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Like we're going to war #Louis Vide
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 Like we're going to war #Louis

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MessageSujet: Like we're going to war #Louis Like we're going to war #Louis EmptyVen 7 Déc - 2:21

    Il ouvrit la porte du bar avec un soupir, faisant tourner la clef à double tour dans la serrure, y pénétrant le plus mollement du monde dans l'enceinte du Jolly Roger, propriété de Hook, refermant d'un coup de talon rageur en apercevant la montagne de verres sales qu'on lui avait laissé sur le comptoir. Sérieusement ? VRAI-MENT ? Un air revêche s'installa sur son visage contrarié : quand il aurait le nom de celui qui avait fait la fermeture et qui lui avait laissé un tel bordel, sûr que ça allait gueuler ! Il marmonne un truc loin d'être poli avant de balancer son sac à dos au pied d'un tabouret, bougon. Remontant ses manches et s'installant derrière le comptoir, il plongea sa main dans la poche intérieur de sa veste, en sortit la petite montre à gousset qu'il gardait toujours sur lui et vérifia l'heure qu'elle indiquait. Il lui restait environ une heure et demie avant l'ouverture du bar et par conséquent l'arrivée plus ou moins tardive du Capitaine. Entre tout ça, une montagne de verres à nettoyer... Rangeant soigneusement la montre dans sa poche, il fit couler de l'eau chaude dans l'évier, vida la moitié de la bouteille de liquide vaisselle dans le bac et entreprit de nettoyer les verres, un à un. Parfois, il se mettait à regretter sa vie de Crocodile, quand il était à peu près libre et sans autres soucis que de savoir qui il allait croquer le lendemain mais très vite la simple vision de son reflet dans le miroir le confortait qu'être un humain était tout ce dont il avait toujours rêvé. Peut-être tentait-il juste de s'en persuader, comme un moyen de se rassurer et de se dire que malgré tout, cette nouvelle vie lui convenait. Certes, il se retrouvait un peu trop souvent pris dans des guerres qui ne le concernaient nullement, à se débarrasser de gens qui ne lui avaient causé aucun tort, simplement parce que Crochet le demandait. Pour l'instant en tous cas, il se pliait aux volontés du capitaine, avant tout parce qu'il y trouvait son compte, lui aussi. Sans doute encore une autre chose dont il essayait tant de se persuader. Le bruit de la porte qui s'ouvre le fait lever les yeux, ses prunelles noires dardant sur l'entrée un regard féroce, agacé par ce manque de politesse évident. « On est fermés » lance-t-il avant même d'avoir vu la personne qui avait poussé la porte, bien décidée à entrer quand lui était bien décidé à ce qu'elle reste dehors.

    Ses doigts se crispèrent malgré eux sur le verre qu'il tenait entre ses mains lorsqu'il vit que l'impudent avait l'indécence de faire fi de son avertissement, il gronde, les mâchoires serrées. Quoi, il sait pas lire ou il est aveugle ? Y'a quand même un panneau en format A4 plaquées de grosses lettres rouges formant le mot FERME sur la porte... Il hausse un sourcil mi-interrogateur, mi-blasé, en voyant ce qu'il appellerait communément « un gamin » franchir la porte du Jolly Roger. Il a cet air timide de petit garçon qui n'ose pas et déjà Kay sent son sang bouillir : c'est quoi encore ce bordel ? Et il trimballe quoi dans la grosse boîte qu'il tient dans sa main, ce morveux ? Instinctivement, les doigts de Kay délaissent le verre qu'ils étaient en train d'essuyer pour atterrir sur le manche d'un couteau posé sur l'évier, simplement déposés mais non moins prêts à le saisir et à le lui balancer d'un mouvement fluide en plein coeur. Un mouvement trop brusque et il est mort. Après tout, c'est pour ce genre de travail qu'on le paie, non ? Bon techniquement, il n'est pas vraiment payé mais ça c'est une autre histoire. Certes, Hook risque d'être mécontent s'il s'avérait qu'il avait à tuer un gosse dans son bar mais il n'hésiterait pas un instant si le besoin s'en faisait sentir. « Comme je le disais, on est fermés. Si tu veux boire, tu reviens dans une demi-heure. » Il marque une pause ; oui, chipoter pour trente minutes, c'est bien son genre ça, lui qui est obsédé par l'heure. Sans aucun doute une réminiscence du réveil qu'il a avalé autrefois en même temps que la main de Crochet. En tout cas, son regard aussi noir et cassant que l'ardoise ne laisse rien présager d'heureux pour l'opportun qui vient le déranger dans sa plonge, tout comme ses doigts sont restés déposés sur le couteau. D'un mouvement du menton, il lui indique la porte pour l'inciter à partir. Il ne veut pas savoir ce qu'il veut, non, ça ne l'intéresse pas vraiment. Tout ce qu'il sait c'est que, quoiqu'il désire, il faudra revenir quand le bar sera ouvert. Obtus, Kay ? Si peu...
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MessageSujet: Re: Like we're going to war #Louis Like we're going to war #Louis EmptySam 8 Déc - 0:28

    L’œil de l’alligator s’ouvrit, et la première chose qu’il vit, ce fut le plafond d’une piaule miteuse sentant le renfermé. A première vue donc, il avait encore trop dormi. Beaucoup trop. Il se tourna lentement sur le côté, faisant craquer le parquet sur le sol, et bailla. Son corps entier s’électrisa quand un courant d’air froid balaya ses reins offerts. Il émit un petit gémissement plaintif, avant de refermer les yeux. Morphée lui sourit aussitôt, entourant de ses bras blancs la jolie frimousse de l’ancien alligator. Un petit ronronnement reptilien plus tard, et déjà Louis regagnait le monde des rêves. Il y retrouvait Ray, et puis les autres, et la musique, et l’odeur du vieux bar, et…et… Son œil brun s’ouvrit paniqué. Le bar ! La grande perche d’alligator se leva d’une traite, rapidement, et son front frappa brutalement la table sous laquelle il dormait. Envoyé au tapis par le bois, il émit un grognement de mauvaise humeur, se massant du bout des doigts le front qui venait d’en prendre un sérieux coup. Ses esprits retrouvés, il avisa rapidement l’heure. Il n’était pas en retard, mais pas en avance non plus. Sautant dans la douche, puis dans ses affaires, il remarqua dans un second temps qu’il était en retard. Un petit juron sur le bout des lèvres, le reptile attrapait son saxophone et le calait bien au chaud dans sa boîte de velours noir. L’instrument en sécurité, il ajouta dans une boîte cachée sa trompette, si petite que ça aurait pu en être ridicule, et sortit finalement de l’appartement.

    Il n’avait pas de montre, mais un étrange objet que Red avait dit s’appeler… téléphone portable ? pour lui indiquer l’heure. Il suivait donc l’affichage numérique du regard, ses pas lourds frappant le pavé. S’il y avait bien une chose pour laquelle Louis n’était pas bon, c’était l’orientation. Dans la forêt, tout était très simple : il suffisait de nager quelques heures pour arriver à son but. Tout semblait plus facile dans l’eau ! Mais là… là… dans la ville, ses bâtiments affreux et ses chariotes infernales, le pauvre alligator n’y comprenait plus vraiment grand-chose. Il s’arrêta au carrefour entre l’ouest et le sud et se massa les tempes. Il était pourtant persuadé que c’était… au sud ? Il grimaça et arrêta une jolie jeune fille. Cette dernière n’eut pas le temps de l’entendre parler que déjà ses joues pleines et rondes comme de petites pêches rosées s’empourpraient. « Je suis désolé, mais… mais vois-tu, je suis un peu… perdu… » Un petit rire nerveux s’échappa de la bouche de l’alligator, si grand que la jeune fille avait le nez bien haut pour le regarder « …je cherche un bar, je, je suis musicien. Et j’ai une audition. » Il avait ce petit sourire à qui personne n’aurait pu dire non, même les plus affreux.

    « Si tu cherches un bar par ici, il n’y a que le Jolly… » Jolly. Jolly. Ça ne lui disait absolument rien, mais il avait si peu de mémoire qu’avec un peu de chance, c’était celui qu’il recherchait. « Et ça serait vers où ? » De toute façon, en retard pour en retard, fallait-il au moins se pointer quelque part. « Eh bien, tu prends la rue, là, et… » et tu te perd à nouveau ? Non, presque. Louis fit deux fois la rue qu’elle lui indiqua comme étant sa destination pour finalement comprendre qu’il passait depuis cinq minutes devant le fameux bar. Le Jolly. Roger.

    Ça sonnait pirate. Oui. C’était… c’était… maritime ? L’alligator haussa un sourcil, penchant la tête. Dans ce genre de club, on n’écoutait pas du jazz. D’ailleurs, est-ce qu’on écoutait seulement quelque chose ? Il pinça doucement les lèvres et avança. Il y avait là un petit panneau de lettres rouges, d’un quelque chose qu’il ne savait de toute façon pas lire. « On est fermés » lance-t-il avant même d'avoir vu la personne qui avait poussé la porte, bien décidée à entrer quand lui était bien décidé à ce qu'elle reste dehors. C’était bien sa veine… Bon. Persévérer, c’était le maître mot dans le milieu, non ? Ce n’était pas la première fois qu’on lui claquait la porte au nez. Avant, dans son autre vie, on lui avait même tiré dessus à coup de fusils. Un frisson désagréable le parcouru, et il vint se gratter la nuque d’un air indécis. Peut-être que c’est ta chance, Louis ! chantonnait doucement sa conscience enfouie à l’intérieur, cherchant qui sait à le pousser dans la gueule du loup. Il secoua la tête et finalement poussa la porte, prenant cet air impétueux qu’ont les jeunes qui ont le culot de se présenter, mais derrière sa carcasse de lutteur, il n’y avait en réalité pas grand-chose. Du vent et quelques illusions… enfantines.

    « Comme je le disais, on est fermés. Si tu veux boire, tu reviens dans une demi-heure. » Sur sa frimousse juvénile, encore que les vingt-cinq ans ne sont pas dans l’adolescence, l’incertitude commençait à tinter. En effet, le barman n’avait pas l’air franchement sympathique, et s’il l’était, Louis aurait aimé savoir où il avait bien pu cacher sa « bonne humeur »… Il se racla doucement la gorge, fit un pas, à peine, l’air un peu effrayé. Il n’était toujours pas vraiment assuré dans ce monde-là, un monde qu’il arrivait parfois à peine à percevoir comme étant réel… Peut-être que tout n’était qu’un rêve ? Peut-être que c’était un rêve fou. Il secoua la tête. « Je…Je viens pas boire » Il penche la tête, comme un gamin qui attend sa punition, mais qu’y peut-il si, pour de vrai, il ne vient pas chercher sa ration du jour, de quoi se déculotter dans l’heure ? « J’ai une audition, à passer, enfin… J’ai appelé y a pas longtemps et on m’a dit de passer aujourd’hui, à… » Il ne sait même plus l’heure, et d’ailleurs, il a beau tâter sa veste, il ne trouve plus son téléphone. Tant pis. « …aujourd’hui, pour jouer un morceau, voir si je ferais l’affaire. Je… » Il cherche ses mots, un peu perdu. Qu’est-ce qu’il faut dire ? Red n’a que trop été évasive sur le sujet. Être naturel c’est bien beau, mais faut-il encore voir ce que c’est que le naturel d’un alligator ! « Je joue du saxo’ et de la trompette. Du jazz. » Il montre son coffrage de velours, fermé par deux petits cercles d’alliage clair. Il a un sourire, approche de deux pas mais n’avance pas plus. « J’ai oublié d’me présenter. Je suis Louis. Louis Bechet. » Après tout, c’est la moindre des choses, non ?
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MessageSujet: Re: Like we're going to war #Louis Like we're going to war #Louis EmptySam 8 Déc - 18:40

    « Comme je le disais, on est fermés. Si tu veux boire, tu reviens dans une demi-heure. » Le voir avancer à l'intérieur malgré son avertissement ne fait que l'agacer davantage et il fronce les sourcils, visiblement contrarié. Si le jeune homme semble tout de même mal-assuré, il n'en a pas moins le culot d'imposer sa présence. « Je…Je viens pas boire » Kay hausse un sourcil interrogateur, le toisant de haut en bas puis de bas en haut comme s'il le prenait pour le dernier des attardés. S'il était dans un bar mais qu'il ne venait pas boire, il voulait quoi ? Voir un film ? A cette idée un peu farfelue, il ne peut retenir le sourire narquois et moqueur qui vient habiller ses lèvres. Toutefois, il ne dit rien, se contentant de le dévisager à outrance, attendant patiemment ou presque, qu'il continue. « J’ai une audition, à passer, enfin… J’ai appelé y a pas longtemps et on m’a dit de passer aujourd’hui, à… » A nouveau, Kay fronce les sourcils, ses prunelles noires papillonnant vers l'arrière-boutique, comme s'il cherchait une quelconque réponse là-bas ; un regard bien inutile puisqu'il est seul. A le voir tâter ses poches, visiblement à la recherche de quelque chose, il resserre ses phalanges sur le couteau, prêt à le lui lancer et le lui ficher en plein dans le cœur s'il fait mine de sortir un objet menaçant. Finalement, l'étranger n'en fait rien, et Kay se détend un peu, révisant mentalement les paroles du jeune homme : une audition ? une audition pour quoi ? Tout cela le laisse bien plus que perplexe. « …aujourd’hui, pour jouer un morceau, voir si je ferais l’affaire. Je… » Un morceau ? Le sourire de Kay s'élargit, résolument moqueur. Il veut jouer ici ? Vraiment ? A l'idée, il ne peut retenir un petit ricanement dédaigneux. Comme si un bellâtre à l'air aussi innocent que lui n'allait pas se faire bouffer par leur clientèle. Un petit oiseau dans la gueule d'un chat, voilà ce qu'il était. « Je joue du saxo’ et de la trompette. Du jazz. » A ces dernières paroles, Kay lâche définitivement le couteau, bien conscient que Louis est tout, sauf menaçant, mais il pouffe ostensiblement, se retenant toutefois d'éclater de rire, même si ça le démange, et pas qu'un peu. Soit, le jeune homme s'est trompé d'endroit, soit Hook a décidé de faire de son bar un salon de thé bien gentillet et ça, ça l'étonnerait beaucoup. Après tout, c'est un repaire de pirates ici, pas une maison de retraite... « J’ai oublié d’me présenter. Je suis Louis. Louis Bechet. » Le barman penche la tête, réfléchit quelques secondes avant de finalement répondre sur le même ton. « Kay. »

    Délaissant le couteau, le Crocodile attrape un verre mouillé et l'essuie vigoureusement avec son torchon de vaisselle, soupirant dans un sourire amusé. « Écoute, le patron n'est pas là mais, si tu veux mon avis, tu t'es trompé d'endroit. » Déposant deux verres propres sur le comptoir devant lui, il se sert un verre de whisky au quart plein avant de diriger la bouteille vers le second verre et de se stopper net, dévisageant à nouveau Louis avec une moue ennuyée. « Mh.. Nah, pas de ça pour toi. » Il a un petit ricanement moqueur avant de refermer et de ranger la bouteille pour attraper un bidon de lait et lui en servir un grand verre. « Faut croire que c'est ton jour de chance, je fais une petite entorse à mon sens aigu de la ponctualité, juste pour toi. » Il ronronne, d'humeur badine tout à coup, comme la naïveté flagrante du jeune homme lui donne envie de s'amuser un peu à ses dépends. « Pour le musicien, je ne sais pas, mais j'suis quasiment sûr qu'on chercher quelqu'un pour nettoyer les chiottes. » Il avale son verre d'une lampée, grimaçant légèrement, avant de le mettre dans l'évier, de le nettoyer et de le ranger sur une étagère, consciencieux, haussant un sourcil moqueur. « Ça t'intéresse ? » Il se fout ouvertement de lui, c'est évident, mais Louis semble tellement ingénu qu'il ne le remarquera sans doute même pas. A crocodile's gonna wild.
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MessageSujet: Re: Like we're going to war #Louis Like we're going to war #Louis EmptyDim 9 Déc - 0:17


    « J’ai oublié d’me présenter. Je suis Louis. Louis Bechet. » « Kay. » Il a un sourire calme, plutôt amusé de la situation. Il est presque persuadé que ce n’est pas le bon bar, mais… mais ce garçon lui inspire une certaine sympathie. Il ne sait pas encore vraiment pourquoi, mais il est très clair qu’il l’apprécie. C’est sans doute l’instinct reptilien qui parle, mais qu’importe, il n’est plus vraiment l’heure de se soucier de ses fréquentations, lui, le musicien rebelle armé d’une trompette. « Écoute, le patron n'est pas là mais, si tu veux mon avis, tu t'es trompé d'endroit. » Il a un petit sourire timide. Il aimerait lui dire qu’il sait, mais…vaut mieux clairement se taire. Il hausse doucement les épaules – au moins il aura tenté. Le seul ennui, c’est qu’il va devoir appeler pour s’excuser, et voyez, ce n’est pas quelque chose qu’il a déjà fait, s’excuser. Il bafouille, perd ses mots, rougit, mais jamais ne s’excuse, car ce n’est pas le genre de maison. Vous avez déjà vu un alligator s’excusait ? Non. Alors certes vous n’en avez jamais vu de parlant, ni de marchant sur les pattes arrières, mais si on hyperbole, on a jamais vu non plus un garçon si grand et maladroit avec une coupe de cheveux aussi vilaine que gâchant un réel potentiel. Une gueule d’ange. Un jour il laissera Evangeline lui raccourcir les mèches qui font tâche, un jour. Mais ce jour n’est pas aujourd’hui. « J’avais l’impression dès le début… J’aurais tenté. » Il a un petit rire clair, et sa tête se penche en voyant le verre lentement se remplir de whisky. Il fait une petite grimace : après la murge d’hier, ce n’est sans doute pas la meilleure idée. Vraiment. Il avance d’un petit pas – après tout, il n’est peut-être pas si insupportable cet homme – et il fait la moue quand il voit qu’il le dévisage. Quoi ? Il n’a pas l’âge requis ?

    « Mh.. Nah, pas de ça pour toi. » « Ah… ? » Il penche la tête quand il le voit sortir un bidon de lait. Il arque un sourcil, pas vraiment sûr. Pitié, faites que ce soit au moins un lait de poule ou quelque chose qui accroche. Il ne fait quand même pas si tapette ? C’est un alligator ! Un vrai ! Un dur ! Un petit peu bedonnant, mais la bedaine c’est parce qu’au moins c’était un bon chasseur ? Non ? Non. Il fait une petite moue, comme s’il venait de perdre son jouet favori. Ses doigts se tendent vers le verre, un instant, mais les yeux bruns du jeune homme se plantent dans les iris noirs de Kay, puisqu’il parle. Red lui a dit que c’était une… coutume. Regarder dans les yeux qui parlent. « Faut croire que c'est ton jour de chance, je fais une petite entorse à mon sens aigu de la ponctualité, juste pour toi. » Il a un petit rire, se grattant la nuque. « C’est trop d’honneur… » Il attrape finalement le verre et le porte à ses lèvres, ne disant pas non à du lait. Après tout, il est réveillé depuis à peine vingt minutes, et son corps lui ne demande qu’à reprendre son souffle après hier et la nuit endiablée qu’il a passé à chanter et danser – lui, le gros pataud.

    « Pour le musicien, je ne sais pas, mais j'suis quasiment sûr qu'on chercher quelqu'un pour nettoyer les chiottes. » Il tire la gueule. Le verre se détache de ses lèvres, laissant sa barbe de trois jours recouverte du duvet blanc et mousseux du lait. Il n’y fait d’ailleurs même pas attention. Laveur de chiottes… Plonger ses mains dans… « Ça t'intéresse ? » Il se gratte la nuque, d’un air gêné. Imaginez-vous un peu ce grand dadet d’un mètre quatre-vingt-dix se penchait dans les toilettes et les laver. Imaginez-vous un peu ce dernier habillé de gants roses en caoutchouc… « C’est-à-dire que j’avais plutôt envie de… jouer de la musique… » Il a un petit rire, amusé, roulant des yeux. « Je suis pas fauché au point de laver des chiottes, mais c’est gentil de vouloir m’aider. » Son sourire est large, rond. Louis sent la sympathie à plein nez. Ça puerait presque. « Mais j’imagine que je peux toujours tenter ma chance auprès du patron ? » Il penche la tête, ce n’est qu’une question. Il attrape de nouveau son verre, laissant le temps à Kay d’analyser, mais reprend un peu rapidement « parce que je sais m’adapter, je ne fais pas que… ‘fin… du jazz. » Il a un petit sourire timide, tout plein d’espoir. Ça brille de partout, ça pétille.
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MessageSujet: Re: Like we're going to war #Louis Like we're going to war #Louis EmptyMar 11 Déc - 17:30

    « Pour le musicien, je ne sais pas, mais j'suis quasiment sûr qu'on cherche quelqu'un pour nettoyer les chiottes. » Moqueur, Kay ? Si peu. En tous cas, pour le moment, cela reste gentillet. Il ne saurait l'expliquer mais il y a quelque chose qui lui plaît chez ce gosse. Enfin, ce gosse qui n'en est pas vraiment un, mais c'est ainsi qu'il le voit, ne serait-ce que dans son comportement enfantin et puéril. Et puis cette moustache de lait ne fait que le conforter dans son idée première. Adorable, vraiment. Enfin, c'est sans doute ce qu'il penserait s'il n'était pas un brin psychopathe. « Ça t'intéresse ? » Comme s'il avait le pouvoir d'engager qui que ce soit ici. Un détail que bien entendu, Louis ne peut qu'ignorer. A voir son air ennuyé, il sent bien qu'il l'embarrasse et Kay s'en amuse, esquissant un sourire malhonnête. « C’est-à-dire que j’avais plutôt envie de… jouer de la musique… » Oui, ça on avait compris, a-t-il envie de répliquer, mais il se retient, se mordillant légèrement la lèvre pour ne pas se montrer trop désagréable et le faire fuir. Ce serait dommage, pour une fois qu'il a la primeur sur un jouet... « Je suis pas fauché au point de laver des chiottes, mais c’est gentil de vouloir m’aider. » L'aider. Kay lève les yeux au ciel, sans rien dire. L'aider, comme s'il s'agissait de ça. Douce naïveté enfantine... Il note cependant qu'il n'est pas desespéré au point de faire n'importe quoi avec une petite pointe de regret ; c'est bien dommage, les chiots aux abois sont toujours les plus faciles à manipuler. Quand quelqu'un n'a plus rien à perdre, c'est là qu'il faut le cueillir. Dans un sourire rêveur, il se demande ce que Louis peut bien avoir à perdre, ce qu'il faudrait lui retirer définitivement pour qu'il soit prêt à se soumettre au moindre de ses désirs et à lui manger dans la main. Il ne sera que temps de l'apprendre plus tard et de s'en soucier. « Mais j’imagine que je peux toujours tenter ma chance auprès du patron ? » Presque immédiatement, en tous cas trop rapidement pour qu'on ne puisse pas deviner le cause à effet, le visage de Kay se rembrunit, à l'entente du mot patron. Tenter sa chance avec le patron ? Non, il n'en est pas vraiment question parce qu'au pire, James le lui abîmera et le lui rendra cassé et au mieux, il s'en entichera, le prendra comme jouet et Kay ne pourra plus espérer s'amuser avec. Vraiment, il n'en est pas question. « parce que je sais m’adapter, je ne fais pas que… ‘fin… du jazz. » Bon à savoir, bien que ce soit totalement inutile. Il fronce les sourcils, après tout, ce n'est plus vraiment drôle. « Le patron ? C'est un homme... très occupé. » Jusque là, il ne prend pas de risques. Il soupire, d'un soupir las, comme s'il savait par avance que tout ça ne servirait à rien. « Ecoute, petit... T'es naïf comme un agneau, mais l'un dans l'autre, t'es plutôt sympa, alors crois-moi quand je te dis que tu ne veux pas bosser ici. » Il est conscient de l'effet que ça peut faire et il ne voudrait pas détruire la couverture idéale de Hook alors il lève les yeux au ciel dans un geste théâtral. « On est très mal payés. Et les clients donnent jamais de pourboires. Et surtout... les barmans sont des vrais cons... » Il a un sourire en coin. Dans ta gueule, Smee, pense-t-il pour lui-même, lançant cette pique qui restera toujours sans réponse. Quoiqu'il en soit, il est beaucoup trop insistant pour que ça en soit honnête ou dépourvu d'arrières-pensées, même un ingénu comme Louis devrait le comprendre en un tour de main. « Et puis t'es majeur, au moins ? » Il botte en touche, comme toujours.
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MessageSujet: Re: Like we're going to war #Louis Like we're going to war #Louis EmptyMar 25 Déc - 15:26

    « …parce que je sais m’adapter, je ne fais pas que… ‘fin… du jazz. » C’est un petit garçon un peu timide qui ose parler. Il regarde l’homme en face, avec un sourire en coin, sage. S’il cherche un travail, c’est parce qu’il a bien compris que dans ce monde, il n’aurait pas le choix que de mettre les pattes à la tâche, et c’est bien pour ça qu’il s’est lancé dans cette idée de devenir musicien. Il aurait pu faire professeur de natation, même surfeur – il a une seconde nature tout à fait aquatique – mais non, la musique avant tout, même si cela demande des sacrifices parfois lourds. « Le patron ? C'est un homme... très occupé. » Il penche la tête, il comprend quelque part. Lui aussi il aimerait être occupé à jouer, tellement qu’il ne parlerait plus, ne mangerait plus. Il ne vivrait que ce ça, que de la musique, du son, et de tout ce qui le nourrissait dans sa vie d’alligator. Il gonfle un peu les joues, d’un air enfantin presque trop adorable : « Ecoute, petit... T'es naïf comme un agneau, mais l'un dans l'autre, t'es plutôt sympa, alors crois-moi quand je te dis que tu ne veux pas bosser ici. » Il le fixe, haussant un sourcil, mais finalement clos ses lèvres. Il n’ose pas lui dire que c’est pourtant tout ce qu’il veut, lui, se produire, et la rue est trop froide, les gens ne s’arrêtent pas, ils ne font attention à rien, pas même à lui qui est pourtant immense, un géant, alors…

    « On est très mal payés. Et les clients donnent jamais de pourboires. Et surtout... les barmans sont des vrais cons... » Il a un petit sourire timide et amusé. C’est drôle en soit… Mais ça reste un refus. Il ne l’a même pas entendu jouer… Il soupire doucement, il n’est visiblement pas trop adapté à cette vie et à ce monde. C’est dans ces courts instants qu’il se demande même ce qu’il peut bien faire ici alors qu’il était bien, lui, dans le bar de Tiara. Il se mord la lèvre d’un air ennuyé. Ce refus catégorique cache pourtant des choses, mais est-ce qu’un trouillard comme lui oserait s’y aventurer ? Pas sûr lui murmure une petite voix à l’oreille. Il baisse les yeux, les joues un peu rouges. « Je me contente de peu… » C’est la seule chose qu’il ose. Ses doigts sont un peu crispés sur l’étui comme il se sent de moins en moins à l’aise dans ce corps, et plus précisément dans ce bar. Quand ses yeux se font un peu curieux, ils balayent rapidement les environs. Il ne sait pas vraiment pourquoi, mais ça ne lui inspire pas la moindre confiance, ça le fait un peu rougir même. Il sursaute quand Kay continue, relevant le nez de ce petit air d’enfant intéressé.

    « Et puis t'es majeur, au moins ? » Il fait la moue et gonfle les joues. « J’ai vingt-cinq ans. » Son air susceptible, il fait cette petite moue adorable, qui montre bien qu’il l’a mal pris mais que dans la seconde, sa mauvaise humeur va disparaître et laisser place à un petit sourire espiègle. Ici, le sourire ne vient pas ; les grands yeux de Louis se posent sur Kay : « Je ne vais pas être engagé alors… » Il pousse un soupir las et fatigué. Dans le fond, ça le fatigue. Il détourne les yeux, se grattant la nuque, réfléchissant rapidement à ce qu’il va faire maintenant. Aller voir Eric ou Naveen et leur annoncer qu’une fois de plus il n’a pas été à la hauteur ? Il se racle la gorge, douloureusement et lâche bêtement, pour lui seul à vraie dire, sans calculer Kay : « J’suis vraiment pas adapté à cette vie… » Il passe sa main sur ses yeux, l’air un peu abattu. Faut dire que ce n’est pas la première fois. « Bon, c’est pas grave » il a un petit sourire timide, posant ses yeux sur Kay, des yeux d’alligator, vous savez, ces yeux qui sont sur le point de pleurer « c’est pas grave, on peut pas toujours gagner j’imagine. T’as été sympa, merci. »

    Parfois la vie ne va pas toujours dans le bon sens, et ça, Louis le sait. Quand il était alligator, il avait du mal à chanter et à se faire accepter ; aujourd’hui le problème est le même, mais la raison est différente. Peut-être qu’il n’a toujours simplement aucun talent ? Peut-être que Sydney Bechet est indétrônable finalement ? Il se sent fatigué par tous ces combats qui ne servent à rien. Il a un petit sourire, finit son verre de lait et le repose. Il regarde l’heure. Huit heures. La demi-heure a finalement passé. Il sort de sa poche arrière un billet vert, crevé. « Finalement j’prendrais quand même un whiskey. S’pas comme si j’embauchais… » Un large sourire qui se veut rassurant mais qui crie son désespoir. C’est quand même con d’avoir autant envie de ne rien pouvoir y faire, pas vrai ?


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MessageSujet: Re: Like we're going to war #Louis Like we're going to war #Louis EmptyJeu 27 Déc - 23:32

    « Et puis t'es majeur, au moins ? » Ce n'est qu'un moyen comme un autre de faire la conversation ; il se doute bien qu'il a l'âge requis, il cherche simplement, peut-être, à en apprendre plus sur lui. Pourquoi ? Il l'ignore encore lui-même, mais on en sait jamais trop sur les gens, c'est sûr. Et puis, il y a un truc avec ce môme... « J’ai vingt-cinq ans. » Il a une petite moue, qu'étrangement, Kay ne peut trouver qu'adorable et le barman penche la tête, haussant un sourcil moqueur. S'il avait été une fille, il l'aurait pris pour de la séduction pas très fine mais c'est un mec alors, il doit se faire des idées, c'est certain. « Je ne vais pas être engagé alors… » A le voir si triste et si vulnérable, Kay s'en récrierait presque et lui dirait bien qu'il allait s'arranger avec le patron et le faire embaucher. Mais il le sait, au fond de lui, ce ne serait pas raisonnable. Pour tout autre que Louis, il s'en serait moqué, ce n'était pas ses problèmes, mais comme on l'a dit, il y a un truc avec ce môme et le fait de lui refuser le moindre entretien avec James, ce n'est qu'un moyen dérobé de le préserver. De la corruption, des requins qui travaillent ici et qui fréquentent cet endroit, de Crochet, de lui-même aussi, car il n'est pas un ange, bien au contraire, il est un prédateur, dangereux et sanguinaire quand l'envie lui prend. « J’suis vraiment pas adapté à cette vie… » Kay ne peut retenir un petit rire étouffé en entendant cette remarque ; une phrase qu'il aurait pu sortir lui aussi, tellement parfois il avait l'impression de détonner dans ce monde qui ne lui convenait pas. Pourtant, il aurait tout donné pour ne pas avoir à reprendre sa peau reptilienne ; être humain, c'était vraiment le pied, quand on y regardait de plus près. On avait beau dire, on était au sommet de la chaîne alimentaire, imbu de pouvoir et de puissance, bien plus à l'abri qu'un simple crocodile ne le serait jamais. Ici, il avait le sentiment de n'avoir rien à craindre. Ou presque.

    « Bon, c’est pas grave. C’est pas grave, on peut pas toujours gagner j’imagine. T’as été sympa, merci. » A nouveau, le barman laisse échapper un ricanement moqueur. Sympa ? Sympa ? Quand il s'était délibérément moqué de lui, le faisant tourner en bourrique pour finalement lui dire non ? Louis avait une drôle de façon de juger les gens, un peu naïve, un peu trop optimiste. Dans la vie, cela ne lui amènerait rien de bon, sauf s'il aimait être une victime parce qu'avec un tel raisonnement, il ne serait jamais autre chose. Avec un petit air circonspect, il le regarde finir son verre de lait, une pique à laquelle Louis n'a même pas réagi, puis l'heure. Il va s'en aller, se dit-il mentalement avec un sourire en coin, Maman l'attend sûrement pour le couvre-feu. Alors quand il le voit sortir un billet élimé de sa poche et lui commander un whisky, il ne peut retenir un sifflement admirateur. Il en avait peut-être plus dans le pantalon qu'il ne le laissait croire après tout. C'est avec un grand sourire qu'il attrape un verre qu'il remplit un peu plus que de raison avant de le pousser vers lui du bout des doigts. Il avise le billet, jette un oeil rapide derrière son épaule et hausse les épaules. « Laisse, j'te l'offre. » Mieux valait que William ou James ne s'en rendent pas compte ou ça allait encore gueuler. Avec une souplesse déconcertante, il se hisse sur le bord de l'évier, les jambes pendant mollement dans le vide. Il sent bien qu'il est triste d'avoir été éconduit et il ne sait pas pourquoi il éprouve le besoin de le réconforter quand il n'est pour lui même pas plus qu'un étranger. « Tu crois à la réincarnation ? » Il esquisse un sourire sincère. « Toi tu devais être un chat... Un bon gros chat ronronnant au coin du feu... » Il penche la tête, ses lèvres se retroussant malgré lui en un sourire carnassier, sans doute un réflexe reptilien. « J't'aime bien, Louis. J'sais pas pourquoi, mais j't'aime bien. » Dit comme ça, c'est tout sauf rassurant et ça ressemble plus à une menace qu'à une confession.
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MessageSujet: Re: Like we're going to war #Louis Like we're going to war #Louis EmptyVen 28 Déc - 1:50


    Plus le temps passait, plus il se disait qu’une vie d’alligator, ça n’avait pas que des mauvais côtés, c’était même plutôt sympathique. En tant qu’humain, il se sentait bien souvent être un poisson hors de l’eau, et c’était d’autant plus ironique qu’il n’était même pas un poisson. « Bon, c’est pas grave. C’est pas grave, on peut pas toujours gagner j’imagine. T’as été sympa, merci. » Un billet sortit, l’alligator eut un sourire. Il se sentait en confiance avec Kay, pourtant le bar n’en menait pas large, voire pas du tout. Ça avait ce petit côté effrayant de repaire de malfrat comme on voyait parfois à la télé. A son époque, les gens se tiraient dessus pour quelques barils de rhum blanc, surtout en Louisiane. Aujourd’hui, il suffisait de cinq malheureux dollars pour se payer un verre de whisky, fixait ses fesses sur un tabouret et devenir une loque en groupe. L’alcool, ce bel ennemi, petit à petit domptait l’alligator sauvage et allait tôt ou tard avoir raison de lui. Louis ne luttait pourtant pas contre. Il n’avait pas encore conscience des « maladies » humaines, de ces rhumes qu’il n’avait jamais rattrapés, de ces grippes qu’il n’avait jamais côtoyées et d’une fièvre qui ne l’avait jamais prise. Il n’avait rien goûté du monde humain que son alcool. Les femmes se frottaient bien des fois pour un peu de chaleur, mais à toutes les Belles il préférait les bras d’une jolie Tequila un peu frappée ou d’une Mary un peu Bloody. L’alcool comme unique échappatoire pour sa pauvre petite détresse que personne ici ne pouvait comprendre, pas même Kay. Il posa ses fesses sur le siège, posant son bagage au pied du fauteuil haut. Ses yeux bruns cherchèrent ceux de Kay avec un sourire entendu, le voyant remplir un verre.

    « Laisse, j'te l'offre. » « Merci.. Kay. » Il a un petit sourire timide, hésitant un moment, ne voulant pas passer pour l’espèce de poivrot à qui on offre un peu de pitié. Il a beau être triste, il n’en est pas là, il n’en sera jamais là. Au plus profond de lui, il y a l’arrogance des anciens alligators, il a y cette petite voix qui lui dit Louis tu vaux mieux que tout ça, et s’il n’y croit pas tout à fait, au moins il y a attache une certaine importance. L’ancien alligator glisse sagement ses doigts sur sa nuque, la frottant comme il sent doucement l’excitation du rendez-vous descendre et la fatigue retombait. Il ne serait même pas étonné d’avoir une migraine d’enfer après la soirée qu’il a passé, hier. Il soupire sagement, plongeant ses lèvres dans l’alcool, tiquant, mais calme. Il repose le verre, à peine moins rempli, sur le comptoir. A la vérité, il n’a pas envie de partir. Pas tout de suite. Il aime bien ce Kay, au-delà du fait qu’il ait été plutôt sympathique avec lui. Il a juste ce pressentiment qui lui dit, clairement, tu vas t’entendre avec lui, chose qui ne lui était pas arrivé depuis sa rencontre avec Naveen et Tiana. D’ailleurs qu’est-ce qu’ils devaient faire en ce moment ? Il avisa l’heure et se rappela qu’il n’était que huit heures. Que le temps est long… Il soupire tout bas, le regard un peu dans le vague. Tout ça, c’est peut-être de sa faute à lui. Peut-être que s’il avait toujours été humain, il ne serait pas aussi… difficile de comprendre comment marche le monde ? « Tu crois à la réincarnation ? » Il relève le nez, fixant Matheson, les yeux un peu ronds. « Toi tu devais être un chat... Un bon gros chat ronronnant au coin du feu... » Il n’a pas peur, malgré son sourire. Il ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire timide en retour, docile et soumis mais consentant. « J't'aime bien, Louis. J'sais pas pourquoi, mais j't'aime bien. » Et il ne frissonne absolument pas. La peur n’est pas du domaine des reptiles : un alligator est roi dans la jungle, même le jaguar et l’hippopotame le craignent. Est-ce que quelqu’un l’a déjà craint un jour, lui ?

    « Si… » Il a un petit rire presque enfantin, ses doigts entourant le verre. Il a de grandes mains d’homme ; tout chez Louis est grand, comme dans son ancienne vie – et plus certainement son cœur. « Si j’ai… si j’étais un animal, avant, j’aurais été à coup sûr un… » Il réfléchit et il rigole, de nouveau, plus franchement « …un alligator, tu vois, un alligator bon vivant, bedonnant, jouant de la trompette, tout seul dans un marais et j’aurais… chanté toute ma vie sur… Wonderful World de Louis Armstrong… » Il a de nouveau un petit rire, presque nostalgique en y pensant. Il a passé toute sa vie à espérer devenir un humain comme les autres, pour la vie, car tout lui semblait si facile en étant un être humain, mais aujourd’hui il regrette amèrement cette idée. S’il avait su, il n’aurait jamais souhaité quoi que ce soit. S’il avait su, il serait resté seul dans son marais, et ça aurait été aussi bien. Son sourire tombe aussitôt qu’il le pense, et il détourne le regard avec pudeur. C’est con. Il va quand même pas en faire toute une maladie, car quoi qu’il fasse, ça sera comme ça. Il passe rapidement, nerveusement, sa main sur ses yeux et soupire de nouveau. « Pfiou, mauvaise idée de boire après une semaine de festivité… » Ses doigts s’écartent, et ses grands yeux bruns fixent Kay, détaillant son visage. Lentement sa main se retire de ses yeux, pour finalement venir soutenir son visage quand il regarde le brun. « Moi je te vois bien en… » Il semble réfléchir, un moment, avant de ronronner « …en ours. Tu dois être du genre à ronchonner souvent. En gros ours. Parce que dans l’fond, t’es quelqu’un de sympa. » Il le fixe, vraiment, comme ce n’est pas poli chez les humains mais comme lui il aime faire. Il a un large sourire, un peu idiot, sur la face. « J’t’aime bien aussi, Kay. J’aime bien les ours, doit y avoir un rapport. » Il a un petit rire joyeux, le fixant, amusé.
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MessageSujet: Re: Like we're going to war #Louis Like we're going to war #Louis EmptyLun 31 Déc - 2:14

    « J't'aime bien, Louis. J'sais pas pourquoi, mais j't'aime bien. » Il a un petit sourire satisfait, suivi d'un petit rire joyeux, comme il aime inspirer la peur et la crainte, comme il aime voir cette lueur panique dans le regard de ceux qui le contemplent. Il en joue et il en abuse car cela lui rappelle qu'il a du pouvoir, quand bien même ce n'est que celui donné par Crochet. Cependant, dans le regard de Louis, il ne lit rien de tout cela comme s'il ne le craignait nullement ou peut-être comme s'il était bien trop naïf pour s'imaginer qu'il puisse un jour lui faire du mal. « Si… Si j’ai… si j’étais un animal, avant, j’aurais été à coup sûr un… un alligator, tu vois, un alligator bon vivant, bedonnant, jouant de la trompette, tout seul dans un marais et j’aurais… chanté toute ma vie sur… Wonderful World de Louis Armstrong… » A ces paroles, Kay ne peut s'empêcher de ciller, fronçant les sourcils et serrant ses phalanges sur le rebord du comptoir, soudainement méfiant. Un alligator ? Qui aurait pensé à être un foutu alligator, hein ? Il se foutait de lui ou quoi ? Soudainement, dans son esprit, naît la suspicion ; et si Louis savait tout ? Il gronde à mi-voix, presque prêt à lui sauter à la gorge et à lui demander pour qui il travaille. Etait-il là pour le tester ou pour une autre obscure raison ? Il l'ignorait mais il n'allait pas laisser planer le doute plus longtemps. Déjà le voilà qui se lève, le poing serré prêt à s'écraser sur sa jolie frimousse angélique et rieuse mais alors il le voit détourner le regard avec timidité presque et il se fige aussitôt, haussant un sourcil interrogateur. Il a du se tromper, c'est certain. Ce gamin n'a pas ce qu'il faut, personne n'aurait jamais eu le cran de l'engager pour quoique ce soit et de le lui envoyer dans les pattes. Personne. A moins d'aimer le carnage et la chair à canon. « Pfiou, mauvaise idée de boire après une semaine de festivité… » Le barman penche la tête, amusé : une semaine de festivités, vraiment ? Il se demandait bien, lui, ce qui pouvait être digne d'être fêté pendant une semaine. Visiblement, rien dans la vie de Louis ne méritait une telle peine ; il n'avait pas de boulot et il ne vivait pas de ce qu'il aimait. De plus, il avait un air mélancolique qui laissait bien entendre que sa vie n'était pas ce dont il avait rêvé. Il a un petit sourire amusé en voyant son manège ; c'est un vrai gosse, ce type, et il se comporte comme tel. Pourtant, Kay n'a pas l'instinct paternel alors d'où lui vient cette envie de le protéger, comme une poule couvant ses poussins ? Il avait toujours plutôt été du type carnassier ; en temps normal, de lui, il n'aurait fait qu'une bouchée. « Moi je te vois bien en… en ours. Tu dois être du genre à ronchonner souvent. En gros ours. Parce que dans l’fond, t’es quelqu’un de sympa. J’t’aime bien aussi, Kay. J’aime bien les ours, doit y avoir un rapport. »

    Il hausse un sourcil mi-moqueur, mi-outré : un... ours ? Est-ce qu'il avait l'air d'un ours, lui ? Absolument pas. A l'idée, il se renfrogne, bien plus proche de l'idée de Louis qu'il ne veut l'avouer. Un ours, c'était si peu gracieux et si antipathique quand lui, il était un crocodile, noble, rapide et dangereux. Enfin, il embellissait sans doute le tableau, mais il se voyait ainsi. Un jour, il avait été le roi de Neverland. Avant que Crochet et ses pirates ne débarquent pour s'approprier son domaine maritime. Il avait toujours été joueur, déjà du temps de sa vie reptilienne, encore plus désormais qu'il était humain et qu'il pouvait s'en donner à coeur joie. « Un ours ? » Il a un petit air vexé. « Un ours c'est tellement grossier... Est-ce que j'ai l'air grossier, Louis ? » Il esquisse une moue un peu triste comme il s'approche du comptoir, le regard baissé, visiblement touché de sa remarque déplaisante. « Tu me vexes, petit, moi qui m'étais montré sympa avec toi... » Il tord ses doigts, avec une vraisemblance déconcertante. Et puis, tel le reptile qu'il fut et dont il a gardé les traits principaux, il relève la tête, affichant un large sourire jusqu'aux oreilles, proprement effrayant. Avec vivacité, il attrape le jeune homme par le col, lui collant la tête sur le comptoir de bois dans un petit rire fou. Ses doigts remontent et se perdent dans ses cheveux, les agrippant à pleine main tout en le maintenant toujours prisonnier. Un ronronnement moqueur tandis qu'il lui fait lentement relever la tête, sans le blesser. « Tu vois Louis, je suis d'avis que je serais plutôt un crocodile. Je te fais t'apitoyer sur mon sort et puis, dès que tu m'accordes ta confiance, je te bouffe... » Finalement, ses phalanges quittent sa tignasse brune, avec une lenteur étudiée, tandis qu'il garde cet éternel air amusé qui le rend souvent effrayant pour la plupart des gens, lesquels ont toujours tendance à se demander pourquoi il a l'air aussi ravi en les regardant, comme un chacal se réjouissant à l'idée d'un bon repas. « Je t'ai fait peur peut-être ? » Il se mordille la lèvre, les yeux pétillants ; oh oui, que ça lui ferait plaisir qu'il perde cet air innocent pour afficher le masque de la peur...
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MessageSujet: Re: Like we're going to war #Louis Like we're going to war #Louis EmptyMer 2 Jan - 1:01


    « Moi je te vois bien en… en ours. Tu dois être du genre à ronchonner souvent. En gros ours. Parce que dans l’fond, t’es quelqu’un de sympa. J’t’aime bien aussi, Kay. J’aime bien les ours, doit y avoir un rapport. » C’est vrai qu’il aime bien les ours. C’est un animal puissant, viril et… grognon. Comme Kay quelque part. C’était particulièrement amical dans le cas de Louis : il le pensait et son sourire sincère et tendre ne semblait pas indiquer qu’il se moquait, au contraire même. Il le fixait avec ce petit regard admirateur. Il n’avait pas les qualités nécessaires pour avoir un travail, alors il se disait que toutes les personnes qui en avaient un avaient un quelque chose que lui n’avait pas. Au-delà du travail, c’était une attitude, un exercice de la vie. Lui il n’arrivait déjà pas à se repérer dans la ville, et encore moins… s’habituer. Il avait encore du mal à enfiler un caleçon le matin, comment on pouvait lui demander de travailler ? « Un ours ? » « C’est beau un ours… » Il a un petit couinement adorable, visiblement il n’apprécie pas la comparaison. « Un ours c'est tellement grossier... Est-ce que j'ai l'air grossier, Louis ? » Il l’observe, avec ce petit sourire amusé sur les lèvres. Il le trouve beau et élégant, plein d’aisance et de prestance. Il a cette prestance qu’avait Naveen dans son costume, ou encore Charlotte dans sa robe rose. Il dégage quelque chose, une aura, un charisme fou, un quelque chose qu’il a déjà connu, une humidité particulière. Sans doute le regard qui est trop profond. Parfois même, il a une impression de sécurité un peu bête. Peut-être car pour la première fois de sa vie, il ne se sent pas être « le plus grand », son instinct de prédateur s’éteignait doucement pour laisser place à un sentiment d’être à sa place. Ce bar n’était clairement pas sa place, mais le regard de Kay, son air insolent et sa nonchalance le faisaient sentir comme au milieu de sa famille alligator, un brin déplacé mais bien au final.

    « Tu me vexes, petit, moi qui m'étais montré sympa avec toi... » Il fait une petite moue comme il se déçoit de lui avoir dit ça alors. Il ne le pensait pas. Il penche la tête, un brin peiné. « Oh. Le prend pas comme ça… je… » Son échine frissonne et ses yeux s’agrandissent quand il l’attrape par le col. Il a un mouvement de recul inutile et se retrouve la tête collée au comptoir. Son dos se voûte aussitôt comme il cherche à se retirer de la prise. Son cœur s’emballe et il sent qu’il va lui en coller une comme parfois il le fait, quand son instinct réagit plus vite que sa peur. Il émet un petit couinement quand ses cheveux sont happés par la poigne forte du crocodile et ses yeux bruns se fixent sur celui qu’il avait cru être son ami. Quelle douloureuse trahison, quand bien même il n’y avait rien, ça lui fait mal. Il se souvient avoir ressenti la même chose quand Tiana et Naveen n’étaient plus là à son réveil, quand Mama Oddie ne lui avait rien dis à lui et quand enfin Ray avait rejoint Evangeline, l’abandonnant. Encore là, il avait été seul à tenir une chandelle entre ses crocs de nacre. Il avait détesté ses hommes, ses êtres qui allaient tous par deux, et lui qui était seul. Même face contre Kay, il était seul. Il fit une petite moue et baissa les yeux, rouge de honte. « Tu vois Louis, je suis d'avis que je serais plutôt un crocodile. Je te fais t'apitoyer sur mon sort et puis, dès que tu m'accordes ta confiance, je te bouffe... » Il le fixe, ses grands yeux cherchent quelque chose. Pourquoi crocodile ? Personne ne choisit crocodile au hasard, n’est-ce pas ? Surtout à un siècle où l’animal finissait davantage en sac à main qu’en symbole de force et de ruse. Il baissa les yeux, et soupira doucement. Comme Kay le lâchait, il grattait sa nuque d’un petit air embêté. Tout ça était vraiment étrange… Peut-être la faute du whisky. Sans doute de la faute du whisky, pensa l’alligator.

    « Je t'ai fait peur peut-être ? » Il relève le regard, et semble réfléchir un moment. Peur ? Oh. Est-ce qu’il a seulement craint pour sa vie un moment ? Il fronce un peu les sourcils comme il ne lui semble pas avoir eu peur de mourir sur le moment, pas plus qu’il n’a eu peur de se faire casser la gueule. Il a un petit sourire niais et désolé : « Juste... surpris. Je m’attendais pas à ça. » Il a un petit rire, haussant les épaules. « J’ai pas grand-chose à perdre tu vois, c’est pas que ma vie compte pas beaucoup, mais… Tu m’as pas l’air du mec qui va me refroidir. » Il le regarde avec ce sourire confiant, celui qui dit mais mec ! t’es un ami pour moi, et certainement pas un assassin. Tout du moins, l’alligator ne peut pas, une seule seconde, se l’imaginait ainsi ce nouvel ami du matin. Comprenez que lui, un prédateur hors pair du bayou a pris l’habitude de reconnaître dans la lueur d’un œil l’envie assassine du sang et des tripes chez ses cousins ventripotents, et de ce qu’il en a vu, rien n’est commun aux yeux sombres et ténébreux de Kay Matheson. Absolument rien.
    Il attrape son whisky, en vide la moitié en deux gorgées. Il supporte bien l’alcool – sans doute grâce à une grosse carcasse qui dilue le tout. « Un crocodile c’est bien aussi. Mais je préfère les alligators quand même. » Il ricane, de ses belles dents blanches et pointues. Il jette un œil à la porte encore fermée, il est encore seul dans le bar. « Tu travailles seul le matin ? » D’une curiosité à toutes les épreuves, pour sûr que dans l’avenir il viendrait passer pour voir son crocodile d’ami, un second écailleux dans cette vie bien fade et triste.


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MessageSujet: Re: Like we're going to war #Louis Like we're going to war #Louis EmptyJeu 3 Jan - 1:52

    « Je t'ai fait peur peut-être ? » Ca lui aurait vraiment plu de l'effrayer, ça c'est sûr, surtout parce que cet air de gamin fragile lui donnait, paradoxalement, envie de le sentir se briser sous ses doigts autant qu'il lui donnait envie de le protéger. Et c'est là tout le dilemme du Crocodile. Aussi, quand il le voit relever la tête, un air plus étonné et interrogateur que terrorisé sur le visage, il est incapable de dire s'il s'en montre réjoui ou déçu. Il a plus de cran qu'il ne l'aurait cru, même s'il continue à trouver tout cela étrange, comme une sensation étrange de déjà vu, la même qu'il avait pu avoir en reconnaissant les sirènes de Neverland. Il fronce les sourcils ; serait-ce possible que..? Il remue la tête, un peu perplexe. Non, peu probable... Pas tant que ça en y réfléchissant bien. Après tout il a eu l'occasion de croiser plusieurs habitants de Neverland dans ce nouveau monde tout neuf et il savait de source à peu près sûre, comprenez Hook, qu'il existait bien d'autres mondes comme le leurs ; des mondes de magie et de féerie. Et si Louis venait d'un monde comme celui-ci, cela pourrait expliquer bien des choses, non ? Restait à savoir comment aborder un sujet aussi délicat sans passer pour un échappé d'un asile ? Difficile, c'était certain. Il esquisse une moue ennuyée, ses ongles tapotant nerveusement sur le comptoir, frustré par cette intuition qu'il a bien du mal à exprimer à haute voix. « Juste... surpris. Je m’attendais pas à ça. J’ai pas grand-chose à perdre tu vois, c’est pas que ma vie compte pas beaucoup, mais… Tu m’as pas l’air du mec qui va me refroidir. » Il penche la tête, intrigué par ses paroles ; il était quoi au juste ? Un type du genre suicidaire ? Non tout ça virait à la comédie musicale ou au film à deux balles que les gens bizarres de ce monde iraient voir. Dans la vraie vie, ce genre de scénario n'existait pas ; un mec normalement constitué ne confiait pas sa vie au premier venu, ne se montrait pas aussi amical sans raison apparente. Il y avait anguille sous roche, plus ça avançait et plus il en était certain, ses prunelles marron s'assombrissant au fur et à mesure de sa réflexion. Et plus Louis se veut sympathique, plus il le voit comme une menace. Non, il n'est pas détraqué, il est juste méfiant, saisissez la nuance. « Un crocodile c’est bien aussi. Mais je préfère les alligators quand même. » C'est ça, ouais, se marmonne-t-il intérieurement en le dévisageant d'un oeil noir, fous toi de ma gueule, petit con. « Tu travailles seul le matin ? » Kay a un petit sourire en coin en regardant la porte d'entrée. Le matin, il n'y avait jamais grand monde au Jolly Roger, c'était un bar festif, un lieu nocturne qui ne trouvait ses repères que sous le voile dissimulateur de la nuit. Et c'était bien arrangeant, particulièrement aujourd'hui...

    « C'est toujours calme, le matin, ici. » Il le regarde descendre son verre de whisky à la moitié et il hausse un sourcil interrogateur. Mh. Il lui fait penser à ces adolescent qui viennent ici le soir, se saouler à moindre frais, juste pour le plaisir d'être ivres et d'oublier leurs petites vies merdiques ou pour claquer l'argent que papa et maman leur donnaient en pourboire. Il avait un peu de tout ça en lui. Mais autre chose aussi, quelque chose de dérangeant et d'incompréhensible. Finalement agacé, il tape un coup de poing sec sur la table, grondant comme l'ours qu'il prétend ne pas être. « Qui t'envoie ? » Sans doute estime-t-il que Louis ne répond pas assez vite car il l'attrape par le col, étalant son corps sur le comptoir pour mieux avoir son visage à portée. Ce gamin n'est pas net, il le sait, il le sent juqu'au plus profond de son âme. « Tu sais que je suis le Crocodile, je le vois dans tes yeux, alors je répète ma question : qui t'envoie ? » Il l'attire un peu plus dans sa direction, ses doigts bien serrés sur son vêtement. « La reine ? Le capitaine ? William ? » Sans plus vraiment de ménagement il le tire jusqu'à lui, le faisant passer de l'autre côté du comptoir pour finalement le relever brusquement, lui collant le meuble de bois dans le dos. « Vraiment, petit, j'suis pas d'humeur et j'en ai tué pour moins que ça, alors soit tu réponds, soit je ne ferai de toi qu'une bouchée... » Les doigts de sa main libre glissent de ses cheveux jusqu'à sa nuque comme il l'y tient fermement, son sourire carnassier dévoilant des canines presque trop aiguisées pour être humaines. « Et une jolie bouchée. » Il a un petit rire moqueur ; fallait pas lui envoyer un gamin à peine capable de tenir sur ses jambes pour le tester. Oh non, fallait pas. Ca c'était une très, très mauvaise idée...
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MessageSujet: Re: Like we're going to war #Louis Like we're going to war #Louis EmptyLun 7 Jan - 2:31


    Louis est un crocodile tête en l’air, aussi quand il boit son petit verre, il ne pense pas à grand-chose d’autres qu’à ce qu’il va faire ce soir-là. Peut-être qu’il reviendra ici demain, une fois torché, pour dire bonjour. Il en est capable, car c’est ce genre de garçon imprévisible et idiot qui est capable de tout et de rien. « Tu travailles seul le matin ? » Il ne pose la question que par pure curiosité. Il n’est pas du genre à épier. Il n’a ni la tête à ça, ni la conscience pour. Il a un petit sourire tendre sur le coin des lèvres en regardant autour de lui, le doigt glissant sur le rebord de son verre, l’air serein. « C'est toujours calme, le matin, ici. » « Je vois ça… on s'croirait dans un cimetière ! » Il descend calmement son verre, silencieux. Il a ce sourire du badin de l’amour sur les lèvres, des lèvres retroussées en a un petit sourire éclatant de bonheur et de joie, d’un air naïf et ingénu au possible. « Il fait chaud » souffle-t-il en regardant le verre qui vient de lui tirer une bouffée de chaleur. Ou peut-être est-ce tout simplement le calme qui se repose sur ses épaules ? Une sorte de douceur, un voile oui, un voile chaud qui l’enveloppe. L’heure de dormir chez les alligators. Il est si fatigué pendant cette fraction de seconde qu’il ne voit pas Kay s’énervait et sursaute bêtement en entendant son poing qui frappe. Ses yeux s’ouvrent, ébahis comme il reste con l’espace d’un instant. Un si rapide changement doit être dû à quelque chose de grave, mais quoi exactement ? « Qui t'envoie ? » « Q-quooii ? » Sa voix se perd dans les aigües quand il l’attrape par le col. Il a bien un mouvement de recul, pour résister, mais son corps est mou, frappé par la fatigue, et il passe par-dessus son siège pour s’étaler sur le comptoir, le nez en l’air, les yeux fixés dans le regard de Kay. Ses yeux sont beaux et profonds, d’un noir de jais qu’il n’aurait pas cru. Il frissonne, tendu. Il ne comprend pas encore, mais il sent quelque chose qui germe, quelque part, au plus profond de son esprit stérile, une idée de quelque chose dont lui a parlé et qu’il n’avait pas pris au sérieux.

    « Tu sais que je suis le Crocodile, je le vois dans tes yeux, alors je répète ma question : qui t'envoie ? » Il couine plus fort. Le Crocodile ? ça lui dit vaguement quelque chose, mais son cerveau lui ne voit rien d’autres que ses doigts qui serrent et tirent, et son grand corps, long et étendu, se tord comme il ne veut pas se rapprocher davantage de ce qui risque de le bouffer tout cru. Ses joues s’empourprent et il résiste, de sa force d’alligator, car s’il n’a pas l’air aux premiers abords, une simple claque de sa main pourrait démettre une mâchoire à coup sûr – si seulement il osait la mettre « La reine ? Le capitaine ? William ? » « W-William… ? M-mais qu’est-ce que t-tu r-racontes… » Il couine davantage et passe au-dessus du comptoir, ses genoux cognant dans le bois et il pousse un petit gémissement douloureux. Il avait pourtant confiance et il se rend compte que finalement, il n’aurait pas dû. Peut-être que lorsque Naveen parlait de passage d’un monde à un autre, il parlait de tous les êtres disney, et pas seulement des… gentils ? Ses yeux bruns observent le Crocodile auto-proclamé, et il pense à l’intérieur de lui que peut-être, peut-être bien qu’il serait lui aussi, alors, un… disney ? Mais le Crocodile, méchant ou gentil, ou peut-on le classer ? Il ne connait pas cette histoire, il ne connait pas ce monde. Son esprit se mélange et il ne comprend rien si ce n’est qu’il est coincé et que le Crocodile va tôt ou tard le dévorer, lui, l’alligator.

    « Vraiment, petit, j'suis pas d'humeur et j'en ai tué pour moins que ça, alors soit tu réponds, soit je ne ferai de toi qu'une bouchée... » Il couine douloureusement en sentant ses doigts. « Kay…K-Kay s’il te plaît… » Il se mord la lèvre en imaginant déjà qu’il va le frapper, mais au lieu de ça il semble ricaner derrière son sourire effrayant. Le pauvre alligator ose à peine bouger, ses yeux restant fixés dans les siens. Il en tremblerait presque si seulement il osait. « Et une jolie bouchée. » Il ravale difficilement sa salive, le regardant plus profondément et un instant détourne le regard. Il a ce petit air penaud du petit garçon pris sur le fait d’un méfait, du petit voleur que l’on a coincé la main dans le pot de bonbon. Il ne sait pas vraiment de quoi on l’accuse, ni ce qu’on lui réserve, mais ce qu’il sait c’est qu’il est à première vue le seul coupable et le plus probable c’est qu’il soit, vraiment, coupable. « Kay, j’ai pas… menti… » Il ne ment jamais, ce n’est pas dans ses habitudes, ni dans sa personnalité. Un grand dadet comme ça, ça ne ment pas. Il a beau réfléchir, mais il ne voit pas d’autres échappatoires que d’avouer qui il est pour ne pas finir croquer par la bête. Il baisse finalement les yeux, tout petit et pourtant c’est lui le plus gros des deux bêtes – le plus grand des deux d’ailleurs. « J’suis… Louis… l’Alligator… la Princesse et la Grenouille, tout ça... » Il a un petit sourire en coin, timide, le fixant, rentrant la tête dans les épaules. « Et personne m'envoie ... ‘fin à part mon banquier parce qu’il emploie des mots comme découvert, argent, travail, revenus, tu vois… » Il soupire doucement, et remarque finalement qu’il a posé ses doigts sur les épaules de Kay, pour le tenir à distance. Il les retire doucement, mal à l’aise. « Tu vas me tuer ? » Il l’observe, plus sérieusement, plus dramatiquement même. « Tu ne vas pas me tuer… t’es… t’es mon ami, pas vrai… ? » Il a un petit sourire qui aimerait être réel, mais il n’y arrive pas, c’est difficile quand sa vie ne tient plus qu’à grand-chose et qu’il ne sait pas vraiment s’il est sérieux. « Tu rigolais pas vrai ? C’t’tait pour me faire peur ? » Il a un petit rire, nerveux. « T’as réussi putain… » Son cœur est affolé, un peu, battant stupidement dans sa poitrine. Un peu plus et il y croyait. Naïf, comme jamais.

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MessageSujet: Re: Like we're going to war #Louis Like we're going to war #Louis EmptyJeu 10 Jan - 16:29

    « Et une jolie bouchée. » Son regard féroce et son oeil noir ne mentent pas ; il est des plus sérieux et s'il ne lui avoue pas tout, il va sans doute l'emmener dans la réserve et le rouer de coups jusqu'à ce qu'il y passe. Dans la meilleure des solutions. Il sait toutefois qu'il n'aura pas besoin d'aller jusque là, Louis n'est qu'un froussard, ça se voit sur son visage alors il se doute bien qu'il va cracher le morceau dès qu'il aura haussé encore un peu plus le ton. « Kay, j’ai pas… menti… » le barman hausse un sourcil interrogateur et il gronde un peu plus ; comment ose-t-il continuer à nier de la sorte ? C'est quoi son problème, il veut mourir là ? De ses mains ? Il resserre un peu plus son étreinte, prêt à le briser entre ses doigts s'il campe sur ses positions. « J’suis… Louis… l’Alligator… la Princesse et la Grenouille, tout ça... » Quelle princesse ? Quelle grenouille ? Lui il ne connait pas d'autres princesses que Blanche-Neige et Lily et il ne connait pas de grenouille, ça c'est certain. Il fronce les sourcils ; de quel monde viens-tu, Louis l'Alligator, mh ? « Et personne m'envoie ... ‘fin à part mon banquier parce qu’il emploie des mots comme découvert, argent, travail, revenus, tu vois… » Les prunelles foncées du Crocodile se posent sur les mains de Louis, lesquelles se retrouvent, pour il ne sait quelle raison, sur ses épaules. Sauf que Kay, ce n'est pas qu'il n'aime pas qu'on le touche, c'est juste qu'il déteste ça et Louis doit bien s'en rendre compte comme il les retire presque aussitôt. C'est quoi l'histoire alors ? Louis est comme lui arrivé d'un autre monde ? C'est bien ce qu'il lui a semblé comprendre et d'un côté, il s'en montre plutôt réjoui car cela constitue une preve infaillible que son instinct est toujours aussi bon. « Tu vas me tuer ? Tu ne vas pas me tuer… t’es… t’es mon ami, pas vrai… ? » Les lèvres de Kay se retroussent en un petit sourire moqueur qui se transforme vite en un air carnassier ; son ami ? Quelle charmante idée ! Décidément, Louis est bien naïf et Kay se détend légèrement ; ni la Reine, ni James ou William n'auraient été assez stupides pour lui envoyer dans les pattes un tel boulet. Ils avaient bien plus conscience que ça de ses capacités à tuer. Du moins il l'espérait, sinon son ego en prendrait un sacré coup. « Tu rigolais pas vrai ? C’t’tait pour me faire peur ? T’as réussi putain… »

    Kay esquisse une moue ennuyée, hésitant entre continuer le jeu, par pur plaisir de voir cet air terrorrisé sur sa gueule et l'envie d'en apprendre plus sur lui ; ce n'est pas tous les jours qu'on rencontre un autre être envoyé d'un soi-disant conte pour enfants. Si les enfants de ce monde se doutaient une seule seconde que toutes les histoires qu'on leur racontait pour les endormir étaient réelles et bien pires que ce qu'on voulait bien leur dire, ils en feraient des cauchemars. « Non. Je ne rigolais pas. » Il laisse planer le doute encore un instant avant de le repousser, un peu brusque mais pas brutal, le laissant retomber sur ses pieds. « Je me suis juste trompé, tu n'es pas ce que je croyais. Et tant mieux pour toi, sinon tu serais déjà mort. » Il s'appuie contre le mur opposé au comptoir, les bras croisés. « Parce que, crois-le ou non, mais ça m'aurait bien plu de détruire ton visage à coups de talons. Heureusement pour toi, j'ai des principes... » Il ronronne comme un gros chat, sauf que ça a tout sauf quelque chose de rassurant. « Maintenant dis-moi tout, avant que je ne change d'avis... De quel monde viens-tu ? Et qui d'autres connais-tu dans ta situation ? » Oui, parce qu'après tout, on n'en sait jamais assez, surtout dans son métier officieux. Avec un sourire, il saute par dessus le bar, agile comme seul le serait un prédateur en chasse et il se place dans son dos, ses bras l'emprisonnant de part et d'autre, refermant cette prison par ses mains sur le comptoir contre lequel Louis se retrouve de face, dos à lui. Ses lèvres viennent ronronner contre son oreille, menaçantes à demi, joueuses pour le reste. « Et n'oublie aucun détail, surtout... Ou j'te bouffe... » Tic, tac, tic, tac... Compte à rebours lancé.
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MessageSujet: Re: Like we're going to war #Louis Like we're going to war #Louis EmptyVen 11 Jan - 16:55


    « Tu rigolais pas vrai ? C’t’tait pour me faire peur ? T’as réussi putain… » Il a son petit cœur d’alligator qui bat à cent à l’heure, allongé sur le comptoir. Il ne sait pas encore vraiment s’il rigole, mais il se détend tout de même un peu en voyant le silence qui plane. Il hésite un moment, à dire un mot, à bouger d’un pouce, et finalement il n’ose rien de tout ça, ravalant difficilement sa salive. Il le fixe, du coin de l’œil, silencieux comme la mort, les lèvres pincées, attendant un quelconque jugement qui ne vient pas. « Non. Je ne rigolais pas. » Son masque détendu tombe et Louis semble blanchir un petit peu. L’idée de mourir ce soir le frôle, mais il reste encore au fond de ses yeux un espoir, une chance. Vous savez, l’espoir fou que ce que vous vivez va prendre fin tôt ou tard, que quelqu’un va venir et va vous aider ? Il se mord la lèvre d’une manière adorable, comme un petit chat qui comprendrait qu’il est en danger… enfin, plutôt un gros chat vu la perche que c’est. « Je me suis juste trompé, tu n'es pas ce que je croyais. Et tant mieux pour toi, sinon tu serais déjà mort. Parce que, crois-le ou non, mais ça m'aurait bien plu de détruire ton visage à coups de talons. Heureusement pour toi, j'ai des principes... » Il baisse les yeux, d’un air presque touché. Il ne sait pas vraiment comment le prendre hélas. Bien ou mal, dans les deux cas, il aurait pu avoir très mal… et faire très mal à Kay en retour. Il se rappelle vaguement de sa vie d’alligator, avoir un jour tenu tête aux esprits de l’au-delà. Cette époque était révolue, mais rien qu’y penser lui tirer une grimace et un frisson d’horreur. C’était pourtant cette époque qui tous les soirs le rendait nostalgique et mélancolique.
    C’est étrange, puisqu’il a beau fixé le visage de Kay, il n’arrive pas à avoir peur, pas à s’effrayer assez pour reculer et fuir. Il reste là, grand homme statique, silencieux. Il attend le moment où Kay va éclater de rire et lui dire que tout ça c’était fait pour rire, et qu’il a bien ri, et que tout se finit là. Au bout de quelques secondes, il baisse les yeux, comprenant que ce moment ne viendra pas, jamais. « Maintenant dis-moi tout, avant que je ne change d'avis... De quel monde viens-tu ? Et qui d'autres connais-tu dans ta situation ? » Il penche la tête, car ceux sont des questions qui le gênent. Il se mord délicatement la lèvre avant de se coller contre le comptoir de peur qu’il ne le frappe. Il le voit bien qui se rapproche, aussi il ferme les yeux et se penche en avant, pensant qu’il va de nouveau l’attraper par le col ou la tignasse, mais au lieu de ça, il ne sent que son souffle contre sa gorge, ses lèvres proches de son oreille, et il frissonne plus fort, de peur, d’angoisse. Ce n’est pas vraiment de la peur non plus, juste une forme d’appréhension. Une vilaine appréhension. Il déglutit difficilement, crispé.
    « Et n'oublie aucun détail, surtout... Ou j'te bouffe... » Il déglutit péniblement. Finalement, ce n’est peut-être pas tout à fait une belle journée. Il tourne la tête, ses yeux cherchant ceux de Kay mais il ne voit que sa tignasse noire et sa joue ronde de là où il est. Il soupire tout bas, comme un enfant qui n’a plus d’autres moyens que de dire la vérité. Mais quelle autre vérité que celle qu’il a déjà dite et avouée ? Il ravale doucement sa salive et essaye de se faire sage et tout petit quand il prend beaucoup de place. « Je… Je suis Louis… de… La Princesse et la Grenouille… » Il articule tout bas, il ne sait pas vraiment s’il doit s’attendre à être frapper s’il redit les mêmes choses, mais c’est pourtant la seule chose qui lui vient à l’esprit. « Je viens du monde de… » Il fronce un peu les sourcils, hésitant. « …de la Grenouille, du bayou de Louisiane » il a un petit sourire désolé et idiot, parce que Kay n’a pas l’air convaincu « … je suis arrivé il n’y a pas si longtemps que ça. J’ai retrouvé assez vite mes amis, Tiana et Naveen, et, oh, la belle Evangeline aussi ! » Il a une petite moue adorable : « Peut-être que toi aussi tu connais le Prince Eric, et puis Red, le Chaperon Rouge ? » Il ose à peine, du bout des lèvres, de peur qu’encore il le frappe et le secoue. D’instinct il vient frotter son nez contre sa joue, comme un alligator le ferait contre un de ses congénères. C’est pas vraiment affectueux mais ça montre bien qu’il est soumis et docile, et qu’il ne risque pas de lui tenir tête. Et en général, ça suffit pour éviter de se faire frapper.

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MessageSujet: Re: Like we're going to war #Louis Like we're going to war #Louis EmptyVen 11 Jan - 22:56

    « Et n'oublie aucun détail, surtout... Ou j'te bouffe... » Il ne rigole pas vraiment et, aussi amusant qu'il puisse trouver le fait de le terrorriser, il n'aime pas perdre son temps. Pas du tout, non. Alors Louis ferait mieux de se mettre à table et au plus vite. « Je… Je suis Louis… de… La Princesse et la Grenouille… » Ouais, ouais, la princesse, la grenouille, il avait bien compris le truc mais cela ne l'avançait pas davantage. Il gronde comme le jeune homme l'agace à ne pas savoir se montrer bref et concis et surtout, surtout, à ne pas donner suffisamment de détails. « Je viens du monde de… de la Grenouille, du bayou de Louisiane. » Kay ne peut retenir un petit rire nerveux : le monde de la Grenouille ? Okay soit il est un peu bênet soit il se fout vraiment de sa gueule et dieu seul sait que Kay n'aime pas ça, les gens qui se foutent de lui. Désolé Louis, mais tu es sur la pente descendante... Ses prunelles sombres le transpercent de part en part : il va le crever, c'est certain. « …Je suis arrivé il n’y a pas si longtemps que ça. J’ai retrouvé assez vite mes amis, Tiana et Naveen, et, oh, la belle Evangeline aussi ! » Mentalement, il note les noms ; non pas que ce soit très intéressant pour lui pour l'instant comme tout cela ne lui dit rien, mais on n'en sait jamais trop et l'esprit d'explorateur de Hook ne sera que ravi d'apprendre l'existence d'un nouveau monde dit "imaginaire". Comme s'ils avaient l'air imaginaires, eux. La blague. « Peut-être que toi aussi tu connais le Prince Eric, et puis Red, le Chaperon Rouge ? » Un léger sourire retrousse ses lèvres, laissant découvrir des dents aux canines un peu trop pointues pour être honnête. Oh oui cela, il les connait bien. Et si ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne croque le Chaperon Rouge, il envisage également d'avoir une longue conversation avec Eric ; alors comme ça on découvre de nouveaux arrivants et on ne prévient pas les copains ? Bad, bad idea, dear. Il gronde, longuement, à mi-voix, comme l'animal qu'il avait été autrefois. Ca aurait pu en finir là, après tout, il avait eu ce qu'il désirait et Louis ne lui était plus d'aucune utilité mais le jeune musicien eut la mauvaise idée de frotter son nez contre sa joue. Il fronce les sourcils : attendez mais... c'était quoi ça ? Louis peut en penser ce qu'il veut, ce n'est pas quelque chose que Kay considère comme "normal". Comprenez bien : il n'a jamais été en contact avec d'autres reptiliens alors tous ces comportements lui sont étrangers. Et même s'il en avait été coutumier, il se considère désormais plus comme un humain que comme un animal alors il aurait sans doute oublié ce que cela signifiait, quand bien même il l'avait su un jour. Lui, tout ce qu'il comprend, c'est ce geste aguicheur qu'ont parfois les filles lorsu'elles veulent obtenir quelque chose, une espèce de comportement amoureux, ce qu'ils auraient appelé dans leur monde une parade nuptiale. Donc là... On a un problème pas vrai ?

    Il hausse un sourcil interrogateur, l'air de lui demander s'il est vraiment sérieux ou si ce n'est qu'une autre façon de le faire tourner chèvre... Mais à en croire l'air satisfait de Louis, il est on ne peut plus sérieux et tout guilleret comme si cela était sensé lui faire... plaisir ? Il gronde, voit rouge. Non mais il le prend pour qui ? Sans prévenir, il l'attrape par la nuque de sa main puissante et l'envoie valser sous une des tables du bar, le jeune homme glissant sur le parquet comme sur une patinoire. « J'ai pas bien compris, Louis... » Il a un sourire féroce. « C'était quoi ça, mh ? Tu me fais du charme c'est ça ? Tu t'imagines que je suis sensible à ce genre de choses de la part de quelqu'un comme toi ? » Il shoote dans une chaise, visant le jeune homme désormais réfugié sous le meuble de bois. « Quand je pense que j'allais te laisser partir, comme ça, sans rien demander de plus et que tu viens de me donner une excellente raison de te refaire le visage. » Un rire qui ressemble à un couperet fatal. « Faudra pas m'en vouloir si c'est raté, j'ai jamais eu de sens artistique... » Et dans un éclat de rire un peu fou, il avance vers la table, y glissant le bras pour l'attraper. Il y a un alligator qui va bientôt pleurer, et ce ne sera pas des larmes de crocodile...
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MessageSujet: Re: Like we're going to war #Louis Like we're going to war #Louis EmptySam 12 Jan - 3:06


    What a Face pour le fun, theme song.

    Il ronronne tout bas, en silence. Ses joues sont chaudes et il continue de donner de petits coups de nez contre sa joue. Chez les alligators, le mâle jeune se soumet au plus vieux en frottant son museau sous la gorge du dominant, pour fuir le combat qu’il sait trop dur, mais il comprend très vite qu’il a oublié un court détail : Kay n’est pas un alligator, et plus important encore, ceux sont deux êtres humains à présent. Il rougit alors bêtement, d’un petit sourire timide qui veut clairement dire qu’il ne voulait pas, que c’était uniquement amicale, mais encore une fois tout va se travers, tout s’enchaîne et il subit. Il se mord la lèvre quand Kay lui attrape la nuque, couine et valsa brutalement. Une jambe levée, il glisse sans mal sur le parquet bien ciré et s’éclate finalement contre une table. Il pousse un petit gémissement de douleur quand le rebord frappe sa hanche, et il y a ce petit circuit électrique qui remonte jusqu’à son cœur et l’affole. « J'ai pas bien compris, Louis... « De quoi, quoi ? Il panique et se glisse aussitôt sous une table, et glisse à quatre pattes sous une troisième, un peu plus loin de Kay pour se protéger. « C'était quoi ça, mh ? Tu me fais du charme c'est ça ? Tu t'imagines que je suis sensible à ce genre de choses de la part de quelqu'un comme toi ? « Il s’arrête et le regarde se rapprocher. De sous la table il ne voit pourtant que ses jambes mais il frissonne, se sentant de plus en plus mal. Il baisse les yeux, rouge, et se demande une seconde si faire ce genre de chose c’est… faire du charme ? Chez les alligators la parade nuptiale consiste à casser la gueule à un mâle, parader dans un troupeau de femelle, en mordre une à la gueule et l’entraîner sous l’eau pour copuler dans un tourbillon sous-marin. Mais de quoi est-ce qu’il parle ? D’ailleurs est-ce qu’il a un jour seulement pensé à copuler, lui, le grand dadet à la trompette ? Il sursaute brutalement quand le fracas d’une chaise se fait entendre, et il reçoit dans les mains le pied de la table qui s’écrase un peu plus. Il panique, reculant comme un animal pris au piège. « Kaaay ! » Il sert entre ses doigts le pied de la table, son cœur battant à cent à l’heure. Il croyait pourtant que c’était son ami, mais visiblement les apparences sont parfois trompeuses.
    « Quand je pense que j'allais te laisser partir, comme ça, sans rien demander de plus et que tu viens de me donner une excellente raison de te refaire le visage. « Il couine, les joues brûlantes. Son cœur crie qu’il n’a rien fait, ou tout du moins rien fait de mal. « Faudra pas m'en vouloir si c'est raté, j'ai jamais eu de sens artistique... « Il couine quand il sent qu’on a attrapé sa chemise alors qu’il tentait de glisser vers une autre table, et quand il sent que quelque chose va faire mal, il attrape tout simplement de toutes ses forces le pied de la table, haletant comme un petit animal blessé. « Kay ! Je v-voulais pas ! Je te jure ! » Il tente tant bien que mal de se recroqueviller autour du pied de la table, se mordant la lèvre comme il a peur, vraiment peur. « C-Chez les alligators, c’est… c’est u-un signe de r-resp-pect, c’est, c’était pas du charme Kay ! J’aurais jamais osé ! » Il ferme les yeux en attendant qu’un coup vienne mais rien ne vient, alors il s’empresse, encore, d’ajouter comme il peut une maigre défense, priant qu’il l’accepte et ne lui tienne pas davantage rigueur de ce qui vient de se produire : « Je suis p-pas attiré par les c-crocodil…p-par les hommes, par les hommes ! » Il se frappe mentalement comme il ne semble pouvoir qu’alourdir sa sentence, un peu plus à chaque seconde. « Me f-fais pas mal, s’il te plaît, me fais pas m-mal… » Il pleurnicherait presque déjà, trouillard dans l’âme.

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MessageSujet: Re: Like we're going to war #Louis Like we're going to war #Louis EmptyDim 13 Jan - 11:27

    « Faudra pas m'en vouloir si c'est raté, j'ai jamais eu de sens artistique... » Un éclat de rire qui se répercute sur les murs et dans la pièce encore vide tandis qu'il l'attrape par un pan de sa chemise, bien décidé à le traîner sur toute la longueur du bar s'il le faut. Et Louis qui s'agrippe au pied de la table ne fait que l'agacer davantage et il tire avec une force démesurée, quitte à rester avec un morceau de son vêtement dans la main. « Kay ! Je v-voulais pas ! Je te jure ! » Il a un petit rire moqueur : oh oui, bien spur qu'l ne voulait pas maintenant qu'il a peur et qu'il tremble de tous ses membres. C'est si facile de s'excuser après, malheureusement, c'est aussi trop tard. « C-Chez les alligators, c’est… c’est u-un signe de r-resp-pect, c’est, c’était pas du charme Kay ! J’aurais jamais osé ! » Kay fronce les sourcils et cesse de tirer comme un acharné sur sa chemise : mh ? Un signe de respect, hein ? Il en doutait encore mais après tout, qu'en savait-il lui de tout cela ? Pas grand chose malheureusement. Déjà à Neverland, il avait vécu seul et il n'avait pas eu d'autres reptiles avec qui partager les eaux. Il s'en était langui longtemps et désormais qu'il avait quelqu'un qui lui ressemblait un peu, même de loin, il le rejettait en bloc. Une hésitation bien palpable. « Je suis p-pas attiré par les c-crocodil…p-par les hommes, par les hommes ! » Un léger sourire moqueur de la part de Kay comme, l'un dans l'autre, il ne peut s'empêcher de trouver ça drôle à en mourir. La capacité qu'a Louis à s'enfoncer encore plus dans la mouise est juste hilarante et, s'il était tombé sur moins compréhensif que lui, sûr qu'il serait déjà mort. « Me f-fais pas mal, s’il te plaît, me fais pas m-mal… » Il lui ferait presque pitié maintenant et, l'envie de lui donner une bonne leçon s'efface lentement devant cet air si vulnérable, si enfantin. Qui l'eut cru, hein, qu'un jour un prédateur puisse faire preuve de clémence ? Il soupire, se relève, laissant à Louis le temps de récupérer de sa frayeur. Quelques minutes durant lesquelles il réfléchit avant de lâcher finalement. « Sors de là-dessous, Louis, parce que si je viens te chercher, je te promets que tu vas en ressortir en plusieurs morceaux... » Il croise les bras et il attend patiemment que tout cela fasse son chemin dans l'esprit du jeune homme et qu'il se décide à sortir par lui-même, terrorrisé comme un petit garçon pris en faute par son père. Le barman penche la tête sur le côté, un sourire amusé sur les lèvres. « Alors comme ça, je ne suis pas à ton goût ? » Ca sent la question piège à des kilomètres : s'il répond non, Kay se vexera-t-il de son impudence ? S'il répond oui, s'offusquera-t-il à nouveau qu'il lui fasse du charme ? Il ronronne intérieurement, tellement ravi de l'effet de peur qu'il produit chez lui, s'en repaissant comme d'une manne divine. Lentement, il approche, pas par pas, de son petit alligator pris dans ses filets. Il n'a rien de menaçant même si son air ne laisse tout de même rien présager de spécialement agréable. Il ne s'arrête qu'à quelques centimètres de lui, si proche que Louis peut sans doute sentir son souffle chaud sur son visage et il le fixe longuement, penchant la tête, observateur. « Je ne te plais vraiment pas ? Peut-être que je devrais me vexer, mh ? » Un sourire carnassier comme il le regarde avec condescendance, avec cet air supérieur qu'ont les dominants sûrs de leur fait. Sa large main avance vers le visage du jeune homme mais elle n'a rien de menaçant, il en prend bien soin comme il avance lentement et qu'il la pose sur la joue du musicien, la laissant glisser dans ses cheveux, presque douce. A quoi il joue ? Il l'ignore lui-même mais il lui semble amusant de continuer sur cette voie là, de faire naitre en lui un nouveau sentiment, de lui faire porter un nouveau masque ; celui de la gêne et de la pudeur. Comme un ethnologue observerait les gens, il veut susciter chez lui des émotions contraires pour se remplir de ce pouvoir qu'il peut avoir sur les autres, de cette façon qu'il peut avoir de dicter aux gens leur conduite par la force de sa simple volonté. « Ce n'est pas ce qu'on dit de moi, pourtant, d'ordinaire, tu sais...? » Ses doigts redescendent jusqu'à sa nuque qu'il effleure lentement d'une caresse du bout du pouce avant de revenir jusqu'à l'arrondi de sa joue, passant sur ses lèvres tremblantes. Il avance, le forçant à reculer jusqu'à ce qu'il ait la table qui lui lancine les reins. « Dis le, Louis, dis le que je ne te plais pas... » A nouveau, il finit sur un piège, plus chasseur qu'animal depuis qu'il est arrivé dans cette nouvelle vie. Oui, il est devenu un prédateur d'un autre genre et, son visage qui vient se nicher dans le cou du jeune homme découvre ses dents en un sourire qui peut mordre à la jugulaire autant qu'embrasser. Tout dépendra de sa réponse...
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MessageSujet: Re: Like we're going to war #Louis Like we're going to war #Louis EmptyMer 16 Jan - 1:10


    Il est adorable le petit alligator à tenter de s’en sortir même dans les situations les plus difficiles pour lui. Aussi, s’il pleurniche tout bas sans vraiment de larmes, c’est uniquement parce que… parce qu’il n’a pas envie d’avoir mal. Bien sûr la mort est pour lui quelque chose de pire, mais la souffrance a un caractère si inadmissible qu’il n’ose même y penser. « Me f-fais pas mal, s’il te plaît, me fais pas m-mal… » Il couine comme un petit enfant à qui l’on serrerait le cou, les yeux un peu dans le vagues. Il pense sincèrement qu’il ne va pas le frapper, parce que dans son idée, dans son optique, Kay ne peut clairement pas lui faire vraiment du mal. Bien sûr il joue avec lui, il le bouscule et le brutalise, mais tout ça, ce n’est vraiment que pour le jeu, pas vrai ? Ni plus ni moins qu’un jeu ? Il hésite un instant en imaginant qu’il ne rigole pas, qu’il va vraiment lui faire du mal et grimace, donnant un petit coup de tête dans le pied de la table. Quel idiot ! Quel idiot, gronde-t-il pour lui-même. Si j’avais su, je t’aurais écouté Red, c’est la seule pensée qui lui traverse l’esprit. Enfin il se rend compte que le Crocodile ne semble plus vraiment dans l’optique de lui tirer le cœur hors de la poitrine, alors il se détend, jetant un petit coup d’œil aux pieds qui ne bougent pas. Est-ce qu’il prépare une arme ? Une arme à feu ? Ses pupilles s’étalent et son cœur bondit un coup trop fort. « Sors de là-dessous, Louis, parce que si je viens te chercher, je te promets que tu vas en ressortir en plusieurs morceaux... » Il se mord la lèvre dans un petit couinement terrorisé, et finalement il inspire profondément. Tu as vu pire Louis, tu peux le faire... si tu dois mourir, meurs comme un brave… enfin essaye de pas mourir quand même susurre sa conscience à la bête qui doucement sort le bout de son museau.
    « Alors comme ça, je ne suis pas à ton goût ? » Il baisse les yeux, les joues un peu rouges. S’il avait à répondre, Louis n’en saurait rien. De sa vie de reptilien il n’avait jamais vraiment été attiré par les autres alligators femelles, et encore moins par les mâles. L’enveloppe humaine rendait cette attirance encore plus étrange, car s’il lui arrivait des fois d’éprouver du plaisir quand une main hasardeuse de glissait dans son caleçon lors d’une soirée, il n’éprouvait pas, à son humble avis, ce goût que Naveen avait eu dans le passé. S’il voulait tout le monde à ses pieds, c’était uniquement par et pour la musique, absolument pas pour son physique. Il ne savait même pas s’il était beau – encore que Red aurait bien rougi à la vue de son corps nu et mouillé la première fois qu’il avait débarqué. « Je… » Il le voit approcher et son corps s’affole, pas de sentiments mais de frayeurs. La dernière fois il l’avait envoyé valsé, alors la seconde… « C’est-à-dire q-que… » Ses yeux cillent et ses pupilles se rétractent car il est vraiment très proche. Il baisse même les paupières, mi-clos, quand son souffle chaud caresse son visage. Il ne comprend rien à cet homme, il ne comprend rien à ce monde. Pourquoi est-ce que l’on irait frapper quelqu’un pour venir ensuite si proche ? « Je ne te plais vraiment pas ? Peut-être que je devrais me vexer, mh ? » Il se crispe un peu et son corps se raidit quand il voit sa main avançait vers sa joue. Il a une petite grimace comme s’il attendait qu’il lui fasse mal, qu’il lui griffe ou le gifle encore, mais rien ne vient. Ça lui tire même un petit frisson cette douce caresse, alors il rouvre doucement les yeux. Il hésite un moment, observant autant qu’il le peut cette main mais elle disparaît dans sa tignasse. « Je ne suis pas sûr de vouloir te vexer… » Couine-t-il quand il croise ses yeux, détournant aussitôt le regard, peureux. « Ce n'est pas ce qu'on dit de moi, pourtant, d'ordinaire, tu sais...? »
    Il aimerait lui dire qu’il n’en sait rien car les considérations physiques lui ont toujours échappé, et que malgré sa nouvelle apparence il n’a jamais vraiment trouvé une femme plus belle qu’une autre. Son statut d’ancien alligator qui lui colle sans doute de trop à la peau. « Peut-être c-car je ne suis p-pas… ordinaire ? » Il frissonne de nouveau et ses lèvres s’entrouvrent à sentir ses doigts tout contre, mais c’est pour mieux les refermer ensuite. Il recule, docile, mais ne le lâche pas du regard, voulant être vraiment sûr qu’il ne compte l’égorger dans son sommeil ou l’assommait pour faire de son corps des cubes de viande à donner aux chiens. Il grimace quand ses reins cognent dans ses reins, ses mains venant aussitôt se poser sur le rebord alors qu’il reste coincé là, entre Kay et la table. « Dis le, Louis, dis le que je ne te plais pas... » Il sursaute un peu, rentrant la tête dans les épaules mais le visage du crocodile est déjà contre sa peau, contre son cou, et il rougit brutalement. Ses doigts se posent naturellement sur les épaules du dominant comme il couine tout bas, les joues un peu rougies : « Kay… ! » Il sert entre ses doigts le tissu de sa chemise, regardant la porte du regard, gêné, presque paniqué. « Tu… Tu es sans d-doute très beau Kay, mais… » Il se mord la lèvre, cherchant à reculer son visage. Dans le geste, il recule, se penchant en arrière, cherchant à repousser le Crocodile mais il finit le dos contre la table, pratiquement allongé car le prédateur ne semble pas vouloir le lâcher. Les joues du pauvre petit sont alors chaudes comme la braise par la gêne qui grimpe, et il couine davantage encore : « Mais je sais p-pas géré ce genre de… truc… » Il a l’air d’une petite créature qui cherche à se défaire d’un piège, et c’est peut-être bien le cas. Encore qu’à force de se débattre il s’embourbe. Allongé sur la table, dans une position plus qu’inconfortable, il regarde de nouveau la porte, embêté : « Laisse-moi partir s’il te plaît… J’le d-dirais à personne, j’le jure… J’l’oublierais même que t’es le crocodile si tu veux… » Il renifle un peu, par la fatigue qui retombe doucement sur ses épaules. « J'veux juste que tu me fasses pas mal » couine-t-il finalement.
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MessageSujet: Re: Like we're going to war #Louis Like we're going to war #Louis EmptySam 19 Jan - 21:22

    « Je ne te plais vraiment pas ? Peut-être que je devrais me vexer, mh ? » Il laisse sa main avancer doucement vers lui et se poser sur sa joue, remontant dans sa tignasse brune, carrément amusée. Une étrange sensation de pouvoir, comme s'il avait sur lui tous les droits, comme s'il pouvait en faire ce qu'il en voulait. Il avait toujours rêvé d'avoir un jouet semblable. « Je ne suis pas sûr de vouloir te vexer… » Oh non, bien sûr que non tu ne veux pas, gronde le reptile à l'intérieur de lui, parce que tu le sens bien, non, ce que je peux faire aux gens qui me déplaisent ? « Ce n'est pas ce qu'on dit de moi, pourtant, d'ordinaire, tu sais...? » Il le dévisage avec attention, comme s'il cherchait à lire dans ses prunelles paniquées, comme s'il voulait pénétrer son esprit pour le tordre comme il était en mesure de faire plier son corps. Tout en lui lui dit que Louis n'est qu'un gêneur, un opportun qui a atterri au mauvais endroit au mauvais moment et qu'il ferait sans doute mieux de s'en débarrasser s'il ne voulait pas subir des représailles de la part de Hook. Mais après tout... James n'est pas là, pas vrai ? Et pour l'instant, il ne sait rien de tout cela alors... « Peut-être c-car je ne suis p-pas… ordinaire ? » Ca, pour sûr, Louis, tu n'es pas quelqu'un d'ordinaire, bien au contraire. Rien que le fait que tu n'appartiennes pas à ce monde fais de toi un être cent fois plus intéressants que tous ces crétins d'humains qui vivent ici. Il le bloque contre le meuble, venant se coller à son dos et l'entourant de ses bras, un prisonnier si facile à retenir, comme son nez vient renifler doucement sa peau, imprimant dans son esprit son odeur. Réflexe de prédateur sans doute... Il ronronne à son oreille, un brin menaçant. « Dis le, Louis, dis le que je ne te plais pas... » Il vient nicher son visage dans son cou, un sourire flottant sur ses lèvres entrouvertes, comme pour mieux le respirer. Il gronde à mi-voix en sentant ses mains sur ses épaules, parcouru d'un frisson qui sinue le long de son dos, frappé d'une décharge électrique. « Kay… ! » Le crocodile a un léger ricanement moqueur en entendant son petit cri offusqué. Pour un peu, ça l'exciterait presque. Non pas qu'il ait jamais été attiré par un homme, il est d'ailleurs quasi sûr que dans ce monde, ce genre de chose est assez mal vu, que ce genre de chose ne se fait pas. La tension qu'il y a entre eux, c'est sans doute un truc de reptile, un truc qui ne peut pas s'expliquer, ce n'est sans aucun doute qu'un rapport animal. « Tu… Tu es sans d-doute très beau Kay, mais… » Il hausse un sourcil interrogateur et moqueur à la fois en l'entendant et il se fait davantage pressant, le forçant à s'allonger sur la table pour s'éloigner un peu de lui. « Mais je sais p-pas gérer ce genre de… truc… » Il suffit donc de te laisser faire, ronronne à nouveau cette petite voix intérieure, suave et amusée. Cette façon qu'il a de rougir et de paniquer, cette manière de le regarder, comme s'il était bien conscient qu'il n'était rien face à lui, à peine plus qu'une brindille qu'il aurait pu briser entre ses doigts, tout cela avait quelque chose de follement exaltant. Le plaisir de la chasse, sans doute. Il capte son regard désespéré en direction de la porte et presque aussitôt, ses prunelles s'assombrissent d'un coup, virant au noir ébène. Oh non, petit amuse-gueule, ne pense même pas à t'enfuir... Il serre déjà les poings, anticipant le moindre geste pour essayer de se faire la malle, quitte à devoir le clouer au sol à coups de pieds et de poings. Il n'a jamais vraiment fait dans dentelle et il ne fera pas d'exception, pas même pour lui. « Laisse-moi partir s’il te plaît… J’le d-dirais à personne, j’le jure… J’l’oublierais même que t’es le crocodile si tu veux… » Il esquisse une moue, comme s'il y pensait réellement alors qu'en réalité, son choix est déjà arrêté. Hors de question qu'il le laisse s'en aller, en tous cas, pas tout de suite, il n'a pas fini de jouer avec lui et, si Louis semble déjà fatigué de la partie, Kay, lui, ne fait que commencer. « J'veux juste que tu me fasses pas mal » l'entend-il couiner et il ne peut retenir un ricanement un peu cruel, il est vrai. Ses prunelles sombres plongent dans celles de son cadet et il remue lentement la tête négativement sans se départir de son sourire carnassier. « Tu es prêt à quoi, petit lézard, pour ne pas avoir à souffrir entre mes mains, mh ? Qu'est-ce que tu as à offrir ? » Ses doigts épais viennent se poser sur sa gorge, son pouce caressant sa pomme d'Adam, l'air de le prévenir qu'il pourrait la lui enfoncer dans la gorge d'une simple pensée, avant de redescednre dans le creux de son épaule, presques lascifs. « De l'argent ? Je ne crois pas. Mettre à ma disposition tes talents ? Mis à part celui de musicien, il ne me semble pas que tu en es beaucoup et, vois-tu, je ne suis pas très branché musique. » Il se penche sur lui, son nez venant effleurer son cou tandis qu'il plante doucement ses dents dans son épaule, pas suffisamment pour lui faire bien mal toutefois. Je pourrais t'arracher la jugulaire d'un seul coup de crocs, semble-t-il dire comme ses canines laissent de légères marques rosées sur sa peau blanche. Cette vision ne fait que faire briller ses iris sombres davantage, comme cela lui donne le sentiment qu'il lui appartient et après tout, l'on en est pas très loin ; de toutes façons, c'est lui le mâle dominant ici, n'en doutez point. Jamais. Ses doigts se posent sur sa hanche avant de remonter lentement le long de son fmanc pour finalement attraper son menton entre ses doigts et le forcer à le regarder. Un sourire prédateur dévoile des dents trop pointues pour être honnêtes. « Je t'écoute, Louis, tu me proposes quoi, en échange de ta vie étriquée et misérable ? » Il jette un léger coup d'oeil à sa montre. Tic, tac, tic, tac, l'heure tourne, semblent hurler le cadran et la trotteuse qui s'emballe.
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MessageSujet: Re: Like we're going to war #Louis Like we're going to war #Louis EmptyMar 22 Jan - 12:21


    Il pleurnicherait comme un enfant s’il le pouvait, mais le regard foncé de Kay lui indique très clairement qu’il a tout intérêt à se tenir à carreaux et à ne pas supplier pour sa pitié. Il se mord délicatement la lèvre, tout petit sous le crocodile, le cœur battant trop vite sous l’affolement. « J'veux juste que tu me fasses pas mal » Il a un peu peur c’est vrai, mais qui n’aurait pas peur à sa place ? Il se crispe un peu, baissant les yeux quand il comprend que la réponse sera sans doute non. Il ravale difficilement sa salive. « Tu es prêt à quoi, petit lézard, pour ne pas avoir à souffrir entre mes mains, mh ? Qu'est-ce que tu as à offrir ? » Il rougit doucement en sentant ses doigts, et un instant semble réfléchir. Qu’est-ce qu’il a à offrir ? Pas grand-chose, hélas. Pas d’argent, pas de choses extraordinaires que lui seul saurait faire. Il est un homme seul, et un homme comme tous les autres. Il ne sait rien faire, c’est bien ça le souci parce que s’il ne trouve pas de monnaie d’échange, il semble bien que le Crocodile saura quoi faire de lui. Il se tend un peu quand la main, hasardeuse et baladeuse, s’éloigne du sentier tracé pour venir se perdre dans le creux de son épaule. Il se mord la lèvre comme un adolescent qui ne sait pas faire. « De l'argent ? Je ne crois pas. Mettre à ma disposition tes talents ? Mis à part celui de musicien, il ne me semble pas que tu en es beaucoup et, vois-tu, je ne suis pas très branché musique. » Il rentre davantage la tête dans les épaules mais ce n’est pas assez puisque déjà Kay plante ses dents dans sa peau, arrachant un couinement presque adorable à la petite chose. Il ne dit rien cependant, ne voulant pas le brusquer ni même l’énerver davantage. Il a déjà assez goûté aux talents cachés de la chose. Il se racle difficilement la gorge quand il surprend son regard sur lui et il sait bien, quelque part, que cette soirée risque en plus d’être longue d’être marquée à tout jamais. Il détourne les yeux, cherchant à fuir au loin, mais il ne trouve rien, personne dans le bar à une heure aussi tôt, personne pour le sauver ou le sortir d’ici. Son cœur frappe, bat, éperdu mais pas d’amour, non, de peur. Il relève le nez, suivant ses doigts, docile et pantois comme un petit pantin à son maître. Ses grands yeux bruns cherchent dans son regard une petite promesse, celle qu’au moins ça ne fera pas si mal, pas autant tout du moins. Sa tête lourde tourne sous les choses auxquelles ils pensent, et qui reviennent sans cesse, toujours, à la même, chose.
    « Je t'écoute, Louis, tu me proposes quoi, en échange de ta vie étriquée et misérable ? » Il le fixe avec une petite pointe de colère, parce que Kay lui pose une question mais il en connaît déjà la réponse. Lui qui pensait bien faire, voilà qu’encore ses relents sympathiques le mettaient dans la mouise. Cependant, pour toute réponse, il ne trouve pas grand-chose. Sa vie vaut donc si peu ? Il soupire tout bas, comme un enfant pris au pied du mur qui n’a plus le choix que d’annoncer son triste forfait, celui d’un homme dont la vie ne valait rien. « Je n’ai rien à donner qui n’est de valeur… » Il soupire tout bas, comme s’il s’admettait à lui-même qu’en vérité, sa vie ne vaut même pas celle d’un éboueur ; il en oublierait presque que c’est également le cas de la majorité de la population, qu’à présent une vie ne vaut même pas le prix d’une cigarette. Il détourne le regard, dans cet air de pudeur touchante. « Je peux laver la vaisselle, ranger ton appartement… curer les chiottes si tu veux… » Il soupire profondément, comme tout ça lui coûte, non pas à cause de sa fierté mais uniquement car il se pensait meilleur. Il avait rêvé toute sa vie d’être une star, une créature capable de jouer de la musique comme jamais, et pourtant il ne valait rien, pas même un kopeck. Comment en était-il arrivé là ? Il inspire profondément, plus fort encore, alors que son corps entier se détend. Il a toujours été la risée des alligators du bayou, et maintenant il était moins que rien chez les hommes. Peut-être que ce monde n’était pas le sien ? Peut-être que s’il mourrait, il allait revenir de nouveau chez les siens ? Et peut-être que tout ça n’était qu’un vieux cauchemar ? Un cauchemar pour le punir de tout ce qu’il n’avait jamais réussi à accomplir ?
    Son visage se déforma doucement en une moue comme il retenait un sanglot et finalement cacha son visage derrière sa main, les yeux mouillés par les larmes, se sentant partir plus profondément dans son cauchemar. Kay avait raison. Il ne valait rien. Il ne servait à rien. Tout ça, c’était… Ses épaules tremblèrent comme quelques larmes coulaient bêtement sur ses joues rebondies. La fatigue de ces derniers jours et la peur eurent raison des nerfs de l’alligator qui vint nicher son visage dans le cou du crocodile pour pleurnicher comme un enfant, ses doigts agrippant ses omoplates, froissant le tissu de son vêtement sans un seul regret. « D-Désolé » couine-t-il tout bas « je v-vaux ri-ien… »
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MessageSujet: Re: Like we're going to war #Louis Like we're going to war #Louis EmptyDim 24 Mar - 13:46

Pas de réponse depuis le 22 janv, j'archive I love you


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