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Hurry up, we're dreaming. ♦ Adriël Vide
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MessageSujet: Hurry up, we're dreaming. ♦ Adriël Hurry up, we're dreaming. ♦ Adriël EmptySam 26 Jan - 18:20



Hurry up, we're dreaming.



Elle aurait pu se rendre chez lui, mais il y aurait probablement son adorable colocataire blonde, Shiloh, et c’était bien la dernière personne au monde qu’avait envie de voir Osiris si elle ne voulait pas un autre meurtre sur les bras. Elle la trouvait si détestable, presque… exécrable. Elle l’était, sans nul doute, du moins aux yeux d’Osiris. Aux yeux des autres, ce n’était ni plus ni moins qu’une réelle adorable jeune femme qui réussissait tout ce qu’elle entreprenait. Trêves de mensonges. Elle prit une inspiration, leva la couette de son visage tandis que Spip venait se blottir contre son cou. Elle lui caressa doucement le poil, et un sourire se déposa sur ses lèvres. Puis, finalement, elle se leva, prenant l’écureuil dans ses bras, déposant de temps à autres des baisers sur son front. Elle n’entendait aucun bruit : Tramp ne devait pas être là. Dommage, se dit-elle intérieurement, elle aurait bien eu envie d’un câlin. Elle sourit, et un rire s’échappa de ses fines lèvres. Etait-elle trop cruelle avec lui ? Il fallait bien s’amuser, de temps en temps. Une journée qui n’est pas réussie est celle où on ne rit pas, avait-elle entendu un jour. Elle jeta un coup d’œil à l’horloge, accrochée au mur. Quinze heures quinze. Elle avait bien dormi… Adriël devait être en cours, à cette heure-ci. Et elle au boulot, mais aujourd’hui elle n’avait pas envie de travailler. De toute façon, elle était son propre patron et n’avait pas envie de se virer tout de suite. Les rues étaient bondées. On aurait presque dit que les gens se pressaient, et avaient tous décidé de sortir au même moment. Elle bouscula un homme, lequel poussa un soupir de mécontentement, auquel elle répondit avec un regard destructeur. Ne voulant absolument pas prendre le bus ou le métro, elle appela un taxi qui vint la chercher quelques minutes plus tard. Elle jeta un œil au chauffeur, tout en entrant, et poussa un soupir. Pourquoi devait-elle toujours tomber sur des vieux et pas sur des petits jeunes qu’elle aurait pris un certain plaisir à croquer pour mieux les détruire ensuite ? Elle n’avait jamais de chance. Elle s’installa à l’arrière, sans même un sourire au conducteur. « L’université. », dit-elle simplement, sortant un peu de monnaie de sa poche. Il la déposa devant ladite université, et, sans même le remercier, elle lui jeta les quelques pièces avant de sortir du taxi. Quinze heures quarante-cinq. Selon toute probabilité, Adriël était encore en cours. Mais elle ne connaissait pas la salle ; autre problème. Elle se dirigea donc d’un pas lent vers l’accueil, persuadée qu’on la renseignerait sur la salle où le jeune homme se trouvait. Furieuse, elle parcourait les couloirs en quête de la salle deux cent trois. L’accueil portait mal son nom. Personne n’avait pu la renseigner. Et leur argument ne valait rien, en plus de ça ! « Il faut faire partie de sa famille Mademoiselle, je suis désolée. » Qu’elle se le garde, son air niais et mièvre. Osiris lui aurait bien mis une gifle, à ce moment-là, mais une autre idée lui était passée par la tête. Elle s’était alors justifiée en disant qu’elle était dans la classe d’Adriël et qu’un retard des bus l’avait contrainte à se dépêcher. Résultat, elle avait oublié son emploi du temps. Les mensonges passèrent bien – elle était vraiment aussi stupide qu’en apparence – et elle récupéra le numéro de la salle, vers laquelle elle se dirigea directement avec un petit ricanement en direction de la secrétaire. Après tout, le physique d’Osiris portait à confusion. Elle faisait plus jeune que son âge réel, et cela lui seyait plutôt bien. Elle finit par arriver devant une porte sur laquelle le nombre deux cent trois était inscrit, et se recoiffa légèrement avant de toquer à la porte. Une seconde après, le professeur lui ouvrit. Il était assez jeune, brun aux yeux verts. « Bonjour. », dit-elle. « Vous pouvez venir une minute ? » Elle parcourut rapidement la salle des yeux et son regard rencontra celui d’Adriël, qui avait visiblement compris ce qu’elle voulait faire. Les autres élèves avaient des mines partagées. Les garçons l’observaient comme si elle était une cuisse de poulet à déguster, les filles lui lançaient un regard assassin. Elle rit intérieurement, et se promit de revenir. Certains avaient l’air plutôt mignon. Le professeur hocha la tête et sortit dans le couloir en refermant la porte derrière lui. Cinq minutes après, la porte s’ouvrit. Le professeur parla d’une voix tremblante. « Adriël, prends tes affaires. » Il n’avait rien dit d’autre. Osiris était entrée derrière lui, et observait la classe. Ce n’était plus un regard de désir qu’elle voyait sur les visages des garçons, mais… si un regard avait pu tuer, en cet instant, Adriël serait déjà mort plusieurs fois. Elle l’observa, tandis que le professeur jetait des yeux inquiets vers Osiris. Ça va, se dit-elle, ce n’est pas comme si tu n’avais jamais été embrassé par une fille ! Elle ricana intérieurement, encore, et fixa Adriël, d’un regard qui n’était pas suspect sur ses intentions. S’il l’humiliait en public, en prétextant qu’il ne la connaissait pas, il le paierait. Et il savait par qui commencerait Osiris. Il se leva, et elle attendit qu’il s’approche d’elle avec un sourire presque carnassier posé sur les lèvres.

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Dernière édition par A. Osiris E-A. Spindle le Dim 24 Fév - 18:32, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Hurry up, we're dreaming. ♦ Adriël Hurry up, we're dreaming. ♦ Adriël EmptyJeu 31 Jan - 23:16


Hurry up, we're dreaming.


C'était une journée comme toutes les autres à vrai dire. Ennuyante, lassante. Malheureusement il m'était indispensable de me rendre en cours. D'ailleurs pour le peu de cours magistraux que j'avais dans l'année. Malgré le peu de désir de passer une journée enfermé entre quatre murs à entendre un médecin radoter sans cesse des mots incompréhensibles j'aimais tout même ma filière. Certes je n'y accordais pas beaucoup d'importance ces temps-ci. J'étais quelque peu ailleurs, préoccupé pour je ne sais quoi. Mon attention chutait quand à mes notes elles suivaient également le rythme. J'avais donc pris place tout au fond de l’amphithéâtre pour laisser place à ma flemmardise habituelle. La salle commençait peu à peu à se remplir. J'écoutais vaguement ce Chirurgien en Cardiologie raconter les détails croustillants de sa toute première intervention. A vrai dire j'étais plutôt blasé de constater combien les Médecins aimaient se pavaner surtout devant un auditoire remplit de femme. Ne me regardez pas avec de gros yeux je n'étais pas pareil. Disons que contrairement à eux je n'avais point le besoin d'éloges et de raconter toutes sortes histoires. Je ne tournais pas autour du pot, d'ailleurs le rentre-dedans était une de mes qualités principales. Mes yeux se fermèrent délicatement. J'étais crevé. Vu les soirées auquel je participais en ce moment il n'y avait pas d'étonnement à avoir. C'est là qu'elle fit son entrée. Cette fuguasse et piquante demoiselle. Évidemment je ne m'attendais pas à la voir débarquer mais en ce moment elle m'en faisait tellement baver ! Cette garce. Je jetais un bref coup d’œil aux alentours la mine renfrognée. Bientôt elle allait rendre tous les types de l’amphithéâtre dingue ! C'est limite si il n'avait pas la trique ! Bordel. Qu'est-ce qu'elle me voulait encore ? Cette délicieuse blonde démoniaque ? Je fis mine de rien comprendre. Le genre de comportement désabusé. Malheureusement il y avait toujours un "mais" à ce genre de situation peu coquasse. "Adriël, prends tes affaires." Je soupirais de lassitude avant de me redresser de ma chaise, de prendre mes affaires et de me diriger vers la sortie. Je la voyais déjà sourire malicieusement. Malita Mujer ! (Maudite Femme.) me murmurais-je intérieurement en espagnol. La porte se referma derrière nous. Nous étions seuls maintenant dans ce couloir vide. C'est ainsi que je pris l'initiative sous une voix indifférente de rompre le silence et de briser ce sourire si espiègle sur ses lèvres pulpeuses. "Qu'est-ce que tu me veux Osiris ? Ta pas finis de me pourrir la vie nuit et jour depuis près d'un mois. C'est de la bai*s que tu souhaites ?" Certes, mes mots avaient été tranchants mais je n'en pouvais plus. Cette femme était comme un poison hypnotisant qui s’immisçait cruellement dans mes veines. Puis de toute manière il était inutile de tourner autour du pot avec elle. Autant être blessant dès le début.
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MessageSujet: Re: Hurry up, we're dreaming. ♦ Adriël Hurry up, we're dreaming. ♦ Adriël EmptySam 2 Fév - 23:58



Hurry up, we're dreaming.



Depuis que le sortilège l’avait touchée, elle se sentait plus vivante qu’elle ne l’avait jamais été, ne regrettant jamais son ancienne vie. Pourtant, elle aurait pu. Avant, elle possédait des pouvoirs, qui lui permettaient d’endormir une personne durant cent ans rien qu’en la piquant. Et elle avait gâché son fabuleux pouvoir sur une princesse blonde, Aurore, qui n’était rien d’autre qu’une mièvre fille de roi peureux et taciturne. A quoi avait servi son prince, durant les cent ans qui s’étaient écoulés ? On dit partout qu’un vrai baiser d’amour peut rompre n’importe quel sortilège ; elle en était presque venue à se demander pourquoi il avait attendu si longtemps avant de l’embrasser. Ce n’était pourtant pas bien compliqué. Lorsqu’elle y repensait, elle ricanait souvent. Il avait été stupide, après tout. Mais elle n’était qu’un fuseau, un fuseau qui endormait les gens, durant cent ans. Les princesses, qui plus est. Dans ce monde, elle n’était plus un fuseau. Elle ne possédait plus ses pouvoirs, malheureusement, mais se sentait vivante. Enfin, elle ressentait des émotions, pouvait parler, vivre. Elle était vivante, vraiment. Quelque part, elle se sentait compatissante envers Adriël. Après tout, il subissait et faisait des études de médecine. Même avec une volonté d’acier, elle avouait volontiers qu’elle n’aurait jamais pu faire ces études. Elles étaient bien trop ennuyantes. Il fallait profiter de la vie, et surtout pas en restant cloitré derrière quatre murs, à écouter des cours sur l’anatomie durant plusieurs heures. Elle n’aurait pas pu. Elle poussa un soupir, tandis qu’Adriël prenait ses affaires. Tous les garçons de l’amphithéâtre le regardaient avec envie, comme si Osiris était une cuisse de dinde et que seul le jeune homme y avait accès, ce qui la fit rire intérieurement. Elle était habituée à ces regards désireux, et les aimait plutôt bien. Il s’approcha d’elle, ses affaires en main, mais son regard était tout sauf amical. Elle soupira ; il n’était pas possible, vraiment. Elle le kidnappait d’un cours ennuyant pour l’emmener prendre l’air, et comment il la remerciait ? Un regard au professeur, un dernier, et elle ferma finalement la porte. Ils étaient seuls dans le couloir, vide. « Qu'est-ce que tu me veux Osiris ? T’as pas finis de me pourrir la vie nuit et jour depuis près d'un mois. C'est de la bai*s que tu souhaites ? » Elle rit. Son rire était doux, mélodieux. Attirant. Mais non. Elle ne souhaitait pas qu’il couche avec elle. Ce n’était pas vraiment son genre, de faire ça. Il fallait qu’il ait peu à peu confiance en elle, et ce n’est pas comme ça qu’elle aurait dû s’y prendre. Dès le début. Elle fit mine de rougir, d’être gênée. Finalement, elle aurait dû faire du théâtre. Elle était douée. Un sourire narquois se posa sur ses douces lèvres. « Si je voulais coucher avec toi, cher Adriël, nous serions déjà dans un lit en train de nous amuser. Tu ne crois pas ? » Le boa enroule son corps autour du cou de sa victime. « Non, je pense qu’on est pas partis sur de bonnes bases, tous les deux. Selon tes mots, je passe pour une femme cruelle et sadique. Je ne suis pas du tout comme ça, ça me vexe que tu penses ça. » Il commence à l’étouffer, petit à petit. Mensonge. Bien sûr qu’elle l’était. Mais il ne fallait qu’il ne se doute de rien. Elle choisissait ses mots, ses intonations de voix. « Je suis venue pour te faire prendre l’air. Je suis certaine que tu t’ennuies, toute la journée. Allez, avoue ! » Elle sourit, déposa un baiser sur sa joue. « Et si on allait en ville ? Prendre un verre, par exemple ? » La proie pousse son dernier soupir. Le boa a faim, et ça tombe bien, il va bientôt manger…

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MessageSujet: Re: Hurry up, we're dreaming. ♦ Adriël Hurry up, we're dreaming. ♦ Adriël EmptySam 9 Fév - 19:06


Hurry up, we're dreaming.

"Si je voulais coucher avec toi, cher Adriël, nous serions déjà dans un lit en train de nous amuser. Tu ne crois pas ?"Ceci n'était pas faux. J'admettais également que cela m'avait traversé plusieurs fois l'esprit. Cependant je n'allais pas lui donner ce plaisir là. Je l'imaginais déjà sautiller sur place avec son sourire ensorceleur et hypocrite. Cette femme m'agaçait au plus au moins mais elle m'attirait également. C'était dangereux. Trop dangereux car elle ne m'inspirait nullement confiance. "Tu as sans doute raison. Mais ne te crois pas aussi irrésistible. Je ne craquerais pas. Maintenant si tu veux bien m'excuser j'ai à faire. Je n'ai guère le temps de me pavaner dans les couloirs contrairement à toi." J'adoptais toujours cette allure condescendante. Je ne voulais pas être pris entre les griffes de cette harpie. Son rire résonnait encore dans mes oreilles. Cette femme avait une emprise décidément malsaine sur moi. J'étais prêt à quitter ces deux yeux bleus azurs qui me déstabilisaient lorsqu'elle reprit de plus belle sa comédie. Je soupirais d'exaspération."Non, je pense qu’on est pas partis sur de bonnes bases, tous les deux. Selon tes mots, je passe pour une femme cruelle et sadique. Je ne suis pas du tout comme ça, ça me vexe que tu penses ça." Je pouffais de rire. Un rire plutôt jaune que sincère. Elle croyait réellement que j'allais la croire ? Elle devait me prendre pour un abrutis comme tous ces types qui se faisait avoir par son charme hasardeux. Elle voulait jouer ? Très bien dans ce cas j'allais lui donner ce qu'elle souhaite. Je fis tomber mon sac sur le sol sous un fracas assourdissant. J'approchais malicieusement vers ce boa charmeur jusqu'à se qu'elle recule et que son dos joliment dessiné percute légèrement le casier qui se trouvait derrière elle. Ma bouche était à quelques centimètre de la sienne. Ces yeux bleutés ne reflétaient rien à part ce mensonge constant qu'elle s’évertuait de cacher. Mon souffle chaud caressa distraitement sa nuque. "Tu penses réellement que je vais te croire ? J'en ai rien a fou*re que l'on soit pas partis sur de bonnes bases. Après tout à qui la faute ? Tu crois incarner la douce et gentille jeune femme ? Je dois rire ou bien t'essaye encore de m'embobiner comme tous ces pauvres types ?" J’observais encore ses iris. J'essayais de lire en elle. Qu'allait-elle encore me sortir . Mes yeux dérivèrent sur ses lèvres finement dessinées. Tentation irrésistible. Je me pinçais fortement la lèvre avant de rencontré à nouveau ce regard troublant. Puis soudain elle déposa un baiser sur ma joue. Des frissons parcoururent subitement mon échine avant que mon visage affiche une légèrement grimace. "Si on va prendre un verre est-ce que tu me promet par la suite que je n'aurais plus jamais affaire à toi ?" Nous étions toujours aussi proche mais je ne brisais pas cette promiscuité assez déconcertante. J'attendais une réponse. je voulais revivre de nouveau et ne plus la recroiser dans les couloirs.
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Dernière édition par Adriël-Léan. C Baudelaire le Mar 12 Mar - 9:46, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Hurry up, we're dreaming. ♦ Adriël Hurry up, we're dreaming. ♦ Adriël EmptyMar 12 Fév - 21:05



Hurry up, we're dreaming.



Quelque part, elle savait qu’il ne marcherait pas. Il n’était pas aussi stupide que tous les autres garçons à qui elle avait eu à faire. Il était différent, mais au fond il leur ressemblait beaucoup. Ses cheveux bruns coiffés mais en fouillis sur son crâne lui donnaient un air de petit ange venu des Enfers, si tant est qu’Osiris fut le Diable en personne. Cependant, elle savait que son charme n’était pas vain. Il avait beau prétendre le contraire, il était attiré. Elle le sentait. Elle le savait. Et même si pour le moment il ne lui faisait pas confiance, le temps lui apprendrait à le faire. Elle le désirait, il fallait bien se l’avouer, et s’amuser avec lui ne l’aurait pas dérangée le moins du monde. « Tu as sans doute raison. Mais ne te crois pas aussi irrésistible. Je ne craquerais pas. Maintenant si tu veux bien m'excuser j'ai à faire. Je n'ai guère le temps de me pavaner dans les couloirs contrairement à toi. » Se pavaner dans les couloirs ? Elle aussi avait autre chose à faire, d’autres chats à fouetter et d’autres cœurs à briser. Il lâcha un soupir, tandis qu’elle répondait, de sa voix si confiante et assurée. « Tu as déjà craqué, mais tu n’es pas le premier. De nous deux, je veux dire. Il semblerait que j’aie des sentiments pour toi. » Elle avait lâché le morceau comme ça, comme si ce n’était qu’une chose insignifiante parmi tant d’autres. Malheureusement, elle pensait que c’était vrai. Pensait seulement : pour mentir, il fallait être convaincu de son mensonge. Elle l’était. Peut-être même un peu trop. Il fit tomber son sac, se rapprocha d’elle encore et encore, à tel point que son dos se cambra et vint heurter doucement le casier derrière elle. Leurs bouches étaient à quelques centimètres l’une de l’autre. Tentation irrésistible. Il rit, doucement. Visiblement, le mensonge ne tenait pas si bien que ça. « Tu penses réellement que je vais te croire ? J'en ai rien à foutre que l'on soit pas partis sur de bonnes bases. Après tout à qui la faute ? Tu crois incarner la douce et gentille jeune femme ? Je dois rire ou bien t'essaye encore de m'embobiner comme tous ces pauvres types ? » Elle cligna des yeux, les rouvrit et on aurait presque dit qu’ils étaient devenus gris, bleus auparavant. Mais ils étaient toujours bleus. Seulement aveuglés par les larmes, ces mêmes larmes qui coulaient maintenant sur ses joues avidement, comme si elles cherchaient de la nourriture sur son visage sans rien trouver. « Mes larmes ne sont pas un mensonge, quoi que tu puisses croire. Les fuseaux peuvent pleurer. Même les plus aiguisés. » Ses yeux la fixaient, comme s’il essayait –vainement– de lire en elle. Ne savait-il pas que c’était chose totalement impossible ? Et soudain, sans qu’il puisse faire un geste, elle approcha leur visage et leurs lèvres se touchèrent. Le baiser avait le goût du salé des larmes d’Osiris, mais elle tentait de faire passer l’amour qu’elle éprouvait pour lui à travers leurs lèvres qui s’enlaçaient. Il ne la repoussa pas, chose qu’elle trouva plutôt étonnante. Elle avait gagné. Elle l’embrassa encore une bonne minute, passant une main derrière son cou pour le maintenir à elle, mais il ne faisait rien pour la retenir. Avait-il au moins le choix ? « Si on va prendre un verre est-ce que tu me promets par la suite que je n'aurais plus jamais affaire à toi ? » Elle se retira, se passa la langue sur les lèvres et sécha ses larmes. Elle n’avait pas non plus le choix, mais elle ne voulait pas quitter Adriël pour toujours. Même s’il était parfois détestable, elle devait bien avouer son attirance. Ephémère ? « Tu embrasses plutôt bien. Si je te promets de montrer ma vraie personnalité, pas celle que tu crois que je suis, le fuseau cruel et menteur, quand je suis avec toi, accepteras-tu qu’on se revoit ? » Question rhétorique. Il le paierait cher s’il répondait une chose qu’elle n’apprécierait pas. Mais qui mieux que lui pouvait savoir cela ? Personne, probablement.

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MessageSujet: Re: Hurry up, we're dreaming. ♦ Adriël Hurry up, we're dreaming. ♦ Adriël EmptySam 16 Fév - 11:27


Hurry up, we're dreaming.

La vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie. Je ressassais sans cesse ce dicton. A vrai dire, j'avais toujours cette impression malsaine que la vie se jouait de moi. Elle voulait me voir souffrir, lutter, abandonner sous l'emprise du poids quotidien de ce destin décidément nuisible. Mais j'avais cette force inexplicable qui me poussait à me battre. Affronter tous ses obstacles pernicieux. Pourtant certaines choses sont difficile à éliminer. J'avais beau de toutes mes forces lutter comme un forcené rien n'y faisait. Le trouble était toujours là. Quand au mal-être instable que je ressentais, il me brûlait à chaque fois les veines. Sa présence n'était source que de malheur. Je souffrais en silence. Je savais pertinemment qu'elle avait un "aura" mauvais pour toutes personnes qui lui tenait tête. Elle avait d'ailleurs ce don si incroyable d'attirer toute l'attention des personnes sur elle. Osiris les captivait, les ensorcelait, et les brisait à petit feu. J'avais en mon âme et conscience que cette femme était d'une dangerosité inexplicable qui poussait ses victimes à s'attacher un peu plus à elle. J'avais beau la connaître, l'analyser, je n'étais pas moins une victime. Une pathétique victime qui s'évertuait tant bien que mal à effacer cette attirance perpétuelle pour elle. Déconcerté par ses larmes je ne fis rien. J'avais sans doute été trop brusque. Malgré son côté malsain elle devait quelques part avoir dans son coeur une certaine sensibilité. C'était une femme après tout. Et comme toutes femmes elle avait des sentiments. "Mes larmes ne sont pas un mensonge, quoi que tu puisses croire. Les fuseaux peuvent pleurer. Même les plus aiguisés." C'était si injuste. J'étais faible. Elle avait plusieurs masques dont elle mélangeait chaque sentiments, chaque ressentis à sa guise. J'essayais de ne point tomber dans un nouveau piège mais hélas je n'étais pas non plus insensible. Que faire ? La prendre dans mes bras ? M'excuser ? Moi aussi j'avais quelque part ma fierté. Au lieu de cela je préférais aussi naturellement que possible jouer la carte de la banalité. "Osiris...Arrête de pleurer s'il te plaît. Je vais passer pour une brute épaisse. D'ailleurs tu sais très bien que c'est faux. Qu'est-ce que tu veux sérieusement ? Que je te prenne dans les bras comme tous ces couples pathétiques ? Tu veux quoi ? De l'amour ? J'ai pas d'amour à te donner. Je suis comme toi. J'ai pas envie de me lancer dans ce sentiment désastreux qui te ronge de l'intérieur jusqu'à te faire souffrir. J'ai déjà assez de soucis comme cela. Je ne suis pas l'homme qu'il te faut. Si tu veux trouver la perle rare change ta façon d'être et de voir les choses." Combien de temps allait durer cet orage sans fin ? Combien de temps allons nous souffrir l'un comme l'autre ? J'étais fatigué. Elle m'épuisait. Brusquement ma réflexion s'acheva sous un baiser salé. Un baiser au goût amer. Il fallait qu'elle cesse ce petit jeu. Pourtant je la laissais faire. Les nerfs en compote et lasse de me battre contre ce démon mes lèvres s'écrasèrent activement contre les siennes. Je la laissais dominer, prendre le contrôle. Heureuse de l'effet qu'elle avait sur moi elle adressa aussitôt sous un sourire carnassier. "Tu embrasses plutôt bien. Si je te promets de montrer ma vraie personnalité, pas celle que tu crois que je suis, le fuseau cruel et menteur, quand je suis avec toi, accepteras-tu qu’on se revoit ?"J'avais l'impression d'être une marchandise. Elle m’exaspérait. Décidément elle ne comprenait rien. Elle avait beau me complimenter sur ma prestation buccale précédente je m'en fichais royalement. Je voulais la paix. Ô combien je désirais cette paix intérieur, ce silence bénis et la tranquillité de se sentir vivant sans qu'une présence ne vienne cacher tout cela. "Fais ce que tu veux. Je m'en fiche. J'ai beau te répéter sans cesse que je ne veux plus te voir sur mon chemin, tu ne cesses de me sortir toutes ces excuses futiles et inintéressantes. De toute façon même si je refuse tu viendras à nouveau m'ennuyer. Alors je capitule. Je suis lasse, fatigué de devoir me battre contre toi. Tu as gagné. Alors jubile. Vas-y je t'en prie montre moi cette face caché qui pour moi est inexistante."Il me fallait ma dose de nicotine. J'allais devenir fou.
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Dernière édition par Adriël-Léan. C Baudelaire le Mar 12 Mar - 9:48, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Hurry up, we're dreaming. ♦ Adriël Hurry up, we're dreaming. ♦ Adriël EmptyDim 24 Fév - 18:36



Hurry up, we're dreaming.



Elle n'était qu'objet, dans un monde qui ne lui appartenait pas et duquel elle se sentait terriblement exclue. Chacun de ses gestes se transformait irrémédiablement en poussières, ne lui laissant pas le choix de sa vie. Elle subissait plus qu'elle ne vivait réellement, n'étant qu'une créature parmi les inombrables autres que Maléfique avait créé. Toute son existence n'était vouée qu'à détruire Aurore, et jamais elle n'avait su pourquoi Maléfique détestait tant la princesse. Lui avait-elle fait quelque chose ? Mais en considérant que oui, qu'était-ce ? Elle lui avait déjà parlé. Lorsqu'Osiris était fuseau, s'entend. Spindle. Elle avait partagé son plan, avait partagé sa joie à l'idée de la mort d'Aurore, mais jamais ses raisons. A dire vrai, apparemment, elle ne les avait jamais dites, sauf peut-être au corbeau noir qui la suivait partout. Osiris ne l'aimait pas trop. Elle n'avait jamais entendu son nom, mais quel qu'il soit, il ne lui donnait aucune confiance. Et pour le moment, en tant qu'humaine, jamais elle ne l'avait croisé à Fantasia Hill. Et puis, au moment où le sortilège l'avait touchée, elle était devenue bien plus qu'objet. Elle avait des émotions, elle respirait, parlait, pouvait marcher, courir. Rire. Elle était devenue existante, mais l'existence a plusieurs défauts non négligeables. Certes, elle vivait mieux que jamais. Mais elle était également devenue vulnérable. Et elle détestait ça : savoir qu'on pouvait la détruire comme, auparavant, elle détruisait Aurore, savoir que les gens avaient le même pouvoir qu'elle... Elle ne supportait pas. Alors, elle était devenue méchante. Osiris avait pris le caractère du fuseau qu'elle était dans leur ancien monde. Seulement, il s'en fallait de peu pour qu'elle craque et tue quelqu'un, ne serait-ce que par plaisir. Elle était réellement dangereuse, mais s'était fait des amis haut placés qui ne lui posaient pas de problèmes : son propre « parrain » n'était autre que le maire, Nazar. Cependant, chaque personne a ses faiblesses. Et même si les mensonges d'Osiris lui permettaient de cacher ses autres sentiments, il arrivait des moments où elle ne mentait plus. Elle baissa les yeux, observa les casiers alignés les uns à côté des autres comme des jouets qui attendent d'être empaquetés. Et elle sentait le souffle chaud d'Adriël se poser sur elle. Il était là, tout près. Leurs lèvres n'étaient qu'à quelques centimètres. Elle l'avait déjà embrassé une fois, pourquoi pas deux ? Non. Elle devait changer, en sa présence. Changer pour lui. Devenir meilleure. Il le fallait. Le boa qui était en elle allait devoir se cacher quelques temps. « Osiris... Arrête de pleurer s'il te plaît. Je vais passer pour une brute épaisse. D'ailleurs tu sais très bien que c'est faux. Qu'est-ce que tu veux sérieusement ? Que je te prenne dans les bras comme tous ces couples pathétiques ? Tu veux quoi ? De l'amour ? J'ai pas d'amour à te donner. Je suis comme toi. J'ai pas envie de me lancer dans ce sentiment désastreux qui te ronge de l'intérieur jusqu'à te faire souffrir. J'ai déjà assez de soucis comme cela. Je ne suis pas l'homme qu'il te faut. Si tu veux trouver la perle rare change ta façon d'être et de voir les choses. » Il avait raison ? Que voulait-elle vraiment de lui ? De l'amour ? Non. Elle ne supportait pas ce sentiment. Il était bien trop cruel à ses yeux. Peut-être ne voulait-elle rien, finalement ? Peut-être attendait-elle autre chose ? Un jeu ? C'est cela, qu'elle voulait ? Elle ne répondit rien, laissant les secondes s'écouler et le silence se poser. Elle le regardait, observait chacune de ses mimiques en silence, attendant la suite d'une phrase qu'il avait laissé presque en suspens. « Fais ce que tu veux. Je m'en fiche. J'ai beau te répéter sans cesse que je ne veux plus te voir sur mon chemin, tu ne cesses de me sortir toutes ces excuses futiles et inintéressantes. De toute façon même si je refuse tu viendras à nouveau m'ennuyer. Alors je capitule. Je suis las, fatigué de devoir me battre contre toi. Tu as gagné. Alors jubile. Vas-y je t'en prie montre moi cette face cachée qui pour moi est inexistante. » Elle aurait dû être contente, jubiler, comme il l'avait dit, comme dès qu'elle avait gagné. Mais pourtant, elle n'en avait pas envie. Le changement était-il déjà arrivé ? Si vite ? Un sourire se déposa sur ses lèvres, mais il ne reflétait pas des mensonges ou une hostilité. Pour la première fois depuis longtemps, elle souriait d'un air franc, gentil et doux. Sans se cacher derrière une personnalité cruelle et sadique. Pour de vrai. « Je ne sais pas ce que j'attends de toi. Je ne sais pas ce que j'attends de moi, ni des autres. Je veux juste passer de bons moments avec toi, sans avoir besoin de me cacher derrière une personne que je ne suis pas. Je veux changer, vraiment. Devenir meilleure, ne serait-ce qu'à tes yeux. Ce serait déjà un beau défi de relevé. » Osiris sourit, le regarda d'un air rieur et l'esquiva, le laissant seul devant le casier. « On y va ? Je crois que le café pas loin de l'université est pas mal, et pas très cher. A moins qu'en bon étudiant, tu en connaisses un meilleur ? » Il fallait lui prouver qu'elle pouvait changer et devenir une gentille. Mais le pouvait-elle vraiment ?

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MessageSujet: Re: Hurry up, we're dreaming. ♦ Adriël Hurry up, we're dreaming. ♦ Adriël EmptyDim 24 Mar - 13:25

Matteo ayant demander la suppression de son compte Osiris, j'archive I love you


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Hurry up, we're dreaming. ♦ Adriël

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