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 Crystal train for a journey of memories

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MessageSujet: Crystal train for a journey of memories Crystal train for a journey of memories EmptyMar 1 Jan - 1:35

Yoëv & Neve


Journée ordinaire, tout à fait anodine, qui n’annonce rien d’intriguant, rien de merveilleux. Les journées particulières, celles qui changent vos vies vous savez, elles commencent toujours comme ça, par un matin comme un autre, un sourire comme un autre, et puis elles dérivent et vous vous rendez compte bien plus tard qu’elles ont transformé le cours de votre existence. Aujourd’hui, était une de ces journées, mais bien sur, je l’ignorais encore…

«Oui…oui, comme tu veux Fly…ah surement pas ! Tu sais que je déteste la chaleur qu’il y fait….et pourquoi pas l’Angleterre ?....oui tu as raison…oh et bien ça tu sais j… » je m’arrête soudainement sous le choc « …oui, non désolé Fly je te rappelle plus tard….non rien je t’assure…d’accord, bye. » je raccroche mon portable avant de le glisser dans mon sac avec une lenteur affligeante. Je n’arrive pas à y croire, j’ai l’impression que mes yeux me jouent des tours, je les écarquille, les cligne et les re-cligne encore et encore comme pour éclaircir ma vue. Je dois avoir l’air d’une parfaite imbécile, la bouche ouverte à faire cela mais si je n’étais pas ce que je suis et si je n’avais pas vécu tant de choses inexplicables je dirais que c’est parfaitement impossible. On m’aurait dit ce matin qu’en allant faire du shopping au centre commercial de Westwood Center Way je tomberais sur…ça, non jamais, jamais je ne l’aurais cru. Et pourtant c’est bien là, sous mon nez, ça me nargue, m’attire, m’effraie, j’ai envie de prendre mes jambes à mon cou et en même temps de rester coller à cette vitrine toute l’après-midi. C’est vraiment étrange…Je me rapproche de quelques pas pour le voir de plus près, je le contemple, le scrute, le détaille, le décarcasse de mon regard perçant. C’est forcément le même, ça ne peut pas être une réplique, il n’en existe qu’un seul comme cela, il est unique, distinctif, je pourrais le reconnaître n’importe où, n’importe quand. Je pourrais le reconnaître entre un million de trains en cristal. Celui-ci ce n’est pas juste un train en cristal, ce n’est pas juste un objet décoratif pour attirer les passants, ce n’est pas juste un superbe jouet un peu rare. Non, c’est le train, son train, c’est l’œuvre de Santa, je le sais, je le sens. Mais la vraie question est comment est-ce qu’il a pu atterrir dans cette vitrine ? Je pourrais repartir, je devrais repartir, mais alors je n’aurais jamais ma réponse, rester dans l’incertitude c’est bien le pire de tout. Je me recule et contemple l’enseigne du magasin, je n’ai vraiment pas envie d’entrer, depuis que j’ai commencé ma nouvelle vie je n’ai pas mis les pieds dans un magasin de jouets, je me l’interdis, je ne veux pas faire remonter les vieux souvenirs, tout ça, c’est derrière moi désormais. Pourtant, bien que cet endroit me donne la chair de poule il m’appelle et m’attire comme un aimant, j’ai l’impression que c’est plus fort que moi.

Avec la plus grande prudence j’attrape la vieille poignée artisanale et ouvre la porte, d’un pas incertain je m’avance, je marche hésitante jetant des coups d’œil inquiets ici et là. Plusieurs enfants ont déjà envahis le magasin, ils courent partout, leurs rires résonnent dans mes oreilles, comme le bruit mélodieux d’un grelot. D’une main frêle je caresse un ours en peluche posé sur cette étagère à côté de moi, je souris à la vue d’une maison de poupée ; avant de me faire bousculer par un petit garçon qui vient d’entamer une course poursuite avec son aîné, dans les rayons de cet univers enchanté. Je me retrouve donc face à ce père noël miniature assit sur une grosse caisse en bois et tenant une liste dans ses mains. D’un seul coup j’ai l’impression que l’ambiance s’alourdit, j’ai la nausée et je crois que toute la pièce tourne autour de moi, mes jambes sont sur le point de se dérober quand mon regard se pose sur lui, un jeune homme non loin, surement un employé. C’est drôle j’ai la sensation étrange de le connaître, je ne l’ai jamais vu et pourtant tout mon être réagit à sa présence, c’est comme si je venais de me prendre une décharge électrique en croisant ses yeux. Il me fascine d’une manière inexorable. Avec difficultés je reprends mes esprits et parvient à me mouvoir jusqu’à lui. Je lui lance un sourire poli avant de demander d’une voix tremblante « Bon..bonjour. Excusez-moi, ce train dans la vitrine…j’aimerais savoir où vous l’avez eu ?…» me rendant compte à l’expression qu’il affiche que ma question doit paraître un peu bizarre je me reprends «...enfin où vous l’avez acheté. Je le trouve absolument magnifique et j’aimerais savoir s’il est à vendre. » A vendre ? N’importe quoi, non seulement il n’est surement pas à vendre mais en plus qu’en ferais-je ? Moi qui n’arrête pas de me dire que je ne dois pas ressasser le passé je ne vais pas aller m’encombrer d’une vieille relique de mon ancienne vie. Mais je crois, oui je crois que cet endroit me rend quelque peu nostalgique. Mes yeux se perdent sur les jouets peuplant la boutique et c’est le cœur serré qu’ils reviennent finalement tomber dans les siens. Je reste silencieuse, attendant sa réponse.

B-NET
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MessageSujet: Re: Crystal train for a journey of memories Crystal train for a journey of memories EmptySam 5 Jan - 22:19

Il y a des jours où tout s’écroule. Il y a des jours où l’univers d’une personne change. Un battement d’aile peut faire chavirer n’importe quoi. Il n’y a pas de réponse à cela. Cela, on l’appelle simplement la vie.

Une journée calme pour un ennui total. Voilà ce que Yoëv voyait. Il se leva de son lit. Les yeux encore rougis de son lendemain de fête. Il n’aurait pas dû s’appuyer sur la boisson encore une fois. L’alcool était devenu son ami le plus intime. Quand il était triste, il trouvait toujours un bon réconfort dans la vodka. Posant la main sur la fenêtre, il colla son front contre la vitre. Un peu de fraicheur dans ce monde sans croyance. Il n’y avait toujours pas de neige. Pas de souvenirs. Plus de rappel de son monde tant chéri. Il n’y avait plus les enfants qui jouaient ensemble. De haut de sa chambre, il voyait juste des personnes marcher dans les rues. Robot. Plus d’âmes. Plus de vie. Le temps. Les montres. On se battait pour quelques secondes de plus. A quoi cela servait-il de toute façon ? Qu’est-ce que la vie ? Ou trouvait-on le bonheur ? Il haussa les épaules à ces questions. Chaque matin. Chaque soir. Prenant un caleçon, un jean et un t-shirt il s’habilla à la hâte avant de prendre son manteau et de s’enfuir. La chambre, la ville. Il se sentait enfermé dans un univers inconnu. Obscur. Il n’y avait pas d’échappatoire. Il n’y avait pas de refuge possible ! Son atelier, ses passions. Disparus à jamais. L’âme du père noël essayait de s’enfuir un peu plus à chaque minute. Prenant les clefs dans sac, il les enfonça dans la serrure. Son magasin était à lui. Seul petite distraction dans une vie de fou. Les portes s’ouvrirent. La caverne d’Ali Baba ! Comme un enfant, il trouva des voitures et se mit à jouer avec. Un… Deux… Trois… Le père noël était bien là entre des millions de jouets exposés comme des œuvres d’arts sur les étagères. Son monde. Son plaisir. Sa joie de vivre revenait. Il ne voulait même pas ouvrir pour les parents débordés de travail. Il ne voulait pas voir leur visage qui ne s’éclairait pas. Pas de sourire. Pas de bonheur dans les yeux des gens. Yoëv était sûr que Pitch était revenu d’entre les morts. Pourquoi, sinon, les gens ne souriaient-ils pas à la vie ? Son horloge accrochée dans le mur d’en face lui indiqua d’une voix sans faille qu’il était temps de ranger. De mettre de côté ses jeux pour se consacrer qui arrivaient. Plus de noël à préparer mais des gens à servir.

La journée était bien avancée. Le jeune homme ne manquait pas à son devoir. Répondant aux questions avec un sourire forcé sur le visage. Des questions très stupides pour la plupart. Comment marchait ce jouet ? Et celui-ci ? Avec amour ! La réponse ne leur convenait pas. Ils le regardaient tous avec cette lueur moqueuse. Qu’avait-il dit de plus que la vérité ? Le magasin était rempli de vie. Des enfants couraient entre les rayons. Les parents discutaient dans leur potable ou bien ils regardaient un jouet, le prenaient, le reposaient, avant de se décider à aller à la caisse. Le jouet abandonné. Yoëv avait une envie irrépressible de frapper du pied. Comme un enfant. C’est alors que la vie prit un nouveau tournant.

Elle se tenait devant lui. Ses longs cheveux lâchés dans l’air du vent. Des yeux indescriptibles. Une bouche menue, des lèvres soyeuses. Cette fille était assurément très belle. Puis la sensation étrange dans son cœur. Cette dernière le prit de court. Soudainement. Comme un camion s’écrasant contre un arbre. Comme un poignard en plein cœur. Leurs yeux se croisèrent. Yoëv abaissa le premier ses yeux bleus. Cette fille l’intimidait. Pourtant… pourtant… Comme une image familière. Il avait l’impression qu’ils se connaissaient depuis toujours. Etrange sensation. Lorsqu’elle parla, Yoëv sorti de sa rêverie. « Bon..bonjour. Excusez-moi, ce train dans la vitrine…j’aimerais savoir où vous l’avez eu ? » Elle parlait de son train. De son plus précieux souvenir. Un nouveau dans le cœur. «...enfin où vous l’avez acheté. Je le trouve absolument magnifique et j’aimerais savoir s’il est à vendre. ». Serrant les poings, il respira profondément. Cette fille voulait en fin de compte lui voler son train. Le monde était contre lui ! Une image. Un train en cristal. Des mains habiles lui mettant la dernière pièce avant que celui-ci prenne vie. Un miracle courant. « Non… ce train n’est pas à vendre mademoiselle. Ce train c’est… ». Il se tut. Il avait appris depuis son séjour sur cette terre que les gens ne croyaient plus au père noël. Ils ne croyaient pas à ce qu’il était. « Croyez-vous au père noël ? Ce train m’a été offert par cet homme à la barbe blanche. Tellement vieux. Mais tellement gentil. Il a vieilli. Maintenant il est mort. Abandonné tel un clochard. Les gens ont besoin de croire pour exister. ». Il ne savait pas pourquoi il se confiait à elle. Elle, une parfaite inconnue. La sensation de plonger dans le vide était toujours là. Ancrée dans son cœur.

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MessageSujet: Re: Crystal train for a journey of memories Crystal train for a journey of memories EmptyJeu 10 Jan - 10:09

Yoëv & Neve


Il me fixe alors étrangement, il semble contrarié, pourtant je n’ai rien dit de déplacé, ou peut être que si ? Je ne sais plus, cet endroit me fait perdre tous mes moyens. Peut être en a-t-il tout simplement assez de voir des gens défiler pour acheter ce train qui n’est visiblement là que pour être décoratif et non pour finir dans les mains d’un enfant peu soigneux. Si seulement il connaissait mes véritables intentions, mes vraies interrogations, je ne veux pas acheter ce train, je veux juste comprendre, comprendre comment ce dernier a pu se retrouver dans cette vitrine alors que Santa y tenait comme à la prunelle de ses yeux. « Non… ce train n’est pas à vendre mademoiselle. Ce train c’est… » il s’arrête dans sa phrase, comme s’il ne pouvait me dire le fond de sa pensée, décidemment je n’ai jamais vu de vendeur aussi bizarre, je me demande où le gérant déniche ses employés dis donc. Puis soudain, il reprend hésitant « Croyez-vous au père noël ? Ce train m’a été offert par cet homme à la barbe blanche. Tellement vieux. Mais tellement gentil. Il a vieilli. Maintenant il est mort. Abandonné tel un clochard. Les gens ont besoin de croire pour exister. »

Cette phrase me fait l’effet d’un électro choque, qu’est-ce qu’il a à la fin celui-là ? Mort ? Santa ? Surement pas oui ! Santa ne se laisserait jamais mourir comme ça, tant qu’il y aura des enfants pour croire en lui il continuera sa besogne jusqu’au bout, finalement j’en ai assez de tous ses gens qui se permettent de parler du père noël comme s’il le connaissait alors que ce n’est absolument pas le cas. Je le regarde amusée et ne peux retenir le rire cristallin qui me sort des lèvres, pas que je me moque de lui non, mais ce qu’il vient de dire me fait rire parce que cela me paraît complètement absurde « Cela m’étonnerait beaucoup que le père noël vous ait donné ce train ! » je suis consciente que la plupart des gens si ce n’est tous passeraient à côté du sens de cette phrase, ce vendeur doit croire que je dis cela car pour moi le père noël n’existe pas alors il n’a évidement pas pu lui donner ce train. Mais c’est tout le contraire, moi, moi je sais que Santa jamais il n’aurait fait ça, et si tenté qu’il soit véritablement mort quelque part il aura rendu son dernier souffle avec ce train et ne l’aurait pas laissé aux mains de ses humains peu scrupuleux. Je décide de me prendre au jeu et de répondre à sa question alors que d’ordinaire je ne l’aurais pas fait, je ne parle pas vraiment de Santa, jamais, à personne, je n’aime pas ça, je n’aime pas recasser le passé, et encore moins avec une bande d’ignares qui ne peuvent rien comprendre à ce que je ressens. Cependant avec cet homme, je n’ai pas peur de me laisser aller aux confidences, peut être à cause du fait qu’il me semble si familier, je ne sais pas « Si je crois au père noël ? Et bien oui, il fut un temps je croyais en lui…mais le père noël a comme qui dirait disparu de ma vie avec le temps, c’est tout. » une fois encore le sens de ma phrase doit lui échapper et c’est mieux ainsi. Je ne suis pas en train de dire qu’en devenant adulte j’ai réalisé qu’il n’existait pas, comme la plupart des personnes de ce monde, non, je suis en train de dire que Santa à tout simplement quitter ma vie et m’a laissé là, il m’a manqué, au début, maintenant je vis bien mieux sans lui. Mais évidement cela, ce vendeur ne peut le saisir. « Et vous ? Vous y croyez ? » je lui retourne la question curieuse d’entendre la réponse, oui parce que c’est bien beau tout ça mais est-il sincère ? Si ça se trouve c’est seulement de belles paroles pour donner le change et faire vendre les jouets de cette boutique, il joue un rôle comme tout le monde ici. Cette planète est fait de faux semblants, moi je ne suis pas comme ça et ne le serais jamais.

En y pensant je n’ai toujours pas eu ma réponse, j’ignore encore comment le train de Santa a atterri ici et je ne le saurais sans doute jamais. Je devrais quitter cette boutique au lieu de rester ici à parler avec ce parfait inconnu qui visiblement ne comprends pas ce que je dis à demi-mot, pourtant mes jambes sont comme enfoncées dans le sol et refusent de bouger « Ca va vous paraître bizarre mais j’ai l’étrange impression de vous connaître…c’est drôle n’est-ce pas ? Pourtant je ne suis jamais venu ici auparavant. Peut être s’est-on déjà rencontré dans une autre vie… » dis-je toujours le sourire aux lèvres, non c’est complètement impossible, je plaisante évidement, il n’empêche que j’ai toujours cette sensation…

B-NET


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MessageSujet: Re: Crystal train for a journey of memories Crystal train for a journey of memories EmptyDim 13 Jan - 1:50

Remplie de vie, la boutique dégage une aura de bienveillance tranquille. Les enfants jouent dans les rayons, insouciants de tout. Le jeune homme regarde, de ses yeux émerveillés les courses poursuites à travers cet univers de jouets. Lui, il n’a jamais pu courir. Il n’a jamais pu construire un bonhomme de neige. Le père noël était là pour que les enfants du monde entier croient en lui. Cette croyance était la vie. Vie pure de toute chose. C’était l’essence même de Santa Claus. Mais maintenant… Maintenant, Santa Claus n’est plus. Il ne vit plus. A la place est apparu Santa Cruz. Homme profondément triste d’avoir perdu le monde dans lequel il vivait. Celui-ci, il boit la nuit pour oublier ses malheurs, sa tristesse. Ses souvenirs. Jolie jeune femme, seule en face de lui. Lui, les cheveux en bataille après une nuit arrosée. Comme toute les nuits. Une barbe de trois jours sur son visage. Il n’a plus la même carrure qu’autrefois. « Cela m’étonnerait beaucoup que le père noël vous ait donné ce train ! ». Elle n’y croit pas. Encore une personne. Un souvenir fugace comme un nuage recouvrant le soleil. Le croquemitaine dansant sur son énorme globe terrestre. Les enfants étaient sa vie. Une vie remplie de bonheur enfouie. Une vie de bien-être. Cette période, il n’avait pas les questions qu’il se posait alors aujourd’hui. On croit bien en dieu. Alors pourquoi pas au père noël. Qu’a-t-il fait de mal cet homme ? Pourquoi ? Pourquoi ? La nuit, lorsque les ténèbres remplacent la lumière, Yoëv se couche dans son lit. Une couverture sur ses minces épaules, il se met alors à rêver. Parce que c’est un grand enfant dans un corps de grande personne. « Si je crois au père noël ? Et bien oui, il fut un temps je croyais en lui…mais le père noël a comme qui dirait disparu de ma vie avec le temps, c’est tout. ». C’est comme ça la vie. Le père noël, personnage fascinant pour les enfants devient peu à peu une sorte d’objet. Quelque chose que l’on met au fond d’un placard. Et puis, lorsqu’on veut se souvenir, se rapprocher, on le ressort. Comme une paire de chaussettes oubliée. Besoin de croire pour être rassurer. Besoin de croire pour exister. Santa Claus avait besoin que tous ces gens croient en lui pour savoir ce qu’il était. Oh ! Il sait très bien qui il est. Mais ce n’est pas son monde cet endroit aux milles lumières artificielles. Ce n’est pas son monde cet endroit pleins de gens qui poussent, qui se bousculent, qui regardent les autre d’un air de profonde pitié. « Et vous ? Vous y croyez ? ». Quelle question. C’est d’ailleurs la première fois qu’on la lui pose. Certaines gens tourneraient leur chemin. Elle, elle ne se démonte pas. Elle fait front à cet homme qui tient des jouets dans ses bras. « Si je n’y croyais pas, alors je ne croirais plus en moi. Or, je le sens toujours en moi cet homme barbu, plein de bonnes intentions. ». De fil en aiguille, on dirait le courant passe entre ces deux jeunes personnes. Un sourire sur les lèvres né. Un sourire dans ses yeux d’ébène également.

« Ca va vous paraître bizarre mais j’ai l’étrange impression de vous connaître…c’est drôle n’est-ce pas ? Pourtant je ne suis jamais venu ici auparavant. Peut-être s’est-on déjà rencontré dans une autre vie… ». La conscience d’un manque. Depuis que cette phrase flotte dans l’air de la boutique féérique l’homme le sent. Il est là ce manque. Depuis de nombreuse déjà. C’est cette femme qui vient de lui prendre conscience. Que fait-il le soir, lors de ces soirées ? Se servant de sa beauté il ramène des femmes toutes plus jolies les unes des autres dans son lit. Et il fuit. Il fuit ses actes. Jamais il n’aurait fait cela avant. Serrant les poings, Yoëv secoue la tête. Il n’est pas bourré. C’est un choque de plus dans une vie de nomade. Ce manque lui traverse le corps en plein fouet. Un coup de poignard dans l’épaule. Un autre dans le ventre. Et soudain… son cœur commence à battre plus vite. C’est la première fois. Première fois qu’il réalise qu’il est doté d’un cœur. Sa respiration se fait de plus en plus difficile. Sa tête lui tourne. Il faut qu’il s’asseye. « Moi aussi. Dans une vie lointaine. Entourée de neige, un royaume. Là-bas, un roi gérait ses sujets. Fabriquant des jouets de mille couleurs. Il lui manquait quelque chose à cet homme. Mais quoi ? ».
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MessageSujet: Re: Crystal train for a journey of memories Crystal train for a journey of memories EmptyVen 18 Jan - 16:15

Yoëv & Neve


Depuis que je suis rentrée dans cette boutique c’est étrange mais cette sensation ne me quitte plus, j’ai l’impression de connaître cet homme, son visage, ses mimiques, tout me semble familier chez lui et pourtant reste flou. Je le connais pas, je ne sais pas qui il est et d’où il vient, j’ignore jusqu’à son nom et pourtant c’est comme ça. Est-ce normal ? Est-ce anodin ? Peut être bien, comme ces sensations de déjà-vu qu’on les humains. J’en viens à lui demander à mon tour s’il croit au père noël, et sa réponse m’étonne grandement. Est-ce seulement des faux semblants pour vendre ses jouets ou est-il sincère ? J’ai envie de croire qu’il est honnête, cela me rassure d’une certaine façon, de penser que je ne suis pas la seule à encore croire en Santa, Santa…cela lui ferait tellement plaisir d’enter dans cette boutique et de faire la connaissance de ce jeune homme, il verrait qu’il n’est pas qu’un mythe dans le cœur des enfants, un souvenir qui tord le cœur avant de disparaître aussitôt, non, il pourrait voir que des gens croient encore en sa magie, pas forcément la vraie magie, mais la magie de noël. Oui, la magie de noël est toujours là, quelque part en chacun, c’est ce qui nous pousse à acheter des cadeaux et décorer un sapin, ça met du baume au cœur et nous rend bienveillant le temps d’une soirée, d’une fête éphémère et pourtant si particulière. « A vous entendre on croirait presque que vous pensez réellement être le père noël ! » dis-je en riant un peu légèrement, bien sur qu’il ne l’est pas mais cela m’amuse de le voir se prendre tellement au jeu, ça fait bien longtemps que je n’ai pas pensé à noël avec autant d’enthousiasme, au fond je l’aime bien cet employé, il me donne presque envie de revenir dans cette boutique.

Je lui confie ensuite combien j’ai l’impression de le connaître, c’est un peu stupide mais ça m’est venu naturellement, en sa présence c’est drôle, ma langue se délie toute seule. Finalement être entrée ici m’aura permis de faire une belle rencontre, et puis je maintiens que sa personne me rassure, je ne pourrais pas dire pourquoi mais c’est ainsi, comme une lueur qui réchauffe de l’intérieur, il a quelque chose qui m’attire irrémédiablement et à cette pensée je souris un peu surprise. « Moi aussi. Dans une vie lointaine. Entourée de neige, un royaume. Là-bas, un roi gérait ses sujets. Fabriquant des jouets de mille couleurs. Il lui manquait quelque chose à cet homme. Mais quoi ? ». Soudain l’atmosphère s’emplit de nostalgie sans que je ne sache pourquoi, il semble si détaché d’un seul coup, son esprit part ailleurs et moi-même je me mets à vagabonder dans mes souvenirs malgré moi. De quoi parle t-il ? De lui ? Du père noël ? Je suis perdue, je ne comprends plus, lui-même apparaît confus, je perds le file de mes pensées et c’est spontanément que je réponds à son interrogation, les mots s’échappent, et je glisse dans un souffle « Peut être tout simplement de la compagnie… » je ne réponds pas vraiment pour lui, plutôt pour moi. C’est vrai, j’ai toujours pensé que Santa se sentait terriblement seul durant tout ce temps. Procurer le bonheur des autres sans jamais atteindre le sien, c’est triste finalement. Je reviens vers lui toujours souriante mais ce n’est pas son cas, on dirait qu’il est encore en pleine réflexion et je préfère le laisser dans ses songes, de toute manière il est peut être temps que je m’en aille. Il serait toute fois impoli de partir ainsi sans même me présenter, c’est donc dans un geste assuré que je tend la main vers lui « Au fait, je m’appelle Neve, enchanté »

B-NET


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MessageSujet: Re: Crystal train for a journey of memories Crystal train for a journey of memories EmptyDim 20 Jan - 15:21

« A vous entendre on croirait presque que vous pensez réellement être le père noël ! ». Une phrase dans l’air du temps. Il n’est plus ce temps qui s’égrène. Il n’est plus ce temps. Il n’y a plus de maintenant. Plus de passé, ni de futur. Il y a le présent. Là, devant cette femme, Yoëv ne sait plus. Il plonge dans une marée d’écume. Il plonge tête la première. Il se noie, essaie de sortir la tête de ce choc. Il serre les points par ce manque qui lui est venu en plein fouet. Que se passe-t-il ? Il vivait une vie tranquille sans aventure. Peut-être est-ce là ? Une nouvelle aventure dans le temps qui réapparait. Battement de cœur plus fort que les autres. Il a besoin de toucher sa main. Il n’ose pas. Cette phrase lui reste dans la tête. Qui est-elle cette fille ? Qui est-elle cette fille aux yeux émeraude et au fort caractère ? Pourquoi l’attire-t-elle autant ? Pourquoi cette envie de se confier à elle ? « Le père noël… oui il est bien en moi. Malédiction. ». Les mots ne veulent plus sortir. Ses pensées ne sont plus que des bribes. Des morceaux sans sens. Tu me laisseras comme ça. Comme un con sans abri. Comme un chien dans la nuit. La femme rigole. Lui, la tête entre ses mains essaie vaguement de respirer. Aspirer l’air qui lui manque. L’homme est à la mer, les flots s’acharnant sur lui. « Moi aussi. Dans une vie lointaine. Entourée de neige, un royaume. Là-bas, un roi gérait ses sujets. Fabriquant des jouets de mille couleurs. Il lui manquait quelque chose à cet homme. Mais quoi ? ». Les souvenirs, impitoyables. Un royaume enneigé. Des yétis. Des elfes. Un globe rempli de lumière. Des petites étoiles éclairant l’esprit du vieillard. Oui, yoëv c’était le père noël. Le père qui offrait des cadeaux aux enfants. Le père qui prenait soin d’eux, les protégeait. « Peut être tout simplement de la compagnie… ». De la compagnie… Aujourd’hui il était seul. Les bouteilles dans sa main lorsque la solitude se faisait trop profonde, trop douloureuse. Mais autrefois, Santa Claus était entouré des gens qu’il aimait. Comblé par tant de sollicitude. Il n’était pas seul. Une profonde affection unissait ses elfes et ses yétis. De la compagnie… J’ai traversé la nuit. Tu me laisseras comme ça. Comme un chien dans la nuit. Une image furtive dans un esprit encombré de pensées. Un traineau. « J’avais de la compagnie. Des elfes, des yétis. Puis mon traineau. Il n’était peut-être pas vivant. Je l’aimais. Je l’ai construit avec le cœur. Je n’ai plus rien à présent. Tout s’est évaporé. Tout s’est envolé. Mon cœur s’est échoué sur une rive hors d’atteinte. ». Il relève la tête. Une apparition. Ca tourne. Tourne. « Au fait, je m’appelle Neve, enchanté ». Qui était-elle cette fille ?

En face d’elle, il lui pose une main sur ses joues. Il a besoin d’un rapprochement. Les paroles ne suffisent plus. Le manque devient plus intense. Il a envie de l’embrasser cette fille qui lui parle d’un ton enjoué. Mais qui est-elle ? Parti dans la fumée. Oui l’univers entier.. Neve. Un nom lui faisant repenser à son ancienne maison. Il n’est plus rien aujourd’hui. Il se bat pour retrouver ce qu’il a été. Il se bat pour retenir le père noël en lui. Mais il n’a plus de force. Et Santa Claus s’en va petit à petit. Comme de l’air qu’on tiendrait d’une main. Il n’y a plus personne. Les clients ont disparu. Il ne voit plus que cette jeune femme. Forte, indépendante. Qui est-elle ? Il a l’impression qu’il la connait. Dans une vie lointaine. Hors de portée. Son front contre son front. Point de contact. Sensation étrange. Tremblement dans les mains. « Mais qui es-tu jeune demoiselle ? Qui es-tu ? Nous connaissons nous dans une vie antérieur ? ». Les yeux dans les yeux, il essaie de percer une réponse. Il observe la réaction de cette jeune personne. « Je m’appelle Yoëv Santaclaus… ». Lapsus révélateur comme dirait les psys. Ces hommes en chemise blanche et cols relevés. « Enfin… Santacruz plutôt. » Quittant ses doux yeux, il lui tendit la main. Une main rugueuse à force de travail acharné.

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MessageSujet: Re: Crystal train for a journey of memories Crystal train for a journey of memories EmptyDim 24 Fév - 14:49

Yoëv & Neve


Il me regarde sans vraiment me voir, me prête à peine attention, il semble complètement parti, complètement ailleurs…décidemment ce vendeur est vraiment étrange, étrange mais de la bonne façon, il ne m’effraie pas, il me provoque une drôle de sensation. Une sensation inexplicable, il me réchauffe le cœur tout en me laissant la chair de poule, c’est affreux et merveilleux à la fois. J’ai soudainement envie d’en savoir plus sur lui, il m’intrigue énormément, si bien que j’en oublie presque le malaise que je ressentais au milieu de tous ses jouets. Ses yeux se perdent dans le vide tandis qu’il se met à divaguer à voix basse « J’avais de la compagnie. Des elfes, des yétis. Puis mon traineau. Il n’était peut-être pas vivant. Je l’aimais. Je l’ai construit avec le cœur. Je n’ai plus rien à présent. Tout s’est évaporé. Tout s’est envolé. Mon cœur s’est échoué sur une rive hors d’atteinte. » Pardon ? Mais de quoi parle t-il enfin ? Des elfes ? Un traîneau ? C’est moi ça…ma parole mais c’est qu’il pense vraiment être le père noël. Cela me donne presque envie de rire mais au lieu de cela j’esquisse un sourire, finalement il n’a surement pas toute sa tête mais je trouve cela attendrissant. Oui, très attachant même. Pourtant je ressens une profonde détresse dans ses propos, une nostalgie inexplicable m’attrape d’un seul coup le cœur, comment arrive t-il à avoir cet effet sur moi ? Cela devient de plus en plus bizarre. J’essaye de balayer ce sentiment qui m’envahit et me présente la voix hésitante en lui tendant la main. Il reste là à me dévisager sans l’attraper et franchement cela devient de plus en plus gênant…

Soudain ses doigts viennent effleurer mon visage, se posant sur ma joue mon cœur rate un battement dans ma poitrine, mais qu’est-ce que…qu’est-ce qu’il fait ? Ici, ici on ne fait pas ça, on ne touche pas des inconnus aussi facilement. Cependant je n’arrive pas à le repousser pour autant, mes jambes sont lourdes, je reste figée sur place mon regard plongé dans le sien. Alors que son front vient se poser sur le mien mon pouls s’accélère, ma respiration se fait haletante et j’ai l’impression que tout mon être se tort à l’intérieur, qu’est-ce qui m’arrive enfin ? Si on se connaîtrait dans une vie antérieure ? J’en doute, et pourtant tout mon corps me crie le contraire, mon esprit me hurle que cela n’est pas normal mais je ne veux pas l’écouter, cette situation, je ne veux pas la comprendre. Nier ce qui se trouve juste devant mon nez est bien plus facile, je l’occulte, repousse la vérité. Mais apparemment c’est elle qui me rattrape « Je m’appelle Yoëv SantaclausSantacruz plutôt. » Je n’écoute plus ce qu’il peut dire après, je me suis stoppée à ce seul nom qui reste gravé en moi, comme une marque indélébile que je ne pourrais hélas jamais effacer. Non ! Non c’est impossible, ça ne peut pas…je ne veux pas que ce soit lui. Mais c’est trop tard, mes yeux se sont ouvert, les pensées tournent à cent à l’heure là haut et tout me revient en plein visage Non… ce train n’est pas à vendre mademoiselle. non bien sur que non, mes yeux quittent alors les siens et se focalisent sur le train en cristal de la vitrine, mes paupières n’arrêtent pas de cligner car enfin je réalise Si je n’y croyais pas, alors je ne croirais plus en moi. je reporte enfin mon attention sur cette main qu’il me tend, je ne parviens pas à la saisir, je reste seulement là morte de trouille à l’observer en silence, ma tête tournant dans tous les sens scrutant tour à tour ses jouets qui m’épient en silence, pourtant moi j’ai l’impression qu’ils me rient au nez Les gens ont besoin de croire pour exister. croire ? Mais croire en quoi à la fin ?! Je le sais pertinemment, je comprends avec horreur la réalité de la situation…Santa, alors voilà. Tout ça pour arriver ici, où tout a commencé, moi, lui et ses enfants dont il se préoccupait tant. La peur prend possession de moi tandis que je déglutis. [color=lightcoral] « Je…je suis désolé, je…dois partir. »[/color ] je prononce ces quelques mots avec une difficulté certaine, mes poumons me font mal, il faut à tout prix que je quitte cette boutique « Je dois prendre l’air, excusez-moi. Au revoir. » c’est à peine salué une dernière fois que je pars de là d’un pas rapide, accéléré. Une fois sorti de la boutique mes jambes me portent jusqu’en dehors du centre commercial, je cours, monte les marches de l’escalator quatre à quatre pour me retrouver enfin dehors. Loin de cette boutique, loin de tout et surtout loin de lui. Celui à qui autrefois j’appartenais et qu’à présent je veux fuir à tout prix.

Pliée en deux, mes mains posées sur mes genoux pour me soutenir je repense à cette expression, "prendre l'air". Cela veut dire qu'on va ailleurs, pour le trouver. Cela veut dire littéralement : où je suis, je m'asphyxie.

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