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 (stitchovu) et à la fin de l'envoi, je touche.

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J'ai posé bagages ici le : 04/06/2014 Jouant le rôle de : stitch, la créature mutante attachante malgré elle. #liloandstitch Nombre de messages : 158 On me connait sous le pseudo : wednesday' (Camille). Un merci à : london jukebox (avatar) Je suis fier(e) de porter l'avatar de : jake cooper, et ses yeux absolument magnifiques. (changement!)
MessageSujet: (stitchovu) et à la fin de l'envoi, je touche. Sam 21 Mar - 14:48


et à la fin de l'envoi, je touche.
Aujourd’hui était un jour aussi angoissant qu’excitant. Tes yeux habitués aux ténèbres de cette prison jamais assez éclairée, étaient comme passés sous acide, devant la puissance de ce soleil cuisant. Alors là, ta minuscule valise posée à ton pied – et encore seulement replie de quelques livres chevaleresques dont tu t’étais épris – tu attendais. Patiemment, et un immense sourire sur les lèvres, serrant contre toi ta veste en jean, que les chauds rayons de soleil t’empêchaient d’enfiler. Cela faisait peut-être une heure que tu attendais, là, comme ça, le sourire figé, relookant ton portable toutes les trente de secondes. Mais pas un message, pas une lettre non plus. Aurait-il eu un problème ? Tes doigts pianotèrent avec maladresse sur l’écran de ton vieux portable, que l’un des surveillants avaient été bien sympa de te revendre. Il fallait dire, que te voir chaque noircir des feuilles entières de papiers, ça l’avait plutôt intrigué, et lorsque tu lui avais expliqué l'étendu que cette simple relation épistolaire avait pu prendre, et ça avait au moins eu l'intérêt de le faire rire.

L'évidence même te sauta aux yeux lorsque tu entendis au loin, le bruit singulier des cloches de l'église annonçant midi. Tu avais pris l'habitude de suivre ces sonneries depuis ton entrée en prison, et l'église ne mentait jamais. Dans une petite grimace, tu jetais un dernier coup d’œil à la route déserte, avant de ranger ton portable dans une de tes poches et de soulever ta valise. En vérité plus inquiet que déçu, des milliers de questions se bousculèrent dans ta tête à l'idée que Kovu ait pu avoir le moindre problème. Et s'il ne voulait tout simplement pas te voir ? Non impossible, il ne t'aurait pas promis dans ce cas, il avait sûrement eu un problème avec sa voiture, son emploi du temps, son travail, n'importe quoi. Tu lui aurais trouvé toutes les excuses possibles et inimaginables pour ne pas songer au fait que simplement, il aurait pu t'avoir oublié, ou même renié. Dans un petit soupir, tes pieds se mettaient route pour rejoindre la ville, à moins que tu croises un bus jusque là.

Finalement pas de bus, et des semelles usées par les petits cailloux de la route, mais tu finis tout de même par atteindre le centre ville lorsque midi et demi sonnait. L'odeur des égouts et les nombreux passants te donnèrent quelques tournis au début, et tu te trouvas effrayé par ce monde immense que tu retrouvais, après trois ans d’absence à compter les mouches dans une cellule. Tes yeux dérivèrent le long des poubelles, dans lesquels des années plutôt tu t'étais retrouvé à fouiller pour espérer combler un peu ton ventre vide. Des restaurants s'échappait à cette heure là des odeurs qui t'étaient inconnues, ou encore lointaine, et tu te mettais à saliver à l'idée de planter tes crocs dans un morceau de viande. Tu avais faim, mais ton cœur hurlait d'un manque que tu comprenais mieux que personne. Comme une petite bête déambulant à travers les rues, perdue au milieu de la foule, tu te mettais à chercher des yeux le moindre café qui serait susceptible de ressembler à celui qu'avait pu te décrire ton correspondant. A cette heure là, en temps normal, une lettre aurait déjà été envoyée depuis longtemps, et tu aurais déjà commencé à écrire la seconde. Tu consultas en vain l'écran de ton portable. Il n'avait envoyé aucun message, comme il l'avait pourtant promis. Tu aurais dû lui demander son numéro, plutôt que de prendre le sien. Mais aveuglé et surtout excité comme jamais, t'avais pas vraiment pensé qu'il aurait pu oublier de venir te chercher... Après tout, c'était lui qui avait proposé ça, et toi qui avais refusé l'argent du vigile pour payer un taxi. Résultat, tu n'avais pas un sou en poche, et tu cherchais un café qui pour le coup, n'existait peut-être même pas.

Et puis tout à coup, tu te sentis chevalier de la table ronde, lorsque tes deux billes bleus croisèrent la devanture imposante du "Coffee Nutt", le graal. Tu resta bête devant la vitrine. Non pas parce que tu avais trouvé ce foutu café, mais parce que derrière sa vitrine brillante, tu apercevais cet homme posé, aux jambes immenses et à l'air songeur, le nez dans une des cartes. C'était ton Kovu ; tu n'avais aucun doute là dessus, mais comme un fou se pince en plein rêve, tu fouillas dans ta poche pour en admirer la photo qu'il t'avait envoyé. Oui, c'était bien lui, et tu ne savais même pas si tu parviendrais à faire un pas. Tu restas peut-être une bonne minute à le contempler silencieusement, sa photo serrée contre ton cœur, avant de sursauter lorsqu'un passant te bousculait par mégarde. Par reflex, tu montrais les crocs en plissant les yeux, ton souffle s'accélérant. Non, tu ne devais pas, tu devais aller voir Kovu. Dans un effort surhumain, tu inspiras profondément, pivotant sur toi même pour quitter ton ennemi potentiel, et revenir vers la devanture. De peur de passer de l'autre coté sans pouvoir y revenir, tu préféras enterrer ta haine naissance envers cet inconnu qui avait seulement osé te bousculer par mégarde, pour la changer en une anxiété non contrôlée. Dans un pas déterminant, tu entras dans le café.

Sensible aux odeurs, ce fut celle des chocolats chauds qui t'enivras d'abord le plus, et tu fus tenté comme jamais d'attraper celui posé là, tandis que sa propriétaire regardait ailleurs. Tu t'en voulu pour cette distraction perpétuelle, et dans une nouvelle inspiration, tu t'approchas de la table de ton bien aimé - rêvé. « Kovu. Rien que son prénom t'arrachait des frémissements incontrôlables, mais tu tâchas de les dissimuler, te plantant juste devant sa table. Il était toujours plus beau, et d'être si proche de lui te donnait une impression étrange. Tout ça te paraissait irréel, mais c'était bien lui. Tu... Pas venu me chercher. » Tu lui disais, mais te détestais immédiatement pour cette phrase tellement pas digne de lui. Il ne te reconnaîtrait jamais avec une telle lacune orale, toi qui lui écrivais des poèmes jours et nuits. « Oublié ? » Tu demandas d'une voix plus timide, tes yeux se plantant dans les siens, avant que tu les détournes brusquement en rougissant comme un idiot. Tu soupiras, ton anxiété n'aidant en rien tes mots. « Il, 'fin je, suis... Stitch. Je-suis-Stitch. » Tu affirmais enfin, relevant un peu les yeux vers lui. « -T'ai attendu. »

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    le monstre bleu
    Ohana signifie famille, famille signifie que personne ne doit être abandonné. △ Pas envie de vivre... Qui se levait le premier, le matin, rien que pour sentir l'air froid sur sa peau nue ? Qui se couchait le dernier seulement quand il n'en pouvait plus de fatigue, pour vivre encore un peu de la nuit ? Qui pleurait déjà tout petit, en pensant qu'il y avait tant de petites bêtes, tant de brins d'herbe dans le pré et qu'on ne pouvait pas tous les prendre ? ©️endlesslove
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J'ai posé bagages ici le : 26/01/2015 Jouant le rôle de : le termite – kovu. #teamlionking2. Nombre de messages : 49 On me connait sous le pseudo : olympe. Un merci à : schizophrenic (ava) crackle bones (signa) wild heart (code rp). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : nicolas simoes.
MessageSujet: Re: (stitchovu) et à la fin de l'envoi, je touche. Sam 21 Mar - 23:40


et à la fin de l’envoi, je touche
gavroche & kovu
i can see the pain behind your eyes, it’s been there for quite a while. i just wanna be the one to remind you what it is to smile. i would like to show you what true love can really do ▬ ne yo.


C’est son jour de sortie aujourd’hui. Et tu devrais être là-bas, à l’attendre devant les portes du pénitencier. Tu devrais être là-bas, tu le lui as promis. Stitch. Celui qui te hante depuis maintenant presque un an et demi à peine. Lui et ses mots qui te chamboulent, lui et ses phrases qui te transpercent. Il a été comme une véritable comète dans ton ciel orageux. Et voilà que tu le laisses filer, voilà que tu le laisses s’évanouir comme de la fumée. Parce que tu es lâche, parce que tu t’es défilé. Tu n’es pas allé le chercher. Tu n’as tout simplement pas pu. Au réveil, ce matin, la panique a été telle que tu as eu cette effroyable envie de vomir. Vomir la peur et les souvenirs ; vomir cette promesse que tu regrettais. Alors tu as juste éteint ton téléphone cellulaire et tu as prié pour que la journée passe vite. Pour que demain arrive en un battement de cils et que tout cela soit enfin oublié. C’est ridicule. Ça ne t’engageait à rien d’aller le chercher et il aura sûrement besoin de quelqu’un pour reprendre contact avec cette réalité dont il a été coupé pendant tout ce temps. Il aura besoin de toi. Et pourtant, tu es là. Assis à une table de Coffee Nutt, seul, la jambe agitée de nervosité et l’esprit en tourmente. Tu t’en veux – un peu. Tu te demandes s’il va comprendre que tu l’as tout simplement lâché au moment où il avait le plus besoin d’une épaule, d’un visage connu ou s’il oubliera juste cette mésaventure comme si ça n’avait pas d’importance. Tu passes une main dans tes cheveux,  jettes un coup d’œil à l’horloge murale du café : onze heures quarante-cinq – il doit être sorti depuis longtemps maintenant. Mais peut-être qu’il t’attend toujours là-bas ? Peut-être qu’il t’espère encore, même après tout ce temps. Peut-être qu’il ne serait pas trop tard pour attraper un bus et aller le rejoindre, t’excuser pour ton immense retard, inventer une excuse idiote qui lui apaisera pourtant l’esprit et faire comme si tu n’avais pas été qu’un connard avec lui. Mais tu ne peux pas. Tu n’y arrives tout simplement pas. Parce que chaque fois que tu penses à lui, tu as juste envie de fuir à l’autre bout de la planète et de te cacher dans un trou de souris pour n’en sortir que lorsque l’apocalypse aura rasé toute la surface de cette Terre – lui compris. Il n’est pourtant pas méchant et tu ne lui veux absolument aucun mal. Au contraire, Stitch te touche d’une manière indéfinissable. Et tu as passé ces derniers mois à ne vivre que dans l’attente de ses lettres, de ses mots qui emplissaient tes journées d’une vague de bonheur sans égal. Mais voilà, c’est bien trop pour toi. Tu n’as jamais pensé que toute cette correspondance prendrait autant de place dans ta vie, tu n’as pas imaginé qu’il serait libéré aussi rapidement. Tu ne t’es jamais dit que tout ce que vous viviez à travers vos lettres allait un jour pouvoir devenir réel. En vérité, te cacher derrière tes morceaux de papier te donnait une excuse pour t’impliquer sans prendre de risque. Sans avoir à affronter ces conséquences fâcheuses qui, aujourd’hui, devenaient tangibles et presque palpables. Tu t’es toujours répété que les choses resteraient les mêmes entre vous – épistolaires. Mais savoir qu’il ne serait alors plus derrière des barreaux emplit votre relation d’une vérité que tu n’es pas encore prêt à affronter. Pas maintenant, pas tout de suite. Peut-être jamais.

Tu ne regrettes pourtant pas de le connaître. Cet être étrange a bouleversé ton existence comme personne et tu mentirais si tu disais que tu ne relis pas ses lettres, encore et encore. Tu connais son tout premier courrier par cœur désormais. Et cette seule pensée te dégoûte presque, parce que tu te sens idiot. Parce que tout ça est stupide. Ce qu’il se passait entre vous à travers vos mots ne peut pas être viable dans cette vie, pas au quotidien. Parce que tu n’es pas aussi bien qu’il le pense, parce que tu n’es pas de taille pour tout ça. Parce que tu n’es pas fait pour les relations sérieuses et stables. Et Stitch a pourtant été ta plus longue relation depuis que tu es arrivé à Fantasia Hill. Dans un geste pensif, tu fais tourner ta grande tasse de cappuccino dans sa soucoupe alors que le bruit autour de toi n’est plus qu’un brouhaha indistinct. Tu prends la carte, machinalement, tentes d’en apprendre le contenu par cœur comme pour t’enlever son prénom de la tête. En vain. Tu te demandes où il est, maintenant. S’il a essayé de t’appeler, s’il t’a envoyé des messages. Est-ce que tu auras une de ses lettres, ce soir, dans ta boîte ? La lettre qu’il aurait écrite hier. Il semblait si heureux de pouvoir sortir, de pouvoir te voir enfin. Et tu étais heureux aussi, jusqu’à ce que la frayeur te glace jusqu’au sang et que tout sentiment positif devienne un véritable cauchemar. Et puis ton prénom résonne dans l’air, comme dans un rêve. Comme un soupir lointain. Sursautant légèrement, tu fixes ton regard sur l’étranger qui est planté à côté de toi. Le visage est familier mais tu ne le remets pas, pas immédiatement en tout cas. Sa voix est étrange et les mots découpés, hachés, mettent quelques secondes avant de former une phrase correcte dans ta tête. Et puis, tu comprends enfin. Et ton cœur loupe un battement. « C’est toi. » Oui, c’est lui. Bien sûr que c’est lui. Il ne pouvait pas exister deux personnes au monde avec ces yeux-là. Des yeux si limpides, si innocents et pourtant à l’air si fatigués d’avoir tant vécu. Tu avales ta salive. Pendant un court moment, tu te demandes comment il a fait pour te trouver ici et puis tu te souviens que tu lui as souvent parlé de ce café, de ton habitude d’y rester des heures à juste profiter du soleil filtrant à travers la baie vitrée, à siroter une boisson chaude ou un cocktail. Et tu regrettes de lui avoir tant dévoilé de toi, désormais. Sans ça, tu aurais pu passer plusieurs jours encore sans jamais le croiser en ville. Coupable d’une telle pensée, tu baisses la tête en te massant la nuque. Si tu l’avais oublié ? Bien sûr que non. Tu ne faisais que penser à lui depuis que tu étais éveillé. Mais lui avouer que tu avais tout simplement pris peur d’aller le retrouver à la prison n’est certainement pas envisageable pour le moment. Ni même jamais, sûrement. « Désolé, je… J’ai eu un empêchement, mens-tu avec autant d’aplomb que possible, un petit sourire contrit aux lèvres. Ma moto m’a lâché, mon téléphone est tombé en panne de batterie et je n’avais aucun moyen de te prévenir. Excuse-moi. » Tu venais de le rencontrer voilà à peine cinq minutes et tu lui avais déjà sorti trois mensonges en seulement quelques courtes phrases enrubannées de mots d’excuse pitoyables. Tu te sentirais presque pathétique si tu n’étais pas trop occupé à vouloir calmer le rythme effréné de ton cœur dans ta poitrine.

Te levant d’un bond, tu fais racler ta chaise sur le sol et ça ressemble à un cri d’agonie dans le tumulte du Coffee Nutt. Pendant une seconde ou deux, tu restes planté face à lui, les bras ballants à ne pas savoir quoi faire de ton corps avant que tu ne te penches pour l’enlacer doucement. Son odeur est comme lui – étrange, unique. Indescriptible. Tu te laisses aller à fermer les paupières le temps d’un éclair, juste quand ta tête se cale contre la sienne. Tu n’aurais jamais imaginé pouvoir le sentir contre toi un jour et, malgré la peur qui te tenaille toujours les entrailles, la sensation est agréable. Elle a le goût de l’aboutissement de quelque chose. Elle a la saveur sucrée d’une friandise qu’on aurait longtemps convoitée. « Je suis content que tu sois sorti, tu souffles avec douceur en te retirant. » Et ça, c’était la vérité. Même si tu ne sais pas comment toute cette histoire va tourner, même si tu as toujours l’envie de partir en courant pour ne plus jamais croiser son regard trop troublant. Même si tu as juste peur de tout ce réel qui t’arrive comme en pleine figure, tu es content qu’il soit sorti. Ce n’était pas une vie pour lui, là-bas, en prison. Ce n’était pas un endroit pour lui. Stitch est doux, Stitch a cette façon de dire les choses. Stitch n’est pas fait pour vivre enfermé. Il te ressemble, il est un esprit libre et vagabond. Sauvage. Et, quelque part, ça te peinait de le savoir entre ces murs de béton, à vivre parmi toutes ces âmes noircies de haine et de colère quand il n’est que tendresse. « Tiens, assieds-toi, proposes-tu en montrant la chaise en face de la tienne. Est-ce que tu voudrais quelque chose à boire ou à manger ? Je t’invite, j’aimerais pouvoir me faire pardonner de t’avoir fait faux bond ce matin. » C’est si étrange de le voir, en vrai. Étrange d’entendre sa voix, de pouvoir le toucher, de fixer ton regard dans le sien. Tout ce que tu possédais, avant, c’était ses lettres, ses si belles lettres. Et sa photo. Un simple portrait immobile qui ne reflétait rien de toute cette vie qui brille pourtant dans ses yeux. Tu dois admettre qu’il est encore plus beau que ce que tu imaginais. Et cette constatation est aussi agréable que terrifiante parce que c’est toujours plus difficile de résister à ce qui est beau. Surtout quand tous ses mots dignes de plus grands écrivains résonnent encore à tes oreilles. Tu as lu ses lettres à haute voix, juste pour entendre la mélodie de toutes ces phrases qui chantaient leur poésie. Charmé par de simples syllabes agencées les unes aux autres, c’est tant risible que tu te demandes encore comment tu as pu tomber dans ce piège aussi vieux que le monde. Et il y a cette même vérité qui continue de tourner dans ta tête, qui continue de t’effrayer : Stitch est sorti de prison, Stitch est là. « Alors, comment est-ce que tu te sens ? Ça te fait quoi d’être à nouveau libre après tout ce temps ? Tu trouves que la ville a changé depuis la dernière fois que tu l’as vue ? tu l’interroges avec curiosité, réellement concerné. » Tu sais son anxiété de devoir se réhabituer à un monde qu’il ne connaît pas vraiment, plus autant qu’avant. Tu as beau lui avoir raconté Fantasia Hill dans tes lettres, tu sais que ce n’est pas pareil de vivre la ville en vrai. Tout est différent. Oui, tout est différent maintenant qu’il est indépendant.



© Gasmask

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oh baby, it’s a wild world
nous tentons l’évasion comme on peut au milieu des mangas à la con, des crétins animés, l’infantilisation au service des pouvoirs, au gré des élections. c’est la prostitution. c’est connard le barbare qui gouverne l’étoile, la faim sur les trottoirs de la californie et la merde qu’on bouffe au goût de paradis ▬ saez.
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MessageSujet: Re: (stitchovu) et à la fin de l'envoi, je touche. Lun 27 Avr - 10:18


et à la fin de l'envoi, je touche.
La prison avait beau t'avoir volé deux ans de ta vie d'humain, elle ne t'avait pas pour autant aidé à développer ta parole, à ton plus grand désespoir. Malgré tous tes efforts, ta langue fourchée et tes mots mal formés restaient les mêmes, te confortant dans ton angoisse et te rendant bègue en plus de cela. Mais aujourd'hui c'était différent, car il ne s'agissait pas seulement de lire un livre à haute voix et de râler lorsque tu te trompais, ni même de réciter quelques vers à un auditoire plus ou moins attentif, il s'agissait de lui parler à lui. C'était comme le maire d'une petite ville paumée parlant au président des États-Unis, un acteur débutant devant Marilyn, un oisillon à peine tombé du nid devant un aigle royal. En fait, tu n'étais rien, et lui était tout. Sans doute n'en avait-il pas conscience, mais toi tu pouvais sentir tes mains tremblantes aux points serrés au bout de tes poignets, ton petit sourire à mi chemin entre le crispé et le béat, et ta voix titubante comme un idiot devant le meilleur poète de l'époque. Toi, sans ta plume, tu n'étais rien, et dans ta timidité humaine, tu te sentais bredouille. Seulement ta question te brûlait les lèvres, et tu ne pouvais plus reculer maintenant que tu l'avais croisé à travers la vitrine de ce foutu café. Après tout, les chances étaient si minces que de le retrouver ainsi, peut-être tout cela avait-il un sens, comme un coup de pouce inespéré du destin. Mais maintenant tu étais seul, face à toi même, avec ton cœur tambourinant dans ta poitrine à chaque fois que tu osais poser tes yeux sur ton beau romancier. Tu n'avais plus qu'une envie, que d'entendre sa voix. Car malgré les mots et les photos, c'était la seule chose que désormais tu ne lui connaissais pas. Dans ton lit, le soir, à la lueur de la Lune se couchant de ton coté, tu avais imaginé une voix gravement rassurante, aux sonorités gutturales, ou simplement plus graveleuse. Mais tout t'irait chez lui, de la voix d'un chanteur pop à celle d'un Gainsbourg râleur. Dans tous les cas, tu te savais capable fondre à chacun de ses mots, s'il parvenait à s'exprimer aussi bien – ou même mieux – que dans ses lettres. Seulement maintenant qu'il t'avait en face de lui, il devait bien se rire que de ta plume vibrante, tant ta voix faisait contraste de par son ton braillard et tendu. Tu ne t'attendais peut-être pas à un éclat de rire, mais après tout, rien n'était pas exclure. Seulement, ce fut loin de se passer comme tu l’imaginais.

D'abord, lorsque tu t'avanças vers lui, avec tout ton courage tremblant rassemblé, il ne tiqua nullement. Dans son « c'est toi » tu ne perçois malgré ta naïveté pas le moindre ton hostile, simplement une surprise presque douce à ta vue, alors qu'il fixe tes yeux sans que tu ne saches trop comment réagir. Toi tu te présentes, tu ne manques pas de préciser ton nom, parce que tu n'es pas vraiment sûr au fond, de s'il parviendra à te reconnaître. Après tout, s'il n'est pas venu te chercher, peut-être est-ce parce qu'il a oublié, et dans ce cas là, c'est que tu ne devais pas être si important que ça… Mais non, tu refuses de voir les choses comme ça, et de te faire de la peine. Tu crois dur comme fer que cette histoire ne vient que d'un accident, n'est la résolution pure et simple que d'une erreur. D'ailleurs, il ne devrait pas tarder à confirmer cette thèse, c'est certain. Alors tu le fixes et tes petites incisives, ou ce qui te serre de crocs tout autant que tes canines viennent mordiller doucement ta lèvre inférieure, tandis que tu tortures tes mains l'une entre elle, au risque de te créer de l’eczéma, avec l'anxiété que tu accumules. Mais chut, car Kovu tente de s'expliquer, et comme un crétin tu bois ses paroles la bouche grande ouverte, cherchant depuis des heures cette opportunité de lui pardonner, et de l'innocenter. Ainsi, tu calmes tes doutes et tu retrouves déjà quelque peu la sérénité. Même si rien n'est encore gagné, tu ne peux t'empêcher de le croire. Ses yeux t'hypnotisent, et tu les découvre, plus charmants que jamais. Que pourrais-tu faire contre quelque chose pareil ? « C-Ce… Ce n'est pas bien g-grave. Mais je m'in-quié-tait. » Les mots de plus de deux syllabes sont un nouveau défis à chaque fois, il te faut y aller lentement. Tu en rougis presque devant une telle faiblesse de langage, pour toi et tes petits poèmes qu'il t'avait avoué avoir adorer. Si c'est vrai, alors il doit être déçu. Comme un fan qui se rend compte que son cycliste préféré se dope, ou un chanteur qui fait du playback. Toi tu sais écrire avec une plume inédite, mais tu es incapable d'aligner trois mots sans butter ou revenir en arrière. « J'ai dû mar-cher. J'ai mal aux pi-eds. » C'est surtout que tu es épuisé, toi qui n'a pas dormis de la nuit sous l'excitation, et qui trouver la force de passer la journée. Il te reste encore tant de chose à faire, que tu enverrais volontiers tes responsabilités au garage en t’évanouissant gracieusement. Seulement ses choses là ne se font pas sur commande. Ou alors il fallait être très bon acteur, et toi, tu ne sais jouer que la vérité. Mais tout ça, ça n'a pas d'importance. Après tout, marcher, ce n'était que des centaines de pas à faire. Non, ce qui t'embêtait, c'était d'avoir du le faire, et forcement, ça t'avais inquiété.

Soudainement, tu sursautes en entendant sa chaise grincer contre le sol, et tu le vois avec des yeux immenses se lever et s'avancer vers toi. Tu ne recules pas mais tu le fixes l'air interdit, cherchant tes mots pour exprimer ce qu'un humain banal dirait avec des onomatopées. Ce n'est pourtant pas le plus difficile, mais sur le coup ça ne sort pas, et tu restes bêtement planté là alors que ses bras viennent d'une manière surprenante t'entourer doucement. Tes yeux s’écarquillent, et tu le sens baissé pour rejoindre ta hauteur, lui qui est si grand, mais quelque peu bossu. A la minute où son os se cale doucement contre le tien, les bienfaits d'un puissant médicament t'enveloppent par surprise, et te forcent à fermer doucement les yeux, chamboulé. Son contact t'émeut et te rassure à la fois : on ne fait pas ce genre de chose avec n'importe qui. Mais toi tu es heureux, ce simple contact parvient à te faire sourire, car il signifie quelque chose. Il donne quelque chose de réel à votre relation, et plutôt que de fuir, Kovu t'enlace. Peut-être que c'est toi qui te fais de fausses idées, peut-être que tout se passe exactement comme il le faudrait ? Tu ne sais trop sur quel pied danser dans cette drôle de ronde qui peut te faire passer en une seconde, de la tristesse la plus extrême à la joie la plus intense. « 'Suis con-tent d'être sorti au-ssi. » Tu confies avec une grande sincérité, même si ce monde t'effraie comme jamais, ton corps instable et toi.

Comme s'il voulait subitement prendre soin de toi, il t'accompagne et t'invite à t'asseoir, ce que tu fais sans te faire prier. Tu es un peu fatigué, et surtout tu as faim. Ton ventre gargouille silencieusement sous les odeurs délicieuses tout autour de toi. Des odeurs d’œufs au bacon, de frites, de poisson cuit avec délicatesse. Tout ça sont des choses que tu ne connais pas, ou que tu ne connais plus. Dans ta prison, tout était immangeable : mais lorsqu'on a faim, l'on mangerait de tout. « Oh. Tu dis avec surprise, le regardant comme pour savoir s'il est sérieux, avant que tes yeux ne divague sur la carte présentant une crêpe au sucre qui fait bruyamment gargouiller ton ventre. Tu en fais presque un petit sourire gêné. Dans ce cas je v-veux bien une cr-ê-pe. » Tu dis en te grattant un peu la nuque, alors qu'un serveur s'avance vers vous et que tu répète ta commande presque sans butter cette fois. Ce  n'est qu'une petite victoire, sur une phrase bien courte, mais tu es content tout de même, si bien que tu adresses un sourire à ton interlocuteur, malgré le gêne et l'attraction étrange qui font des allers-retours entre vous deux. Tu inspires alors un peu, tes yeux roulant un moment tout autour de la pièce avant que tu n'oses affronter les siens. « A-Alors, un peu dé-çu non ? » Tu demandes finalement. S'il était tombé amoureux de tes mots, alors comme Roxane, il serait déçu du Christian que tu étais à l'oral. Faible, gêné, et toujours en lutte perpétuelle entre le bien et le mal. Un monstre capable de devenir fou en une seconde, ou un faible petit animal commandant d'une voix qu'il espérait douce comme une crêpe au sucre.

Mais c'est finalement lui, qui comme toi, cherche à relancer la conversation. Et lorsqu'il te pose ses questions, tu l'écoutes avec une patience qui ne te ressemble pas, mais que tu tâches de travailler un peu chaque jour. Son ton semble curieux, et c'est plaisant que de voir que tu peux susciter son intérêt, c'est une perspective rassurante. « O-Oh, c'tout bi-zarre. C'est très effra-yant, et exci-tant à la fois… » Tu soupires, baissant les yeux un instant. Tu n'as pas finis ta réponse, mais parler à l'oral t'angoisse et te gênes. Surtout devant lui, et sa voix glissante, grave et toujours juste. Tu te grattes à nouveau la nuque d'un air gêné. « Je… Tu tiques un peu. C'peu co-comme un re-renouveau. C'est l'occas-ion de faire de nou-velles cho-ses. D'travailler mon o-o-oral par exemple. » Tu souffles, l'air presque embêté d'une telle condition. Tu secoues la tête, tenant à finir cette réponse. « L'gens sont aussi p-pressés qu'dans mon sou-ve-nir. » Tu dis cette fois avec un petit sourire, haussant les épaules.

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Dernière édition par Gavroche "Stitch" Presley le Mer 24 Juin - 0:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (stitchovu) et à la fin de l'envoi, je touche. Dim 3 Mai - 12:34


et à la fin de l’envoi, je touche
gavroche & kovu
i can see the pain behind your eyes, it’s been there for quite a while. i just wanna be the one to remind you what it is to smile. i would like to show you what true love can really do ▬ ne yo.


Tu te sens coupable, tellement coupable. Tu sens la culpabilité qui te brûle à l’intérieur. Tu te sens lâche. Tu as été lâche de l’abandonner alors qu’il comptait tant sur toi – tu le vois dans ses yeux un peu perdus, un peu flous d’avoir passé trop de temps enfermé dans sa prison. Et c’est plus douloureux encore, parce qu’il te pardonne. Parce qu’il efface ta bêtise d’un claquement de doigts comme on se débarrasse de miettes d’un revers de bras. Il est gentil, il est doux. Et maintenant que tu peux le voir, là, en face de toi, tu comprends qu’il est un ange. Un ange tombé du Ciel, perdu dans un monde trop violent, trop sombre. Trop dur pour lui. Gavroche n’est pas fait pour cette réalité, pour cet univers qui vous entoure. Il n’est clairement pas fait pour toi – toi, le vagabond au cœur de glace qui se fiche d’absolument tout. Et tu as presque peur de le toucher finalement, d’effleurer sa peau même du bout des doigts. Tu as peur de le tacher, de le rendre aussi mauvais que toi. Tu n’as jamais pourtant eu honte de ce que tu étais, de l’être que tu étais devenu. Tu laissais les bien-pensants à leurs morale et tu vivais ta vie comme bon te semblait. Mais voilà qu’il avait débarqué, un peu comme un ouragan. Un peu comme une tornade. Et tout ton monde s’en était allé. Il n’y avait plus de certitude. Plus rien à quoi te raccrocher. Parce que s’il était celui derrière des barreaux, tu étais le véritable méchant de l’histoire. Tu as ça dans les veines, dans le sang. Ton cœur est noirci de laideur et tu as en face de toi un être tout innocent. Un être dont la perfection n’a d’égal que ton impudeur. Et tu l’as laissé seul. Seul face à sa liberté toute nouvelle, seul face à ce monde qui a dû changer en son absence. Seul face à cette jungle urbaine dont tu avais promis de le protéger. Mais tu n’es pas quelqu’un de fiable, tu ne l’as jamais été et pourtant, il t’a cru. Aveuglément. Innocemment. Il t’a cru parce que tu étais le seul soutien qu’il possédait, parce que tu étais la seule personne qui semblait s’intéresser à lui, à sa vie dans sa cage bétonnée. Parce que tu étais celui qui lui écrivait. Mais tu n’es finalement rien de tout ça, tu n’es pas aussi bon qu’il le croit. Tu es juste un foutu menteur, un manipulateur. Et même si tu n’avais jamais eu envie de tricher avec lui, aujourd’hui tu avais brisé le seul espoir qu’il avait placé en toi – être là, pour lui. « Je suis vraiment désolé, tu répètes encore, le regard gêné. » Mais tes mots sonnent creux, ils sonnent vides. Ils sonnent faux même si tu te sens embarrassé de l’avoir laissé tomber. Ils sonnent faux parce que Stitch finira par comprendre qui tu es. Il finira par voir que tu n’es pas ce que tu prétends. Il verra que tu n’es pas une bonne personne, pas une personne pour lui. Et qu’importe tes excuses, qu’importe ta culpabilité, ça ne changera rien au fait que tu n’es pas le Prince dont il rêvait. Et tu ne le seras jamais.

Dans une vaine tentative de paraître à ton avantage, tu lui offres une collation et il semble apprécier le geste, comme conquis. Bien sûr, il n’a pas dû être entouré de gentillesse et de douceur, là où il était. « Mettez-en deux, tu continues après lui, regard posé sur le serveur qui repart rapidement ensuite. » Quand tu regardes le brun à nouveau, il y a toujours cette sensation étrange qui fourmille au creux de ton ventre. Une sensation nouvelle et pourtant familière. C’est à la fois étrange de le voir en chair et en os et ça te semble comme naturel. Comme si vous vous étiez déjà rencontrés auparavant, dans une vie antérieure. Comme si vous vous connaissiez tellement que l’apparence n’avait plus vraiment d’importance – parce que vous aviez déjà vu la beauté de l’autre à travers vos lettres. À travers les mots. Pendant un instant, tu te demandes si vous allez continuer à vous écrire maintenant qu’il est sorti de prison – probablement que non. Ce serait un peu idiot de communiquer de cette façon alors qu’il te suffirait de venir le voir et de lui parler, tout naturellement. Mais tu aimais cette relation épistolaire, tu aimais cette façon de le découvrir. De te découvrir toi-même aussi. Tu aimais le sentiment de bonheur qui se diffusait dans tes veines quand tu ouvrais ta petite boîte aux lettres et que son courrier était là, sagement, à n’attendre que toi. C’était toujours si doux, si agréable d’ouvrir sa lettre et de la lire, encore et encore. Jusqu’à la connaître par cœur même, parfois. Et cette habitude va te manquer. Elle va laisser comme une vide dans ton quotidien. Parce que tu t’étais fait à l’idée de pouvoir te dévoiler sans être jugé. Sans être regardé. « Pourquoi je serais déçu ? laisses-tu échapper avec surprise, les sourcils haussés. Non, pas du tout. Je suis content de pouvoir te rencontrer enfin. Et tu es encore plus mignon en vrai. » Tu flashes un sourire un peu malicieux, un peu coquin. Le genre de sourire qui te vient naturellement aux lèvres. Puis, tu penches la tête sur le côté tout en le fixant longuement. Comme si tu essayais de voir derrière ses mots incertains, ses paroles bancales. Tu as toujours su qu’il lui était plus difficile de s’exprimer à l’oral et tu en avais été un peu étonné parce que ses mots étaient toujours si fluides, si coulants. Si emplis de perfection. Mais ça n’avait aucune importance à tes yeux. Tu t’en fichais pas mal qu’il bégaye, qu’il bute sur ses phrases. Tu avais le temps, tu avais tout le temps qu’il fallait pour l’écouter. Tout comme tu avais toujours eu le temps pour lire ses lettres, pour lui répondre. Tu as toujours le temps quand il s’agit de lui. Parce que ses mots t’ont charmé, parce que tu as immédiatement flanché à ses premières phrases. Et qu’importe la maladresse dans sa voix, tu ne détestes pas. Au contraire, ça fait son charme. « J’aime beaucoup ta voix, tu le rassures. Et tu m’avais déjà dit pour ton oral. Je m’en fiche. Tu prends le temps qu’il te faut, sans te presser. Sans t’angoisser. Je suis là pour t’écouter comme je l’ai toujours fait, à travers tes lettres. » Et c’était sûrement les mots les plus sincères que tu aies jamais prononcés. Parce que Gavroche avait toujours déclenché en toi des sentiments que tu n’avais jamais éprouvés avant lui. Et maintenant que tu te trouvais en sa présence, c’était comme l’accomplissement de quelque chose. Quelque chose de nouveau, de fort. Quelque chose qui pouvait être beau.

Tu te demandes comment il va reprendre contact avec le monde qui vous entoure. Est-ce qu’il sera à l’aise, entouré de tous ces gens pour qui il n’est qu’un vulgaire inconnu ? Quand on passe tant de temps, enfermé dans un même endroit, en compagnie des mêmes personnes, à faire exactement les mêmes choses jour après jour, il doit être difficile de remettre un pied dans la réalité. Cette réalité qui est parfois si dure, si intransigeante. Tu pourrais le protéger, tu pourrais lui servir de bouclier. Il aura peut-être besoin de toi. Est-ce qu’il te demanderait ton aide, si besoin était ? Tu ne sais pas. Tu ne sais pas grand chose du Gavroche de cette réalité-là. Il n’est peut-être pas si différent de celui que tu as connu en prison, au fond. Mais tu as envie d’être là, malgré tout. Tu as envie d’être là pour lui, comme tu aurais dû l’être à sa sortie. « C’est normal que ça te fasse bizarre, que tout te semble comme nouveau, tu tentes de le rassurer avec un sourire. Mais tu verras que tu retrouveras vite tes marques. Tu dois juste avoir confiance. Tout reviendra. » Tes paroles sonnaient comme une promesse que tu étais pourtant incapable de tenir véritablement. Tu ne sais pas de quoi demain sera fait, tu ne sais pas comment il s’en sortira, lâché dans l’inconnu. Il pourrait se perdre, il pourrait s’éloigner. Le serveur revenant avec les assiettes te coupe dans ces pensées étranges et tu le laisses placer les crêpes devant vous avant de continuer. L’odeur de sucre est presque enivrante, trop forte mais la gourmandise est un vilain défaut dont tu es malheureusement pourvu – comme de bien d’autres, d’ailleurs. « Déjà, est-ce que tu as un endroit où t’installer, où dormir ? tu reprends, la mine concernée car c’était là une question qui t’avait taraudé. Tu devras te trouver un petit boulot aussi, je suppose. Est-ce qu’il n’y a pas un genre de programme à la prison qui vous aide avec tout ça ? » C’était ce que tu avais vu dans tous ces films, en tout cas. Et, parfois, leur aide ne suffisait pas. Parfois, les prisonniers n’arrivaient pas à se faire à cette nouvelle vie, cette nouvelle chance qui leur était donnée. Parce que la prison faisait partie d’eux, parce qu’elle avait pris bien trop de place dans leur existence, dans leur quotidien pour leur laisser une chance de prendre un tout autre chemin. « Tu y arriveras, tu affirmes avec un sourire confiant. Et cette nouvelle vie sera encore meilleure que l’ancienne, tu verras. »



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oh baby, it’s a wild world
nous tentons l’évasion comme on peut au milieu des mangas à la con, des crétins animés, l’infantilisation au service des pouvoirs, au gré des élections. c’est la prostitution. c’est connard le barbare qui gouverne l’étoile, la faim sur les trottoirs de la californie et la merde qu’on bouffe au goût de paradis ▬ saez.
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J'ai posé bagages ici le : 04/06/2014 Jouant le rôle de : stitch, la créature mutante attachante malgré elle. #liloandstitch Nombre de messages : 158 On me connait sous le pseudo : wednesday' (Camille). Un merci à : london jukebox (avatar) Je suis fier(e) de porter l'avatar de : jake cooper, et ses yeux absolument magnifiques. (changement!)
MessageSujet: 66858D Mer 24 Juin - 1:54


et à la fin de l'envoi, je touche.
C'est amusant, car il est exactement comme tu l'imaginais. C'est à dire qu'il aurait sans doute pu avoir tous les défauts du monde, que tu l'aurais toujours trouvé d'une perfection fatale, qu'il t'aurait fait tombé à genoux. Absent, tu lui as pourtant déjà pardonné et tu  ne lui cherches même plus d'excuse, car celle qu'il t'a donné te suffit à tourner simplement la page. En vérité, tu es impatient, et tu ne veux pas perdre de temps à te créer des rancunes, quand tu peux profiter de son visage en face de toi, et l'écouter parler pour de vrai. Oui, après tout, peut-être est-il le pire des connards, mais cela ne te ferait rien. Tout ce qui semble t'importer se trouve dans ses petits sourires lorsqu'il se met à parler, et le mouvement d'une des mèches rebelles de ses cheveux, qui fait des bonds à chaque mouvement de sa tête, et que tu fixes d'un œil discrètement distrait, amusé. Ton malaise s'impose pourtant, car la comparaison est rude. Lui respire une atmosphère qui t'ai inconnue, et qui en a certainement fait baver plus d'un avant toi, et tous tes propres défauts t'arrivent soudainement en plein visage. Ta maladresse, tes mains moites, tes tortillements sur ta chaise que tu tâches de rendre le plus discret possible, pour ne pas te donner un air étrange qui à toi ne t'irait pas. Il ressemblait à ses mannequins de magazines, qu'on juge photoshoppé pour remonter sa propre estime, mais qui n'enlève pourtant rien au beauté du brun en couverture de Têtu. Néanmoins, ayant eu le temps d'y penser toute ta nuit blanche durant, tu ne peux pas dire que tu n'as pas songé à ce à quoi ton mystérieux correspondant pourrait ressembler. Tu avais sa photo bien sûr, mais elle était bien petite pour ce monument de facilement un mètre quatre-vingt dix à vue d’œil, dont le visage en lui même te prendrait huit pages entières à décrire. Faute, tu es influencé, ta critique ne serait pas juste ; comment Apollinaire pouvait-il écrire sur ses amantes sans les embellir ? Comment était-il parvenu à comparer les colchiques aux cernes de ses maîtresses ? Quand on aime, forcément, l'on est influencé. Et toi, tu aurais écris des encyclopédies sur cette rencontre, s'il avait fallut décrire tout ce que pouvais ressentir à ce moment là. « Oh Kovu a-arrête de t'exc-user. Après t-tout, ce n'est p-pas ta f-faute, non ? » Tu veux le croire. Quelque chose en toi sait très bien que c'est faux, que c'est trop gros pour que tu puisses l'avaler, quelque chose te hurle d'arrêter d'être si naïf, peut-être un inconscient aux mauvaises attentions, ton coté monstre qui t'aurait fait pété les plombs, et faire un scandale au milieu de ce café ; pourtant tu lui souris, et tu le crois. Tu sauvegardes son excuse dans un coin de ta tête, comme si l'affaire était réglée, comme si son absence était oubliée maintenant qu'il était là. Comme si l'important, c'était simplement lui, maintenant. « Et p-puis, j'aime bien m-marcher après t-tout. Tu vas même jusque là. O-Oh Kovu ! Tu t'écries soudainement, sursautant presque en te rappelant quelque chose, fouillant dans ton sac pour en sortir un bouquet d'azalées sauvages, de couleur blanche immaculée, belles comme tu n'en as jamais vues de telles. Dans ta balade lente, tu les as croisées au bord de la route, et tu n'as résisté à l'envie d'en cueillir quelques unes. Admirateur de la nature, le bouquet est modeste mais splendide, et tu le tends à ton interlocuteur, avec de grands yeux bleus brillants d'une passion poétique. I-Il faut que tu me dises K-Kovu, sais-tu q-quel est le n-nom de ces f-fleurs ? R-Regarde, je n'en ai j-jamais vues de p-pareilles a-aux alentours de la p-prison. Il f-faut que j-j'écrive quelque ch-chose sur elles ! » Tu t'exclames, les admirant encore avec un petit sourire, avant de le lui tendre plus directement. « E-Elles sont pour toi. » Tu aimes les fleurs, tu les as toujours aimées. Tu es sensible à la beauté des choses, quelles soient d'ailleurs crées comme telles ou non. Ta naïveté te rend même parfois poète sans le vouloir, lorsque tu t’épanouis devant le spectacle d'une rue déserte, dont tu admires les fissures contre les murs, et que tu trouves jolis. Non ça ne l'est pas, mais si, ça l'est. Tu le regardes prendre le bouquet, la blancheur des fleurs faisait ressortir la noirceur de ses cheveux, tu aimes beaucoup, ça aussi, tu trouves ça beau. Mais sans doute lui aurais-tu offert une crotte de chien, que cela n'aurait rien enlevé à son propre charme. Tu ne te voyais de toute façon pas arriver les mains vides, car tu aimes offrir, bien plus que recevoir. Tu aimes surprendre aussi, cette fois autant qu'être surpris. Tu es de ceux qui refuse la routine, surtout après deux ans de prison ferme.

D'un œil que tu reposes cependant vite sur Kovu, tu regardes le serveur partir chercher votre commande, mourant en réalité de faim. Tu as un peu d'argent, du moins le minimum que fournis l'état, mais ce n'est pas grand-chose, et tu imagines sans mal qu'avec toi, tout s'écoulera très vite. Tu n'es pas de ceux qui comptes, tu te fiches des chiffres. Tu échangerais une ferrari contre une coccinelle, sous prétexte que c'est beaucoup plus joli. Qu'as-tu à faire des critères de beauté imposés par les autres ? Malgré ta joie qui reprend peu à peu le dessus, tu ne résistes plus à l'envie de lui poser la question qui te titille depuis les dix minutes qui vous précèdent, et qui t'empêchait déjà de dormir hier soir. Alors, dans une petite grimace, tu finis par lui demander s'il n'est pas trop déçu. Le spectacle que tu lui offres est forcément décevant, tu en es persuadé. Avec une beauté pareille, Kovu a certainement tous les hommes à ses pieds – c'est d'ailleurs la première chose à laquelle tu as pensé lorsque tu as reçu sa photo, quelques mois auparavant – que ferait-il d'un pauvre petit gars comme toi, tout bégayant et maladroit ? Tu n'en sais rien, pourtant il ne fuit pas, il sourit même. Et lorsque tu aperçois ses dents, tu ne résistes pas à l'envie de sourire aussi. « Je ne sais p-pas je p-pensais que – Seulement tu te coupes en entendant la suite de sa phrase, et le rouge vient maudire tes joues, tes crocs s'enfonçant un peu plus dans ta lèvre inférieure. » Tu revois soudainement le Kovu charmeur que tu avais découvert aux fils de ses lettres, même s'il avait été même beaucoup plus loin dans l'une d'entre elle. Seulement cela ne te déranges pas, au contraire. Tu aimes lorsqu'il est comme ça, mais tu ne sais comment réagir. Alors tu souris légèrement en coin, les joues roses, le cœur battant. Te trouves-t-il vraiment mignon ? A-t-il vraiment dit ça ? « Tu trouves v-vraiment ? Tu oses demander, glissant une des mèches de tes cheveux derrière ton oreille pour te donner contenance et surtout le pouvoir qu'ont ses mots sur toi. Quand à t-toi je s-suppose que tu as l'habi-tude que l'on f-fasse l'éloge de t-ta beauté, p-parce que je c-crois que je n'ai j-jamais vu quelqu'un d-d'aussi s-splendide que t-toi. » Tu dis, admirant son visage. Il sait qu'il te plaît, tu le lui as déjà dit. Tu lui as écris un poème entier sur la simple photo qu'il t'avait envoyé, pourtant tu ne peux t'empêcher de le lui dire encore. Est-ce seulement permis d'être aussi beau ? Et soudainement il se remet à parler et tu l'écoutes, rougissant à nouveau. Il aime ta voix, il aime ta voix ! Malgré tes hésitations et tes butes, il aime ta voix ! « C-Certes, mais c-c'est tout de m-même moins a-agréable que mes l-lettres, non ? Tu souris dans ton soupir malgré tout. M-Merci de me r-rassurer, je t-travaille encore sur m-mon oral, l'ortho… L'orthophoniste m'a d-dit que ce n'était qu'une q-question de t-temps. » Et tu veux y croire dur comme fer, qu'un jour tu parleras aussi bien que tu écris.

Oui bien sûr tout est étrange. C'est comme revenir brusquement à la lumière après tout ce temps, plus rien n'est pareil. Mais tu aimes cette sensation de liberté nouvelle, bien qu'elle te paraisse un peu effrayante au début. « J-J'ai confiance. Tu lui souffles naturellement, ton regard dans le sien alors que le serveur vous apporte vos crêpes, et que tu baisses enfin les yeux pour regarder la tienne, ton ventre gargouillant de plus belle. J-Je ne veux p-plus jamais r-retourner en prison de ma v..vie. » Tu te l'es solennellement promis. Et il s'intéresse réellement à toi et te poses de nombreuse questions. Cet intérêt soudain te plaît, tu as l'impression de réellement l'intéresser. Tu sais que c'est le cas, mais comme cet étrange. Qu'un homme si beau, si cultivé puisse t'adresser la parole. Même en prison, tu sais que c'est rare. « J-J'ai un p-pass pour une ch-chambre d-d'hotel payée pendant une se-maine. Je peux l'activer q-quand je le veux. Je p-pense le faire dès ce s-soir, sinon je n'ai n-nulle-part. » La prison ne vous dédommage qu'un peu, mais c'est déjà ça. « P-Pour le boulot, je v-vais commencer à cher-cher, mais ça r-risque d'être comp-liqué avec mon casier j-judic...ciaire et mon bégaiement. » Tu soupires, pourquoi faut-il que tout soit encore plus compliqué alors que tout l'est déjà ? « J-J'ai un entretient d-d'embauche après de-main dans une b-boutique de peluches… Qui sait ? » Tu hausses les épaules, les peluches devraient te plaire, et de toute façon, un rien t'irait, car malgré ta naïveté, ta période de vie dans la rue t'as appris qu'il fallait bosser pour survivre. « Meilleure que l'ancienne ? » Tu lâches sans bégayer, inspirant. « J-Je demande à voir. » Elvis et Hawaï te manquaient beaucoup trop… Sans parler de Lilo.

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Désolée du retard.
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    le monstre bleu
    Ohana signifie famille, famille signifie que personne ne doit être abandonné. △ Pas envie de vivre... Qui se levait le premier, le matin, rien que pour sentir l'air froid sur sa peau nue ? Qui se couchait le dernier seulement quand il n'en pouvait plus de fatigue, pour vivre encore un peu de la nuit ? Qui pleurait déjà tout petit, en pensant qu'il y avait tant de petites bêtes, tant de brins d'herbe dans le pré et qu'on ne pouvait pas tous les prendre ? ©️endlesslove
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