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"La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour." Ҩ Tara&Jim Vide
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 "La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour." Ҩ Tara&Jim

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MessageSujet: "La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour." Ҩ Tara&Jim "La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour." Ҩ Tara&Jim EmptyDim 2 Sep - 16:58

Tara Ҩ Jim
« La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour. »


Ce monde n’est pas totalement différent des mondes que j’ai connu, si ce n’est qu’il me manque l’aventure…
Ma plus grande aventure jusqu’ici fut de faire la cuisine pour ma nouvelle colocataire, Tara. Déjà lorsqu’elle était une petite boule rose je me devais de la protéger, mais maintenant que je la vois comme un petit bout de femme vivant dans la rue, je me suis promis que je ferais tout pour la protéger de ce monde plein de danger au final.
Elle ne peut plus voler, se défendre autant qu’elle peut que lorsqu’elle était une petite rose.
Ma première mission, fut de l’emmener chez moi car je ne supportais pas qu’elle vive dans la rue, il était hors de question maintenant que je l’avais retrouvé que je la laisse ainsi seule. Maintenant nous sommes colocataire et je dois avouer que je m’applique beaucoup à lui faire plaisir.
Donc comme je disais, ma plus grand aventure est de cuisiner des plats de ce monde, c’est fou comme les œufs explosent facilement lorsqu’on les oublies dans l’eau bouillante…
Dans ce monde, je découvre aussi les plaisirs charnelle avec les femmes, elles sont partout comparées à notre auberge seulement remplis d’extraterrestre. Je n’ai aucune attache il est vrai, et en général lorsque je couche avec une fille… Et bien c’est de façon unique. J’ai encore du mal avec le mot amour… Tombé amoureux me fait très peur je l’avoue et je pense que j’ai encore le temps avant de me placer avec une personne non.
La seule fille que j’arrive à supporter à longueur de journée est Tara, la seule que je veux protéger, auquel je me confie, elle est celle qui me connait le mieux. Je ne peux lui mentir, elle sait directement rien qu’en voyant mon regard que je lui raconte des salades. C’est ainsi, entre nous pas de secrets, que de découverte.
Hier soir je suis encore sortit, hier soir j’ai encore ramené une fille à la maison et c’est la tête dans les étoiles que je me réveille… Oui je préfère dire ça que la tête dans le chou ou encore dans le cul… Moins glamour on est d’accord.
Je regarde la fille à côté de moi, une blonde dont je ne me souviens même plus le prénom, mais je me souviens parfaitement de ce qu’on a fait hier soir…
Non je ne raconterais rien voyons, c’est personnel :Umm :
Je me lève doucement du lit, enfile un caleçon discrètement, faisant attention de ne pas faire trop de bruit afin de ne pas la réveiller et me dirige vers la cuisine. Le soleil est déjà levé et en regardant mon micro-onde je vois qu’il est déjà 10 :08. Tara n’est pas encore debout mais cela ne devrait tarder je pense.
Je prends un bol, des céréales, du lait, un verre de jus d’orange et mon petite dej de champion est fin prêt.
J’ai presque finit lorsque j’entends du mouvement autours de moi. Je relève la tête et vois Tara et je ne peux m’empêcher de sourire comme un idiot, sourire dont elle la seule capable de m'arracher.
- Salut.
Et au même moment, je remarque la jolie blonde sortir de ma chambre… Oups…
Je me lève et fonce vers la mystérieuse inconnue qui me sourit.
- Cette nuit était incroyable.
Je la regarde droit dans les yeux en souriant doucement. Ma main sur sa taille, je la dirige vers la sortie et ouvre la porte. Elle se retourne et m’embrasse sans une once d’hésitation. Je ne la repousse pas, je joue même un peu avec elle prolongeant notre baiser.
- Rappelle moi quand tu veux, me dit-elle finalement avant que je ferme la porte.
Je pose ma tête contre la porte et ne peux m’empêcher de lâcher un petit rire… Quelle nuit il est vrai…
Je me retourne et regarde Tara dans les yeux. Je sais qu’elle n’aime pas particulièrement voir des femmes ici, mais c’est mon appartement après tout. Enfin je ne lui dirais jamais cela comme ça car je suis sûre qu’elle plierait bagage et repartirait dans la rue et moi, je ne la laisserais jamais faire ça.
Sans un mot, je retourne m’asseoir et reprends mon petit déjeuner tranquillement, je ne sais pas trop quoi lui dire, et je ne doutes pas sur le fait qu’elle va avoir beaucoup de chose à me dire.
fiche par century sex.


Dernière édition par Jim Hawkins le Mar 5 Fév - 2:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour." Ҩ Tara&Jim "La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour." Ҩ Tara&Jim EmptyMar 5 Fév - 0:54

Sa bouche la pressait, lui écartait les lèvres, communiquait à ses nerfs d’affolants frissons, éveillait en elle des sensations dont elle se serait crue incapable. Et avant même que s’accélérât le rythme du tourbillon qui l’entrainait, elle se rendit compte qu’elle lui rendait ses baisers.
-- Arrêtez… je vous en prie, je vais m’évanouir…
-- Je veux que vous vous évanouissiez. Je vous ferai vous évanouir. Voilà des années que cela vous est dû. Aucun des imbéciles que vous avez connus ne vous a jamais embrassée comme cela, hein ! Ni votre précieux Charles, ni votre précieux Frank, ni votre stupide Ashley… Tous les hommes du monde… Que connaissent-ils des femmes ? Que connaissent-ils de vous ? Moi, je vous connais.*


Le réveil sonna à 10h, un sifflement perçant qui la fit bondir et lâcher un petit cri. Elle referma le livre d’un coup sec, avec empressement, comme si elle venait de lire quelque chose d’inouï, d’interdit peut-être… de vrai, surtout. Le gros volume émit un son lourd et doux alors que les pages fines se pressaient les unes contre les autres, gardant au chaud des mots si nombreux qui psalmodiaient les vents de son cœur. Elle le déposa sur la table de chevet à deux mains, lentement, et éteignit le réveil qui se plaignait toujours. Le silence bourdonna autour d’elle quelques instants, tandis qu’elle se glissait sous la couverture de son lit en la remontant jusqu’au menton. C’était un début de sourire au coin des lèvres qui s’accrocha là et ne s’envola plus alors qu’elle songeait à ce baiser romanesque qui lui en rappelait vaguement un autre, et en même temps elle se sentait gênée, un peu naïvement et sans savoir d’où venait cette impression. Elle perçut cependant un bruit venant de la cuisine. Son cœur battit différemment mais toujours frénétiquement, de gaieté et d’impatience. Elle avait mis son réveil exprès pour ne pas manquer Jim si celui-ci décidait de sortir sans la prévenir (mais sans oublier qu’un samedi matin le jeune homme ne risquait pas d’aller prendre l’air avant onze heures parce qu’il ne faut pas exagérer quand même). Elle se sortit de son lit et sauta sur ses jambes comme elle était réveillée depuis une heure. Dans sa hâte de retrouver son colocataire adoré, elle trébucha sur le bord du tapis de sa chambre, se rattrapa en beauté à la poignée de la porte avant d’ouvrir celle-ci en arborant une mine réjouie de funambule aguerrie.

Elle repéra sur la table de la cuisine un paquet de céréales dont elle s’empara dès son entrée, avant d’adresser un sourire resplendissant à Jim.
« Salut. »
Cela lui aurait semblé un peu court s’il n’avait pas son petit air de hibou souriant juste sorti du nid et encore légèrement endormi.
« Bonjour ! chantonna-t-elle avec enthousiasme comme pour lui transmettre un peu de sa vivacité matinale. J’espère que tu as bien dormi, mon ch… »
Si elle avait pu finir sa phrase, elle l’aurait appelé « mon chou » et lui aurait sauté au cou immédiatement après. Si elle avait pu finir sa phrase, elle aurait pris la résolution d’être mignonne tout au long du reste de la matinée et de tout faire pour l’empêcher de sortir, à force de baisers et de chatouilles. Elle ne finit pas sa phrase. Elle écarquilla les yeux alors qu’une jeune blonde sortit de la chambre de Jim et s’approcha de lui. Elle ne sautillait pas partout comme le faisait Tara. Elle avait une démarche lascive et calculée, un maquillage impeccable quoiqu’un peu trop prononcé pour un matin, et seuls ses cheveux (joliment) ébouriffés témoignaient du fait qu’elle avait effectivement posé la tête sur un oreiller. Tara opéra un retour sur elle-même et s’aperçut qu’elle avait dans la main une poignée de céréales au chocolat, dans les yeux une lueur de vivacité enfantine, et qu’elle portait un grand T-shirt délavé en guise de pyjama (et chance qu’elle l’ait porté, car en règle générale elle se contentait de déambuler en sous-vêtements dans l’appartement). Elle se sentit vraiment petite, vraiment exubérante, et vraiment, vraiment en colère.
« Cette nuit était incroyable. »
Le visage de Tara blêmit. L’autre avait une voix suraiguë mais l’accent en demeurait charmant. Notre ancienne polymorphe se mit trois céréales dans la bouche pour s’empêcher d’émettre le moindre son, alors que Jim faisait volte face et s’empressait de conduire l’intruse près de la porte. Celle-ci se tourna vers lui et l’embrassa sans crier gare, sur la bouche, là où c’était blessant. Ce n’était pas le pire. Sous le regard enflammé de Tara, Jim eut la fantaisie de prolonger le baiser. Etait-ce de la cruauté à l’état pur ? Non, non, il ne devait pas se rendre compte, il ne pouvait pas vouloir lui faire si mal… Pourtant, comment ne savait-il pas ? Comment ne se doutait-il pas qu’être témoin de cette scène la ferait obligatoirement souffrir ? Elle avait maintenant l’impression de mâcher du sable. Elle se détourna au moment où elle sentit les larmes lui monter aux yeux, et se saisit du verre de lait que Jim venait de servir. En rejetant la tête en arrière avec un mouvement sec du poignet, elle pria intérieurement pour qu’une opération divine métamorphose ce liquide doux en une dose d’alcool fort. La boisson fit couler une trainée de feu dans son œsophage, ce qui la laissa un peu sceptique, se demandant si un dieu de l’ivresse l’avait vraiment entendue où si la colère qu’elle éprouvait avait même corrompu le lait qu’elle venait d’ingurgiter.
« Rappelle-moi quand tu veux. »
Ces mots la firent hoqueter, il lui fallut faire preuve de beaucoup de courage pour déposer calmement dans un bol les céréales qu’elle avait finalement broyées entre ses doigts et réduites en une poudre marron. Elle s’empêcha formellement de se retourner jusqu’à ce qu’elle entende la porte d’entrée se refermer. Elle attendit dix secondes, sentant Jim non loin derrière elle. Il ne dit rien. Elle poussa un soupire excédé et effaça d’un revers de main la seule larme qui avait réussi à échapper à sa vigilance et qui avait dévalé sournoisement la pente de sa joue. La chaleur liquide qu’elle dégagea sur le dos de sa main confirma ce que Tara avait bien deviné : c’était une larme de rage et de déception. Elle se tourna vers Jim et lui présenta un visage fermé et indocile. Elle ne lui jeta qu’un coup d’œil avant de se tourner de nouveau vers la table du petit déjeuner.
« Tu as du gloss au coin des lèvres. Peut-être de la bave de limace, en fait, je ne sais pas. »
Le ton qu’elle avait employé lui fit penser au son du livre quand elle l’avait refermé hâtivement. C’était lourd, sec, mais pas dénué de douceur, seulement cette douceur cette fois n’était là que parce que Tara voulait absolument s’empêcher de hurler. Elle s’assit, en essayant d’adopter une attitude posée. Elle aurait voulu commencer à manger sans lui adresser la parole. Inutile d’essayer, elle avait un nœud à l’estomac. Sa gorge se resserra d’elle-même au moment où elle voulut reprendre la parole. Si elle se forçait à parler, les larmes allaient revenir, et elle ne voulait pas qu’il croit qu'il s'agissait de larmes de désarroi. Elle ne se sentait pas désemparée et fragile. Elle avait envie de le frapper. La semaine dernière, ils avaient passé une partie de la nuit ensemble, s’étant endormis d’épuisement après avoir parlé sincèrement, pleuré un peu, joué un moment. Elle se souvenait de la sensation de ses bras autour d’elle et de sa propre main dans ses cheveux, de leurs souffles reposés qui s’effleuraient calmement au moment où ils avaient sombré dans un sommeil longuement espéré. Qu’est-ce que cela signifiait ? Rien, peut-être.

La paume de sa main s’abattit sur la table tandis qu’elle relevait vers lui un regard ardent de colère.
« Tu peux me dire ce qui ne va pas ? Tu… Nous sommes si proches parfois, et j’ai l’impression que tu me fais confiance, et le lendemain pourtant je peux me retrouver nez à nez avec des espèces de… (elle chercha un terme blessant, pour décrire les filles qui passaient une nuit ici) … de sales petites… choses. Au début je pouvais… Mais maintenant… je ne peux pas m’empêcher de penser… Que puis-je penser quand tu l’embrasses comme cela juste devant moi ? Elle et son air niais… Tu l’embrasses, et tu… et… »
C’était intolérable la façon dont les mots lui venaient au compte goutte et comme elle ne voulait pas dire cela et qu’elle ne disait pas ce qui comptait vraiment mais qu’elle ne pouvait pas trouver les mots exacts. Les vrais mots. Elle ferma les yeux une secondes et inspira profondément.
« Toutes ces filles… Que connaissent-elles de l’aventure, de la passion ? Que connaissent-elles de toi ? Moi, je te connais. »
Sa voix se brisa sur les bons mots, mais cela lui faisait mal de les dire, elle se sentit vulnérable. Ce n’était plus les mots de quelqu’un d’autre, c’était vraiment les siens, ils étaient à elle, mais elle regrettait de les avoir donnés à Jim. Au même instant les larmes envahirent de nouveau son regard et elle sentit une rage impuissante monter en elle. Elle détourna de nouveau la tête et regarda au travers de son bol de céréales en poussière.
« Et cela ne te suffit pas, je suis tout à fait transparente », souffla-t-elle avec douleur sur une tonalité inaudible.

* Margaret Mitchell

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MessageSujet: Re: "La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour." Ҩ Tara&Jim "La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour." Ҩ Tara&Jim EmptyJeu 7 Fév - 18:02

Tara Ҩ Jim
« La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour. »


Lorsque je me réveille ce matin-là je me sens un peu étrange. La fille a mes bras me semble tellement étrangère. Enfin elle l'est, une fille que j'ai rencontré au bar hier soir, mais la sentir dans les bras finit par me mettre mal à l'aise. Je retire ma main, la laissant dormir dans son coin alors que moi, je regarde le plafond comme un imbécile.
Je repense a la nuit avec Tara, celle où je me suis sentis plus vulnérable que jamais.
Je ne suis même plus sûr qu'aller la voir ait été une bonne idée. Ô j'ai confiance en Tara, énormément confiance en elle, mais je n'aime pas le sentir ainsi à nu. Je crois, non je suis même sûr, qu'elle ne m'a jamais vu dans un tel état.
Vouloir dissimulé un trop grand chagrin, un énorme complexe et faire ressentir que finalement je suis plu fragile qu'il n'y parait... Je suis sensé être celui qui la protège bon sang. Je dois la rassurer et non l'inquiéter avec toutes ces conneries... Bon ok pour moi ce ne sont pas socialement des conneries, mais je ne veux pas la mêler la dedans. Ok ça peut paraître macho ou je ne sais quoi encore mais c'est ainsi. En général c'est moi qui écoute les autres et c'est vrai que je ne me plains pas souvent. Lorsque j'écoute ces pauvres hommes se plaignant pour des broutille, je me dis que je ne peux leurs parler sérieusement. Je ne veux pas de leur pitié. Je ne veux pas de leurs "désolé" pour finir par des regards plein de compassion. Ça, c'est ça qui me rendrais malade.
Bien sûr Tara va au-delà de tout ça. Je ne la considère pas ainsi et lorsqu'elle me regarde, ce n'est pas de la pitié qui se dégage de ses beaux yeux bleus, mais de l'amour, de l'envie de comprendre afin de m'aider au mieux. Tara est vraiment un trésor rare, et c'est moi qui l'ait retrouvé. Quelle chance j'ai.
Je m'en rends compte de plus en plus chaque jour. Mais alors, pourquoi j'agis ainsi. Pourquoi alors que mon cœur bat pour deux femmes merveilleuses, je m'évertue a jouer au con...
Je ne sais même pas depuis combien de temps je suis réveillé. Je ne sais même pas depuis combien de temps je réfléchis a cette situation qui semble m'échapper de jour en jour... Car c'est bien simple, à trop les chercher, a trop sortir et jouer les don Juan, a trop leurs briser le cœur, je vais les perdre. Tout simplement.
Mais en me montrant aussi sincère avec elle, a change un peu la donne non ? Pas que j'ai fait cela exprès loin de la, ce que je veux dire, et ce que je me demande, c'est si elle se rend vraiment compte de l'importance qu'elles ont à mes yeux, de l'importance qu'elle a à mes yeux.

Je me sens soudainement à l'étroit dans cette chambre et décide donc de me lever. Personne en vue. Tara dort sûrement encore, elle a bien raison. Après tous les rêves sont sûrement la plus belle chose dont l'homme puisse... Rêver. Je souris, seul comme un idiot dans la cuisine a cette pensée. Je suis bien stupide mais qu'importe. C'est étrange mais ce matin, je n'ai même pas envie de rêver. On est samedi et franchement, a cette heure-ci je devrais encore dormir pour un bout de temps. Ce matin, je ne m’en sens pas le courage. Je suis fatigué, mais pas de cette épuisement corporelle nécessitant un repos émouvant, où l'on se laisse totalement aller, abandonnant tout sens pour s'adonner à l'obscurité la plus totale. Au final on est encore plus mise à nu lorsqu'on dort. Et les cauchemars ne font que confirmer.
Enfin bref, je commence à me servir des céréales, ayant fini le Nutella la veille. Rha je suis bien malheureux tient...
Lorsque je vois Tara et son sourire si radieux, je reçois une sorte de claque. Bon sang ce qu'elle est belle. Et lorsqu’elle sourit ainsi tout semble si facile. Avec un seul de ces sourires comme celui-là, je me sens tout bêtement plus fort et je pourrais affronter n'importe quoi.
Je la regarde pendre les céréales alors que je passe je main dans les cheveux ébouriffé et, après avoir fini ma cuillère je lui souffle un salut. Oui c'est avec elle que je veux prendre mon petit déjeuné. Avec elle que j'aimerais dormir un peu plus souvent. Mais c'est ainsi. Je suis un imbécile. Dès qu'il y a une mauvaise décision à prendre, je la prends. Je refuse de me retrouver enchaîné, je ne sais pas, j'ai terriblement besoin de liberté et je me hais de penser ainsi, mais c'est la strict vérité.
- Bonjour ! J'espère que tu as bien dormi mon ch...
Et comme j'ai une chance légendaire, la blonde décide de faire irruption à ce moment-là. Elle aurait très bien pu dormir encore et je l'aurais fait sortir pendant que Tara prends sa douche... J'aurais pu mais voilà, ce n'est pas le cas. Enfin une chance en un sens qu'elle soit déjà prête. Je laisse ma cuillère en suspens dans les airs alors que je ferme la bouche. Mon regard se pose furtivement sur Tara. Bordel je déteste voir son sourire se faner, cela fait aussi mourir ma bonne humeur.
Je me lève don vivement, accompagnant de façon... Subtil... La jeune femme à la porte. Et quand elle parle. Je ne peux m'empêcher de penser un gros "et merde" car je ne doute pas que Tara à entendu. Il faut dire que cette fille ne joue absolument pas dans la discrétion. Comme si c'était une fierté de coucher avec moi... Il paraît que dans ce monde je suis plutôt bien vu par les filles, j'en joue d'ailleurs de mon charme, mais tout de même.
Puis la jeune fille m'embrasse et moi... Comme un imbécile on commence à le comprendre, je prolonge le baiser. Je ne sais pas trop ce qui le passé par la tête. De toute façon je ne veux même pas y penser, je me contente de profiter car ce sera la dernière fois que je vois cette jeune femme, j'en suis certain.
Lorsqu´elle me demande de la rappeler c'est comme si elle venait de lire dans mes pensées. Comme s'il y avait un espoir que je le fasse, mais je ne le ferais pas, c'est malsain, mauvais même et je le sais. Je suis en quelque sorte inhumaine de faire cela aux femmes mais je vois bien dans son regard que ce n'est qu'un jeu pour elle. Elle ne m'a pas donné son numéro et ça aussi elle le sait parfaitement. Et je soupçonne le fait de vouloir rendre jalouse la jolie blonde habitant avec moi. Pourquoi les femmes cherchent-elles toujours la petite bête pour montrer qu’elles sont en je ne sais quoi supérieur ou victorieuse. Non, je ne comprends pas... Un léger regard de colère, avant de fermer la porte. Et je finis par rire celle la fermée. Pourquoi se prendre la tête ainsi. Il y a pire que Terre non ?
Je reviens dans la cuisine néanmoins prêt pour ce qui va suivre. Soit elle ne dira rien, cela me rongerai et je ferais en sorte de la faire parler, soit sans rien demander elle videra son sac. Ce qui est sûre c'est que je vais entendre parler de cette nuit...
Elle me tourne le dos et moi je l'observe ainsi. Le calme avant la tempête. Cependant je commence à connaître ses mimiques humaines. Son dos se crispant légèrement, sa respiration s'accélérant au même rythme que ses mouvements d'épaule, ses doigts de pieds se refermant vers l'intérieur de façon colérique...
Et encore une fois je me dis "je suis vraiment trop con..."
Elle se tourne soudainement vers moi, et je ne bouge pas. Je reste totalement immobile alors qu'elle me scrute.
Elle se retourne tout aussi vivement et mon cœur a un sacré raté. Alors ça y est ? On a atteint le point de non-retour ? Je la perds totalement ?...
- Tu as du gloss au coin des lèvres. Peut être de la bave de limace en fait, je ne sais pas.
En temps normal, j'aurais sûrement lâché un rire avant de critiquer avec elle ma convive d'un soir. Sauf que son ton est froid, glacial même. Tellement qu'en moi je sens quelque chose se briser.
- Excuse-moi pour ça.
Bien piètres mots qui ne changeront sûrement rien mais je le pense tout de même.
Je m'avance, m'asseyant en face d'elle. Je regarde mon bol de céréale à peine entamé mais franchement je n'ai plus faim.
Je ne sursaute même pas lorsque la paume de sa main brise le silence d'en un fracas d'enfer.
Son regard est plein de colère, beaucoup trop pour une petite polimorphe comme elle et tout ça par ma faute ! Je baisse le regard comme un enfant prêt à recevoir sa punition car il sait qu'il a fauté. Mais en même temps, mon regard est dur car après tout, elle n'est pas ma mère, je suis un adulte parfaitement conscient de mes actes.
- Tu peux me dire ce qui ne va pas ? Tu... Nous sommes si proches parfois, et j'ai l'impression que tu me fais confiance, et le lendemain pourtant que peux me retrouver nez à nez avec des espèces de... De sales petites... Choses. Au début je pouvais... Mais maintenant... Je ne peux pas m'empêcher de penser... Que puis-je penser quand tu l'embrasses comme cela juste devant moi ? Elle et son air niais... Tu l'embrasses, et tu... Et...
Je relève les yeux pour la regarder et même si elle bégaye, semblant chercher ces mots, chaque pause est un supplice. Elle ne peut plus continuer ainsi, j'aurais dû le voir avant mais non, je continue mes conneries.
- Toutes ces filles... Que connaissent-elles de l'aventure, de la passion ? Que connaissent-elles de toi ? Moi je te connais.
Sa voix se brise au même titre qu'une autre partie de mon être. Et lorsque je vois ses yeux briller, non car le jour lui apporte des étoiles dans les yeux, mais parce la nuit ne lui apporte que des troubles nocturnes, je crispe ma mâchoire de dégoût. Oui je me dégoûte.
- Et cela ne te suffit pas, je suis tout à fait transparente.
Je soupire longuement, réfléchissant à la façon de pouvoir dire ça, qu'elle comprenne.
- Tu connais la réponse tout aussi bien que moi. Elles ne connaissent rien à l'aventure sinon tu crois qu'elle serait là juste pour un soir, pour quelques heures. Maintenant à toi de me répondre. Qui est toujours auprès de moi, à qui j'ouvre mon cœur meurtri ? Certainement pas à ces femmes d'un soir car comme tu le dis, elles ne me connaissent pas, et je ne veux pas qu'elle me connaisse. Qui est celle que je protégerais contre ma propre vie s'il le fallait ? A quoi bon vivre de toute façon si tu n'es plus... Qui Tara, dans la tristesse de mes faiblesses, dans le bonheur même d'une pauvre petite heure, qui est là ?
Elle ne se rend vraiment pas compte que si je n'agis pas avec elle comme je le fais avec toutes ces femmes, c'est parce que justement, je ne la considère pas ainsi. Avouons le, même si je respecte les femmes, c'est d'un grand irrespect de les traiter comme je le fais. Je me console stupidement en me disant que je suis loin d'être le seul à agir de la sorte.
Je ne veux pas me servir d'elle comme un objet sexuel non plus...
- Tu es loin d'être transparente à mes yeux Tara. Rien que ton sourire lorsque tu es sortie de la chambre a tout simplement illuminé mon matin. Tu voudrais vraiment que je te traites ainsi Tara ? Un soir où je m'offrirai à toi. Un seul et unique soir, sans aucune possibilité de retour dans l'avenir. Un soir où je te donnerais mon corps, mon âme, tout ce que tu veux... Je t'offrirai même mon cœur parce que c'est toi Tara. Ces filles n'ont même pas le droit au tiers de ce que je pourrais te donner si tu le souhaitais.
Je me lève soudainement m'approchant d'elle. Je reste debout en face d'elle, mes mains s'avançant doucement vers son doux visage afin de l'encadrer. Je la force à me regarder.
- Je sais parfaitement que ce n'est pas ce que tu souhaites. Alors pourquoi être jalouse de fille aussi insignifiante à mon regard quand tu as toute mon attention...
Je me mords la lèvre inférieure, espérant avoir été assez clair. A moins que la colère ne l'aveugle auquel cas, je me prépare à la nouvelle vague. Que le second round commence...

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MessageSujet: Re: "La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour." Ҩ Tara&Jim "La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour." Ҩ Tara&Jim EmptyDim 10 Fév - 0:16

Mon amour, tu me manques, j'ai même oublié ton nom
Ton souvenir est une calanque, tout mon corps un chiffon...

Babx

Le visage de l’inconnue l’obsédait. Jim aimait les femmes aux cheveux blonds, Tara avait déjà pu le constater, mais s’apercevait-il seulement à quel point il était humiliant pour elle de se retrouver face à une fille à qui elle ressemblait vaguement et qui pourtant était si belle, si parfaite ? Cela lui avait fait l’impression d’un miroir déformant, avec l’autre fille en tant qu’image originale et elle-même toute gondolée, toute abîmée. Cette rencontre impromptue l’avait confortée dans l’idée qu’elle était une piètre humaine. Pourquoi se comportait-elle toujours comme la bonne camarade compréhensive ? Est-ce que cette fille anonyme était compréhensive ? Non, certainement pas, mais ce n’était pas ce que Jim attendait d’elle, et sans doute ne s’en portait-elle que mieux. Tara eut l’horrible sensation d’appartenir à cet appartement sans avoir le droit de se plaindre du comportement de son colocataire. C’est vrai d’ailleurs : est-ce que le canapé se lamente ? La table pousse-t-elle les hauts cris ? La jeune femme, meurtrie de chagrin, se vit comme un élément du mobilier et se trouva un air de famille avec le paillasson de l’entrée.
« Excuse-moi pour ça. »
Pour ça quoi ? Pour son indifférence, son égoïsme, pour son manque de tact, pour la façon dont il semblait vouloir qu’elle ait mal ? Tara haussa les épaules. Excuses trop courtes, comme ce « salut » matinal un peu bref. Elle pouvait faire avec, s’en contenter. Encore qu’elle n’aimait pas l’injonction. Ni ce « ça » si vague. Ni le point à la fin de la phrase. Ni sa voix, ni sa façon de s’asseoir à table avec elle, ni rien. Elle voulut finalement lui répondre qu’elle n’avait pas à l’excuser, que cela ne lui était pas dû, que son pardon ne lui était pas acquis d’office et que cette manière de le réclamer était assez ignoble de sa part. C’est Jim pourtant qui reprit la parole le premier, et elle eut dans la bouche le goût des mots acerbes qui n’avaient pas été prononcés. Elle voulait lui dire ces choses, maintenant, non parce qu’elle se sentait aveuglée par la colère mais bien parce qu’elle était à bout de forces et que dans un dernier effort elle voulait le blesser à son tour. Puisqu’il parlait, cependant, elle l’écouta sans le regarder et contint sa rage en enfonçant ses ongles dans son propre bras. La douleur que cela lui causa lui semblait salutaire. Elle ne retint que des bribes de son discours. Elle se concentrait fort pour ne pas s’effondrer et pleurer.
« Qui est celle que je protègerais contre ma propre vie s’il le fallait ?... Qui Tara, dans la tristesse de mes faiblesses, dans le bonheur même d’une pauvre petite heure, qui est là ? »
Les mots la touchèrent, au même endroit que là où elle était toujours si sensible en sa présence. Intérieurement, elle se disait : « Cesse ces bêtises et embrasse-le ! », et c’était un cri et elle en était assourdie. Cependant elle considéra que ce serait bien trop facile. Elle ne pouvait pas céder, se montrer faible sous prétexte qu’elle l’aimait si fort. Elle ne se rendrait pas digne de lui si elle se montrait d’un caractère aussi plat, aussi insipide. Tournant de nouveau la tête vers lui, elle essaya de retenir ses larmes et de lui offrir un visage serein.
« Moi. Je suis toujours là. Comme une habitude, comme quelque chose d’acquis. Tu as raison, c’est entièrement de ma faute si tu agis comme un goujat avec moi. Je ne me comporte pas comme une humaine, je me comporte comme ton chien. En cela je vaux dix fois moins que ces filles, c’est certain. »
Il s’agissait de provocation et d’orgueil, les mots ayant dépassés sa pensée, mais elle avait besoin qu’il comprenne à quel point elle souffrait. Elle venait de s’apercevoir qu’elle n’avait pas à agir ainsi, qu’elle n’avait pas à sagement fermer les yeux quand il ramenait un nombre incalculable de trainées à la maison. Si elle le voulait, elle allait devoir le lui montrer, être plus forte, et se battre pour lui, et non attendre désespérément comme une pauvre chose languissante que monsieur se décide à la voir. Il dit quelque chose à propos de son sourire de tout à l’heure. Elle le voyait bien ce sourire. C’était celui de la petite créature fragile en manque d’affection. Comment pouvait-il dire qu’elle illuminait sa matinée alors qu’effectivement il y avait des jours où il ne lui accordait qu’une pauvre petite heure dont elle avait même la faiblesse de se contenter alors qu’elle souhaitait bien plus ? Elle trouva cela fort ironique, et même si cette prise de conscience fit naître un sourire crispé et sarcastique sur ses lèvres, elle avait plutôt envie de se terrer dans la chambre et de s’y laisser dépérir. Pourtant, il n’était pas question de se cacher. Elle n’allait pas lui faire le plaisir de déguerpir, de pleurer seule, et de revenir tout sourire dans une heure après avoir ravalé son orgueil.
« Tu voudrais vraiment que je te traites ainsi Tara ? Un soir où je m'offrirai à toi. Un seul et unique soir, sans aucune possibilité de retour dans l'avenir. Un soir où je te donnerais mon corps, mon âme, tout ce que tu veux... Je t'offrirai même mon cœur parce que c'est toi Tara. »
Elle ne comprenait pas bien où il voulait en venir. Lui donner son cœur, mais seulement pour un soir, quel intérêt ? Elle ne voulait pas qu’il « s’offre à elle » (elle n’était même pas très sûre de savoir ce que cela signifiait exactement), elle voulait qu’il n’y ait pas de rapport d’appartenance entre eux, justement. Qu’ils vivent libres. Mais pas seulement côte à côte : elle voulait qu’ils vivent libres ensemble.
« Ces filles n’ont même pas le droit au tiers de ce que je pourrais te donner si tu le souhaitais. »
Ces mots attisèrent de nouveau la colère qui avait somnolé en elle pendant les secondes où elle cherchait à comprendre le sens et les implications de ses précédentes paroles. Elle lui dévora le visage du regard, avec ce quelque chose d’allumé et de furieux au fond des yeux.
« Que sais-tu de ce que je souhaite ? Tu ne me l’as même jamais demandé ! Je ne veux pas de ta protection, je ne veux pas que tu me vois simplement comme un poids qu’il faut trainer derrière toi et dont il faut t’occuper parce que cela te fait pitié que j’ai vécu dans la rue. Tu ne me donnes pas le tiers de ce dont j’ai besoin, Jim, parce que tu t’obstines à ne pas m’écouter quand j’essaie de te faire comprendre… »
Elle se mordit volontairement la langue et détourna le regard. Ce n’était pas le moment de lui dire cela.
« Que je suis humaine », acheva-t-elle avec lassitude.
Elle rapprocha sa chaise de la sienne et lui prit la main.
« Que je suis pleine de défauts incroyables, de peurs absurdes, que je ne veux rire qu’avec toi, que je suis possessive, maladroite, farouche. Que j’ai mal ici, dit-elle en lui faisant poser sa main sur son ventre, et là, ajouta-t-elle en la remontant vers son cœur. Que je suis effrayée quand il bat si fort, que j’ai besoin de toi tous les jours, que je te veux tout le temps, quand la pluie rayonne et quand le soleil ruissèle. Si je veux m’enfuir, j’aimerais que tu te sauves avec moi. Si je veux rester là, j’ai envie que tu me tiennes dans tes bras. Je suis une femme bricolée à la va-vite avec quelques bugs et du rouge à lèvres par-dessus pour que ce soit joli… J’ai encore des tas de choses à apprendre, et même si je n’ai pas l’espoir d’être un jour parfaite, je veux que tu me mentes sans t’en rendre compte, parce que je serais parfaite pour toi. »
Elle se leva après ces mots, avec lenteur mais bien décidée à fuir. Elle n’avait plus rien à lui dire, elle n’avait pas le droit d’exiger quoique ce soit de lui, mais, en retour, elle avait compris qu’il ne pouvait pas la contraindre à accepter une situation qui la meurtrissait. Lorsqu’elle fut sur ses jambes, cependant, la pièce se mit à tourner autour d’elle, des étincelles bleues crépitèrent devant ses yeux, et une vague de chaleur étouffante l’envahit. Elle vacilla sans comprendre cet état, sans savoir qu’elle venait de sentir ce qu’on éprouvait un peu avant un évanouissement. Jim s’approcha d’elle et lui fit lever le visage vers lui.
« Pourquoi être jalouse de filles aussi insignifiantes à mon regard quand tu as toute mon attention ?... »
Elle se demanda si cette question nécessitait vraiment une réponse. Elle posa sa main sur le dos de celle de Jim, et l’ôta délicatement de son visage.
« Je ne suis pas jalouse d’elles, je les déteste. Celle dont je suis jalouse, je l’adore tout autant, et mon incapacité à la haïr rend ma douleur plus profonde et plus grave. »
Elle le lâcha et s’éloigna de lui à reculons, jusqu’à ce que son dos trouve le mur de la cuisine. Elle avait toujours soigneusement contourné le sujet de Kathlynn, pour ne pas contrarier Jim, mais elle n’était pas aveugle pour autant. Elle n’aimait pas les conflits, voilà tout. Les autres filles lui avaient toujours servi d’exutoire, de prétexte, de cibles pour ses mots piquants dictés par un désespoir bien moins superficiel que ses crises d’hystérie capricieuse voulaient bien le laisser croire. A présent, elle savait ce qu’il lui restait à faire. Les cils baissés, elle se figurait la silhouette de Jim devant elle, et elle voulait qu’il la retienne, qu’il la détrompe, qu’il l’empêche de faire ce que le bon sens lui dictait. Dix ou quinze secondes, elle pouvait bien les lui accorder. Alors elle attendit tout en pressentant l’émiettement qu’elle éprouverait après que ces secondes se fussent égrenées, quand il lui faudra traverser le couloir, sauter dans un jean, attraper sa brosse à dents, l’embrasser sur la joue et fermer derrière elle. Les secondes lancinantes craquaient dans l’air, lui donnaient mal au cœur. S’il te plait, fais que le temps s’arrête.

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MessageSujet: Re: "La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour." Ҩ Tara&Jim "La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour." Ҩ Tara&Jim EmptyDim 10 Fév - 20:50

Tara Ҩ Jim
« La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour. »


Je suis assez idiot de penser que lorsque je m’assoie en face d’elle, tout sera comme oublier.
Sa réflexion sur le gloss me mets déjà en garde. Je sens déjà l’animosité, la colère, l’envie de montrer à quel point elle m’en veut. Ô ce n’est pas tant qu’elle veut se faire remarquer, mais il est vrai qu’elle a son mot à dire, que cela me plaise ou non. Au final je pense savoir ce qu’elle ressent. J’ai déjà imaginé, rêvé qu’un matin un jeune homme sorte de la chambre de Tara. J’imaginais devoir faire bonne figure, parler à cet homme… Je l’imagine sourire, comme pour se moquer de moi, me parlant de ce qu’il a fait avec Tara… Ses doigts dans ses cheveux, ses lèvres contrent les siennes, son corps si proche du sien…Rien que d’y repenser je sens un frisson me parcourir de la tête aux pieds. Mais moi après tout, je suis un homme fougueux, plein de haine et colérique… Tara est si douce, calme et posée et moi comme un imbécile je pensais qu’elle ne pouvait être aussi haineuse envers ses femmes… C’est idiot de penser ainsi. Ce n’est pas parce qu’elle ne dit rien qu’elle ne ressent rien…
Et je m’excuse d’ailleurs pour ça. Que ce soit pour mon comportement de ce matin, que ce soit le fait qu’elle ait du rencontrer cette fille. Que cette fille ce soit joué de Tara, m’embrassant… M’excusant d’être un idiot pour avoir prolongé le baiser… Je m’excuse pas seulement pour ce matin au final, mais pour toutes les fois où elle a eu à subir ça. Je déteste ça, me rendre compte à quel point je suis qu’un pauvre con.
Je la vois hausser les épaules et je trouve cette réponse pire que tout. Elle se moque de tout ce que je peux dire. Le mal est fait et je n’y peux plus rien.
Et plus elle parle, plus je me sens mal, plus je me sens idiot. C’est ainsi alors. Plat, froid, on me remarque à peine et pourtant je suis toujours là… Je suis encore plus insignifiant que cette table sur laquelle la main de Tara frappe. C’est toujours dur de tomber d’aussi haut, de se rendre compte qu’on avait tout faux. Alors c’est donc ça. Alors que je pensais bien agir, je ne faisais que m’enfoncer dans les méandres d’une souffrance infinie et totalement inconnue. Mais celle-ci revient au galop, montrant sa présence en me donnant coup de couteau sur coup de couteau. La souffrance, sadique perception qui fait ô combien mal.
J’aimerais lui faire comprendre à quel point elle compte pour moi. Bon sang je donnerais tout pour elle. Tous ces mois sans elle furent terribles, et je ne cessais de me demander si elle était venue avec moi ou bien si elle était restée là-bas. Et lorsque je l’ai retrouvé, je me suis senti encore plus mal. Je suis sensé la protéger, elle est la compagne la plus fidèle et moi je n’ai pas su être là pour elle… Sait-elle à quel point je m’en veux, je ne l’ai jamais dit à voix haute mais, mes yeux sont assez clairs, mes gestes assez éloquent non. Lorsque je la prends dans mes bras, je remercie le ciel de me l’avoir rendu, lorsque je lui embrasse le front, c’est une promesse de lendemain sans plus aucun nuage, juste le soleil ponctué par l’éclat de ses rires et le bleu de ses yeux.
- Moi. Je suis toujours là.
Je commence à sourire, car il me semble qu’elle comprenne où je veux en venir.
- Comme une habitude, comme quelque chose d’acquis. Tu as raison, c’est entièrement de ma faute si tu agis comme un goujat avec moi. Je ne me comporte pas comme une humaine, je me comporte comme ton chien. En cela je vaux dix fois moins que ces filles, c’est certain.
Je la regarde choqué, elle est sérieuse là ? Comment ose-t-elle parler d’elle ainsi, et en plus elle parle en mon nom ? Ai-je été aussi misérable avec elle. Bon sang, je ne pensais pas qu’elle pouvait avoir une si piètre opinion de sa personne. Et je ne pensais pas qu’elle pourrait se traiter de la sorte parce qu’elle croit qu’elle est ainsi à mes yeux… C’est un véritable cauchemar et je vais me réveiller non ?...
- Qu’ai-je bien pu faire pour que tu te sentes aussi misérable aussi misérable à mes yeux. Et cesse de dire que c’est de ta faute s’il te plait ! C’est par mon regard, par mes actes que tu te sens ainsi et je ne me l’explique même pas.
Je ferme les yeux en me pinçant l’arête du nez.
- Tu n’es franchement pas sérieuse, tu vaux dix fois plus que ces filles, je dis accentuant sur le plus. A vrai dire, je suis bien en dessous de la vérité. Ces filles ne t’arrivent même pas à la cheville. Je… Je n’arrive… Je n’arrive même pas à croire que tu puisses… Penser ainsi…
Je bégaye, ne trouvant pas les mots qui conviennent et je me trouve encore plus pitoyable car cela reflète si peu ce que j’ai sur le cœur, ce qu’elle représente tout simplement. Mais je me rends peu à peu compte que ce n’est pas elle le problème. Ô non, c’est pourtant si simple, si facile et futile…
- C’est moi… je murmure à peine si bien que je ne crois pas qu’elle m’ait entendu. C’est ainsi que tu me vois en fin de compte… Un homme sans cœur, te traitant comme un animal c’est ça ? Un homme si égoïste, si pathétique que tu arrives tout de même à avoir pitié et à te sentir coupable ! Je ne me rendais pas compte. Je ne savais pas que tu avais une image aussi horrible de ma personne en tête.
Je rouvre les yeux regardant un point invisible sur la table.
- Alors, même si la personne en qui j’ai le plus confiance pense ça… Tu es l’une de celle qui me connait le mieux Tara. Je pensais être quelqu’un de bien vraiment, je pensais bien faire… Mais il semblerait que je fasse toujours tout foirer…
Mais cela me rend malade… Comment peut-elle se croire aussi insipide comparé à ses filles… J’essaye encore de lui montrer mon point de vue… Elle ne voudrait pas être elle, non ? Elle ne voudrait pas que je sois ainsi avec elle… C’est plutôt elle que je traite comme des chiens… En fait, elle à raison, je suis un vrai monstre.
- Que sais-tu de ce que je souhaite ? Tu ne me l’as même jamais demandé ! Je ne veux pas de ta protection, je ne veux pas que tu me vois simplement comme un poids qu’il faut trainer derrière toi et dont il faut t’occuper parce que cela te fait pitié que j’ai vécu dans la rue. Tu ne me donnes pas le tiers de ce dont j’ai besoin, Jim, parce que tu t’obstines à ne pas m’écouter quand j’essaie de te faire comprendre… Que je suis humaine.
Et comme si je pensais avoir tout prit en pleine poire, je me trompe lourdement. C’est pire que ce que j’avais imaginé. Ce cauchemar ne cessera donc jamais. Je me sens totalement. Il est vrai que je n’ai jamais pris le temps de lui demander ce qu’elle voulait. Je pensais avoir tout compris finalement, je pensais naïvement que ce que je lui offrais lui suffisait sans même me soucier de ce qu’elle voulait vraiment.
Ma mâchoire est crispée, ma bouche reste fermée en une mince ligne alors que je me sens pâlir. Je ne sais même pas quoi dire.
A quoi bon s’obstiner alors que mon cœur se meurt en ce moment même. Je ne veux pas lui montrer et pourtant, mon cœur se fissure… Et finalement, il n’est pas la seule partie de mon être à tomber. Je suis en train de vivre une chute sans fin. J’aimerais crier, hurler mon désespoir mais rien n’y fait.
C’est sa main qui se glisse dans la mienne qui me ramène à la réalité. Mon regard se portent sur elles, cela me semble tellement irréel… J’ai presque envie de la repousser mais je n’y arrive pas. Sûrement parce que je sens que c’est l’une des dernières fois où je pourrais la sentir auprès de moi. Je la serre finalement telle une bouée de sauvetage alors qu’au final, cette poignée de main signe mon arrêt de mort.
- Que je suis pleine de défauts incroyables, de peurs absurdes, que je ne veux rire qu’avec toi, que je suis possessive, maladroite, farouche. Que j’ai mal ici, dit-elle en montrant ventre, et là, maintenant c’est son coeur.
Elle aussi alors à mal ici… Ce n’est même pas une consolation, c’est pire que tout de savoir que je la fais souffrir ainsi.
- Que je suis effrayée quand il bat si fort, que j’ai besoin de toi tous les jours, que je te veux tout le temps, quand la pluie rayonne et quand le soleil ruissèle. Si je veux m’enfuir, j’aimerais que tu te sauves avec moi. Si je veux rester là, j’ai envie que tu me tiennes dans tes bras. Je suis une femme bricolée à la va-vite avec quelques bugs et du rouge à lèvres par-dessus pour que ce soit joli… J’ai encore des tas de choses à apprendre, et même si je n’ai pas l’espoir d’être un jour parfaite, je veux que tu me mentes sans t’en rendre compte, parce que je serais parfaite pour toi.
Elle se lèvre et je la suis du regard. Ce mouvement est tellement plus grand qu’elle ne le pense. Ou peut-être pas ? Il signe une distance entre nous, elle ne s’éloigne pas seulement physiquement, cela va bien au-delà de ça. On s’éloigne frénétiquement, totalement, tragiquement.
- Tu n’as aucun beugs Tara… Tu es loin d’être fabriqué à la va vite. Tu es une personne qui mérite tellement d’être connu, et j’ai une chance immense que d’avoir cette chance. Je… Je veux te voir tous les matins et te préparer ton petit déjeuné. Je veux ton sourire, je veux tes mimiques et avoir des cheveux partout dans la salle de bain même si tu sais que je hais ça. Je veux te serrer dans mes bras lorsque tu as mal, lorsque tu as peur et même lorsque tu veux tout simplement un peu de tendresse. Je veux tellement de chose Tara, mais… Je n’arrive pas à te rendre heureuse et ça me tue… Et puis… Tu as toujours été humaine à mes yeux Tara ! Même plus que nous pauvres Hommes. Je ne t’ai jamais… JAMAIS considéré comme un animal ou quelqu’un d’inférieur. Cite moi une seule fois où je t’ai manqué de respect où bien traité comme une moins que rien… Je ne l’ai jamais fait.
Je me lève, m’approchant de nouveau d’elle et tentant ma chance, touchant sa peau si douce et faisant tout pour qu’elle me regarde, lui posant une question bien simple, pourquoi cette jalousie envers elles ?
Sa main contre la mienne je sens une once de chaleur m’envahir… Mais ce sentiment fut vite balayé par son geste. Elle repousse ma main, elle me repousse tout simplement. Je laisse ma main retomber, inerte, contre ma hanche. Je serre doucement le poing, de colère, de dégoût et de honte…
- Je ne suis pas jalouse d’elles, je les déteste. Celle dont je suis jalouse, je l’adore tout autant, et mon incapacité à la haïr rend ma douleur plus profonde et plus grave.
Je ferme les yeux en plissant le nez, détournant doucement la tête. Non, je ne veux pas mettre Kath dans cette discussion. Je ne suis absolument pas prêt, et puis c’est entre elle et moi… Je sais parfaitement que sur ce point-là je suis un vrai salaud aussi… Mais on ne peut dicter son cœur.
- Ne… Ne la mêle pas à tout ceci.
Ma voix est froide, dure. C’est une menace qui sort de ma bouche sans que je ne m’en rende vraiment compte.
Je rouvre les yeux alors que je la regarde s’éloigner. Son dos tombe sur le mur, elle ne peut fuir… C’est comme si elle avait peur de moi. Elle ne peut plus fuir et je trouve ça affreux… parce qu’elle ne veut pas fuir n’importe quoi, elle veut me fuir moi.
- Tu comptes m’abandonner toi aussi… Tu as raison ils le font tous un jour. J’ai toujours tout mis sur le dos de ceux qui partaient, sans me rendre compte que tout vient de moi. C’est moi le problème et je m’en excuse… Je pensais vraiment bien faire tu sais. Je pensais que je te rendais heureuse mais j’avais tort.
Les larmes me montent aux yeux. C’est toujours difficile de se rendre compte à quel point on est affreux, à quel point on peut se tromper. Une nouvelle chute, celle de trop et je craque complètement. Je tente de retenir des gémissements de douleur comme je peux, mais les larmes, elles, je n’arrive pas à les retenir.
- Pars avant que je ne te brise totalement. J’ai déjà commencé et je me hais pour cela. Je me hais parce que tu n’as pas confiance en toi par ma faute. Je me hais parce que je te fais souffrir. Je hais être cet homme qui se reflète dans ton regard. Je hais cette image que tu as de moi, cet air suffisant que je semble avoir à ton égard. Je me hais parce que je suis moi.
Je me recule à mon tour, et lorsque je rencontre le mur derrière moi je suis un homme brisé. Je me retourne et donne un coup de poing violent dans le mur. Je ne ressens même pas la douleur qui se faufile entre mes doigts. Je ne remarque pas ma main trembler ni même le rouge prenant peu à peu place. Je me laisse finalement glisser au sol, dos au mur et mon autre main agrippe mon front puis mes cheveux.
- Je suis tellement désolé d’être moi Tara.
Et je le suis, vraiment. Ma mâchoire se crispe de nouveau alors que mes lèvres ont le goût salé de la déception.
- Pars, vas-t-en…Pars avant que je ne te brise totalement, avant que mon égoïsme et ma tromperie ne te tue. Car je préfère te savoir heureuse et vivante loin de moi, que de te voir mourir à mes côtés… Laisse-moi Tara, pour ton propre bien chasse moi de ton cœur, de ton âme. Pour ton propre bien oublie moi…
Bon sang ce que ça fait mal de lui demander ça... Et si elle le fait, je le regretterais toute ma vie, mais c'est vrai... Si je souffre ce n'est pas grave au final, si je sais qu'elle est heureuse sans moi...
Ma souffrance vaut largement son bonheur.
fiche par century sex.
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MessageSujet: Re: "La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour." Ҩ Tara&Jim "La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour." Ҩ Tara&Jim EmptyDim 10 Fév - 23:46

Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices ! suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices des plus beaux de nos jours !

Alphonse de Lamartine

« Qu’ai-je bien pu faire pour que tu te sentes aussi misérable à mes yeux ? Et cesse de dire que c’est de ta faute s’il te plait ! C’est par mon regard, par mes actes que tu te sens ainsi et je ne me l’explique même pas. »
A ces mots, Tara sentit quelque chose se recroqueviller en elle. Elle avait honte et était agacée en même temps. D’une part, il fallait toujours tout expliquer clairement aux hommes, tout dire pour de bon, sans quoi ils comprenaient de travers, et d’autre part, elle s’aperçut qu’elle lui avait fait de la peine, à lui parler de la sorte. Elle ne considérait pas réellement que cette situation était de sa faute, mais ce n’était pas non plus vraiment de celle de Jim. Il s’agissait d’un assemblage de petites incompréhensions et de légères déceptions gardées pour soi qui finissaient par éclater un peu trop brutalement. Elle ouvrit la bouche, pâlit, voulut protester, rectifier le tir, mais le visage décomposé du jeune homme la maintint coite et elle ne savait pas les mots pour réparer ce qu’elle venait de faire voler en éclats. Il sembla penser à voix haute, hésitant et dubitatif, lui dit qu’elle valait mieux que ces filles, mais, maintenant, ces filles, qui s’en souciait ? Elle ne songeait plus à elles, elle ne pensait qu’à lui, qu’à ses yeux agrandis par le choc que la violence de ses mots avait provoqué en lui.
« C’est moi, reprit-il d’une voix fracassée. C’est ainsi que tu me vois en fin de compte… Un homme sans cœur, te traitant comme un animal, c’est ça ? »
« Oh, non… », commença-t-elle en secouant vivement la tête, mais le jeune homme ne la laissa pas poursuivre.
« Un homme si égoïste, si pathétique, et tu arrives tout de même à avoir pitié et à te sentir coupable ! Je ne me rendais pas compte. Je ne savais pas que tu avais une image aussi horrible de ma personne en tête. Alors, même si la personne en qui j’ai le plus confiance pense ça… Tu es l’une de celle qui me connait le mieux Tara. Je pensais être quelqu’un de bien vraiment, je pensais bien faire… Mais il semblerait que je fasse toujours tout foirer… »
Oh, avait-elle pu si mal faire passer son message ? Que ne l’avait-elle pas gardé secret ? Elle essaya de se souvenir des mots exactes qu’elle avait prononcés et qui les avaient conduits à de telles considérations. Elle se souvint avoir parlé d’acquis, de faute, et de chien. Comment avait-elle pu dire des choses aussi brutales ?
« Ce n’est pas cela… »
Elle aurait dû trouver les mots pour demander pardon. Elle n’en trouva qu’une version liquide, qui témoignait davantage de sa honte que de son désespoir, car elle fut incapable de poursuivre, de prononcer une syllabe de plus. L’idée même d’être la cause d’un tel bouleversement en lui creusait un vide au fond d’elle. Elle sentait qu’elle avait été cruelle seulement par jalousie, par désir de lui faire mal à son tour, et cette pensée lui était odieuse. Elle n’était pas ainsi, et voilà où la haine pour ces filles l’avait conduite, voilà à quel point la jalousie la rendait laide. Incapable de trouver les mots, elle chercha d’abord son contact, tenant sa main dans la sienne, mais pourquoi fallait-il que ce geste ressemble à un au revoir ? Elle avait la prémonition de sa fuite prochaine, elle sentait qu’elle n’aurait plus le courage de le voir agir à sa guise sans se préoccuper d’elle, et, surtout, elle s’interdisait formellement de lui formuler un jour de nouveaux reproches de cette sorte, qu’il comprenait si mal et qui le blessaient mortellement. Les larmes ne tarissaient plus au bord de ses cils, floutaient l’image de Jim devant elle, mais elle le distinguait assez pour remarquer que lui aussi la regardait à travers un voile d’eau salée. Elle parla finalement, dans un dernier effort pour lui faire comprendre ce qu’elle avait vraiment voulu dire. Elle avait besoin de lui. Elle utilisa trop de mots dont le sens se perdit dans le nombre, une foule chamarrée de substantifs qui paradaient les uns à la suite des autres sans organisation. Elle aurait dû lui dire qu’elle l’aimait.

Il adopta la même technique, et jusqu’à un certain point elle crut que son discours les sauverait, qu’ils pourraient se pardonner mutuellement et se tomber dans les bras. Jusqu’à un certain point. Il lui dit (elle ne se souvenait déjà plus des mots exacts) qu’elle le tuait, ou plutôt que le fait de ne pas arriver à la rendre heureuse le tuait, mais aurait-elle pris un couteau pour lui lacérer le cœur qu’il n’aurait pas eu à prononcer cette phrase différemment, l’effet aurait été tout aussi dramatique. Elle voulait trouver quelqu’un à qui se rendre, auprès de qui faire une déposition pour confesser ses crimes, elle voulait qu’on l’enferme parce qu’elle est assassine, n’importe quoi plutôt que de se trouver encore sous le regard de Jim, miroir sans tain qui l’accusait de son reflet cadavérique. Il était si près, sa main sur sa joue, dont elle se débarrassa parce que le contact en était euthanasiant.
« Cite-moi une seule fois où je t’ai manqué de respect ou bien traitée comme une moins que rien… Je ne l’ai jamais fait. »
C’est à peine si elle l’écoutait. Elle ne pensait qu’au mur, à quelques pas derrière elle. Il lui fallait s’y appuyer, pour ne pas s’effondrer à ses pieds. Elle ne s’était jamais sentie aussi mal.
« Tu ne l’as jamais fait, renchérit-elle en contemplant ses iris vert foncé d’un air lointain. Je le sais, je le sais bien. C’est moi qui… qui ne suis pas ce que j’espère. Je dois apprendre, je dois devenir grande… Etre digne de toi, et plus digne de l’image que je veux avoir de moi. »
N’y tenant plus, elle s’éloigna après avoir ânonné difficilement ces quelques morceaux de phrase et trouva le mur tant espéré pour qu’il l’aide à se soutenir. Elle s’essayait à respirer régulièrement quand Jim lui demanda d’où venait sa jalousie. L’évocation de Kathlynn sembla lui déplaire. Tara le regarda avec attention. Elle ne lui avait jamais vu cette physionomie fermée, dure, ce regard aiguisé.
« Ne… Ne la mêle pas à tout ceci. »
Elle perçut cette phrase comme un coup de fouet asséné à son être tout entier. Cela eut l’effet salutaire de la sortir en partie de sa torpeur. « Tout ceci ». Leur discussion à cœur ouvert, quoique cruelle, était donc un « ceci » vague et indistinct, un fourmillement de riens auquel il lui était défendu de mêler Kath.
« Fort bien. »
En un instant, Tara avait complètement changé d’attitude. Elle ne craignait plus de s’évanouir, elle avait parfaitement retrouvé ses esprits. La colère venait de tout détruire, mais elle avait au moins la décence de l’aider à se tenir debout. Elle serra les dents et se donna une petite impulsion pour se détacher du mur. Jim n’en faisait toujours qu’à sa tête. Tant que Tara filait doux avec lui, tant qu’elle lui souriait et qu’elle se contentait de badiner, il était l’homme le plus délicat du monde. Dès qu’elle souhaitait aborder un sujet plus sensible ou plus grave, il se braquait et lui ordonnait de se taire comme il venait de le faire. Elle en avait assez. Elle fit un pas de côté, s’apprêtant à lui tourner le dos et à disparaître dans le couloir.
« Tu comptes m’abandonner toi aussi… »
Comment ? Se figeant, elle releva la tête vers lui et ses yeux qui étincelaient cherchaient à lui faire comprendre qu’il n’arriverait pas à la lui jouer à l’envers. Pourtant il parla, allant même à s’excuser d’être lui, lançant un nombre incalculable de bêtises à la seconde, et tout cela eut raison de la résolution de la jeune femme. On ne part pas quand les choses deviennent difficiles. Tara avait des défauts mais elle n’était point lâche. Elle aimerait dire qu’elle resterait parce qu’elle l’avait promis à John Silver, mais voilà bien longtemps que cette situation avait été dépassée.
« Pars, vas-t-en…Pars avant que je ne te brise totalement, avant que mon égoïsme et ma tromperie ne te tue. Car je préfère te savoir heureuse et vivante loin de moi, que de te voir mourir à mes côtés… Laisse-moi Tara, pour ton propre bien chasse moi de ton cœur, de ton âme. Pour ton propre bien oublie moi… »
Elle fronçait les sourcils, se demandant si l’injonction de le quitter ne signifiait pas plutôt « Ne m’abandonne pas ». S’il voulait qu’elle s’en aille, il lui faudrait qu’il lui dise qu’il la déteste, que sa vue l’insupporte, que son simple nom lui est odieux. Ici, il lui disait : « Pars, car je suis un danger ». Or, Tara n’avait pas l’intention d’être sauvée malgré elle. Elle avait suffisamment d’orgueil pour espérer ne devoir son salut qu’à elle-même. Qui plus est, elle ne se souvint pas comment ils en étaient arrivés à cette situation dramatique. Elle frémit lorsque Jim ponctua son discours d’un violent coup de poing contre le mur. Le temps s’arrêta effectivement dans un grand fracas auquel répondait le martèlement affolé de son cœur contre sa poitrine. Elle revoyait l’adolescent perdu qu’il était jadis, qui ne comprenait pas pourquoi son père l’avait laissé sur place. Jim se laissa glisser le long du mur et passa ses mains sur son visage, dans ses cheveux. Elle ne se souvenait pas l’avoir vu un jour aussi en colère ni aussi désemparé. Elle traversa la pièce d’un pas vif et se plaça à genoux devant lui.
« Je ne vais pas partir. Je resterai, ne serait-ce que par égard pour le gardien de l’immeuble qui n’apprécierait pas beaucoup de retrouver cet appartement en chantier après que tu en aurais détruit les murs à coups de poings… »
Elle s’essaya à un sourire, mais elle s’inquiétait fort de la main de son ami. Elle la récupéra entre les siennes et l’examina attentivement, tandis que les doigts en tremblaient et que le sang pulsait dans les veines meurtries. Les hommes sont des imbéciles, songea-t-elle en essayant de ne pas trop laisser paraître son angoisse.
« Jim, reprit-elle à mi-voix, d’un ton soucieux et tendre, je suis vraiment désolée de t’avoir dit ces choses… Je ne pensais pas… Je ne voulais pas te causer autant de peine. Tu es tellement attentionné à mon égard, c’est cruel de ma part de t’accuser de ne pas faire attention à moi… Je sais que tu tiens à moi. »
Elle disait ces choses avec sincérité, pourtant, elle regrettait que l’obligation de s’excuser l’empêchât de revenir sur ce qu’elle avait dit plus tôt. Tout n’allait pas bien entre eux. Il y avait des non-dits sur lesquels elle avait essayé (bien maladroitement, certes) de lever le voile, mais qui restaient pour l’heure en suspend. Elle pensait vraiment qu’elle se comportait mal avec Jim, lorsqu’elle ne faisait que l’attendre, toujours, qu’elle se réjouissait des quelques temps qu’ils pouvaient passer ensemble et qu’elle se taisait lorsqu’il décidait de consacrer son temps libre à une autre femme. Elle ne devait plus accepter ce genre de situation sans rien dire. C’était inhumain. Mais l’avoir mis dans cet état était encore mille fois plus douloureux pour elle que de supporter les blessures que Jim lui infligeait de temps à autres.
« Je ne t’oublierai jamais. Ce serait pire que de m’oublier moi-même. »
Elle ne prit pas garde aux réactions de Jim, et, sans lui laisser le choix, elle lui fit écarter les bras pour pouvoir se serrer contre lui. Il pourrait bien vouloir la repousser, elle ne le lâcherait pas. Depuis le temps qu’elle observait les humains, elle savait faire la différence entre une colère haineuse et un cri d’alarme qui demandait du secours. Elle fit glisser une main dans ses cheveux, et de l’autre s’employa à sécher du bout des doigts les larmes d’amertume et de douleur qui avaient tracé de maigres sillons sur ses joues.
« Je suis là, je ne t’abandonnerai pas. J’ai été méchante mais je le regrette, je le regrette si profondément… Ne t’inquiète pas. Je suis la plus heureuse du monde quand je suis avec toi, et je ferai tout pour te rendre le sourire que je t’ai volé… Pardon, mon chou, pardon… »
Elle murmurait cela à son oreille, parsemait ses joues de baisers, ne prenant pas garde au fait qu’elle pleurait à son tour. Pourtant, la tâche qu’elle s’était assignée d’aider Jim à se redresser lui avait rendu son énergie, sa volonté, et lui avait rappelé que la case départ du bonheur était un sourire.
« Et mon cœur et mon âme sont ici devant toi, et l’un te dit qu’il est à toi, et l’autre affirme que l’éternité ne nous séparera pas. M’ordonner de t’en bannir, c’est les condamner à se faner avant d’avoir pu éclore. Et toi, de grâce, ne m’oublie pas. »

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MessageSujet: Re: "La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour." Ҩ Tara&Jim "La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour." Ҩ Tara&Jim EmptyLun 11 Fév - 23:31

Tara Ҩ Jim
« La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour. »


Je ne pensais pas que je pourrais ainsi me laisser aller. Après tout, je ne suis qu’un lâche au final non ?
Dès qu’elle tente de me parler de ses sentiments, de ses ressentis je ne cesse de me braquer, voulant à tout prix ne pas engager la discussion. C’est comme si je savais au fond que je suis coupable, mais faire face à la réalité est toujours plus facile à dire qu’à faire.
Mais cette fois est assez différente. Tara ne se laisse plus faire, elle est fatiguée. C’est ainsi je la fatigue. Elle ne sait plus quoi faire avec moi et elle a raison au final, je suis totalement ingérable. Et je le sais, je connais mon côté colérique, joueur et enfantin par moment, mais je ne contrôle aucune de ces facettes de ma personnalité.
Et finalement, en l’entendant parler je me rends compte que j’étais bien loin de la réalité. Je suis bien plus horrible que ce que je croyais. Elle me voit comme une sorte de maître maltraitant son animal… Car oui, elle dit être un chien à mes yeux… Bon sang, comment ai-je pu être aussi négligeant avec elle ? Comment j’ai pu laisser cette idée s’implanter dans son esprit. Même si parfois elle n’a pas vraiment la notion des choses, je suis certains qu’elle sait parfaitement de quoi elle parle en ce moment même. Et puis, elle parle avec son cœur et n’est-ce pas le langage le plus sincère ?
Je suis totalement choqué, et je ne sais même pas comment réagir. Je ne pensais pas que cela allait aussi loin… Ô je ne doute pas du fait que des fois elle me prenne pour le plus gros enfoiré de cette foutu planète… Elle a sans doute raison. On dit souvent que je n’ai pas un regard neutre sur ma personne, et ils ont finalement raison. De toute façon on ne peut pas se connaitre réellement…
Je pense finalement à voix haute, énumérant ce que je représente aux yeux de Tara d’après ce qu’elle vient de me dire. Je ne l’entends même pas me contredire tant je reste sûr de moi, je suis pathétique voilà tout.
Je ne supporte pas non plus de la voir aussi distante avec moi. Il faut dire que d’habitude elle sautille autour de moi, riant et ne cessant de parler encore et encore. Ô ce n’est pas une critique, même si cela peut être exaspérant, il n’empêche que lorsqu’elle ne le fait pas je m’inquiète. C’est que quelque chose va mal et je n’aime pas la savoir malheureuse.
Mais plus elle parle, plus je m’enfonce dans un gouffre sans fin. Le néant m’entoure et je ne peux rien faire. Plus rien ne compte si ce n’est son visage alors que ces mots me martèlent le cœur un par un sans aucun scrupule.
Je me déteste tout simplement car elle ne devrait pas se sentir ainsi, jamais. Mon trésor, mon précieux trésor. On est sensé le chérir, en prendre soin jusqu’à la mort. Et c’est ce que je pensais faire. Seulement je m’y prends mal et je ne mérite pas un tel trésor.
Seulement c’est plus fort que moi, je m’énerve aussi. Ne supportant pas qu’elle m’accuse sur des choses qui me semblent vraiment fausses comme le fait que je la traite comme un chien… Je ne supporte pas cette vision qu’elle a d’elle-même… Qu’ai-je bien pu faire pour qu’elle se sente ainsi car je ne l’ai jamais considéré comme un animal, même lorsqu’elle était une petite métamorphe.
- Tu ne l’as jamais fait. Je le sais, je le sais bien. C’est moi qui… qui ne suis pas ce que j’espère. Je dois apprendre, je dois devenir grande… Etre digne de toi, et plus digne de l’image que je veux avoir de moi.
Je soupir de soulagement, heureux de savoir que je n’ai pas rêvé, que je ne l’ai jamais traité ainsi. Mais plus elle parle, plus je secoue la tête vivement… Ce n’est pas elle non, je refuse qu’elle s’accuse de quoi que ce soit alors qu’on sait tous les deux que le problème vient de moi.
- Tu peux être tellement fière de toi Tara, tu n’imagines même pas à quel point… Et je suis désolé de ne pas te le montrer plus souvent mais je suis si chanceux et fier de t’avoir à mes côtés.
Une phrase bien plus que sincère mais que changera-t-elle franchement. Et puis je doute qu’elle croit en ses paroles, têtue comme elle est.
Mais je reprends vite mon sérieux et la colère reprend le dessus lorsqu’elle parle de Kathlyn. Je refuse qu’elle l’implique dans notre dispute ou qu’elle l’assimile à l’une de ses filles que je ramène à la maison juste pour m’amuser. Et je sens bien que mon ton est menaçant et que cela ne va pas lui plaire mais c’est ainsi. Je ne veux pas… Ou je ne suis pas prêt et je pense que cette solution est sûrement la plus vrai.
- Fort bien.
Je sens bien l’animosité et je sais pertinemment qu’elle n’aime pas ça. Je ne sais pas quoi ajouter de plus à cela, c’est comme si elle avait tout dis au final. Je remarque assez rapidement son mouvement de fuite et alors qu’elle passe à côté de moi, prête à partir je pense une nouvelle fois tout haut, affirmant qu’elle va faire partit des personnes qui m’ont abandonné… Que cela est tout à fait normal au final… Je finis même pas lui dire de partir. Ce n’est même pas prononcer gentiment, c’est un ordre. Je refuse de la faire souffrir plus longtemps, je ne me regarderais plus dans la glace si cela devait arriver.
Mon poing finit par frapper violemment le mur, et au final je me demande si je fais vraiment ça pour me calmer ou si je ne fais pas ça pour lui faire peur, pour qu’elle fuie tel que je lui demande. Je pense que c’est un peu des deux, sur le coup cela permet de canaliser ma colère et mieux vaut que je frappe le mur non ? Enfin je sais que je ne la frapperais jamais, ô grand jamais, mais frapper ce mur, aussi étrange que cela puisse paraitre, me fis un bien fou.
Je finis par me laisser tomber sur le sol, je n’ai plus de force. Je suis épuisé. C’est ça, je suis fatigué, tellement fatigué de vouloir me battre alors qu’au final je dois juste laisser aller. Se sacrifier pour le bonheur de l’autre, c’est une preuve d’amour en un sens non ? Je me rachète un petit peu en faisant ça hein ? Enfin ce n’est même pas ça que je cherche, je ne suis pas à la recherche de je ne sais quelle gloire personnel, je ne veux que son bonheur. Une chaleur m’envahit soudain alors que je sens son souffle se glisser contre mon bras.
- Je ne vais pas partir. Je resterai, ne serait-ce que par égard pour le gardien de l’immeuble qui n’apprécierait pas beaucoup de retrouver cet appartement en chantier après que tu en aurais détruit les murs à coups de poings…
Je la vois sourire mais moi je ne ris pas. Je n’ai même pas la force de faire semblant. Je ne la regarde toujours pas dans les yeux, pas même lorsqu’elle me prend la main. Je préfère regarder sa main caressant doucement la mienne alors que son visage est penché afin de mieux l'observer.
- Je ne veux pas de ta pitié Tara…
- Jim, je suis vraiment désolée de t’avoir dit ces choses… Je ne pensais pas… Je ne voulais pas te causer autant de peine. Tu es tellement attentionné à mon égard, c’est cruel de ma part de t’accuser de ne pas faire attention à moi… Je sais que tu tiens à moi.
Je souris furtivement avant de lui répondre d’une voix neutre :
- Non, tu as raison… Tu sais que je suis fière de te voir aussi sûr de toi, même si c’est parce que tu es en colère. Tu n’as pas à démentir ce que tu as dit si c’est ce que ton cœur pense. Je sais que je ne suis pas parfait, et je sais aussi que je ne le suis pas à tes yeux comme je voudrais parfois l’être mais c’est ainsi. Pourquoi prétendre des choses alors qu’au final elles sont fausses ?
Je ne rajoute rien, je ne sais pas quoi dire de plus de toute façon. Tout est dit.
- Je ne t’oublierai jamais. Ce serait pire que de m’oublier moi-même.
Alors que j’aurais dû la sermonner, lui dire de m’obéir même si cela fait mal, je n’y arrive pas. Pourquoi ? C’est simple, je ne veux pas qu’elle m’oublie. Elle qui connait tant de chose sur moi. Que ce soit mes petites habitudes, mes mimiques ou encore ma façon de voir les choses… Elle me connait beaucoup trop.
Je fronce les sourcils lorsque je la sens s’agiter, prenant mes bras inactifs pour les ouvrir plus grand afin de lui laisser la place de se coller encore plus près de moi. Je ne réagis pas trop, ne la repoussant pas mais ne la serrant pas non plus. Je reste totalement neutre mais ferme les yeux et frissonne doucement au contact de ses doigts dans mes cheveux ainsi que sur ma joue.
- Je suis là, je ne t’abandonnerai pas. J’ai été méchante mais je le regrette, je le regrette si profondément… Ne t’inquiète pas. Je suis la plus heureuse du monde quand je suis avec toi, et je ferai tout pour te rendre le sourire que je t’ai volé… Pardon, mon chou, pardon…
Je garde les yeux fermés, sentant son souffle dans mon oreille alors que je finis par crisper mes doigts sur son haut. Je la serre un peu plus, la sentant plus proche de moi alors que je tremble doucement. Je voudrais que le temps s’arrête, je voudrais pouvoir la serrer ainsi dans mes bras indéfiniment, mais j’ai finit pas comprendre que je n’aurais jamais ce que je souhaite.
Chaque baiser sur ma peau est comme une décharge électrique, bien trop agréable à mon goût alors que je me sens si lamentable. Ma respiration se fait plus courte, plus envieuse aussi. Je ne devrais pas être aussi désireux de sa tendresse.
- Et mon cœur et mon âme sont ici devant toi, et l’un te dit qu’il est à toi, et l’autre affirme que l’éternité ne nous séparera pas. M’ordonner de t’en bannir, c’est les condamner à se faner avant d’avoir pu éclore. Et toi, de grâce, ne m’oublie pas.
Je me mords la lèvre inférieure alors que ce qu’elle me dit me réchauffe tout simplement le cœur. C’est ainsi, je me sens toujours aussi fatigué et je ne veux pas répliquer avec colère ou énervement. Je finis par rouvrir les yeux, glissant doucement mes mains sur son cou pour finir par encadrer son visage. Je plante mes yeux dans les siens alors que je vois qu’elle pleure. Doucement avec mon pouce je lui caresse les joues afin de retirer toute trace de tristesse qui n’a pas lieu d’être.
- Ne pleure pas, je t’en supplie… Et comment peux-tu croire que je t’oublierais… Je ne pourrais pas le faire, pas même si je le voulais. Mon coeur et mon âme sont avec toi et si tu devais partir, je crains qu'ils ne partent aussi...
Je souris, enfin, descendant mon regard sur son nez pour finir par regarder doucement ses lèvres. Si douce, si chaude même lorsqu’elles ne font qu’embrasser mes joues. Et moi j’ai si froid et tellement envie de lui montrer à quel point elle est importante à mes yeux. J’ai envie d’approcher mon visage, de le pencher doucement pour finir par déposer mes lèvres contre les siennes… Mais non, ça serait mal… Ça serait comme une fausse excuse et je ne veux pas qu’elle croit ça.
Je détourne vite le regard, le replantant dans ses yeux.
- Je ne te le dis jamais assez et c’est un blâme, à quel point tu es importante à mes yeux. Je devrais te le dire tout le temps, tu devrais réclamer que je te le dise pas parce que tu en as envie, mais parce que tu le mérite. Tara, je murmure doucement.
J’aimerais lui dire ces mots, ces mots qui peuvent prendre un sens si différent selon les personnes, c’est trois petits mots qui pourraient tout changer… Mais je ne suis même pas sûr de mériter ressentir cela pour elle… Je ne rajoute finalement rien à ma phrase qui dois sembler bien vide mais qu'importe...
Non, je ne la mérite pas, mais je veux tout faire pour me rattraper, tout faire pour qu’elle ait confiance en elle, tout faire pour qu’elle reste elle-même, car c’est ainsi que… C’est ainsi que je l’aime.
fiche par century sex.
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MessageSujet: Re: "La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour." Ҩ Tara&Jim "La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour." Ҩ Tara&Jim EmptyDim 17 Fév - 13:39

Demain je reprendrai ce livre ouvert à peine, demain je te dirai, mon âme, où je te mène, demain je serai juste et fort… pas aujourd’hui.
René-François Sully Prudhomme

Elle n’avait pas l’impression d’avoir le droit d’être fière d’elle. L’échec la caractérisait constamment. Ici, ce matin, au milieu de la cuisine, alors que Jim fronçait les sourcils à l’évocation de Kathlynn, elle comprit que sa situation était remplie de désespoir. Les signaux de détresse qu’elle allumait avaient même le mauvais goût de blesser Jim. Aussi ne devait-elle plus tenter de faire passer le moindre message. Elle esquissa un mouvement pour s’en aller. Le couloir tremblait devant ses yeux, le sol semblait mouvant, elle ne voulait pas s’y aventurer. Les murs transpiraient l’adieu et les émanations de solitude de la rue lui parvenaient déjà, à la seule idée de se tenir debout sur le trottoir, devant l’immeuble. Pouvait-elle choisir la facilité, cependant ? Rester, en sachant que c’est mal, se taire encore, quand trop de non-dits hantent les lieux, était-ce encore possible de fermer les yeux ? Il faudrait qu’elle parte, pour que Jim s’aperçoive combien elle est proche de lui, puisque, paradoxalement, il lui semblait qu’ici il ne la voyait plus. Hélas, au moment où elle arriva à se persuader qu’elle partait pour les meilleures raisons du monde, Jim la retint avec une phrase en sentence qui la mettait au rang de toutes les déceptions du jeune homme. Trop de fois dans sa vie il avait été abandonné par des personnes sur lesquelles il comptait. La même histoire s’était répétée, si bien qu’il avait désormais du mal à s’ouvrir vraiment aux autres. Si Tara avait été aussi en colère que cinq minutes auparavant, elle se serait retournée et l’aurait renvoyé à son égoïsme, lui aurait dit qu’il n’avait pas le droit de la traiter ainsi, de la forcer à le regarder embrasser d’autres filles et de l’insulter lorsqu’elle n’en pouvait plus et qu’elle souhaitait s’en aller. La colère s’était enfuie depuis longtemps déjà et c’est elle qui se sentit égoïste, en entendant les accents de détresse dans la voix de son ami. Elle resta stoïque en apparence, alors qu’il frappa le mur de son poing. Elle comprit bien qu’elle avait déclenché cet accès de violence, et inconsciemment elle sentit que c’était contre elle que cette colère était dirigée. Elle lui sut gré de diriger sa rage contre le mur plutôt que contre sa personne, quoique bien sûr elle savait qu’il ne la frapperait jamais, mais il aurait pu s’approcher d’elle et hurler, ce qui l’aurait certainement déstabilisée et mortifiée.
« Je ne veux pas de ta pitié Tara… »
Toujours cet orgueil typiquement masculin. Ce même orgueil qu’il valait mieux ne pas froisser mais qu’il fallait au contraire apprendre à apprivoiser, pour ne pas le blesser avec des gestes trop brusques. Elle tenait maintenant sa main meurtrie dans la sienne. Il ne lui faisait pas peur, il ne la déciderait jamais à le craindre. Ainsi avait-elle traversé les quelques mètres qui les séparaient pour voler à son secours, comme ils avaient l’habitude de la faire l’un pour l’autre depuis qu’ils se connaissaient. Elle leva sur lui un regard courroucé, fronçant les sourcils.
« Je n’ai pas pitié de toi, Jim, lâcha-t-elle en scrutant son visage. Je te trouve idiot. »
Idiote, elle l’était aussi. Beaucoup plus et même désespérément.
« On n’a pas idée de s’emporter contre un mur de la sorte… On ne gagne jamais contre un tel adversaire. »
Elle ne savait pas où elle avait réussi à trouver le petit sourire qu'elle parvint à lui adresser. Son mur à elle, c’était lui. Sauf que ce mur éprouvait de la douleur lorsqu’elle le frappait. Elle ne le ferait plus. Si elle en avait la force, elle le protègerait et ne dirigerait plus sa colère sur lui.
« Ta pauvre main… Je suis désolée, c’est de ma faute… »
Elle s’apprêtait à aller chercher quelque chose pour le soulager, si ce n’est le soigner, mais elle n’eut pas le temps de se demander s’il fallait mettre de la glace ou un baume ou quoique ce soit d’autre que la main de Jim lui échappa et trouva ancrage sur son cou. Son autre main se resserra sur sa taille, alors qu’un instant auparavant le jeune homme donnait l’impression de ne pas vouloir la toucher, ni même la voir. Tara ne bougea plus, ayant semé des baisers sur son visage dans l’espoir qu’il revienne à elle, mais ne sachant pas quoi faire maintenant qu’il la regardait de nouveau et que ses yeux verts fixaient ses lèvres. Il sembla faire un effort sur lui-même, tandis qu’elle le sentait encore fébrile, et s’appliqua à effacer des larmes qui étaient arrivées sur ses joues sans qu’elle ne s’en aperçoive.
« Ne pleure pas, je t’en supplie… Et comment peux-tu croire que je t’oublierais… Je ne pourrais pas le faire, pas même si je le voulais. Mon cœur et mon âme sont avec toi et si tu devais partir, je crains qu'ils ne partent aussi... »
Partons tous ensemble, alors, ton âme, la mienne, nos cœurs, allons-nous-en ! Elle aurait aimé avoir le courage de lui parler ainsi, elle aurait voulu qu’il veuille qu’il n’y ait qu’eux. Malheureusement (et c’était bien le drame de cette histoire), ils n’étaient pas seuls, jamais, et Jim, s’il partait avec elle, laisserait sur place une partie de lui-même à laquelle tout son être penserait constamment. Jamais il n’abandonnerait Kathlynn, et il était même hors de question pour Tara de lui en faire la demande. Elle ne dit rien. Il avait fait remonter sa deuxième main sur son cou. Elles étaient froides et leur fièvre contagieuse. Tara tâchait de se montrer attentive à la moindre de ses paroles, pour oublier ses gestes et ses yeux, effrayée et envieuse de le voir si près, immobile à l’idée qu’il succombe à une nécessité qui grandissait en elle. Elle attendit, guetta ses mouvements, ne voulant être la cause de rien de ce qui allait peut-être suivre et qui pourtant ne vint pas. Le regard de Jim quitta ses lèvres et le trouble s’estompa comme un souvenir fait de brume.
« Je ne te le dis jamais assez et c’est un blâme, à quel point tu es importante à mes yeux. Je devrais te le dire tout le temps, tu devrais réclamer que je te le dise pas parce que tu en as envie, mais parce que tu le mérite. »
« Bien sûr que tu me le dis, haleta-t-elle en essayant de se concentrer sur autre chose, et je t’en suis infiniment reconnaissante. Je ne suis pas sûre de le mériter, mais je te remercie de me le dire tout de même… En fait, je sais que je ne le mérite pas, certainement pas après toutes les horreurs que j’ai proférées ce matin, mais il y a des choses que tu me dis et qui me sont vitales… et il y en a d’autres que tu ne m’as jamais dites mais… »
Elle voulait qu’il lui dise des choses qu’elle n’avait jamais entendues venant de lui. Quand elle lui disait qu’il était important pour elle, cela signifiait qu’elle se refuserait à vivre sans lui. Quand elle lui disait qu’elle aimait passer du temps avec lui, c’était pour lui dire qu’elle l’aimait tout court. Et c’était toutes ces choses tapies dans l’ombres qui murmuraient tristement dans les coins de l’appartement. Elle aurait voulu savoir s’il les entendait aussi.
« Non, rien, c’est sans importance… »
Elle secoua la tête et lui adressa un sourire. Le sourire comme arme de dissuasion fonctionnait d’ordinaire assez bien, mais aujourd’hui il lui coûta beaucoup.
« Tara »
Une phrase sans point, sans fin, une phrase en l’air. Les mots tristes dans les coins prêtèrent l’oreille, se demandant si on allait enfin les solliciter. Tara regarda autour d’elle, cherchant du secours, incapable de fixer son regard là où elle trouvait d’habitude du réconfort, et pourtant la voix de Jim semblait résonner tout autour et la pousser près de lui. Elle pria pour qu’il poursuive sa phrase. La fin ne vint pas. Elle sentit que d’autres mots qui lui étaient inconnus s’en allèrent rejoindre les autres pauvres imprononçables sur lesquels ils fermaient les yeux. Elle releva les yeux vers Jim et décida de lui venir en aide, quitte à en mourir, parce que cette phrase infinie commençait à figer l’air, et elle ne voulait pas qu’il s’en veuille.
« C’est sans importance, répéta-t-elle alors en détournant le regard. Il faut… Tu sais, ta main m’inquiète. Je vais essayer de trouver quelque chose pour… Et ensuite, nous pourrions peut-être déjeuner ? A moins que tu n’aies plus faim. Au quel cas, si tu n’as rien de mieux à faire, nous pourrions passer la journée ensemble… Sortir un peu, ou alors rester ici pour regarder des films… Sais-tu s’il y a des glaçons dans le congélateur ? »
Elle s’était levée et avait brassé des mots vides pour faire semblant, pour jouer son rôle. Elle souriait en automatisme, inclinait la tête en évitant le regard de Jim, s’éloignait vers le réfrigérateur pour respirer. Elle en ouvrit la porte et le froid polaire s’accrocha à son corps qui tressaillait malgré elle. Elle voulait pleurer. Les larmes gèleraient sur ses joues et formeraient des stalactites coagulées de glace éternelle. Mais pas aujourd’hui, et, surtout, pas devant lui.

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MessageSujet: Re: "La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour." Ҩ Tara&Jim "La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour." Ҩ Tara&Jim EmptyDim 17 Fév - 19:48

Tara Ҩ Jim
« La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour. »


Pourquoi je suis ainsi avec elle ?
Pourquoi je suis aussi monstrueux et pourquoi reste-t-elle ? Je ne mérite pas d’être aussi chanceux franchement. Que ce soit avec elle, ou avec Kathlynn… Parce que franchement, à regarder de plus près, on remarque que je suis un grand égoïste. Alors que j’ai deux femmes aussi fabuleuses qui veulent être auprès de moi, moi je sors et fait n’importe quoi. Je ne devrais avoir aucune d’elle.
Lorsque je me demande pourquoi je fais ça, je me dis que c’est parce que je ne veux pas être seul. Mais avec elles, avec Tara je ne suis jamais seul. Je sais que les soirs où je suis effrayé elle est là. Elle me l’a déjà prouvé il n’y a pas si longtemps que cela.
Je ne comprends pas pourquoi je n’arrive pas à me poser. Choisir une seule et unique personne, une femme qui deviendrait ma grande priorité. Moi je cherche bien plus compliqué, je pense avoir un assez grand cœur aimant deux femmes, et cherchant la compagnie d’autre.
Mais elles ne comptent pas. Elles ne sont rien à mes yeux si ce n’est une distraction. C’est terrible de penser ainsi mais c’est un fait, et beaucoup d’entre elles pensent comme moi alors… Je suis moins un monstre ainsi si ?
Alors que Tara, elle est loin de signifier cela pour moi. Si je lui ouvre totalement mon cœur, si je lui promets d’être là je le serais. Enfin je lui ai déjà promis bien sûre. Jamais je ne la laisserais, jamais je ne l’abandonnerais…
Elle par contre elle peut m’abandonner comme elle veut. Elle devrait peut-être d’ailleurs non ? J’arrêterais ainsi de la faire souffrir, je cesserais d’être une source de déception à ses yeux.
Me voilà par terre, le cœur encore plus meurtrie que ma main qui vient de frapper violemment le mur. Je vais finir seul et ce n’est pas plus mal. Moi qui supporte de moins en moins la solitude, me voilà punis. Et je le mérite, tellement !
Mais elle ne part pas.
Pourquoi je suis ainsi avec elle ?
Pourquoi je suis aussi monstrueux et pourquoi reste-t-elle ?
Elle se penche vers moi, regardant ma main avec minutie alors que moi, stupidement je lui dis de ne pas avoir pitié de moi. Ce n’est même pas d’orgueil, c’est la réalité. Si elle veut partir, je ne la retiendrais pas, car je refuse d’être une source de malheur. Je veux tellement qu’elle soit heureuse, épanoui, et si c’est avec un autre homme que moi que cela doit se passer, et bien soit. J’en prendrais la responsabilité, souffrant en silence.
- Je n’ai pas pitié de toi, Jim. Je te trouve idiot.
Je baisse les yeux comme pour m’excuser car elle a raison. Je suis un sombre imbécile, mais pourquoi je ne ferais pas comme ce poème. L’imbécile heureux… Pourquoi je ne déciderais pas enfin d’être heureux au lieu de toujours chercher je ne sais quoi de stupide.
- On n’a pas idée de s’emporter contre un mur de la sorte… On ne gagne jamais contre un tel adversaire.
Je préfère le mur qu’autre chose. Je sais que je ne la frapperais ô grand jamais. Je suis quelqu’un de colérique, fougueux qui s’emporte rapidement, mais jamais je ne la toucherais. Si cela arrivais un jour, je n’oserais plus jamais me regarder dans une glace, je me ferais honte, je me dégouterais tout simplement.
Je la regarde sourire, et rien que ça illumine mon cœur.
- Ta pauvre main… Je suis désolée, c’est de ma faute…
Je secoue la tête… Elle s’excuse encore bon sang. Elle doit absolument arrêter ça. Je finis par la serrer fort contre moi. Je me moque bien de la douleur, ce n’est rien comparé à la douleur de mon cœur. Je ne veux pas qu’elle parte. Je veux la garder auprès de moi et je veux simplement la sentir au creux de mes bras.
Je finis par essuyer les larmes sillonnant ses joues si pâles. Non je ne veux pas qu’elle pleure, surtout pas par ma faute. Et puis, moi, l’oublier… Ce serait comme si on m’arrachait une partie de mon cœur tout simplement. C’est impossible.
On dit que rien n’est impossible et bien, les gens ont tort. Elle compte beaucoup trop pour moi, elle est une partie de moi tout simplement.
- Bien sûr que tu me le dis, et je t’en suis infiniment reconnaissante. Je ne suis pas sûre de le mériter, mais je te remercie de me le dire tout de même… En fait, je sais que je ne le mérite pas, certainement pas après toutes les horreurs que j’ai proférées ce matin, mais il y a des choses que tu me dis et qui me sont vitales… et il y en a d’autres que tu ne m’as jamais dites mais…
J’attends la suite en silence… elle ne dit rien de plus…
- Non, rien, c’est sans importance.
Ma main se pose de nouveau sur sa joue, la caressant tendrement, frôlant sa peau avec envie, désir aussi.
- Ne dit pas que tu ne le mérite pas. Ne laisse jamais personne dire que tu ne mérites pas toutes les plus belles choses du monde, pas même toi. Je refuse que tu te laisses ainsi croire des choses pareilles. Et rien de ce que tu pourrais me dire n’a pas d’importance. Tout ce que tu dis a un impact sur moi, bon ou mauvais. Mais qu’importe, cela nous permet d’avancer ensemble non ?
Et voilà qu’à mon tour je ne finis pas ma phrase. Incapable de pouvoir lui dire c’est trois mots.
C’est fou comme ils semblent si faciles à prononcer. On prononce même ce verbe si important pour des choses aussi futiles que des céréales ou encore un film… Il y en a même qui ose dire cette phrase en parlant de personne qu’ils ne connaissent pas. Des célébrités qu’ils respectent énormément. Vraiment n’importe quoi.
Son prénom résonne presque dans l’appartement alors que le silence s’installe. Je me hais en ce moment pour être incapable de lui dire ce que je ressens tout simplement. Serais-ce ça la fierté masculine dont parfois elle me parle ? Non, sérieusement on est aussi stupide que ça ?
Elle me regarde de nouveau alors que je reste incapable de lui parler… Pourquoi mon cœur est aussi renfermer… Je sais que c’est une habitude, que je ne me livre pas facilement car j’ai trop peur au final… Mais c’est Tara bon sang !
- C’est sans importance
Je ferme les yeux en plissant le nez en l’entendant dire ça. Bien sûre que si c’est grave. Je suis incapable de lui dire et cela me rend malade. Je me sens si faible et stupide bon sang…
Lorsque je rouvre les yeux je vois qu’elle a détourné son regard, rien que ça me fait un pincement au cœur. Bien sûre elle attendait plus et moi comme d’habitude, je lui offre que le minimum car je suis égoïste.
- Il faut… Tu sais, ta main m’inquiète. Je vais essayer de trouver quelque chose pour… Et ensuite, nous pourrions peut-être déjeuner ? A moins que tu n’aies plus faim. Au quel cas, si tu n’as rien de mieux à faire, nous pourrions passer la journée ensemble… Sortir un peu, ou alors rester ici pour regarder des films… Sais-tu s’il y a des glaçons dans le congélateur ?
Alors qu’elle se relève j’attrape sa main. La tête penché vers le sol, je serre doucement son poignet.
- Ne pars pas…
En tirant un peu sur son bras je la force à se rasseoir, écartant doucement les jambes, je lui permets de s’asseoir alors que son dos se colle à mon torse. Un de mes bras passe au-dessus de sa poitrine, la serrant fort tandis que l’autre dégage les cheveux de son cou. Une fois cela fait, mon autre bras se place autour de son ventre et je la serre un peu plus contre moi.
Je viens embrasser son cou et finis par murmurer doucement à son oreille.
- Reste avec moi…
Je ferme les yeux alors que j’enfouis mon visage dans son cou, l’embrassant doucement.
- Ma main peut attendre… Je veux simplement rester là, te serrer dans mes bras et te montrer à quel point tu es importante pour moi… A quel point… A … Quel point…
Aller dis-le ! Bon sang !!!
Je pose ma joue sur son épaule, respirant son odeur si enivrante alors que mes yeux restent fermés. Oui, j’aimerais rester ainsi, le reste ne compte guère. Je respire plus calmement alors que je caresse doucement sa peau, mon souffle frôlant son cou tendrement.
- Tara… Je veux vraiment que tu saches que tu es l’une des personnes les plus importantes de ma vie. Chaque moment passé à tes côtés sont de véritables trésors. Tu es un trésor. Je ne veux rien faire de plus maintenant que de te sentir dans mes bras. Que de respirer ton odeur, sentir tes cheveux chatouiller ma joue ainsi que mon cou. Que de sentir ta respiration contre mon torse, ton cœur palpiter sous mes doigts.
Doucement mes doigts pianotent sur sa peau au-dessus de son cœur.
- Je veux te montrer à quel point je t’aime…
Cette phrase est un murmure, un souffle à peine prononcée, et je me demande si elle l’a entendu. Non, sûrement pas… Enfin, comment le saurais-je ? Mais je souris, même si ce n’est pas encore dit à haute voix, je l’ai enfin prononcé. Il me faudra sûrement plus de temps pour l’affirmer à haute voix. C’est terrible car pourtant je suis sûre de moi, c’est juste que, j’ai tellement peur de ne pas lui offrir ce qu’elle veut. Mon cœur est tellement en bordel… Je suis comme un objet cassé qui aurait besoin de réparation et qui souhaite trop de chose…
Mais je ne veux pas y penser maintenant.
Je veux seulement profiter de l’instant présent. De la colère envolé pour laisser place à la douceur de nos deux corps l’un contre l’autre, permettant à nos cœurs de battrent à l’unisson. Frissonner au contact de sa peau sous mes doigts envieux, de mes lèvres contrent son cou de temps en temps pour lui montrer que je suis toujours là. Voilà une journée idéale à mes yeux, je n’ai pas besoin de plus, pas besoin de moins.
J’ai juste besoin de Tara.
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W. Emily Stoker-Pemberley

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W. Emily Stoker-Pemberley
J'ai posé bagages ici le : 20/04/2012 Jouant le rôle de : Emily, the Corpse Bride. Nombre de messages : 2553 On me connait sous le pseudo : Broken Cookie. Un merci à : paperbrain & hotmess & BTVS & tumblr. Je suis fier(e) de porter l'avatar de : Felicity Jones.
MessageSujet: Re: "La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour." Ҩ Tara&Jim "La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour." Ҩ Tara&Jim EmptyMar 30 Avr - 18:57

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