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Sauveur des temps modernes ɞ Adriël. Vide
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 Sauveur des temps modernes ɞ Adriël.

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MessageSujet: Sauveur des temps modernes ɞ Adriël. Sauveur des temps modernes ɞ Adriël. EmptyMer 29 Aoû - 17:21

Sauveur des temps modernes ɞ Adriël. Tumblr_lrzlcs1R6T1qb23alo1_500
C’était une petite pièce sans fenêtre, avec des murs lézardés par de minces fissures et un linoléum blanc cassé qui jurait affreusement avec la tapisserie datant sans doute du siècle dernier. Une poignée de chaises en plastique s’entassait dans l’étroitesse des lieux, se chevauchant l’une et l’autre pour gagner toujours un peu plus de place. Il y avait également une table basse sur laquelle reposaient de vieux magazines, surement feuilletés de nombreuses fois, sans vraiment être lus. Car, généralement, les gens qui venaient se poser ici ne cherchaient qu’à s’occuper les mains, histoire de ne pas tout foutre en l’air, de ne pas renverser chaque meuble, comme l’aurait fait Wendy si elle avait été à leur place. Au-dessus d’eux, les surplombant tous, se balançait une ampoule nue qui diffusait une lumière jaune très crue, une de celles qui agressent la vision et qui continuent à nous crever les yeux, même lorsque nos paupières sont fermées. Cependant, ce qui restait le pire n’était pas la lampe, c’était l’horloge murale qui était collé au mur du fond. Les aiguilles tournaient inlassablement, rythmant pour un court instant la vie de ceux qui entraient dans cette salle, ne s’occupant guère que ceux-ci aient l’impression que le temps se soit suspendu. Bien entendu, Wendy détestait l’ensemble de cette pièce, qui était la dernière à ne pas avoir été rénovée dans l’hôpital, pas uniquement certaines choses, mais tout. Parce qu’à chaque fois qu’elle y entrait, elle savait qu’elle détenait le pouvoir. Un pouvoir terrible, donc elle aurait aimé se passer. Avec de simples mots, elle pouvait détruire une personne, chambouler sa vie, fracasser l’équilibre d’un ménage heureux ou d’une famille joyeuse. Parfois même, il lui suffisait d’entrer et les concernés le devinaient. Ils le savaient déjà. Ils voyaient son visage fatigué et chargé de peine et ils comprenaient. Alors, c’était comme si le poids de tout le malheur du monde s’abattait sur leurs épaules nouées. Elle les voyait parfois s’effondrer, la détresse les épuisant avec une soudaineté saisissante. Ou, quelques fois, certains hurlaient. Comme cela avait été le cas, ce soir. Et ces cris la hantaient, car c’était eux qu’elle entendait les nuits où elle se réveillait dans des draps froissés, haletante, effrayée.

Elle avait toujours détesté devoir annoncer aux familles, qui avaient l’un des leurs entre la vie et la mort, la sentence finale. Elle n’était que rarement bonne. Et malheureusement, cela faisait partie de son métier, elle ne pouvait y échapper. Wendy rejeta la tête en arrière et ferma les yeux, inspirant profondément pour tenter d’échapper à ce flot de souvenirs qui refaisait surface. En vain. « Eh, Wendy, ça va ? ». L’interpellée rouvrit brusquement les yeux et tourna son visage vers celle qui venait de l’appeler. Andrea, une infirmière qui venait tout juste d’arriver. Elle lui fit un sourire encourageant et hocha la tête. Celle-ci lui souhaita alors une bonne soirée et s’éclipsa des « vestiaires ». Wendy dirigea alors son attention sur son casier. Elle retira en toute hâte sa blouse, la rangea dans la case métallique et enfila une petite veste noire par-dessus son débardeur. Elle ne risquait pas d’avoir froid ; ces derniers temps, les soirées étaient plutôt douces grâce aux dernières vagues de chaleur de l’été. Elle prit ensuite ses clés qu’elle glissa dans une de ses poches arrières de jean et son portefeuille, avant de songer qu’elle n’en aurait sans doute plus besoin avant demain pour le déjeuner, alors elle le reposa, verrouilla son casier, puis sortit en éteignant les lumières. Elle était la dernière infirmière de son service à sortir et celles qui avaient pris leur place avaient désormais fini de se préparer. C’est donc seule qu’elle remonta le long des allées blanches et froides de l’hôpital, pour se diriger vers la sortie. L’air tiède dehors balaya son visage, puis ses cheveux, et la caresse du vent lui apporta un peu de baume au cœur. Elle tourna vers la droite, s’engageant dans l’étroite ruelle qu’elle devait traverser pour rejoindre son appartement et se mit à marcher d’un pas vif. Néanmoins, elle n’eut pas le temps de faire trois mètres qu’une main agrippa son poignet. Elle poussa un cri de surprise et n’eut pas le temps de dire autre chose qu’on la plaqua contre le mur, un visage apparaissant alors dans son champ de vision. Les yeux de l’inconnu étaient fou, s’agitant dans ses orbes pour tenter de tout observer à la fois. Il paraissait paniqué, comme si c’était lui qui venait de se faire attaquer. Son visage était luisant de transpiration et sa respiration était hachée. Il ne l’avait toujours pas lâchée, serrant entre ses doigts pâles son poignet, qui ne manquerait pas de se couvrir d’hématomes demain, tant il y mettait de la force. Wendy serra les dents, comprenant qu’elle faisait face à un drogué en manque. Il ne fallait pas qu’elle panique. Et pourtant, la peur sournoise qui s’infiltrait en elle ne semblait pas être en accord avec cela. « T’as pas intérêt à bouger, p’tite conne. ». Comme pour appuyer ses propos et rallonger sa phrase d’un « sinon… » muet, il lui posa la pointe d’un petit opinel sur les côtes. Pas de soucis, de toute façon, elle était paralysée. La peur semblait s’être emparée de son système nerveux. Pourtant, ce n’est pas comme si elle n’avait jamais fait face à des personnages terrifiants… C’est vrai, elle avait tout de même affronté des pirates, dans son autre vie. Mais, là… Elle ferma les yeux et tenta de reprendre ses esprits, avant de s’humecter les lèvres, prête à prendre la parole. Mais, il secoua frénétiquement la tête. « T’avises pas de l’ouvrir ! Donne-moi juste ton fric. Maintenant ! ». Il serra encore un peu plus fort son poignet et leva à hauteur de visage le couteau qu’il tenait, avant de lui dire, remarquant qu’elle ne bougerait pas : « Je vais te lâcher, mais au moindre geste… ». Il relâcha son étreinte et porta ensuite sa main à une de ses poches de jean. Le cœur battant, le ventre noué, Wendy sentit ses doigts se glisser contre sa cuisse et elle songea au fait qu’elle n’avait rien sur elle. Mais surtout à ce qu’il pourrait faire lorsqu’il le découvrirait. Elle se mordit la langue pour s’empêcher de crier et riva son regard sur lui, tentant de faire taire sa panique pour réfléchir. La pression sur le couteau s’était relâchée alors qu’il fouillait ses poches et si elle devait essayer de se trouver une sortie de secours, c’était maintenant. Néanmoins, elle n’eut pas le temps d’esquisser le moindre geste. Quelqu’un intervint.
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MessageSujet: Re: Sauveur des temps modernes ɞ Adriël. Sauveur des temps modernes ɞ Adriël. EmptyJeu 30 Aoû - 17:34


" Sauveur des temps modernes. "
L’hôpital. Un endroit particulier qui n'envisageait rien de bon une fois la porte franchit. Il est régnait dans ce lieu une sorte de sensation funeste. Les plus chanceux ressortaient avec quelques points de sutures, une fracture d'autre y laissait la vie. Difficile de qualifier cet endroit comme un emplacement destiné aux bonnes et heureuses nouvelles. Pourtant j'étais passionné dès que j'y mettais les pieds. J'adorais la médecine. Évidemment chaque situation auprès des patients étaient différentes. Et chacune d'elle me ramenait à la triste réalité de la vie. Ma deuxième année ne me permettait pas encore de jouer le médecin sûr de lui même jamais encore énormément de chose à apprendre. Voilà pourquoi je me retrouvais le plus bref de mon temps à observer ou à répondre à quelques questions furibondes des médecins ou infirmières de l'hôpital. J'étais doué je devais l'admettre mais peut-être pas autant pour me lancer dans une opération. Encore quelques années devant moi. Le soir était différent de la journée. Le calme s'installait peu à peu. Je n'étais pas de garde pour une fois ce qui me permettait d'avoir du temps pour de nouveau plonger dans mes bouquins. Je laissais ma blouse blanche dans un vestiaire avant de refermer la porte et de saluer mes futurs collègues. En y repensant c'était le seul endroit ou je pouvais être moi. Je n'avais guère constaté à quel point ce lieu me permettait d'avoir une sérénité presque étonnante. Je n'avais encore jamais piqué de colère. J'étais toujours très attentif aux moindre besoins des patients sans parler des services presque comparable à de l'esclavage lorsque les médecins me pointait du doigt pour effectuer les tâches ingrates comme le rangement de paperasse. Je n'avais rien à dire. Juste répondre positivement et fermer ma bouche. Un jour je serais à leur place comme un paon. Pour le reste il fallait prendre son mal en patience. Une fois à l'extérieur après avoir sourire agréablement à la charmante dame de l'accueil je respirais enfin l'air pur. Disons qu'il n'avait pas l'odeur de produit pharmaceutique ni de sang. J'allumais ma cinquième cigarettes de la journée un record à vrai dire. Soupirant d'extase après avoir remplit mes veines de nicotine je marchais calmement jusqu'à mon dortoir. Les rues en début de soirée sont toujours vides. Il n'y avait pas âmes qui vivent. Un bonheur. Car je détestais le bruit infernale des voitures, le hurlement de certain passant au téléphone sans parler des transports urbains. Je traversais par la suite un passage piéton le regard déconcerté par un événement qui m'interpella soudainement dans une ruelle. Avais-je réellement bien aperçu une femme en train de se faire agresser ou avais-je encore des images abominables plein la tête de ma journée triste de travail ? Je reconnus aussitôt Wendy. Son visage exprimait une détresse qui me submergea aussitôt d’inquiétude. A croire que les ruelles n'étaient pas si tranquille que cela. Discrètement sans un bruit et sans éveiller les soupçons de ce psychopathe. Un simple coup de poing fit vaciller l'individu en question. " Cona** ! T'attaquer à une jeune femme ? je crois que c'était une mauvaise chose à faire. Ta pas de chance t'es tombé sur moi. Je crois que si je te revois encore à tourner autour de ses ruelles je te bute compris ? " Le doux Adriël en question avait complètement changé de visage. Je me retrouvais sous l'emprise de la colère. L'homme me fonça dessus armé de son couteau. Évidemment une simple parade accompagné d'un coup de poing dans l'estomac l'arrêta aussitôt. " Tss ! Je crois que tu as mal choisis ton adversaire ! La prochaine fois c'est moi qui t'entaille mec ! Ta pas encore compris qui j'étais ? " La violence de mon regard aurait pu faire fuir n'importe qui du moins les personnes censées. J’agrippais fermement la main de Wendy sans un mot avant de l'attirer dans un endroit plus sûr en l’occurrence le centre-ville. J'entendais le psychopathe hurler des propos injurieux et des histoires de vengeances. teins dont ? Comme-ci j'étais effrayé. " Tu vas bien ? Il ta fais quelque chose ? Il ta touché ? Il faut que tu me le dise parce-que comme cela on pourra porter plainte. Bon le soucis c'est qu'il va falloir que tu ailles seule. Parce-que..." Je n'allais pas lui avouer que moi-même j'étais un type pas très clair. Bon je fumais autre chose que de la nicotine et alors ? Cela ne faisait pas de moi un criminel pour autant ? Enfin quoiqu'il en soit j'évitais de côtoyer les forces de l'ordre. " Tu n'auras qu'à leur dire qu'un chevalier servant ta sauvé ! Sincèrement sans rire tu n'as rien j'espère ? Il ne ta pas blessé ? " Je l'examinais peut-être d'un peu trop près. Sans doute que j'avais pris la mauvaise habitude des médecins du moins cela faisait partis du métier. " Dorénavant je t'interdis de rentrer toute seule ! " lui adressais-je d'une manière peut-être peu courtoise et autoritaire.
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MessageSujet: Re: Sauveur des temps modernes ɞ Adriël. Sauveur des temps modernes ɞ Adriël. EmptyJeu 20 Sep - 20:47

Le poing de celui qui vint à son secours s’écrasa avec une violence déconcertante contre la mâchoire du drogué et Wendy sentit celui-ci s’éloigner d’elle. Sa main se retira brusquement de sa poche et elle le vit partir en arrière, en vacillant. Elle se plaqua aussitôt au mur pour ne pas être attiré avec lui et retint un instant sa respiration. Tout se passait beaucoup trop vite. Son cœur battait rapidement, la cadence perturbée. Tout comme elle, en réalité. " Cona** ! T'attaquer à une jeune femme ? je crois que c'était une mauvaise chose à faire. Ta pas de chance t'es tombé sur moi. Je crois que si je te revois encore à tourner autour de ses ruelles je te bute compris ? ". Elle releva vivement la tête, reconnaissant cette voix déformée par la colère. Adriël, c’était Adriël. Et… Bon sang, elle ne l’avait jamais vu comme ça ! Lui qui était d’habitude toujours très calme, à l’écoute, presque froid… Là, il semblait animé d’une fureur dévastatrice. Le coup qu’il porta au ventre de son agresseur, brutal et dur, ne fit que confirmer ses pensées. " Tss ! Je crois que tu as mal choisis ton adversaire ! La prochaine fois c'est moi qui t'entaille mec ! Ta pas encore compris qui j'étais ? ". Wendy frissonna face au ton brusque qu’employa le jeune homme, qu’elle n’aurait jamais pensé voir, un jour, sous cet angle. Et pourtant… Adriël lui saisit soudainement la main et l’entraîna à sa suite. Il marcha d’un pas vif durant quelques minutes, ne lui laissant guère le choix sur la direction. De toutes façons, elle était trop choquée, amorphe, pour pouvoir ne serait-ce que prendre une seule décision pour le moment. Elle se laissa donc entraîner jusqu’au centre-ville, alors qu’elle entendait les injures et les menaces du drogué derrière elle diminuer peu à peu, s’amoindrir. Cependant, elle ne cessait de trembler, songeant à ce qui aurait pu se passer, à ce qui avait été à deux doigts de se produire, si Adriël n’était pas intervenu. Elle sentait encore la main de ce type contre sa cuisse, à la recherche de ce qu’elle ne possédait pas, elle revoyait la lame de son couteau toucher son ventre et… " Tu vas bien ? Il ta fais quelque chose ? Il ta touché ? Il faut que tu me le dise parce-que comme cela on pourra porter plainte. Bon le soucis c'est qu'il va falloir que tu ailles seule. Parce-que...". Il disait trop de choses, elle n’arrivait pas à suivre, elle se sentait mal. Elle avait la gorge nouée, le ventre retourné et les tempes douloureuses, malmenées par le bruit infernal que faisaient ses pensées et ses souvenirs tournant et se retournant. Horrible. Cependant, elle déglutit et tâcha de se reprendre en hochant la tête : « Je crois que ça va aller… ». Elle ne comprenait pas pourquoi il fallait qu’elle aille au poste toute seule et… Non, en fait, elle n’avait aucune envie d’aller chez les flics. Elle ne se souvenait que vaguement de son visage et puis, ce n’était pas si grave. C’était fini maintenant, elle avait juste envie d’oublier, pas de ressasser ce souvenir encore et encore en allant déposer une plainte. " Tu n'auras qu'à leur dire qu'un chevalier servant ta sauvé ! Sincèrement sans rire tu n'as rien j'espère ? Il ne ta pas blessé ? ". Il l’examina un instant avec attention, la détaillant du regard pour chercher quelque chose que ce malade aurait pu lui faire. Cependant, excepté son poignet endolori et couvert de marques rouges, il n’avait pas eu le temps de la blesser plus que cela. Alors, elle hocha de nouveau la tête, s’essayant à lui faire un maigre sourire, avant de lui répondre : « Non, j’ai un peu mal à mon poignet et je sens encore ses mains sur moi, mais... c’est bon. ». Puis, lui rappelant ce qu’il lui avait dit sur la plainte et la police, elle rajouta : « Et je n’ai pas l’intention d’aller déposer plainte, ce ne serait qu’une perte de temps. ». Elle ancra son regard au sien, le défiant silencieusement de la contredire et de l’obliger à y aller, puis elle finit par lâcher prise et garda un instant le silence, tentant doucement de se reprendre. La peur commençait à s’échapper d’elle-même, lui rendant l’usage de la raison et son cœur reprenait un rythme plus doux. Bien. " Dorénavant je t'interdis de rentrer toute seule ! ". Wendy releva les yeux et un bref sourire chancelant se dessina sur ses lèvres. Le ton autoritaire, au lieu de l’irriter, l’amusa quelque peu. C’était gentil de sa part de se soucier d’elle, mais elle ne voulait pas qu’il s’inquiète comme ça. Ce n’était pas grand-chose… Enfin, presque pas. Elle secoua la tête et répliqua : « C’est la première fois depuis que je travaille ici qu’un tel truc m’arrive, alors… Non, vraiment, je ne vais pas m’empêcher de vivre pour un petit incident de ce genre. ». Bon le mot « petit » était peut-être mal choisi, parce qu’elle aurait sans doute des cauchemars de cette rencontre pendant près d’un mois, mais… Se faire accompagner pour rentrer chez elle, chaque jour, et déranger quelqu’un… Non, elle allait s’assumer et prendre sur elle. Et avant toute chose, elle devait faire remercier Adriël. Elle s’avança vers lui d’un pas hésitant, les jambes encore en coton, puis lui prit la main, la serrant avec force pour se donner le courage de continuer à rester debout, avant de lui dire d’une voix tremblante : « Je… Merci pour être venu me sortir de ce mauvais pas. ».


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MessageSujet: Re: Sauveur des temps modernes ɞ Adriël. Sauveur des temps modernes ɞ Adriël. EmptySam 29 Sep - 13:34


" Sauveur des temps modernes. "
Je l'avais sans doute surprise. En dehors de l'hôpital j'adoptais plutôt un comportement des plus familier. Je ne cherchais pas à cacher ma vraie nature à vrai dire j'essayais de passer pour un jeune homme plus respectable au travail surtout en compagnie des patients. J'avais énormément de difficulté à contrôler ma colère. La scène que je venais de voir défiler sous mes yeux m'avait mis hors de moi. Les hommes étaient vraiment grotesques voir répugnants. S'attaquer ainsi à quelqu'un de faible, de fragile. De nouveau, je l'observais attentivement. Elle avait beau me dire que tout allait bien je savais pertinemment que son état psychique annonçait tout autre chose. Elle venait de subir un choc assez éprouvant alors comment pouvait-elle me dire que tout allait bien ? "Non, j’ai un peu mal à mon poignet et je sens encore ses mains sur moi, mais... c’est bon." Je ne savais pas quoi lui répondre. Mais je me sentais rassuré de constater quelle n'avait pas perdu l'usage de la parole. Sans même demander l'autorisation je m’approchais doucement d'elle avant d’agripper son poignet sans la brusquer. Effectivement ce malade mental lui avait laissé une marque qui ressemblait plus à un hématome. Mais bordel où étaient les flics quand ce genre de chose arrivait ? J'étais dérouté. "Tu devrais mettre des glaçons dessus. Tu risques de te retrouver avec un énorme hématome demain. Je te conseillerais également de te reposer demain. Je lâchais sa main afin de comprendre par la suite ses propos. Comment pouvait-elle ne pas porter plainte ? Je m'évertuais de lire en elle mais cela était si difficile ! Cette femme respirait le mystère ! J'avais tellement de mal à la comprendre. N'était-elle pas effrayée ? Ressentait-elle de l'empathie pour cet individu sans morale ? "Tu es tellement étrange comme femme. Je n'arrive pas à lire en toi...Tellement mystérieuse. Enfin quoiqu'il en soit nous ne devrions pas rester ici ! Je t'accompagne jusqu'à chez toi que tu le veuilles ou non." Mon regard devenait sans doute insistant mais je devais m'efforcer de la comprendre. Au travail tout était différent. J'avais beau lui jeter quelques regards perdus on se comprenait très rapidement. Après tout nous avions des vies entre nos mains et il n'était pas question de divaguer longuement sur ce que nous devions faire pour secourir nos patients. Tout était une question de temps, de survis. D'ailleurs je l'admirais secrètement tout comme j'enviais son courage. "C’est la première fois depuis que je travaille ici qu’un tel truc m’arrive, alors… Non, vraiment, je ne vais pas m’empêcher de vivre pour un petit incident de ce genre." Je n'allais sans pas lui faire la morale. Après tout elle semblait sûr d'elle et ce genre d'incident avait accentuer sa force mentale. Je la trouvais décidément très courageuse. Je l'avais sans doute mal jugé. "Tu sembles forte. Mais tu n'es pas immortelle. Donc jusqu'à ce que ailles mieux je te raccompagne jusqu'à chez toi. Et de rien. Je n'allais tout de même pas te laisser ainsi." J'étais borné après tout personne n'était parfait ! Puis elle n'avait pas de soucis à se faire une fois devant sa porte je ne réclamerais pas de verre ni même autre chose qui dépasserait l'entente professionnelle malgré que cela m'avait traversé légèrement l'esprit.
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MessageSujet: Re: Sauveur des temps modernes ɞ Adriël. Sauveur des temps modernes ɞ Adriël. EmptyDim 28 Oct - 16:48

Sauveur des temps modernes ɞ Adriël. Tumblr_lmxz9c7j4Z1qb23alo1_500
Wendy sentit Adriël approcher, plus qu’elle ne le vit réellement. Elle se sentait un peu perdue, comme ailleurs, hors de cet instant. Elle n’arrivait pas à vraiment comprendre ce qui venait e se produire. Elle traversait sa ruelle, comme elle le faisait chaque matin et chaque soir, et elle n’avait qu’une veste et le temps était tout de même un peu frais. Plongée dans ses pensées, elle songeait qu’il lui faudrait bientôt ressortir un manteau, quand tout cela était arrivé. Elle avait à peine fait quelques pas que déjà elle sentait quelqu’un l’agripper. Pour ce qui s’était ensuite passé, elle avait un peu de mal à remettre tous les éléments dans le bon ordre. Il y avait eu ces menaces violentes qu’elle n’aurait pas même su redire, puis ce visage au regard fou, qui lui avait donné des frissons. Et, aussi, ce couteau pointé sur elle, sur ses côtes. Elle sentait encore la lame froide toucher sa peau, à travers le fin tissu de son t-shirt. Puis, cette main qui s’était introduite dans sa poche, parce qu’elle avait été incapable de bouger. Cette main glacée qui l’avait touchée et dont elle sentait encore la brûlure du contact sur sa cuisse. Un léger tremblement agita ses lèvres et elle prit une profonde inspiration, pour tenter de se reconnecter à la réalité. Son cœur bondit et elle releva des yeux paniqués droit devant elle, lorsqu’elle sentit des doigts se saisir doucement de son poignet. "Tu devrais mettre des glaçons dessus. Tu risques de te retrouver avec un énorme hématome demain. Je te conseillerais également de te reposer demain." . C’était lui, c’était Adriël, celui qui lui avait porté secours. Elle n’avait pas à paniquer, il ne lui ferait aucun mal. Tentant alors d’apaiser les battements effrénés de son cœur affolé et de calmer les tremblements dans ses mains, elle se focalisa sur ce toucher délicat et sur les paroles qu’il venait de lui dire. Oui, il n’avait fait que l’aider et il continuait à le faire. Pour ça, il avait toute sa reconnaissance et elle se devait de le rassurer. Elle hocha alors la tête et lui adressa un sourire vacillant : « Je vais écouter ton conseil, pour ce qui est des glaçons. Mais, pour le travail, j’ai une journée chargée demain, et il vaut mieux que je ne la rate pas. Tout ira bien, j’en suis sûre, ne t’inquiètes pas. ». Elle ponctua sa phrase d’un nouveau sourire plus assuré et se félicita silencieusement pour sa voix qui n’avait pas faiblit. Cette situation était tellement étrange… Elle était là, devant Adriël, qu’elle n’avait jamais fréquenté qu’au travail et elle tentait de l’apaiser, lui aussi. Il avait été dans une telle colère… Elle n’avait jamais vu ça et elle n’aurait jamais pu imaginer qu’un garçon aussi doux puisse entrer dans une telle rage. Toutefois, elle n’en était pas effrayée, car la façon dont il veillait sur elle, à présent… C’en était déconcertant, car cela faisait bien longtemps que personne ne s’était ainsi occupé d’elle. Et elle devait bien l’avouer, cela lui mettait du baume au cœur.

"Tu es tellement étrange comme femme. Je n'arrive pas à lire en toi...Tellement mystérieuse. Enfin quoiqu'il en soit nous ne devrions pas rester ici ! Je t'accompagne jusqu'à chez toi que tu le veuilles ou non.". Elle, mystérieuse… Il ne lui avait jamais vraiment semblé qu’elle l’était, même si elle était une personne plutôt renfermée pour ce qui était de ses pensées, qui étaient toujours hermétiquement closes aux autres. Cependant, elle s’était peut-être bien plus repliée sur elle-même qu’il ne lui avait semblé au premier rapport. Ces derniers-temps, elle ne faisait que ça, sombrer… Alors, après tout, c’était peut-être possible. Elle n’en savait rien. En tout cas, il lui semblait que discuter sa dernière phrase ne serait qu’une perte de temps. Il avait l’air déterminé et puis, elle devait l’admettre, l’avoir à ses côtés pour rentrer la rassurerait. Elle n’était même pas sûre de pouvoir trouver le trou de la serrure et réussir à mettre sa clé dedans, tant ses mains tremblaient fort. Cependant, elle trouva la force de lui expliquer qu’elle n’allait pas s’empêcher de vivre pour un accident de ce genre. Et elle le pensait vraiment. Des gens mauvais, aux intentions les plus basses qu’il puisse exister ; il y en avait partout. Dans chaque recoin sombre s’en cachait un. La vie, c’était comme ça, elle n’y pouvait rien. Et si elle voulait les éviter, cela la condamnerait à rester cloîtrée chez elle. Donc, non. Mauvaise idée, très mauvaise idée. Elle avait déjà passée une partie de sa vie prisonnière, attachée à un homme qui l’empêchait de faire trop de choses, alors… Non, jamais plus. Elle se l’était promit. C’était une question de survis. Et puis, cet épisode un peu brutal de sa vie l’aiderait peut-être à retrouver l’inspiration qu’elle avait perdue depuis un petit moment déjà. Oui, il fallait voir les choses d’un angle positif.

"Tu sembles forte. Mais tu n'es pas immortelle. Donc jusqu'à ce que ailles mieux je te raccompagne jusqu'à chez toi. Et de rien. Je n'allais tout de même pas te laisser ainsi.". Non, immortelle, elle ne l’était pas. Elle allait mourir, un jour ou l’autre. Alors, à quoi bon vivre dans la peur ? Vivre avec un tel sentiment, ce n’est pas vraiment vivre. Il fallait qu’elle se reprenne, qu’elle oublie rapidement ce petit bouleversement. Au moins, celui-ci avait eu le mérite de bousculer un peu son quotidien et ce n’était pas une si mauvaise chose. Elle inspira, une nouvelle fois et s’intima au calme, avant de répondre : « Tu sais, beaucoup de gens ont tendance à fermer les yeux, lorsqu’il voit une agression de ce genre. Tant que cela ne leur arrive pas, ils n’ont pas forcément le courage nécessaire pour réagir et intervenir. Alors, sincèrement, ce n’était pas rien. Encore merci. ». Elle lui sourit, avant de lui indiquer. « J’habite à dix minutes d’ici, si je prends l’avenue là-bas et cela m’évite de passer par la ruelle. Donc, tu n’es vraiment pas obligé de m’accompagner, si tu as autre chose à faire. ». Elle détourna les yeux et ses joues s‘empourprèrent quelque peu, lorsqu‘elle ajouta : « Même si je dois admettre que… que cela me rassurerait que tu viennes avec moi. ». Dieu merci, l’obscurité camouflerait sa gêne. Elle détestait admettre ses faiblesses, or c’est ce qu’elle venait de faire. Elle avait besoin de lui, de sa force et de son obstination. Il l’avait aidée et elle savait que s’il l’accompagnait, elle ne rentrerait pas la gorge nouée et un nœud au ventre chez elle. Elle braqua alors, de nouveau, son regard sur lui et lui donna un petit sourire navré, avant d’hausser les épaules : « Je suis désolée de te déranger comme ça, alors que tu as déjà fait beaucoup pour moi. ».


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MessageSujet: Re: Sauveur des temps modernes ɞ Adriël. Sauveur des temps modernes ɞ Adriël. EmptyDim 18 Nov - 12:03


" Sauveur des temps modernes. "
"Je vais écouter ton conseil, pour ce qui est des glaçons. Mais, pour le travail, j’ai une journée chargée demain, et il vaut mieux que je ne la rate pas. Tout ira bien, j’en suis sûre, ne t’inquiètes pas." Elle semblait si courageuse et pourtant si fragile. J'aurais pu insister sur le fait qu'une journée de repos serait une idée ingénieuse mais la connaissant depuis quelques temps elle se serait vite lassée de son chez elle pour s’affairer auprès de ses patients. Elle aimait son métier. Même de trop, du moins c'était mon impression. Je tentais avec difficulté de contrôler cette colère sauvage qui c'était emparée de moi. Habituellement j'étais quelqu'un de plutôt calme mais lorsque j'étais face à de telles situations je pouvais vite m'emporter. J'avais la détestable impression que ce monde recelait de véritables dangers. Au moins au pays des Merveilles il n'y avait que la folie qui y régnait. Mon monde me manquait tout comme cette tranquillité absurde qui me rendait bien souvent souriant. "Tu sais, beaucoup de gens ont tendance à fermer les yeux, lorsqu’il voit une agression de ce genre. Tant que cela ne leur arrive pas, ils n’ont pas forcément le courage nécessaire pour réagir et intervenir. Alors, sincèrement, ce n’était pas rien. Encore merci." Ce genre de réaction me dégoutait. Comment pouvait-on laisser les gens se faire agresser sans réagir ? Il n'y avait vraiment pas de conscience morale dans ce monde. J'en venais même à me dire qu'il n'y en aurait jamais. Je soupirais inlassablement sans rien ajouter. A vrai dire je ne savais pas quoi lui dire. Je préférais l'observer afin de comprendre cette femme si énigmatique qui se tenait devant moi. J'avais la forte impression que la peur n'avait pas disparu de ses yeux. Elle avait beau se montrer intrépide ce n'était qu'une simple image. "Je ne partirais pas tant que je ne te saurais pas en sécurité chez toi. Je peux paraître borné mais crois moi cela me rassurait de te savoir en sécurité." Elle n'habitait vraiment pas loin de l'hôpital et pourtant par je ne sais quel malheur de la vie un incident comme celui-ci à pu lui arriver. C'était déplorable. Je lui souris chaleureusement avant de lui adresser de nouveau. "Je suis ravis de constater que tu te sens en sécurité avec moi." Je n'ajoutais rien de plus je l'observais avancer vers l'avenue tout en gardant un œil attentif sur elle. J'étais à l'écoute du moindre bruit susceptible de nous attirer des ennuis. Je devenais moi même paranoïaque mais avec l'incident de ce soir il valait mieux l'être. "Je suis désolée de te déranger comme ça, alors que tu as déjà fait beaucoup pour moi." Décidément c'était la soirée des remerciements. "Arrête de croire que cela me dérange. Bien au contraire. Crois moi je ne suis pas le genre d'homme à observer une femme se faire agresser sans réagir. Ce genre de situation me rends plus fou qu'autre chose." J'avais peut-être besoin de maîtriser cette colère qui survenait à chaque fois qu'une situation malsaine faisait son apparition. Mais après tout cela pouvait rendre d'avantageux services comme ce soir. Perdu dans mes pensées je n'avais pas remarquer qu'elle s'était arrêtée devant une espèce d'immense porte en bois. "Alors c'est ici que tu vis ?" Simple question débile mais il fallait bien briser ce silence quelque peu pesant.
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MessageSujet: Re: Sauveur des temps modernes ɞ Adriël. Sauveur des temps modernes ɞ Adriël. EmptyLun 24 Déc - 10:56

"Je ne partirais pas tant que je ne te saurais pas en sécurité chez toi. Je peux paraître borné mais crois moi cela me rassurait de te savoir en sécurité.". Wendy lui adressa un petit sourire vacilla et le remercia silencieusement d’un bref hochement de tête. Elle remercia également le fait qu’il soit aussi têtu qu’elle. Bien des autres, à sa place, serait parti après lui avoir souhaité bonne nuit, sans même se retourner. Et la dernière chose qu’elle désirait, en cet instant, était bel et bien le fait de rester seule. La nuit lui paraissait soudainement angoissante, détentrice de sombres secrets qui pourraient lui être douloureux. "Je suis ravis de constater que tu te sens en sécurité avec moi.". Un sourire plus assuré frôla ses lèvres et elle se retint de lui rappeler que, au vu de sa démonstration de force un peu plus tôt, il y avait de quoi être rassuré en sa présence. Il avait mis KO son agresseur en quelques secondes seulement, dominant le combat du début à la fin. Pour un jeune homme qui était habituellement si calme, à l’hôpital, cela avait quelque chose de déconcertant, mais également, oui, rassurant. Elle savait qu’il ne lui ferait pas de mal, alors elle n’avait aucune raison de paniquer, à ses côtés. Par ailleurs, ils se mirent à avancer, leurs pas se mêlant à ceux des rares autres passants, alors que des réverbères les éclairaient à intermittence. Elle ne put s’empêcher de s’excuser, encore une fois, du dérangement. C’est vrai, il devait avoir d’autres plans en tête pour sa soirée que sauver sa petite tête blonde incapable de se défendre. Quoi que, tout bien considéré, si elle avait eu une épée, son expérience passée lui aurait été bien utile, et elle s’en serait sortie avec brio. Et avec un meurtre sur les bras. Oui, bon, pas vraiment l’idéal, en réalité. Ici, les pirates ne fleurissaient pas à tous les coins de rue et, généralement, on s’occupait de chaque mort. Et puis, le plus important, elle n’était pas une meurtrière. "Arrête de croire que cela me dérange. Bien au contraire. Crois moi je ne suis pas le genre d'homme à observer une femme se faire agresser sans réagir. Ce genre de situation me rends plus fou qu'autre chose.". Sa réponse la tira de ses pensées et elle tourna la tête vers lui, lui souriant timidement, alors qu’elle répondait automatiquement : « C’est que tu dois être quelqu’un de bien. ». En fait, elle en était même sûre. De notre temps, les agressions n’étaient pas rares, elles étaient même choses courantes. Tous les jours, on entendait des récits à la radio ou on en lisait dans les pages « faits divers » des journaux. Et parfois, ces incidents se passaient en plein jour, ou dans un métro. Et tout le monde fermait les yeux, se détournait, préférant ignorer le malheur d’une personne pour conserver leur bonheur si fragile. Ils ne voulaient pas être mêlés à des histoires sordides, qui pourraient leur coûter cher. Alors, les rares fois où quelqu’un intervenait… Cela relevait presque du miracle.

Wendy soupira et secoua la tête, un peu désabusée. Puis, elle s’arrêtât brusquement, prenant conscience qu’elle se tenait devant sa porte. Adriël dû s’en apercevoir également, car il lui demanda, après un court silence : "Alors c'est ici que tu vis ?". Elle hocha la tête et leva les yeux pour observer la haute façade grise de son immeuble, qui lui avait toujours fait penser à un long visage triste. « Oui, c’est ici. ». Un autre silence ponctua sa réponse. Elle n’avait pas vraiment envie de quitter Adriël et il en avait fait beaucoup pour elle ; elle ne pouvait pas juste le laisser repartir ainsi, comme un fugitif qui retournerait se fondre dans les ombres mouvantes de la nuit. Alors, la question s’échappa de sa bouche, accompagnée d’un petit nuage de vapeur, presque aussitôt : « Tu veux monter ? ». Ce n’était pas dans son habitude de recevoir des gens chez elle, mais elle pouvait bien faire exception à la règle. Son appartement ne risquait pas d’être mal rangé, vu qu’elle ne faisait qu’y dormir ces derniers. Elle rentrait de l’hôpital, sautait le repas du soir et s’allongeait directement dans son lit. Et puis, il devait lui rester quelques bouteilles. Or, elle avait vraiment besoin de boire un coup.



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MessageSujet: Re: Sauveur des temps modernes ɞ Adriël. Sauveur des temps modernes ɞ Adriël. EmptyVen 18 Jan - 18:00

" Sauveur des temps modernes. "
Nous étions là tous les deux perdus dans nos pensées. J'observais silencieusement Wendy qui me semblait ailleurs. Quand à moi je ne bougeais pas. Attendais-je réellement quelque chose de sa part ? Je ne saurais dire. Après tout elle était arrivée saine et sauve chez elle. Je n'avais plus qu'à lui adresser un "Au revoir" distrait avant de filer chez moi et de l’apercevoir entre deux couloirs demain à l’hôpital. Évidemment ma tête me dictait autre chose alors que mon corps ne voulait pas se mouvoir. A croire qu'il fallait cet incident inhumain pour que je puisse enfin lui adresser la parole en dehors du travail. Pensées absurdes que j'effaçais immédiatement de mon esprit. Je repensais à ses paroles. Moi quelqu'un de bien ? Était-elle vraiment certaine ? Ses mots m'avaient touchés étrangement. Je n'avais jamais eu la prétention de dire que j'étais une personne plutôt exemplaire et de bien. C'était plutôt le contraire. Mon égoïsme incertain et ma nature à être totalement indifférent aux sentiments des autres me rendait quelque peu cruel. Pourtant j'exerçais un métier de partage. Un métier qui me changeait complètement. En dehors cela lorsque je remettais mes pieds à l'extérieur je redevais Adriël. L'homme mystérieux qui détestait mettre à nu ses sentiments. J'aurais pu la remercier ou bien lui avouer simplement que je n'étais pas du tout ce qu'elle pouvait penser. Je ne fis rien de cela. Je préférais jouer la carte de l'ignorance. C'était toujours mieux que de se lancer dans de futiles explications. "Tu veux monter ?" Flatté par sa proposition je fus contrains de sourire malgré moi. J'avais déjà atteins un degrés de narcissisme assez élevé. Évidemment que je mourrais d'envie de monter. Chose que je me cachais d'avouer. Pourtant étant donné ma personnalité assez exhibitionniste je ne ressentais nullement le désir de lui sauter dessus comme un homme sans vergogne. Oui elle m'attirait mais d'une différente façon. Je voulais comprendre pourquoi elle était autant mystérieuse à son sujet. Elle me désarçonnait parfois ce qui m'était difficilement acceptable dans mon cas. C'est avec un sourire des plus courtois et d'une subtilité assez maligne que je lui adressais. "Avec plaisir Wendy." Je la suivis en silence. Les escaliers de l'immeuble grincèrent malgré notre discrétion. Après plusieurs marches j'arrivais finalement devant une porte en bois. Distraite elle fit tomber ses clés avant d'ouvrir la porte avec difficulté. La rendais-je nerveuse ? Ce n'était pas mon attention pourtant. Une fois dans l'appartement mon regard se détourna quelques instants d'elle pour détailler son petit monde.

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MessageSujet: Re: Sauveur des temps modernes ɞ Adriël. Sauveur des temps modernes ɞ Adriël. EmptyDim 24 Mar - 12:54

Pas de réponse depuis le 18 janv, j'archive I love you


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