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 (hydris) au corps et encore.

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VOTRE RÊVE: reformer le gang.
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J'ai posé bagages ici le : 20/10/2014 Jouant le rôle de : cerbère, le chien des enfers, dont mes frères sont les autres têtes. #teamhercules Nombre de messages : 197 On me connait sous le pseudo : wednesday' (camille). Un merci à : acid lemon (avatar) ange (profil+signa) Je suis fier(e) de porter l'avatar de : ash stymest, le démon aux yeux couleur des cieux.
MessageSujet: (hydris) au corps et encore. Jeu 2 Juil - 1:54

AU CORPS ET ENCORE
HYDRA & OTTIS

à l'heure où l'on fait dormir des enfants de tous les empires, à l'heure où l'herbe respire, où le vent souvent se retire, à l'heure où tout se ressent comme une blessure plus profonde encore ; à l'heure où plus rien n'est sûr quand la nuit descend par une fissure... Ce soir. (indochine) ✻✻✻


On dit que les chiens préviennent à l'avance la pluie et le beau temps, comme les plus grandes catastrophes à venir. Ottis n'a jamais su si cette règle s'appliquait au demi-monstre qu'il abritait en lui depuis toujours, et traînant dans les rues à la façon d'un chien errant, la tête sous la capuche en cuir de son lourd manteau, rien ne l'aurait représenté de meilleure façon. Le ciel prenait peu à peu des teintes grisâtres mais il prévoyait l'averse depuis une bonne heure déjà lorsqu'il se mit à tomber les premières goûtes. Il poussa un râle contre le temps lui même, grognant sans cesse comme par reflex lorsqu'il était contrarié. Le temps était humide et la terre trop molle pour se mettre à creuser quelques trous, ces derniers se seraient replis d'eau en une minute et le cimetière se seraient rapidement transformé d'avantage en gruyère trempé dans l'eau tiède.

Les yeux explosés par sa deuxième nuit blanche consécutive, mais tenant encore ouverts parce qu'habitués à un tel mode de vie, Ottis marchait d'un pas qu'il voulait vif à travers les rues, son éternelle batte de base-ball posée sagement sur son épaule. Il venait de se séparer avec ses gars, et songeait déjà au plaisir d'un lit brûlant bougé juste en face de la cheminée. Il étranglerait quoique ce soit qui l'empêcherait de faire sa sieste. Attrapant un mouchoir dans une station service, il essuya l'écarlate présent sur sa batte, roulant les yeux en songeant sérieusement à passer au simple club de golfe, fin et plus facile à porter. Simplement il fallait croire qu'avec le temps, il s'était en quelque sorte attaché à cette vieille batte n'ayant rien perdu de sa solidité, mais déjà marquée de nombreux coups et griffures. Ottis frappait au hasard avec le gang, certains avaient la dent plus fort que d'autres, en tout cas, il avait fait le ménage.

Seulement l'averse ne fit que grandir, et plutôt que de pouvoir espérer rentrer chez lui le plus vite possible, il se retrouva trempé comme un sou, et sans bus disponible avant une bonne heure. Comme l'on s'y attendait, son pied heurta le poteau du mur avec colère, sans grande réussite. Il regarda autour de lui en cherchant un quelconque endroit pour s'abriter avant de reconnaître la devanture de l'un de ses cafés rustique de la ville, dans laquelle il pénétra, profitant du chauffage qui vint réchauffer le sac d'os d'un mètre quatre-vingt dix qu'il était à lui tout seul. L'odeur des cafés noirs lui fit frémir les narines, et il fouilla dans les poches de son jean large à la recherche de quelques vieilles pièces qui lui auraient permis d'en acheter un pour lui. En vain, il n'y trouva que quelques feuilles pour rouler ses cigarettes. Le brun se contenta alors d'un long soupir avant de parcourir la salle de ses immenses yeux océans, avant de l'apercevoir. Elle était assise à une table, une boisson devant elle, l'air mi-décidée mi-perdue dans le regard, et il la reconnu tout de suite. Un de ses sourires ravageurs vient ravir le coin de ses lèvres alors qu'il s'approche et vient se poser devant sa table, levant un sourcil en croisant le regard de la brune ténébreuse. « Un beau chevalier est enfin venu te libérer de ton château, princesse ? » Il souffle, se disant que sa fuite n'a rien changé à sa beauté, désignant la chaise en face d'elle. « Je peux ? » Cette fille le hante, sans qu'il puisse expliquer pourquoi.

✻✻✻
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J'ai posé bagages ici le : 03/05/2013 Jouant le rôle de : l'Hydre de Lerne. Nombre de messages : 568 On me connait sous le pseudo : lulapsy. Un merci à : thanatos (ava). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : Anna Speckhart.
MessageSujet: Re: (hydris) au corps et encore. Jeu 9 Juil - 17:26






Elle court. Elle court jusqu’à en perdre haleine, jusqu’à ce que se taise la haine, jusqu’à ce que ses yeux ne soient plus si hargneux. Ne crient plus au secours. Elle court parce qu’elle ne sait pas ce qu’elle peut faire d’autre l’enfant de Satan. Elle est partie. Elle a laissé derrière elle les méandres d’une vie qui trop encore la faisait souffrir, une vie derrière les barreaux d’une prison qu’elle ne voulait pas quitter tant que ça. Elle a laissé derrière elle un père, meurtri par la trahison de sa fille, dont l’épaule sanglante lui laissera des traces encore longtemps. Elle regrette, Hydra, elle regrette tellement ce coup de couteau parce que désormais elle sait qu’il ne sera plus là pour elle. Et l’absence de son père sonne comme une épée au-dessus de sa tête. Comme un coup de poignard, un autre. Qui lui est destiné, cette fois. Alors à travers les rues elle court, sans savoir où elle va, sans savoir où elle est. Elle ne fait plus qu’un avec la pluie salée, avec les gouttes qui viennent glisser sur ses joues, dans ses cheveux. Elle est perdue, Hydra, perdue parce qu’elle ne connaît rien de cette vie. Elle n’a jamais connu que la prison de Hadès et toute cette vie autour d’elle lui paraît… monstrueuse. Monstrueusement nouvelle. Il y a trop de bruit, trop de lumière, trop de gens. Pourtant il fait nuit et il pleut, et tout cela lui rappelle ses Enfers chéris, dans un sens. Mais dans l’autre, tout est trop nouveau. Elle tombe, Hydra, elle tombe sur le sol, elle s’écrase et s’effondre, parce que ses jambes lui font mal, ces deux jambes humaines qu’elle ne peut contrôler, qui sont trop humaines pour un monstre comme elle.

Dix minutes déjà qu’elle est assise sur l’asphalte. Elle ne s’occupe ni de la pluie qui tombe drue sur son ombre chétive, ni du bruit incessant de la lumière au coin de la rue, qui s’allume et s’éteint, encore et encore. Elle a envie de hurler parce que ce corps lui fait mal, parce qu’en quelques semaines cachée là non loin de la ville, dans une prison paternelle, elle n’a pas réussi à s’y habituer. Elle ferait tout, Hydra, pour récupérer son corps d’hydre. Pour récupérer ses têtes, pour récupérer sa puissance. Elle était si puissante, avant. Dans la nuit, sombre et pleine de terreurs, elle était à l’apogée. Elle était l’immortelle, la belle, la désirable. Et même si jamais elle n’avait vu le ciel, si elle était restée aux mains du dieu des Enfers un monstre, sa Monstruosité, elle aimait ce sentiment de puissance. Lorsqu’elle se jetait sur la proie fraîchement ramenée par Hadès, il y avait quelque chose en elle de l’ordre de… l’envie. Elle avait tellement envie de cette viande fraîche, de sang. Assoiffée. Les lèvres sèches, qui crient, qui appellent au secours, à l’aide. « Mademoiselle, je peux vous aider ? » Ses ongles qui crissent sur le béton trempé, ses cheveux ébouriffés, c’est vrai qu’elle a l’air d’une sale gosse perdue dans le monde des adultes. Les pilules qu’elle aurait pu avaler, la voiture qu’elle aurait pu quitter en se mordant les lèvres, cachant les billets dans sa poitrine, tout cela, elle en a l’air. Elle a l’air d’une gosse de la rue, d’une vagabonde, de la sauvage que l’on préfère éviter en changeant de trottoir.

Elle ne répond rien, n’a rien à répondre. L’ombre s’en va comme elle s’en est venue et Hydra à nouveau est seule dans la rue. Elle se hisse sur ses jambes, motivée par son ventre qui hurle au désespoir, d’un pas nonchalant elle s’approche d’une fenêtre. Les gens mangent, boivent. Elle se rappelle. Hadès lui a donné de l’eau, lorsqu’elle était captive. Elle se traîne jusqu’à l’entrée, sent les yeux se poser sur cette silhouette étrangère qui ne ressemble plus à rien. Elle se traîne jusqu’à une table vide, ignore les yeux des autres clients. Elle aimerait tous les tuer, et laisse échapper un grognement, mais elle doit se tenir, se retenir. Hadès la retrouverait trop facilement, et elle ne veut pas retourner dans sa prison. Du moins, pas tout de suite. Encore un peu de liberté, supplie-t-elle. « Qu’est-ce que je vous sers ? » Elle tourne la tête. Tu as tellement l’air d’un zombie Hydra, tu fais pitié à voir. Elle regarde la carte sans vraiment la voir, incapable de savoir ce que veulent dire tous ces mots inconnus. « Un… milk-shake. » La serveuse la dévisage sans comprendre, sans doute parce qu’elle a chuchoté l’enfant de Satan, et puis avec un sourire à mi-chemin entre la compréhension et la pitié, elle finit par hocher la tête. « Un milk-shake », répète-elle avec sa voix parfaite qui insupporte déjà Hydra. « Ouais. » Elle s’en va enfin, et Hydra retrouve sa solitude.

Le milk-shake est bon. Elle se sent chaton devant un bol de lait, bien que son corps désire autre chose à cet instant. Quelque chose d’un peu plus… sanguin. « Un beau chevalier est enfin venu te libérer de ton château, princesse ? » Elle se souvient de lui, pas seulement de sa voix. De son visage aussi. Elle l’avait croisé une fois chez son père, quand elle était encore oiseau en cage. Elle fixe ses prunelles avec toute la douleur, toute sa hargne, toute sa haine, comme si elle voulait le rendre responsable de tous ses maux. Mais il n’est qu’un pauvre gosse, comme elle. « Dommage pour lui, j’étais déjà partie. » Elle pourrait dire qu’il ne lui fait rien. Mais c’est faux, hein, Hydra ? Au fond tu sais que c’est pas n’importe qui. Il désigne la chaise en face d’elle. « Je peux ? » Elle lève un sourcil, boit une gorgée de sa boisson, déjà perdue dans un autre monde. « Même si je te disais non tu te poserais sur cette chaise, de toute façon. » Les yeux perdus dans le vide, les ongles posés sur la table, s’apprêtant à crisser, elle attend. Elle se méfie, de lui comme des autres. Elle ne veut pas retourner dans sa cage, l’oiseau libre et indomptable.
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(hydris) au corps et encore.

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