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 'Cause you and I, we were born to die ▬ (bellisse)

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J'ai posé bagages ici le : 06/05/2015 Jouant le rôle de : Belle cette fille qui ne ressemble à personne (Beauty and the Beast) Nombre de messages : 218 On me connait sous le pseudo : SPF ça change tout le temps mdr. Un merci à : Cranberry & ROYALS Je suis fier(e) de porter l'avatar de : la Belle Leighton Meester
MessageSujet: 'Cause you and I, we were born to die ▬ (bellisse) Ven 15 Mai - 16:45

WE WERE BORN TO DIE


T’es là. Tu sais pas trop pourquoi t'es là tu sais seulement que tu dois rentrer. Chez toi aurait été la solution préférable mais la tête en vrac et les idées ombrageuses t'as préféré te rendre ailleurs, c'était plus près, plus pratique, plus alléchant. T’observes les immeubles défiler à travers la vitre, trop morte pour conduire t’as chopé un taxi la clope à la bouche, il t’a réclamé de l’éteindre, t'as eu l’envie folle de le faire sur ses mains disgracieuses scotchées au volant mais t’as refréné tes pulsions agressives parce que t'y rendre à pieds te faisait chier, clairement. Tu regarde ton portable et fais défiler du bout de l'index les derniers messages auxquels tu n'as pas répondu. Volontairement. Par simple vice parce que t'as décidé cette nuit d'être d'une humeur exécrable, parce que t'as l'impression d'être vide de toute sensation. Tu te sens comme un fantôme fumant tranquillement une clope adossée à sa pierre tombale, sauf que t'es vivante. Tu te mets alors à farfouiller dans ton sac à la recherche d’une aspirine ou de n’importe quel cachet qui pourrait améliorer ton état mais c’est vain, tu le sais, Narcisse le devinera et même ce chauffeur de taxi a l’air de s’en rendre compte. Il te fixe de façon suspicieuse à travers le rétroviseur comme si t’avais l’intention de lui braquer une arme dessus, attendant le moindre geste déplacé ou dangereux de ta part. Il a cet air de dédain qui t'insupporte, constatant et déduisant que  t’es une de ces filles perdue en quête d'expérience, défoncée, inconsciente, qui injustement à tout pour réussir et qui de la même façon se fout en l’air pour le fun, pour du vent, pour de l’attention.

T’aimes pas les types comme lui, plein de gens en fait, t’aimes pas beaucoup de monde ici mais t’as tes raisons.
Et qu’est-ce que ça peut leur foutre au fond ?
Lui te prend pour une idiote, le type qui t’a dragué cette nuit pour une fille facile. Tu hausse les épaules à leurs jugements.
Parfois t'as l'impression que le cerveau et le cœur sont des organes passés de mode.
T’espère pour les générations à venir, qu’ils s’en débarrasseront comme d'une pilosité superflue. Tant pis si tu compte atteindre le poids d'une ombre en te laissant crever de faim grâce à cette drogue merveilleuse.
T'espère qu'elle liquidera chez toi autant de neurones que de graisse.
Tu seras en très mauvaise santé, abominablement frustrée et complètement abrutie.
Tu seras esthétique et impitoyable.
T’as les yeux vitreux et on prend ça pour du mystère. Tu n'as pas à rougir de tes élans envers les autres comme d'une maladie honteuse puisque tu n’as plus la force, ni la faculté d'en éprouver.
T’es un objet de désir. Le néant dans une écosse magnifique.
Et t’es heureuse comme seules les imbéciles et les salopes savent l'être. En somme t’es pas plus à plaindre qu’une autre, qu’elles toutes qui ne valent pas mieux que toi. T'aimes cette apparence ectoplasmique, tu es l'allégorie de ta propre déprime, l'incarnation du laisser aller et du désespoir.

Le véhicule se stoppe enfin, t’arrive à bon port.
Tu manque de vomir. Tu te retiens.
Et puis tu sors en laissant un billet, pour la course et te dépêches de fuir l'habitacle avant de te prendre une remarque de sa part. Tu t’arrêtes devant la porte de l’immeuble, tu te rappelle plus du code, tu plisse alors les yeux comme si ça pouvait t’aider à te souvenir, y voir plus clair pour faire le vide. Ou pas. Aucune chance qu’un voisin apparaisse à cette heure tardive, tu t’impatientes, tu tapes du pied, te résous à envoyer un sms à 4h du mat à Jasmine qu’elle te rappelle ton ancien code et par chance la mémoire te revient avant même qu’elle ne réponde. Un bruit sourd. La porte s’ouvre, tu t’engouffres et te cales dans l’ascenseur. Son appart te paraît alors à des kilomètres, traverser le hall, attendre que cette foutue boîte en fer te monte à son étage, en ressortir. T’es d’une lenteur affligeante ou alors tout tourne au ralentit. Les lumières sont éteintes et tu prends pas la peine de les rallumer connaissant les lieux par cœur, tu jettes ton manteau sur le canapé ainsi que ton sac, tes clopes, tout ton bordel est éparpillé dans son gigantesque séjour. Tes jambes parviennent à te porter jusqu'au sordide salon. Sordide à tes yeux parce qu'il transpire l’extravagance, un peu à ton image ce soir. Superbe, décoré avec goût, emmitouflé dans une apparence exquise mais froid, délaissé, sans vie. Seul le feu crépite dans la cheminée. Tu te laisses tomber mollement sur le canapé. Que tu rates. Évidement. Trop défoncée pour viser juste. Tu tombes aussi bas que ton fessier qui cogne durement sur le sol mais ne t'arrache aucun son. Même pas un petit « aïe » de rien du tout. T'en est réduite à ne plus rien ressentir. Même pas la douleur. T'es vide et le pire c'est que tu t'en réjouie. Ton regard se perd sur les flammes qui dansent devant toi. Si tu mettais ta main dedans peut-être que tu ne le sentirais même pas. Lentement tu t'approches du feu pour y allumer une nouvelle cigarette. Tu la porte à tes lèvres répandant la fumée tout autour de toi quand déjà une autre envie enivrante t'envahit, celle d’aller voir Narcisse. Tu déambules à travers le couloir, perchée sur tes talons hauts t’observes les portes défiler les unes après les autres jusqu'à celle de sa chambre.

La porte est entrouverte, ici c’est encore éclairé et tu t’en doutais bien. Tu devinais aisément qu’il ne dormait pas, peut-être est-il rentré tard lui aussi, peut-être était-il accompagné.
Tu te demandes s'il est surpris de te voir ici, débarquer à l'improviste comme si tu habitais encore les lieux.
Alors que toi tu joues à la fille des airs, fuyarde mais sûrement pas invisible.
Tu le fixes dans l’embrasure de la porte sans mot dire, ne cherchant même pas à t'excuser pour avoir débarqué à l'improviste. Après tout, il t'a toujours dit que tu serais ici chez toi, parfois tu regrettes ton temps dans cet appartement, tu sais bien qu'il t'en veut de l'avoir si subitement abandonné pour Rose. Tu viens te poser sur le rebord de son lit. « Tu ne dors pas ? » Souffles-tu hypocritement en laissant voguer tes doigts sur les draps fins, évidement qu’il ne dort pas. Tu joues avec ses nerfs comme un chat s’amuserait avec une pelote de laine, ce n'est pas dans tes habitudes, surtout avec lui, mais quand tu dérapes comme ce soir tes maladresses resurgissent, tes sautes d’humeur également.
T'essaies de regarder dans ses yeux, mais son incroyable bouche a kidnappé les tiens.
Tu ne pensais pas qu'on puisse passer autant de temps à observer une bouche.
Toi tu le fais. Souvent même.
Ou peut-être juste avec lui. Tu ne sais plus. Tu meurs d'envie de lui demander ce qu'il a fait de sa soirée, et où, et avec qui. Mais tes lèvres restent closes comme se refusant à avouer l'inavouable. L'intérêt que tu portes à l'étranger qui partage ta vie depuis maintenant des mois. C'est étrange car tu ne parviens toujours pas à définir votre relation même tu temps où tu vivais ici. Simples colocataires, amis ?
Au fond c'est bien ce que vous êtes. Vous avez cohabité sous le même toit mais ne viviez pas réellement ensemble. C'est que tu voulais, ne pas m'être d'étiquette, ranger une relation dans une case, la comparer aux autres. Mais le temps passe et tu finis par le faire, peut-être que la norme n'est pas si haïssable puisque c'est la norme.
T'es perdue. Tes yeux trouvent la force de se détacher de sa bouche pour voguer à travers la pièce lorsque qu'un bruit te parvient de sa salle de bain  « Tu n'es pas seul ? » Tu lui demandes réellement intriguée sans pourtant vouloir entendre la réponse, tu la devines déjà la réponse, tu le connais trop pour te tromper. Avant même qu'il n'ouvre la bouche une jeune femme emmitouflée dans une petite serviette blanche et encore humide sort de la pièce.

Tu soupires alors bruyamment pour lui signifier ta lassitude face à ce comportement répétitif. Tu la calcules à peine la blonde aux cheveux encore ébouriffés de leurs ébats. Pas que sa présence t'énerves, tu la ressens à peine en réalité, tu ne fais plus attention. 
Une blonde, une brune, une rousse. 
C'est du pareil au même, elles défilent et froissent les draps chacune leur tour, une à la fois. 
Il n'en a jamais assez, n'est jamais rassasié. Parfois tu te demandes ce que tout ceci lui apporte, de se perdre dans de tels bras. Elles se ressemblent toutes pour toi, fades, sans saveurs. Aussi vides à l'intérieur que somptueuses à l'extérieur. Tu dois bien l'admettre, il sait les choisir ses filles, elles sont belles aussi, un peu dociles surtout faciles. Un joli nombril en un battement de cil. Mais tu ne comprends pas. T'es certaine que celle-là non plus, il ne connaît pas son prénom, ce n'est qu'une inconnue, pour la nuit, elle devrait déjà être partie. 
Au lieu de ça c'est toi qui t'en vas, contrariée d'être tombée encore une fois sur une nouvelle proie  « Désolé, je vois que je te dérange en charmante compagnie... » Lui dis-tu d'un ton amusé avant de te redresser, faussement amusée, car ton regard glacial trahit ton cynisme, c'est moqueuse et inhabituellement cinglante que tu quittes sa chambre pour repartir aussi rapidement que tu es arrivée sans oublier d'ajouter un mot de trop qui ne va pas manquer de l'irriter tu le sais  « Merci, je me rappelle maintenant pourquoi j'ai quitté cet appart. » Tu aurais pu éviter d'en remettre une couche, enfoncer le clou, ce n'est pas toi ça ne te ressemble pas. Mais ce soir tes petites cachets multicolores parlent pour toi, complètement déboussolée et agacée.

Appartement ou véritable maison de passe, tu pourrais presque confondre tant ces femmes sont constamment dans les parages. C'est encore pire depuis que tu as déménagé.
©clever love.
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