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 Accidentally fell for you ϟ PV JERSEY Vide
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  Accidentally fell for you ϟ PV JERSEY

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Anonymous

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MessageSujet: Accidentally fell for you ϟ PV JERSEY  Accidentally fell for you ϟ PV JERSEY EmptyMar 5 Fév - 23:03

« La mort n'est plus comprise comme la conclusion logique de toute vie, mais comme un accident de parcours. Et comme pour tout accident, il vaut mieux cacher son existence aux survivants. »
-Freddy Sarg


    Les heures étaient longues, presque pénibles. Ce n’était pas tant le métier que les circonstances, le taux de criminalité dans les parages était à son plus bas, Fantasia Hill avait l’harmonie désarmante d’un conte de fée. On m’appelait pour des âneries, pour aider un chat à descendre d’un arbre, pour rapporter un vol, pour ramener à l’ordre un alcoolique turbulent. Aucun courage n’était nécessaire, je n’avais jamais même frôlé mon arme. Je devrais m’en réjouir, mais j’avouais plutôt m’en être lassé. Le temps toujours lent, n’avançait qu’à sa tête, je me hâtais toujours pour sortir du poste de police quand l’heure y était propice. Que pourrais-je faire d’autre cependant? Le métier m’allait comme un gant, mais ce gant était peut-être trop petit. Je me donnai un énième élan et tournoyai sur moi-même, assis sur ma chaise tournante. Je connaissais les alentours par coeur, même dans la rapidité du mouvement, les tâches colorés étaient familières. Je mourrais d’envie de recevoir un appel, n’importe lequel, je prendrais même le cas du félin, mais je ne tenais plus en place à mon bureau. Bouger, absolument, s’en était maladif, presque hyperactif. Je tapai du pied nerveusement, me gagnant quelques regards réprobateurs de mes collègues, je ne pu malheureusement pas m’arrêter. «Woody?» Oh enfin! À l’entente de mon nom je tournai la tête vers mon responsable, une gamme d’émotions anxieuses fourmillionnant au creux de mon ventre. «La journée est terminée, tu peux rentrer, beau travail aujourd’hui.» Trois bouts de phrases entrecoupés, trois coups de poings au visage. Beau travail? Mais quel travail? J’avais poireauté toute la journée dans mon siège inconfortable, aux aguets d’un évènement qui ne viendrait probablement jamais. Je lui répondu d’un bref hochement de tête juste avant de me lever et de me diriger vers la sortie. Demain est un autre jour paraît-il, et bien je l’attendais avec impatience, avec envie, avec espoir.

    Les rues étaient semi-pleines, semi-bondées, chaque coin était une surprise en ce vendredi soir. Les magasins étaient presque tous clos, les restaurants commençaient à s’emplir et les files d’attente à s’agrandir. Je marchai, taciturne, ne témoignant que de la complicité des autres et je devais avouer leur envier quelque chose. N’avaient-ils pas aussi peur de l’amour, de la fraternité? N’avaient-ils pas peur de l’engagement, du risque qu’il représentait? J’avais goûté au bonheur partagé à deux autrefois, mais il a laissé un goût si amer sur ma langue que je n’avais plus du tout envie d’en prendre une seconde bouchée. Il n’y avait personne, ni dans mon coeur, ni dans mon quotidien, la solitude avait quelque chose d’effrayant comme de thérapeutique, mais ce soir j’avais envie de m’en sortir, de partager un verre, quelques regards, quelques rires. Je pressai le pas pour retrouver mon chez moi, me changer et puis ressortir en ignorant le silence. La rue étroite sur laquelle je m’étais retrouvé après avoir effectué le premier tournant était déserte, je glissai mes mains dans mes poches, fixant le bout de mes pieds pour oublier la distance me séparant encore de ma destination. La couleur du ciel était de plus en plus foncé, je ne voyais pas à dix mètres devant moi. Une femme de l’autre côté de la rue attira mon regard, je ne distinguais pas complètement les traits de son visage, mais je n’étais pas réellement curieux de reconnaître sa beauté, mais plutôt de savoir ce qui justifiait sa course. Elle me dépassa bien vite et je tournai la tête pour ne pas qu’elle s’évanouisse à l’horizon aussitôt. Les phares d’une voiture au loin, je n’ai qu’à peine le temps de distingué la silhouette de la femme faire le premier pas pour traverser que je la soupçonne d’être aveugle. «Attention!!» Criais-je avant de me précipiter vers elle, le coeur dans la gorge. Je suis à deux enjambés d’elle, la sauver est mon seul objectif, je ne calcule rien du risque, mon instinct contrôle mes gestes. La voiture est si près, je peux m’imaginer la collision, elle serait brutal, nous n’y survivrions pas, ni elle, ni moi. Je ne crains pas la douleur, mais le démembrement, c’était tout ce que j’avais connu jusqu’alors, tout ce que j’avais vécu dans une vie antérieure. Mon corps posséda le sien une seconde avant de sentir un coup de vent violent dresser les cheveux sur ma nuque. Nous étions sauvés et l’hypothétique incident était déjà à quelques mètres de nos vies en danger. Bien malgré moi, c’est elle qui écopa du plus gros de la chute, son dos trouva le sol avant moi et j’essayai tant bien que mal de ne pas en ajouter à sa peine en m’échouant sur elle à mon tours, mais en vint. Mon ventre contre le sien, nous n’étions plus qu’un. L’intimité était alarmante, elle me désarma complètement. J’avais mal, partout, je ne saurais dire où j’avais été blessé, c’était général, constant, m'obligeant à grimacer encore et encore, chaque fois que j’essayais de bouger un de mes membres. Pourtant je devais bien le faire. Collant mes genoux à l’asphalte, je me redressai douloureusement et avec une lenteur déconcertante. Elle était toujours sous moi, toujours si près. « Rien de cassé?» Demandais-je les yeux mi-clos. Je ne l’avais pas encore découverte, mais l’instant d’après c’était fait. Son visage avait quelque chose de particulier, je savais dès lors que je ne pourrais jamais l’oublier. Ses cheveux en éventail autour de sa tête lui donnait l’air d’un ange et je pouvais déjà m’imaginer le cristallin de sa voix. Je remarquai la position de mes mains, encadrant ses épaules, la tenant prisonnière involontairement. « Désolé.» M’excusais-je en écarquillant les yeux. Je me redressai un peu plus, me donnant un élan pour la libérer complètement sans pour autant me relever, pas encore, ça faisait trop mal. Un gémissement m’échappa quand je voulu m'asseoir auprès d’elle, repliant les genoux sur mon torse. «Vous devriez faire plus attention à l’avenir, regarder avant de traverser au moins, vous auriez pu y laisser votre vie.» Me voilà encore à donner des conseils à une inconnue. Mes yeux la sondèrent sans subtilité, des pieds à la tête, je vérifiais si tout était toujours bien en place. Je m’arrêtai sur la seule plaie apparente, son coude. «Oh, vous saignez.» Je portai une main à son bras, grimaçant encore. Je soulevai son membre sans douceur, la couleur sombre du sang luisait dans la noirceur. Je fronçai les sourcils, incapable de déterminer si la blessure était grave ou légère. «J’habite à quelques maisons d’ici, peut-être pourriez-vous m’accompagner?» Mon invitation avait l’innocence du ton que je lui accordais, jamais je ne me serais estimé pouvoir être un danger pour quiconque.
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MessageSujet: Re: Accidentally fell for you ϟ PV JERSEY  Accidentally fell for you ϟ PV JERSEY EmptyMer 6 Fév - 5:44

ACCIDENTALLY FELL FOR YOU