AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Le deal à ne pas rater :
Narcos Saisons 1 et 2 Coffret Blu-ray
18.03 €
Voir le deal

Partagez

"Tu sais ce qu'il y a de si affreux quand on meurt, c'est que l'on est complétement seul" Vide
"Tu sais ce qu'il y a de si affreux quand on meurt, c'est que l'on est complétement seul" Vide
"Tu sais ce qu'il y a de si affreux quand on meurt, c'est que l'on est complétement seul" Vide
"Tu sais ce qu'il y a de si affreux quand on meurt, c'est que l'on est complétement seul" Vide
"Tu sais ce qu'il y a de si affreux quand on meurt, c'est que l'on est complétement seul" Vide
 

 "Tu sais ce qu'il y a de si affreux quand on meurt, c'est que l'on est complétement seul"

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Invité
Anonymous

Faites place à la vedette
Invité
MessageSujet: "Tu sais ce qu'il y a de si affreux quand on meurt, c'est que l'on est complétement seul" "Tu sais ce qu'il y a de si affreux quand on meurt, c'est que l'on est complétement seul" EmptyMar 12 Fév - 14:17

La lune semblait calme en ce soir d’hiver précoce où les fleurs n’étaient plus que des ombres, où les arbres dépérissaient et où les humains se cachaient dans des maisons soignées, rangées. Ce soir, il avait tué un homme. Par terre, le visage sans expression et ses yeux vides de toutes choses, l’homme avait perdu sa vie, son âme, les moments qui lui restaient peut-être à passer avec ses enfants. Il n’était plus qu’une carcasse, ses membres devinrent rigides, ses pieds, ses mains, même son visage n’étaient plus que les témoins d’un massacre. Le prédateur l’avait frappé, plusieurs coups portés d’une forte violence et les coups pleuvaient tandis que l’homme essayait tant bien que mal de se rattraper à quelque chose, de s’accrocher à une bouée de sauvetage. Fuir, n’importe où mais fuir pour se protéger. Fuir et ne plus jamais revenir dans cette ruelle sombre, obscure. C’était trop tard, la tornade était déjà passée tel un serpent étranglant sa proie, l’avalant et repartant. L’homme au regard meurtrier n’avait pas pris de peine à respecter un corps qui n’était plus qu’un cadavre reposant sur le bord de la route. Demain on lirait dans les journaux qu’un meurtre avait été commis puis on en parlerait à table, enfin ça s’arrêterait. On l’oublierait, car pourquoi se donner la peine de penser à un absent, un homme sans parole ? Il ne pourrait plus rien dire, il avait perdu la vie. Son âme était partie, son esprit reposait dans des champs de cotons là où aucuns vivants ne pouvaient venir. Le meurtre, sauvage, d’une violence inouïe n’avait laissé qu’une infime trace écarlate sur le sol et l’assassin était parti dans son manteau de cuir pour se tenir protéger du froid.

L’homme se tenait assit au milieu de personnes qui regardaient un match de foot sur le petit écran accroché au mur. Du bout de ses doigts endoloris par sa soirée, il prit le verre qu’on lui tendait rempli d’un liquide transparent qui se pliait, repassait comme des vagues. Il but d’un trait la boisson tant appréciée les soirs de malheurs. Nazar ne ressentait rien. Pas de culpabilité, pas de tristesse dans son cœur démuni de sentiment, dans cet organe qui ne lui servait qu’à respirer alors que les autres, eux pleuraient pour des broutilles, se permettaient de s’énerver. Son calme était légendaire, rien ne montrait que cet être avait porté un coup fatal à un homme qu’il ne connaissait nullement, qu’il avait juste croisé dans la rue et lui avait simplement enlevé la vie. Ses mains le trahissaient légèrement alors qu’elles se crispèrent et que ses sourcils se froncèrent au souvenir de sa femme qui avait osé lui désobéir encore une fois. Une fois de trop. Le verre tremblait, puis se cassa en de millions de morceaux par terre. Ils lui renvoyaient son reflet mais en plusieurs bouts comme si son âme était elle aussi détruite, son visage et son corps. Pourquoi avait-il fait cela ? Pourquoi alors qu’il marchait pour se rendre à son rendez-vous, avait-il rebroussé chemin pour tuer ? Il ne le dirait jamais, le secret à jamais enterré dans un sol boueux, fait de crânes et de corps ensanglantés, putrides, nauséabonds. Toutes les personnes mortes par sa faute, par ses mains. Par lui, meurtrier ! La nuit, il rêvait de ces fillettes, de ces hommes qui le pointaient du doigt et l’accusaient. Nazar était maire, irréprochable aux yeux des personnes qu’il côtoyait par intérêt, par dépit mais non par passion, par amour, par amitié. Ces trois mots-là étaient bannis, proscrit au rang des injures, des insultes, des choses qu’il ne fallait pas dire. Pourtant Nazar n’y avait pas échappé, il aimait, il aimait comme un fou. Ses mains tapaient, ses paroles devenaient poison lorsqu’il voyait la femme de ses tourments, lorsqu’il voyait ses yeux, ô douces tortures dans un océan de supplices ! Il ne pouvait se contrôler en sa présence et c’était un soulagement d’entrer et de ressortir dans son univers et sa passion. Alors qu’il repensait, se souvenait. Alors que les images lui apparaissaient telles des projections funèbres. Alors que le serveur s’accroupissait pour nettoyer les morceaux égarés. La porte s’ouvrit laissant voir une jeune beauté venue du ciel. Ses cheveux bruns s’écoulant comme des larmes, des fils bruns que le vent portait et donnait une impression d’irréalité soudaine. Sa robe suivait les mouvements de cette fleur céleste. Nazar se retourna, son regard planté dans le sien. Il voulait boire l’eau de jouvence, goûter aux merveilles que cette femme promettait. Il voulait plonger ses mains dans ses cheveux prendre ses lèvres en otage. Le désir naquit entre ses reins, il se tendit sous la souffrance enduré alors qu’elle s’approchait de plus en plus et choisi une place dans le fond dans la salle. Il n’allait pas l’aborder tout de suite. Il allait prendre son temps et faire comme d’habitude. Montrer un visage cordial où ses yeux montreraient une menace sous-jacente toujours présente. Il allait la prendre, lui mentir pour l’amadouer et enfin, le moment venu, la faire sienne. Il se leva, marcha doucement le temps de reprendre contenance, d’enlever les traces d’énervement sur son visage et s’approcha d’elle. Il l’effleura légèrement de ses doigts froids et pâles comme la mort venue pour enlever une jeune âme. « Puis-je m’assoir avec vous ? ». Il n’attendit la réponse et s’imposa comme il le faisait toujours. Il cherchait de la compagnie en ce soir de misère où les fleurs ne poussaient plus que sur des cadavres, où la neige recouvrait de son blanc pur un monde de folie enfiévrée.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Anonymous

Faites place à la vedette
Invité
MessageSujet: Re: "Tu sais ce qu'il y a de si affreux quand on meurt, c'est que l'on est complétement seul" "Tu sais ce qu'il y a de si affreux quand on meurt, c'est que l'on est complétement seul" EmptyMar 26 Fév - 21:15

"Tu sais ce qu'il y a de si affreux quand on meurt, c'est que l'on est complétement seul" Tumblr_m92gkx1KBl1qgtr2lo1_500
Il y a de ces soirs, où le silence devient pesant, écrasant, où il vous étouffe sans que votre voix seule ne puisse briser ce malaise dérangeant. Il est omniprésent dans votre chambre et vous commencez à vous demander pourquoi personne n’est à vos côtés, en train de vous épauler, en train de vous parler, de vous faire rire. Il y a juste ce vide, implacable et cruel, qui remplit l’espace et vous revenez en arrière, dans cette vie calme et sans intérêt que vous avez essayez de fuir sans y parvenir. Vous chutez à nouveau et la mort qui vous guette, non loin, se rie du contenu misérable de votre existence. Oui, il y avait de ces soirs où Rose ne pouvait pas rester juste assise sur son lit, seule et désemparée, sans personne pour l’aimer. Parce qu’elle était une rose avant tout et qu’elle avait besoin de l’amour des autres. C’était vital à ses yeux. Telle une fleur dont on devait prendre soin, chérir et observer, fasciné. Elle devait être une créature qu’on envie, qu’on désire posséder, comme auparavant, pour survivre. Elle ne pouvait pas affronter la solitude comme toutes les autres personnes, elle ne pouvait rester sans rien faire, au risque de dépérir. Ce n’était pas un simple caprice, cela lui était seulement nécessaire.

Le souple tissu de la robe qu’elle enfila frôla ses courbes en une douce caresse et tomba jusqu’un peu au-dessus de ses genoux, laissant ses longues jambes libres aux regards des autres, tout comme la naissance de sa poitrine, mise en valeur par le vêtement. Le rouge carmin de l’étoffe établit aussitôt un délicieux contraste avec sa peau pâle, et elle trouva un peu de réconfort en imaginant que cela pourrait plaire à des hommes, comme cela lui plaisait à elle. Elle glissa ensuite sur ses épaules son perfecto en cuir noir et passa rapidement ses louboutins, pour sortir en toute hâte de cette chambre qui réveillait en elle son sentiment de claustrophobie. Celui qu’elle avait développé sous cette cloche de verre, alors que les années de solitude de la Bête l’effeuillait et la faisait mourir, peu à peu, sans qu’elle ne puisse rien faire. Elle voyait les autres vivre, mais ne pouvait pas elle-même le faire, simplement condamnée à se faner lentement sans pouvoir profiter ne serait-ce qu’une dernière fois de la chaleur du soleil d’été. Maintenant, elle pouvait prendre sa revanche. Elle pouvait vivre si elle le voulait. Elle avait la possibilité de faire ce que bon lui semblait, il n’y avait plus personne pour la brider, pour lui interdire, plus personne pour l’emprisonner et la tuer lentement.

La fraîcheur de la nuit glaça ses membres et la tira de ses pensées, alors qu’elle sortait du pensionnat, mais elle ne s’en soucia guère. Le froid ne pouvait plus la toucher de la même manière qu’avant, il ne lui était plus néfaste, ni mortel. Elle pénétra alors au cœur de cette atmosphère glacée, s’enfonçant dans la brume claire qui masquait les endroits les plus sombres, ceux où la laideur et le danger se cachent, ceux dans lesquels elle aimait s’aventurer parfois. Toutefois, ce n’était pas dans ses intentions ce soir. Non, cette nuit, elle voulait s’éloigner des tentations les plus risquées, elle voulait juste être dans un endroit où tous les plus beaux partis pourraient l’observer, plus, la contempler. Qu’ils détournent les yeux de leurs femmes respectives pour les poser sur elle, qu’elle puisse se gorger de leurs regards plus ou moins insistants, leur incarner la faute possible, la tentation à laquelle il n’avait pas le droit de céder. Ainsi, elle se sentirait enfin aimée. Ou tout du moins désirée. Ce qui était le plus proche de ce qu’elle attendait et de ce qu’elle ne pourrait jamais avoir de la part de ces hommes intéressés qui peuplaient Fantasia. Ils donnaient tous l’illusion, l’espace de quelques heures, d’un amour passionné et sincère, mais il finissait également tous par quitter le lit partagé, dans la discrétion de l’aube, le pas léger, leurs affaires en mains, souriant et victorieux, la pensant endormie, alors que Rose les contemplait songeuse sous ses paupières mi-closes. Toujours des départs, des excuses bafouillées, un corps utilisé, un visage flou et un nom oublié… Toujours des lâches, qui n’osaient pas assumer. Toujours son regard clair et calme sur eux, alors qu’ils lui tournaient le dos. Toujours. Éternellement. Ainsi était le peu d’amour qui parsemait son existence. Et cela lui convenait. Pas vrai ?

La ligne blanche de la route, en cette heure abandonnée, qu’elle suivait depuis le pensionnat presque mécaniquement, toutes ses pensées tournées vers autre chose que son itinéraire, finit par la conduire près d’un bar, où un écran lumineux diffusait un match de foot. Cela lui conviendrait. Elle n’avait pas envie de marcher plus encore. La lumière chaude qui s’échappait par les fenêtres du pub l’attirait, lui promettait quelque chose d’avenant. Elle quitta la chaussée pour s’avancer vers le bâtiment et sans plus hésiter, poussa le battant de la porte pour pénétrer dans les lieux. Aussitôt, des regards se tournèrent vers elle et elle sentit un sourire fleurir sur ses lèvres, alors qu’elle balayait des yeux l’endroit. Elle s’avança encore un peu dans la lumière et remit une mèche de cheveux derrière son oreille, tout en se dirigeant vers un endroit plus écarté, pour avoir une vue d’ensemble. Elle s’installa tranquillement derrière une table et ôta sa veste pour se sentir plus à l’aise. Elle se sentait déjà un peu mieux que dans sa chambre. La solitude était toujours là, assise à ses côtés, comme si elle constituait sa propre ombre, mais elle s’était estompée. Un tout petit peu. Ce qui était déjà une victoire en soi.

Elle sentit soudainement des doigts frais frôler sa peau et elle releva ses yeux sur celui qui venait de faire ce geste. Un homme, grand et… beau, très beau, indéniablement. Des cheveux sombres légèrement ébouriffés par le vent froid de cette saison hivernale, un regard noir, pas menaçant, mais… cet homme était aussi dangereux que séduisant, il n’y avait aucun doute sur ce point. Et ses vêtements devaient cacher un corps à damner une sainte, pour parfaire le tout. « Puis-je m’assoir avec vous ? ». Sans attendre, il prit place en face d’elle et elle ne quitta pas une seule fois son regard, l’expression d’une statue de marbre sur son beau visage d’enfant. Elle devait avoir l’impression de l’analyser, et c’était un peu le cas, mais elle ne s’en souciait pas. Il pouvait partir, si elle ne lui plaisait pas. Finalement, un léger sourire releva ses lèvres et elle répliqua, amusée, un brin enjouée : « Pourquoi me poser la question ? Vous n’avez visiblement pas besoin de ma réponse. ». Elle eut un petit rire et fit un léger mouvement de la main, pour lui indiquer la place qu’il venait de pendre. « Mais, je vous en prie, tenez-moi compagnie. ». Elle cilla, puis posa son regard sur la serveuse qui passait de table en table pour prendre les commandes et qui n’allait pas tarder à venir à eux, avant de revenir river son regard à celui du bel inconnu. « Ce sera une Vodka Cooler pour moi, s’il vous plaît. ». Son sourire s’élargit et elle haussa les épaules, comme si elle avait oublié une évidence, avant de rajouter : « Ah ! Et votre nom aussi, si c’est possible. ».


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Anonymous

Faites place à la vedette
Invité
MessageSujet: Re: "Tu sais ce qu'il y a de si affreux quand on meurt, c'est que l'on est complétement seul" "Tu sais ce qu'il y a de si affreux quand on meurt, c'est que l'on est complétement seul" EmptyMar 12 Mar - 18:17

« La lune peignait ses cheveux avec un démêloir d’ébène qui argentait d’une pluie de vers luisants les collines, les prés et les bois. »
Aloysius Bertrand

L’effigie de cette face argentine flottante dans ce ciel aux étoiles lumineuses éclairant le monde recouvert d’obscurité étudiait deux personnages, les pieds sur un sol fait par les mains des hommes, deux personnes assises face à face. Un homme, le sourire aux lèvres et ses doigts serrant une face lisse où se voyait les reflets transparents d’une boisson, d’une liqueur de jouvence. La femme dans son habit de lumière, dans son habit de printemps, dessinant ses courbes d’une manière tentatrice, d’une manière à faire rêver les hommes tout autour de la grande pièce tamisée, regardant la télévision, invention futile digne tout juste à grossir, à rendre inintelligent l’espèce humaine. Ils ne s’étaient jamais aperçus au détour d’une rue, jamais parler, jamais toucher. En cette nuit où la lune, pleine et belle colorait l’univers d’une vision ténébreuse mais d’une magnificence à couper le souffle, deux êtres n’ayant rien en commun se contemplaient, jugeaient l’autre par deux yeux aquilins, deux yeux aux réverbérations sombres lançant des éclairs d’illuminations. Le jeune ange, plus femme qu’homme, ayant des monts de plaisir et des arabesques de bonheur émit un léger son. Une phrase se forma dans l’air cristallin se cognant entre les murs sales du bar de quartier. Un bruit pur, aérien comme une plume d’une colombe venant de s’envoler dans l’azur du ciel d’été entre les nuages cotonneux. « Ce sera une Vodka Cooler pour moi, s’il vous plaît. ». Le destructeur s’amusa de cette jeune fille, ses cheveux noirs d’encre telle une mer profonde aux vagues intenses, se mouvant dans l’immensité de ces eaux rempli de créatures aquatiques, dangereuses et mortelles. Le requin de sa gueule ouverte tapi dans un coin, caché par les algues verdoyantes, gluantes, attendait patiemment qu’une proie vienne, vagabondant tranquillement avant de la gober, de la tuer ne laissant que des os broyés sur le chemin de l’enfer, dans le sable ivoirin qui possédait cette vaste étendue de flot. Tel était Nazar, la main baladeuse, les doigts s’insinuant, serpent aux écailles émeraude où le soleil flamboyait de ses éclats de feu. L’attention amère, dure, cassante où le désir se sentait comme une ponctuation de souffre dans le gel et le froid du lieu recouvert de débris, de saletés. « Ah ! Et votre nom aussi, si c’est possible. ». Révélation d’une nuit, d’un soir, l’ange devint une fée, grande aux ailes étoilées, majestueuses et ayant le courage de grands guerriers, samouraïs partant sur le sentier de la guerre, les tambours aux aguets et les généraux au repos. « On ne m’appelle pas, on ne me voit pas… Je suis un être vagabond sur une terre damnée. Ivan est le nom que je porte en certaines occasions… De noms de famille je n’en ai point. ». Une mystification en ce soir de tristesse, de colère, de pensées noirs, d’envies mortelles pour quiconque s’approcherait encore de l’assassin. Pas elle cependant ; la jeune fleur aux épines instables, aux orbes pénétrantes et au corps vénusien, aux harmonies étrangères, exotiques appelant en écho les pulsions de l’homme qui serra son verre. Ses phalanges blanchirent alors que son inclinaison grossi plus encore aux fantasmes, pensées impures et néfastes. Le monstre changea de place, s’installant à côté de la jeune, et, son visage tout contre son oreille, sa peau ivoirienne, douce comme la soie, il lui dit d’une voix rauque, grondante presque. « Peut-être il y a-t-il autre chose que vous voulez savoir à propos de moi. De ce que je suis… ». Il laissa au silence le temps de s’installer, de planer, il laissa au silence le temps de créer un nouveau monde, un nouvel univers où la débauche, le plaisir aurait toute sa place, où il sentirait cette peau satinée sous ses mains, désir l’envahissant alors d’une profonde litanie, un psaume venu tout droit de l’Eden.

« Etes-vous bien installé dans ce siège antique, inconfortable, laid comme Quasimodo ? Je peux vous proposer de venir dans une chambre vierge qui nous accueillerait à bras ouvert pour un moment délicieux. Car… ». Car il avait besoin de sa compagnie, il avait besoin d’une femme à ses proches côtés en cette nuit glauque où ses sentiments risquaient de l’assaillir comme les flèches de ses ennemis, de ses cauchemars le poursuivant sans cesse, des pattes velus, des têtes difformes où tombaient des yeux, de la salive dégoulinant sur un sol aux cadavres répugnants, produits de l’enfer même. La solitude, terrible maux que ressentait quotidiennement le monstre au visage saint, s’introduisait telles des aiguilles chauffées à blanc dans son organisme le laissant à l’agonie, la brulure s’insinuant pernicieusement dans son être tout entier. Il prit alors la main de la demoiselle, la souleva telle une porcelaine précieuse devant ses yeux de braise avant de la porter à ses lèvres, avant-gout, prémices sensuels à venir.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Anonymous

Faites place à la vedette
Invité
MessageSujet: Re: "Tu sais ce qu'il y a de si affreux quand on meurt, c'est que l'on est complétement seul" "Tu sais ce qu'il y a de si affreux quand on meurt, c'est que l'on est complétement seul" EmptyJeu 23 Mai - 17:30

J'archive "Tu sais ce qu'il y a de si affreux quand on meurt, c'est que l'on est complétement seul" 1823284050
Revenir en haut Aller en bas

Faites place à la vedette
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: "Tu sais ce qu'il y a de si affreux quand on meurt, c'est que l'on est complétement seul" "Tu sais ce qu'il y a de si affreux quand on meurt, c'est que l'on est complétement seul" Empty

Revenir en haut Aller en bas
 

"Tu sais ce qu'il y a de si affreux quand on meurt, c'est que l'on est complétement seul"

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Quelle est cette étrange sensation ?... |Pv Vivaldi [Hentaï]
» Un p'tit bain... Et plus? [ Seiko ♥ ] -Hentaï-
» Quand deux corps s'enflâme [Pv Mafuyu Nekokami ][Hentaï]
» Mes yeux ne sont pas si bas... regarde un peu plus haut ça marchera peut-être mieux entre nous. (suite) //+18// //HENTAÏ//

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Pixie Dust ::  :: Vieux RP-