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« And may the odds be ever in your favor. » [PV Nazar] Vide
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 « And may the odds be ever in your favor. » [PV Nazar]

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MessageSujet: « And may the odds be ever in your favor. » [PV Nazar] « And may the odds be ever in your favor. » [PV Nazar] EmptyLun 4 Fév - 21:20

« And may the odds be ever in your favor. » [PV Nazar] 726650nazjar

Quelle que soit la chose qu'on veut dire, il n'y a qu'un mot pour l'exprimer, qu'un verbe pour l'animer et qu'un adjectif pour la qualifier.
Guy de Maupassant


Parfaite.
Une courbe parfaite.
Celle dont l'entité perfection elle-même jalousait, tentait d’atteindre, mais n’atteignait jamais. Même elle, surtout elle, maîtresse de tant d’âme… Maîtresse de la mienne. La perfection. Comme elle, la frustration me guettait à chaque tentative, dès que je voulais effectuer une figure. Me dépasser, simplement. Toutefois... Un étau, oui, c’était bien de quoi il s’agissait. Un cercle vicieux et dévastateur auquel je m’étais adonné, corps, âme et sang, sans un regard en arrière, sans même un regret… Tous mes efforts soudés ensemble m’avaient mené à ce point de ma vie où, croyant savoir, je ne savais plus. Espérant trouver, je ne cherchais rien, ou plutôt sans doute cherchais-je mal. Et aujourd’hui, ah, aujourd’hui je m‘évertuai toujours à atteindre cette si belle notion, ce dénué de défauts qui s’élevait sous forme d’affiche devant moi, bien placardée sur la pierre du mur, avec cette éternelle expression de concentration et de transe sur ce visage, celui du danseur, qui me hantait chaque fois que le son m’emportait. Pour ne plus me lâcher avant la fin du spectacle. Le rythme ténu de la musique de fond était bien là, éternel ami, flottant justement le long des murs, me murmurant subrepticement le chemin à prendre, les mouvements à effectuer, comment les accomplir et quelles questions poser. Comment être, en vérité. Souplesse, grâce, droiture, envergure et ponctualité. Je ne laissai rien au hasard, prenant importante considération de tout jusqu’au moindre détail. Un pas de côté, jambe gauche lancée du même sens puis tendue en arrière, les bras quant à eux déployés vers le ciel. Une trêve courte, dans la mélodie, et je m’immobilisai enfin, le cœur au bord des lèvres. Puis enfin la reprise et celle du corps avec, qui se mue avec une fluidité nouvelle au centre de la salle, se dirige vers un des coins, venant flirter une seconde avec une barre de la cloison, la négliger une seconde, jouer avec elle, simplement dans le but de mieux la manier. Puis, une suite de mouvements enchaînés, additionnés, souffle court toujours et cœur qui bat plus vite tandis que l'équilibre me manque et que mes pieds bougent. Saut vers l’avant, bas, puis pas en arrière. Demi-tour et mouvement vague des bras. Et pause, tandis que la musique s’évanouit. Apaisement.

Je m’abattis alors au sol, comme frappé par une foudre imaginaire. Tombant à genoux premiers et poings serrés, affligés et fébriles, fatigués, j'écarquillai les yeux tandis que mes iris restaient bien fixés sur un point imaginaire sur le plancher. Mes forces me quittaient à mesure que mes poumons imploraient un ménagement, ou un souffle de vie. Mais je ne faisais que me maudire intérieurement. Parce que, encore, je ne l’avais pas atteint. J’avais faussé, partout. Un jour de plus à ajouter au compteur… un espoir de plus passé à la trappe. Voler pourtant si près de moi ! Je l’ai vu, je le jure. La figure. Ce n’était pas, plus un désir, mais une mouvance formelle vers une réelle et concise obsession. Pourquoi n’y parvenais-je donc pas ? A quel moment avais-je fait erreur ? Laissé passer l’opportunité entre mes doigts passer ? Meurtris, usés, lassés d’atteindre en vain, ils glissaient sur le sol de bois aussi mollement que mon corps avait pu le faire quelques minutes plus tôt. La danse, tout ce qu’il me restait de concret. J’avais une énième fois échoué au test, la compétition était bientôt. Il me fallait progresser... Il le fallait.
Soudainement profondément agacé - mais frustré aurait sans doute été plus approprié, je me redressai alors, évitant mon reflet dans l’immense miroir qui occupait ma droite. Je ne voulais pas croiser le regard moqueur de ma propre personne, parce que je sais que je ne me gênerai pas de m'accabler, et ce serait bien la goutte de trop. Le dos tourné à celui-ci, j’entrepris alors d’ôter mon haut, me sentant tout à coup bien trop inconfortable, et me penchant ensuite rapidement près de la barre d’appui pour attraper ma bouteille d’eau. Une gorgée vivifiante plus tard, et je pivotai pour prendre le chemin des vestiaires. Ceux-ci étaient vides, et devaient bien l’être depuis longtemps déjà. Je pense ne pas me tromper en affirmant que je devais être le seul à encore trouver refuge dans cette vieille salle où autrefois les uns et les autres étaient habitués à venir, que ce soit pour un cours ou simplement dans l’espoir de prendre du bon temps. Mais depuis quelques mois, le lieu avait tout simplement été laissé à l’abandon. Les raisons officielles avaient été simples ; un autre gymnase plus avantageux, mieux fréquenté, innové en somme, était en pleine construction au sein du district d’à côté. La rage bouillonnait en moi à la simple idée que cet endroit où mes pieds, où mon corps entier s’était établi, un tel endroit qui m’était si cher pouvait être rasé au profit d’un autre qui ne servirait que de produit commercial. Je fermai alors d’un mouvement altéré mon casier, après y avoir retiré une serviette et de quoi me laver. Les douches n’étaient pas individuelles ; c’était bien de l’ancienne architecture. Mais que pouvais-je y faire ? En faire cas aurait par ailleurs été dérisoire, puisque la raison était simple : personne ne venait ici. D’un mouvement las, je défis le nœud des fils de mon jogging entourant ma taille, et le fit glisser sur mes jambes, entassant donc mes habits d’un côté et ne laissant que l’essentiel sur moi. Lorsque je sentis l’eau brûlante couler sur ma peau, ce fut comme si toute l’adrénaline que j'avais générée glissait, j'oserai même jusqu'à prétendre à ce qu'elle en effet, raclait ma peau de toutes les forces restantes, pour simplement venir languir à mes pieds, me larguant ainsi de ma stupide grandeur que je n'avais pas demandé. Dans mon autre vie, j'aurais été je pense, bien aise de me moquer de ceux de mon espèce actuelle. La taille m'importait guère plus qu'un inopportun brin de bruyère dans mon désert, car j'étais habitué à cela. Mais aujourd'hui que je découvrais ce que cela faisait de réellement vivre, de ressentir comme si chaque émotion se changeait en claque en plein sur la cible du cœur... Et que moi, saut que j'étais, je tentais toujours de comprendre ce qui n'avait jamais eu de sens pour personne. En vain, donc. Un soupire filtra alors d'entre mes lèvres sans que je n'y puisse rien ; je ne voulais penser de toute façon, car si songer torturait tant, j'aurais encore préféré être vide en cet instant que de perdurer dans ma désillusion. Je fermai ainsi les yeux, laissant vaguer les flots de toutes mes impuretés intérieures à mesure que l'eau redessinait mon corps, car je savais intimement qu'après cela, je me sentirai mieux. Et ce fut ainsi qu'une quinzaine de minutes plus tard, je refermai le robinet de la douche pour attraper la serviette que j'avais prise un peu plus tôt, et qui reposait toujours négligemment pliée sur un des bancs. Relativiser, et persévérer. C'était tout ce qu'il me restait à faire. Inutile de trop se prendre la tête, n'est-ce pas ?
Tap, tap, tap.

« Hm ? » grommelai-je. Venant tout juste de couper l'eau, il me semblait avoir toujours les oreilles un peu sonnées. Ce devait être en tout cas tout sauf des bruits de pas. Personne ne venait ici. Personne. Je me redressai néanmoins, pris par la curiosité. J'esquissai alors quelques pas en direction de la porte entrebâillée du vestiaire. Une question me brûlait la langue, mais je décidai de la taire, connaissant déjà la réponse. J'haussai les épaules avec désinvolture, ce devait simplement être le fruit de mon imagination, peut-être même le son sourd de mes propres pas.
Tap, tap.
Mais c'était bien bien plus fort que moi. « Il y a quelqu'un ? » lâchai-je, en direction de la porte. Je tendis le bras vers celle-ci, l'entre-ouvrant doucement...
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MessageSujet: Re: « And may the odds be ever in your favor. » [PV Nazar] « And may the odds be ever in your favor. » [PV Nazar] EmptyVen 8 Fév - 11:23

Le lieu respirait la pauvreté d’esprit et la joie, on la sentait tout de suite lorsqu’on posait le premier pas sur cette terre étrangère et Nazar n’avait pas fait exception à la règle. Que faisait-il alors qu’il ouvrait la porte d’entrée du Méli-Mélo House ? Pourquoi son pied l’avait-il trahi alors qu’il hésitait à entrer ? Il n’avait rien à faire dans cet endroit putride, il n’était pas pour lui, pas pour une âme déchue comme la sienne l’était depuis des années. Son regard se portait sur des objets de désirs sombres, corrompus, malsains, pas sur des objets de bonheur, rose et naïf. Serrant les points à s’en écorcher les jointures, il marcha d’un pas assuré vers un endroit qu’il ne connaissait pas et ne voulait pas connaitre. La même question dans son esprit tournait et tournait comme un requin passant à l’attaque, les questions se multiplièrent, tapèrent, repassèrent dans une danse toujours plus rythmée. Il haïssait cette maison, ces habitants et tous ces objets présentés sur du velours couleur pimbêche. La colère grandissait et Nazar continuait son pèlerinage jusqu’à Dieu peut-être, il n’aurait pas été surpris de le voir au sortir d’une porte, ni des nymphes, les pieds dans l’eau. Nazar n’était pas superstitieux, il évitait simplement les endroits comme celui-ci. Il fuyait le bonheur, cette chose dont tous les hommes rêvent dans leur lit, cette chose innommable et ô combien horrible. Il ne pouvait s’imaginer éprouver ce genre de sentiment, son cœur le ne supporterait pas et il mourrait par tant de beauté intérieure. Non, Nazar se complaisait à lui-même, il s’aimait comme les hommes aiment Dieu. Il n’éprouvait ni douleur physique, ni joie et paix, son esprit était de toutes minutes accaparé par des pensées noirs, mortelles pour tout êtres humains qui osaient le défier. Son esprit était sans cesse en mouvement, réfléchissait, trouvait des idées de meurtres, innovait dans l’originalité de faire du mal. Il ne pouvait vivre autrement, il en était certain. Pourquoi changer alors que la vie est une douce vengeance sur le monde ? Il aurait dû mourir alors que la petite Anastasia lui portait le coup de grâce. Il aurait dû mourir mais on lui donna une seconde chance. Nazar y voyait là un cadeau bénéfique, il avait changé, il avait murit, était plus réfléchis et se comportait avec les autre comme un homme normal, doué pour les relations humaines. Il cachait son visage obscur sous une porte fait de crânes et d’ordure, la porte de l’enfer. Combien d’hommes pouvaient-ils se vanter de l’avoir fait fléchir, de lui avoir ouvert les yeux sur son côté de lumière ? Aucun car de côté bienfaisant il n’en avait pas. Cela n’existait tout simplement pas dans son monde, l’obscurité régnait et mangeait la lumière qui trop tôt s’approchait.

Le gymnase s’étendait devant lui comme un vieil homme étendu sur le sol, mort une balle dans la nuque. Le parquet, les plafonds, les murs… tout ça étaient vieillis par les années, pas le manque d’entretien. Rien n’avait de sens pour l’homme à la carrure de fer et à la main meurtrière. Ce lieu devait être détruit ! Le bruit de ses pas augmenta alors qu’il accélérait la cadence ayant hâte de partir de ce trou noir qu’était cette maison horriblement joyeuse. Sa main trouva une poigné, il la tourna et se retrouva dans des vestiaires nauséabonds. Le luxe manquait à l’appel. C’était un spectacle poignant que de voir ces bancs, ces casiers, ces vêtements rassis. Nazar ressentit le besoin de partir immédiatement, de prendre ses jambes à son cou et de retourner dans son océan d’objet hors de prix, de décoration digne des hommes les plus riches de la planète. De tout son chemin, il n’avait pas vu homme qui vive, pas de belles courbes. Ce n’était pas même une promenade de santé, c’était une torture mentale. Alors qu’il s’apprêtait pour de bon à sortir et à respirer l’air frais des voitures, il entendit une voix. On ne choisit pas son destin ni les évènements de sa vie, ils viennent comme des vagues, repartent et laissent une trace indélébile dans l’esprit. « Hm ? ». Puis un autre son naquit dans ce lieu vide, un bruit de porte qu’on ouvre doucement. La personne, qui qu’elle soit, devait être inquiète, on ne pénétrait pas dans un territoire inconnu sans en subir les conséquences. « Il y a quelqu'un ? ». Simple question anodine lancée dans l’intention de faire valoir sa présence. Simple question, mais le prédateur sourit alors qu’il sentait dans cette parole un sentiment d’inquiétude. Tel le serpent, il se rapprochait de la voix entendu, il vit un bras, puis un second. La petite Alice du pays des merveilles n’aurait pas fait mieux comme débarquement onirique. Cela avait un effet d’illusions morbide alors que les mains bougeaient pour attraper une serviette que Nazar lui tendit, le sourire devenant de plus en plus concret. « L’homme cherche son chemin parmi ces semblables, mais il semble que je me suis perdu dans une forêt écarlate. Peut-être pourriez-vous m’aider à retrouver ma direction, je me suis égaré comme une âme déchirée dans ce ciel gris ? Je ne suis qu’une pauvre âme sans défense qui ne veut du mal à personne. ». L’ironie perçait un trou dans les murs jaunis, l’amusement malsain faisait comme un voile noir opaque, et l’air se transforma en quelque chose de fétide qu’il n’était pas bon de respirer. Peut-être allait-il s’amuser tout compte fait…


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MessageSujet: Re: « And may the odds be ever in your favor. » [PV Nazar] « And may the odds be ever in your favor. » [PV Nazar] EmptyMer 22 Mai - 17:12

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