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 RUBIN ☄ Éternité est l'anagramme d'étreinte.

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J'ai posé bagages ici le : 30/10/2014 Jouant le rôle de : Robin des Bois pour vous servir. Nombre de messages : 47 On me connait sous le pseudo : lulapsy. Un merci à : tearsflight (ava), sugar slaughter (icon). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : Richard Madden le trop parfait.
MessageSujet: RUBIN ☄ Éternité est l'anagramme d'étreinte. Jeu 8 Jan - 22:19







Haletant, Robin se releva d’un coup brusque, tentant d’ignorer sa tête engourdie qui se mit à tourner à mesure qu’il ouvrait les yeux et revenait dans le monde des vivants. « Ruby… » Sa voix rauque s’éleva, se répercuta contre les murs de la chambre dans laquelle il vivait depuis peu. Une larme coula, glissa de ses yeux et se dirigea vers sa bouche ; ses mains vinrent cacher ses yeux baignés de larmes. Elle n’était pas là, n’était plus là, mais comment pouvait-il y arriver sans elle ? Elle était son tout, elle était tant de choses, et maintenant il n’est plus rien. A la fenêtre, un hibou hurla. La lune se reflétait sur les lumières de la ville. Noël était proche, la municipalité avait installé tout un système qui paraissait bien étrange à Robin, et depuis, lorsqu’il regardait Fantasia Hill, ses yeux se perdaient dans un océan de lumières. Ce n’était pas une sensation désagréable ; il imaginait que Ruby était là, quelque part, et qu’elle aussi regardait ces étoiles qui n’étaient pas dans le ciel. Ou encore qu’elle attendait, assise à sa fenêtre, en se demandant ce qu’il faisait. Son esprit parfois lui disait qu’elle n’était peut-être simplement pas là, qu’elle n’avait pas fait le pas dans la brèche qui l’avait conduit ici et que jamais il ne pourrait la retrouver. Au diable, répondait-il en silence. Il se leva, traîna ses pieds jusqu’à ses vêtements. Peu lui importait ce qu’il prenait, ses mains choisissaient pour lui. Il sortit dans le froid, dans le silence de la nuit, et se dirigea vers la forêt, le recueil de poésie de Charles Baudelaire à la main, sous le regard attendrissant de l’astre lunaire qui semblait, d’une certaine manière, veiller sur lui.

Les bruits le rassuraient. Il les reconnaissait, ou tout du moins lui paraissaient-ils vaguement familiers. Alors, Robin Loxley se coucha parmi les arbres, et se mit à lire.

Il ferma le recueil de poésie dont il venait de terminer la lecture, le déposa sur la mousse fraîche, rendue humide par la rosée qui venait de se déposer sur la forêt encore endormie, encore innocente ; et, laissant échapper un soupir, il s’allongea parmi les feuilles. Ses paupières closes, elle était là. Mais elle n’était qu’irréel, et dès qu’il voulait tendre les bras pour la bercer, pour enfouir au creux de son cou sa tête enfantine, elle disparaissait, s’évadait, car elle n’était qu’illusion. Elle n’était qu’un fantôme du passé, un souvenir qu’il chérissait plus que la prunelle de ses propres yeux, et qu’il continuait à chercher encore et encore. Ses yeux parcourent l’étendue autour de lui ; un homme n’y aurait distingué qu’une multitude d’arbres, mais Robin voyait plus. Il se sentait chez lui parmi ces chênes, ces pins, ces fleurs sauvages que l’on ne pouvait trouver qu’ici. La forêt était son domaine, sa maison. Il leva les yeux, croisa le regard d’un moineau, et un sourire éclot sur ses lèvres. Le garde-forestier se releva, prit son livre, et ses pas inscrits dans la terre fraîche, dans la boue presque ferme, continuèrent à s’imposer, douces signatures, alors que le jeune homme continuait à arpenter les bois, se concentrant sur tous ses sens à la fois pour ne rien perdre des merveilles de la forêt. Il faisait honneur à son ancien nom, bien qu’il ait gardé un sou-venir de celui-ci dans le nom qu’on lui avait attribué à Fantasia Hill. Tantôt il était Robin des Bois, tantôt il devenait Robin Loxley. Il s’arrêta un instant, baissa les yeux. Ses poings et ses dents serrés, l’image de Marianne se formait dans son esprit et le tordait de douleur. Comment peut-on vivre sans la moitié restante de son cœur ? Comment peut-on vivre si l’autre partie de soi-même n’est pas là, et qu’on aura beau la chercher, elle semble reculer et disparaître aussi vivement qu’une plume est emportée par le vent ? On ne peut pas et Robin en était la cruelle réponse autant que la victime.

La lumière était aveuglante, mais il apercevait au loin la ville et les quelques décorations de Noël encore allumées, qui n’allaient pas tarder à s’éteindre pour la journée. Il avait eu raison de s’en éloigner, comme à son habitude, préférant la solitude des bois au vacarme de l’urbanisation. Nottingham était bien différent de cette contrée-ci. C’était un endroit paisible, calme, si l’on écartait le Shérif et ses impitoyables impôts, mais il était agréable d’y vivre. Et pour rien au monde Robin ne l’aurait quitté, de surcroît si cela signifiait perdre Marianne. Une larme glissa sur sa joue. Cette absence lui était insupportable et il n’y pouvait rien ; il n’était qu’un humain. Qu’un humain ! Comme il était triste de le voir ainsi, si aveuglé par l’absence de sa bien-aimée pour ne voir que les tréfonds du monde. Car il ne voyait qu’elle, ne désirait qu’elle, et elle seule lui apparaissait. Robin croyait devenir fou, il fixait les miroirs, les rues, mais jamais le reflet ne lui répondait. Marianne n’était pas là. « Puis-je encore oser espérer vous revoir, ma douce ? Ou n’ai-je donc plus que la lune avec qui partager ma douleur et ma peine ? » Le silence lui fit écho, toujours et encore. Il résonnait comme une chanson un peu trop entendue, était comme un ami de longue date que l’on venait tout juste de retrouver, celui qui n’a pas manqué mais dont on n’arrivait pas à se détacher. « Si vous saviez comme je suis désolé, mon amour, jamais je n’ai voulu lâcher cette main qui nous liait, jamais je n’ai voulu vous abandonner, revenez-moi, par pitié. Je vous en conjure, revenez-moi. » Il prit une inspiration et, le cœur battant à l’appel de sa moitié, se mit à marcher dans la forêt, sans but autre que retrouver sa bien-aimée, comme cela avait toujours été, et comme cela serait jusqu’à ce que leurs regards se rencontrent à nouveau. Pour une ultime fois, pour leur bon-heur. Pour leur avenir. Et c’est avec une certaine nostalgie qu’il se remit à penser à son visage et aux souvenirs qu’elle éveillait en lui, à cet héroïsme qu’elle avait créé et qui faisait désormais partie de lui, si toutefois elle était là.
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MessageSujet: Re: RUBIN ☄ Éternité est l'anagramme d'étreinte. Dim 18 Jan - 14:43





   

Robin et Marianne

“seul l'Amour est à même de nous permettre de vivre”
 « 
 Puisse votre cœur vivre aux travers ces magnifiques constellations Robin. » Le regard de la jeune fille osait se perdre à nouveau dans l'immensité de cet étendue noircie par l'absence d'une douce lumière. Tout comme cette dernière, Ruby semblait avoir perdu le soleil qui parvenait à irradier son être, à faire naître en elle ce vaste printemps dont les doux rayons pouvaient chatoyer les moindres espoirs. L'ombre avait eu raison d'elle et de son cœur. Même si, elle s'évertuait à ne pas la laisser percer par delà ses espoirs enfouies, même si elle luttait dans une bataille effrénée et de plus en plus douloureuse, même si le trou béant dans sa poitrine, dans son cœur, continuait à s'agrandir un peu plus chaque jour. Les larmes avaient raison de son regard, la peine prenait un peu plus le dessus de jour en jour, alors que le mal être ne cessait de la tiraillait vers des démons qu'elle était incapable de combattre à nouveau. Peut être l'avait-il oublié ? Peut être même avait-il trouvé que cette séparation ne serait qu'une aubaine pour lui ? Peut être avait-il simplement trouvé sa liberté ? Les yeux emplis de ces timides larmes, Marianne pleurait en silence l'absence si douloureuse de son tendre aimé. Telle la lune, elle dissimulait sa peine par le biais de ce rayonnement intérieur et de cette force qu'elle avait pu acquérir au cours de ses jeunes années. Une lady ne devait pas perdre espoir, jamais. Tout comme elle ne devait jamais laisser le tourment s'immiscer délicatement dans son cœur. Mais comment agir ? Comment parvenir à garder ce masque intact alors même que la douleur était si forte ? Tel un poignard qui restait planté dans le creux de son cœur, elle sentait les doucereuses pertes de son sang se déverser à l'intérieur de son être. Si bien que le froid grandissait à mesure que ce sentiment augmentait. La solitude avait raison d'elle, même si les personnes autour d'elle persistait. Son cœur se sentait terriblement seul, enfoui sous une épaisse couche de neige, attendant sagement que le soleil revienne et puisse faire fondre cette froidure et cette mélancolie par ses doux rayons chatoyant. Mais combien de temps encore devrait-elle l'attendre ? De grâce Seigneur, quand m'accorderez-vous votre bienséance? osait-elle penser, alors que son regard s'était dirigé de manière naturelle vers la lune. Combien d'amants avait-elle réuni ? Combien de cœur était-elle parvenue à combler ? Une timide buée s'échappa d'entre ses lèvres, désireuse de se faire attraper par une force rassurante mais trop lasse pour continuer et ainsi s'évaporer dans l'immensité de l'espace. La jeune fille remonta un peu plus le par dessus que les contemporains dénommaient si fièrement veste, avant de continuer son chemin. Son regard se baissa de façon radicale pour ainsi se perdre vers le sol. Cette matière si dure et imperceptible lui donnait l'impression d'une férocité sans relâche. Nombre s'y étaient heurtés et pourtant, dans sa fierté, elle parvenait à persister. Tout comme les astres, qui virevoltaient encore et encore au dessus de sa tête.  Ces étoiles qui avaient aspiré à quitter chacune de  leurs chevauchées, trop impatientes et désireuses de découvrir les bienfaits d'une chaleur partagée. Plus rien n'aurait pu les appréhender de cette quête, si bien que même les ombres disparaissaient petit à petit pour laisser place à une lueur des plus éclatantes. Cette dernière se plaisait timidement à envelopper les êtres qu'elle désirait enlacer en son sein. Telle une aura des plus bienveillantes, elle accordait une chaleur des plus agréables et des plus ardentes aux âmes sœurs qu'elle avait choisi. Ainsi la lune n'était qu'une alliée de plus. Qu'un espoir retrouvé tant bien même qu'elle n'avait jamais été perdu. Tout était si illuminé, si écarlate, que l'évidence arriverait peut être à percer par delà les nuages les plus ancrés dans son cœur. La jeune file voulait y prêter attention, désirait plus que tout percer par delà cette froidure pour ainsi entrevoir à nouveau cette luminosité qui se mêlait à cette convivialité débordante. Noël était une fête à ne pas laisser au hasard. Ce jour si particulier ne pouvait pas rester à la dérive ou même dans l'oubli. Il n'était qu'un signe de plus à cet espoir auquel elle se devait de se raccrocher. Sa piété n'en était pas ébranlée, du moins peut être l'avait-elle été que durant quelques instants. L'on croyait au miracle, l'on se plaisait à croire en une certaine magie inexplicable. Et si le temps agissait enfin à son tour pour elle ? La chaleur commençait déjà à saisir son cœur, timide mais pourtant bien présente.

Si bien que l'envie même d'aller en avant l'incita à diriger ses pas en dehors de l'enceinte de la ville. Délaissant pour quelques heures ou quelques instants les sons et autres chants de cette dernière, la jeune fille avait parcouru quelques mètres afin de s'engouffrer dans les bas fonds de la forêt. Se retrouvant dans cet espace confiné, parmi lequel maintes histoires susurraient encore les desseins de leurs aventures contre les creux des troncs des arbres. L'air humide et lourd parvenait à éveiller en chaque être s'y trouvant une sensation de protection des plus maternelles, alors même que le ciel permettait d'en accroître cette sensation par ses plus belles lueurs. La jeune fille releva ses yeux quelques instants et trouva là l'occasion de fredonner cet air qu'elle ne connaissait que trop bien. Cette mélodie qui lui rappelait tant le regard envoûtant de son bien aimé et réchauffait un peu plus son être. Puissiez-vous admirer ce si beau spectacle également. priait-elle silencieusement alors qu'elle se plaisait à croire qu'une connexion pourrait peut être s'établir de cette manière. Son tendre aimé, le chevalier de son cœur et de toute son âme appréciait admirer les astres, et elle avait l'impression de pouvoir retrouver ceux de son regard dans ces derniers. Un mince sourire commença à s'étirer délicatement sur ses lèvres. Celui là même qu'elle se plaisait à retrouver des lors que l'espoir s’immisçait un peu plus dans le creux de son cœur. Et comme si une force supérieure avait pu entendre à cet appel, la jeune fille ressentait déjà les prémices d'une nouvelle vague de joie et de bien être l'envahir. L'incitant par là même à oser croire en ses désirs : oui Robin admirait lui aussi les étoiles et lui aussi devait très probablement y trouver son propre regard dans ce paysage. Peut être même en ressentait-il ce même espoir l'envahir ou au moins cet amour qu'elle portait à son égard. Ce sentiment si intact et qui s'avérait se renforcer encore un peu plus à chaque jour. Telle la plus belle des fleurs, la jeune fille souriait davantage à présent, sans trop en connaître la raison, si ce n'était cette plénitude qu'elle retrouvait alors même que ses pensées continuaient à aller vers lui. Son être aimé qu'elle ne saurait abandonner jusqu'à sa mort, la moitié de son être, qui même si elle en connaissait les tourments de son absence, persistait à résister à tous les assauts. Continuer à croire en leur avenir et finissait sa course dans des songes les plus exquis. Des songes durant lesquels, les bras de son époux l'entouraient. Des bras forts mais dont la tendresse n'avait d'égale que les mots qui émanaient du passé et qui lui confirmaient ce sentiment. Leur amour ne saurait mourir, cet Amour sincère et si fort. Jamais. Mais alors que ses songes s'échappaient de part et d'autre de son esprit, la jeune fille ne s'était pas rendue compte que ses pas les avaient menés un peu plus en avant l'obscurité de ses lieux. Peut être trouverait-elle cette même crique de jadis ? Alors même que ces nombreuses excursions en ce lieux n'avaient jamais abouti à l'entrevoir. En réalité, le fait même d'avoir évoqué le nom de son tendre aimé avait éveillé en elle ce désir inavoué de se sentir bercer dans ses bras. Et comment le réaliser, si ce n'était qu'en se rendant dans cet espace, dans cette sérénité qui avait la faculté de la maintenir en vie. La brise qui léchait délicatement son visage lui rappelait celle qui avait pu faire virevolter ses soieries d'autrefois. Ravivant en elle le doux parfum du souvenir de cette soirée. Vous y trouverez-vous mon Aimé? osait-elle s'interroger avec l'intime conviction qu'il y serait présent. Les larmes commençaient déjà à s’installer dans le coin de ses yeux. De timides perles qui exprimaient tant son désir, mais aussi cette conviction qui l'animait. Mais alors que son chemin continuait un peu plus en avant, la jeune fille prêta une légère attention à un murmure au loin. Croyant dans un premier temps qu'il ne s'agissait simplement que d'un son commun de ces lieux, la jeune fille détourna le regard pour ainsi revenir à son dessein premier. Cependant, ce murmure n'en devint que des plus clairs, lui laissant ainsi percevoir la voix d'un jeune homme. Peut être s'était-il perdu ? A moins que son esprit ne commence en lui faire croire au Malin. Curieuse, la jeune fille finit par arrêter sa marche jusqu'en entendre que quelques mots « Revenez-moi. »  « Sieur ? Ou êtes-vous ? » Quémanda t-elle avec l'intime conviction que cette âme en peine se trouvait perdue dans cette vaste étendue.  « Je suis là mon ami. Parlez que nous puissions nous connaître. » Telle la digne épouse de Robin Loxley, Marianne avait su trouver le courage nécessaire pour affronter les méandres de ce monde, mais surtout pour venir en aide à son tour aux plus démunis. Son cœur lui laissait croire en une bonté des plus douces et des plus naturelles, une beauté sans pareille en la nature humaine. Il suffisait d'y prêter une attention bien particulière, d'oser tendre sa main à une autre personne pour que celle-ci la prenne et vous dévoile un monde empli de bonté. Ses pas se détournèrent sans grand-peine de son chemin initial pour ainsi reprendre celui de cette voix. Une voix qui n'avait exprimé aucune détresse dans le ton mais qui pourtant détenait une profonde peine qu'elle ne saurait laisser seule.  « Vous portez-vous bien ? » Sa voix perçait un peu plus le silence, alors que le simple espoir de pouvoir entendre à nouveau des mots de cet inconnu lui était impatient.


           
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printemps éternel

« Celui qui occupe mes pensées possède les seules richesses dont je puisse ambitionner la conquête : un noble cœur, un esprit chevaleresque et un caractère loyal. Je lui serai éternellement fidèle et attachée. »
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MessageSujet: Re: RUBIN ☄ Éternité est l'anagramme d'étreinte. Dim 15 Fév - 19:17






Depuis qu’il était arrivé, Robin se plaisait tout particulièrement à contempler le ciel étoilé. Il y avait là un espoir dont il ne pouvait faire abstraction. L’espoir de retrouver Marianne, cette mince once dont il avait pris soin comme si sa vie en dépendait, car elle en dépendait d’une certaine manière. L’espoir de faire régner la justice, que dans ce monde il n’y ait plus de Prince Jean pour dominer et être bien plus craint qu’aimé, qu’il n’y ait plus de Shérif de Nottingham pour déplorer les pauvres et récupérer tout ce qu’il y avait sans pitié ou compassion, vertus qu’il s’appliquait à faire respecter dans son entourage. L’espoir qu’après sa mort, tout ce qu’il ait pu réussir à faire n’eût pas été fait en vain. Robin des Bois avait mis tout son courage dans ce qu’il jugeait bon, et il espérait que le monde le ressente réellement, que ce ne soit pas juste une brève action valeureuse effacée par sa mort, oubliée par la plupart. Il aurait aimé que les enfants puissent choisir, et c’était quelque chose qu’il affectionnait tout particulièrement. Il se rappelait de l’anniversaire auquel il avait été convié, jadis, et durant lequel il avait donné son chapeau ; on l’admirait, et humblement, Robin essayait de faire tout son possible pour que les gens gardent un souvenir positif à son sujet. Ces étoiles étaient aussi l’espoir de faire le bien. C’était une valeur qu’il s’évertuait continuellement à faire passer autour de lui, mais sans Marianne, la tâche lui semblait bien plus difficile. Elle lui manquait ; la jeune renarde dont il était épris depuis son enfance avait le don d’éveiller en lui bien des émotions, certaines interdites, d’autres pas, mais surtout, elle était capable de rendre son cœur plein d’émoi, de le faire battre vite, si vite que son souffle dérapait et se perdait. Il en était amoureux, plus que de raison. Elle était son tout, un écho dont il avait besoin, elle était une étreinte au creux de laquelle il aimait tant se plonger, devenant l’enfant qui cherche la chaleur maternelle d’une mère en devenir. Où se trouvait-elle, désormais ? Etait-elle pleine de bonté, comme jadis, ou avait-elle été pervertie par les libertés humaines contemporaines ? Robin espérait que non, mais au fond de son âme brisée une petite voix venait parfois lui chuchoter de terribles pensées. Son cœur malade n’aurait pu écouter pendant plus d’une heure ces mesquineries dignes de Satan. Il était certain qu’elle était restée pleine de vertus dans ce monde ci, et de la même manière que dans l’ancien, qu’elle demeurait une princesse courageuse, aimante et aimée.

Il avait pourtant du mal à ne pas se laisser attendrir par les perfidies qui le laissaient croire un instant qu’elle avait disparu. Ils n’avaient même pas eu de nuit de noces convenable, la brèche ayant été faite après leur mariage, et leur amour était tel que c’eût été impossible qu’elle l’abandonnât ainsi, car on les disait faits l’un pour l’autre depuis des lustres, des décennies. Ce n’était pas pour rien qu’il avait bravé le danger, qu’il avait risqué sa vie en se montrant à ce concours organisé par le Prince Jean, qu’il avait ainsi remporté le prix dissimulé sous un chapeau et quelques vêtements qui le rendaient affublés tel un conteur de belles histoires. Ce n’était pas pour rien qu’il volait aux riches pour donner aux pauvres, car telle était sa devise, n’hésitant pas à se cacher sous un masque de voyante pour obtenir leurs grâces afin de mieux voler leur or. Ce n’était pas pour rien qu’il se devait de disparaître derrière chaque bosquet pour ne pas se laisser attraper et mettre derrière des barreaux par les soldats ; tout cela, c’était pour elle. Ce n’était pas sa grâce qu’il recherchait ainsi, c’était plutôt une manière de lui prouver son amour. Oui, il l’aimait. Et, marchant ainsi dans ces bois endormis, c’était ainsi qu’il tentait de la retrouver. Mais ici les animaux ne lui avaient pas donné une entière confiance. Ici, tout était trop différent de sa vie coutumière, des habitudes qu’il avait pris à Nottingham. Cependant, lorsque dans cette promenade sans fin il lui sembla entendre une voix, il se retourna pour chercher la provenance de cette douceur. « Sieur ? Où êtes-vous ? » Robin ne reconnut pas ce timbre de voix, mais il fut clair que la voix était pleine d’innocence et de bonté, prête à venir en aide au premier malheureux qui allait tomber sous les coups du Malin. « Je suis là mon ami. Parlez que nous puissions nous connaître. » Il toussa légèrement, éleva la voix afin que l’inconnue l’entende, elle aussi, peu importe quel fût l’endroit où elle se trouvait. « Je me trouve près de l’arbre centenaire, Damoiselle. Au croisement du chemin, l’un s’enfonçant dans la mystérieuse forêt, l’autre vers la ville. » Mais il ne sut pas si elle avait entendu ces paroles, alors que sa voix fluette et mélodieuse résonna de nouveau dans la forêt. Elle venait de la droite, pensait-il. « Vous portez-vous bien ? » Décidé à retrouver lui aussi cette étrange apparition, il fit quelques pas, suivant son instinct de renard.

Il se retrouva ainsi face à une belle jeune femme aux cheveux bruns qu’il identifia comme la douce voix qu’il venait d’entendre. Avec un sourire, il ne parut pas dissimuler son mal-être, mais ayant décidé qu’il serait plus opportun de ne pas importuner une inconnue avec ce qui le tourmentait du plus profond de son être, il ne fit pas allusion à Marianne, son épouse disparue, pour garder – au moins jusqu’à ce qu’il en sache plus sur cette inconnue – secrète son identité de Robin des Bois. « Une absence m’est insupportable, elle semble me ronger de l’intérieur mais je ne peux rien y changer et cela fait souffrir le cœur blessé d’un homme. Mais rassurez-vous, je pense me porter bien. Seriez-vous perdue ? Je crois savoir que ces bois peuvent se révéler labyrinthiques, et parfois je crois entendre les arbres chuchoter entre eux, mais je dois avouer ne pas comprendre la plupart de leurs mots. » Un petit sourire se dessina sur ses lèvres, alors qu’il se baissait un instant, esquissant une révérence à la Dame qui se trouvait face à lui, dont le regard semblait empli de gentillesse. « Je suis enchanté de rencontrer une aussi jolie jeune femme en ces bois. Vous pouvez m’appeler Robin, ainsi vous paraîtrais-je sans doute moins mystérieux et inconnu. Je suis le gardien de ces lieux, mais les gens ont coutume de m’appeler le garde forestier, même si cela donne moins de charme à ce que je fais, malheureusement. »
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MessageSujet: Re: RUBIN ☄ Éternité est l'anagramme d'étreinte. Dim 8 Mar - 16:03





   

Robin et Marianne

“seul l'Amour est à même de nous permettre de vivre”
 L 
e monde était bien trop vaste pour oser prétendre le connaître totalement. Il dissimulait bien trop de merveilles ou autres magnificences pour qu'une simple existence puisse en connaître l'ensemble de ses attraits. Certaines âmes, en quête d'aventure, osaient affirmer le contraire. Osaient aller en avant de ce constant pour ainsi laisser croire en quelques âmes, envieuses de quelques espoirs, qu'elles avaient pu porter cette vaste étendue au creux de leurs mains. Et pourtant nul monde ne saurait exister sans l'existence de l'être aimé. Aucune lueur ne parviendrait à percer les ombres si étouffantes d'une absence bien trop marquée. Aucun espoir n'aurait pu venir à bout de cette peine croissante, qui laissait une douleur béante dans le creux d'un cœur meurtri. D'aucun ne pouvait prétendre connaître le bonheur, tant que son cœur n'était pas comblé. Et pourtant, l'espoir perdurait. Tel l'infime petite chose que l'on pensait perdue à tout jamais et qui ne saurait retrouver son chemin parmi cette allée escarpée, il perdurait. Et par ce simple agissement, il parvenait à éclaircir un peu plus le ciel qui nous entourait. Y dévoilant maintes éclaircies, d'abord timides, permettant ainsi à l'aveugle de découvrir un monde dans lequel certains tableaux ô combien magnifiques se dessinaient par delà cette brume épaisse. L'espoir ne devait jamais faillir. Personne ne se devait de le laisser s'échapper à tout jamais, mais au contraire, il se devait de rester en notre sein pour nous permettre de grandir. Il avait un tel pouvoir, une telle magnificence que cela serait un véritable peine de ne pas pouvoir le côtoyer. C'est ainsi, qu'alors que la jeune fille se perdait encore à penser que ses tourments ne trouveraient jamais d'apaisement, qu'elle laissa cette idée la guider vers le seul lieu à même de pouvoir estomper cette douleur. Les bois lui paraissaient être un véritable de havre de paix. Une certaine aubaine capable de réchauffer son cœur des moindres adversité qui l'assaillaient de toutes parts. Ainsi, les souvenirs se confondaient, les uns plus doux que les autres. Lui permettant par cette simple présence de recueillir en son sein assez de courage et d'espoir pour perdurer. Les volutes qui l'entouraient trouvaient toujours le moyen de l'apaiser, d'éveiller en elle des chaleurs pour lesquelles ses valeurs s'en trouvaient des plus fortes et qui, par leur simple chatoiement lui insufflaient la force suffisante pour braver les malheurs. Mon tendre aimé. songeait-elle dès lors qu'elle franchissait les barrières de ce bosquet. Dès lors que ses pensées se tournaient vers lui, l'image si nette, presque à portée de ses doigts frêles et timides se dessinait devant ses yeux. Tel le plus bel être qui lui était donné d'admirer, l'image qui se dessinait devant son regard embrumé par le désir de pouvoir sentir son étreinte, ne cessait d'insuffler à la jeune fille l'intime conviction que leurs retrouvailles se resserraient. Osant y croire une nouvelle fois, Marianne ne désirait plus que cette illusion s'estompe. Qu'elle ne l'abandonne une nouvelle fois afin de lui laisser côtoyer cette solitude si pesante et si lourde qui ne cessait de lui affliger de terribles douleurs. La force la quittait à mesure que les lueurs disparaissaient, la laissant ainsi seule face à ses propres démons. Que Dieu puisse prendre miséricorde de son âme. Qu'il puisse lui accorder enfin ses faveurs et par là même, lui permettre de goûter une nouvelle fois à ce sentiment qui la rendait entière dès lors que ses yeux croisaient ceux du chevalier de son cœur. Des perles fuyaient par delà les extrémités de ses yeux, arpentant un chemin qui n'étaient plus tortueux mais dont la pente raide ne laissaient plus le choix quant à cette chute vertigineuse. Ses prières ne cessaient de se trouver infondées, mais peut être qu'un jour, le Seigneur lui rendrait grâce. Peut être jugerait-il que son fardeau devait s'achever et qu'elle avait accompli la quête à laquelle il l'avait affublé pour ainsi lui permettre de croire ainsi fortement en son pouvoir. N'était-elle pas à même de pouvoir goûter à nouveau aux joies qui irradient d'un monde bon ? Ses preuves se trouvaient-elles toujours insuffisantes, alors même qu'elle ne cessait de combattre ses démons pour ainsi parvenir à prôner ses valeurs les plus pures ? Ne démontrait-elle pas qu'elle était la vaillante épouse d'un mari brave, courageux, et dont le cœur était si bon que nul ne pouvait prétendre à le lui faire oublier ? Sa fidélité n'avait de cesse que de ce désir de sentir son étreinte échaudée contre sa peau frêle. Son souffle léger mais pourtant enclin à la réchauffer faire échos contre sa peau refroidie. Le temps ne pouvait effacer de telles sensations et ne parviendrait jamais à ses fins. Pas tant qu'elle oserait y croire et cette croyance était bien loin d'oser s'estomper, tant son amour ne se ternissait pas. A maintes reprises, elle l'avait attendu, dès leur plus tendre enfance, la jeune fille n'avait eu de cesse que d'oser croire en une réciprocité vis à vis des sentiments qui naissaient en elle. Et puis, il y avait enfin eu cette journée. Que Dieu puisse lui accorder ses faveurs et lui laisser le souvenir intact de cet instant. La voix de Robin s'élevait encore dans l'air. Une voix claire et si présente qu'elle parvenait à réchauffer son cœur et ainsi à ressentir l'essence même de cette vie qu'elle aurait tant voulu vivre à ses côtés. Le voile de fantasme et de bien être osait l'envelopper d'une manière si délicate qu'elle aurait s'y perdre à tout jamais.  « Marianne Ma Mie, voulez-vous m'épouser ? » Les yeux de la jeune fille se fermaient à mesure qu'elle laissait ce souvenir l'envahir, la guidant sur le sommet de ce chapiteau aménagé pour l'occasion. Sa main dans la sienne, alors qu'il repoussait les assaillants du Prince Jean. Si détourné mais pourtant si sincère dans ses mots et dans ce sentiment qui l'animait. Les lèvres de la jeune fille commencèrent doucement à s'étirer en un timide sourire.  « Oui. » murmura t-elle dans un souffle que le vent s'empressa de parsemer par delà son être afin qu'il se perde dans les méandres de ces bois. De nouvelles larmes s'échappèrent de ses yeux alors que le songe la tiraillait vers un désir qu'elle ne voulait plus perdre.

Mais alors que ses pensées ne cessèrent d'aller vers son unique amour, son attention fut toutefois détournée pour se porter de manière naturelle vers cette voix qui s'élevait dans les airs. A peine audible, il lui semblait toutefois reconnaître là un appel à l'aide. A moins qu'il ne s'agisse tout bonnement de ses propres tourments qui veillaient à lui faire croire au Malin. Néanmoins, la jeune fille ne pu retenir bien longtemps sa curiosité et laissa sa voix se perdre aux travers les divers bois qui l'entouraient. Un cœur ne saurait en laisser un autre dans le besoin. Jamais. De ses doigts timides, la jeune fille effleura l'écorce glacée de cet arbre qui tenait de sa superbe et lui indiquait qu'il était à même de l'accueillir. Le regard en quête d'un mouvement quelconque, Marianne laissa son impatience guider ses mœurs, alors même qu'elle détourna à nouveau son regard de manière vive dès que cette voix résonna de l'autre côté. Le cœur empli d'un intime courage, Marianne eut peine à comprendre les mots qu'il évoquait, tant l'air sifflait dans le creux de ses oreilles. Il lui sembla néanmoins entendre le terme de damoiselle. Le souffle court, la jeune fille eut l'impression de perdre l'équilibre tant son cœur s'éveillait à ce même instant.  « J'ai  grand peine à vous entendre. » suffoqua t-elle alors qu'elle trouvait refuge près d'un vieux chêne qui avait atténué sa chute. Mais résolue à retrouver cette voix, Marianne n'en perdit pas sa conviction et se releva de toute hâte afin de retrouver son inconnu. Elle profita de cet intermède pour ainsi quérir une question quant à sa santé. Peut être que le vent parviendrait à porter sa voix comme elle lui avait permis de le faire toute à l'heure. Cherchant de part et d'autre de sa position, la jeune fille laissa son instinct de renarde dicter son intuition, alors même que des branchages commencèrent à se mouver sur son côté. Certaine qu'il s'agissait de cette voix, la jeune fille s'avança prudemment vers cet espace avant de plisser délicatement ses yeux dès lors qu'une silhouette lui apparue. La lueur de la lune lui permit alors de découvrir la prestance d'un jeune homme robuste, dont les traits de son visage, pourtant légèrement obscurcis, lui paraissait d'un charisme sans égal. Marianne pu, par la même occasion, se rendre compte que l'état de ce jeune homme ne semblait pas être touché. Mais alors qu'un sourire commençait à naître sur le coin de ses lèvres afin de rassurer le jeune homme vis à vis de sa trouvaille, ce dernier s'en trouva figé. Comme si la glace venait de s'immiscer dans le creux de son cœur dès lors qu'elle pu prendre conscience des raisons de son tourment et qu'ils venaient s'agrémenter aux siens.  « Toute absence prévaut à une future présence. Votre cœur en est victime en ces temps, mais l'espoir y réside dès lors que vous songez à la combler. » La jeune fille aurait tant désiré appréhender son mal pour ainsi le soulager. Mais dès qu'elle vit le sourire qu'il lui offrait, elle eut l'impression qu'un soleil venait irradier son être tout entier.  « Votre réponse sait me rassurer quant à votre santé. » Ses yeux relâchèrent pendant quelques instants l'étreinte qu'ils osaient se donner avec ceux de cet inconnu pour se perdre dans les alentours.  « Ces chemins tortueux commencent à connaître les foulées de mes pas. Néanmoins, les bavardages de ces lieux me sont également complètement inconnus. Il semblerait que je ne parvienne pas encore à reconnaître leurs langages non plus. » Sa voix se perdait à nouveau dans l'espace confiné de cette clairière dans le même instant où ses yeux osaient à nouveau se perdre dans ceux de cet inconnu. Ses joues ne s'en trouvèrent que des plus rosis, alors qu'elle remarquait qu'il s'inclinait délicatement devant elle, en guise de présentation. Le cœur de la jeune fille commença à se serrer un peu contre sa poitrine. Jamais elle n'avait eu une telle rencontre ou du moins de telles manières pour la saluer. Se pourrait-il que … Ses pensées commencèrent à aller vers le monde qu'elle se plaisait tant à vouloir préserver en son sein. Et alors que ses yeux exprimaient sa surprise, Marianne  sentit son cœur bondir d'avantage contre sa poitrine dès qu'il se présenta sous les traits de Robin. Serait-ce un songe ? Avait-elle bien entendu ? Ou était-ce simplement un mauvais tour du Malin ? La jeune fille commença à sentir son cœur imploser contre sa poitrine, alors que ses membres flageoler de plus en plus. Son être s'éveillait de la même manière qu'elle suffoquait. L'air lui manquait à tel point qu'elle eut l'impression de vaciller sous son propre poids. Mais la force de son Amour était telle qu'elle parvenait à vaincre les méandres de son corps si frêle pour ainsi s'avancer doucement vers celui qu'elle pensait avoir perdu à tout jamais. Sa main tremblante parvint à remonter le long de son corps pour ainsi se porter au niveau de sa bouche afin d'y dissimuler les sanglots qui commençaient à l'envahir.  « Cela ne se peut... » Les larmes ruisselaient le long de ses joues d'une manière si intense que sa vision s'en retrouvait complètement brouillée.  « Est-ce vous ? » Ses mains tremblantes parvinrent à chasser avec beaucoup de mal les larmes qui ne cessaient de lisser un peu plus sa peau de porcelaine, alors qu'elle essayait de retrouver les traits de son seul amour dans cette obscurité si marquée. La jeune fille essaya néanmoins de se reprendre pour ainsi ne pas effrayer ce pauvre inconnu dont la peine devait probablement être plus marquée et plus profonde que la sienne.  « Veuillez pardonner ma maladresse. Il s'agit simplement du fait que j'ai connu un Robin... Un gentilhomme des plus plaisants et des plus aimables que mon cœur n'ai jamais pu oublié. Sa malice n'avait de cesse que cet altruisme qui l'animait et le guidait de manière à rendre la justice. Dérober aux riches pour rendre aux pauvres. Ce Robin a su dérober mon cœur, ou du moins lui ai-je offert sans rien oser lui demander en échange, si ce n'est qu'il puisse connaître le bonheur qu'il savait insuffler aux autres. » Les larmes ne cessaient de perler sur ses joues, s'abattant avec force contre la froideur et la brutalité du sol épais. Osait-elle croire en une telle rencontre ?  De grâce Seigneur accordez leur vos louanges, afin que de leur étreinte puisse perdurer le plus bel Amour.


           
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J'ai posé bagages ici le : 30/10/2014 Jouant le rôle de : Robin des Bois pour vous servir. Nombre de messages : 47 On me connait sous le pseudo : lulapsy. Un merci à : tearsflight (ava), sugar slaughter (icon). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : Richard Madden le trop parfait.
MessageSujet: Re: RUBIN ☄ Éternité est l'anagramme d'étreinte. Jeu 9 Juil - 17:16






Ses yeux glissèrent sur le recueil de poèmes que ses mains tenaient encore ; les belles pages, ornées d’une fine écriture que souvent il laissait ses doigts parcourir, pour sentir la douceur du papier imprimé, cette couverture sur laquelle était inscrit le parfait oxymore, comme si une chatoyante « fleur du mal » allait venir se poser sur le chef d’œuvre littéraire. Parfois même Robin désirait croiser leur regard, observer d’un air tendre ces épines sombres et ténébreuses qui reflétaient une âme torturée, brisée. Il se plaisait dans cette nouvelle lecture, pouvait disparaître au détour d’un recueil. Il lui arrivait d’écumer les librairies, dans l’espoir qu’un jour un poète réussît à poser des mots sur ce mal qui le rongeai, cette accablante absence qu’il n’arrivait désormais plus à supporter. La vie lui devenait bien trop difficile, sans elle pour soutenir ses épaules, les maintenir élevées afin que jamais il ne s’affaisse et ne se laisse lentement échouer sur le sol. Par plusieurs fois déjà il avait été tenté d’abandonner, de ne plus croire à son retour. Il s’était dit que jamais il ne pourrait revoir sa bien-aimée, celle qu’il avait épousée et celle dont le cœur lui appartenait, comme son propre cœur à elle. Avait-elle au moins été, l’espace d’un instant, dans ce monde qui pour lui était trop étranger ? Impossible de le savoir ; et elle aurait pu ne jamais venir que Robin ne l’aurait jamais su. Alors combien de temps encore serait-il resté là, seul et sans amour ? Combien de temps encore aurait-il vécu sans une part de son âme et de son cœur ? « J'ai grand peine à vous entendre. » La douce voix avait interrompu son flot de pensées, et son espoir retrouvé il avait franchi les multiples arbres qui les séparaient encore.

« Toute absence prévaut à une future présence. Votre cœur en est victime en ces temps, mais l'espoir y réside dès lors que vous songez à la combler. » Il hocha la tête, laissa un sourire parcourir ses lèvres et fixa un chêne au loin, se laissant bercer par la jeune femme, qui n’était que délicatesse et beauté. Il peinait encore à croire à un possible lendemain avec Marianne, à un réveil enfin heureux, leurs mains liées et leurs corps qui jamais plus ne seraient séparés. « Votre réponse sait me rassurer quant à votre santé. » Leurs yeux à nouveau se croisèrent, se chevauchèrent, et il lui offrit le plus sincère des sourires, comme s’il ne pouvait décemment lui avouer tout le mal dont il était la victime. Elle était trop douce, elle semblait trop candide pour qu’il ose lui faire éprouver le moindre mal ; sitôt qu’on la voyait, on ne désirait qu’une chose, la protéger à tout jamais. Elle quitta son regard pour aller se réfugier au creux des bras d’un arbre, du ciel, et Robin continuait avec toutefois un sentiment presque… serait-ce de la honte ? de l’observer, de la regarder encore et encore. Elle était belle, plus qu’aucune autre femme et pourtant seul Dieu savait combien il avait vu de femmes dans ce monde étrange. « Ces chemins tortueux commencent à connaître les foulées de mes pas. Néanmoins, les bavardages de ces lieux me sont également complètement inconnus. Il semblerait que je ne parvienne pas encore à reconnaître leurs langages non plus. » Il y avait tant d’innocence dans sa voix, qu’il en était subjugué sans même avoir répondu un seul mot. « Peut-être un jour nous laisserons-t-ils les écouter et les comprendre, qui sait ? Peut-être ouvrirons-t-ils leurs mystères ? »

C’est alors que ses yeux qui jusqu’alors n’illustraient que beauté devinrent plus sombres, peut-être un quelconque effet de surprise ? Robin n’avait pourtant pas l’impression d’avoir été rude, ou malpoli, et si parfois les femmes ne comprenaient pas ses manières, il tentait comme il le pouvait de garder fierté et honneur dans ce nouveau monde qu’il ne connaissait que trop peu. Mais il aperçut sur les joues de cette inconnue des larmes, qui dévalaient une pente trop difficile à remonter, et c’est avec peine qu’il entendit ses mots. « Cela ne se peut... » Il la voyait trembler de tout son être et aurait donné son âme pour la protéger, mais elle semblait si chamboulée qu’il s’en voulait plus que de raison d’être ainsi la possible cause de ses malheurs. « Que se passe-t-il damoiselle ? » Elle semblait réellement peinée et attristée, et lui incapable de réagir, incapable de faire quoi que ce soit. Il se sentait presque perdu dans son propre corps. « Est-ce vous ? » Avait-il mal entendu ? Son espoir résonna dans son esprit comme la lyre du poète réveille les cœurs, et si hélas il n’osait plus espérer, il préférait attendre qu’elle explique et avoue l’origine de cette tristesse. « Veuillez pardonner ma maladresse. Il s'agit simplement du fait que j'ai connu un Robin... Un gentilhomme des plus plaisants et des plus aimables que mon cœur n'ait jamais pu oublié. Sa malice n'avait de cesse que cet altruisme qui l'animait et le guidait de manière à rendre la justice. Dérober aux riches pour rendre aux pauvres. Ce Robin a su dérober mon cœur, ou du moins lui ai-je offert sans rien oser lui demander en échange, si ce n'est qu'il puisse connaître le bonheur qu'il savait insuffler aux autres. » Robin ne le croyait pas. Ne le croyait plus. Pourtant elle était là devant lui, plus belle que jamais. « Marianne ? » Il prit son menton entre ses mains, plongea ses yeux dans les siens. « Ma douce Marianne, ma dame de pensées, si vous saviez comme j’attendais ce jour ; jamais je n’ai cessé d’espérer nos retrouvailles, jamais mon espoir ne s’est tu. J’ai eu pendant un instant peur que ce monde ne vous ait pas obligée à l’y rejoindre, à m’y rejoindre. Mais vous êtes là devant moi et je ne saurais vous trouver plus belle. Vous êtes restée la splendide, la merveilleuse renarde qui a su voler le cœur de Robin des Bois, et Marianne, ma belle Marianne, jamais plus je ne lâcherais votre main. Je vous en fais le serment, ici parmi ces beaux chênes et ces pins, parmi ces beaux arbres qui ne peuvent égaler notre belle forêt de Sherwood mais qui m’ont été d’une agréable compagnie en votre absence. Je vous fais le serment de vous aimer, de vous chérir et de vous protéger car je n’en ai pas été capable dans notre bourgade de Nottingham. Je vous fais le serment qu’à jamais ma vie sera liée à la vôtre, et que pour toujours je serai votre Robin. » Alors, s’avançant lentement, Robin déposa un baiser sur les lèvres de celle qui venait tout juste de raviver la flamme de son sourire.
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MessageSujet: Re: RUBIN ☄ Éternité est l'anagramme d'étreinte.

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RUBIN ☄ Éternité est l'anagramme d'étreinte.

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