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 Dis quelque chose, je t'en prie. ♚ PV. WENDY

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MessageSujet: Dis quelque chose, je t'en prie. ♚ PV. WENDY Dis quelque chose, je t'en prie. ♚ PV. WENDY EmptySam 9 Fév - 4:15

Le temps fait oublier les douleurs, éteint les vengeances, apaise la colère et étouffe la haine ; alors le passé est comme s'il n'eût jamais existé.
- Avicenne


    Tout était blanc. En un soir tout avait été recouvert, je n’avais rien pu prévoir et je n’étais certes pas équipé pour ce genre de température. Mes simples souliers étaient déjà humide, complètement submergés, mes orteils me suppliaient d’aller changer mes bas, mais je n’obéissais qu’à mes envies, ceux d’aller toujours plus loin, de peut-être trouver la limite de ses flocons, l’endroit où ils cesseraient de tomber. Je marchais, la tête penchée vers l’arrière, ne voulant rien manquer du spectacle, allait même jusqu’à le goûter en tendant la langue pour me saisir d’un peu de cette magie. Ce n’était qu’ainsi que l’on se rendait compte de l’immensité des choses, si j’avais un jour aimé être le centre du monde, ici je n’étais qu’un parmi d’autres, je ne comptais réellement qu’aux yeux de ceux qui connaissaient mon prénom, mon histoire, mes passions et mes peines. La valeur du passé était immense, mais je n’étais plus si amère à l’idée de ne plus jamais refouler les terres de Neverland, je ne dédaigne plus autant ce monde qui m’a appris à grandir, à aimer grandir, à aimer. Quand je pense à l’amour mon coeur explose, quand je pense à ce que j’ai pu faire il me laisse un goût amer sur les lèvres. J’avais la maladresse d’un enfant, l’innocence d’un homme qui n’avait réellement jamais su. Il n’y avait pas de livre, pas de cours, personne pour nous indiquer le chemin, personne pour nous éviter le bris d’un coeur qui n’aurait réellement mérité que de battre en paix. C’était toute une noyade que d’y survivre. J’arrivais à sourire, à voir les couleurs du monde et à les apprécier comme au premier jour. J’avais retrouvé l’enfant en évitant de mettre en péril mon coeur, ma meilleure résolution. Je devais bien être à des kilomètres de chez moi, mes pieds étaient plongés dans deux bassins d’eau glacé et en chaque pas la marée montait. M’immobilisant au centre de la rue j’hésitai un instant à faire demi-tours, mes ambitions premières étaient peut-être irréalistes, mais la question était toujours aussi importante, où était donc la fin? Il ne neigeait jamais là d’où je venais, jamais. Le soleil faisait rage le plus clair du temps, quand j’avais le sourire pendu aux lèvres, il pleuvait sinon, comme il pleuvait sur mon coeur. Selon mes humeurs. J’ignorais à quelle émotion s’apparentait la neige, étais-ce doux ou violent? Je n’avais aucune réponse, aucune oreille à qui poser cette question, aucun complice en vue. Décidant d’épargner mes pieds, je fis volte-face pour regagner le confort de ma chambre, bifurquant à la première intersection j’optai pour un paysage différent du précédent et entrai dans le parc, lui aussi, recouvert de blanc de la tête aux pieds. Je glissai mes mains dans mes poches, commençant à ne plus même sentir le bout de mes doigts. Il ne faisait pas si froid, non, mais ma marche avait été longue pour n’être pénible qu’à mi-temps.

    «Wendy?!» Elle était sortie de nul part, d’un rêve peut-être, je ne sais plus. Son prénom m’avait échappé comme la surprise m’avait percutée. Un automatique et grand sourire habilla mon visage à sa vue, à la beauté de ses traits sous les rayons du soleil blanchit par la neige. Ses cheveux étaient parsemés de flocons sans défaut et encore, mes doigts se mourraient de lui voler un peu de douceur. «Où étais-tu? La dernière fois que je t’ai vu... c’était il y une éternité.» Portait-elle ses yeux à notre dernière rencontre? Ils me semblaient beaucoup plus perçant, plus agressifs, me décortiquant, cherchant et perdant tout à la fois. Je n’y étais plus à l’aise, plus chez moi, le réconfort n’avait plus le naturel d’antan, sous ces yeux bleutés. Le souvenir de notre dernière rencontre s’imposait violemment à ma mémoire, nous étions pourtant les mêmes, il me semble, elle m’avait reconnu et moi de même et pourtant je cherchais toujours ma Wendy, mère de mes quelques garçons perdus. Dans ce souvenir vint une crainte. D’un geste vif je me saisi de sa main, y cherchant la coupure, mais ne trouvant qu’une fine cicatrice. Le dos de sa main au creux d’une des miennes, l’index de la seconde traça les contours du souvenir douloureux qu’elle devrait maintenant porter comme je portais tous les miens. J’aurais aimé ne jamais partager cette particularité avec elle. J’inspirai bruyamment, ne cachant pas mon mécontentement, ce n’avait été que de la maladresse dans son cas, pour la première du moins, je n’osais même pas me saisir de sa deuxième main, victime celle-là de sa colère dirigée à mon égard. Ma faute par alliance, mais tout de même de ma faute. Impardonnable. Un flocon vint se nicher au centre de sa paume, magnifique spectacle. «Ça ne te rappelle pas quelque chose?» Je collai ma paume à la sienne, entremêlai nos doigts et relevai les yeux. Je me souvenais des fées, d’une noirceur, d’un sentiment étrange au creux du ventre. Ce soir là nous avions dansé pour la première fois, mais pas seulement. Je glissai ma seconde main dans son dos, l’attirant vers moi, la collant à mon torse non sans grimacer par la suite. Contrôle toi. Un semi-sourire au coin de la bouche je fis un pas vers l’avant, puis un vers l’arrière. Je ne savais pas danser, pas sur terre... «J’aimerais tant pouvoir encore voler.» Ce n’était que ça au fond, moi qui la faisait tournoyer dans les airs, encouragé par la communauté des fées, noyé dans leur lumières scintillantes. Je m’immobilisai, conscient enfin du silence, conscient que je n’avais fait que converser avec moi-même depuis le départ. Je desserrai mon emprise, libérant son dos, mais ne lâchant pas encore sa main. Dis quelque chose, je t’en prie.
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MessageSujet: Re: Dis quelque chose, je t'en prie. ♚ PV. WENDY Dis quelque chose, je t'en prie. ♚ PV. WENDY EmptySam 9 Fév - 13:45

Dis quelque chose, je t'en prie. ♚ PV. WENDY Tumblr_lxv71fhs7O1qgxqjk
La porte de son casier métallique se referma brutalement devant elle, laissant échapper un claquement désagréable et bruyant dans le vestiaire vide des infirmières. Il lui sembla qu’il résonna longuement contre les murs étroits et trop blancs de la pièce exigüe, mais elle n’en était pas sûre. Plus maintenant, alors que sa perception des choses étaient quelque peu autre que celle qu’elle avait, ce matin, quand elle était entrée dans le service, presque souriante, par rapport à d’habitude. Non, parce qu’entre temps, elle avait vu la mort. Celle qui lui semblait la plus horrible de toutes. Celle d’une fillette de huit ans, atteinte d’une maladie incurable et dégénérative. Elle avait vu ses yeux gris grands ouverts et son corps mou, alors que les lignes de vie du moniteur s’étaient aplaties, dans un parfait ensemble qu’on aurait pu croire chorégraphié. Son corps s’était juste affaissé, son cœur avait lâché et son esprit s’était envolé, alors qu’aucun signe n’aurait pu prévoir qu’elle partirait si rapidement. Ses parents étaient en visite auprès d’elle, assis sur les rebords de son grand lit blanc, en train de lui conter une histoire de princesses, tout en échangeant de tendres regards, lorsque la mort était intervenue pour les séparer à jamais de leur fille. Ils s’étaient mis à hurler et à sangloter. Wendy avait alors été chargée de les faire sortir de la pièce, alors que son équipe tentait de ranimer la petite fille, en vain. Et elle se revoyait encore leur annoncer la nouvelle, leur murmurer à quel point elle était désolée, faible phrase qui s’était perdue dans les vagues de désespoir qui émanaient d’eux, l’étouffant, la rendant plus vulnérable que jamais. Un de ses collègues avait dû intervenir, alors qu’elle restait figée devant eux, le souffle court, le cœur vrillant ses tempes à coups de puissants battements, des larmes traîtres logées dans ses cils sombres. Il avait enserré sa taille et l’avait tirée en arrière pour la faire quitter sa position, mais c’était comme si elle était dans un brouillard total. Elle n’avait pas cherché à se débattre, mais ce sentiment horrible d’impuissance s’était mis à gonfler en son sein et elle s’était mise à suffoquer, incapable de se rendre, alors que son esprit semblait engourdi par le chagrin. Jamais auparavant elle n’avait réagi ainsi. Jamais. Mais, les bruits de couloirs couraient dernièrement, Wendy avait des réactions étranges… Un soir, disait-on, elle était sortie de l’hôpital, sans prévenir personne, se faufilant hors du lieu où on avait besoin d’elle, sans que personne ne la remarque, comme une ombre. Et maintenant, ça, cette perte de contrôle de soi, elle qui était toujours si droite, si impassible.

Celui qui la tenait et qui s’était avéré être son supérieur l’avait bousculée jusqu’à une salle et l’avait alors dévisagée de son regard impénétrable. « Je ne sais pas ce qui t’arrive, Wendy, mais tu dois te ressaisir. Et vite. Prends ta journée et reviens demain, si tu vas mieux. ». En temps habituel, elle aurait protesté, mais quelque chose avait changé en elle, ces derniers temps, et elle ne chercha plus à le contredire. Face à son silence, il était sorti en claquant la porte. Un frisson glacial traversa Wendy et elle essaya de se secouer mentalement, pour se faire réagir. Elle ne voulait plus s’attarder dans ces lieux froids et aseptisés. Elle enfila alors son manteau noir, fourra ses clés dans sa poche, et sortit rapidement de l’hôpital. Dehors, il neigeait. Elle ne l’avait pas même remarqué, ce matin. Mais, de la même blancheur éclatante que les murs froids de cet hôpital, de gros flocons tombaient d’épais nuages gris, saupoudrant la terre aux entrailles gelées comme le glaçage d’un gâteau d’anniversaire. Elle leva la tête vers ces cieux sombres et ferma les yeux, un instant, laissant quelques grains de cette poussière pâle tomber sur son visage tendu, sur ses lèvres entrouvertes, sur ses paupières closes, dans ses longs cheveux blonds… La fraîcheur qui se dégageait de ces légères caresses parut la tirer d’un songe aux contours flous. Elle se réveillait d’une réalité, pour en entrer dans une autre. Et chaque réalité contenait sa propre douleur, et il y en avait tellement… Elle avait l’impression de perdre la tête. Elle inspira soudainement une longue bouffée d’air et le froid lui brûla la gorge, mais elle s’en moqua éperdument, se mettant à avancer dans cette neige qui recouvrait les trottoirs et les jardins de sa haute couche blanche. Elle voulait marcher jusqu’à perdre l’usage de ses jambes, jusqu’à ce que les tremblements de ses membres soient incontrôlables, jusqu’à perdre connaissance et s’effondrer dans ce manteau immaculé, dans lequel elle pourrait trouver ce sommeil qui lui manquait. Elle voulait s’arracher le cœur, pour faire disparaître cette douleur incessante. Elle posa sa main sur le haut de sa poitrine, comme si elle songeait, quelques secondes durant, pouvoir réaliser cette dernière idée, et ses ongles s’enfoncèrent dans la laine de son manteau, alors que…

«Wendy?!». Elle se figea aussitôt, devenant une statue de glace. Cet appel, cette voix chaude… Des souvenirs remuèrent en elle, se réveillant, émergeant dans son crâne comme autant de pointes acerbes et douloureuses. Des retrouvailles entre eux, et des rencontres eux deux. Elle se tourna lentement, et elle eut l’impression de recevoir un coup de poing dans le ventre. Ses lèvres s’entrouvrirent pour laisser échapper un souffle de surprise. C’était bel et bien lui. Peter. Peter Pan. Toujours aussi beau, ses cheveux bruns ébouriffés par le vent froid, ses yeux sombres si chauds et attirants et ses lèvres, ses belles lèvres au goût de magie, étirées en un sourire honnête. Ça lui fit mal, terriblement mal. «Où étais-tu? La dernière fois que je t’ai vu... c’était il y une éternité.». Oui, une éternité… et chaque seconde sans lui avait été une véritable torture, elle se mourrait d’impatience, elle désirait le revoir au plus vite, mais… lui, avait trouvé d’autres occupations. Elle ne s’en souciait pas. Ou plutôt, il ne se souciait plus d’elle. Cette vérité lui porta un nouveau coup, à l’âme, cette fois. Sous la violence de l’impact, elle ne put répondre, son regard se chargeant de transmettre toute la douleur et la rancœur qu’elle avait à son encontre. Et puis, soudain, il fut beaucoup trop proche d’elle, lui soulevant la main avec une douceur qui assombrit son propre regard d’une lourde tristesse. Il dessina le contour de la fine cicatrice rose qui zébrait la paume de sa main tremblante du bout de son index et elle ne put retenir un frisson. Puis, il soupira, comme si quelque chose le gênait, mais son esprit embrumé ne parvint pas à trouver quel aurait pu être cet élément perturbateur. Elle releva le regard vers lui et parcourut des yeux ses traits qu’elle aimait tant. Il lui avait manqué et elle aurait aimé que rien n’ait changé depuis leurs retrouvailles, mais au contraire, tout avait changé. «Ça ne te rappelle pas quelque chose?». Il releva les yeux, la surprenant alors qu’elle le dévisageait et il glissa ses doigts entre les siens, la plaquant ensuite doucement contre lui, posant son autre main dans son dos. Elle trembla entre ses bras, alors qu’elle posait son front contre le haut de son torse. Elle aurait aimé que cette question évoque en elle tous leurs merveilleux souvenirs, elle aurait aimé être attendrie et se laisser aller à cette étreinte qui, elle le savait, lui coûtait beaucoup. Toutefois, elle n’y arrivait pas. Il y avait l’image de cette grande et belle blonde dans sa tête, de ses lèvres où Peter avait posé les siennes. Et d’elle, de l’autre côté de la rue, quelque chose se brisant dans son corps. «J’aimerais tant pouvoir encore voler.». Elle se mordit la langue et retint ses larmes à temps. Il n’était pas question qu’elle se laisse aller une fois de plus devant lui. Après tout, il ne lui avait rien promit, pas vrai ? Ils n’étaient pas ensemble à ce qu’elle sache, il pouvait faire ce que bon lui plaisait, non ? Pourtant, elle lui en voulait, elle aurait voulu lui hurler dessus, parce qu’il lui avait fait croire en quelque chose, qui se révélait… complètement faux. Il la libéra de son étreinte, sans pour autant lui lâcher la main et elle constata qu’un léger sourire flirtait encore avec ses lèvres. Bon sang…

Le silence s’écoula encore, le temps suspendu un laps de secondes, puis Wendy prit enfin la parole, la voix un peu enrouée des larmes versées précédemment : « Oui, moi aussi j’aimerais. ». Que lui puisse voler, que tout soit comme avant, que rien n’ait changé. Qu’elle-même puisse encore voler, soulevée par ses pensées heureuses et son bonheur. Toutefois, il lui avait coupé les ailes et ses pieds resteraient, à présent, toujours plantés dans le sol. Elle était définitivement ancrée au réel. Elle ferma brièvement les yeux et retira soudainement sa main de celle de Peter, reculant et se tournant, comme prête à partir. Cependant, elle s’arrêtât, dos à lui et se contenta d’inspirer profondément, cherchant à puiser du courage quelque part dans l’atmosphère glacée. Quelques particules lui suffiraient… « Tu te souviens, l’autre soir, quand… quand je t’ai avoué que si je te laissais partir maintenant, j’aurais l’impression de te perdre ? ». Elle leva les yeux au ciel et se retourna, le visage fermé, toutes ses émotions enfermées sous clé, juste derrière cette façade bien lisse. Comme elle savait si bien le faire. Comme elle détestait le faire. Elle planta son regard dans le sien et se sentit vaciller. « Eh bien, j’avais raison. ». Ses lèvres se pincèrent, alors que son cœur lui hurlait de taire la suite. Mais, elle résista. Elle ne voulait plus être la victime. Elle voulait le toucher, lui faire mal comme elle avait mal, parce que c’était tellement injuste qu’elle soit la seule à souffrir de cet amour maudit ! Elle s’avança alors doucement vers lui, ne quittant pas un seul instant ses yeux sombres, murmurant froidement : « Je savais que tu avais un faible pour les blondes, mais… ». Elle déglutit, chaque mot la blessant à vif. Elle lâcha un bref soupir et reprit difficilement : « Oh, je sais que, on ne s’était pas fait de promesses, et… ». Elle lâcha un rire amer. « En fait, si, tu m’avais dit que tu reviendrais me voir à la fenêtre, que tu viendrais écouter mes putains d’histoires ! ». Son cri désespéré se perdit dans le silence tendu du parc, et elle vit des corbeaux s’envoler d’un arbre, non loin d’eux. Elle ne sortait jamais de grossièretés, alors pourquoi… Ah ! n’était-elle pas capable de garder son calme en sa présence ? Elle porta ses doigts contre ses lèvres, comme pour effacer la perte de contrôle qu’elle avait eu et secoua la tête, reprenant plus calmement : « Finalement, c’est moi qui t’ait revu. Et si c’était pour voir ça… tu sais quoi ? J’aurais aimé ne jamais te revoir. ».



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MessageSujet: Re: Dis quelque chose, je t'en prie. ♚ PV. WENDY Dis quelque chose, je t'en prie. ♚ PV. WENDY EmptySam 16 Fév - 14:16

Cherchons comme cherchent ceux qui doivent trouver et trouvons comme trouvent ceux qui doivent chercher encore. Car il est écrit : celui qui est arrivé au terme ne fait que commencer.
-Saint Augustin


    Je ne pourrais jamais expliquer parfaitement ce silence. Il avait durée, puis s’était éternisé sans prévenir, sans que je ne puisse rattraper le temps et cette promesse que je lui avait fait de la retrouver plus tôt qu’elle ne l’aurait cru, le plus tôt possible. Je n’avais jamais trouvé sa fenêtre, ou l’avais-je même cherché? Je ne sais plus. Il y avait ce trou dans ma vie, une bride d’histoire que je ne souhaitais plus revivre, l’oublie finirait un jour pour tout emporter, j’en rêvais du moins. La tragédie résidait dans l’absence totale d’excuse recevable, dans la douleur que je percevais désormais au fond de ces yeux alors que je la soupçonnais de revivre les mêmes promesses que moi, complètement brisées et oubliées. Je croyais avoir trouvé quelque chose de parfaitement unique, un amour qui survolait tous les mots, mais je n’avais que rencontré un mur, une raison suffisante pour en vouloir au monde entier. Et j’en avais voulu, longtemps, péniblement, violemment voulu à tout mon entourage, à toute cette nature inviolable qui continuait paisiblement sa vie comme si la Terre ne c’était jamais arrêté de tourné. Aujourd’hui, la voir me faisait plaisir, la blondeur de ses cheveux m’inspirait un avenir prometteur, j’avais envie d’enfin trouvé sa fenêtre entrouverte, d’enfin partager mes moindres pensées. C’est un mouvement subtil qui brouilla à nouveau mes espoirs, c’est son front caressant sans réelle douceur le tissus de ma veste à hauteur de mon torse. Je serrai les dents malgré moi, c’était un malaise incontrôlable, constant, une crainte inoubliable d’une douleur imaginaire. Dans toute ma maladresse je l’obligeai quand même à m’accorder une danse, la proximité me laissant redécouvrir ce parfum singulier, sucré, qu’elle possédait. J’arrivais presque à oublier ce contact, jamais complètement. Je m’en voulais de ne pas pouvoir tout oublier, tout simplement. Lui faire aveuglément confiance, lui confier mon corps en sachant pertinemment qu’elle en prendrait soins. J’avais cru un tel rapport impossible, avant de rencontrer... Je m’arrêtai prestement, libérant son dos tout en gardant sa main cicatrisé entre la mienne, j’exprimai mon voeu de pouvoir voler puis un silence encore me laissa le temps de réfléchir à ce qui venait tout juste de me fouetter le visage. « Oui, moi aussi j’aimerais. » Sa voix me glaça le sang, elle manquait de soleil, de sourires, elle ne lui ressemblait plus. J’aurais pu soupçonner le mensonge, mais cette simple accusation n’aurait pu expliquer ce voile, dans ses yeux, maintenant dans ses mots. Où es-tu Wendy? La question ne s’envola jamais, c’est plutôt sa main qu’on m’arracha. La froideur de ce geste m’emplis d’un inconfort, d’une solitude étouffante, écrasante... le silence s’éternisa à nouveau alors qu’elle me tournait aussi le dos. Cruelle. J’eus peur de la voir partir, ignorant mes capacités de pouvoir la retenir pour une fois. Elle ne m’avait jamais rendu mon sourire, c’est à peine si elle m’avait reconnu. Elle me faisait mal, volontairement, cruelle oui. « Tu te souviens, l’autre soir, quand… quand je t’ai avoué que si je te laissais partir maintenant, j’aurais l’impression de te perdre ? » Je fis un pas vers elle, sa voix si faible qu’elle n’atteignait que si faiblement mon ouïe. Elle se retourna presque au même moment manquant la collision de quelques mili -secondes. « Eh bien, j’avais raison. » Ses traits étaient figés, incompréhensible, me désarçonnant comme un débutant, comme l’amateur que j’étais réellement au fond face à l’émotion humaine. J’avais envie d’exploser, quelques mots bouillirent au coin de mes lèvres, m’échappèrent sans retenue.

    « Tu n’as rien perdu, je suis là maintenant.» Regardes-moi! J’avais envie de la secouer, de lui retirer cet air trop silencieux qui ne dévoilait rien au monde, rien à mes yeux. Qu’y a-t-il? Je plissai les yeux entre les siens, cherchant quelque chose, un indice, une insulte. Son regard grandit, s’approcha, je restai statique, impassible, lui rendant finalement la pareil. « Je savais que tu avais un faible pour les blondes, mais…» Blondes? La température grimpa d’un demi siècle, j’aurais pu perdre pied si ses yeux perçants ne m’avaient pas tenus bien en place. « Oh, je sais que, on ne s’était pas fait de promesses, et… » Un rire lui échappa, pas de ceux qui m’incitait à la joindre, de ceux que me donnait envie de fondre, d’en finir. « En fait, si, tu m’avais dit que tu reviendrais me voir à la fenêtre, que tu viendrais écouter mes putains d’histoires ! » Sa voix haussa violemment, hérissant les cheveux sur ma nuque d’un frisson désagréable. L’air me manqua, les idées m’échappèrent. Comment justifier cette chose? Ce manquement involontaire que j’ignorais regretté il n’y a encore que quelques minutes. « Finalement, c’est moi qui t’ait revu. Et si c’était pour voir ça… tu sais quoi ? J’aurais aimé ne jamais te revoir. » Qu’avait-elle vu? Je n’en avais qu’un indice, qu’une couleur de cheveux doré comme repère. La recherche ne fut pas longue, il n’y avait toujours eu qu’une autre femme dans ma vie partageant cette caractéristique, qu’un joyau. Crystal. Penser à elle m’acheva. Penser à quiconque en présence de Wendy me faisait regretter mon existence. La violence du souvenir, du moment que j’avais partagé avec cette autre femme m’obligea à prendre du recul. Je clos les yeux rapidement, échappant à ses yeux bleutés, magnifiques, les mêmes qui m’avaient fait tomber la première fois, l’ultime fois, complètement, indéniablement en amour. Devais-je lui raconter cette histoire? Elle n’y croirait pas, comme je ne comprenais pas moi-même.

    «Tu n’aurais pas dû voir ça.» Ce n’avait réellement été pour personne, du moins exception faite d’un homme, un vrai cette fois, rien à voir avec ce que moi j’étais. Ce que je suis toujours. Penser à lui me torturait l’esprit, il était la source de tous mes problèmes, peut-être même précisément la raison pour laquelle je ne pourrai jamais être avec Wendy, que je l’aime à en faire trembler la terre ou non. J’ignorais quoi dire ensuite, lui exposer une vérité qui risquerait de lui faire mal, de me faire mal? Le dire rendrait le tout bien réel, mais n’est-ce pas mon seul issue? Je rouvrai les yeux, captant les siens, comme si c’était la dernière fois. «Quand elle m’a embrassé...» Un demi-sourire se hisse aux coins des mes lèvres, incontrôlable. «J’ai tout oublié.» D’une main faible je colle ma paume à mon coeur, appuyant fermement, comprenant que le malaise n’était qu’illusoire, que la douleur n’était que bien peu physique, plutôt psychologique. Je laissai ma main glissai sur le tissus, heureux de ne pas avoir à grincer des dents, de comprendre enfin... mais triste aussi de ne pas pouvoir partager cette délicieuse découverte avec elle. «Wendy, comprends-tu? Elle arrivait à me toucher sans me briser. J'ignore comment et pourquoi.» J’employais le passé, je ne l’avais jamais revu, j’ignorais même si elle avait conscience de sa particularité si unique que je n’avais jamais rencontré chez quiconque auparavant. Crystal avait quelque chose de complètement magique, d’inexploré, d’innexplicable. Mon sourire s’agrandit quand un flocon s’échoua juste là, au bord d’un de ses cils. C’était magnifique. Je me rapprochai d’elle, d’un doigt précis je récupérai l’égaré et le laissai mourir et fondre sur ma peau. Une chaleur réconfortante émanait d’elle, elle était mon chez moi, l’unique être en ce monde qui pouvait affirmer avoir vécu ce que j’avais vécu, là-bas, tout en haut. Mes yeux parcoururent un instant son visage entier. Je lâchai un léger soupire juste avant de laisser m’échapper une nouvelle vérité cruelle. «Tu es tellement belle...» Euphémisme. La neige lui allait à ravir, le froid rosissant sa peau lui allait aussi. J’avais rêvé de ses traits si souvent, toute une vie vraiment. J’en étais amoureux. Mais sa beauté n’avait pas qu’une allure physique, c’était tout un ensemble, tout un milliers de raisons de ne plus pouvoir la laisser m’échapper. J'enfonçai les doigts de ma main en suspends au creux de ses cheveux, mon pouce impatient et curieux se nicha contre ses lèvres, d’un touché à peine perceptible. J’y cherchais cette magie, ce rêve. «Mais tu me fais tellement mal.» J’ai besoin de tes mains, partout sur moi, constamment. J’ai aussi besoin que tu ne t’approches pas. Piètre sort que le nôtre.
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MessageSujet: Re: Dis quelque chose, je t'en prie. ♚ PV. WENDY Dis quelque chose, je t'en prie. ♚ PV. WENDY EmptyVen 8 Mar - 16:13

Dis quelque chose, je t'en prie. ♚ PV. WENDY 95a5d8048f08c239e122342eace48c6e_large
« Tu n’as rien perdu, je suis là maintenant.». A l’entente de cette réponse, Wendy serra les dents et baissa légèrement la tête, la douleur serrant son cœur avec une cruauté insoupçonnable. Si elle avait été d’humeur à rire, elle aurait attendu la chute de cette blague ridicule, car… bien sûr qu’elle l’avait perdu. Rien n’était jamais acquis dans la vie, pas même l’amour des uns et des autres. Surtout celui de Peter, non ? Il n’était qu’un enfant après tout, il n’avait pas été préparé à tout ça, à toute cette vie pleine de sentiments exacerbés. Wendy non plus, remarque. Rien n’aurait pu la préparer à se retrouver dans cette situation. De toutes façons, les mots n’ont pas le pouvoir de combler les fissures profondes d’un cœur abîmé. Ils n’ont pas la faculté d’essuyez le chagrin vivace provoqué par une trahison. Ils ne sont pas assez forts pour retenir les autres. Ou alors, était-ce peut-être juste Wendy… Wendy qui ne savait pas se servir des mots, qui n’avaient pas le pouvoir de garder ceux qui lui étaient chers près d’elle. Bien sûr qu’elle l’avait perdu, et il n’y avait aucune phrase pour décrire la douleur que cette évidence lui faisait ressentir. Elle inspira profondément, espérant que cette souffrance se transforme en colère pour qu’elle lui échappe, ne serait-ce que l’espace d’une minute ou deux… Elle planta alors son regard dans le sien, se moquant bien, à présent, de ce qu’il pouvait y lire. Elle lui dit alors ce qui pesait sur son cœur, les tords qu’elle lui reprochait, sa voix et ses pensées échappant à son contrôle. Le tout se termina dans un cri qui vibra de son désespoir et qui la fit se sentir plus minable encore. Elle n’aurait jamais dû s’emporter. Elle n’aurait jamais dû s’arrêter. Elle aurait dû continuer à marcher le long de ce chemin enneigé, ignorer cet amour qui lui avait été retiré, et le laisser vivre heureux, de son côté. Oui, elle aurait tellement aimé avoir la force de le faire. Juste lui tourner le dos et retourner travailler. S’acharner à sauver des vies, et laisser partir la sienne.

«Tu n’aurais pas dû voir ça.», finit-il par lui répondre, les yeux clos. Hurler, fut l’envie qui traversa les pensées chaotiques de Wendy. Hurler, puis abandonner. Lui répondre qu’elle s’en doutait bien, mais lorsqu’elle ouvrit les lèvres, rien ne sortit. Pas un sarcasme, pas une supplique, pas un adieu. Elle était incapable de former le moindre mot, la bouche sèche, et lorsqu’il rouvrit les yeux, ce ne fut que pour mieux l’achever. «Quand elle m’a embrassé...». Un sourire se glissa aux coins de ses lèvres. Du genre involontaire, sauvage, qui ne vous demande pas la permission pour s’installer aux creux de vos joues. Le plus honnête des sourires, celui qui transpire le bonheur. «J’ai tout oublié.». Son cœur manqua un battement et Wendy fit un pas en arrière, presque mécaniquement, comme si elle voulait échapper au son douloureux de ces mots, à ce sourire heureux qui lui donnait l’impression de n’être plus rien. J’ai tout oublié. Toi, le monde entier. Ce que sous-entendait cette phrase… l’air lui manqua soudainement, ses doigts se recroquevillèrent contre ses paumes, alors qu’elle luttait pour ne pas quitter Peter des yeux, pour ne pas sombrer. Garder la tête hors de l’eau. Inspirer profondément, encore une fois. Sa vision vacilla et elle détourna les yeux, la gorge nouée. Expirer, ne pas tout garder, faire sortir cet horrible sentiment de soi. Ce qu’elle craignait était arrivé. Elle avait été oubliée. Elle n’était plus personne. Mon Dieu, il fallait qu’elle s’éloigne au plus vite… et pourtant, ses jambes paraissaient refuser de la porter où que ce soit. Elle restait plantée devant lui, comme une idiote attendant une négation qui ne viendrait pas. Il posa sa main sur son cœur d’enfant, là, sur cet organe cerné de larges veines rougeâtres, juste sous cet emboîtement de chair et d’os, cette chose si peu agréable au regard, mais si belle à l’âme, cette chose qui battait maintenant pour une autre… Le temps de Wendy était révolu.

«Wendy, comprends-tu? Elle arrivait à me toucher sans me briser. J'ignore comment et pourquoi.». Ses lèvres tremblèrent et ses ongles s’enfoncèrent un peu plus profondément dans sa peau, laissant des marques de demi-lunes dans ses paumes, alors qu’elle luttait pour qu’aucune larme ne sorte de sous ses paupières. Oui, elle comprenait. C’était l’effet que Peter Pan avait eu sur elle, durant très longtemps… jusqu’à ce que la réalité les rattrape. Alors, la douleur avait commencé. Le poison de l’amour s’était dilué dans tout son corps, lui donnant un court instant de bonheur pur, l’euphorie que quelque chose soit partagé, lui et elle, elle et lui… mais, le poison reste mortel. Le sentiment de plénitude avait cessé, ne restait que le vide. Elle hocha alors lentement la tête, et laissa lui échapper un murmure blessé en guise de réponse : « Oui, je comprends très bien, Peter… ». Bien plus qu’il ne pourrait jamais le penser, mais elle n’en dirait rien. Si une femme avait ce pouvoir là sur lui, qui était-elle pour pouvoir l’empêcher d’accéder au bonheur ? Personne, plus rien.

Il s’approcha d’elle, avec cette douceur qui le caractérisait, et elle le laissa faire, comme si elle était hors de son propre corps, juste spectatrice de cet adieu. Comme si elle était dans le coma, qu’elle ne pouvait rien faire pour le retenir. Quelle était sa devise déjà ? Oui… la vie des autres avant la sienne. Son bonheur avant le sien. Une minuscule paillette cristallisée se glissa sur ses cils et elle le vit alors lever sa main, pour aller la retirer. Elle cilla, une fois, et son regard glissa sur ses lèvres, où un sourire plus large encore que le précédent y était logé. Cela faisait bien longtemps qu’elle ne l’avait pas vu sourire ainsi, et elle aurait aimé qu’il soit pour elle, ce sourire, mais toutes ses illusions, parées d’espoir, s’étaient faufilées hors de son cœur. «Tu es tellement belle...». Elle cilla, encore, et une larme s’échappa de sa prison salée, unique fugitive sur sa joue rougie par le froid. Le doux tortionnaire, pourquoi était-il nécessaire de la blesser ainsi, avant qu’elle ne parte ? Pourquoi devait-il encore la torturer de cette façon, avec ses beaux mots qu’il avait toujours sut manier avec une dextérité surprenante ? Il glissa ses doigts dans ses cheveux, un pouce au coin de ses lèvres, et elle ferma les yeux, le cœur serré par l’affliction. Je t’en prie, Peter, achève-moi. «Mais tu me fais tellement mal.». Les mots résonnèrent longuement dans l’air glacé, puis dans sa tête, pour finir par venir se ficher dans son cœur, comme autant d’éclats de verre. La douleur lui coupa le souffle et elle se recula brusquement, les jambes tremblantes, en titubant, la vision masquée par un brouillard de larmes. Elle s’était surestimée. Elle était bien trop faible pour affronter ça, pour l’endurer. Il fallait qu’elle parte, maintenant, où elle allait s’effondrer dans la poudreuse. « S’il te plaît, arrête… ». Dans un souffle, cette demande lui échappa, faible et désespérée. Elle releva la tête et inspira profondément, levant son regard vers les nuages gonflés de neige blanche, vers ces cieux immaculés qui serait seul témoin de son sacrifice. « On s’est infligés tant de douleurs, et on souffre encore tellement… ». Ce n’était qu’un murmure, qui se perdit dans le silence planant sur les lieux. Wendy ancra son regard dans celui, sombre et chaud, de Peter et elle demanda alors, d’une voix plus forte : « Peter, pourquoi on s’acharne ainsi ? Je ne peux plus supporter cette douleur constante, provoquée par tous ces doutes, ces peurs… » Elle se mordit la lèvre et inspira, une nouvelle fois. « Tes absences, sans savoir si tu reviendras un jour vers moi… Je ne peux plus. ». Elle ferma les yeux, et s’interdit de garder le silence. Elle l'aimait trop pour ça. Il fallait qu’elle aille jusqu’au bout. Elle était devenue un poids mort, il fallait qu’il soit libre, à présent. Son regard se porta une fois encore sur lui, observant son visage d’ange, ses cheveux parsemés de flocons, et ses lèvres, dont elle se souvenait encore le goût… La douleur lui tordit le ventre, alors que les mots jaillissaient enfin d’entre ses lèvres. « Tu es heureux avec elle, comme tu ne l’as jamais été avec moi… alors, qu’est-ce que tu fais ici ? ». Avec elle, alors qu’il aurait dû être en train de sourire à une autre. En train de se faire du mal, alors qu’il aurait pu être heureux. Devant cette fille, Wendy, dont l’avenir ne se résumait plus qu’au vide, qui n’avait plus rien à offrir, qui se perdait un peu plus, chaque jour. « Va la rejoindre, Peter. ». Murmure qui finit par l’achever, qui la vida de toutes forces.


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MessageSujet: Re: Dis quelque chose, je t'en prie. ♚ PV. WENDY Dis quelque chose, je t'en prie. ♚ PV. WENDY EmptyJeu 8 Aoû - 17:21

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