soir, tu te rends compte que la joie de vivre de Kayla amène quelques couleurs à ton quotidien en monochrome. Tu comprends que c’est aussi agréable, parfois, d’avoir une âme si pure, si chaleureuse autour de la tienne qui est si froide. Qui a été damnée voilà des milliers d’années. Elle rend la solitude bien plus supportable ; elle rend les longues nuits bien moins froides. Et ses grands yeux toujours emplis d’une innocence certaine arrivent à te faire chavirer, toi, l’ancien Dieu qui régnait sur toutes ces âmes perdues. Tu te sens tout de même un peu idiot à te présenter à sa porte de chambre avec la tasse de chocolat fumante entre tes mains gelées mais elle paraît apprécier le geste avec cette douceur qui la caractérise et tu oublies rapidement ce malaise qui t’enserre la gorge aussi vicieusement qu’un serpent autour de ta nuque. « Je n’ai jamais prétendu que ta joie de vivre était insupportable, tu rétorques avec une pointe d’amusement dans la voix et le regard un peu rieur. C’est juste que… ce n’est pas habituel pour moi. » Pas habituel de voir les gens sourire autour de toi, pas habituel d’apprécier la compagnie d’une personne comme Kayla. Pas habituel de laisser quelqu’un pénétrer dans ton univers si sombre et solitaire. Mais dès votre rencontre fortuite, la blonde a été comme un bouleversement dans ta vie à Fantasia Hill – tu ne devrais plus être étonné qu’elle continue à tout chambouler.

Assis sur un coin de son lit, tu l’observes en train de siroter la boisson chaude. Il y a comme une fêlure dans sa voix, comme une cassure. Comme si quelque chose en elle s’était brisé aujourd’hui. Et cette pensée laisse comme un arrière goût de papier mâché au fond de ta bouche, sur tes lèvres. Tu ne vois plus l’étincelle caractéristique de ses pupilles claires. C’est comme si la flamme qui l’animait s’était éteinte. Et, même si ça te surprend énormément, c’est une vérité que tu ne peux pas accepter. Que tu ne peux pas tolérer. « Tu as des enfants ? t’étonnes-tu à voix haute, les sourcils légèrement haussés après avoir entendu la nouvelle. » Pensivement, tu fixes ta jeune protégée et tu te fais la remarques que c’est une réalité qui lui sied. Qui s’accorde avec tout le reste d’elle que tu connais déjà. Elle a toujours ces petites manies quelque peu maternelles, même à ton égard. Tu l’as déjà observée au milieu d’enfants et son comportement est naturel, aisé. Non, qu’elle ait des enfants n’est pas étonnant. Tu pinces les lèvres, prenant le temps de la réflexion. « Tu ne dois pas t’en vouloir, tu n’as pas choisi de les oublier, tu tentes de la rassurer. Si tu avais eu le choix, jamais tu n’aurais voulu oublier ceux qui sont de ta chair et de ton sang. » Immédiatement, tu penses à Hydra, ta Monstruosité, et ta Créature, Cerbère, aujourd’hui divisée en trois. Ils ne sont pourtant pas directement ta progéniture mais tu les as toujours vus comme tel. Tu les as toujours considérés comme de ta chair et de ton sang. Et si aujourd’hui ils ont décidé de te tourner le dos, ils n’en restent pas moins importants à tes yeux. Tu les aimes, indéniablement. D’une façon que seul un père ou une mère peut connaître, peut comprendre. Ta façon d’aimer n’est certes pas conventionnelle, mais tu mourrais pour eux. Tu tuerais pour eux. « Kayla, tu souffles en remettant une mèche de cheveux derrière son oreille. Ce n’est pas ta faute. Oublie cette culpabilité qui ne fera que te blesser un peu plus. » Si elle continuait de se flageller, elle allait sombrer dans un gouffre dont il était possible de ne jamais revenir entièrement. « Vois ça comme une chance. Une chance de renouer avec les tiens, de retrouver tes enfants. Ils doivent être là, quelque part dans cette ville, tu assures avec un hochement de tête convaincu. Tu dois les retrouver, Kayla. Pour eux, pour toi. D’accord ? »



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