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 RUBIN ☄ Éternité est l'anagramme d'étreinte.

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J'ai posé bagages ici le : 30/10/2014 Jouant le rôle de : Robin des Bois pour vous servir. Nombre de messages : 47 On me connait sous le pseudo : lulapsy. Un merci à : tearsflight (ava), sugar slaughter (icon). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : Richard Madden le trop parfait.
MessageSujet: RUBIN ☄ Éternité est l'anagramme d'étreinte. Jeu 8 Jan - 22:19







Haletant, Robin se releva d’un coup brusque, tentant d’ignorer sa tête engourdie qui se mit à tourner à mesure qu’il ouvrait les yeux et revenait dans le monde des vivants. « Ruby… » Sa voix rauque s’éleva, se répercuta contre les murs de la chambre dans laquelle il vivait depuis peu. Une larme coula, glissa de ses yeux et se dirigea vers sa bouche ; ses mains vinrent cacher ses yeux baignés de larmes. Elle n’était pas là, n’était plus là, mais comment pouvait-il y arriver sans elle ? Elle était son tout, elle était tant de choses, et maintenant il n’est plus rien. A la fenêtre, un hibou hurla. La lune se reflétait sur les lumières de la ville. Noël était proche, la municipalité avait installé tout un système qui paraissait bien étrange à Robin, et depuis, lorsqu’il regardait Fantasia Hill, ses yeux se perdaient dans un océan de lumières. Ce n’était pas une sensation désagréable ; il imaginait que Ruby était là, quelque part, et qu’elle aussi regardait ces étoiles qui n’étaient pas dans le ciel. Ou encore qu’elle attendait, assise à sa fenêtre, en se demandant ce qu’il faisait. Son esprit parfois lui disait qu’elle n’était peut-être simplement pas là, qu’elle n’avait pas fait le pas dans la brèche qui l’avait conduit ici et que jamais il ne pourrait la retrouver. Au diable, répondait-il en silence. Il se leva, traîna ses pieds jusqu’à ses vêtements. Peu lui importait ce qu’il prenait, ses mains choisissaient pour lui. Il sortit dans le froid, dans le silence de la nuit, et se dirigea vers la forêt, le recueil de poésie de Charles Baudelaire à la main, sous le regard attendrissant de l’astre lunaire qui semblait, d’une certaine manière, veiller sur lui.

Les bruits le rassuraient. Il les reconnaissait, ou tout du moins lui paraissaient-ils vaguement familiers. Alors, Robin Loxley se coucha parmi les arbres, et se mit à lire.

Il ferma le recueil de poésie dont il venait de terminer la lecture, le déposa sur la mousse fraîche, rendue humide par la rosée qui venait de se déposer sur la forêt encore endormie, encore innocente ; et, laissant échapper un soupir, il s’allongea parmi les feuilles. Ses paupières closes, elle était là. Mais elle n’était qu’irréel, et dès qu’il voulait tendre les bras pour la bercer, pour enfouir au creux de son cou sa tête enfantine, elle disparaissait, s’évadait, car elle n’était qu’illusion. Elle n’était qu’un fantôme du passé, un souvenir qu’il chérissait plus que la prunelle de ses propres yeux, et qu’il continuait à chercher encore et encore. Ses yeux parcourent l’étendue autour de lui ; un homme n’y aurait distingué qu’une multitude d’arbres, mais Robin voyait plus. Il se sentait chez lui parmi ces chênes, ces pins, ces fleurs sauvages que l’on ne pouvait trouver qu’ici. La forêt était son domaine, sa maison. Il leva les yeux, croisa le regard d’un moineau, et un sourire éclot sur ses lèvres. Le garde-forestier se releva, prit son livre, et ses pas inscrits dans la terre fraîche, dans la boue presque ferme, continuèrent à s’imposer, douces signatures, alors que le jeune homme continuait à arpenter les bois, se concentrant sur tous ses sens à la fois pour ne rien perdre des merveilles de la forêt. Il faisait honneur à son ancien nom, bien qu’il ait gardé un sou-venir de celui-ci dans le nom qu’on lui avait attribué à Fantasia Hill. Tantôt il était Robin des Bois, tantôt il devenait Robin Loxley. Il s’arrêta un instant, baissa les yeux. Ses poings et ses dents serrés, l’image de Marianne se formait dans son esprit et le tordait de douleur. Comment peut-on vivre sans la moitié restante de son cœur ? Comment peut-on vivre si l’autre partie de soi-même n’est pas là, et qu’on aura beau la chercher, elle semble reculer et disparaître aussi vivement qu’une plume est emportée par le vent ? On ne peut pas et Robin en était la cruelle réponse autant que la victime.

La lumière était aveuglante, mais il apercevait au loin la ville et les quelques décorations de Noël encore allumées, qui n’allaient pas tarder à s’éteindre pour la journée. Il avait eu raison de s’en éloigner, comme à son habitude, préférant la solitude des bois au vacarme de l’urbanisation. Nottingham était bien différent de cette contrée-ci. C’était un endroit paisible, calme, si l’on écartait le Shérif et ses impitoyables impôts, mais il était agréable d’y vivre. Et pour rien au monde Robin ne l’aurait quitté, de surcroît si cela signifiait perdre Marianne. Une larme glissa sur sa joue. Cette absence lui était insupportable et il n’y pouvait rien ; il n’était qu’un humain. Qu’un humain ! Comme il était triste de le voir ainsi, si aveuglé par l’absence de sa bien-aimée pour ne voir que les tréfonds du monde. Car il ne voyait qu’elle, ne désirait qu’elle, et elle seule lui apparaissait. Robin croyait devenir fou, il fixait les miroirs, les rues, mais jamais le reflet ne lui répondait. Marianne n’était pas là. « Puis-je encore oser espérer vous revoir, ma douce ? Ou n’ai-je donc plus que la lune avec qui partager ma douleur et ma peine ? » Le silence lui fit écho, toujours et encore. Il résonnait comme une chanson un peu trop entendue, était comme un ami de longue date que l’on venait tout juste de retrouver, celui qui n’a pas manqué mais dont on n’arrivait pas à se détacher. « Si vous saviez comme je suis désolé, mon amour, jamais je n’ai voulu lâcher cette main qui nous liait, jamais je n’ai voulu vous abandonner, revenez-moi, par pitié. Je vous en conjure, revenez-moi. » Il prit une inspiration et, le cœur battant à l’appel de sa moitié, se mit à marcher dans la forêt, sans but autre que retrouver sa bien-aimée, comme cela avait toujours été, et comme cela serait jusqu’à ce que leurs regards se rencontrent à nouveau. Pour une ultime fois, pour leur bon-heur. Pour leur avenir. Et c’est avec une certaine nostalgie qu’il se remit à penser à son visage et aux souvenirs qu’elle éveillait en lui, à cet héroïsme qu’elle avait créé et qui faisait désormais partie de lui, si toutefois elle était là.
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J'ai posé bagages ici le : 08/10/2012 Jouant le rôle de : La belle Marianne. Nombre de messages : 2877 On me connait sous le pseudo : Toujours le même. Un merci à : Avatar by me + Tumblr Je suis fier(e) de porter l'avatar de : K.Stew <3.
MessageSujet: Re: RUBIN ☄ Éternité est l'anagramme d'étreinte. Dim 18 Jan - 14:43





   

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