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Hear my heart burst again — Cap'tain Hook. Vide
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 Hear my heart burst again — Cap'tain Hook.

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MessageSujet: Hear my heart burst again — Cap'tain Hook. Hear my heart burst again — Cap'tain Hook. EmptyJeu 22 Nov - 21:11

Hear my heart burst again.

La fin de soirée était proche, les clients du bars partaient les uns après les autres, il ne restait que les 'habitués' si l'on pouvait les appeller comme ça. Ces hommes dont le verre n'est jamais vide mais, la gorge toujours sèche. Petit à petit notre belle sirène s'habituait à ce nouveau monde qu'elle ne connaissait pas. Tout était différent de chez elle et rien n'était comparable finalement. L'alcool, le sexe, les drogues et autres substances que l'on trouvait ici, tout ça ne voulait presque rien dire pour Crystal qui n'avait jamais auparavant gouté à ces plaisirs ou ces dangers, tout dépend de comment vous le voyez. Une nouvelle expérience qui avait ses qualités et ses défauts, il lui en avait fallu du temps pour comprendre ce mode de vie. Mais, ses efforts avaient payés car à présent elle savait exactement quoi répondre à : 'un sex on the beach poupée'. Cela faisait quelques mois qu'elle travaillait dans ce bar, pas très bien fréquenté il fallait l'avouer, mais c'était déjà un bon début pour gagner sa vie et sa seule solution pour le moment. Un de ses petits amis lui avait trouvé le job, servir des hommes n'était pas très dure, il fallait sourire et prendre leur commande. Mais la partie de ce travail qui lui plaisait le plus était le moment où elle pouvait prendre place sur la petite scène au fond de la salle, s'asseyant sur le haut tabouret et laissant sa voix hypnotiser la pièce. Si ses anciens talents de sirène semblaient avoir disparu ce n'en fut rien de son indéniable talent pour le chant car ici comme sur les mers, les hommes avaient l'air charmés. Malheureusement, son patron n'était pas toujours pour, il trouvait que ça endormait les clients alors ce soir il lui avait fait une proposition. « C'est pas un karaoké ici, t'endors les clients avec tes jolies parolles! Je suis sure que tu as d'autre talents ... » Dit - il en déshabillant la jeune femme du regard. « Tu sais, ... histoire de réchauffer un peu la pièce... Allez! je suis sùr que tu sais de quoi je parle ! » Dit - il en s'exclamant. Crystal y réfléchie à deux fois sans vraiment comprendre puis en sentant les mains crasseuses du vieille homme sur son épaule elle se fit vaguement une idée. Ce n'est que lorsque sa bretelle de soutien - gorge glissa sur le coté qu'elle mit une image sur ces mots. « Non non non, je ne peux pas faire ça. » Dit - elle de manière clair avant de fuir discrètement à l'appel d'un client. Elle était peut être naïve et facile par moment, elle comprenait le mot limite et elle en avait. Pour qui se prenait - il avec ses grands airs, après tout on ne parlait point de la sorte à une princesse ! Elle espérait avoir été assez clair mais en même temps elle ne souhaitait pas non plus perdre son travail. C'est ainsi qu'elle reprit son service comme ci de rien était mais malheureusement tout ne se passa pas comme prévu.

Quelques instants plus tard, un ancien petit ami vint lui rendre visite - celui qui lui avait arrangé le job - Crystal venait de finir son service, rangeant son tablier le jeune homme vint lui proposer de prendre un verre. La jeune femme n'était pas dupe et le connaissait bien, elle savait qu'un verre voulait dire bien autre chose, en tout cas si elle disait oui c'était comme lui promettre un peu plus. Les hommes fonctionnaient vraiment différemment dans ce monde. « Oh non merci, une prochaine fois peut être. » Dit - elle poliment puis passant à autre chose. De plus, elle ne voulait plus de rapport avec cette brute, la dernière fois ça avait mal fini et là, il venait comme ci de rien était. Un air angélique alors qu'il en était bien loin en réalité. Elle n'avait jamais connu ça avant et encore une fois ça lui avait servi de leçon, il y avait des hommes bons et d'autres qui ne voulait que le mal. Lui il était plutôt du mauvais coté, ajoutez à ça de l'alcool et vous avez une explosion. Crystal avait subi ses colères pendant plusieurs jours avant de mettre un terme à leur relation, mais le jeune homme n'avait jamais approuvé cette fin. « Tu crois que tu peux me dire non comme ça ? A moi !? » Dit - il en lui agrippant le bras. Il se rapprocha de son visage afin qu'elle ne puisse fuir de son regard. Noir et cruel, elle pouvait lire toute l'amertume qu'il avait en lui. « Tu me fais mal.. Arrête Nico' je t'ai déjà dit que ... » Notre ancienne créature des mers n'eut point le temps de terminer ses mots que son ancien compagnon vint à lui attraper la mâchoire d'une main ferme. « Ecoute bien beauté, on ne te paye pas pour parler mais pour servir les clients! Et le client c'est moi ! Alors bouge toi et amène moi ce Whisky ! » Ordonna t'il en la repoussant vers le comptoir. Perdant soudainement tous ses moyens sous la peur de la menace de cet homme - et dieu sait qu'il n'avait encore rien utiliser de sa force - Crystal se rattrapa quand même au bord du comptoir et se releva le plus dignement qu'elle pouvait. Elle envoya ses cheveux en arrière, se mordit l'intérieure de la joue, se retenant de le gifler comme il le méritait puis exécuta ses ordres malgré tout. La colère s'emparait du plus profond de son être en entendant son rire mesquin mais que pouvait - elle faire ? Elle ne voulait pas lui offrir se plaisir de porté ses coups. Personne ne faisait attention à eux bien entendu, trop occupé à vider leurs verres. Elle jura à voix basse, attrapant un verre et le remplissant de Whisky. Y mettant un peu plus que la dose habituelle pour ne pas prendre de risque, elle ajouta les glaçons avant de rejoindre la table qu'il s'était approprié. En chemin, elle respira calmement pour se détendre tout en se disant qu'une fois le verre servit elle pourra enfin partir et rentrer chez elle. Elle s'approcha donc dans l'espoir d'en finir au plus vite, posa le verre sur la table puis fit volte face, une jambe prête à prendre la fuite avant d'entendre l'homme grogner. « Tu compte aller où comme ça ? Ce soir tu es à moi. » Lacha t-il en balançant une liasse de billet sur la table. La jolie blonde se retourna rapidement en entendant ses dires plus que déplacé une fois de plus. Elle vit les billets et ne put retenir sa colère plus longtemps. Attrapant le verre qu'elle venait de poser, elle vida son contenu sur son ancien compagnon, l'injuriant comme il se devait. « Tu n'as aucun droit sur moi, argent ou pas je ne serais jamais à toi ! Même la plus ignoble du village ne voudrait pas de toi espèce de goujat, de pauvre type, de salaud ! » Enchaina t-ele avant de regretter ses mots, mais c'était plus fort qu'elle, qui se serait laisser faire dans une telle situation ?! Malheureusement, l'homme ne mit pas longtemps avant de répondre de la manière la plus famillière qu'il connaissait. D'un bond il se retrouva à sa hauteur, levant la main pour la frapper au visage avec une telle violence qu'elle fit quelques pas en arrière avant de perdre l'équilibre et de se retrouver au sol. Il n'en avait cependant pas fini, arborant un visage diabolique il se rapprocha d'elle pour lui faire regretter le moindre de ses mots. A ce moment précis, la jeune femme sentie son coeur battre si vite dans sa poitrine, sa respiration se coupa sous la peur de cette silhouette menaçante qui se hissait devant elle.

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MessageSujet: Re: Hear my heart burst again — Cap'tain Hook. Hear my heart burst again — Cap'tain Hook. EmptyVen 23 Nov - 1:01

HEAR MY HEART BURST AGAIN
Demander à un humain de s’accommoder à une existence humaine et il n’en ressentira aucune difficulté, ni même aucune trace de défi quelconque. Mais demander à un marin de rester les pieds fixés à la terre ferme et l’amertume s’emparera de plus en plus de votre personne ! Si la seconde renaissance du Capitaine était un don du ciel qu’il n’espérait nullement gâcher, il ne pouvait cacher une forme de folie grandissante de demeurer encore, encore et toujours enfermé dans cette ville si grande et tellement étouffante ! Au diable ces avenues faites de bêton ! Au diable tous ces gratte-ciels vous narguant de leur métal ! Que brûle l’ensemble de ces maisons si judicieusement construite et achalandée pour donner un aspect paradisiaque au moindre recoin de cette cité ! Vivre en tant qu’Homme n’était que d’une logique parfaite et totale. Mais devoir demeurer pied à terre pour une durée encore indéterminée avait presque de quoi faire regretter cette longue période teintée de terreur et de défaite qu’il avait pu connaître au sein de Neverland ! Au moins en ce lieu maudit pouvait-il se réveiller sous la caresse de la brise marine. Bien qu’ancré, son navire pouvait encore voir le soulèvement de ses voiles. Les vagues ruisselaient de leur chant mélodieux et offrait un onctueux mouvement ne causant que d’avantage le tangage de son bâtiment. De simples habitudes parmi tant d’autres me direz-vous ? Mais des habitudes qui s’étaient ancrées durant des années et des années entières, à un point tel où le tristement célèbre Hook étouffait sans sa bulle, sans cette atmosphère, sans son univers maritime. Le « Jolly Roger » n’avait beau être qu’un pub reprenant à l’identique la moindre parcelle des pieds à terre de débauche de tous les pirates connus, il ne suffisait pas pour apporter ce nécessaire vital d’horizon indompté et symbole d’une liberté sans égale ! Oui, en ce soir, le Capitaine ne voulait plus d’accommodation, le Capitaine ne voulait plus faire d’efforts et encore moins faire semblant. Ce n’est nul de cette rédemption dont il avait besoin, dont il était désireux ! Il voulait la renaissance de ses océans, de son royaume, de cet empire dont il s’était octroyé l’unique propriétaire et dont personne n’aurait jamais osé lui voler la moindre parcelle. Il y a des soirées, il y a des nuits où le machiavélisme et les machinations ne suffisent plus ! Qui que l’on soit au fond de nous, ange de bienveillance ou démon cauchemardesque, il demeure des instants d’une intensité unique à travers lesquels notre seul et unique souhait n’est autre que de rentrer chez soi, chez nous, dans la seule demeure qui nous est due et nous correspond réellement… Telle était en tout cas la raison de cette fuite solitaire en cette soirée. Tel était le besoin du pirate alors qu’il demeurait assis sur la plage déserte, les bras enlacés autour de ses jambes rabattues contre son torse. Il observait les frêles silhouettes de ces navires fantomatiques le narguant dans son orgueil et dans ses souvenirs. Il entendait les sirènes de ce bateau de croisière s’évanouissant dans l’obscurité. Tout son esprit y perçu alors les songes de ces canons rugissants, des cris d’abordage s’entremêlant entre les lames et le sang de chaque flibustier. Il pouvait presque sentir l’odeur du bois explosant sous la puissance de son ancien navire et le parfum idyllique de cette poudre humant les airs à chaque instant de bataille. Prendre la mer et quitter terre, qu’attendait-il pour le faire ? Certes, le bon moment, cela va sans dire ! Et ce moment n’arrivera nullement tant que son œuvre ne sera pas terminée, ici-même, au cœur de cette ville à la perfection et la bonté dérangeante !

A la contemplation d’une mer devenue si lointaine, Hook décida finalement de redresser sa ténébreuse carcasse et de reprendre la route de son errance. Traversant les quartiers à tout va dans son costume d’époque et hors de prix, garni de son éternelle lame attachée à la ceinture, il n’accordait nulle importance à ce qui pouvait se trouver sous ses yeux. Chaque rideau que formait arbres, immeubles, échoppes et autres décorations citadines ne s’avérèrent n’être qu’un immense champ de ruines s’écroulant dans son esprit. Des voix s’élèvent, des gens passent, des gens rigolent. Certains semblent éméchés et bien trop moqueur pour la personne de notre intrépide pirate. Ce dernier se contente de leur lancer un regard froid, glacial et macabre afin de les faire fuir. Nul doute que leurs singeries trouveront leur punition le moment venu mais, qu’en attendant, chacun de ses inconscients profitent de la clémence du Crochet ! L’esprit demeure en tumulte mais la destination de ses pas se précise inconsciemment. Une porte lui fait bientôt face. Un grincement retentit. Une odeur de bière et d’autres effluves d’alcool éventé lui agresse le visage sans qu’il n’en réagisse d’une quelconque manière. Dire que ces manants se voulaient déjà saouls alors que la majorité d’entre eux ne savait même pas ce que voulait dire boire un verre ! Des mécréants de basse-cour, des herzats d’une ombre d’être humain à peine capable et respectable. Oui, même les faiblesses de ces tas de morceaux de morues mal léchés parvenaient à lui donner la nausée. Que la dégradation de son espèce avait été bien pitoyable en un ou deux siècles d’absence du monde des Hommes, du monde normal… Du monde connu !

Laissant le bruit de ses talonnettes s’entrechoqué à chaque pas effectué sur le plancher de cette taverne, notre acariâtre ami ressentit un plaisir presque jouissif à entendre le calme s’instaurer. Relevant lentement ce visage jusqu’alors baissé, le vaillant pirate posa ses pupilles d’une émeraude glaciale sur une scène qui le révulsa dans le tréfonds de ses entrailles ! Une femme, à terre… Face à la vilénie et la violence d’un homme se croyant supérieur mais… MAIS ! Une femme, à terre… Pas une simple femme, pas une simple guenon de ce nouveau-monde en perdition, non ! Une chevelure d’or… Un regard d’un bleu azur enivrant… De CE bleu azur… ! Le Crochet vit rouge ! Notre capitaine, en serrant ses poings dénudés avec ferveur, laissa sa mâchoire se refermer avec une détermination et une hargne que même les badauds présents dans la pièce semblèrent percevoir avec effroi. D’un pas vif, d’un pas rapide, le Capitaine surgit dans le dos de cet agresseur et l’attrapa solidement par la peau du dos et de sa nuque afin de l’envoyer valdingué sur la table se trouvant à quelques dizaines de centimètres de leurs deux corps. « Je ne supporte vraiment pas les abrutis dans ton genre qui se donnent le droit de brutaliser le corps d’une ravissante femme sans défense ! » Ragea-t-il sur une voix calme mais dont le ton était réellement effrayant. Propulsé à terre, accusant le coup, le prénommé Nico’ passa le revers de sa main sur sa lèvre désormais ensanglantée avant de lâcher un crachat atterrissant juste au pied de notre Capitaine. « Tu te prends pour qui, monsieur le prince du carnaval ? » Il se releva péniblement pendant que Crochet observait un silence de mort sous son regard toujours aussi vindicatif et impitoyable. La rage destructrice se lisait dans ses iris. « Je vois… Un régulier de la belle qui vient faire son jaloux… Mais, pas besoin de t’énerver. Si elle t’intéresse, je peux te faire un bon prix ! » Prenant le Crochet nullement au sérieux, le saoulard se retrouva rapidement une nouvelle fois au sol avec le pied du pirate sur son torse, et la lame sortie du fourreau, pointée dangereusement sur sa gorge. « Ignoble boursouflure d’anguille ramollie ! Tu n’es qu’un souillon dont la nature même des écus ne te donne même pas le droit de regarder une femme d’une telle stature ! Les pervers et les porcs de basse-cour de ton genre m’écoeurent et me font tout simplement vomir ! » Il appuya légèrement la pointe de sa lame d’avantage alors que sa victime retenait sa respiration en comprenant enfin l’ampleur de son erreur. « Je te laisse le choix… » Souffla le Capitaine en penchant son visage diabolique vers celui de son gibier. « Pars et disparais à jamais de son entourage… Ou alors périt sous le poids de la lame… ! » Observant ce regard qui tremblait désormais sous le sien, Crochet finit par relâcher son emprise en se redressant et en rangeant la lame à sa ceinture. Sous un sourire finement satisfait mêlé à l’expression du dégoût, notre Capitaine soupira « Pire que des animaux… » Souffla-t-il alors qu’il eut à peine le temps de se retourner pour venir prendre soin de sa belle, de sa douce, de son unique Andrina !
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MessageSujet: Re: Hear my heart burst again — Cap'tain Hook. Hear my heart burst again — Cap'tain Hook. EmptyVen 23 Nov - 22:12

Hear my heart burst again.

Sentiments et émotions font partie intégrante de la vie humaine. Ils sont toujours présents et accompagnent toutes nos actions même si nous n’en avons pas conscience. A ce moment même de la scène, la jeune femme était partagée entre peur et colère. Indignée et apeurée, si faible face à un tel monstre. C'était le seul mot qu'elle trouvait pour le décrire, et dire qu'elle avait pu apprécié du temps avec lui... Elle se demandait comment elle avait fait ou plutôt comment n'avait - elle pas vu son vrai visage. Mais, ce n'était pas le moment de se remettre en question, si elle ne réagissait pas il sera peut être trop tard. Elle tenta de se relever mais elle n'y arriva pas, ni même à bouger le moindre doigt. Complètement paralysé, notre jolie sirène ne pouvait point prendre la fuite. Son destin était donc celui ci, celui de rester faible jusqu'à la fin. Pourtant, percevant si fort les battements de son coeur, une autre mélodie vint se joindre en rythme, les pas d'un homme. De plus en plus rapides, jusqu'à apparaitre sous ses yeux. Et elle le vit. Elle cru un instant être au paradis, en revoyant son visage. Des traits qu'elle connaissait par coeur. Des yeux bleu, bleu océan qui lui donnaient envie de plonger dedans, de voyager à ses cotés. James. Elle avait du mal à y croire, jamais elle n'aurait pensé le revoir. Mais pourtant, c'était bien lui, dans son costume d'époque il n'avait presque pas changé. Et il était là, entrain de mettre une raclée à son agresseur. Crystal mit quelques minutes avant de réaliser ce qu'il se passait devant elle. Un exemple de courage par cet homme qui autrefois posséda son coeur et chaque geste la fit sursauter, chaque parole fit frissonner son être. Son regard se porta sur cette lame qui se tenait habituellement à la taille de l'ancien capitaine du "Jolly Roger" , droit dessus son agresseur. « Ignoble boursouflure d’anguille ramollie ! Tu n’es qu’un souillon dont la nature même des écus ne te donne même pas le droit de regarder une femme d’une telle stature ! Les pervers et les porcs de basse-cour de ton genre m’écoeurent et me font tout simplement vomir ! » Les paroles de son vieil amant lui firent froid dans le dos, elle qui ne voulait quand même pas de mort sur la conscience s'efforça de souffler en vint un 'arrêtes' imperceptible. Mais contre toute attente, il lui laissa la vie sauve et son agresseur ne releva pas plus le sujet. Il s'empressa d'hocher la tête positivement même si ça ne rassurait pas plus que ça Andrina. Elle se doutait qu'il y aurait une prochaine fois et que celle ci n'aura peut être pas la chance de se faire sauver deux fois. Sauvée, c'est ainsi que ses retrouvailles avec James commencèrent.

Sans un mot, elle attrapa la main de son sauveur qui se tendait vers elle. Elle était chaude et ce simple contacte chamboula tout son être, ravivant des souvenirs enfouis en elle... de joie et de peine. Ravalant sa salive elle se mit sur ses talons qui lui rajoutaient bien une dizaine de centimètres. A présent à sa hauteur, c'était étrange de le rencontrer ainsi dans ce corps qui pourtant autrefois aurait pu bien changer des choses. Elle déposa son regard dans le sien sans trouver les mots. Merci était la première chose bien entendu qui lui venait en tête mais elle avait tellement de chose à lui dire ou plutôt à lui demander qu'elle hésita un bon moment avant de prononcer ces douces paroles. « C'est courageux de te part d'être intervenu... Merci, James. » dit - elle en relâchant sa main, elle laissa la sienne tomber le long de son corps et étrangement sa chaleur ne la quitta pas. Maintenant que la peur s'était dissipée, Andrina caressa délicatement sa mâchoire en repensant à ce qu'il s'était passé, une grimasse tâcha son beau visage de douleur et d'humiliation. Elle commença à se demander se que James avait vu et entendu, ce qu'il avait pensé d'elle et elle n'en était pas vraiment fière. « Je suis vraiment désolée que tu es pu assister et du intervenir à cette scène. J'espère que tu n'as rien... ? ». Le questionna t - elle en examinant son corps du regard quelques secondes avant de se rendre qu'il n'avait aucune blessures visible. Pendant ce temps, le bar s'était complètement vidé. Les clients avaient surement pris peur en assistant à cette querelle violente. Même le dénommé Nico' avait pris la poudre d'escampette sans se faire remarquer. Il ne restait que le raisonnement de la vieille radio et les lumières qui indiquaient que le bar était encore ouvert. Crystal s'en rendit compte mais face à lui, elle n'avait plus envie de quitter ce lieu. Elle avait tellement à lui dire, tellement trop que la nuit en serait trop courte. « Je n'aurais jamais pensé te revoir, ici ou ailleurs... » Commença t - elle. Elle fit quelques pas en arrière avant de se retourner et contourna le comptoir. Elle attrapa un torchon et y mis des glaçons, soigneusement elle enroula le tout et le posa sur la moitié de son visage. « Je n'ai plus l'air aussi désirable que sur un rocher... » Dit - elle en riant faiblement pour se moquer de la situation.
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MessageSujet: Re: Hear my heart burst again — Cap'tain Hook. Hear my heart burst again — Cap'tain Hook. EmptySam 24 Nov - 4:21

HEAR MY HEART BURST AGAIN
Il n’y a pas de destinée mais uniquement ce que nous faisons… Le Capitaine n’était nul homme à s’attacher à la notion même du Destin et, ce, malgré tout l’intérêt qu’il pouvait porter aux différents mythes et légendes se rattachant à ce monde, à cet univers. Pacte de renaissance, découverte d’une île que nul ne pensait réellement exister, douce rencontre tumultueuse du chant de ces redoutables créatures connues sous le nom de sirènes… Et que dire de ses objets sacrés vous apportant la clémence des cieux ou encore des trésors maudits condamnant vos âmes à une damnation éternelle… ? Les voyages de Crochet n’avait été qu’une longue suite de batailles sanglantes on ne peut plus humaine. Néanmoins, cela ne l’empêcha nullement de côtoyer rêves, fantasmes et merveilles. Le mysticisme existait bel et bien. L’inexplicable régnait en cette terre plus que le commun des mortels ne pourrait jamais le concevoir ou l’envisager. Mais, malgré cette réalité, James rejetait perpétuellement la notion même du Destin, envers et contre tout ! Comment pouvait-il en être autrement pour cet homme qui régnait sur les mers, qui régnait sur les flots ? Comment ce Capitaine aurait été capable de penser que sa mainmise s’opérait sur tout mais nullement sur sa vie ? Personne ne pouvait lui dicter ses actes, nul ne pouvait lui imposer la mort ! Ce que l’on appelle Destin n’avait donc nullement plus de sens à ses yeux et, ce, même si son esprit en vacillait de sa certitude… Après tout, n’est-ce pas les cieux qui ont décidé de sa première renaissance ? N’est-ce pas cette force invisible qui le conduit sur la route du Pays Imaginaire ? Et n’y a-t-il pas la marque de l’heureux hasard dans son second retour d’entre les morts pour entamer une vie jusqu’alors mystérieusement inconnue ? Si de telles interrogations ne suffisaient en aucun cas à renverser ses profondes croyances entêtées, le retour de son ancienne sirène par le biais de cet incident en faisait néanmoins vaciller la flamme dudit entêtement ! Et si tout était lié ? Si chaque pas qu’il avait effectué de manière consciente et délibérée n’était qu’un immense parcours préconçu afin que sa personne ne se revoit confrontée perpétuellement à son pire ennemi mais, aussi, puisse revenir à flot et voguer vers les abysses où s’étaient également égalée sa si belle et si parfaite Andrina ? Les véritables hommes de ce monde ne croient pas à la chance et ne l’appellent pas de leurs vœux, non. Les véritables Hommes, les grands, les puissants et les nobles de ce monde créaient eux-mêmes leur propre chance ! A l’image d’un Crochet vengeur qui s’invita comme le seul rempart contre l’ignominie perverse du vieux porc en rut ! Créer sa chance pour favoriser, pour forcer le sort du Destin. Embrasser ce qui était d’ores et déjà écrit noir sur blanc afin de faire face à l’inattendu, la surprise, l’heureux évènement insolite… ! Oui, croiser le regard de la sirène, tant sa position soit-elle de la douleur et de la faiblesse, ne pouvait qu’amener de nouveaux troubles et autres interrogations. Dieu seul sait à quel point le pirate avait pu essayer d’haïr notre belle déesse des mers pour ses tumultes en son sein. Tout comme Dieu seul sait que cette haine factice n’avait jamais réussi qu’à renforcer l’attachement et l’évidence dans le cœur meurtri du Capitaine que ce dernier tentait vainement de nier en toute circonstance !

Le regard. Le regard de la peur. Le regard de la mort. Dans l’immensité de ses méfaits et de ses crimes, Cap’tain Hook jouissait d’une expérience relativement nécessaire afin de déterminer de quelle nature pouvait être la peur qui s’affichait devant lui. La peur qui amène la tétanie parfaite et brutale, mais ne changeant rien dans la pensée de la victime, si ce n’est une forme de trauma quelconque. L’autre peur qui attise les sentiments les plus sombres et les plus obscurs. Et, en dernier lieu, la peur obéissante, celle par laquelle vous trouvez les chemins attentifs de votre cible. Cette même peur que pu lire notre pirate dans les yeux du prénommé Nico’. Si la rédemption machiavélique du capitaine ne ressemblait que d’avantage à une pomme empoisonnée, elle demeurait évidente quant au courroux qui planait désormais sur la tête de l’ancien amant de la délicieuse blonde ! Soulignons d’ailleurs qu’à présent, Crochet pouvait estimer connaître relativement ce simple manant comme un homme tenant plus à sa misérable existence qu’au contrôle qu’il tentait d’inculquer à ses proies. Oui, sa cible sortit du bar, la tête basse et les épaules renfoncées. Andrina ne risquait plus rien ! Seul le tenancier du Jolly Roger pouvait éventuellement s’inquiéter de quelconques représailles… Mais le talent de notre souverain des sept mers suffirait amplement à juguler une telle menace ! Désormais seul avec l’être qu’avait un jour choisi son cœur, notre principal intéressé se retourna à peine alors que sa main se tendait avec bienveillance vers le corps de cette merveille… De SA merveille ! « S’il pensait être capable de se venger de la sirène que tu as un jour été, alors ce piètre mollusque ne savait nullement dans quoi il s’aventurait ! » Résonna la voix de James tout en laissant apparaître un sourire aussi charmeur, voir plus charismatique peut-être, que par le passé. Homme au cœur de pierre, tout son être sembla néanmoins fondre sous la chaleur du contact de cette main retrouvant la sienne. De la réunion de leurs doigts à peine effleurer et dont il savoura la moindre parcelle de secondes avant que le tout ne s’efface tel un rêve disparate et trop illusoire. « Nul besoin de me remercier Andrina… Cette intervention se voulait tout aussi naturelle que je pouvais t’être redevable… » Redevable… ? Oui, redevable de ce départ et de ce poignard qu’il planta dans son être en disparaissant au gré du vent et des marées. Enlevant ainsi l’une des parcelles de vie de la sirène, s’il avait réellement compté pour elle, James venait dès lors de lui rendre cette précieuse partie vitale en venant à son aide, à son secours… « Tout va bien, je te remercie. Et puis nous savons l’un comme l’autre que ce n’est pas un poltron de son envergure qui inquiéterait l’une des plus grandes terreurs des hautes mers ! Qui plus est, je rajouterai que le plus important est de savoir, toi, comment tu vas ? » Souffla-t-il tout en conservant simplement ce sourire ravageur. Faiblard notre Crochet ? Disons que la sirène avait toujours su éveiller les instincts les plus prévenants et les plus humains chez lui. Et après l’on s’étonne qu’il voulait se pourvoir en refus et rejet ? Empruntant le pas de l’envoutante Andrina, Crochet la laissa prendre soin d’elle, demeurant quelque peu dans le doute quant au véritable comportement à avoir vis-à-vis d’elle bien évidemment. Tout n’était qu’inconnu et mystère avec elle et, quoiqu’il en pense ou accepte d’avouer, c’est également cet attrait propre à la sirène qui le fascinait et l’attirait tellement. « Au risque de te contredire, je ne t’ai jamais trouvé aussi ravissante au contraire ! » La complimenta-t-il de manière assez directe avec le ton et le tact qui le caractérise. « Mais je t’avoue que je n’espérais pas, ou plus à ce que nos chemins puissent se recroiser… » Il joignit ses poings tout en déposant les poignets sur le rebord du comptoir. Son visage se baissa quelque peu, fuyant ce regard qui transcendait son âme tout en cherchant ses mots, tout en cherchant le moyen d’atteindre celle qu’il eut espéré et regardé comme une moitié durant tout un temps. « Ceci dit, je pense qu’il est d’usage que de telles retrouvailles soient célébrées par un verre, si tu me permets de t’en offrir un… En espérant que ce bar serve quelque chose… d’acceptable ? » Conclut-il sous son plus agréable des rires.

© LOUIS

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MessageSujet: Re: Hear my heart burst again — Cap'tain Hook. Hear my heart burst again — Cap'tain Hook. EmptyDim 25 Nov - 16:52

Hear my heart burst again.

Dans le bleu infini des mers jouant des vagues et s'amusant des courants, elle découvrait le monde à toute latitude. Des sombres profondeurs aux rayons chauds ardents, elle chantait languissante sa passion des amants. De ce pirate lointain qui se faisait absent dans les flots incertains des tempêtes et du temps... Ce fut un soir sans lune que vint l'enchantement. Un appel mélodieux par delà tous les vents qui laissa apparaitre le roi des océans. La chaleur de sa peau sur la sienne, il se mit à sourire sans penser un instant qu'à l'écoute d'un chant la beauté d'Andrina le sublime et arrêtèrent le temps. Etait - elle ange ou demon... ? Ensorcelé par tant de beauté, par cette créature aux yeux azure, il nagea alors à travers ses pensés. Il déposa dans son coeur une perle sacré, une étoile bleuté qui représentait leur amour passionné... Depuis ce jour, les flots sans cesse le ramènent à elle et chacun de ses chants est une île lointaine. Dans le monde profond, la sirène sommeille en imaginant un pirate et son portrait, stupéfait par la belle il devint conquérant et refusa de partir car l’amour est plus fort loin des lois et sans jamais avertir... Mais lorsque son rêve imagine l'abstrait, la lumière du jour tendrement la réveille... Loin de vous, loin de son amour. Une trombe de peines hantait désormais son long chant, désarroi naissait dans ses refrains, une monodie obsédante qui s'entendait au loin.

Tombée dans le piège de son sourire charmeur, elle repensa au passé, revivant dans une ronde interminable ses mauvais rêves où brillant de faux espoir il lui tendait la main. Le coeur d'Andrina a longtemps été meurtri par le non retour de son pirate, le chagrin l'étreignait seule dans le noir, perdue dans l'espoir d'un jour le revoir. « Redevable... » Répéta t - elle doucement. « Je crois qu'il est trop tard pour payer certaines dettes James... » Dans son départ, il lui avait volé bien plus qu'il ne pensait. Une partie d'elle s'était envolé à jamais, laissant son coeur brisé, gelant année après année... Quelque chose qu'on ne peut point réparer ou acheter. Comment elle allait à présent ? Cette nouvelle vie qui s'imposait à elle l'obiger à tirer un trait sur le passé, du moins à faire comme ci car personne ici ne devait savoir son secret. « Je me porte plutôt bien... J'ai trouvé ce travail il y a quelques semaines, c'est un peu dur le weekend mais j'ai l'occasion de chanter un peu alors... » Dit - elle en haussant les épaules. « Je n'ai pas trop le choix de toute manière, ici je ne suis plus fille de roi mais une femme qui n'a pas d'expérience... Et toi, es tu aussi coincé dans cette ville ? » Curieuse, elle voulait savoir ce qu'il devenait. Il avait l'air d'être toujours le même redoutable pirate même si cette fois ci il s'amusait à sauver les demoiselles en détresses. Ses joues se teintèrent de rose accompagnant son rire mélodieux au compliment du jeune homme. Il savait comment parler aux femmes mais cette fois ci elle ne tombera pas dans le piège. Elle lui offrit un sourire aussi charmeur que le sien en réponse puis en entendant la suite celui ci se figea avant de disparaitre. Il avait perdu espoir mais avait - il un jour voulu la revoir ? Les dires de Crochet lui confirmèrent qu'elle n'était qu'un poisson dans l'eau comme tant d'autre dans la vie du pirate. Une passade, un joli voyage qu'il avait savouré avant de quitter sans se retourner. Tamponnant tendrement le chiffon sur sa mâchoire, la jeune femme ne refusa pas son invitation. Elle attrapa deux verres vide qu'elle déposa devant les points de son bel et ancien amant. Une bouteille de rhum vint ensuite ainsi qu'un liquide fruité dont on lui avait conseillé. « Cela convient - il à Monsieur ? » Dit la sirène en le rejoignant de l'autre coté du bar. Attrapant un tabouret haut à ses cotés, elle se hissa à son sommet pour y prendre place. C'était assez étrange d'être la, réunie auprès de lui, un moment qu'elle voulait elle aussi célébrer, car après tout le passé est le passé, on ne peut pas l'effacer mais le mettre de coté. Elle ne peut lui en vouloir toute une vie et même si c'était le cas, sa vie de sirène avait suffit. Elle le regarda servir et retint les doses pour une prochaine fois. Le verre entre ses mains elle y trempa ses lèvres et le reposa sur le comptoir. « Mais au faite, que faisais tu dans les parages ? ». Des questions et encore des questions, sa curiosité prenait souvent le dessus jusqu'à assouvir ses moindres désirs. Andrina aurait aimé savoir chaque seconde de la vie de James loin d'elle, que faisait - il et avec qui ... Dans son intimité et dans sa vie, avait - il trouvé l'amour ou la peine. Les victoires ou la défaite. Son visage l'avait - il hanté durant des années ou seules quelques nuits ? Faisant tourner les glaçons dans son verre elle s'imaginait des réponses, certaines qu'elle n'aura peut être jamais. « Je suis heureuse de te voir James, pas que pour pour le fait que tu m'ai aidé avec cet homme mais aussi parce que tu m'avais manqué. » Confia t - elle dans un souffle. Son regard étoilé se déposa sur lui, tendrement elle lui sourit satisfaite de l'avoir que pour elle en cette nuit. Elle ne s'étendit pas sur ses paroles, lui dire qu'il lui avait manqué était bien faible comparer à ce besoin de combler le trou béant dans sa poitrine.
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MessageSujet: Re: Hear my heart burst again — Cap'tain Hook. Hear my heart burst again — Cap'tain Hook. EmptyDim 25 Nov - 20:16

HEAR MY HEART BURST AGAIN
« Et si je te demandais de me faire confiance ? » Le souvenir de cette question demeure ancré dans l’esprit de ce Capitaine qui laisse ses iris bleutés observer l’océan qui défile sous le poids de son navire. Cette voix le hante, autant que ce sourire, que ce regard et que cette authenticité qui ne rendait la pureté de l’échange encore plus sincère, en plus profond. Comment pourrait-il oublier cette soirée ? Comment pourrait-il oublier cette ultime nuit ? En ces instants de légèreté où le pirate demeurait à moitié allongé sur sa barque, l’autre moitié de son corps tourner vers sa sirène qu’il tenait précieusement contre lui. A sa question, l’homme avait souri, caressant la belle de son regard, effleurant les lèvres de sa moitié du bout de ses doigts doux et délicats. « Je te répondrai que je ne suis qu’un pirate… » Ironisa-t-il avec légèreté et, ce, sous l’amusement inévitable de la somptueuse blonde qui en espérait secrètement d’avantage en cette réponse. Secouant la tête de droite à gauche, James retrouva néanmoins son sérieux dans une déclaration déstabilisante, ne lui ressemblant guère. Mais une déclaration avant tout sincère et honnête : « Et que ta question est inutile… Car, que je le veuille ou non, je t’ai offert ma confiance et mon être dès notre premier regard… » Murmura-t-il comme la plus grande de ses faiblesses, comme s’il se confessait de sa plus monumentale erreur. De cette erreur qui en engendre une autre. De cette erreur qui amène la chaleur de ce baiser onctueusement mélangé de douceur, de sensualité mais teinté d’une inénarrable passion partagée. « Tout comme tu seras à jamais le seul et unique être à avoir capturé le cœur de la sirène que je suis… » Doux murmure qui se prolonge dans l’échange inconditionnel de leur tendresse, de leur affection… De ce qui était de l’ordre de l’amour entre eux et, ce, qu’importent que cette définition proprement dite parvienne ou non à réellement choquer. Le cœur de James en saignait, le cœur du pirate s’en brisait. A cet instant, sa décision était déjà prise dans son esprit et dans sa tête. Son choix s’était silencieusement prononcé ! Qu’importe la limite de ce qui leur était interdit, le Capitaine ne se voulu jamais aussi attentionné, aussi proche et aussi présent que cette nuit-là. « Quoiqu’il arrive, ma vie t’appartiens, maintenant et à jamais… » Le sourire d’Andrina semblait témoigner qu’elle prenait cela que comme une simple déclaration romantique. Pourtant, jamais notre Crochet n’eut de telles paroles pour quiconque et jamais il n’en n’aurait pour personne d’autres. Il laissa sa sirène regagner les flots aux lueurs de l’aube. Sa propre barque, elle, retourna vers son imposant navire. L’hésitation demeurait présente, le doute l’envahissait. Prenait-il seulement la bonne décision ? James se détacha d’un foulard qu’il portait régulièrement et l’offrit à l’abysse des océans. Cadeau secret d’adieu. Son visage fixait la mer, toute voile dehors, le Jolly Roger transcendait les vagues. Mais à chaque écume tranchée, le cœur du pirate se brisait d’avantage. Telle était la destinée d’une histoire impossible, d’un amour qui ne pouvait perdurer. Les ténèbres s’installent sur le rivage. Ce soir, le temps serait à l’orage.

Comment parvenir à faire le deuil d’un départ ? Comment réussir à accepter l’abandon à partir de l’instant précis où vous en étiez le seul créateur et l’unique responsable ? Commettre des atrocités, en tant que pirate, n’était qu’une forme d’évidence et d’aspect on ne peut plus naturel. Ainsi avait-il évolué, ainsi la vie l’avait-elle poussée à devenir un gentleman charmeur au potentiel machiavéliquement et dangereusement mortel. Les états d’âmes avaient été balayés de sa conscience de par toutes les trahisons qu’il avait pu vivre et être victime. Ce n’était pas son cœur qui s’était lancé dans l’embrasement de cette vie de tricherie et de corruption. Seul le mal de ce monde forgea notre ami pour qu’il arbore ce visage qu’on lui connait tant. Néanmoins, cœur de pierre, cœur de glace… Une seule lueur laissait fondre la neige et l’absence de sentiments pour mieux toucher et d’avantage vaciller cette âme solitaire et détruite par le temps. Cette pointe dans sa poitrine, la colère dans son reflet. Cette pique qui harcèle et qui dérange à tout instant de calme et de méditation. Cette voix que vous voulez taire mais qui hurle de plus en plus fort l’étendue de votre potentielle erreur. L’être capable d’humanité est celui qui se veut capable de faire les bons choix. Mais, en certaines circonstances, aucune décision n’est réellement bonne ou idéale. Il n’y a pas de solutions, juste une impasse. Une impasse à laquelle le Crochet avait tranché. Mais une impasse où saignaient le doute et l’amertume. Les paroles de notre radieuse sirène se voulait, en un certain sens, relativement sages et on ne peut plus matures. De redevable, il ne demeurait rien, aucune consistance. De dettes ? En aucune façon également ! De souffrances et de rancœur ? Là, oui, nous entrions dans le vif du sujet. Etrange prudence que de ne pas trop s’avancer dans le sujet. Mystérieux comportement que de veiller à ne pas emprunter cette pente glissante afin de ne nullement gâcher la saveur que pouvaient prendre ces retrouvailles. James acquiesça tout en déviant le regard. Si la sévérité accompagnait naturellement son regard, seul l’œil averti d’une personne le connaissant intimement pouvait cerner toute la profondeur et toute la richesse que dissimulait l’intention d’iris aussi bleutés. Néanmoins, comment atteindre cette réalité et comment amener à la partager ? A partir du moment où vos paroles et vos actes vous ont trahi en anéantissant à jamais l’ampleur de votre crédibilité auprès de celle que votre cœur avait à jamais choisi dans une infinité sans égale ?

Attablé à ce comptoir, James la regarde, James l’observe. Son propos ne peut paraître qu’une vague flatterie dans un océan de compliments de beau parleur dont il a le secret. Cela ne retire en rien qu’il pense précisément chaque syllabe de ces paroles. Andrina était, et demeure encore aujourd’hui, d’une beauté à en faire pâlir les anges. Sa condition d’humaine ne sublime on ne peut plus ce ressenti, tant par honnêteté et franchise que par la symbolique de la voir sous ce jour nouveau que cela implique. Humain, sirène… La nature même de tout ce qui avait pu les séparer et les réunir ! « Je suis aussi coincé qu’un marin éternellement enchaîné à quai… » Haussa-t-il brièvement les sourcils, se permettant une comparaison qu’Andrina était capable de comprendre en tout point. « Tout comme toi, ma grandeur d’antan n’est plus et ne veut plus rien dire ici… Retrouver la mer, les océans… Sortir de nouveau la grande voile et prendre le large… » Soupira-t-il, roulant des yeux sur le côté en guise de conclusion à cette confession demeurant alors en suspend. « Une punition, une pénitence ou une nouvelle chance ? Tout ce que je sais, c’est que cela n’a pas que des points négatifs ! » Reprit-il en laissant son hôte, devenue désormais son invitée, prendre place à ses côtés avec une précieuse dose de rhum. Certaines choses avaient changer, d’autres demeuraient identiques ! Et ne parlons pas de ces instants impossibles se concrétisant toutefois devant vous en cet instant ! « Hum, voyons voir ça… » Sourit-il en saisissant la bouteille. Conditionné par ses vieilles habitudes, il fit sauter le bouchon à l’aide de ses dents et versa une larme de rhum dans son verre. Ses lèvres y trempe, il en savoure le moindre millilitre et se contente d’afficher un air satisfait avant de doser parfaitement les deux breuvages en présence. « Je vois que tu n’as rien oublié de mes habitudes à ce niveau-là… » Sourire encore, sourire toujours. Même si la pointe de culpabilité ne disparaîtrait certainement jamais à l’égard de sa sirène, son cœur n’était pas à l’obscurité mais bien à l’étincelle de leur chance. « Tu ne me croiras certainement pas mais, je marchais… Je marchais simplement et, sans savoir pourquoi, j’ai atterri ici… A moins que ce ne soit mon instinct légendaire d’intrépide capitaine qui m’ait fait part de ton danger ? Telle est la question… » Charmeur, séducteur, taquin… Son regard ne s’en posait que plus profondément dans les pupilles de la souveraine des océans et de son humanité toute aussi océanique. Les paroles continuent de s’échanger, de pleuvoir et, sans crier gare, James sent son être ce tordre sous une forme de douleur insupportable et agréable en même temps. Il se réfugie dans le mouvement de sa tête vers le comptoir. La surprise de cette annonce semble le laisser sans voix. Une gorgée de rhum pour se donner du courage, pour ne pas rougir des circonstances ! « Andrina, je… » Il hésite mais se laisse aller à l’envie de poser sa main libre délicatement sur la sienne. « Je me souviens t’avoir dit un jour qu’un pirate ne faisait pas confiance… Et que par ce fait, avoir confiance en l’un d’entre eux pouvait être mortel… Enfin, cela vaut ce que ça vaut mais, rien ne m’a plus manqué que toi… »

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MessageSujet: Re: Hear my heart burst again — Cap'tain Hook. Hear my heart burst again — Cap'tain Hook. EmptyJeu 29 Nov - 16:18

Hear my heart burst again.

Prendre le large... La sirène n'avait plus ce privilège désormais, tout comme lui elle était prisonnière de ce monde. Et parfois celui ci ne manquait pas de le lui rappeler. Dans la pénombre de la nuit, elle pouvait parfois donc entendre le vent sifflant et claquant contre les mats. Un appel au dela de l'océan qui l'emportait dans un rêve qu'elle ne peut partager. Un souffle, un espoir, croyant que l'irréel pouvait être le réel. « Mais,... N'as tu pas un 'ami' ou quelque chose de ce genre qui pourrait peut être inverser le sort ? Toi qui a fait le tour des océans, ne connais tu donc pas un sorcier ou un être utilisant des enchantements ? ». Si presque plus aucun espoir de retrouver sa terre natale ne vivait en elle, peut être que lui, pouvait lui en apporter. Après tout, n'était - il pas le plus grand des pirates ? Il avait peut être parmi ses nombreux trésors, un joyaux, une potion ou une baguette magique, qui inverserait le cours des choses. Naive ou innocente, était - ce donc si mal de vouloir croire en lui une nouvelle fois ? Mais la vraie question est plutôt, peut elle y arriver. Croire en lui, lui faire confiance, tout ça est loin d'elle désormais et à présent seul le destin nous le dira. Reposant ses bras sur le comptoir, la jeune femme ne mit pas longtemps avant de gouter son verre. Elle n'était en faite pas très friande de ces boissons alcoolisées, même si de nos jours il y en avait pour tous les gouts. Et elle ne comprenait simplement pas la frénésie de certains hommes et femmes à vouloir boire encore et toujours. Elle n'avait jamais été ivre, juste joyeuse mais pas au point de vomir. D'ailleurs c'est en parti ce qui lui faisait peur. Elle ne releva pas le sujet quand il évoqua les souvenirs de la jeune femme. Certes, elle n'avait pas oublié que le rhum était un des passagers de son navire, mais elle n'avait pas oublié que ça. Elle était un peu étonnée qu'il lui parle aussi aisément du passé, de leur passé. De son coté, elle ne voulait pas raviver les souvenirs aussitôt. Elle n'emprunta donc pas cette voie, souriant simplement en coin comme pour lui donner raison sur l'instant. C'était quand même assez dure de paraitre si distante avec lui, lui qui ne cessait de lui sourire... Voulait - il la charmer ? Si c'était le cas, cela fonctionnait. Qui pourrait être insensible à ce sourire ravageur ? Certainement pas elle. Elle évitait donc de le regarder de trop, fuir oui c'était ce qu'elle faisait mais personne ne pouvait lui en vouloir. Marcher, marcher, ... Il n'était pas très précis dans ses réponses, peut être qu'il ne voulait tout simplement rien lui confier. James a toujours su entretenir son coté mystérieux, qui à son plus grand malheur, à toujours très plut à la gente féminine, elle y compris.

Elle s'était soudainement confié à lui. Pas de la à dévoiler ses secrets mais juste son ressenti sur le moment. Elle se sentait étrangement mieux d'ailleurs suite à ça. Au moins, il le savait. Elle veilla du regard sa réaction, d'une traite il avala son verre puis lui pris la main dévoilant à son tour quelques mots. « Je me souviens t’avoir dit un jour qu’un pirate ne faisait pas confiance… Et que par ce fait, avoir confiance en l’un d’entre eux pouvait être mortel… Enfin, cela vaut ce que ça vaut mais, rien ne m’a plus manqué que toi… » Son coeur ne fit qu'un bond dans sa poitrine et ses joues se teintèrent légèrement d'un beau voile rosé. Que faisait - il ? C'en était presque gênant et si on mettait de coté le bien qu'au fond cela lui faisait. Mais, elle s'en rappelait oui. Elle ne savait certainement pas comment prendre cela. Etait - ce ironique de sa part ou bien ne voyait - il pas le mal qu'il lui faisait.. ? Elle hésita un petit moment avant de faire glisser sa main loin de la sienne, attrapant ainsi son verre pour en boire les dernières gorgées. Le temps de réfléchir, le liquide alla caresser sa gorge de son arôme fruité lui donnant le petit plus de courage qu'il lui fallait. « James... » Commença t - elle. « Tu n'es pas obligé de faire ça, tu sais. » Reposant son verre sur le comptoir, elle se tourna finalement vers lui pour lui faire face. « C'est le passé. » Dit - elle avec une once de regret dans le regard. Etait - il sincère ou voulait - il la charmer ? Ce qui était sure c'est qu'elle n'en croyait pas un mot, non c'était impossible. Cela devait être de la pitié envers la sirène qui elle venait d'avoué son éternel amour pour celui qui demeurera toujours au plus profond de son coeur. « Nous devrions peut être rentré chacun chez soi, il se fait tard. » Termina t - elle en baissant le regard. La jolie blonde ne voulait pas rentrer chez elle mais combien de temps allait - elle tenir encore si près de lui...

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MessageSujet: Re: Hear my heart burst again — Cap'tain Hook. Hear my heart burst again — Cap'tain Hook. EmptyVen 14 Déc - 5:01

HEAR MY HEART BURST AGAIN
Souverain des Mers, roi des Océans… Oui, est-ce que Crochet était réellement capable de trouver une solution miraculeuse face au maléfice qui venait de les frapper tous deux, et tant d’autres… ? Sans aucune hésitation, face à l’aspect de l’aventure et du défi, James ne répondrait absolument pas par la négative ! Le courage et l’intrépidité étaient siens ! Rien ne pouvait l’arrêter, rien ne pouvait réellement entraver… Et ce, parce qu’il avait plaisir de ne pas être un homme comme les autres mais… Un simple héros de fiction ! Oui, cette terreur de la piraterie qu’il put être et qu’il puisse demeurer être n’a jamais été que le bon vouloir de son créateur : un aristocrate anglais aussi enfantin que sain d’esprit. Toute son existence, toute sa réalité n’avait été que la matérialisation de mots couchés sur du papier et sans grande consistance réelle. Crochet ne fut jamais qu’une idée, qu’une image, qu’un mythe, rien de plus ! Voilà pourquoi il put découvrir les plus grands trésors, les plus merveilleux mystères de ce monde jusqu’à se retrouver dans les confins d’une île imaginaire et immortelle. Tout n’était que de la poudre aux yeux dont il n’avait nullement conscience. Exister sans exister. Être réel sans le demeurer réellement. Etrange constat pour un homme qui ne connaissait nullement les réalités de sa création, ni même encore qui s’en intéressait ou ne s’en préoccupait réellement. Cela n’avait pas autant de valeur que sa vengeance, que son désir de grandeur et de pouvoir… Mais, et surtout, cela n’avait nullement d’importance face à l’impossibilité et l’unicité des retrouvailles qui s’opéraient en cet instant même. Le monde n’est qu’une terre en perpétuel changement. Une terre où l’on vit, où l’on meurt. Une terre où l’on rit, où l’on souffre. Une terre ou rien ne demeure, où tout est éphémère. Une terre sur laquelle il demeurait enchaîné fermement sans possibilité de liberté. Mais une terre qui lui avait toutefois permis d’être ici ce soir, d’être face à elle en cet instant, de briser à jamais tout ce qui le séparait de son plus merveilleux, de son plus puissant et de son plus incommensurable amour et souvenir. Chanceux est celui qui n’a jamais connu les sensations papillonnantes de l’amour pour ne pas vivre dans l’espoir des désillusions. Mais plus puissant demeure encore celui qui a un jour eu le courage d’ouvrir son cœur et d’en souffrir… Car telle était la seule et véritable étape indispensable afin de pouvoir savourer pleinement la richesse d’un tel instant !

La question ou, devrait-on plutôt dire, la requête lancée par sa sirène portait en son sein un dilemme très cornélien. Un dilemme qui ne demeurait nullement dans l’éventuelle possibilité d’inverser le sort, mais bien de savoir si on le voulait réellement ou non ? Et, à cela, les attentes et le constat de James risquèrent très certainement de demeurer différents de son Andrina… Ou pas ?! Que gagnait-il en cette vie ? Que lui manquait-il de l’autre ? Hum… Rien ne lui manquait mis à part la mer, son navire et la légende qui le précédait. Un pirate ne peut en demeurer un s’il continue de rester pied à terre sans jamais reprendre la mer. Toutefois, derrière cela, ce sortilège lui a permis de quitter ce monde « merveilleux » où tout n’était qu’échec et souffrance pour lui. Un sort à la soutenance tragique mais libératrice pour d’autres. D’autres dont il faisait lui-même partie. L’imperfection de ce monde se parait d’une image plus paradisiaque que celle du Pays Imaginaire, de Neverland ! Sans compter que l’état actuel des choses lui présentait un autre point relativement sensible de sa vie : Andrina ! Autant avait-il pu en tomber amoureux en tant que sirène qu’aujourd’hui, elle s’affichait sous un jour où un ‘eux’ pouvait se discuter. Où l’idée d’une relation entre eux deux n’était plus qu’un espoir fugace n’ayant aucun espoir de se réaliser. Et, ce, même si les distances qui demeuraient présentes se voulaient d’un tout nouvel ordre aujourd’hui. La vengeance, les crimes, le libertinage, la solitude marquée par des profondes années d’errance sans relâche… Il est vrai que l’apparence humaine d’Andrina changeait fortement la donne. Toutefois, derrière tous les rêves romantiques de ce très cher Crochet, et derrière ce voile d’humanité qu’il peut avoir au plus profond de son âme, le pirate sait que rien n’est joué pour autant. Si l’on veut s’amuser à être catégorique et très pragmatique, il suffirait de dire que rien ne les rattache à l’autre mis à part un sentiment… Et un souvenir ! Mais, ne sont-ce pas là deux forces suffisantes pour changer le cours d’une vie, de deux vies ? Tout simplement le cours des choses ? « Dans ce monde où je t’ai connu, dans ce monde où mon nom était celui de la Légende, je t’aurais offert la voie de l’immortalité si tu me l’avais demandé… » Baissa-t-il le visage sur le comptoir en souriant finement, très légèrement. « Mais quand je regarde ce monde ci, sans navire, sans ma véritable demeure… Disons que cela me prendrait une journée de plus ! » Une phrase conclut sur un ton suffisant et taquin en même temps. De par cette pointe de charme, il voulait montrer qu’il pouvait en être capable si tel était une fois le vœux le plus cher de l’élue de son cœur. Traverser de nouveau la terre entière, parcourir les contrées, les îles, les continents dans toute leur superficie afin de trouver l’anti-sort. Et s’il n’y avait pas de solutions ? Alors transgresserait-il les limites du possible et de l’imaginable, tout comme il le fit un temps pour atteindre son île maudite…

Sous un échange de confidences beaucoup plus profondes et beaucoup plus personnelles, James avait été pris de court ! Autant ne cacha-t-il pas sa sincérité après avoir reposé ce verre de rhum et saisir en son sein la main de sa sirène, autant que cela lui avait donné la sensation de ressentir, depuis bien longtemps, quelle était la fureur de son cœur lorsque ce dernier faisait résonner ses battements. Voile de chaleur et de satisfaction pour cette partie de son esprit qui ne s’était jamais totalement résolue à l’oublier, à l’oublier elle. Le trouble ? Il ne lui en voulait guère ! Non pas qu’il était justifié, là n’était pas la question. Ce qui importait, c’est que ce trouble, tout comme cet instant, demeurait celui d’une longue et vaine attente qui finalement se réalisa. Cela faisait plaisir, cela rendait heureux mais, oui ! Cela faisait également douter et, en une certaine manière, cela pouvait amener de la peur. La peur d’à nouveau ouvrir son âme, la peur d’aller rechercher ce que vous avez de plus humain et de plus à vif en vous. La peur de se libérer de ce masque de froideur et d’absence totale de ressenti au profit d’un choc capable de vous anéantir une ultime fois pour toute. Mais une peur dont on peut aussi préférer les signaux et les mises en garde. Car, au diable logique, rien ne compte parfois plus qu’un seul et unique instant : celui de l’instant présent ! « Oui, peut-être devrions-nous… » Tel un couperet transcendant toute désillusion, James laissa une nouvelle fois son regard s’échapper alors que la sirène lui tournait le dos. Certes, ils pourraient l’un et l’autre s’en tenir à cela. Le passé est le passé, seul l’avenir importe en fin de compte… Sauf que ce n’est pas ce que désire James ! Tout comme il sait que ce n’est pas ce que peut désirer sa belle et ravissante sirène ! Aussi séduisante, mystérieuse et redoutable créature puisse-t-elle avoir pu été, il avait appris à lire dans son regard, à lire en elle. De la même manière que James avait implicitement laissé les pages de sa vie être totalement à nue, prête à lue avec curiosité par cette seule et unique personne. « Enfin, si c’est vraiment ce que tu veux ! » Le ton était sec, clair et définitif. Un bruit de chaise se reculant précéda quelques pas semblant se diriger vers la sortie. Puis, un silence, un profond silence. James se retourna pour contempler le dos de son ‘ancienne’ moitié. Sauver ce qu’il avait gâché dans le passé ? Ou bien abandonner tout espoir malgré ce qu’il lisait dans ce si beau regard ? « Je ne fais jamais la même erreur deux fois ! » Les pas furent rapides, suffisant pour combler la distance qui le séparait de la somptueuse Andrina. Une simple main sur son bras. Un simple mouvement pour la retourner face à lui. Ses doigts qui viennent se poser sur sa joue, saisissant les recoins de son visage dans une finesse parfaite. Les iris qui se noient dans ceux de l’autre. Les paupières qui commencent à se clore… James ne voulait pas la laisser… James ne pouvait plus l’abandonner… James ne résista pas à cet appel si majestueux qu’était celui du baiser… Baiser des retrouvailles, baiser de l’envie… Baiser passionné !


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MessageSujet: Re: Hear my heart burst again — Cap'tain Hook. Hear my heart burst again — Cap'tain Hook. EmptyMer 26 Déc - 0:12



Hear my heart burst again.

Une journée de plus. Voilà qu'il la faisait rêver. Qu'aurait elle donner pour une seule journée de plus près de lui autrefois... pour quelques heures supplémentaires auprès de son cher pirate... Peut être tout. Tout ce qu'elle avait, tout ce qu'elle aurait pu si cela lui aurait donner un peu plus de temps avec son ancien amant. Du temps qui lui aurait permis de l'aimer un jour de plus, ainsi, cela lui aurait aussi permis de retarder l'inévitable. Son départ. Oh oui, quelques minutes de plus à rêver de leur futur dans ses bras... Goûter une dernière fois à la chaleur de ses lèvres. Apprendre par coeur les moindres détails de son visage, elle aurait pu passer une journée de plus a l'admirer sans s'en lasser. Tentant par tous les moyens de le convaincre, de cet amour qui avant était leur seule loi. La sirène se voyait déjà changer le passé, construisant un nouvel avenir accompagné de son unique amour. Peut être même qu'une nuit aurait suffit. Une nuit où ils auraient fait naitre des étoiles. A ses pensées malgré la peine, elle s'emplissait d'amour en ses veines, elle semblait avoir se pouvoir, ce pouvoir de la lumière, si forte et si brillante qu'il s'en serait imprégné à jamais. Mais ce n'était pas réel, tout ça n'était que son imaginaire et seul lui aujourd'hui devant elle avait ce pouvoir divin. Oui, aujourd'hui leur destinée reposée entre les mains du pirate. Elle ne pouvait se battre pour le reconquérir, mais lui d'un seul regard pouvait faire briller des rêves dans ses yeux. Il pouvait la faire vaciller, faire envoler son âme comme bercer son coeur sous ses traits. Dans ses yeux, le pirate de ses rêves sans usure, avait le pouvoir de la faire reine, princesse, fée, amie, maîtresse, ... De longeait de ses doigts chaque suture et de lui donner l'amour pour seule évidence. La seule question à présent, était le voulait - il ? Le temps passe et la mémoire s'efface... Ce souvient - il de tous ces moments, leurs moments ou ne sont - ils que d'éphémères tourments ? Ces souvenirs de leur amour, comptent - ils toujours pour lui ou sont - ils disparu au fil des jours ? Le temps lui donnera peut être une réponse mais pour le moment elle ne s'attendait à rien. Elle lui demandait la lune et il lui donnait l'univers, une vaste étendue de rêves dans son sourire, dans ses mots qui lui faisait croire à un meilleur avenir. D'un sourire béant, étirant ses lèvres de chaque extrémité, elle y croyait, elle voulait y croire.

Ce qu'elle voulait ? Oh ce n'était pas grand chose, juste un peu d'amour. Un peu de lui, un peu de tout. Et par dessus tout, faire disparaitre cette douleur, son chagrin, cette peine au fond de son coeur. En demandait - elle trop... ou bien n'avait - elle pas mérité tout ça... Tout était trouble près de lui. Chaque pas pour s'éloigner de lui se faisait faible et hésitant. Partir, c'était la meilleure solution. Elle ne pouvait rester un moment de plus avec lui, elle ne voulait pas se laisser séduire d'un claquement de doigt puis ensuite en souffrir deux fois plus. Faible, c'est ce qu'elle était là dans la même pièce que lui, à cet instant ou sa seule présence était un cadeau empoisonné de l'existence. La main sur la poignée de la porte, ses mots raisonnant dans son coeur, le bruit de ses pas rapides sur le plancher de l'établissement et... Elle prit vie dans ses yeux. Ses doigts la brulèrent sous leur passage. Son coeur se raviva sous leur chaleur. Il se rapprocha lentement d'elle et son parfum enivra ses sens. Elle frissonna, son coeur palpita, ses paupières se closes pour protéger ses saphirs et elle ressentit ses lèvres. Si tendres, si douces, elle perdit aussitôt le contrôle. Envahie par ce doux baiser, transporté par cette passion inattendue. Ou était elle, quelle heure était il, que faisait - elle au juste ? Oh plus rien n'avait d'importance, plus de question, plus de rythme. Elle se laissait guider par cette fougue. Un écho d'un battement à l'unisson, les lèvres passionnément collées, c'était lui. Ô lui son amour. Sur ses lèvres, partageant un baiser, échangé et non volé. L'envie bouillonnait au plus profond de son être, là où elle voyait son coeur battre, ce baiser lui faisait redécouvrir ce plaisir charnel, lui faisait savourer cet instant délicieux. Tant attendu, tant rêver, tant voulu. A présent, les lèvres contre les siennes, elle ne pouvait plus s'arrêter. L'embrasser à jamais, pour l'éternité, pour la vie, à la mort. Pour que leur vie se rejoigne de nouveau. Le temps d'une minute, d'un baiser. Les baisers du bonheur sont ceux qu'ils se sont donnés, le baiser d'adieux est celui qu'il lui a offert et ce baiser... ce baiser des retrouvailles... Oh il ne pouvait être que celui de l'amour. Tellement rassurant que le coeur de la jeune femme était confiant. Tel un enchantement magique qui se produisit subitement, toutes ses peurs s'envolèrent, laissant rien d'autre que cette chaleur, ce désir ardent, consumant son être, son âme, son coeur... il pouvait tout prendre. Quant elle se sentit tout soudainement chavirer dans un tourbillon de pensées. Encore sur ses lèvres, elle sentit ce poison qui voyageait en elle, à travers ses veines, il parcourait son corps tel un venin. Ses mains qui s'étaient aventurer dans le dos du jeune homme se laissèrent tomber petit à petit et ses lèvres se décollèrent à contre coeur. La douleur. Les souvenirs tapissaient son esprit. La raison la fit reculer d'un pas, déposant une main sur ses lèvres, le regard bas, oh oui honteuse d'avoir céder. « Ce n'est pas ça que je veux James. » Dit elle d'une voix clair. « Je ne veux pas que cela se passe comme ça, comme ci rien n'avait existé... ». Elle ne pouvait pas tout oublier en un baiser, même si sur l'instant cette illusion avait fonctionné.

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