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 Les doux souvenirs nous sont chers Ҩ Kovu

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MessageSujet: Les doux souvenirs nous sont chers Ҩ Kovu Les doux souvenirs nous sont chers Ҩ Kovu EmptyMar 15 Jan - 1:53

Si le monde pouvait être amoureux

Aveuglé par les premières lueurs du soleil et ce bruit incessant, je tapais le dessus de mon réveil d'une main ferme après son petit grabuge lourd à supporter. J'avais une envie incroyable de me rendormir, mais hélas mes entretiens pour différents boulots m'y obligeaient, car oui à part vagabonder un peu partout, j'étais aussi une chômeuse professionnelle et il fallait absolument que je me trouve un boulot. Me redressant doucement en baillant et m'étirant, je fixais immédiatement ma montre, oui bon j'avais une de ses flemmes de regarder directement sur mon réveil. Je ne serai pas en retard, mais avant que la journée me joue des tours, je préférais me lever doucement, adieu sexy homme, adieu fougueux baiser, adieu joli rêve. Je venais de sortir d'un doux rêve, mais l'homme que j'embrassais m'était inconnu de visage, du moins je n'avais malheureusement pas vu son visage, c'était flou, c'était vague, mais c'était miam, j'avais l'impression de le connaître qui plus est, j'avais pu sentir le goût de ses lèvres, sucrée presque comme du miel, de leurs douceurs et chaleurs à la fois fougueux, mais bon sang à qui appartenait ces lèvres ? C'était ce que je voulais bien savoir maintenant.

Il était huit heures du matin et je me dirigeais vers la salle de bain d'un pas encore endormis. Je pris mon temps sous la douche laissant couler l'eau chaude sur mon corps, cela me faisait énormément de bien dans ce peu de froid qui régnait à l'extérieur. La douche terminée, je continuais de me préparer, maquillage, coiffure, comme d'habitude lorsque j'allais à un entretien d'embauche, brossant mes cheveux naturellement doux et soyeux, même plus doux que la soie. J'enfilais un mini short bleu jean et un chandail manche long noir, inutile de se surcharger de vêtements, mais plutôt adopter du décontracté et simple pour être libre dans mes faits et gestes. Plutôt contente du résultat, tout le temps d'ailleurs, j'étais enfin prête. Pas besoin de déjeuner ce matin car de toute façon je déjeunais que rarement, attrapant juste un petit pain fourré au chocolat cela me suffira largement. Bref, j'attrapais mon sac et direction le Dancing Night ou j'avais postulé pour le poste de serveuse. Et quoi de mieux que marcher de si bon matin, l'air frais faisait du bien, beaucoup de bien sur mes joues, je me suis permise de le renifler d'un long soupir, sentir sa douce fraîcheur me caresser la peau, me donner des frissons partout et ainsi faire danser mes doux cheveux. J'aimais tellement l'extérieur, le monde, la vie.

« Je vous donnerai ma réponse au plus vite ! Merci encore. » Disais-je en serrant la main du patron, mais je devais encore réfléchir, pas mal de postes m'intéressaient et je devais continuer à insister, jusqu'à vraiment trouver le boulot de mes rêves. Après ce court instant d'entrevue, je profitais pour aller faire un peu de courses. Une chose est certaine, comme tous les jours j'avais la pêche et je ne voulais pas toute suite rentrer au Sullivan house. Les courses terminées, je m'arrêtais à un resto pour pouvoir manger quelque chose, j'avais une de ses faims mon dieu, je pouvais avaler un gigantesque burger. Mais non, je commandais juste une petite pizza marguerite. Une heure plutard, j'avais enfin le ventre plein, "ventre plein, homme, content !" Payant, je sortis du restaurant remarquant le début de cette aprem, le temps passait tellement vite. Finalement, sur un coup de tête je décidais que ma prochaine destination de cette journée sera le Zoo. Un taxie me ramena chez moi afin de déposer les sacs de courses et de prendre ma 4x4 pour me rendre au Zooland house. Chaque fois que je venais dans ces lieux, la première chose que je faisais, c'était visiter les lions. Oh combien cela me rappelait ma vie passée, celle qui d'une part me manquait, mais d'une autre non. Maintenant que je m'étais habitué à cette nouvelle vie, je n'avais nullement envie de retourner dans le passé. Presque arrivée vers l'enclos des lions, je marchais soudainement sur un truc chelou, glissant rapidement, tombant la première sur ma cheville. Toute la pression que je venais de mettre sur ma cheville en tombant me fit très mal, un soupir de douleur s'échappa discrètement de mes lèvres à l'abri des regards. Et pour mettre la cerise sur le gâteau, je remarquai le sang sur ma ballerine, ma cheville était légèrement blessée en plus d'être foulée. Me levant doucement, je tentais de marcher, mais en vain, la douleur m'empêcha de faire un pas de plus alors je me rassis cherchant du regard un peu d'aide charitable avant de fixer ma cheville. « Fait chier...manquait plus que ça ! » Lançais-je au vent légèrement en colère, sentant la douleur de plus en plus envahir ma jambe.


Dernière édition par A. Kiara S-N Sullivan le Mar 19 Fév - 2:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les doux souvenirs nous sont chers Ҩ Kovu Les doux souvenirs nous sont chers Ҩ Kovu EmptyMar 15 Jan - 16:33

Comme presque tous les soirs depuis sa séparation avec Kiara, Kovu avait sombré dans le sommeil à peine la tête posée sur l’oreiller. Pourtant, plutôt que de dormir d’un sommeil de plomb il n’avait fait que cauchemar sur cauchemar. Dans l’un il perdait Kiara, la voyant tomber dans un gouffre profond, un gouffre sans fin, et il ne pouvait rien faire pour la retenir ou la sauver. Dans un autre, c’est lui qui se faisait projeter dans les airs par une voiture roulant à toute vitesse. Chaque fois, il s’était réveillé en sueur, le cœur battant à tout rompre et la peur le saisissant jusqu’au plus profond de son âme, tordant son ventre de douleurs. Il lui avait fallu quelques minutes pour revenir à la réalité, se rendre compte qu’il n’était que dans sa chambre et que rien de tout cela ne s’était réellement produit. Pourtant, au fond de lui, il se sentait vidé, fatigué, lassé… Comme ci ces horreurs qu’il percevait quand il dormait avaient raison de lui et le laissait découragé et amer, dans une vie qu’il n’avait pas souhaité. Cette sensation il la ressentait de plus en plus régulièrement depuis que celle qu’il considérait comme l’amour de sa vie l’avait laissé. Et si il tenait le coup dans cette dure épreuve, c’était grâce à Crystal, toujours là pour le faire sourire et Nala qui l’écoutait et s’occupait de lui comme de son propre fils. En repensant à ses deux soutiens, ces deux personnes si importantes dans sa vie il se calma enfin et sa respiration retrouva un rythme normal. Pourtant, au bout de son deuxième réveil il savait qu’il ne se rendormirait pas cette nuit. En tournant la tête il vit l’heure. 5h30. Une grimace se dessina sur son visage, la journée allait être longue, très longue. Kovu repoussa la couverture pour poser les pieds au sol et se dirigea vers la salle de bain après être passé à pas légers devant la chambre de Rosélia. Il ne voulait pas la réveiller si tôt, et pour une fois il aurait le privilège d’utiliser la salle de bain en premier. Il sourit à cette pensée, au moins il aurait de l’eau bien brûlante, pas comme la majorité du temps où il devait se contenter de prendre une douche à peine tiède car la demoiselle avait passé une bonne demi-heure à se laver. Le jeune homme en profita donc pour pousser l’eau chaude à son maximum, et il laissa les gouttes couler en cascade le long de son corps. Yeux fermés il savourait cette sensation de chaleur qui l’enveloppait d’un sentiment de bien-être et qui finissait d’écarter les souvenirs froids de ses cauchemars. Enfin son optimise reprenait le dessus sur l’abattement et même si il se sentait toujours lassé au fond, un sentiment un peu plus léger l’habitait. Il finit par sortir de la douche et enfila un tee-shirt blanc qui épousait son torse à la perfection, ainsi qu’un simple jean. Aujourd’hui il travaillait alors il n’allait pas sortir ses plus beaux vêtements pour être en compagnie des lions. Après un dernier coup d’œil à la glace, Kovu décida de filer directement au zoo, il serait en avance mais peu lui importait, il aimait son travail et il préférait y être plutôt que de rester allongés dans son lit à penser encore et encore.

Dehors, il faisait doux, les températures n’étaient pas trop fraiches pour l’hiver surtout en comparaison de ce qu’il avait connu il y a quelques semaines, quand il avait neigé. Ces jours-là il était bougon et râleur, le froid ne lui réussissait pas, il avait l’impression de pouvoir geler sur place et se sentait plus maussade avec ce temps-là. Kovu avait besoin de soleil pour avoir le moral, la chaleur africaine lui manquait, il ne cessait d’y penser chaque jour, regrettant cette époque où il se plaignait parfois du soleil assommant qui les réduisait lui et son clan à rester à l’ombre pour ne pas se déshydrater en plein désert. Ce matin il décida donc de se rendre au travail à pied, il y avait une bonne vingtaine de minutes de marche mais peu lui importait, il n’allait pas courir aujourd’hui, la marche lui aérerait donc l’esprit. D’un pas vif il traversa Fantasia, s’arrêtant un instant devant la maison la famille Sullivan. Toutes les fenêtres étaient éteintes, ils devaient dormir. Le jeune homme se demanda un instant si Kiara était seule ou bien si un autre partageait son lit. Il secoua la tête pour chasser ses pensées de son esprit, il sentait déjà son cœur s’alourdir dans sa poitrine. Pas la peine de se faire du mal, de toute façon Simba et Nala n’autoriserait aucun garçon à dormir dans cette maison Il reprit sa route, sans plus s’arrêter et arriva au zoo vers 6h30.

La matinée passa à une vitesse incroyable, Kovu n’avait pas eu le temps de réfléchir une seule seconde et c’était ce qu’il aimait dans ce travail. Ce matin, dès son arrivée il avait dû aider une lionne à accoucher, il n’avait pas fait grand-chose, il était simplement resté près d’elle et lui avait parlé pour qu’elle ne panique pas. Les soigneurs attendaient cet événement avec impatience et il était ravi d’avoir pu assister à cette naissance qui lui mettait du baume au cœur. A vrai dire, Kovu était le seul à pouvoir approcher les lions de si près. C’est lui qui les domptait, d’où la proximité et la complicité qu’il partageait avec eux, d’autant qu’il les comprenait parfaitement. Il parvenait à anticiper le moindre leurs mouvements ou de leurs sauts d’humeur. Après l’accouchement, il avait accompli son travail habituel. En ce moment il préparait un spectacle avec les lions pour animer le zoo. Il passait donc énormément de temps à les dresser, à leur apprendre des mouvements et autres numéros spectaculaires. Il y prenait un réel plaisir et ne manquait pas d’idées, tant est si bien que quand il avait daigné regarder l’heure il était 14h. Surpris d’avoir consacré tant de temps à ce spectacle, il décida d’accorder un peu de repos aux lions et les remis dans leur cage. Cage n’étant pas vraiment le terme approprié étant donné qu’il bénéficiait d’un grand espace de plusieurs hectares pour se défouler, courir et vivre tout simplement. Maintenant qu’il n’était plus occupé il sentait la fin lui tirailler l’estomac et il sortit des vestiaires du personnel pour aller se chercher un sandwich. C’est alors qu’il entendit une voix. Une voix qu’il aurait reconnue entre milles. « Fait chier...manquait plus que ça ! »Kiara. C’était Kiara. Elle était là, tout prêt, à quelques mètres de lui. Les battements désordonnés de son cœur étaient maintenant ingérables, il était sur le point d’exploser. Depuis la rupture, il ne lui avait pas adressé la parole, et maintenant qu’elle était là il ne voyait comment faire autrement. D’un pas pressé il avança et la découvrit assise sur un banc, l’air perdu. Elle semblait souffrir et pourtant elle était si belle. Plus belle encore que dans ses souvenirs. Son visage était illuminé par un rayon de soleil dévoilant ses traits doux mais déterminés. Il remarqua ses longs cheveux flottants dans son dos, ses jambes nues baignées de lumières et encore une fois il se sentit défaillir. Personne ne lui ferait jamais un tel effet. Elle était la seule à le retourner, le subjuguer, à déclencher un désir instantané en lui. Kovu n’avait plus qu’une idée en tête : l’approcher et lui parler. Tout l’amour qu’il ressentait pour Kiara affluait en lui, heurtant douloureusement son cœur, rebondissant dans son corps entier.

Rapidement, il décrocha ses pieds qui semblaient collés au sol et s’approcha de celle qui déclenchait de si violentes sensations en lui. Il ne savait comment elle allait réagir en le voyant, mais peu lui importait, elle semblait souffrir et il était hors de question qu’il la laisse dans cet état. Kovu arriva à sa hauteur avant qu’elle n’est pu le voir et il remarqua directement le sang sur sa cheville elle était blessée : « Kiara, mais… quesque tu t’es fait ? Ça va ? » Les mots lui avaient échappés sans même qu’il n’y réfléchisse, et cette même pulsion qui l’avait poussé à parler l’amena à se pencher vers la cheville de la jeune fille pour l’examiner de plus près. La blessure ne semblait pas grave mais il fallait la nettoyer pour qu’elle ne s’infecte pas. Pour peu, il l’aurait emporté dans les vestiaires du personnel sans même lui demander son avis, il la savait têtue, mais leur relation n’étant plus ce qu’elle était, il ne pouvait se le permettre. Il articula donc, presque dans un murmure : « Il faut désinfecter, tu me permets de t’emporter dans le vestiaire du personnel ? On a ce qu’il faut pour te soigner » Être si proche d’elle sans pouvoir la toucher, caresser sa peau douce, contempler ses yeux chocolats, était un vraie torture. Il se sentait par aimanté par celle qui lui faisait tant de mal et pourtant il n’osait même pas poser ses yeux dans les siens, il savait que s’il plongeait son regard dans celui de Kiara, sa douleur de ne pas la posséder le submergerait et le laisserait paralysé sur place, et il ne voulait pas de cela. Il devait rester lucide et maître de lui. Son cœur battait si vite dans sa poitrine qu’il avait l’impression que de là où elle était, elle pourrait l’entendre. La jeune fille n’avait pas encore articulé un mot et il ne désirait qu’une chose, entendre à nouveau le son de sa voix.
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MessageSujet: Re: Les doux souvenirs nous sont chers Ҩ Kovu Les doux souvenirs nous sont chers Ҩ Kovu EmptyJeu 17 Jan - 20:13

Si le monde pouvait être amoureux

Le soleil du début d'après-midi caressait mon visage, le froid mordait le bout de mon nez, mais dans ce mini short, je ne sentais absolument rien, certes le froid s'écrasait peut-être sur mes petites jambes nues, mais les rayons du soleil aussi imposants soient-ils, les réchauffaient. Il y avait le juste milieu et puis j'étais du genre coriace, auparavant, et c'est toujours le cas, le froid ne me faisait guerre peur. Dépité de tant d'indécision, depuis quelque temps je m'étais un peu replié sur moi-même, refermant sur mon sort, la solitude qui m'avait permise de réfléchir à mon parcours jusqu'à aujourd'hui. Auparavant je vivais le parfait amour avec celui qui devait devenir mon mâle à jamais lié par la force de notre accouplement, seulement, rien de tout cela ce produisit, nous n'avions jamais pu nous accoupler afin de donner un ou une futur héritière qui suivra la longue ligné de nos rois et reines. Ce sort qui nous avait aujourd'hui offert ce nouveau monde, avait complètement changé ma vie. J'avais fait pas mal de rencontres notamment celui de ce garçon si différent de tous les autres. Je ne pensais pas que mon coeur pourrait battre un jour pour un autre que Kovu, mais pourtant, le sort en a voulu autrement. Peter, j'avais petit à petit laissé parler mon coeur qui je croyais, me guiderait vers mon bonheur, celui que je méritais. Puis il y a eu ce baiser qui changea tout, qui me fit perdre la tête au point de stopper toute relation avec celui qui devait devenir mon futur. Oh combien cela fut déchirant pour moi de devoir rendre à Kovu sa liberté, j'abandonnais en quelque sorte une partie de moi bien trop enfouit pour se rebeller. Mais, ce lien qui nous unissait Peter et moi, posa un voile sur cette partie enfouis en moi. À partir de ce jour, je n'avais qu'une seule idée en tête, séduire mon meilleur ami afin qu'il puisse franchir cette limite si fine entre l'amour et l'amitié. Hélas, ce n'était guerre les envies de Peter, pour lui, j'étais et je resterais toujours sa meilleure amie, je ne le compris que trop tard, car il avait déjà dérobé mon cœur. Oui j'en étais tombé amoureuse, c'est bien pour cela qu'à force, j'avais finalement perdu tout espoir qu'un jour il puisse me regarder différemment. Au fil des jours qui passaient, je sentais un petit manque, mais quoi, je n'en savais rien. J'eus des réponses qu'au moment où son visage m'était apparu pour disparaitre aussitôt dans la pénombre de la nuit alors que simplement je me noyais dans l'eau accompagnant un dernier soupire. Mais heureusement je fus sauvé à temps, la tête encore dans les nuages, je ne me préoccupais même pas de mon état, repensant juste à son visage, celui que j'ai cru voir pour la dernière fois, Kovu. Il m'était apparu comme ça, si soudain, que je croyais vraiment cet instant réel. Il me manquait, voilà ce que j'en concluais. Ce n'était purement que véridique. Kovu me manquait, absolument tout de lui me manquait et pour la première fois, je me remettais en question.

Tout ce que je savais, c'est qu'il me manquait un peu plus chaque jour, depuis notre séparation jusqu'à aujourd'hui, nous nous étions pas adressé un seul mot, sa voix me manquait terriblement et son sourire ? Son sourire que j'avais l'habitude d'imiter moi sa plus grande fan, un sourire qui avait le don de vous transporter dans un monde complètement parallèle. "Kovu", un simple mot, mais tellement plus grand au fond. À chaque pas que je faisais vers le futur, je me demandais comment l'affronter, comment lui dire qu'il me manquait, comment combler ce manque qui me rongeait de l'intérieur, qui étais-je pour lui voler son cœur et la lui reprendre ensuite ? Comment osais-je lui faire face après ce que je lui avais fait ? Je n'avais pas le droit, vraiment, je devais arrêter d'y penser et le laisser vivre sa vie, ma présence ne lui sera que douleur et je ne serais qu'un frein de plus à son autonomie. Je savais cela et pourtant je suis venu principalement dans ce lieu où il bossait et devinez quoi ? C'était lui le dompteur des lions dont je suis venu voir.

Divaguant dans mes pensées, je m'étais retrouvé quelques secondes plutard au sol, la cheville blessée et foulée par la même occasion. Un nouveau handicape qui me permettra de passer une mauvaise fin de journée je le sentais. Assise sur un banc d'où j'avais sautillé pour atteindre, une voix titilla en profondeur mon oreille jusqu'à foudroyer mon cœur « Kiara, mais... quesque tu t'es fait ? Ça va ? » Ma tête rapidement tournée vers la sienne, je manquais d'avaler ma salive de travers, il était là, je ne rêvais pas, sa voix, elle résonnait de nouveau sa douce mélodie pour se joindre à mes battements de cœur affolé par sa présence « Il faut désinfecter, tu me permets de t'emporter dans le vestiaire du personnel ? On a ce qu'il faut pour te soigner » Quoi ? Comment ? Oh dieu, j'étais soudainement perdu dans ce doux visage, ce torse à moitié nu, ses cheveux coulissantes de petites perles de sueurs qui survolaient ses joues légèrement rosés. Hochant rapidement la tête de gauche à droite pour reprendre mes esprits, le moi que j'étais, tenta de se lever pour essayer de marcher toute seule, mais en vain, à chaque pas que je tentais de faire, la douleur s'intensifiait. Têtu comme toujours, j'aurais insisté encore et encore, mais avec la présence de Kovu j'avais perdu soudainement mes forces, c'était comme si un lourd poids venait de s'ôter de mes épaules. Me rasseyant, j'hochais cette fois-ci positivement de la tête, c'était un oui à sa demande. Je fus en quelque sorte portée par l'ancien lion, position princesse dans ses bras. Au début, j'avais la tête baissée, mais je finis par la relever avant de poser mon regard sur son visage, lui qui regardait droit devant lui en me portant tel un preux chevalier. Mon regard ne quittait plus ses si jolis traits, si bien que j'eus le besoin de lui parler sans vraiment émettre un son de ma voix. " Comment te dire Kovu, comment te le dire ? Je suis si près et à la fois si loin de toi, ma mémoire ne peut effacer ton visage, tu me manques terriblement et affreusement. J'ai tellement besoin de parler avec toi, tellement envie de retrouver notre complicité. J'ai du mal tu sais, souvent à effacer le temps ! Kovu, tu me manques tellement !... " Soudain, il m'interrompit posant son doux regard sur moi, regard que j'évitais immédiatement en baissant la tête, confuse d'avoir été prise la main dans le sac à le fixer d'une telle intensité. Finalement, pour passer rapidement ce moment gênant, je décidais enfin d'exprimer un petit « Merci...Kovu. » D'un doux murmure évitant son regard. Il aurait pu m'abandonner à mon sort ou me confier à quelqu'un d'autre pour me soigner après le mal que je lui avais fait, mais à la place il avait préféré me soigner de ses propres mains. Un cœur si tendre, si doux, si grand, ne méritait pas un cœur si indécis comme le mien.


Dernière édition par A. Kiara S-N Sullivan le Mar 19 Fév - 2:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les doux souvenirs nous sont chers Ҩ Kovu Les doux souvenirs nous sont chers Ҩ Kovu EmptyMar 22 Jan - 19:57

Il n’avait pas encore entendu le son de sa voix et il se demandait même si il l’entendrait quand elle parlerait. Au creux de sa tête, ne résonnait que le son de son propre cœur qui cognait, encore et encore dans sa poitrine. Ce rythme régulier mais si rapide, qui comme une mélodie, lui rappelait à quel point Kiara était importante pour lui. Chaque battement semblait avoir une signification, chaque battement lui soufflait un mot et un seul : amour. Pourtant, ce mot plutôt que de le faire sourire, plutôt que de lui procurer une sensation de bien-être, le heurtait, le blessait, au plus profond de son âme déchirée. Il sentait en lui une blessure qui ne pouvait guérir, un trou béant, une sensation de vide, le mal se propageait dans ses veines, dans son corps, jusqu’à lui laisser une impression de paralysie. Comme si il allait brûler, se consumer sur place, sans même tenter un seul mouvement pour se dégager. Son seul désir devrait être de s’éloigner de la source de ce mal, pour se reconstruire, reprendre sa respiration, pour ne pas s’asphyxier, mais il en était bien incapable. Cette douleur, il était prêt à la supporter tant qu’il pouvait être auprès de celle qui était aussi la muse de ses plus beaux rêves. Oui elle était la cause de toute cette douleur, mais elle était également la seule auprès de qui il se voyait, la seule capable d’éteindre ces flammes qui le ravageait. Pour elle il était prêt à tous les sacrifices, son rejet n’avait que peu d’importance, il le lui avait déjà pardonné. La seule chose qu’il désirait à présent était la reconquérir, quitte à ce que cette douleur le dévore et le laisse abattu et désespéré. Kovu respirait, vivait pour elle, pour regagner son amour et c’est bien la seule pensée qui lui permettait de continuer à se battre pour ne pas se laisser vaincre. Maintenant que Kiara était là, il devait réagir, il devait saisir l’opportunité. C’est cette idée et seulement celle-ci qu’il voulait implanter dans son esprit, et alors qu’il tentait de s’en imprégner il la sentie bouger. Elle tentait de se lever. Il ne la quittait plus des yeux, prêt à la rattraper en cas de chute. C’était elle tout craché, têtue comme une mule à vouloir s’en sortir seule. Elle ne lui avait pas encore adressé la parole que déjà, elle le faisait sourire. Un sourire qu’il masquait, pour ne pas la vexer. Son cœur continuait sa course folle alors qu’il la scrutait, la voyant se rassoir et finalement accepter son aide. Sans un mot, il s’approcha et la souleva, comme si elle était une poupée de chiffon, toute légère. Ce contact accentua encore son trouble, pour ne pas être trop déstabilisé, Kovu regardait droit devant lui, pourtant cette fois il en était certain, elle allait entendre son cœur. Au creux de ses bras il sentait la peau si douce de ses jambes et exactement à cet emplacement, il lui semblait sentir sa peau à lui brûler. Il réprima le frisson qui le gagnait, il réprima son désir de se tourner vers elle et de se pencher sur ses lèvres pour étancher sa soif mais il s’autorisa un regard vers son beau visage, il ne pouvait plus l’éviter. C’est alors qu’il rencontra ses yeux, l’espace d’une seconde qui lui sembla bien trop courte, avant qu’elle ne tourne la tête. Ce regard qu’il avait surpris était intense, empli de sentiments qu’il ne savait analyser, et sans même qu’il ne s’en rende compte, il faisait naître un espoir en lui. Son cœur eut un raté et il se força à reprendre son souffle, poussant la porte du vestiaire auquel ils arrivaient enfin.

«Merci… Kovu » Deux mots. Simplement deux mots. Et pourtant il avait l’impression qu’elle lui avait offert le plus beau des cadeaux, elle lui avait permis d’entendre sa voix si unique, sa voix qu’il pensait presque avoir oubliée avec le temps et qui pourtant, maintenant qu’elle sonnait à ses oreilles, était si familière. La douleur qui le torturait s’estompa un peu, lui laissant un moment de répit. Il savoura cet instant qu’il attendait depuis si longtemps. Le jeune homme connaissait parfaitement la belle brune qu’il tenait dans ses bras et il savait que ces simples paroles avait un sens, qu’elles étaient sincères. Il osa alors rétorquer sur un ton taquin « Tu crois vraiment que je t’aurais laissée là, seule sur ton banc avec ta douleur ? Tu me connais Kiara, je suis un sauveur de demoiselles en détresse ! » Son humour, elle le connaissait, et qu’il ait réussi à être si naturel avec elle après seulement quelques instants de retrouvailles le surpris lui-même. Il mit cela sur le compte de la joie qu’il éprouvait à la savoir près de lui, mais aussi au désir qui le tiraillait de la voir sourire. Ils avaient toujours étaient ainsi, moqueurs, à se titiller en permanence, et il voulait à tout prix retrouver cette relation, la mettre à l’aise. Kovu la déposa sur un banc face à lui et il la quitta un instant pour aller chercher des compresses, des bandages, et tout ce qui pourrait être nécessaire. Il lui adressa un sourire timide et attrapa délicatement sa cheville, pour y déposer un coton imbibé de désinfectant. Puis sans un mot, il déposa une compresse au niveau de la blessure, pour finir par maintenir son pied à l’aide de bandages. « Ton pied sera maintenu comme ça, tu devrais avoir moins mal. » Il leva alors ses yeux vers elle et une fois de plus rencontra son regard. « Oh douce Kiara, si seulement mes lèvres pouvaient rencontrer les tiennes, tu me manques tant » Il lui criait de tout son cœur, de toute son âme, sans que les paroles ne franchissent ses lèvres. Il secoua alors la tête pour reprendre ses esprits et se redressa, pour s’installer près d’elle. Il était à quelques mètres seulement et mourrait d’envie de réduire la distance qui les séparaient pour l’enlacer. Tentant de garder sa contenance, il ajouta : « Avoue que tu étais là spécialement pour me voir et que tu as fait exprès de te tordre la cheville pour que je vienne te sauver ! » Encore une fois il la taquinait, ne croyant pas une seule seconde aux paroles qu’il venait de prononcer. La seule chose qu’il voulait c’était la faire réagir.

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MessageSujet: Re: Les doux souvenirs nous sont chers Ҩ Kovu Les doux souvenirs nous sont chers Ҩ Kovu EmptyMer 23 Jan - 0:15

Si le monde pouvait être amoureux

« Tu crois vraiment que je t’aurais laissée là, seule sur ton banc avec ta douleur ? Tu me connais Kiara, je suis un sauveur de demoiselles en détresse ! ? » Dit-il d'une pointe d'humour que je connaissais tant bien que mal. Même si à ce moment précis, tout semblait être redevenu comme à la bonne vielle époque, en y réfléchissant bien, c'était tout le contraire, tout était différent. Si on s'intéressait à moi, on pouvait remarquer à quel point j'avais changé, depuis mon arrivée ici. J'avais grandi, mûrie, j'aspirais à déployer mes propres ailes, devenir la femme ou du moins la lionne que je voulais être. Une femme libre d'expression, ouverte et qui profite de la vie sans se soucier du bien ou du mal. J'étais devenue cette femme, mais il me manquait toujours ma source d'inspiration, celui qui l'avait été dans le passé, qui l'est toujours et je le savais au plus profond de mon être. Cette source que j'avais décidée de mettre de côté pour un sentiment nouveau, inconnu, dangereux, celui que j'avais pour Peter. Son rire était si mélodieux et m'avait tellement manqué, que je lui vouais une sorte de culte fanatique. Outre ce petit incident de cheville, ma fin de journée s'illuminait finalement petit à petit. La perspective de passer à nouveau du temps avec lui m'enchantais tous les jours et je m'imaginais souvent les longues balades dans les parcs que nous pourrions faire à se raconter nos vies, nos emmerdes. « Je te reconnais bien là, il me tarde de voir ta cape de super héros !. » De l'humour évidemment, mais une petite pointe de jalousie inconnue, simplement sous l'effet de "demoiselles". Ma main posée sur son coeur m'obligea à vibrer sous ses battements, c'était...effrayant la rapidité qu'abordait ses battements, comme un volcan en éruption, si bien que je m'y laissais atteindre et brûler de l'intérieur. Une fois à l'intérieur du vestiaire, Kovu me déposa sur un banc face à lui et il me quitta un court instant pour aller chercher de quoi soigner ma cheville. Regardant autour de moi, je lâchais un grand soupir, à la fois stressée, mais aussi excitée. On aurait dit qu'une bouffée d'adrénaline se propageait de mon corps, encore une des sensations que j'aimais tant sentir en sa compagnie.

Kovu me revint aussitôt s'attaquant à ma cheville, s'empressant de la soigner tel un parfait petit infirmier. Je savais qu'il domptait et dressait les lions, mais je ne savais pas qu'il était si bon soigneur. « Je vois que tu t'y connais pas mal au boulot d'infirmier, c'est dresser les lions qui te font devenir si maître en la matière ?. » Disais-je avec mon tout premier doux sourire, un petit sourire dont j'en avais si bien le secret. « Ton pied sera maintenu comme ça, tu devrais avoir moins mal. » Et c'est vrai en plus, j'avais moins mal qu'il y a quelques minutes en tout cas. Retirant légèrement mon pied pour la poser de l'autre côté du banc, j'étais assise position cheval, huhu au dadaaa. Okey. Soudainement ses yeux croisèrent les miens et là, je n'eus ni le courage, ni la force de les baisser, simplement m'y plongeant ténébreusement dans ce doux regard qui en disait bien long, j'avais l'impression qu'il communiquait, je ne pouvais pas savoir le fond de sa pensée, mais ce regard était perturbant et mes joues rosies sur ma peau si blanche, si identique à celle de blanche neige..." Oh mon dieu, à quoi tu penses ?...Ne me regarde pas ainsi Kovu... Je n'y arriverai pas... Il m'a fallu un sourire pour t'aimer, il me faudra l'éternité pour t'oublier. Je t'en prie n'utilise pas ce fameux regard..." Presque comme une imploration parce que moi je ne pouvais guerre détourner le mien, il venait de m'hypnotiser avec son fameux regard dont il en avait lui seul le secret. Mais par la grâce de dieu, il secoua sa tête, me rendant alors mon état normal tout en se rapprochant de moi. « Avoue que tu étais là spécialement pour me voir et que tu as fait exprès de te tordre la cheville pour que je vienne te sauver ! » Dit-il simplement pour me taquiner et je connaissais fort bien ce genre de moment que nous avions si longtemps partagé avant notre séparation et s'il voulait me faire réagir et bien c'était gagné. Je posais mes paumes de mains sur le banc, m'y appuyant afin de pencher mon corps vers lui et avec cette mine aguicheuse et si particulière, je lui balançais « Et monsieur monte vite sur ses grands chevaux hein ? Ça va tes chevilles ?. » d'un ton assez moqueur. Seulement, je n'avais pas réalisé à quel point nos deux visages étaient si proches, yeux dans les yeux, je pouvais sentir son souffle chaud parcourir mon visage, je revins à moi reculant assez rapidement « Ahem... » laissais-je s'évaporer dans l'air si désolé. Je passais maniement une mèche de cheveux derrière mon oreille, signe particulier de nervosité repérée dans mon était quasi affolé. Mais je me repris aussi vite qu'une flèche d'arc lancée. « Comment... Comment vas-tu depuis...» T'sais depuis que je t'ai fait tant de mal et que je ne mérite pas aujourd'hui ce traitement de faveur si compréhensible, si chaleureux.


Dernière édition par A. Kiara S-N Sullivan le Mar 19 Fév - 2:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les doux souvenirs nous sont chers Ҩ Kovu Les doux souvenirs nous sont chers Ҩ Kovu EmptyJeu 24 Jan - 15:02

« Je te reconnais bien là, il me tarde de voir ta cape de super héros !. » En entendant cette phrase, Kovu se mit à rire, un rire léger, empreint d’un voile de bonheur, un rire insouciant et sincère. Non elle n’avait pas dit grande chose et pourtant, cela lui faisait un bien fou de la retrouver. Il connaissait Kiara par cœur et il savait qu’elle n’aurait pas réagi ainsi si elle était d’humeur maussade, ce qui voulait dire qu’elle était prête à passer un moment de complicité avec lui, un moment « normal », comme ils en partageaient tant avant. Un moment qu’il allait chérir plus que tous les autres car il attendait sa venue depuis si longtemps… Dans sa voix il avait aussi perçu autre chose, une pointe de jalousie peut être ? Il n’en était pas certain, loin de là, et pas vraiment expert des sentiments humains avec lesquels il avait encore du mal à se débattre, le jeune homme préféra éluder ce point. Il était hors de question qu’il ne se fasse de faux espoirs, qu’il commence à percevoir des signes là où il n’y en avait pas, d’autant que Kiara n’avait en cet instant, aucune raison de se sentir menacée par d’autres femmes.

Sa voix résonna légère et douce, une seconde fois, tandis qu’il la soignait « Je vois que tu t'y connais pas mal au boulot d'infirmier, c'est dresser les lions qui te fait devenir si maître en la matière ?. » Elle l’avait presque fait sursauter, il ne s’y attendait pas, il ne s’attendait pas à un ton si tendre, et à un sourire si ravageur. Il l’avait d’abord senti dans sa voix, et à peine avait-il levé les yeux pour le saisir qu’il l’avait perçu. Pendant quelques secondes il en resta paralysé. C’était si bon de la voir avec ce visage illuminé par un sourire, une décharge d’adrénaline vint percuter son cœur de plein fouet pour se répartir dans tout son corps, sous la forme d’une chaleur intense qui lui donnait l’impression d’être au paradis. Il ne demandait pas mieux qu’un sourire, une phrase douce et agréable venant de Kiara, tout ce qu’il désirait c’était la voir, partager avec elle et sentir sa joie, son bonheur. Se faisant violence pour sortir de cet état de léthargie dans lequel elle l’avait plongée grâce à seulement quelques mots et une expression du visage, il haussa les épaules et sourire au coin des lèvres rétorqua : « Tout à fait, je deviens expert, je passe tellement de temps avec eux qu’il faut bien que je me fasse au métier… Puis à côté de leurs énormes pates, ton pied est un don du ciel à soigner ! Tu es moins… remuante, étonnamment ! » A peine avait-il dit cela et terminé ses bandages que déjà, il voyait la petite puce remuante qu’elle était, en train de tester son équilibre. Encore un trait de caractère de Kiara qui le fascinait… Elle était toujours prête à rebondir, à se relever, à puiser la force en elle pour avancer et se battre. Pas un instant elle ne tenait en place ! C’était… Rafraichissant. Certains auraient pu la trouver épuisante, pourtant lui ne la voyait que comme une boule d’énergie, une boule de vie, prête à profiter de chaque seconde que le temps lui offrait. Cela ajoutait à son charme, sans aucun doute possible. C’est exactement ce qu’il ressassait quand leurs yeux se croisèrent. Un échange de regard profond, électrique, ils étaient comme deux aimants, fascinés l’un par l’autre. C’est à peine s’il remarqua les joues de Kiara prenant une jolie teinte rose, signe de sa gêne. Il ne pouvait y prêter attention, bien trop aspiré par ses yeux qui en disaient tant, ses yeux qu’il ne voulait plus quitter. Il sentait qu’ils échangeaient là bien plus qu’un regard, tout avait un sens, ils se criaient l’un à l’autre des mots, sans qu’ils ne s’échappent de leurs bouches et sans qu’ils n’en saisissent le sens. La seule lueur qu’il percevait était une supplication, mais que lui demandait-elle au juste ? Que signifiait-elle ? Brisant cet instant de magie, Kovu tenta de rassembler ses pensées en se faisant violence pour arrêter de la fixer ainsi.

L’humour est la meilleure des armes pour se défendre, pour placer une barrière entre les sentiments que l’on ressent réellement mais que l’on veut masquer, et ceux que l’on ose montrer aux autres. Et c’est bien cette arme qu’il avait utilisée pour sortir de cette situation de trouble dans laquelle tous deux étaient embarqués. Mission réussie : l’atmosphère était maintenant plus détendue, plus naturelle… Et il respirait un peu mieux. L’air gagnait ses poumons. Pourtant cette sensation ne dura que l’espace d’un instant... Sans qu’il ne le réalise, Kiara était penchée vers lui, avec son regard le plus tentateur et sa voix la plus moqueuse. « Et monsieur monte vite sur ses grands chevaux hein ? Ça va tes chevilles ?. » Ses paroles, il les avait à peine saisies une fois encore, bien trop absorbé par leur proximité. Leurs visages étaient si près… Trop près… Il aurait pu le saisir, s’en emparer, pour ne plus la lâcher, pour explorer sa peau douce qu’il brûlait de toucher. La tentation était bien trop grande, son souffle venait à lui manquer. Son cœur… n’était que mouvements désordonnés, un capharnaüm indescriptible. Il sentait le souffle de la jeune fille heurter son visage, il voyait ses lèvres à quelques centimètres. Des lèvres dont il rêvait, chaque nuit, il se souvenait encore de leur gout fruité, sucré, qui correspondait si bien à la personnalité de Kiara. Et son odeur… Il sentait son odeur. Elle venait le frapper en plein cœur, l’enivrant, lui ôtant tout moyen. « Ahem... » Il lui sembla émerger d’une profonde phase de transe quand elle s’éloigna, prononçant ce simple son. Pourtant son parfum était maintenant ancré au plus profond de lui et il n’était pas près de s’en débarrasser. Ce soir c’était certain, il se souviendrait encore avec délectation des notes de vanille qui s’échappaient de la peau de Kiara. Son étourdissement s’évaporait lui, laissant place à une gêne profonde et palpable. Ils ne pouvaient se permettre d’être aussi proches, pas après tout ce qu’il s’était passé entre eux. Kovu se fit la promesse qu’il tenterait de se raisonner si cela se produisait à nouveau, pour ne pas tomber dans les limbes de l’amour aveugle, il ne pouvait se le permettre. Car ce soir il le savait, en se remémorant cet instant, ce n’est pas simplement la joie qui l’habiterait mais aussi un sentiment plus sombre, plus destructeur… La tristesse. Tristesse de la solitude. « Comment... Comment vas-tu depuis...» Et ces mots venaient le lui rappeler. Ils venaient le heurter comme le vent qui s’acharne sur un rocher au bord d’une falaise. Son humeur s’assombrit quelque peu, il ne savait que répondre. Passant une main derrière sa tête, il toucha un instant ses cheveux court pour se donner une contenance, puis il se leva, il avait besoin d’air, il devait s’éloigner un peu de Kiara et de son odeur qui le subjuguait. Le jeune homme se plaça face à elle, main dans les poches et s’éclaircit la gorge avant de répondre. « Je vais… bien. » Mensonges, mensonges, les mots résonnaient comme une litanie dans son esprit. « Il faut dire que je passe beaucoup de temps à… travailler. Je n’ai pas vraiment le temps de penser. » Un léger soupir s’échappa de ses lèvres, au moins il ne disait pas seulement des choses fausses. Son regard se posa de nouveau sur elle, elle était comme une obsession pour lui, si elle était présente alors il ne pouvait la lâcher des yeux, il ne pouvait se lasser de la détailler. Jamais sa soif ne serait étanchée. Se mordillant la lèvre il continua... « Et toi comment vas-tu ? J’ai entendu dire que Peter… Peter est en couple. Avec Crystal. » Il voulait voir quelle serait la réaction de Kiara, il la scrutait maintenant avec attention. C’est Crystal qui lui avait annoncée la nouvelle et immédiatement un sentiment inconnu l’avait assaillit pour ne plus le lâcher, il était bien incapable de le décrire mais en cet instant, il le tenaillait autant que sa curiosité quant aux sentiments de Kiara. Il savait qu’elle avait aimé Peter, un amour fort, puissant, différent de celui qu’elle lui avait porté à lui. C’est ce qui les avait poussés à rompre et pour cela, il détestait le farfadet. Sa seule question maintenant, celle qui semblait se précipiter au bord des lèvres mais qu’il ne prononcerait pas était la suivante : « Tu l’aimes encore ? »

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MessageSujet: Re: Les doux souvenirs nous sont chers Ҩ Kovu Les doux souvenirs nous sont chers Ҩ Kovu EmptyDim 27 Jan - 5:39

Si le monde pouvait être amoureux

« Tout à fait, je deviens expert, je passe tellement de temps avec eux qu’il faut bien que je me fasse au métier… Puis à côté de leurs énormes pattes, ton pied est un don du ciel à soigner ! Tu es moins… remuante, étonnamment ! » Cela expliquait bien pourquoi il était aussi doué. Il faut dire que j'étais simplement moins remuante dû à ce petit incident de cheville, car je ne tenais jamais bien longtemps en place, on me disait toujours que j'avais la bougeotte. À l'instant même ou son regard c'était posé sur moi avec une telle intensité, il provoqua automatiquement un déclenchement de mon cœur identique à celle d'une bombe amorcée impossible à désamorcer. Comme ci cela ne suffisait pas, je venais de créer une situation bien embarrassante en me rapprochant de lui sans vraiment prendre compte de la proximité qui nous séparait. Nous étions là, si près, il me suffisait juste de répondre à l'appel de ses lèvres et nos lèvres n'auront formé qu'un, nos souvenirs baignant dans une gigantesque sensation de bien être. Je fixais son regard, puis ses lèvres, un allez retour tellement tentant que je fus obligée de resserrer mes poings afin de ne pas craquer. Un baiser au bout de mes lèvres ne demandait qu'à se poser sur les siennes. Luttant contre le malaise qui m'envahissait, je trouvais la force de reculer. Il fallait que j'apprenne à masquer mes émotions et à les contrôler. Ici, il fallait rester maître de soi et de la situation à tout moment, un moment comme celui-ci ne devait plus se reproduire, car je savais qu'il en souffrirait de souvenirs. Pourtant, j'osais lui demander de ses nouvelles depuis l'énorme bêtise digne de moi que j'avais fait. Je venais de lui demander une chose très délicate, au fond de moi, j'espérais que nous n'aurions pas à rentrer dans les détails. « Je vais... bien. » Le pire c'est qu'il ne savait pas mentir, ou du moins me mentir. Je le connaissais assez bien maintenant pour savoir que cela était un gros mensonge. Je tressaillis brusquement, car je sentais lui avoir fait mal, non ! J'en étais même certaine. « Tu n'es pas très doué aux mensonges...» Lui faisais-je comprendre que je le connaissais assez pour avaler ça.

« Il faut dire que je passe beaucoup de temps à... travailler. Je n'ai pas vraiment le temps de penser. » L'excuse assez minime que pourrait gober n'importe qui sauf moi. Je n'allais pas vraiment insister, car je ne voulais plus revenir sur ce sujet qui nous apportait autant de douleurs. J'étais simplement là, tête baissée comme un enfant pris en faute et oui tout cela était uniquement de ma faute si nous en sommes arrivés là, uniquement la mienne, par ce besoin de découvrir de nouvelles sensations qu'elles soient inconnues ou dangereuses. Si bien que j'avais perdu l'homme pour qui depuis toujours, mon cœur n'avait cessé de battre. Plongée dans mes pensées, j'en fus brusquement tirée par « Et toi comment vas-tu ? J'ai entendu dire que Peter... Peter est en couple. Avec Crystal. » l'effet de surprise, non pas de la nouvelle que je connaissais déjà, mais du sujet que je voulais absolument éviter. Peter. Tenait-il vraiment à en parler ? Devrais-je mettre mon cœur à nu ? Non, je devais nous épargner cela, oublier était la meilleure chose à faire. Je me levais, tant pis si ma cheville me fera souffrir je voulais atteindre la petite fenêtre et pour ça, je dû puiser toutes mes forces afin de marcher en boitant vers ma destination. « Je ne vais pas te mentir Kovu... je ne vais pas bien...» Près de la petite fenêtre, je me retournais face à lui. « Pas parce que Peter est en couple avec Crystal, mais parce que tu me manques... » J'étais ferme et déterminée à l'instant présent. « Si...si seulement je pouvais remonter le temps... » Oui, si seulement j'avais le courage de lui dire, de lui dire qu'il est encore là dans mon cœur et que son amour pour moi avait fini par avoir le dessus. « Oui j'aime Peter, je l'aime de tout mon cœur, ce qui se passe entre nous est inexplicable, nous fusionnons, mais c'est....différent... différent de ce que je pensais ressentir pour lui... » J'avais fini par tout remettre en question afin de savoir où j'en étais et depuis que j'avais revue le visage de Kovu dans ce rêve, tout était devenu soudainement plus clair. « Peter est mon meilleur ami et il le restera à jamais. » Même s'il est difficile pour moi de le partager avec quiconque, c'était mon meilleur ami et j'en étais un petit peu possessif, mais si Crystal était la fille qui le rendait heureux, alors je ne pouvais que m'en réjouir. Soudainement, j'inclinais gracieusement la tête « Appelle-moi donc "Kiara la pitoyable" dorénavant. » Oui je me maudissais de lui avoir fait tant souffrir, j'étais minable et je ne le méritais pas. C'est pourquoi je décidais de ne rien lui dire nous concernant préfèrent le préserver d'une femme comme moi, il serait mieux dans les bras d'une autre beaucoup mieux. Hochant négativement de la tête tout en me redressant « Pfff... Qui suis-je... » marmonnais-je d'un faible murmure en me retournant afin de regarder par la fenêtre, l'air ailleurs. Finalement, j'arrivais à me demander que suis-je devenue ? Je voulais voler de mes propres ailes, mais ne me les suis-je pas brûlées à la place ? Surement que oui. « Assez parlé de moi... Où en es-tu toi ? » Question un peu indiscrète, mais je voulais savoir s'il était heureux, si une femme avait réussi à lui faire oublier le chagrin que je lui avais causé.


Dernière édition par A. Kiara S-N Sullivan le Mar 19 Fév - 2:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les doux souvenirs nous sont chers Ҩ Kovu Les doux souvenirs nous sont chers Ҩ Kovu EmptyMar 29 Jan - 21:04

« Tu n'es pas très doué aux mensonges... » Les mots avaient raisonnés dans sa tête. Oui il avait enchainé pour tenter de se justifier, de garder un semblant de contenance face à Kiara, pourtant ce qu’elle avait dit l’avait percuté. Comme une gifle s’écrasant sur sa joue. Il s’en voulait de lui mentir, et qu’elle s’en rende compte surtout, mais il n’avait pas le choix. Il ne pouvait se montrer faible, se montrer touché. Il connaissait Kiara, il savait qu’elle souffrirait de le savoir mal, et il ne voulait en aucun cas qu’elle culpabilise ou qu’elle ait pitié de lui. Elle était à l’origine de cette douleur qui le rongeait, pourtant il ne voulait pas qu’elle vive la même chose que lui. La seule chose qu’il désirait pour elle, c’était du bonheur. Du bonheur comme celui qu’ils avaient ressenti ensemble auparavant, qui vous transporte jour après jour, qui vous donne l’impression d’être aussi léger qu’une plume et surtout qui vous donne l’impression que rien n’est impossible. Il la scrutait, pour tâcher de déceler une trace de ce sentiment en elle mais il remarquait sa tête baissée. Elle semblait songeuse, elle semblait absorbée par ses pensées. Des pensées qui ne lui donnaient pas le sourire, bien au contraire. Pour la tirer de là, il n’avait rien trouvé de mieux que de l’attaquer sur Peter et cela fonctionnait, la voilà qui se levait, boitillant. Kovu était prêt à se jeter vers elle pour la rattraper au cas où elle tombait. Elle semblait si fragile en cet instant. Son unique désir, celui qui courait à travers ses veines, c’était de la protéger, de l’apaiser. Dans sa poitrine son cœur battait, encore et toujours à une vitesse folle, résonnant à ses oreilles. Il appréhendait ses réponses tout en les attendant avec une impatience grandissante. Les premiers mots surgirent alors, troublants : « Je ne vais pas te mentir Kovu... je ne vais pas bien...» Première réaction : la déception. Peter était toujours dans son cœur et elle souffrait de sa proximité avec Crystal. Kovu allait baisser les yeux pour laisser libre cours à ses émotions mais elle capta son regard et il ne pût lâcher le sien, hypnotisé. « Pas parce que Peter est en couple avec Crystal, mais parce que tu me manques... » Cette fois c’est un tout autre sentiment qui naissait au creux de sa poitrine. La surprise. Il n’était pas certain d’avoir bien saisi ce que Kiara venait de lui révéler. Comment était-ce possible ? Il secoua la tête légèrement, pour s’assurer qu’il ne rêvait pas. Ces mots il avait désiré les entendre au fil des derniers mois plus que n’importe quels autres, il se les était imaginés tant de fois… S’ils étaient bien réels, alors enfin son espoir de retrouver Kiara avait un sens. Les battements dans sa poitrine étaient de plus en plus désordonnés. Il ne pouvait la lâcher des yeux, comme s’il tenait à s’assurer qu’elle était bien là face à lui. « Si...si seulement je pouvais remonter le temps… » Remonter le temps ? Comme un écho, ces paroles résonnaient dans sa tête, il tentait d’en saisir la signification. Elle aurait dû lui sauter aux yeux et pourtant il mettait un temps fou à comprendre. Sa carapace l’enveloppait, comme pour le protéger, et laissait pénétrer difficilement la voix de Kiara. Il avait tant souffert qu’il croyait à peine possible que son rêve se réalise un jour et qu’elle revienne, alors en cet instant où elle lui révélait ses sentiments sans qu’il n’ait rien fait pour, il était sous le choc. Les réponses se bousculaient dans son esprit diverses et variées passant de « Oh Kiara, je te pardonne tout, recommençons notre histoire » à un simple « Je t’aime » ou même… « Es-tu sure que je te manque ? Que tu aimerais effacer ce qu’il s’est passé ? ». Pourtant aucune ne franchissait ses lèvres. Elles étaient closes, refusaient de faire le moindre mouvement, de laisser s’échapper le moindre son… Et le jeune homme restait là, à écouter celle qui faisait battre son cœur si vite, sans même lui fournir une réponse. « Oui j'aime Peter, je l'aime de tout mon cœur, ce qui se passe entre nous est inexplicable, nous fusionnons, mais c'est....différent... différent de ce que je pensais ressentir pour lui... » Ses lèvres, il fixait ses lèvres qui remuaient, il fixait son visage, ses yeux, qui exprimaient tant de sincérité. Mais il peinait à y croire, encore une fois, c’était trop d’un coup, il ne parvenait pas à assimiler ce qu’elle lui disait. Il avait l’impression d’avoir quitté son corps et de vivre la scène de l’extérieur, sans qu’elle ne l’atteigne. Il était comme anesthésié, ne ressentant qu’un immense vide alors qu’un tas de sentiments auraient dû lui déferler dessus. La seule chose qui comblait ce vide, c’était la surprise qui dès le départ l’avait saisi et qui ne le lâchait pas. « Peter est mon meilleur ami et il le restera à jamais. » Un simple meilleur ami ? Il n’était donc que cela ? Mais alors à qui appartenait son cœur ? Pour qui battait-il ? Une à une, les questions déferlaient alors que Kovu était toujours cette statue immobile et inexpressive. Tout commençait à se bousculer, à prendre un sens. Kiara n’était pas amoureuse de Peter. Sa Kiara ne l’aimait pas, lui, celui pour qui elle l’avait laissé. Pire même, elle s’excusait de ses actes. « Appelle-moi donc "Kiara la pitoyable" dorénavant. » Oh non elle n’était pas pitoyable, loin de là, elle était si humble. Après des mois de silence, elle revenait lui faire face et elle tentait de se repentir, de lui expliquer qu’elle avait fait une erreur. Ce n’était pas rien pour la lionne qu’elle était, fière. Elle ravalait cette fierté, se livrait, s’exposait. Comme un boomerang, les sentiments de Kovu lui revinrent en pleine face, explosant en lui. C’était un mélange inexplicable de joie, de curiosité, de soulagement. Oui cela lui faisait un bien fou d’avoir le droit de voir Kiara ainsi. Pas de la voir mal non, mais de la voir si …. Sincère. Il n’entendit pas ce qu’elle murmurait, bien trop intrigué par les émotions qu’il vivait. Il ne lui avait encore rien dit, il l’avait laissée s’exprimer et maintenant il tentait de rassembler ses esprits pour lui fournir une réponse cohérente sans s’emporter.

« Assez parlé de moi... Où en es-tu toi ? » Cette dernière phrase le bouscula elle aussi. Il la regardait fixement, se demandant comment elle pouvait lui demander cela. Elle était la seule, l’unique dans son cœur, personne jamais ne la remplacerait. Il fallait qu’il lui dise, il fallait qu’il se décide, qu’il s’exprime, qu’il laisse des mots s’échapper de sa bouche pour la rassurer, lui dire la vérité. Maintenant, il espérait de nouveau, il y avait une chance qu’un jour il la récupère mais pour ça il ne devait pas rester muet, à la dévorer des yeux. Kovu, porté par l’adrénaline qui le parcourait fit un pas vers Kiara, la regardant droit dans les yeux. Il s’éclaircit la voix puis dans un éclat, débuta : « Kiara j’ai espéré tant de fois t’entendre dire cela, que Peter n’était que ton ami et rien de plus. Que tu regrettais ce qu’il s’est passé. Que tu voudrais remonter le temps. » Son ton n’était pas comme d’habitude, il était plus cassé, éraillé, empli d’émotion. Le jeune homme fit un nouveau pas vers son aimée. « J’arrive à peine à croire que c’est ce que tu viens de faire. Ça me semble… irréel. » Il secoua la tête, un demi sourire aux lèvres puis avança encore. « Merci. Merci de l’avoir fait. Je ne pouvais espérer mieux et… toi aussi tu me manques, si tu savais à quel point » Le flot de paroles jaillissait, cette fois ses lèvres remuaient sans mal et ses pas, peu à peu, le portaient vers Kiara. « Tu… Tu es la seule. L’unique. Il n’y a eu personne depuis toi et il n’y aura personne d’autre. » Il était maintenant à quelques centimètres d’elle, ne lâchant pas son regard chocolat et sans réfléchir un instant de plus, il laissa sa main se diriger vers la joue de la jeune femme, pour la caresser avec douceur. Au contact de sa peau sous ses doigt, il frissonna, cette sensation était si agréable, il avait oublié à quel point. Kovu lui adressa un nouveau sourire, il allait peut être bien trop vite mais il ne pouvait plus se réfréner, il ne pouvait manquer cette occasion qui se présentait à lui, si elle fuyait, alors tant pis, il ne regretterait rien. Dans un souffle il murmura : « Je t’aime Kiara ».


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MessageSujet: Re: Les doux souvenirs nous sont chers Ҩ Kovu Les doux souvenirs nous sont chers Ҩ Kovu EmptyDim 3 Fév - 2:13

Si le monde pouvait être amoureux

L'amour désigne un sentiment d'affection et d'attachement envers un être qui pousse ceux qui le ressentent à rechercher une proximité physique, spirituelle ou même imaginaire avec l'objet de cet amour et à adopter un comportement particulier. En tant que concept général, l'amour renvoie la plupart du temps à un profond sentiment de tendresse envers une personne. Toutefois, même cette conception spécifique de l'amour comprend un large éventail de sentiments différents, allant du désir passionné et de l'amour romantique, à la tendre proximité sans sexualité de l'amour familial ou de l'amour platonique et à la dévotion spirituelle de l'amour religieux. Une histoire d'amour, lorsqu'elle démarre, se vit sur le mode de la magie et de l'enchantement. On aimerait croire qu'elle est toujours unique et mystérieuse. Pourtant, si l'on regardait de plus près, nous nous apercevrons que l'amour, comme la plupart des sentiments, a aussi ses lois. Ainsi je pouvais m'affirmer clairement, définitivement et indéniablement amoureuse de Kovu. Vous savez, il avait ce charme tellement puissant que j'avais succombé à ses grands yeux bruns en quelques minutes le jour où nous nous sommes rencontrés pour la première fois sur la terre des lions, autant le dire, nous n'étions que de jeunes lionceaux à cette époque et Kovu avait déjà conquis mon coeur. C'est drôle de se dire que son amoureux d'enfance est celui avec qui nous voulons partager notre vie, en fait, pour une lionne ce genre de remarque n'aurait aucun sens, mais pour une humaine, c'était différent. Ici, il y avait les amours d'enfances, les coups de foudres, les premiers amours, les histoires d'un soir et j'en passe, mais moi mon unique avait seulement été Kovu. Je croyais pouvoir enterrer mes sentiments, mais en vain, Kovu était l'homme de ma vie et je croyais l'avoir perdue avec l'erreur que j'avais faite. Ô combien chaque jour j'avais senti que celui à qui je tenais d'un amour nécessaire à ma survie s'éloignait peu à peu de moi, je l'avais sentie m'échapper. Notre amour était à sens unique.

Je venais de lui ouvrir mon cœur n'espérant rien en retour, mais il fallait que ces mots sortent de ma bouche, il fallait qu'il sache que son absence dans ma vie si longue soie-t-elle à mes yeux, m'avais beaucoup peinée. « Kiara j'ai espéré tant de fois t'entendre dire cela, que Peter n'était que ton ami et rien de plus. Que tu regrettais ce qu'il s'est passé. Que tu voudrais remonter le temps. » Je sentais sa voix emplie d'émotion se mélanger à la mienne, à l'unissons, alors je me retournais à nouveau pour lui faire face. « J'arrive à peine à croire que c'est ce que tu viens de faire. Ça me semble... irréel. » J'arrivais à peine croire que je m'étais lâchée, moi, qui lorsque je faisais une gaffe préférait me taire qu'avouer. Mais là c'était différent, je l'aimais tellement que ma fierté je pouvais la balancer. Il se rapprocha peu à peu de moi, je me senti défaillir sous les battements rapide de mon coeur appréhendant la réponse sur ma dernière question, je crois que s'il me disait avoir une autre fille dans sa vie j'en serais anéantie. Cependant, je l'aurais bien mérité, car il méritait d'être heureux ayant droit au bonheur parfait. Je voulais lui demander de rester loin et de ne pas s'approcher encore moins de répondre à ma dernière question, mais la peur m'empêcha de parler et je sentais ma langue absolument lourde. « Tu... Tu es la seule. L'unique. Il n'y a eu personne depuis toi et il n'y aura personne d'autre. » BOUM.. Ça c'était mon coeur qui avait cogné si fort ma poitrine que je l'avais presque entendu de l'extérieur. C'était l'effet de surprise. L'ex lion laissa aussi bien l'une de ses mains redécouvrir ma joue, ce contacte avait eu le don de réveiller tous mes sens m'en donnant une chair de poule incroyable. C'était tellement agréable de sentir sa douceur et sa chaleur que je fermais les yeux pour profiter pleinement de ce moment si tendre. « Je t'aime Kiara. » Ouvrant rapidement les yeux, si je m'attendais à ça... Ô que non, il venait de provoquer mes sens, mon coeur, mes membres, si bien que je ne répondais plus de mes actes et ce que j'allais faire, une incroyable bouffée d'adrénaline me poussa dans un seul mouvement à plaquer mes lèvres contre les siennes. Le contacte de nos corps ainsi enlacés, moi debout sur la pointe du pied non blessé et les bras autour de son cou, me donnait ce moment de répit que je désirais tant. Penser. Voilà ce que j'oubliais de faire lorsque j'étais avec lui, lorsque nous nous aimions et cela était bien la seule chose dont j'avais besoin : son amour. Ce baiser ne dura qu'un court instant de bonheur avant de reprendre mes esprits. « Excuse-moi... » Disais-je en quittant ses lèvres pour me passer une mèche de cheveux derrière l'oreille, signe d'angoisse, léchant discrètement par la même occasion ma lèvre inférieure afin de ne perdre aucune miette de ce goût si sucrée et délicieux qu'était ses lèvres. Finalement je plaquais mon front sur son torse en fermant les yeux, qu'il se taise et m'écoute à présent. « Ce jour-là...j'allais me noyer, j'avais l'impression de vivre mes derniers instants et relâcher mes derniers souffles, j'étouffais sous l'eau et je ne savais pas nager...j'ai cru mourir, je ne voulais pas, je criais de tous mes forces, mais personne ne pouvait m'entendre sous l'eau... » Lorsque que je repensais à ce moment, j'avais le cœur en larme la peur qui me hantait, mais surtout la vision qui me revenait. « Je me croyais perdue, c'est alors que j'ai vue ce visage.. ton visage, tu me tendais la main que j'avais rapidement pris, car je t'ai toujours fait confiance, c'est toi que j'ai vue Kovu...Toi... Lorsque j'avais ouvert les yeux, tu n'étais pas là, pas à mes côtés, j'ai compris alors ce que cette vision voulait dire, j'ai compris ce que mon cœur voulait me montrer...j'ai compris l'erreur que j'avais faite...Dès lors, je me suis maudite...» je décollais mon front de son torse afin de m'accaparer de son regard avec une telle intensité qu'on aurait dit que mes prunelles brillaient de mille feux. Je posais simplement l'une de mes mains sur sa poitrine, principalement là où se trouvait son cœur. « Tout ce que j'ai réussie au final, c'est faire du mal à ce cœur qui ne méritait pas ça... Et ça, je ne me le pardonnerai jamais. » Disais-je en hochant négativement de la tête pour appuyer mes dires. « Je t'en prie laisse-moi finir... » car je savais qu'il ne me permettra jamais de m'en vouloir autant. « Je ne mérite pas ton amour.... tu mérites beaucoup mieux que moi, sache juste que je n'ai été qu'une idiote de ne pas avoir sue garder à mes côtés la perle rare que tu étais. Je t'aime Kovu et ça ne changera jamais, tu es celui que mon cœur choisira toujours, celui avec qui je voudrais vieillir, mais je ne te mérite pas, tu mérites vraiment mieux... » lançais-je en ôtant ma main de son cœur et tout en me dirigeant vers le banc pour récupérer mes ballerines, j'ôtais rapidement à l'aide de mon doigt la larme qui s'apprêtait à s'échapper de mon oeil gauche, celle-ci à la place s'élança dans les airs aussi brillante qu'une étoile. Je n'allais pas craquer, pas ici, pas devant lui, me montrer faible n'était pas la meilleure solution, je devais assumer un point c'est tout. Tout en boitant, j'attrapais mes chaussures et au fond j'espérais qu'il ne me laisse pas partir, qu'aujourd'hui, il me garde prisonnière de ses lèvres et cela pour le restant de notre vie.


Dernière édition par A. Kiara S-N Sullivan le Mar 19 Fév - 2:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les doux souvenirs nous sont chers Ҩ Kovu Les doux souvenirs nous sont chers Ҩ Kovu EmptyMar 12 Fév - 14:00

Il la contemplait, alors qu’elle avait les yeux fermés, comme pour savourer la caresse qu’il lui offrait. Si seulement, oui si seulement c’était bien cela, alors il serait comblé. Rien ne pouvait lui faire autant de bien que de procurer du bonheur à Kiara. Il vivait pour ça. Il respirait pour ça. Il s’accrochait pour ça. Au fil des mois qu’il avait passé loin d’elle, il n’avait pas sombré simplement en espérant qu’un jour, il pourrait de nouveau la rendre heureuse, de quelque manière que ce soit. Enfin cet instant arrivait. Son cœur battait, conquis. Et les mots s’étaient échappés de sa bouche. Sans remords, sans regrets. En toute franchise. C’était simple finalement de lui dire « Je t’aime ». De lui faire comprendre à quel point il tenait à elle. Ses sentiments n’avaient pas changés depuis leur séparation, bien au contraire ils étaient toujours là, bien présents, et ne demandaient qu’à se déployer encore et encore. Il n’attendait plus qu’une seule chose : sa réaction. Son corps tremblait dans l’attente. Il se sentait à la fois fort et fébrile. Kovu s’était mis à nu devant elle comme devant personne c’était si… Inhabituel. Zira ne l’avait pas habitué à être démonstratif, à dévoiler ses sentiments. Les yeux de Kiara s’ouvrirent brutalement, ange qui sortait de ses songes. Il y lut la surprise, était-ce mauvais ? La question ne résonna pas bien longtemps dans son esprit, en un instant, elle s’élevait vers lui et ses lèvres se collaient aux siennes. C’est à peine s’il se rendait compte de ce qu’il se passait, il avait tant espéré que ce moment arrive. Son cœur battait à tout rompre. Ses sens étaient exacerbés, il sentait la douceur de sa bouche au goût sucré. Un goût divin. Un goût inoubliable. Il voulait le savourer, encore et encore, l’embrasser, sans s’interrompre, des minutes entières, jusqu’à leur dernier souffle. Ce baiser ne pouvait être unique. Il déclenchait beaucoup trop d’émotions pour ça. En un instant il sut pourquoi il n’y avait qu’elle encore et toujours. Pourquoi il l’aimait tant. Tout son corps s’était relâché. C’était comme si enfin, il revivait. L’instant était magique. Il ne dura que quelques secondes mais Kovu se sentait enfin pleinement heureux. Elle l’aimait elle aussi. « Excuse-moi... » « Oh non bel ange, tu n’as rien à te faire pardonner » songea-t-il. Bien au contraire il voulait à nouveau sentir ses lèvres, et ses bras autour de son cou. Il voulait revivre ce sentiment intense qui l’avait habité. Sentir à nouveau les papillons qu’elle déclenchait dans son ventre. Ses yeux ne la lâchaient pas, et il remarqua sa langue caressant ses lèvres. Douce torture. Lui aussi voulait pouvoir le faire, goûter librement ce délice. Il était même prêt à s’en emparer, pour lui prouver combien il avait été comblé par son geste mais elle posa la tête sur son torse et alors, c’est une vague de tendresse qui l’envahit. Instantanément il l’entoura de ses bras. Protecteur. Aimant. Possessif. Encore une fois il éprouvait un réel plaisir à la sentir si près de lui. Son corps collé au sien. Ses yeux se fermèrent, et il entendit sa voix. « Ce jour-là...j'allais me noyer, j'avais l'impression de vivre mes derniers instants et relâcher mes derniers souffles, j'étouffais sous l'eau et je ne savais pas nager...j'ai cru mourir, je ne voulais pas, je criais de tous mes forces, mais personne ne pouvait m'entendre sous l'eau... » Instantanément l’inquiétude le gagna. Il rouvrit les yeux. Elle semblait fragile, brisée, il le sentait dans sa voix, dans ses intonations. Son étreinte se resserra. Mais de quoi parlait-elle ? Elle avait manqué se noyait ? Son cœur accéléra mais cette fois, il sentit une pointe de douleur dans sa poitrine. Jamais il ne pourrait supporter de la perdre, jamais. Ce serait bien trop dur de vivre sans elle. C’était une chose de vivre loin d’elle mais une autre de la savoir dans un autre monde. Il ne pourrait s’y résoudre, si un jour elle partait il ne lui survivrait pas. C’était là que résidait la force de son amour pour Kiara. Un amour à toute épreuve. Un amour indestructible, inépuisable, inaltérable. « Je me croyais perdue, c'est alors que j'ai vu ce visage... Ton visage, tu me tendais la main que j'avais rapidement pris, car je t'ai toujours fait confiance, c'est toi que j'ai vue Kovu...Toi... Lorsque j'avais ouvert les yeux, tu n'étais pas là, pas à mes côtés, j'ai compris alors ce que cette vision voulait dire, j'ai compris ce que mon cœur voulait me montrer...j'ai compris l'erreur que j'avais faite...Dès lors, je me suis maudite...» Un rêve. Ce n’était qu’un rêve. Elle n’avait pas échappé de peu à la mort. Il soupira légèrement, rassuré mais aussi touché. Kiara lui révélait par ses mots qu’elle avait toujours des sentiments pour lui et qu’elle regrettait de l’avoir laissé. Elle avait vu son visage dans son songe, son visage à lui… Ce symbole était fort à ses yeux et quand elle releva la tête vers lui, plongeant son regard dans le sien, il ne se détourna pas. Il y percevait une lueur, indescriptible, mais touchante, troublante. Elle semblait comme possédée, animée d’une force nouvelle, mais aussi d’une peine inconsolable. Une peine qui réveillait la souffrance de Kovu non, il ne voulait pas la voir ainsi. Elle posa les mains sur son torse et il savoura ce geste. Il sentait à travers son tee-shirt la chaleur de sa peau. Une chaleur si agréable, mais qui n’effaçait pas les questions qu’il se posait quant à ce qu’il lisait dans son regard. « Tout ce que j'ai réussie au final, c'est faire du mal à ce cœur qui ne méritait pas ça... Et ça, je ne me le pardonnerai jamais. » C’était donc cela. Elle s’en voulait. Il refusait qu’elle culpabilise, oui elle l’avait fait souffrir mais elle lui revenait et c’était là l’essentiel, il se moquait bien de tout le reste. Les mois de douleur, de solitude, il était prêt à les effacer. Déjà il les oubliait. Il ouvrit la bouche pour le lui dire mais elle le stoppa : « Je t'en prie laisse-moi finir... » Il respecta donc son souhait et se contenta de l’écouter, plongé dans ses yeux chocolat. « Je ne mérite pas ton amour.... tu mérites beaucoup mieux que moi, sache juste que je n'ai été qu'une idiote de ne pas avoir su garder à mes côtés la perle rare que tu étais. Je t'aime Kovu et ça ne changera jamais, tu es celui que mon cœur choisira toujours, celui avec qui je voudrais vieillir, mais je ne te mérite pas, tu mérites vraiment mieux... » Et en un instant elle s’évapora, elle lui échappa. Il ne sentait plus sa chaleur sur sa poitrine, ni son odeur si particulière qui le subjuguait. Elle était loin, si loin et il tentait encore d’analyser ses paroles dans lesquelles il avait senti tant de souffrance. Kiara disait ne pas mériter son amour, mais il était convaincu du contraire, elle était bien la seule à le mériter. Il ne voulait lui offrir qu’à elle et à aucune autre. C’était elle la perle, et il était prêt à la chérir comme un trésor chaque jour. Il ne la laisserait pas s’enfuir, elle l’aimait elle venait de le dire. Son cœur avait même tressaillit en entendant ces quelques mots. « Je t’aime » Il voulait l’entendre, encore et encore. Elle l’avait choisi, lui. Lui et personne d’autre. Comme auparavant, comme quand ils étaient des lions. C’était elle sa partenaire, pour toujours, il n’avait jamais pensé autrement et il était hors de question qu’il la laisse partir.

Le temps qu’il réfléchisse à tout cela, Kovu n’avait pas bougé d’un millimètre, comme figé, choqué de la tournure des événements. Kiara s’élançait vers la porte pour sortir, pour fuir. Brutalement, il sorti de sa transe et s’avança vers elle, la rejoignant en deux pas. Il attrapa son bras et doucement, la força à se tourner vers lui. Il plongea alors son regard dans le sien après avoir admiré encore une fois la beauté de son visage. Ses yeux étaient brillants, comme si elle était sur le point de pleurer et délicatement, il posa une nouvelle fois une main sur sa joue, alors que l’autre se glissait dans celle de Kiara, mêlant ses doigts aux siens. « Je refuse de te perdre à nouveau Kiara. » Dit-il dans un souffle de voix. « Tu es celle avec qui je veux construire ma vie. Ça a toujours été le cas et ça ne changera jamais. Même au cours des mois où j’étais séparé de toi j’étais convaincu que tu me reviendrais, et c’est ce qui m’a permis de tenir. Maintenant que tu es enfin là, avec moi, je ne te laisserais pas t’échapper. » Il parlait avec sincérité, se livrait, à nouveau, à celle pour qui son cœur battait, à la seule avec qui il était lui. À la seule avec qui il pouvait se dévoiler ainsi. Il caressa sa joue, lui adressant un léger sourire puis continua : « Oui tu m’as laissé, mais tu es revenue et c’est là l’essentiel. C’est tout ce qui compte. Je me moque de ce que tu as bien pu me faire, tu te rends compte que je suis celui que ton cœur a choisi et c’est tout ce que je désire. » Ses doigts passèrent sur ses lèvres, les effleurant. Il ne demandait qu’à goûter à nouveau à ce fruit défendu mais ce n’était pas encore le moment. Kovu désirait avant tout qu’elle arrête de s’en vouloir. « Tu es la seule qui mérite mon amour, je ne le donnerais à personne d’autre. C’est toi ou personne Kiara. » Sur ces dernières paroles, il n’avait pas flanché. Sa détermination perçait dans sa voix et certainement, dans son regard, allumé d’une lueur de désir. Désir de la posséder. Alors, il se pencha vers elle, cette fois c’est lui qui allait lui offrir un baiser. Ses lèvres trouvèrent les siennes avec facilité, et il dégusta cette friandise sucrée, son cœur battant à tout rompre. Sa main se glissa dans les cheveux de son aimée et il fut surpris par tant de douceur. Il ne voulait plus lâcher ses lèvres, dans ce baiser, il lui transmettait tout son amour. Un baiser passionnel, un baiser tendre mais fort. Il passa délicatement sa langue sur ses lèvres pour saisir un peu plus ce goût exceptionnel puis après un moment qui lui avait paru infini se redressa, lui souriant, sa main serrant dans la sienne. Il souriait, un vrai sourire cette fois, et dans un murmure il déclara : « Je ne serais heureux qu’à tes côtés alors si tu m’aimes, si tu veux me voir sourire, reste avec moi. » Ils venaient de voler un instant de paradis et tout ce qu’il espérait s’était en voler d’autres avec elle, rien qu’elle.

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MessageSujet: Re: Les doux souvenirs nous sont chers Ҩ Kovu Les doux souvenirs nous sont chers Ҩ Kovu EmptyMar 19 Fév - 2:53

Si le monde pouvait être amoureux

A cet instant où nos lèvres se sont touchées, un fabuleux plaisir m'emporta loin, ressentir à nouveau ses lèvres sur les miennes me redonnaient l'espoir de nos tendres moments partagés. Une émotion intense se dégageait comme l'envie de ne jamais plus le quitter. J'avais été à cet instant précis, portée par des anges qui me montraient la voie. ma voie. Kovu était mon tout. L'homme avec qui je voulais vieillir, mon paradis, ma raison de vivre, j'avais tout simplement besoin de lui. Mes yeux brillent de mille feux dès que je le savais heureux, car malheureusement, je savais aussi que je ne lui facilitais pas la vie, que j'étais parfois insupportable, incompréhensible et pourtant il était toujours patient avec moi. Que pourrait-on rêver de mieux ? Que partager sa vie avec un si beau trésor ?. Oui je l'avouais, je manquais d'un peu de confiance en moi lorsqu'il s'agissait de lui, j'avais peur de toujours lui faire mal, j'avais peur de ne pas être à la hauteur, j'avais peur de ne pas le mériter, car lui, un si bel ange, méritait un ange digne de lui. C'est pourquoi j'avais demandée à ce qu'il me laisse finir d'avouer ce que j'avais sur le coeur depuis un moment. Ce coeur qui l'avait choisi, mais ne pouvait tolérer de le faire souffrir à nouveau, ce coeur qui lui donna la possibilité de se sauver et choisir un coeur encore plus pure. Mais au final, ce coeur qui se languissait de lui nuit et jour, heures et secondes, ce coeur qui espérait entendre ce qu'il désirait entendre du plus profond de son âme. Me rejoignant, il m'attrapa par le bras et d'un mouvement je lui fis face. Pourquoi insistait-il... « Je refuse de te perdre à nouveau Kiara. » Ne pouvant pas le regarder, car j'avais à ce moment même les yeux humides, alors je tournais ma tête du côté gauche, l'expression que j'employais laissait paraître de la tristesse, mais avant tout, du dégoût de ma personne. « Tu es celle avec qui je veux construire ma vie. Ça a toujours été le cas et ça ne changera jamais. Même au cours des mois où j'étais séparé de toi j'étais convaincu que tu me reviendrais, et c'est ce qui m'a permis de tenir. Maintenant que tu es enfin là, avec moi, je ne te laisserais pas t'échapper.. » Ô combien ses mots me faisaient défaillir, je ne sentais presque plus la douleur de ma jambe, sa main si douce posé sur ma joue, m'apaisais et en même temps me faisait frissonner. J'étais si faible que j'avais envie là de m'écrouler sur sa poitrine, sentir son coeur battre, sentir ses mains m'entourer, sentir son odeur m'envahir, tout simplement me sentir en sécurité et c'est ce que je ressentais chaque fois que j'étais avec lui.

« Oui tu m'as laissé, mais tu es revenue et c'est là l'essentiel. C'est tout ce qui compte. Je me moque de ce que tu as bien pu me faire, tu te rends compte que je suis celui que ton coeur a choisi et c'est tout ce que je désire. » J'avais envie de lui demander de se taire, de lui dire de ne retenir que la souffrance que j'avais pu lui causer, la douleur que je lui avais infligée, lui demander de partir et vivre heureux, mais j'en étais incapable, car tout ce que je voulais, c'était qu'il reste à mes côtés et que nous nous retrouvions comme avant. Ô comme la terre des lions me manquait si fortement, nous étions heureux tous les deux et c'était pour lui que je m'étais battue contre ma famille, c'était notre relation là que je voulais retrouver, où il n'y avait que nous. « Tu es la seule qui mérite mon amour, je ne le donnerais à personne d'autre. C'est toi ou personne Kiara. » Soudainement, cette phrase m'obligea finalement à le regarder dans les yeux, je me répétais ses derniers mots en boucle dans la tête, "toi ou personne". Finalement, aussi forte que je pouvais l'être, je ne pus empêcher quelques larmes de glisser le long de ma joue. « Kovu... » Avais-je seulement prononcée d'une faible voix, essuyant les intrus de larmes qui s'écrasaient peu à peu au sol. « Je ne serais heureux qu'à tes côtés alors si tu m'aimes, si tu veux me voir sourire, reste avec moi. » Bien-sure que je l'aimais et j'avais envie de le crier là toute suite, maintenant et à jamais, bien-sure que je voulais le voir sourire pour l'éternité, bien-sure que tout ce que je voulais c'était rester à ces côtés. Ma voix si faible n'en sorti aucune phrase, si ce n'est que deux simples petits mots qui signifiaient tout, qui décrivaient tout... « Embrasse-moi... » Je libérais ma main emprisonnée de la sienne et je portais ainsi mes deux mains jusqu'à son torse y venant loger avec tendresse, rapprochant par la même occasion mon corps. Je le désirais, je l'aimais. Oui, l'aimais. Ses lèvres contre les miennes, je n'en redemande qu'encore, être témoin, être victime. Je sentais les battements de mon coeur s'accélérer cognant avec une telle intensité ma poitrine. Ma poitrine collée à son torse et mon ventre frôlait le sien, nous étions à présent corps à corps. Mon regard fit des allers et retours entre ses lèvres et son regard, nos souffles communiquaient entre eux, ils entraient en collision à chaque respiration. « Embrasse-moi... » Disais-je une nouvelle fois d'une faible voix plus exigeante, plus sûre de moi. Je ne voulais qu'une seule chose, qu'il pose ses lèvres sur les miennes et que ce moment dure à jamais.
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Les doux souvenirs nous sont chers Ҩ Kovu

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