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 normal people scare me ▬ (bellesco)

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J'ai posé bagages ici le : 06/05/2015 Jouant le rôle de : Belle cette fille qui ne ressemble à personne (Beauty and the Beast) Nombre de messages : 218 On me connait sous le pseudo : SPF ça change tout le temps mdr. Un merci à : Cranberry & ROYALS Je suis fier(e) de porter l'avatar de : la Belle Leighton Meester
MessageSujet: normal people scare me ▬ (bellesco) Jeu 14 Mai - 3:42


normal people scare me


Un peu de vent.
C'est toujours agréable par ces soirées printanières mais les brises commencent à se rafraîchir à mesure que le temps passe. Les heures défilent, le soleil aussi, lui qui étincelait haut dans le ciel et réchauffait ta peau laiteuse de ses rayons toute l'après-midi devient fuyant, il commence à disparaître mais tu ne fais pas attention. Plongée comme à ton habitude dans un de tes romans tu ne te rends compte, ni du temps qui passe, ni du soleil qui se couche, ni même du vent qui couvre ton épiderme de légers frissons. Adossée à une pierre tombale et totalement absorbée par ton récit, on pourrait y voir là un manque de respect pour les morts, il n'en est rien pourtant, tu as beaucoup d'égard pour ces esprits qui t'entourent, tu te sens même parfois plus proche d'eux que des vivants. Tu aimes t'asseoir dans ce paysage, leur tenir compagnie, leur faire la lecture. Certaines de ces personnes ne sont jamais visitées, les fleurs sur leur tombe ont fané depuis longtemps, les laissant seules. Ils sont les oubliés, les bannis d'un monde dont ils ne font plus partie.
Tu te sens un peu comme ça aussi.
Ni entièrement dedans, ni vraiment à l'écart.
Dans un entre-deux qui te rappelle douloureusement tout ce que tu as perdu en arrivant ici.
Tu es une fille perdue, une part de toi le sais tout au fond.
Tu es en dehors de ta vie, tu n’as pas cette impression d'être à ta place.
Ce que tu vis ne peut pas être ton histoire, ce n'est pas ton visage, ce n'est pas toi qui pense, ce n'est pas toi qui parle. Tu n’es pas réelle, tu es derrière l'écran. Tu es dans ce corps, prisonnière de cette vie, coincée dans ce paysage, obligée de vivre autour de ces gens.
Tu es dans un cinéma, et cette actrice ce n'est pas toi, tu ne contrôle pas ta vie, tu la regardes, tu la regardes te filer entre les doigts. Tu vis pour quelqu'un d'autre, cette autre toi qui t'est inconnue, cette fille que tu ne connais pas. Qui aime dans le vide, qui ne croit en rien, qui croit en tout, qui à peur de son ombre.
Tout de ce qui t'entoure n'est que décor, tu veux pas croire que tu es ici, comme ça, tu veux pas croire qu'on te colle cette tête, ce corps, qu'on te dise : voilà maintenant t'es là, et tu dois vivre, tu dois combattre, te relever. Tu voudrais briser l'écran, tu voudrais prendre le contrôle et décider, recommencer, tu voudrais une autre chance.
Tu voudrais choisir, mais tu n'as pas le choix.
Tu dois te résoudre à cette vie, cette vie avec toi-même, faut te résoudre à t'aimer et rentrer dans ce personnage, faut jouer ton rôle. Les laisser voir comment t’apprivoises cette jungle dans laquelle on t’a envoyé. Tu voudrais voir cette vie qui tu crois est la tienne, avec plein de légèreté mais c'est au dessus de tes forces. Alors tu tentes de t’échapper de cette réalité. Alors tu tentes de jouer ton rôle avec ce costume mal taillé et ces répliques bien trop fausses, mais à quoi bon tu sais bien que tu n'auras pas l'Oscar de la plus belle vie.
Te soustraire au quotidien à travers les fêtes, l'alcool, les livres... C'est vain, un peu feint, mais ça te fait du bien. Alors assisse avec les morts et à moitié vivante tu dévores la « Métamorphose » de Franz Kafka, un ouvrage que tu n'as jamais aussi bien compris qu'aujourd'hui. Cette histoire d'un homme progressivement délaissé. Cet homme, définitivement coupé de tout avenir, de toute vie sociale et dont toute nouvelle tentative de ré-insértion est écrasée. Qui en est réduit à susciter le dégoût, la colère, la peur. Un homme transformé en monstre et que l'espoir quitte peu à peu. La sublime allégorie de la solitude.
Tu ne sais pas pourquoi ce livre.
Ou si tu sais.
Tu ne le sais que trop.
Cette nouvelle fait dangereusement écho à celui que tu as perdu. Tu aimes la nostalgie et la brûlure qu'elle ravive à l'intérieur autant que tu l'exècres, c'est encore un peu de lui en toi. Un passé flouté et ancré sous la peau qui anime une amertume sans nom.
En refermant la quatrième de couverture tu restes songeuse, la tête dans les nuages, les yeux perdus dans le vide regardant les rayons de lumière disparaître derrière la cime des arbres. Tu te rends compte que les gens pensent que les autres ont le monopole de leur souffrance, que si ils souffrent c'est à cause d'eux, à cause de ce qu'ils pensent d'eux. C'est à travers l'image d'eux-même qu'ils leur renvoient que se définit comment ils se sentent à l'intérieur, que se définit l'image qu'ils ont d'eux même. C'est comme un double miroir. Ils ne devraient pas dépendre des autres, ils ne devraient plus avoir peur, ils ne devraient plus vouloir changer pour leurs beaux yeux. Du moins, c'est la conviction que tu as, mais tu sais très bien que ce n'est pas le cas de tous et que ta vision a toujours semblé étrange pour beaucoup. Ici comme ailleurs.

Tu finis par sortir de tes songes et te redresser, admettant qu'il est temps d'abandonner tes amis sous terre pour retrouver le reste du monde, enfilant ton sac à main sur l'épaule tu commences à te mettre en marche pour sortir du cimetière lorsqu'une silhouette t'interpelle quelques pierres tombales plus loin. Tu plisses les yeux quelque peu hésitante, vérifiant s'il est bien réel ou simplement le fruit de ton imagination, tu te rapproches, l'atteignant en quelques pas. Il est là, immobile et silencieux, si paisible... Il paraît assoupit, sous un arbre entouré tout comme toi d'esprits, il n'y a aucune compagnie avec lui si ce n'est ce petit bouledogue blanc qui semble lui aussi en train de rêvasser à l'ombre de son maître. Tu le fixes sans mot dire un long moment, tes yeux parcourant les courbes de son corps et scrutent ses tatouages avec un intérêt non dissimulé, tu l'observes curieuse et intriguée. Debout, penchée sur lui tu profites qu'il n'ait toujours pas remarqué ta présence pour t'imprégner un peu plus de son visage, tu dois bien admettre être complètement fascinée. Tu sais pourtant que ce n'est pas très poli d'agir de la sorte et un peu étrange même, mais tu ne t'es jamais souciée d'être décalée et d'avoir une attitude déplacée, tu agis toujours à l'instinct en suivant tes envies.  « Vous risquez d'attraper froid en vous endormant ici.» L'interpelles-tu enfin d'une voix soucieuse, tes yeux noisettes accrochent les siens et c'est naturellement que tu en profites pour t'accroupir en face de lui  « Je vous connais... » Tu vois bien que ton intrusion le surprend lui qui pensait assurément être seul en ce lieu vide de toute vie, tes mots énigmatiques ne font qu'ajouter à sa confusion, tu ne cherches pas à rester vague et l'embrouiller, ou peut-être que si car toi-même tu ne sais pas trop ce que tu veux dire par là. T'as l'impression de le connaître, mais d'une façon autre que celle que cependant tu évoques aussitôt  « Vous travaillez à l'Hyena Club n'est-ce pas ? Je vous ai vu là-bas. » Tu prends grand soin par contre d'éviter de lui dire que tu as poussé ton amie à t'emmener dans ce club car tu voulais assouvir ta curiosité dévorante à propos de ce « Baron Samedi » il risquerait de te prendre pour une espèce de tarée obsessionnelle qui le suit partout.

Il est vrai que tu voulais le voir de plus près et néanmoins ce soir-là ton intérêt ne s'est pas trouvé satisfait, plus de questions se sont soulevées alors à cette rencontre, et encore plus à présent. Il ne doit sûrement pas se souvenir de toi, il y avait tellement de gens ce soir-là. Toi non plus tu ne te rappelles pas de grand chose, ni de la musique, ni des personnes croisées ou des cocktails commandés, juste de ses tatouages mystérieux et de cette apparence excentrique. La métamorphose d'un homme en squelette. Encore une fois tu le fixes sans répit, caressant du regard les dessins sur sa peau. Et à l'orée du monde, quelque part entre ton menton et la commissure de tes lèvres, un microscopique sourire se dessine.
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J'ai posé bagages ici le : 18/11/2014 Jouant le rôle de : Jack Skellington aka The Pumpkin King. Nombre de messages : 31 On me connait sous le pseudo : Kikiwette aka Juliette Un merci à : Enjoy : vava - Bazzart : signa. Je suis fier(e) de porter l'avatar de : Rick Genest - The Zombie Boy.
MessageSujet: Re: normal people scare me ▬ (bellesco) Jeu 21 Mai - 22:31



normal people scare me
Hope & Francesco


Le cimetière. Un endroit effrayant de jour comme de nuit. Un endroit où peut de gens osent s'aventurer; sauf le jour de la fête des morts où un bon nombre de la population va pour se recueillir sur la tombe du ou des proches qu'ils ont perdu - en posant pour la plupart une couronne de fleurs sur leur tombe. Pour toi, un cimetière n'est pas qu'un lieu de recueillement; c'est aussi un lieu de vie. Tu as toujours vécu par les morts et les pleurs. A Halloween Town déjà, tu errais dans les cimetières chantant ta complainte de ne pas pouvoir être autre chose qu'un simple roi des citrouilles. Ici, tout ce que tu fais, c'est te coucher sous la cyme d'un arbre accompagné de ton fidèle bouledogue.
Il t'arrive aussi de lire de temps en temps sous ce même arbre, mais il faut dire que t'es tellement fatigué de tes soirées de Disc-Jockey, que tu finis toujours par t'endormir le livre dans les mains. Tu irais au cimetière aujourd'hui. Peut être y verras-tu Jade. Il paraît qu'elle y traîne la plupart du temps; alors t'espères la voir avant d'aller travailler. Mais avant de pouvoir te rendre au cimetière, tu dois d'abord manger un peu et t'occuper de Zero. Une tasse de café et un gros bol de céréales. Une gamelle d'eau et de croquettes pur bœuf pour lui.
Le goinfre dévore le contenue de sa gamelle à une vitesse qu'il vient en courant vers toi, avant de sauter sur le canapé où tu comptais d'installer pour petit-déjeuner. Tu le fais descendre et lui demander d'aller dans son panier. Il s'exécute et te regarde de ses petits yeux de Cocker. Tu lui souris et lui lances une céréale qu'il gobe en un rien de temps. Tu finis ton petit-déj en vitesse avant de filer sous la douche - et de t'habiller finalement. Comme d'habitude, tu choisis une tenue atypique. Une tenue qui te rend encore plus énigmatique que tu ne l'es déjà. Et finalement, tu enfiles une veste en cuir cloutés suivi, d'une paire de chaussures casual en cuir noir.
Tu attrapes ton paquet de cigarettes, ton gros casque de musique sans fil, ton téléphone et la laisse du chien. Tu siffles et Zero arrive en courant vers la porte afin, que tu puisses lui sangler la laisse au collier.  C'est ton casque sur les oreilles que la balade commence. Tu es passé au parc, puis deux secondes au bureau de tabac du coin pour t'acheter un magazine sur l'art du tatouage dans le monde. Et seulement là, tu as décidé d'aller au cimetière. Ton cœur battait un peu plus fort en pensant voir la petite et jolie Jade. Malheureusement pour toi, elle ne s'y trouvait pas. T'es déçu. Parce que tu pensais sincèrement la trouver ici, mais c'est pas grave - t'auras peut être le temps de lui parler à la boîte comme la dernière fois qui sait.
Quoi qu'il en soit, c'est à la cyme du même arbre que tu t'installes; un beau et majestueux saule pleureur. Zero couché à tes côtés, tu commences à lire ton magazine. Soudain, tu es pris d'un coup de fatigue. Tes yeux se ferment d'eux même et que ta tête commence à tomber en avant. Tu t'es endormi. Le temps passe. Les heures et les minutes aussi. Si bien que tu ne vois pas le Soleil se coucher pour faire place à son amie la Lune. Ce n'est que lorsqu'une voix. Une voix féminine en somme. Elle t'interpelle et tes yeux s'ouvrent doucement. Ta vue est floue, mais petit à petit du commence à mettre un visage sur cette voix. Une jeune femme est là, plantée devant toi. Tu ne la connais pas, tu ne l'a jamais vu nulle part. Pourtant, elle te dit te connaître.
Tu es un peu confus -parce que toi, tu ne la connais absolument pas. Peut être te confond elle avec quelqu'un d'autre, mais ça m’étonnerait qu'elle est vu beaucoup de gars comme toi dans les environs. Tu dois certainement être le tout premier squelette ambulant qu'elle croise dans cette ville. Où alors, peut être t'as t'elle vu au Hyena Club; ce qui est fortement possible. Toi, tu vois tellement de gens défiler dans la boîte, que tu ne retiens même plus les têtes que tu croises chaque soir. Elle t'avoue t'avoir vu à la boîte de nuit. Boîte de nuit où tu travailles d'ailleurs.
Tu lui souris - plongeant ton regard au plus profond du sien, alors que tu la regardes s'agenouiller en face de toi. Et bizarrement, elle ne semble pas effrayée par ton apparence. Au contraire, elle semble même fascinée par des tatouages n'en formant qu'un seul - ce que tu surprend d'autant plus. « En effet ! Je travaille bien au Hyena Club. » lui confirmes-tu d'un sourire en coin. « Excusez-moi , mais je ne me souviens pas de vous avoir déjà croisé là-bas. » avoues-tu d'un air confus. « Vous savez je vois tellement de monde défiler que, j'oublie vite la tête des gens. Quel est votre nom si, ce n'est pas trop indiscret ?! » la questionnes-tu en sortant une cigarette de ton paquet - avant de le tendre vers la jeune femme. « Une cigarette ? »

©TENNESSEE.
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MessageSujet: Re: normal people scare me ▬ (bellesco) Sam 23 Mai - 16:48


normal people scare me


Le squelette te sourit à son tour et tu te sens de suite plus à l'aise, pourtant c'est un inconnu, tu ne sais rien de cet homme si ce n'est qu'il a un goût prononcé pour l'étrange, l'inattendu, en vue de son apparence sortant de l'ordinaire. La nuit tombe et bientôt les lieux seront recouverts d'un manteau de ténèbres, beaucoup trouveraient qu'il n'y a rien de rassurant à rester là à converser et pourtant tu ne veux pas partir, tu t'installes en face de lui comme fascinée par l'aura mystique qu'il dégage. Peut-être bien que tu fais erreur, que c'est un fou dangereux, peut-être bien qu'à force de faire confiance aveuglément tu finiras par le regretter amèrement. Mais tu ne penses pas te tromper, il a un sourire si doux, si sincère et emprunt de curiosité, un sourire comme ça ne peut pas cacher quelque chose de diabolique. Tu es douée pour cerner les gens, tu l'as toujours été et il n'y a rien chez cet homme qui te donne l'envie de t'enfuir en courant. Alors tu restes là, à l'écouter d'une oreille attentive tandis qu'il te confirme travailler dans ce club. Lui ne se souvient pas de toi, comment le pourrait-il ? Tu t'es contentée de l'observer en silence tandis qu'il jouait pour la salle, perdue dans une mer de gens il n'y a rien qui pourrait te rappeler à sa mémoire, tu te considères comme quelqu'un de tout à fait ordinaire, une femme discrète qui préfère se perdre dans l'immensité d'un livre plutôt que dans des échanges avec autrui. Tu te doutes bien qu'il ne t'aurait jamais remarqué dans cette foule, et d'ailleurs tu n'as pas cherché à attirer son regard d'une façon quelconque, tu te satisfaisais de le contempler de loin pour tenter de décrypter les mystères ensevelis de ce Baron Samedi.  « Je suis loin d'être une habituée, une amie m'y a emmené. Je n'y suis pas retournée depuis. » Tu n'es pas vraiment un oiseau de nuit, ou du moins, tu ne l'étais pas. Dans ce monde tout est différent, les codes ne sont plus les mêmes, les gens également, et toi aussi, tu sens bien au fond que tu as changé. Ce n'est pas aussi simple, derrière ces belles façades se cachent des mensonges, des indélicatesses, des félonies, des secrets. Certains, qui se sourient, tiennent la dague prête dans leur manche. Mais ils possèdent cette science dont t'ignore tout : celle des apparences.

Quand tu poses tes yeux sur ce squelette tu as l'impression de voir plus qu'une apparence, c'est autre chose, il faut gratter sous les tatouages et ça te donne envie d'en connaître d'avantage. Il s'est métamorphosé comme le héros de ton histoire, pour tu ne sais quelle raison, tu ne veux pas le repousser bien au contraire, il te rappelle ta vie d'autrefois sans que tu ne saches pourquoi.  « Oh excusez-moi, je ne me suis même pas présentée... » Dis-tu confuse avant d'ajouter  « Je m'appelle Belle. » A peine les mots sortis de ta bouche tu te rends compte que tu ne t'es pas présentée sous ton faux nom comme tu as l'habitude de le faire, comme te l'a appris Narcisse. C'est à cause de cette sensation, celle qui te fait croire que tu le connais, que tu le comprends parce qu'il lui ressemble, ce désir d'être vraie avec lui te tiraille l'estomac. Tu as bien conscience que ça ne suit aucune logique mais l'as-tu été un jour ? Sensée, raisonnable, non ce n'est pas pour toi, tu suis tes envies et ton instinct sans te soucier de ce que tu récolteras. Hésitante tu finis par attraper la cigarette qu'il te tend pour la porter à tes lèvres  « Merci. J'ai lu quelque part que c'était très nocif pour la santé. » Il paraîtrait que c'est de notoriété publique et ce depuis des années, mais tu es encore nouvelle dans ce monde, tu découvres les bons et les mauvais côtés en même temps, et honnêtement tu n'aurais jamais cru qu'une si petite chose puisse faire autant de dégâts sur des poumons. Tu t'étais promise d'arrêter. Cela dit ça te réconforte de penser qu'elle peut te tuer avant que les choses ne se gâtent vraiment  « Ma foi... Mourir de ça ou d'autre chose. » Conclus-tu en sortant ton zippo de ta poche pour allumer ta cancerette en barre avant de le lui tendre, tu plaisantes d'un humour assez noir et morbide étant donné le nombre de tombes vous entourant, mais ça n'en reste toutefois pas moins vrai.  « Vous avez un proche ici ? » Tu questionnes de façon quelque peu indiscrète tu l'admets, tu ne fais jamais dans la dentelle car tu n'as pas de mauvaises intentions, tu demandes sans détour quand tu t'interroges et trouves qu'il n'y a rien de plus naturel. Tu réponds avec la même franchise que celle que tu exiges chez les autres.

Si tu viens par ici pour l'atmosphère paisible que l'endroit t'offre tu ne croises jamais personne, enfin, personne comme toi. Tu vois de temps à autre des gens qui viennent pleurer leur ami, leur mère, leur frère, leur amour disparu. Mais tu ne vois pas de personnes venant se ressourcer par ici pour la beauté du paysage, peut-être que c'est bizarre de se promener dans un cimetière et tenir compagnie aux morts. Et pourtant. Les gens ont tord de croire que la joie de vivre tient principalement aux rapports humains, ils se trompent. Il y en a dans tout ce qui vous entoure, tu en trouves dans chaque détail, chaque petite chose de la vie quotidienne. Pour percevoir ces choses là, il suffit simplement de changer de point de vue. En un sens, toi aussi, tu viens pleurer un amour disparu, il n'est pas là mais l'absence creuse la même douleur, métaphoriquement parlant il est devenu un fantôme du passé à son tour. Peut-être qu'il est ici pour les mêmes raisons que toi  « C'est difficile de continuer à vivre sans la personne qu'on aime. » Laisses-tu échapper de façon distraite dans un nuage de fumée, tu vois qu'il sait de quoi tu parles. Parce que depuis le tout début, il a ce regard, le même regard que toi. Celui qui cherche désespérant celle qu'il a perdu. C'est toujours dans les yeux qu'on voit si les gens sont tristes ou heureux. Le regard on ne peut pas le maquiller.
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