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Et si j'oublie des mots, réapprends-les moi ♔ Avec Jim Vide
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 Et si j'oublie des mots, réapprends-les moi ♔ Avec Jim

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MessageSujet: Et si j'oublie des mots, réapprends-les moi ♔ Avec Jim Et si j'oublie des mots, réapprends-les moi ♔ Avec Jim EmptyDim 17 Fév - 23:33

Nous appelons émotion une chute brusque de la conscience dans le magique
Jean-Paul Sartre

Le vide devant elle, à perte de vue. S’y jeter volontairement, et espérer. Croire, se projeter. Un saut pour oublier.
« Ne pars pas, reste avec moi… »
Ses doigts qui se referment sur son poignet. Peut-être une promesse, ou seulement une parenthèse. L’accélération du pouls, l’envie qu’il la touche encore, ses baisers en tatouage sur son cou, des fleurs à l’encre noire. Il la retint dans une captivité consentie, l’appela son trésor. Et si elle le laissait la dépenser, la consumer, et si à la fin elle n’était plus qu’un coffre vide ?
« … Sentir ta respiration contre mon torse, ton cœur palpiter sous mes doigts. »
Impossible de se souvenir de ce qu’il avait dit, les mots s’étaient enfuis. Ses doigts effleurèrent sa gorge, semblaient battre un rythme éphémère comme les ailes d’un papillon. Ou alors elle confondait, elle se trompait. L’instant était entouré d’un nuage vaporeux d’incertitude. Sous ses doigts. S’il refermait la main brusquement, son cœur serait… Mais il ne le ferait pas, bien sûr ! Elle eut l’impression d’étouffer, de mourir de chaud. Elle se retourna vivement, se remit à genoux devant lui pour scruter son visage. Il ne le ferait pas…
« Je veux te montrer à quel point je t’aime. »
Un murmure, que peut-être elle venait de rêver. Elle se trompait, elle n’avait pas vu ses lèvres remuer. On n’est pas censé répondre à un songe, une fois que l’on est éveillé…

« Mademoiselle ? »
Tara leva le regard vers un jeune homme pour le moins sportif qui l’observait comme s’il essayait de la secouer des yeux.
« Je vous disais que j'ai votre harnais de sécurité. »
En effet, il tenait à la main un assemblage de cordes plates reliées entre elles par des éléments en métal. Tara s’était laissée hypnotiser par le vide et en avait oublié l’objet de leur visite. Jim était non loin, sourire satisfait et sûr de lui en bannière. Irréel, tellement il était beau sous ce soleil horizontal. Elle attendait ses sarcasmes, ses petites plaisanteries qui la mettraient au défi. Portant de nouveau son attention sur le moniteur, elle lui adressa un sourire et acquiesça. Il commença à s’affairer, passant les sangles du harnais autour d’elle. Elle s’attacha les cheveux et prit un air détaché.
« Vous… Vous pratiquez souvent ce sport, je suppose, monsieur ? »
Le jeune homme sourit. Il voyait où elle voulait en venir, à n’en pas douter.
« A deux ça fait moins peur, vous verrez ! »
Elle le gratifia d’un sourire qui se voulait assuré, et se mit à observer le moindre de ses gestes, de crainte qu’il oublie de serrer une des sangles. Elle jeta un nouveau coup d’œil à Jim.
« A deux, nous serons aussi bien plus lourds, non ? »
Elle avait seulement murmuré car Jim approchait et elle ne voulait pas qu’il l’entende. Elle ne voulait pas qu’il pense qu’elle avait peur. Le moniteur se mit à rire et trouva sans doute amusant de ne pas lui répondre et de se contenter d’un haussement de sourcils qui inquiéta légèrement Tara.
« Voilà, maintenant je vous attache ensemble, et ce sera enfin l’heure du grand saut ! »
Oh, son air guilleret et nonchalant commençait à agacer Tara ! Elle serra les dents sur le bout de sa langue pour éviter de répondre quelque chose de piquant et d’alarmé, qui aurait eu pour seul effet celui de déclencher l’hilarité des deux hommes. Pour couronner le tout, comme elle était plus petite que Jim, c’était elle qui allait se retrouver au front ! Le moniteur la plaça en effet de sorte à ce que son dos soit contre le torse de Jim. C’est ce dernier qui allait piloter, ce en quoi Tara vit un peu de machisme de la part du moniteur, alors qu’il s’agissait seulement d’une question de position.
« Je trouve, déclara la demoiselle à l’adresse de Jim dès que le moniteur se fût éloigné, que c’est moi qui devrais conduire. Après tout, je suis celle de nous deux qui avais l’habitude de voler naturellement, si on y réfléchit bien. Tu vas certainement trouver le moyen de nous faire nous écraser contre l’une des falaises, et comme je suis à l’avant, c’est mon visage d’humaine qui va être tout à fait défiguré ! »
Elle voulut se retourner pour regarder Jim, mais ses mouvement furent entravés par les liens qui la maintenaient dos à lui. Elle poussa une exclamation rageuse à cette constatation, et croisa les bras, avec la désagréable impression que ce qui allait survenir bientôt se ferait sans qu’elle n’y soit pour rien.
« As-tu seulement une vague idée de la manière dont on pilote cet engin ? Ce n’est pas exactement un surf solaire… Oh, et quand je pense à tous les risque que tu prenais… Et la technologie de ces humains est bien moins évoluée que celle dont tu avais l’habitude, tu le dis toi-même !... » Elle décroisa les bras en sursautant, puis ajouta le plus calmement possible : « Mais je n’ai pas peur du tout, ce n’est pas ce que je veux dire. Je m’assure simplement que tu sais ce que tu fais… »
Elle se tut, sentant bien que, plus elle parlait, plus elle allait donner à Jim matière à se moquer d’elle. Droit devant eux, c’était l’immensité en creux. Elle avait eu vite fait de constater qu’une humaine ne vole pas : elle s’écrase lamentablement, et souffre de sa chute pendant des jours. Son entrée dans ce monde nouveau avait d’ailleurs débuté par une chute à travers une vitre depuis le haut d’un immeuble. Alors, vous me demandez si elle allait sauter volontairement dans le vide, à présent ? Je vous réponds qu’elle-même n’en savait rien. Pour l’heure, elle essayait de songer à autre chose. Il lui fallait dédramatiser la situation. Cela lui demandait de la concentration, ce dont elle manquait cruellement lorsqu’elle sentait Jim si proche, tout contre elle. Cela lui rappelait inéluctablement la façon dont il l’avait tenue contre lui dans la cuisine. Ils étaient assis par terre, elle avait chaud et…
« Mais j’y pense ! dit-elle en retrouvant le sourire prestement. Je pourrais t’obliger à être très gentil avec moi, désormais… Parce que si je décide de t’embêter, j’en ai vraiment les moyens, vois-tu ! Si je sautille ainsi (elle sautilla sur place, secouant les liens qui les maintenaient collés), ou si je décide d’avancer, tu dois me suivre, n’est-ce pas ? Le moniteur a dit qu’à deux c’était plus facile, mais je pourrais bien faire de ta vie un enfer, mon chou ! »
Elle se mit à rire face à sa propre tentative d’ajouter quelque chose de machiavélique et d’inquiétant au fond de sa voix. Le moniteur revint, réexpliqua quelques détails au sujet de la navigation du parapente, auxquels Tara se montra extrêmement attentive. Il annonça ensuite que tout était prêt. Instinctivement, la jeune femme eut un mouvement de recul. Elle eut bien la confirmation que Jim se trouvait derrière elle, et, malgré le harnais et les objets inconfortables qui les entouraient, Tara sentit que le corps de son ami était bien décidé à aller de l’avant, détendu et impatient tandis que ses propres jambes voulaient flancher.
« Mon chou… Tu sais que j’aurais accepté de regarder des films d’action toute la soirée, si c’est de l’adrénaline dont tu as absolument besoin ? »
Elle pensa à Bruce Willis et à leur canapé. Elle savait qu’elle était beaucoup plus courageuse du temps où elle était une polymorphe. A l’époque, elle avait surtout énormément moins de choses à perdre qu’aujourd’hui.

« Je veux te montrer à quel point je t’aime. »
Un murmure, que peut-être elle venait de rêver. Elle se trompait, elle n’avait pas vu ses lèvres remuer. On n’est pas censé répondre à un songe, une fois que l’on est éveillé. Elle posa sa main sur son torse, sentit son cœur palpiter sous ses doigts. Il était bien réel, pourtant. Elle ferma sa main sur son t-shirt, s’y agrippa avec l’impression de basculer dans le vide. Ce qui tombe est voué à se briser, qui ne sait pas cela ? Mais dans un rêve… Dans un rêve, l’impression de tomber ne vient que d’un battement de cœur oublié. Le cœur s’arrête une seconde, l’âme s’égare, et on se réveille.
« Je… »

« Vous pouvez y aller ! »
Tara sursauta au moment où il fallut prendre son élan, laissant ses souvenirs là où ils étaient, s’en extirpant avec perplexité. Le décor de la cuisine s’évanouit en fleurs décolorées, les mots qu’elle avait peut-être prononcés se turent dans son esprit puisque ce n’était pas le moment de les invoquer. Elle ne se souvenait plus de rien. Le vide devant elle, à perte de vue. S’y jeter volontairement, et espérer. Croire, se projeter. Un saut pour oublier.

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MessageSujet: Re: Et si j'oublie des mots, réapprends-les moi ♔ Avec Jim Et si j'oublie des mots, réapprends-les moi ♔ Avec Jim EmptyLun 18 Fév - 4:18

Tara Ҩ Jim
«Tu me donnes des ailes. »


Tout semble tellement irréel quand on y pense.
Surtout lorsqu’on revient à la réalité, à la vie de tous les jours. C’est comme si on devait faire abstraction de ce qu’il s’était passé…
On s’est engueulé parce que, comme d’habitude j’ai joué aux imbéciles…
Et puis j’ai pleuré, me montrant faible. Ô ce n’est pas un défaut, loin de là, mais il est vrai que je n’aime pas montrer mes failles. Je préfère être le Jim rassurant. Je pense qu’elle est assez fragile comme ça pour en plus lui mettre mes états d’âme sur son dos.
Je l’ai supplié de rester auprès de moi et elle l’a fait…
Je me souviens de son corps près du mien, de sa peau sous mes doigts alors que je la serre un peu plus contre moi.
Cela ressemble à un songe, une idéalisation de ce que devrait être le bonheur.
J’ai lu dans l’un des livre de Tara que « c’est plein de disputes un bonheur »… Et aussi étrange que cela puisse paraitre, je serais prêt à me disputer beaucoup de fois si je savais que cela me conduirait à cette tendre fin.
Enfin j’aimerais tout de même qu’on arrive à des moments comme celui-ci sans la violence de propos qu’on ne pense pas… Mais il semblerait que cela fasse partie de mon quotidien. Je ne peux avoir de bonheur sans souffrance…

Je regarde le paysage environnant alors que le vent caresse doucement mon visage. Je trépigne tout bonnement d’impatience. Lorsque j’avais vu ces personnes flotter dans le ciel, semblant tellement gros pour des oiseaux, lorsque j’ai vu que c’était des hommes je savais que je devais faire ça. Cela me manque tellement, le surf solaire. Voler au grès du vent, tourbillonner dans les nuages, se laisser tomber comme si on perdait le contrôle, mais ce n’est qu’une illusion.
Cela me manquait tellement de ressentir cela, l’adrénaline, la liberté. Enfin j’ai vite remarqué les limites de ce que cette découverte humaine apportait mais c’est toujours mieux que rien. Même le simple fait de voler, de se laisser emporter au grès du vent devrais me rassasier comparé à un arrêt si soudain. En fait, voler est pour moi comme une drogue, et lorsqu’on me fait arrêter aussi rapidement, aussi soudainement il est normal que je sois sur les nerfs… Enfin j’exagère sûrement mais bon…
Je regarde la fille en train de m’expliquer comment cela marche, une jolie brune qui ne cesse de me sourire, caressant ses cheveux de façon sensuelle. Oui, elle pourrait parfaitement me plaire.
Pendant qu’elle parle, je lance parfois des regards à Tara alors qu’un jeune homme s’occupe d’elle. Ma mâchoire se crispe… Pourquoi c’est lui qui doit s’occuper d’elle… Je n’aime pas sa façon d’être aussi proche d’elle… Puis soudain je réalise ce qu’il se passe… De la jalousie… Je suis en train de ressentir ce que Tara me reproche… Et encore il ne fait que lui parler… Et si jamais il venait à l’embrasser… Je crois que j’irais lui foutre mon poing dans sa belle gueule… OK pas super civilisé et au final je sais que ça ne se passeras pas…
Je plisse de nouveau les yeux à cause du soleil, reportant mon attention sur la jeune femme qui ne cesse de me sourire… Bon sang, à croire que celui-ci est figé. Pourtant elle est mignonne, très mignonne… Je sais exactement ce qu’il faut faire là. La complimenter, passer une main dans ses cheveux rebelles avec lequel le vent joue sans cesse. Rire un peu en se présentant. Se mordre la lèvre doucement et faire l’homme gêné… Ce genre d’action marche à tous les coups.
Une fois que la fille ait finit ses explications et bien serré mes sangles, elle me regarde en se mordant la lèvre inférieure me tendant un bout de papier.
- Ca… C’est mon numéro si jamais…
Je souris doucement, lâchant même un petit alors que je regarde de nouveau Tara. Nos regards se croisent et je lui souris comme un idiot. Je regarde de nouveau la brune puis son numéro.
- Je… C’est très gentil de votre part mais je ne suis pas intéressé.
Je ne fais pas attention à sa mine outrée alors que je passe à côté d’elle, m’approchant de Tara.
Finalement j’entends le moniteur rire… Qu’est ce qui peut bien le faire rire autant…
J’avance près de Tara, regardant d’un mauvais œil le moniteur, comme si je lui montrais qu’elle était à moi… C’est idiot non ? Et je suis heureux de penser que Tara ne remarquera rien.
- Voilà, maintenant je vous attache ensemble, et ce sera enfin l’heure du grand saut !
Je souris grandement en entendant ça. Finalement, je l’aime bien ! Je me colle finalement à Tara alors que le moniteur s’active à nous attacher ensemble. Je pose mes mains sur ses épaules en souriant grandement. Dire que je l’ai embarqué là-dedans j’en reviens toujours pas.
- Je trouve que c’est moi qui devrais conduire. Après tout, je suis celle de nous deux qui avais l’habitude de voler naturellement, si on y réfléchit bien. Tu vas certainement trouver le moyen de nous faire nous écraser contre l’une des falaises, et comme je suis à l’avant, c’est mon visage d’humaine qui va être tout à fait défiguré !
Je rigole doucement surtout lorsqu’elle s’agite et qu’elle finit par se rendre compte que non, elle ne pourra pas trop se retourner… Je pose mon menton contre son épaule, soufflant doucement à son oreille.
- Non, car justement tu n’as pas l’habitude des contraintes. Les objets sont des contraintes en soit… Moi j’ai l’habitude. Et pour ce qui est de la falaise, je ne lui permettrais pas de te faire du mal.
Je pose un léger baiser sur la joue pour la rassurer
- As-tu seulement une vague idée de la manière dont on pilote cet engin ? Ce n’est pas exactement un surf solaire… Oh, et quand je pense à tous les risque que tu prenais… Et la technologie de ces humains est bien moins évoluée que celle dont tu avais l’habitude, tu le dis toi-même !... Mais je n’ai pas peur du tout, ce n’est pas ce que je veux dire. Je m’assure simplement que tu sais ce que tu fais…
Mon sourire ne cesse de s’agrandir en l’entendant. Ô non pourquoi elle s’arrête de parler… Elle sait parfaitement que je vais me moquer d’elle. Mais qui aime bien châtie bien non ?
Je me dis que c’est quinze minutes de vol environs vont être bien passionnant.
- Bien sûre que je sais piloter cet engin… Enfin… Il me semble…
Je finis par éclater de rire, imaginant déjà la décomposition de son visage alors que je lui dis cela. Je suis vraiment trop méchant.
- Mais j’y pense ! Je pourrais t’obliger à être très gentil avec moi, désormais… Parce que si je décide de t’embêter, j’en ai vraiment les moyens, vois-tu ! Si je sautille ainsi, elle s’exécute et je hausse les sourcils alors que je sautille comme un idiot avec elle, ou si je décide d’avancer, tu dois me suivre, n’est-ce pas ? Le moniteur a dit qu’à deux c’était plus facile, mais je pourrais bien faire de ta vie un enfer, mon chou !
Elle se met à rire et je souris grandement. Quel rire diabolique bon sang ! Je me penche de nouveau, murmurant à son oreille :
- Bon sang ! Qu’avez-vous fait de ma précieuse Tara, habituellement si douce avec moi ?
Je souris de nouveau et relève la tête alors que le moniteur revient. C’est bientôt l’heure de voler ! Pfiou, j’aurais presque envie de sautiller à mon tours comme un enfant !
- Mon chou… Tu sais que j’aurais accepté de regarder des films d’action toute la soirée, si c’est de l’adrénaline dont tu as absolument besoin.
Un rire franc m’échappe mais je ne réponds rien. Non, ce ne serait pas suffisant, depuis que j’ai trouvé cette merveille je veux absolument essayer.
- Vous pouvez y aller !
Je la sens sursauter mais je tente de l’apaiser avec une légère caresse sur l’épaule.
- N’ai pas peur, tant que tu seras avec moi, tu n’auras rien à craindre.
L’élan, le sol foulant le pied alors que je ne rêve que d’une chose, ne plus du tout sentir la terre. Je veux flirter avec le vent, j’ai besoin de ça bon sang !
Et alors que j’ai l’impression que ça dure une éternité, enfin, un dernier souffle, un dernier pas et c’est le saut. Au début c’est la chute, légère et pourtant rapide. J’éclate de rire alors que je me retrouve ! Et puis, tout se stabilise.
En fait, tout flotte, que ce soit le temps, que ce soit le paysage ou encore nous. Nous sommes qu’un petit point en l’air, il n’y a rien entre nous et le sol et je trouve ça encore plus impressionnant que le surf solaire.
Ca ne ressemble à rien d’autre. Les couleurs se délimite parfaitement, ce qui semble être un dégradé, mariant les couleurs de la nature est coupé si nettement dans le ciel. Même les immeubles là-bas semblent irréels.
- As-t-on avis, où est notre chez nous ?...
Je souris me demandant si au final elle m’entant mais je pense que oui. Je frissonne doucement de plaisir. Bon sang, là je me sens bien. Je suis libre, pas de contrainte, rien autour de nous et c’est juste parfait. Car oui, Tara est avec moi. Je pense que ça doit lui manquer de voler, je dois avouer que je ne sais même pas ce qui lui manque vraiment maintenant qu’elle est humaine… Moi qui ne cesse de me plaindre bordel je suis pathétique…
- Parle-moi Tara… Dis-moi ce que tu vois… Ce que tu ressens petite métamorphe ?
Je souris en me mordant la lèvre. Oui pour une fois c’est elle que je veux entendre parler sans cesse, je veux la connaitre encore et toujours. Je veux voir le monde du point de vue la jolie blonde.
Je veux voir le monde qui se déverse dans ses yeux et je veux me noyer dans son bonheur.
fiche par century sex.


Dernière édition par Jim Hawkins le Lun 25 Fév - 5:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Et si j'oublie des mots, réapprends-les moi ♔ Avec Jim Et si j'oublie des mots, réapprends-les moi ♔ Avec Jim EmptyMar 19 Fév - 23:03

Je buvais à pleins verres les étoiles
Guillaume Apollinaire

L’amour est une maladie contagieuse. Ne voyez pas dans cette déclaration la reprise d’un topos littéraire éminemment rabâché. L’amour, c’est littéralement une maladie contagieuse. Au Moyen-âge, les plus grands médecins pensaient même pouvoir y trouver des remèdes. Potions et filtres pour ne plus avoir mal, essences naturelles d’oubli dans des alambiques ondulés. La mononucléose, aussi appelée « maladie du bisou », se transmet par contact direct avec l’amoureux, ou, pour les très jeunes enfants, par partage du même jouet baveux. L’amour, lui, se propage par un échange de regards. L’image de l’être aimé s’imprime dans le cerveau en traversant les globes oculaires dès le premier coup d’œil. Le coup de foudre, quant à lui, n’est rien d’autre qu’un microbe géant qui vous glisse sous les paupières à un moment non-opportun. La mélancolie naît d’un sentiment de non-réciprocité de la maladie. C’est l’un des symptômes noirs de cette pathologie. Si celui qui vous a transmis le virus a lui-même été contaminé par quelqu’un d’autre avant de croiser votre regard, vous deviendrez comme invisible à ses yeux, alors que vous ne verrez plus que lui. C’est sans doute cet effet indésirable que Jessica, jolie brunette et monitrice de parapente sur les falaises de Spacegreen Cross, ressentit vis-à-vis de Jim lorsque le jeune homme déclina sa proposition d’échanger leurs numéros de téléphone.
« C’est gentil de votre part mais je ne suis pas intéressé. »
Jessica chercha à sourire, comme pour dire « C’est pas grave ». Le jeune homme tourna la tête, et elle sentit bien que dès cet instant elle disparut de son champ de vision, de ses pensées, de ses souvenirs. Il regardait une jeune blonde aux airs ingénus dont était en train de s’occuper Ethan, son collègue. Il fallait donc que ce soit cette petite créature visiblement maladroite qui retienne l’attention de cet Apollon au sourire ravageur ? Décidément, l’amour est aveugle, songea Jessica en rangeant dans sa poche son numéro de téléphone esseulé. Sans un regard pour elle, le jeune homme s’éloigna pour rejoindre l’objet de ses regards. Il était contaminé, sans doute. Ethan les attacha tous les deux ensemble, tandis qu’ils discutaient avec entrain et que la jeune femme semblait parler sans discontinuer. Jessica observa que, plus elle parlait, plus son compagnon souriait, et, quand il avait l’air de la taquiner, de vouloir l’embêter, son regard se teintait pourtant de lueurs douces et colorées. La demoiselle, quant à elle, n’avait pas l’air rassurée, trépignait, faisait de grands gestes désorganisés en parlant, et malgré toute cette exubérance Jessica pouvait au moins lui concéder le fait qu’elle paraissait amusante et spontanée. C’est sur ces quelques réflexions, et après avoir ravalé sa déception, que Jessica rejoignit Ethan, une fois que celui-ci avait déclaré que les deux maladifs pouvaient s’envoler.
« Je te parie un restau’ que la fille va se dégonfler », déclara Ethan lorsque Jessica fut près de lui.
La jeune femme sourit et secoua la tête doucement, ses boucles brunes sautillant en cadence.
« Pari tenu ! Il va la motiver, tu vas voir… »
Ethan sourit aussi, discrètement. Il avait échangé quelques phrases avec la jolie blonde. Suffisamment pour remarquer qu’elle n’est pas si trouillarde que cela. Les gens qui n’ont pas l’intention de sauter ne se laissent même pas passer le harnais. Ethan regardait Jessica du coin de l’œil. Il n’en revenait pas d’avoir gagné un dîner au restaurant aussi facilement avec une fille tellement… tellement contagieuse !

Tara s’apprêtait à répliquer, mais Jim posa un baiser sur sa joue, se penchant par-dessus son épaule. Elle ferma les yeux alors qu’un petit soupire de contentement lui échappa. Elle trouvait cela injuste que son compagnon mette un point final à leurs conversations en employant des moyens aussi déloyaux, mais, en tant que grande adoratrice des bisous, elle se montrait généralement bonne perdante face à cet argument. Le baiser, c’est le sirop qui combat la mélancolie. Remporter un baiser, c’est en soi une petite victoire sur la maladie. Mais il s’agit d’un sirop mellifluent, si doux que son sucre coagule en cristaux sur le goulot de la bouteille, et vous avez tendance à en redemander, à souhaiter être malade pour rester au lit toute la journée jusqu’à ce qu’il n’en reste plus une goutte, jusqu’à ce que vous vous en soyez rendu ivre.
« Bien sûr que je sais piloter cet engin… Enfin… Il me semble… »
Tara s’était laissée envahir par la douce chaleur que son remède avait insinuée en elle. C’est le rire sonore et enthousiaste de Jim qui la secoua un peu, plus que le ton de sa voix qui, en temps normal, l’aurait certainement inquiétée puis piquée à vif.
« Oh non, mon chou, tu n’arriveras pas à me faire paniquer ! Cela te procurerait trop de plaisir et me ferait gaspiller de l’énergie… Je vais plutôt déposer en toi une confiance aveugle », déclara-t-elle d’une voix douce et engourdie. Puis, après une seconde de réflexion, elle ajouta : « Cela dit, si j’ai l’impression que tu n’y connais rien, j’aurai tôt fait de prendre les rênes moi-même ! »
Elle sourit à ses propres décisions, trouvant que cultiver l’ataraxie était une preuve de grande maturité.
« Bon sang ! Qu’avez-vous fait à ma précieuse Tara, habituellement si douce avec moi ? »
L’emphase et le vouvoiement qu’employa Jim la firent rire, mais quand elle songea à la réponse à cette question, elle sentit les effets du sirop-bisou s’estomper, et la mélancolie refaire surface. Cette Tara toute douce, peut-être bien qu’il l’avait laissée au milieu de la cuisine, atterrée, dès l’instant où il avait embrassé une autre fille sous ses yeux. Oui, peut-être était-elle toujours là-bas, tremblante et fiévreuse, en colère et outragée. Tara l’avait mise de côté, du moins pour le moment. Sans cela, elle serait incapable de s’empêcher de pleurer. Actuellement, Jim s’adressait à une partie d’elle partiellement anesthésiée qui jouait la carte de l’amnésie pour ne pas avoir à souffrir au souvenir du baiser langoureux échangé entre son Jim et une étrangère d’une nuit. Elle avala sa salive, et courut après son sourire, qu’elle réussit à rattraper de justesse avant qu’il ne s’envole. Elle était bien aise que Jim se trouve dans son dos, et qu’il n’ait donc pas pu constater ce sensible changement de visage de sa part. Elle n’eut besoin que d’un petit effort supplémentaire pour emprunter ce ton de voix enjoué qu’elle jouait si bien.
« Et vous, qui êtes-vous monsieur ? Je ne connais pas de Jim qui ait l’habitude des contraintes et qui accepte de s’y soumettre ! »
L’instant d’après le signal de départ fut lancé. Ils allaient voir si leurs ailes géantes acceptaient de se déployer pour eux ou non. Jim passa ses mains sur ses épaules en une petite caresse qui se voulait rassurante. Vaccin anti-panique qui l’empêcha de vouloir faire demi-tour. Ils avancèrent à une vitesse indéfinie dont elle ne compta pas les pas. Jusqu’au néant, jusqu’à l’absence de repères. Ils tombent. Une seconde à peine, mais la sensation est horrible. Jim éclate de rire. Son rire repousserait un orage. Mais ils tombent, elle le sent, ils tombent et elle est là, bras ballants, impuissante, ils… Il tombe. Encore une fois, et elle ne peut rien pour lui. Il n’a conscience de rien. La dernière fois, déjà, elle avait remarqué qu’il tombait bien avant que lui-même ne s’en aperçoive. Ils étaient tombés dans les profondeurs de la nuit et étaient arrivés ici. Elle, métamorphosée une dernière fois, et seule, perdue. Mais ce n’était rien en comparaison au désespoir qu’elle avait éprouvé en n’ayant pas réussi à le sauver. Aujourd’hui… Un idée lui vint, dans sa chute : ils étaient arrivés sur cette planète à cause du même genre d’engin. Si c’est une chute qui sert de passage d’un univers à l’autre, alors, peut-être que…
« Non ! »
Elle avait eu l’impression de crier de toutes ses forces, pourtant son hurlement fit à peine le bruit d’un pas dans la neige. La seconde d’après, ils étaient sauvés. Ils volaient. Tara leva les mains devant ses yeux. Toujours dix doigts. Le soulagement ôta alors un immense poids de ses épaules. Elle fit glisser sa main derrière elle, cherchant Jim à tâtons. Il était toujours bien installé dans son dos. Il lui demanda de lui parler, de lui dire ce qu’elle ressentait, peut-être inquiet de son silence persistant.
« J’ai… J’ai cru… C’est idiot, j’ai eu très peur », avoua-t-elle finalement avant de retirer sa main de la jambe de Jim.
Elle se souvint alors qu’il lui avait posé une question à laquelle son mutisme et sa stupéfaction l’avaient empêchée de répondre. Lorsque les battements de son cœur affolé s’espacèrent un peu, elle tourna la tête à gauche et à droite, scrutant le ciel au-dessus d’eux, ainsi que la voile largement déployée qui se gonflait fièrement de ce vent aérien. Elle ne voulait pas encore regarder en bas.
« C’est ici, chez moi, c’est avec toi… »
Ainsi ne pouvait-elle pas s’imaginer ailleurs. Si cette dernière chute avait duré plus d’une seconde, et si par hasard cela avait inversé le sortilège, alors, ils seraient retournés sur Mandragore. Jim aurait une quinzaine d’année et Tara serait de nouveau un polymorphe. Impalpable. Muette. Incapable de lui dire… Elle repensa à l’épisode de la cuisine. Si elle redevenait un polymorphe maintenant, elle ne réussirait jamais à lui dire qu’elle l’aime aussi.

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MessageSujet: Re: Et si j'oublie des mots, réapprends-les moi ♔ Avec Jim Et si j'oublie des mots, réapprends-les moi ♔ Avec Jim EmptyMer 20 Fév - 14:33

Tara Ҩ Jim
«Tu me donnes des ailes. »


Flottement.
Tous flottent.
C’est comme si le temps lui-même s’arrêtait pour laisser place à la beauté tout simplement.
J’ai le cœur qui se serre en voyant cela. C’est incroyable mais ça me remonte le moral. Ô pas que je l’avais bas, non en ce moment je dirais que tout vas bien. Un peu trop d’ailleurs.
La visite de Sansa au garage m’a fait un bien fou. J’avais besoin de parler assez librement, j’avais besoin de dire des choses que les deux autres femmes de ma vie ne peuvent pas spécialement entendre. Et puis, elle aussi avait besoin de parler… Ensemble on est de vraie pipelette voilà tout. La chose différente avec Sansa c’est que je la vois comme une sœur, une personne sur qui je pourrais toujours compter, une fille qui ne cessera de me sermonner mais qui au final, m’acceptera tel que je suis…
Avec Tara je crois que c’est la même chose, en un sens. Mais cela va bien au-delà d’une amitié fraternelle. J’ai parfois envie d’elle d’une façon démesurée, d’une façon maladive. Je me dis que je ne devrais pas être ainsi, que je ne devrais pas la tourmenter d’avantage mais c’est tout simplement impossible pour moi de la laisser partir.
C’est souvent fiévreux que je finis dans ses bras. Lorsqu’elle me prend dans ses bras, me murmure des phrases douces.
C’est étrange de décrire cela par la fièvre… Température maladive dont on souhaite impérativement se débarrasser…
Mais cette fièvre là je ne m’en débarrasserai pour rien au monde.
Pourquoi le voudrais-je ? Ça nous consume, c’est maladif, on a chaud, on frissonne, notre respiration est courte, on tremble… C’est vouloir se rapprocher un peu trop près du soleil, qui ne se brûlerait pas les ailes dans de telle condition. En fait, ça fait mal, terriblement mal mais cela prouve que je suis vivant, que je suis encore en pleine possession de mes moyens en quelque sorte.

Mais revenons à l’instant présent où une autre fièvre m’enivre. Enfin ce n’est pas totalement ça… Car pour l’instant nous sommes encore sur la terre ferme avec Tara. Mais cela ne durera pas bien longtemps.
Je ne cesse de la taquiner, je la travaille en quelque sorte et lorsque je l’entends me répondre aussi sûre d’elle je ne peux que sourire comme un idiot. Je ne sais même pas si elle s’en rend compte mais je la vois grandir chaque jour. Elle devient de plus en plus forte, combattante, hargneuse et j’adore tout simplement la voir s’épanouir ainsi.
- Cela dit, si j’ai l’impression que tu n’y connais rien, j’aurai tôt fait de prendre les rênes moi-même !
- Non non non, c’est moi le pilote tu n’oserais pas me retirer ça tout de même, je demande avec un ton un peu trop enjoué.
Et puis entendre son rire, ça n’a pas de prix. Je lui demande ce qu’elle a fait de ma précieuse Tara et c’est comme si elle me la rendait avec ce rire. Mais je sens bien son silence et je me demande à quoi elle peut bien penser. Peut-être se rend-elle compte elle aussi qu’en un sens elle a changé. Enfin je ne voulais pas qu’elle réfléchisse trop à mon ânerie.
- Et vous, qui êtes-vous monsieur ? Je ne connais pas de Jim qui ait l’habitude des contraintes et qui accepte de s’y soumettre !
Je me mords la lèvre inférieure en souriant, m’approchant de son oreille avant de murmurer :
- Il faut parfois se soumettre, déposer les armes et renoncer à un peu de liberté pour avoir ce qu’on désire.
Je me demande moi-même si je ne dévie pas un peu du sujet… Sûrement que si. Depuis la dernière fois je tente de me montrer plus sage, moins fougueux, moins tempétueux et moins séducteur. J’ai même rejeté une fille il y a même pas cinq minutes. Ô je ne veux pas de médaille ou quoi que ce soit, ce n’est vraiment pas ce que je veux dire. Ce que je ressens c’est qu’enfin je fais moins l’idiot. Enfin bon, je ne vanterais pas de cela auprès de Tara mais je me plais à croire que j’arrive à faire des efforts pour elle. Ce n’est même pas des efforts au final, il me fallait juste quelque chose pour me calmer… Et voir Tara aussi en colère, le fait de l’avoir presque perdue… Et bien c’est un sacré coup de fouet croyez moi.
Cette fois, nous sommes dans l’instant le plus enivrant.
Celle de la chute… Oui ce n’est pas logique, non je n’aime pas tomber, mais c’est tellement enivrant de sentir son corps chuter et croyant que la mort n’est que l’ultime solution… Mais non ! Bon c’est un peu gamin de penser ainsi non ? Mais je m’en moque, lorsqu’il s’agit de voler je suis un véritable enfant. Je redeviens en quelque sorte celui que j’ai toujours été.
Je me souviens aussi de cette chute, celle qui nous a emmenés dans ce monde. La chute la plus fatale en quelque sorte, et pourtant je ne la regrette pas, ou moins je dirais. La technologie est minable, le monde est sombre, et j’ai perdu tellement de personne… Mais à côté de ça il y a Tara. La polimorphe qui ne cesse de veiller sur moi-même dans ce monde. Qu’est-ce que je ferais si elle redevenait polimorphe ? Elle ne pourrait plus me parler, je ne pourrais plus entendre le jolie son de sa voix ou alors le tintement de son rire.
La chute continue, elle semble si courte, et pourtant si longue.
- Non !
J’entends son léger cris et me dis qu’il est peut-être temps d’arrêter de jouer avec elle, si bien que soudainement je stop.
Flottement.
Tous flottent, le temps, l’espace, nous.
Je sens les mains de Tara me chercher si bien que je souffle :
- Je suis là Tara.
Et je finis par lui demander comment elle se sent, ce qu’elle ressent surtout.
- J’ai… J’ai cru… C’est idiot, j’ai eu très peur.
Je souris doucement.
- Tu sais très bien que je serais toujours là pour te protéger, je te l’ai promis Tara.
J’affiche un grand sourire, me disant que c’est dommage qu’elle ne puisse me voir car j’aimerais mieux la rassurer que ça.
J’observe le paysage. C’est magnifique. Je suis vraiment heureux de pouvoir faire ça, tellement. Il est vrai que je me sens limiter, au final avec cet engin on ne peut rien faire si ce n’est se laisser porter au grès du vent. Je ne peux diriger cet engin vers la ville, flotter au-dessus des buildings, monter plus haut afin de caresser les nuages… Non, c’est une chute en douceur, lente et sans possibilités de mouvements. Enfin, je m’en contenterais, voler n’a pas de prix après tout.
- C’est ici, chez moi, c’est avec toi…
Mon regard se porte sur la crinière blonde en face de moi alors que je me sens rougir… Oui tant mieux qu’elle ne puisse me voir finalement… Et puis de toute façon, elle a promis à John Silver de veiller sur moi, je lui ai promis de veiller sur elle. Au final tous les deux nous sommes de grands orphelins et sans l’autre on est rien tout simplement.
- Je suis désolé…
Ca sort tout seul, comme un cheveu dans la soupe… Pourquoi est-ce que je dis ça moi…
- Je sais que je ne suis pas parfait et j’aimerais pouvoir t’offrir tellement plus que des promesses. Je ne mérite pas que tu sois ainsi avec moi… Mais je ressens la même chose… Je n’ai pas besoin de me cacher avec toi… Au final c’est nous contre le monde hein ?
Je souris en pensant à cela. A deux on est plus fort n’est-ce pas. Enfin ce n’est peut-être pas le moment de parler ainsi mais je ne sais pas, peut être que de ne pas voir son regard déçu m’aide à parler sans trop de crainte je dirais.
Flottement.
Tous flottent, les nuages, les mots, nous.

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MessageSujet: Re: Et si j'oublie des mots, réapprends-les moi ♔ Avec Jim Et si j'oublie des mots, réapprends-les moi ♔ Avec Jim EmptySam 23 Fév - 19:56

Liberté et fatalité sont deux contraintes ; vues de loin, c’est une seule volonté.
Charles Baudelaire

Il fit voleter un murmure dont le plumage effleura son oreille et frissonna sur son cou, et ce drôle d’oiseau sifflait la liberté et la cage, comme si les deux n’était pas antithétiques.
« Il faut parfois se soumettre, déposer les armes et renoncer à un peu de liberté pour avoir ce qu’on désire. »
Elle se demanda s’il ne lui faisait pas la leçon. Certes, elle n’avait pas de quoi être fière. Sa jalousie, son tempérament colérique, tout cela risquait à tout instant de faire s’élever entre eux des barreaux de glace. Tara n’avait malgré cela jamais possédé le moindre armement, elle n’avait jamais tenté d’offensive contre Jim. Elle n’avait aucune arme à déposer, et, sa liberté, il y a certains jours où elle la regardait comme une pauvre étrangère essoufflée venue de trop loin. Avait-elle pour autant ce qu’elle désirait ? Pas tout à fait, un jour sur deux, presque jamais la nuit, de temps en temps c’était une promesse de « plus tard », et parfois l’espoir était réduit à néant. Peut-être alors que Jim parlait de lui ? Elle chercha le sens de la phrase à travers les feuillages obscurcis de son cœur. Hélas ! l’espiègle volatile trouva refuge dans une clairière dont elle ignorait le chemin, et y chanta de loin, cherchant peut-être à la narguer. Elle aurait souhaité n’être pas attachée, pouvoir se retourner et observer dans le scintillement serein et franc du regard de son ami une lueur de réponse. Elle le savait, Jim élevait parfois des barricades autour de son cœur, au sommet desquelles soufflait un vent révolutionnaire qui la faisait frémir. Il lui faisait si bien comprendre qu’il était libre, il lui montrait si souvent qu’il n’appartenait à personne, qu’elle avait fini par entonner la même rengaine et par appeler « liberté » les horribles supplices qu’elle s’infligeait à elle-même à chaque fois qu’elle se taisait, qu’elle supportait, qu’elle lui cédait sa fierté et sa sensibilité, pour qu’il se sente libre. Voici ce qui importait. S’il abandonnait la barricade, cependant… S’il déposait les armes, peut-être… Oui, s’il déposait les armes, elle serait l’adversaire la plus douce et l’ennemie la plus compréhensive, elle soignerait les blessures qu’elle lui a peut-être elle-même infligées, elle se ferait pardonner ses assauts et ses humeurs inégales, tous les feux qu’elle a allumés autour… Il n’était pas l’heure d’y songer cependant.

Ils volent, inexplicablement, par une magie miraculeuse que ce frêle engin a semble-t-il invoquée pour ne pas s’écraser piteusement. La voile rouge en demi-lune avait pris toute son ampleur au-dessus de leurs têtes. Une bannière hautaine sur un fond bleu clair, et les oiseaux en passant non loin devaient les observer comme s’ils étaient des pirates, sans aucun droit d’être là.
« Tu sais très bien que je serai toujours là pour te protéger, je te l’ai promis Tara. »
Elle sourit pour lui mais le vide fut le seul témoin de cette réaction.
« Merci. Merci, mon chou… Et moi ? Le sais-tu que je serai toujours là ? »
Elle regardait loin devant elle, à l’endroit où le ciel passait d’un bleu timide à un rose languissant. Il y avait un peu d’anxiété dans sa voix. Elle voulait le regarder pour lui parler. Ne pas voir les expression qui passaient dans ses yeux, c’était trop difficile. Le soleil oblique dessinait des ombres ocres sur les visages des falaises environnantes. En bas, plus loin, c’était la ville, qui paraissait calme et immobile sous ce jour qui allait en s’effaçant. Elle voulait le toucher, passer ses bras autour de son cou, se retenir à lui. Les nuages effilés saupoudraient le ciel de pollen blanc sur lequel ricochaient les fiers rayons du soleil. Tout était si apaisé, comme profondément immuable. Même l’air que l’on respirait était doucement fatigué et parfaitement tranquille.
« Je suis désolé… »
Elle prêta l’oreille, étonnée comme s’il venait de la réveiller au petit matin. De quoi pouvait-il bien être désolé encore ?
« Je sais que je ne suis pas parfait et j’aimerais pouvoir t’offrir tellement plus que des promesses. Je ne mérite pas que tu sois ainsi avec moi… Mais je ressens la même chose… Je n’ai pas besoin de me cacher avec toi… Au final c’est nous contre le monde hein ? »
Elle fermait les yeux, comme pour écouter très attentivement le son de sa voix auquel se mêlait le bruit du vent céleste. Nous contre le monde… Jolis mots, belles pensées… Interdiction formelle de s’y attacher.
« Voudrais-tu me faire une autre promesse, Jim ? demanda-t-elle en parlant à reculons. Te serait-il possible… de ne pas me forcer à te dire des choses cruelles ? Parce que… Je le sais qu’il n’y a pas vraiment de « nous », ou du moins pas comme je l’espèrerais. Nous sommes trois, n’est-ce pas ? Avec… Elle serra les poings, craignant la réaction de Jim au prochain mot qu’elle allait prononcer. Avec Kathlynn… J’ai compris, je ne suis pas fâchée ! Ce n’est pas cela… Mais… Pourrais-tu ne pas l’oublier ? Ne pas me donner l’illusion que c’est juste toi et moi ? Je ne veux pas avoir à faire semblant… Plus maintenant… »
Oh, c’était le pire endroit au monde pour avoir une telle conversation ! Entre ciel et terre, sans le moindre repère spatial… S’il se fâchait, s’il lui criait après, elle serait obligée de l’écouter, elle ne pourrait pas fuir. S’il était malheureux de ses paroles, il pourrait bien lâcher prise… Les faire s’écraser plus bas. Tout à coup, elle eut l’impression de manquer d’air. Elle porta ses mains à sa poitrine et passa ses doigts sur les sangles qui la gardaient contre Jim. Elle avait toujours aimé voler, l’impression de flottement que cela procurait. Ce n’était plus exactement la même chose aujourd’hui. Elle sentait bien qu’elle n’était plus faite pour cela. Tous ses mouvements étaient entravés, alors que voler était normalement signe de liberté… Elle chercha du secours auprès des vagues orangées du ciel.
« Mon chéri, que dirais-tu si je te demandais de redescendre, à présent ? Le paysage est vraiment magnifique et l’idée même de s’envoler est incroyable mais… S’il te plait ? »
Elle ne comptait pas sur sa piètre argumentation pour convaincre Jim de redescendre sur la terre ferme, mais peut-être perçut-il un peu de détresse dans la voix de Tara, si bien qu’il ne se fit pas prier. Quelques minutes plus tard, ils touchaient terre. Tara ne sentait plus ses jambes, elle était complètement déboussolée. Elle attendit impatiemment que Jim la détache, s’entortillant les doigts en entendant les éléments métalliques cliqueter les uns contre les autres à mesure que son ami défaisait les liens qui les retenaient attachés. Dès qu’il eut fini, elle se retourna vivement vers lui, sourire aux lèvres, le regard animé d’une gaieté soudaine. Elle posa ses mains sur ses épaules et se rapprocha de lui sans le quitter des yeux.
« Me le diras-tu, un jour ? Est-ce que tu me diras ce que tu désires vraiment ? »
Un vent plus violent se leva, le genre de vent qui donne envie de rire aux éclats. Tara sentit des frissons parcourir tout son corps, et elle était émue sans savoir pourquoi. Elle dégagea les mèches de cheveux qui lui barraient la vue, comme le vent n’avait eu besoin que d’un bourrasque pour la décoiffer. Elle ne regardait que les yeux de Jim, brouillés de gris et de vert, et sans les quitter elle avait pourtant la sensation de n’avoir jamais aussi bien contemplé les falaises qu’en cet instant où elle scrutait ses iris.
« Me le diras-tu ? », répéta-t-elle plus doucement, à bout de souffle tandis que son cœur faisait un si grand bruit.
Son regard fut cependant attiré par quelque chose, derrière Jim. C’était rouge et c’était soulevé par le vent capricieux. Tara fut tentée de ne rien dire, de courir et de le laisser seul, pour le regarder se débrouiller avec cela. La voile se souleva de plus belle, Jim ne voyait rien. On aurait dit une vague immense et écarlate. La jeune femme sourit, sentant quelque chose de frénétique et de purement espiègle monter en elle. Elle abaissa le regard, pour que Jim n’y voit pas la flamme de malice qui venait de s’y allumer. Elle se blottit contre lui et cacha son visage dans son cou. Elle compta les secondes jusqu’à ce que la vague s’abatte sur eux et les fasse disparaître aux yeux du monde. Elle pouvait presque entendre le bruit d’une vague déferlante s’écrasant contre un rocher. La voile passa pourtant au-dessus de leur têtes en toute légèreté, et les entoura bientôt. Elle regarda le rouge tout autour d’eux et prit un air étonné.
« Bravo, cher professionnel du parapente ! Je vois que la voile t’obéit merveilleusement bien ! », lança-t-elle par provocation avant de s’éloigner de quelques pas sous la toile. Elle se mit à rire, puis se retourna et étendit les bras devant elle, cherchant la sortie.

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MessageSujet: Re: Et si j'oublie des mots, réapprends-les moi ♔ Avec Jim Et si j'oublie des mots, réapprends-les moi ♔ Avec Jim EmptyDim 24 Fév - 0:48

Tara Ҩ Jim
«Tu me donnes des ailes. »


Le ciel s’étend à perte de vu.
Tout est tellement grand, tellement immense. C’est une infinité bleu qui s’étant devant moi et cela me rassure de me dire que ce monde ne se limite pas à cette simple ville. Il y a autre chose que Fantasia Hill.
J’aimerais parfois partir à l’aventure, partir et peut être ne jamais revenir, mais pour une fois je ne suis pas seul. Pour une fois j’ai besoin d’une certaine stabilité et il semblerait que ce sort m’aide dans cette quête.
J’ai un travail, un logement et puis, des personnes qui comptent beaucoup pour moi.
C’est une nouvelle aventure qui s’offre à moi, une aventure ou je ne suis pas seul. C’est étrange et enivrant à la fois. Vivre seul au final c’est assez éreintant. Je crois que c’est le pire des fardeaux, la plus grande malédiction que de se retrouver seul. C’est comme si au final, nous ne sommes pas assez bien, ou alors que nous ne pensons pas comme les autres… Personne ne nous correspond et on est tout simplement un insecte qu’il faut écraser au plus vite.
Mais je ne suis plus seul, c’est finis. Je dois prendre soin de ce qui m’entoure. Je dois prendre soin des personnes auxquels je tiens.
Des personnes auxquels je fais des promesses. Je veux tout faire pour les tenir mais pourrais-je vraiment le faire ?
Je serais toujours là pour elle, mais le serais-je vraiment ? Après tout, un jour elle pourrait se lasser et m’abandonner à son tour. Je ne pourrais rien, je mériterais qu’elle parte… En fait je ne la mérite pas tout simplement…
- Merci. Merci, mon chou…
Pour quoi ? Pour me montrer aussi horrible avec toi, pour te promettre d’être là alors que je ne cesse de rompre cette promesse lorsque je la quitte ne serait-ce que cinq minutes. Pourquoi je me sens aussi coupable tout d’un coup…
- Et moi ? Le sais-tu que je serai toujours là ?
Je me mords la lèvre inférieure, fermant les yeux alors que je frissonne doucement. Elle vient de dire exactement ce que j’avais besoin d’entendre… S’en rend-elle seulement compte ? Je ne me rends même pas compte du doute, je n’en veux pas… Je veux croire en elle, je veux croire en cette promesse qui semble presque perdue d’avance et pourtant que je ferais en sorte de tenir du mieux que je peux…
- Voudrais-tu me faire une autre promesse, Jim ?
Je rouvre les yeux plus sérieux que jamais.
- Bien sûre…
- Te serait-il possible… de ne pas me forcer à te dire des choses cruelles ?
Mon cœur se serre déjà… Je crois que c’est impossible car je suis ainsi, quelqu’un à blamer.
- Parce que… Je le sais qu’il n’y a pas vraiment de « nous », ou du moins pas comme je l’espèrerais. Nous sommes trois, n’est-ce pas ? Avec… Avec Kathlynn… J’ai compris, je ne suis pas fâchée ! Ce n’est pas cela… Mais… Pourrais-tu ne pas l’oublier ? Ne pas me donner l’illusion que c’est juste toi et moi ? Je ne veux pas avoir à faire semblant… Plus maintenant…
Je regarde droit devant moi l’immensité alors que c’est mots font de nouveau mouche… Elle a raison. Parce que je suis un idiot qui ne sait qui choisir entre le trésor et l’étoile… Parce que je suis le plus chanceux car ses deux femmes sont là pour moi en retour et je ne fais que les faire souffrir… Mais qu’entend-elle lorsqu’elle dit qu’elle ne veut plus faire semblant ? Est-elle si fatiguée que je l’ai tout simplement perdu ? Déjà ?...
- Je cesserais donc si c’est ce que tu désires… Je ne l’oublie pas… Mais je pensais que lorsque l’on est tous les deux tu préférais que je sois avec toi, totalement. Mais dis-moi ce que je dois faire ?... Qu’est-ce que je dois faire pour cesser de te faire souffrir ? Je ne le fais pas exprès… Vraiment et même lorsque je tente de te faire plaisir il semblerait que je sois incapable de te rendre heureuse…
C’est affreux, c’est terrible et même si on ne tombe pas j’ai l’impression de chuter. Pourquoi faut-il que je sois un abruti franchement ?
Je ne suis plus aussi excité par cette aventure, pas après ce que j’entends… C’est stupide mais j’aurais envie de courir dans ma chambre et de m’enfermer comme un enfant… Encore la fuite, mais elle a raison au final. Cela m’empêche de fuir. Je ne peux éviter le sujet indéfiniment. C’est maintenant que nous devons en parler…
- Nous ne sommes pas trois… Je suis seul, et mon cœur est deux, c’est différent… Merci de me rappeler qu’au final c’est moi contre le monde…
Voilà que je deviens méchant, sans vraiment le vouloir, mais c’est ainsi. Je suis de nouveau seul…
- Mon chéri, que dirais-tu si je te demandais de redescendre, à présent ?
- Je te dirais, tout ce que tu veux…
- Le paysage est vraiment magnifique et l’idée même de s’envoler est incroyable mais… S’il te plait ?
Elle n’a pas besoin de dire plus, je peux sentir le désespoir de sa voix et cela me suffit amplement à craquer.
On finit par attérir après un temps qui me semble une éternité alors que le silence s’installe. Le silence est d’or, mais ce silence est pesant…
Une fois au sol, je comment à vouloir détacher Tara, lui permettant de me fuir si elle le désire… Mais mes doigts semblent lents, engourdis et j’ai l’impression que chaque lien défaits et un pas de plus vers la torture… Mais elle ne part pas.
Mais non, elle se retourne et me sourit. Je ne comprends plus rien. Je plonge mon regard dans ses yeux bleus et je pourrais tout simplement m’y noyer. Elle semble si heureuse maintenant et ses épaules sur les miennes semblent si sûres d’elle.
- Me le diras-tu, un jour ?
Quoi donc ? Que veut-elle de moi ?
- Est-ce que tu me diras ce que tu désires vraiment ?
Le vent semble se lever soudainement mais je ne dis rien, je n’arrive à rien si ce n’est la regarder sans cesse. Elle ne lâche pas mon regard non plus et ma respiration se fait plus rapide alors que je me sens comme suffoquer.
- Me le diras-tu ?
Sa voix n’est que souffle, si léger comparé à la bourrasque de vent qui vient.
Et soudain le monde devient rouge alors que je vois Tara sourire grandement. Elle vient contre moi et instinctivement je passe mes bras autour d’elle, la serrant un peu plus contre mon torse. Le monde devient encore plus rouge et je me demande ce qu’il se passe. Je regarde au-dessus de nous pour voir la toile nous encerclé, comme pour nous offrir ce moment de liberté. Je souris comme un enfant regardant le monde changer autour de nous. Je regarde Tara alors qu’elle observe notre nouveau monde. Je ne souris que plus, remarquant qu’elle à la même couleur que lorsqu’elle était polimorphe.
- Bravo, cher professionnel du parapente ! Je vois que la voile t’obéit merveilleusement bien !
- Qui te dis que je n’ai pas fait exprès, je demande en souriant.
Elle s’éloigne de moi alors que mon sourire se fane. Mais son rire arrive à ne pas me laisser triste et je la vois avancer à l’aveugle. Quoi, elle veut déjà sortir ?
Je m’avance vers elle, la contournant pour me placer devant elle. Je la regarde de nouveau dans les yeux alors que ma main vient placer une mèche rebelle derrière son oreille.
- Tu m’as posé une question il me semble… Je te dirais tout ce que tu veux entendre… Je… Je désire beaucoup trop… Je désire la douceur, la beauté… Je désire les caresses, être rassurer par une voix douce. Je désire ne plus être un sale con qui ne cesse de te faire souffrir, être un homme meilleur. Je désire me repentir. Je désire avoir un cœur et non cette sorte d’organe qui est totalement détruit… Je désire le bonheur tout en le fuyant, la liberté. Je désire tout, tout en enviant le monde. Mais tu te trompes de question car ce que je désire ne compte guère… La bonne question est qu’est-ce que je mérite ?...
Je pose ma main sur sa joue, la caressant doucement avec mon pouce.
- La réponse est rien… Rien… Je ne mérite rien alors qu’importe ce que je désire…
Je souffle doucement, ne la quittant pas du regard alors que je me mords la lèvre inférieure.
- Et toi… Me diras-tu ce que tu désires ?...
Si cela peut m’aider à me repentir… Mais qu’est-ce que je raconte franchement. Ce n’est même pas pour moi que je veux faire ça, mais pour elle… Elle ne me demande presque rien, elle ne se plaint presque jamais et j’ai l’impression d’être le pire des hommes pour elle.
Je pose mon front contre le sien alors que je ferme les yeux, m’approchant un peu plus d’elle si bien que je peux sentir son T-shirt, flottant au grès du vent, contre mon torse. Les yeux toujours fermés je murmure doucement :
- Que désires-tu ?
Son parfum m’enivre, sa peau m’électrise, ses cheveux me chatouillent et je fais tout pour que chaque détail reste encré dans ma mémoire. Ma main glisse sur sa nuque, attirant son visage un peu plus vers le mien et mes lèvres finirent par se poser tendrement sur les siennes. Le temps reste en suspens alors que mes doigts se crispent doucement. Je reste un moment ainsi, je ne veux pas que ça s’arrête. C’est d’abord en douceur, mais plus le temps prend de nouveau place, plus je suis envieux, désireux et pressant auprès d’elle.
Je finis par cesser, par manque de souffle mais je garde les yeux fermés.
- Pardon… Je... Tu n'en voulais peut être pas...
Je me mords la lèvre inférieure nerveusement.
- Il semble que j’ai oublié quelque chose d’important dans ce que je désire…
J’ouvre les yeux, plongeant mon regard dans le sien alors que mon nez caresse le sien doucement, comme un bisou esquimau qui m’électrise bien plus que d’habitude.
- Je te désire toi…
C’est aussi simple que ça… J’ai le cœur en bordel, la tête en vrac et je suis juste un mec détruit mais c’est ainsi… Je désire ce que je ne pourrais avoir parce que je suis un idiot et que je ne la mérite pas…
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MessageSujet: Re: Et si j'oublie des mots, réapprends-les moi ♔ Avec Jim Et si j'oublie des mots, réapprends-les moi ♔ Avec Jim EmptyLun 25 Fév - 23:25

« Je ne peux pas te dire ce que tu dois faire, mon chou, répondit-elle d’une voix douce. Je n’ai pas le droit de t’influencer. »
Elle ne trouva pas assez vite les bons mots pour lui dire qu’il se trompait, que, vraiment, il la rendait heureuse, et elle sentit bien que le trop tard décrédibiliserait les protestations qu’elle réussirait à émettre. Elle n’était pas malheureuse pour autant, loin de là. Fatiguée, seulement. Epuisée de faire semblant, d’oublier, de tourner la tête pour ne pas voir, de jouer la carte de l’hypocrisie en faisant comme s’ils étaient seuls au monde alors qu’ils étaient trois et que Jim ne choisissait pas.
« Nous ne sommes pas trois… Je suis seul, et mon cœur est deux, c’est différent… »
Est-ce bien cela ? Attendait-elle de lui qu’il décide de s’arracher un lobe de son cœur et qu’il le regarde s’arrêter de battre en solitaire, tout giclé d’un sang à l’agonie ? Pouvait-elle soupirer après une telle barbarie ? Finalement, elle était la plus hypocrite des deux, si elle lui disait ne pas vouloir l’influencer mais qu’elle lui faisait comprendre méchamment que, s’il ne la choisissait pas, elle se verrait forcée de disparaître.
« Merci de me rappeler qu’au final c’est moi contre le monde… »
Oh, et lui, avait-il le droit de mentir ainsi ? Avait-il le droit de la blesser, de l’accuser de trahison, d’abandon ? Pouvait-il oublier avec quel enthousiasme et quelle énergie elle avait toujours tâché d’être de son côté ? Elle l’avait consolé, rassuré, elle lui avait donné toute sa tendresse, toute son attention, jusqu’à son cœur lui-même. Jusqu’à s’oublier à son profit. C’était donc oublié. Elle regarda le vide au milieu des falaises et le trouva plus rempli que celui que Jim venait de creuser dans son cœur, comme une fosse béante attendant son funèbre contenu. Elle voulut trouver des larmes à dépenser, prix salé pour un soulagement de pacotille, mais rien ne vint. La douleur la laissa immobile, comme dépossédée d’elle-même. La conviction qu’elle ne méritait pas de telles paroles la secoua à peine. Elle se défendit un peu tout de même, d’une voix blanche et automatique.
« Tu es injuste, et… Et j’espère que tu dis cela seulement pour me faire du mal, et non parce que tu es vraiment convaincu que je t’ai abandonné… »
Elle avala sa salive avec difficulté, toussa, et demanda finalement à redescendre, puisqu’il lui semblait que l’altitude faisait pression sur sa poitrine et que les sangles du harnais de sécurité lui donnaient le vertige. Au cour de leur catabase, elle observa un silence plombé et lui trouva une silhouette disgracieuse. Elle n’était pas habituée à ne pas communiquer avec Jim. Elle estima que c’était absurde, que cela aurait été presque drôle, si ce n’était pas si triste. Elle décida de congédier cette créature difforme qui faisait écran entre eux.
« Veux-tu croire que je ne t’abandonnerai jamais ? Qu’il faudrait, pour te débarrasser de moi, que tu me traînes au fond d’un désert et que tu effaces tes pas sur le sable pour que je ne te retrouve pas ? Si tu souhaitais que je te déteste, tu devrais me l’ordonner, me tyranniser jusqu’à ce que j’y consente, mais peut-être mourrais-je de désespoir avant de céder... Oh oui, je boirais un flacon entier de désespoir avant de te haïr, et je prierais pour m’étouffer avec plutôt que de t’obéir », ajouta-t-elle à mi-voix, comme si elle se parlait davantage à elle-même qu’à Jim. « Ah, terre enfin ! Détache-moi, je n’en peux plus. »
Elle tressaillait en effet frénétiquement, trop impatiente de se réconcilier avec son ami. Jim, pour sa part, dut penser qu’elle allait le fuir. Il mit un temps infini à la détacher, voyant peut-être dans ce geste un terrible présage. Tara le détrompa dès que possible, se tournant vers lui pour lui sourire et se serrer dans ses bras volontairement, et mieux que ne l’avaient fait les liens de leur harnachement dont ils venaient de se débarrasser. Ils restèrent dans cette position jusqu’à ce que la voile du parapente forme un cocon autour d’eux, et que leur monde devînt un écrin d’écarlate. Elle s’éloigna finalement sur un rire enthousiaste pour trouver le bord de la voile, mais Jim la rattrapa et lui barra le passage. Elle rit de plus belle et chercha à l’esquiver, puisqu’elle pensait qu’il faisait cela pour l’embêter.
« Tu m’as posé une question il me semble… »
Vraiment ? Elle l’avait déjà oubliée. Elle arrêta de gigoter et se laissa faire lorsqu’il passa une main dans ses cheveux, décidant de ne pas lui dire qu’il était inutile et vain d’essayer de la recoiffer.
« Je désire beaucoup trop… Je désire la douceur, la beauté… Je désire les caresses, être rassuré par une voix douce. Je désire ne plus être un sale con qui ne cesse de te faire souffrir, être un homme meilleur. Je désire me repentir. »
« Tu ne me fais… », amorça-t-elle pour le détromper, sans succès.
« Je désire avoir un cœur et non cette sorte d’organe qui est totalement détruit, poursuivit-il puisqu’il avait visiblement des choses à dire et qu’il lui fallait les dire maintenant. Je désire le bonheur tout en le fuyant, la liberté. Je désire tout, tout en enviant le monde. Mais tu te trompes de question car ce que je désire ne compte guère… La bonne question est qu’est-ce que je mérite... »
Il avait un air calme et sûr de lui qui imposa à Tara de l’écouter avec sérieux.
« La réponse est rien… Rien… Je ne mérite rien alors qu’importe ce que je désire… Et toi… Me diras-tu ce que tu désires ?... »
Elle saisit toute l’irréalité de la situation dans la simple vibration de la voix de son ami, qui produisait sur elle un effet singulier, un alanguissement qui s’insinuait en elle comme un épais poison dans ses veines. Le vert de ses yeux paraissait presque brun incandescent, mouvementé et vital, comme le rouge de leur ciel y miroitait doucement. Elle demeura charmée un instant, décontenancée, s’interrogeant sur la drôle d’idée qu’elle avait eue de lancer un tel sujet de conversation. Elle regarda le sol. Compter les brins d’herbe était une tâche sacrée qui venait subitement de lui être confiée par une entité supérieure. Oui, je vous l’assure.
« Tu ne mérites rien, commença-t-elle presque timidement, si c’est là ton opinion de toi-même… Je crois que tu mérites tout ce que tu viens de dire, que tu le mérites vraiment. Parce que quand je te regarde, je vois quelqu’un de merveilleux, et je voudrais que tu te vois une fois avec mes yeux. Tu comprendrais que tu mérites d’être heureux, à présent, que c’est ton tour maintenant. »
Elle se rapprocha un peu de lui et lui caressa la joue, suivant un tracé précis qui s’arrêta au coin des lèvres. Elle laissa retomber sa main le long de son corps, car cela lui rappela la dernière question du jeune homme. Elle voulait qu’il croit qu’elle l’a oubliée. Elle recula d’un pas, très lentement, sans omettre de sourire, pour qu’il ne considère pas cela comme une fuite. Jim, cependant, devait avoir fini par connaître par cœur les astuces de sa compagne, et il tint bond.
« Que désires-tu ? », répéta-t-il en se rapprochant de nouveau.
Elle devina qu’elle aurait dû s’échapper de plus belle. Se défendre, au moins. Contre-attaquer face à ce regard attendrissant et toujours paré de cet éclat de certitude surprenante. Appeler sa volonté morale au secours, quand il fit glisser sa main sur sa nuque et que des frissons s’en allèrent par myriades courir le long de son dos. Ah, est-ce qu’autant de faiblesse était envisageable !
« Les moniteurs vont probablement venir nous chercher… Ils ne mettront pas très longtemps à nous repérer… avec ce rouge… »
Elle se demanda si de tels miaulements en guise de protestation seraient pris en compte par le jeune homme, mais elle en douta lorsqu’elle le vit fermer les yeux et poser son front contre le sien. Depuis le temps qu’elle vivait avec lui, elle détectait assez facilement les messages subliminaux qu’il lui envoyait parfois. Ici, il fallait comprendre : « Chut, Tara, écoute comme tout est calme quand tu ne dis pas de bêtises ». Peut-être sur-interprétait-elle un peu, mais le visage reposé de Jim l’invitait à se taire et à se détendre. Elle se concentra sur leurs respirations. Celle de Jim, profonde, comme s’il se concentrait, envoyait un souffle tiède et entêtant sur les joues de Tara. Elle expirait par la bouche, pour faire le moins de bruit possible, et n’osait plus bouger, de peur qu’un mouvement fasse se décider Jim pour telle ou telle option qui semblait mystérieusement l’occuper en silence. Elle crut n’avoir vraiment pas failli à sa tâche, étant demeurée statufiée, mais cependant le jeune homme finit par sortir de son recueillement et guida son visage vers le sien, jusqu’à ce que leurs souffles se rencontrent et qu’il appuie tendrement ses lèvres sur les siennes. Il pressentit peut-être l’idée de Tara, qui, une seconde, envisagea de reculer vivement pour s’arracher à lui, mais qui fut dissuadée en sentant les doigts de Jim s’entremêler un peu plus à ses cheveux, et sa bouche happer ses lèvres, lentement, mais avec suffisamment de conviction pour que la jeune femme renonce à la folie de se montrer farouchement raisonnable en un tel instant.
« Pardon… Je... Tu n'en voulais peut être pas... »
Tara battit des cils, perplexe, ne sachant pas à quel moment il s’était finalement détaché d’elle. Elle vivait cet éloignement comme un manque et elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait.
« Il semble que j’ai oublié quelque chose d’important dans ce que je désire… »
Il était si près, son regard était démesuré, il occupait tout l’espace, elle ne voyait que lui, elle était fascinée.
« Je te désire toi… »
Elle jeta un regard éperdu autour d’elle. Peut-être que l’extrémité de la toile n’était pas loin, peut-être qu’elle n’aurait besoin que de tendre le bras pour la soulever et les faire sortir d’ici. Mais le rouge s’étendait autour d’eux jusqu’au confins du monde. Que répondre à cela ? Elle voulait… Oh, voilà un verbe à bannir dès maintenant de son vocabulaire ! Faire comme si elle n’avait pas entendu ? Alors que cela criait, que cela brûlait ! S’indigner ? Pourquoi ? Pourquoi, puisqu’elle ne ressentait aucune colère, seulement une perte d’équilibre ?
« Peut-être que je n’en voulais pas, murmura-t-elle enfin par-dessus le tumulte de son cœur, mais si tout n’est qu’affaire d’excuses, alors… »
Elle glissa sa main dans la sienne, avec une prudence et une délicatesse qui lui donnaient l’illusion de maîtriser la situation qui déraillait, et entremêla ses doigts aux siens. Elle se rapprocha de lui, un centimètre à peine les séparait, et le regarda dans les yeux alors qu’un mince sourire passa sur son visage, plein d’appréhension et de tendresse.
« Toutes mes excuses », souffla-t-elle sur ses lèvres.
Elle demeura en suspend à fleur de peau, se laissant envahir par une impression de tension et d’envie, lui rendit son bisou esquimau, et puis inclina la tête pour poser ses lèvres sur son cou. Elle y posa quelques baisers qui avaient une texture différente de d’habitude, parce que parfois elle l’embrassait dans un élan d’affection candide, ou encore, avec pour simple objectif celui de le chatouiller. Tout était tellement différent. Elle resserra sa main dans la sienne et se colla contre lui, poussée par une force inconnue qui lui faisait tourner la tête.
« Je te prie de me pardonner », ronronna-t-elle à son oreille en souriant.
Sa main libre traça un dessin imaginaire le long de son dos, jusqu’à ce qu’elle trouve le bas de son t-shirt. Elle y resta hésitante, l’anticipation et l’imagination travaillant plus vite qu’elle et la faisant rougir. Elle se laissa le temps d’y songer, l’occasion illusoire d’y renoncer, et occupa les secondes qui riaient à interroger Jim du regard. Elle se mit sur la pointe des pieds et sa main qui tenait la sienne la relâcha pour trouver ancrage sur sa nuque. Il lui semblait que tout tournait autour d’eux et que cependant rien n’avait d’importance que leur étreinte, que leurs respirations un peu courtes qui se caressaient. Elle souleva le t-shirt de quelques centimètres à peine pour effleurer le bas de son dos du bout des doigts. Electrisée, elle le lâcha et recula, sans le quitter des yeux mais elle arborait maintenant un air indécis et troublé.
« Je suis confuse. »
Et cette fois c’était plutôt un aveu qu’une fausse excuse.


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MessageSujet: Re: Et si j'oublie des mots, réapprends-les moi ♔ Avec Jim Et si j'oublie des mots, réapprends-les moi ♔ Avec Jim EmptyMar 26 Fév - 12:17

Tara Ҩ Jim
«Tu me donnes des ailes. »


Je ne devrais pas être aussi dur avec elle. Je ne le fais vraiment pas exprès.
Cela sort tout seul parce que c’est ce que je suis au final, seul contre le monde. Et il en a toujours été ainsi…
Je ne veux même pas faire de reproche à Tara, de ce point de vu là elle a toujours été irréprochable. Je suis cruel avec elle alors qu’elle est toujours là pour moi. Je ne suis pas seul… Et pourtant je ne cesse de croire que je le suis. Je n’arrive pas à croire que je puisse être aussi chanceux. Non je ne crois pas en ma bonne étoile, je ne crois en rien, pas même en moi-même.
Et je n’y crois tellement pas que, même lorsque c’est là, juste sous mes yeux, je ne vois rien. Je détruis tout sur mon passage car c’est ainsi que je vois les choses, je n’ai droit à rien.
- Tu es injuste…
Oui, elle a parfaitement raison, je suis stupide…
- Et… Et j’espère que tu dis cela seulement pour me faire du mal, et non parce que tu es vraiment convaincu que je t’ai abandonné…
Pardon !
Mes yeux s’ouvrent grandement à l’entente de cela… Dans le but de lui faire du mal… Pourquoi suis-je toujours ainsi avec elle ? A croire que je ne sais absolument pas comment agir. Moi, vouloir lui faire du mal, c’est insensé, et qu’elle puisse le penser est encore pire. Je ne fais pas cela pour la blesser, encore moins en pensant qu’elle m’ait abandonné.
Cela me fait terriblement mal au cœur, j’ai presque envie de vomir devant ma monstruosité alors qu’elle semble si fragile, qu’elle est toujours là… Elle aurait très bien pu partir cette fois-là, alors que j’étais tout simplement mourant par terre… Bon d’accord, j’exagère sur le mourant, mais elle serait partie, cela aurait eu le même effet.
Je n’arrive même pas à lui répondre, ce qui doit être pire… Elle peut s’imaginer tellement de chose dans ce silence, des choses affreuses alors que moi, je me blâme pour mon manque de tact, pour ma mauvaise conscience des mots. Même si elle parle depuis peu, c’est fou comme elle semble mieux les maîtriser que moi. Peut-être parce qu’elle comprend plus leurs ampleurs tandis que je les ais toujours connus.
Elle me demande alors de descendre et le moins que je puisse faire, c’est de l’écouter et de faire ce qu’elle me demande.
Le silence semble si lourd, je me sens mal. Je me trouve affreux, terrible, horrible, mesquin et tellement de mot pourrait convenir à ma laideur en ce moment même.
- Veux-tu croire que je ne t’abandonnerai jamais ?
Non… Ne parle pas, je sais déjà ce que tu vas me dire… Pitié…
- Qu’il faudrait, pour te débarrasser de moi que tu me traînes au fond d’un désert et que tu effaces tes pas sur le sable pour que je ne te retrouve pas ?
Quelle idée idiote, pourquoi je ne voudrais pas qu’elle me retrouve…
- Si tu souhaitais que je te déteste, tu devrais me l’ordonner, me tyranniser jusqu’à ce que j’y consente, mais peut-être mourrais-je de désespoir avant de céder…
C’est déjà ce que je fais, je te tyrannise et te tue à petit feu et ça me rend malade…
- Oh oui, je boirais un flacon entier de désespoir avant de tehaïr, et je prierais pour m’étouffer plutôt que de t’obéir.
C’est moi qui bois le désespoir le ressens-tu seulement.
- Ah, terre enfin ! Détache-moi, je n’en peux plus.
Mon cœur se serre un peu plus… Encore une fois elle me dit qu’elle n’en peut plus. Je détache petit à petit les liens, comme si cela représentait notre amitié, notre amour, notre envie d’être ensemble, tout se défait bien trop rapidement à mon goût et elle va tout simplement finir par m’échapper.
Mais non, elle ne s’éloigne pas, au contraire, elle se rapproche et me sourit. Pourquoi ? En quel honneur ?
- Tara, je murmure à peine, une supplication. Je ne crois pas que tu m’ais abandonné, je n’ai jamais cru ça… C’est moi qui t’abandonne sans cesses, qui te détruis et te consume… Je ne pourrais jamais t’abandonner, et même si je le voulais, inconsciemment je te laisserais des indices partout pour que tu me retrouves. C’est ainsi qu’on marche non ? Même si l’on se perd, on se retrouve… Toujours…
Je souris tristement, mais c’est la vérité. Rien que notre aventure dans ce monde le prouve, je l’ai perdu, bien trop longtemps avant de la retrouver pour mon plus grand bonheur.
Puis elle s’éloigne, comme cherchant la sortie alors que je veux profiter de cette prison rouge, de se tissus nous protégeant de ce monde dont on ne connait rien. Je prends même soin de répondre à sa question, elle veut savoir ce que je désire, je lui dirais alors tout ce qu’elle veut savoir. Je n’entends même pas sa protestation lorsque je parle. A quoi bon, je suis sûre de moi.
Je désire beaucoup trop, mais je ne mérite rien. A quoi bon avoir envie lorsqu’on ne peut avoir, c’est comme demander à un hors la loi de rêver de liberté lorsque celle-ci ne lui sera jamais plus offerte.
Elle me regarde avec sérieux et moi je ne la lâche pas des yeux. Même elle je ne la mérite pas et pourtant, elle est toujours là…
Lorsqu’elle baisse le regard, un nouveau serrement de cœur. Je continue de l’observer me demandant bien ce à quoi elle pense maintenant.
- Tu ne mérites rien…
Non… Rien du tout…
- Si c’est là ton opinion de toi-même… Je crois que tu mérites tout ce que tu viens de dire, que tu le mérites vraiment. Parce que quand je te regarde, je vois quelqu’un de merveilleux, et je voudrais que tu te vois une fois avec mes yeux…
Pour voir la misère de façon plus objective ?...
- Tu comprendrais que tu mérites d’être heureux, à présent, que c’est ton tour maintenant.
Je secoue la tête en souriant doucement.
- J’ai une chance inouïe de t’avoir auprès de moi tu le sais ça… Je te laisse tes yeux, car si c’est ce que tu penses de moi, je veux que tu gardes cette vision. Cela semble trop doux à mes oreilles et j’ai du mal à croire en ce qui se passe en ce moment… Je veux tout faire pour te rendre fière.
Une mission que je compte mener à bien dorénavant ! Sa caresse sur ma joue me fait sourire un peu plus, oui, elle a vraiment un don avec moi, et je suis tout le contraire avec elle…
Trop vite à mon goût, elle se recule et je remarque bien qu’elle évite un sujet, ou du moins une question. Pourquoi devrais-je lui dire ce que je désire, pourquoi toujours me plaindre alors qu’elle ne me dit rien, qu’elle reste silencieuse et si mystérieuse.
- Les moniteurs vont probablement venir nous chercher… Ils ne mettront pas très longtemps à nous repérer… avec ce rouge…
Elle tente encore de fuir ou c’est moi ? Non, elle ne veut pas me dire et je ne sais pas pourquoi.
Mon front contre le sien, je me sens tout simplement bien, serein, reposer. Pourquoi ne pas profiter justement de cette cachette ? Je ne veux pas spécialement qu’elle se taise, je veux qu’elle me réponde, mais je crois que je ne saurais pas…
Finalement, je ne sais trop comment j’en arrive là, mais mes lèvres se posent sur les siennes.
Ce n’est pas la première fois qu’on s’embrasse, et pourtant c’est comme si je n’avais toujours rien compris. Je me retrouve encore une fois désemparé, totalement incapable de comprendre ce qu’il m’arrive… Chaque baiser avec elle est unique, et me rend plus fou… C’est ça, je deviens dingue en fait.
Cela ne dure même pas assez longtemps à mon goût, et même Tara semble perplexe, comme si elle ne comprenait pas trop ce qu’il venait de se passer… Je me demande moi-même si je ne viens pas tout simplement de fantasmer ?
Je ne cesse de la regarder, m’excusant et finissant par lui avouer que je désire encore quelque chose, fou que je suis… Elle tout simplement.
Je remarque facilement son affolement et me pince les lèvres… Merde… Voilà, je lui ai fait peur comme un imbécile.
- Peut-être que je n’en voulais pas…
Je le savais…
- Mais si tout n’est qu’affaire d’excuses, alors…
Je fronce les sourcils, me demandant de quoi elle parle. Finalement, je sens sa main se glisser dans la mienne. Je me laisse totalement faire, séduit par cette Tara qui semble si sûre de ce qu’elle est en train de faire. Nos doigts s’emmêlent et instinctivement, mon pouce fait de légers cercles sur sa peau.
Je reste totalement immobile, Tara s’approche de moi et je suis hypnotisé. Je suis incapable de rien. Sa main dans la mienne est là comme pour bien me rappeler que je ne rêve pas.
- Toutes mes excuses.
Encore un froncement de sourcil. Pourquoi ? Elle n’a aucune raison de s’excuser.
Elle est si proche, je ne vois qu’elle. Elle est partout et j’ai l’impression que les rôles sont inversés. Cela n’arrive pas souvent, mais c’est moi la marionnette entre ses mains. C’est moi qui semble fragile et totalement perdu, ne comprenant rien à la situation. Son visage si proche, ses lèvres qui me lance un appel irrésistible alors que son souffle m’enivre.
Nos nez se frôlent avec envie, bon sang je suis en train de devenir fou… Non je crois au final que je l’étais déjà, mais elle fait ressortir cela à merveille. Je me sens incapable du moindre mouvement. Je n’ai qu’une envie, c’est de profiter de ce moment si exquis avec elle.
Je sens soudainement ses lèvres dans mon cou, son souffle caressant doucement ma peau frissonnante. Je ferme les yeux me laissant envahir par l’envie. Je crois qu’elle n’a jamais été ainsi avec moi. Ses baisers ont le goût du désir, de l’envie et la passion.
Je serre sa main telle une bouée de sauvetage, tout ceci est réel. Les yeux fermés j’ai l’impression que tout tournent. Ainsi, je peux la désirer encore plus … C’est possible ?
Lorsqu’elle agit ainsi, la réponse est oui, totalement.
Son corps et si proche du mien, ma main libre se place sur le bas de son dos, serrant avec envie son haut alors que je sens sa mains faire de même. Enfin, elle se fait plus douce, plus tendre alors que je me montre plus brut.
- Je te prie de me pardonner.
Sa voix est transcendante, et je frisonne d’un désir ardent. Bon sang il se passe quoi là !
Elle lâche ma main et j’ai comme l’impression que je vais tomber, mais non, elle est toujours là me retenant par la nuque désormais. Je rouvre les yeux pour voir son visage encore plus proche du mien
Mon cœur va exploser. Se rend-elle compte de l’effet qu’elle a sur moi en ce moment même ? Peut-être bien, elle a trouvé un très bon moyen de me torturer. Ma main se fait un peu plus pressante dans son dos, voulant la garder contre moi à tout prix. Mon nez caresse de nouveau le sien et je frissonne en sentant ses doigts froids me toucher le dos. Je me sens encore plus défaillir tout simplement.
Mais soudain, tout s’arrête, j’avais raison, tout ceci ne pouvait être qu’illusion non ?
Je la regarde se reculer alors qu’elle semble si troublée. Ai-je fais quelque chose de mal ?
- Je suis confuse...
Je veux bien le croire. Je pense que je le suis autant qu’elle en ce moment. Je reste muet un petit moment, incapable de savoir quoi dire dans de telle circonstance.
Je finis par sourire, me voulant rassurant. Je ne peux nier, ce contact m’a rendu heureux. D’autant plus que j’aime voir cette Tara là, celle qui semble aussi sûre d’elle, celle qui pourrait gravir des montagnes par la simple force de ses bras. Dans ses moments-là, elle me semble imbattable et je suis fier.
- Tu as raison finalement… Je souris m’approchant de nouveau d’elle. A quoi bon s’excuser… Je ne le suis pas au final, mais j’avais juste peur que tu le prennes mal… Non je ne m’excuse pas pour ce que j’ai fait, je le voulais, terriblement… Et ne t’excuses pas non plus. Tu n’as aucune raison de le faire alors que tu me rends tout simplement heureux.
Je souris de nouveau et j’entremêle de nouveau mes doigts aux siens.
Mais je ne veux pas l’effrayer encore plus, je finis par me détourner, ne lâchant pas sa main, et marche afin de trouver la sortie.
Ma main libre caresse le haut de la toile, vague rougeoyante, alors que je sens que l’on est proche de la sortie. La lumière se fait plus forte, le vent aussi. Finalement, une dernière brise et je suis dehors. Je plisse rapidement les yeux face au soleil plus brillant que jamais et me retourne pour regarder Tara alors que je n’ai toujours pas lâché sa main.
Je lui souris de nouveau, mes doigts glissant finalement pour retomber contre mon corps.
- Tu es libre.
Je souris, faisant allusion à la liberté de cette activité, à la liberté de cette toile qui nous emprisonnait, mais de moi aussi.
Elle est libre et je ne ferais jamais rien contre son gré. Elle est libre, même si elle a décidé de rester à mes côtés.
Je continue de sourire en la regardant droit dans les yeux. Chaque jour j’ai l’impression de voir une nouvelle Tara, elle ne cesse d’évoluer, de grandir en quelque sorte pour devenir une femme plus belle, plus forte et sérieuse.
Elle sait ce qu’elle veut, mais moi, je ne le saurais jamais, car elle refuse de répondre à ma question… Tant pis…
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MessageSujet: Re: Et si j'oublie des mots, réapprends-les moi ♔ Avec Jim Et si j'oublie des mots, réapprends-les moi ♔ Avec Jim EmptyDim 3 Mar - 15:06

Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d’ineffables vents m’ont ailé par instants

Arthur Rimbaud

« Tu es libre. »
Pourquoi cela sonnait alors comme une sentence ? Elle le regarde. Non, il sourit, il dit cela pour être gentil. Il lève la toile au-dessus de sa tête, pour lui permettre d’en sortir. Elle regrette quelque chose, derrière elle. Elle veut le lui dire, ouvre la bouche. On ne rattrape pas les secondes écoulées avec des mots. Elle se tait et avance en frissonnant sous l’effet d’un vent espiègle qui lui soufflait dans le cou et secoua ses cheveux. Jim avait dit (elle s’en souvenait distinctement alors qu’une minute auparavant tout était si flou) : « J’ai du mal à croire en ce qui se passe en ce moment ». Les mots lui revenaient par bribes, comme lorsqu’on s’éveille et qu’on cherche à se rappeler de son rêve. Ces propos étaient passablement mystérieux et, ainsi sortis de leur contexte, elle craignait de mal les interpréter.
« Que s’est-il passé ? »
Elle avait murmuré si doucement qu’elle n’était pas certaine qu’il l’ait entendue. Elle n’était pas non plus certaine de vouloir qu’il lui réponde, mais s’il avait un indice à lui donner… Cependant la question n’était pas exacte. Elle savait fort bien ce qui s’était passé. Ses yeux, sa peau, ses doigts, ils s’en souvenaient mieux que sa mémoire ne voulait le faire, puisque cette dernière, sage album photos régi par la Raison, allait bientôt préférer effacer certaines images que tout son corps, pourtant, gardait imprimées sur lui. La vraie question aurait donc été : « Souhaites-tu que je veuille oublier ? ». Parce qu’il y avait tant de contre-indications, d’effets secondaires, de possibilités de rechute, de risques d’addiction… Il ne pouvait pas lui mentir, elle savait qu’il le sentait aussi. Il lui en avait presque fait l’aveu, il y a quelques instants, tandis qu’il la retenait contre lui à bout de souffle… Il souffrait de la même fièvre qu’elle, et ils étaient malheureux d’hésiter à se soigner, parce que la notice leur faisait très peur, pour un remède cependant si simple et si doux. Tara le prit par la main, de nouveau, et tira doucement sur son bras pour l’inviter à la suivre. Le paysage autour était chamarré et indistinct, homogène, comme s’il était naturel que tous les éléments soient dans la continuité les uns des autres et qu’ils s’emmêlent, qu’ils se confondent. Elle avançait d’un pas volontaire et cependant elle donnait l’impression de manquer de trébucher à chaque instant, et elle savait qu’elle était folle, ivre de lui, grisée de cette liberté dont il venait de lui faire prendre conscience. S’il n’était pas capable de se décider elle ne lui laisserait pas le choix. Elle devinait ses propres souhaits et choisissait d’aller au-devant d’eux sans plus trembler et redouter un coup de la fatalité. Ce que l’on appelle vivre doit bien consister à avancer, et non à rester statique, volets fermés, dans la crainte que quelque chose d’horrible et de décevant se produise si on sort au grand jour. Elle s’arrêta de marcher à un endroit qui lui sembla plaisant, et s’assit soudainement dans l’herbe, en tailleur, levant le nez vers Jim sans lui lâcher la main, pour lui faire comprendre qu’il avait plutôt intérêt à s’assoir à côté d’elle s’il ne tenait pas à ce qu’elle le fasse tomber. Elle lui sourit avec son air malicieux retrouvé, puis sans rien dire elle porta son attention devant eux. Ils étaient assis face aux falaises au creux desquelles l’après-midi finissait de se consumer. Le ciel s’était fardé de couleurs impertinentes à l’horizon, qu’un sage manteau de satin bleu allait bientôt recouvrir. Tara se tenait légèrement inclinée vers l’arrière, appuyée sur les paumes de ses mains. Son cœur battait, c’était horrible, comme si elle le sentait pour la première fois. Elle fixait le paysage, ses prunelles s’accrochant à des points lumineux de-ci de-là, mais elle ne voyait rien. Elle imaginait Jim assis juste à côté d’elle sans encore oser tourner la tête. Elle se laissa le temps de pressentir ce qui allait se passer. Ce qu’elle allait déclencher. Elle aurait voulu ne pas être forcée de secouer le destin de la sorte, elle aurait voulu rester immobile et que les choses viennent à elle sans qu’elle fût obligée de se compromettre. Ce ne serait pas l’amour. L’amour est un risque, un « peut-être » que l’on se donne la peine ou non de saisir au vol et qui devient certitude. Les fourmis qu’elle avait dans les doigts lui indiquèrent qu’elle était restée trop longtemps appuyée sur ses phalanges, et qu’il était temps de bouger. Elle se redressa un peu et frotta ses mains l’une contre l’autre. Elle n’avait jamais eu aussi peur de toute sa vie. Elle n’avait jamais autant vécu de toute sa vie.

Elle se tourna vers son ami et occulta dès lors le paysage enluminé, s’apprêtant même à lui tourner le dos. Elle ne prononça pas la moindre parole et posa ses mains sur ses épaules, pour s’assoir sur lui, une jambe de chaque côté des siennes. Elle appuya doucement pour le faire basculer en arrière et tout en tremblant d’effroi et de joie intense, elle lui sourit à travers sa confusion et sa certitude. Il était maintenant couché dans l’herbe sur le dos et elle se tenait à genoux au-dessus de lui.
« Toi, tu es mon prisonnier, et tu ne retrouveras ta liberté que quand tu m’auras écoutée. »
Elle venait de lui formuler cette déclaration pour lui signifier qu’il était assailli et à sa merci et qu’elle n’était pas disposée à négocier à l’amiable. Incapable de se donner un air menaçant cependant, elle le regardait avec cette candeur de joueuse qui s’attend à ce que son camarade respecte les règles du jeu par simple bonne volonté.
« L’article 16 du code de piraterie morphique, annonça-t-elle d’un ton faussement solennel, stipule qu’une capitaine capturant un rebelle de ton espèce a le droit de le réduire au silence pendant qu’elle lui dit ses quatre vérités. »
Aussi posa-t-elle un doigt sur ses lèvres pour l’inciter gentiment à se taire.
« Tu es insupportable, déclara-t-elle alors. Colérique, mauvais perdant, irresponsable, incapable de prendre des décisions importantes. Tu me rends folle à tel point que j’ai envie de hurler, tu passes la moitié de ton temps à m’embêter et l’autre à me gaver de friandises. Tu n’as aucune idée de la personne merveilleuse que tu es, et, pire encore, tu ne veux pas me croire quand je te dis que j’ai toujours raison et que, par conséquent, si j’affirme que tu es parfait tel que tu es, alors c’est la vérité. De toute évidence, tu ne sais pas reconnaître que je suis bien plus maligne que toi et bien plus courageuse aussi. J’ai terriblement peur, là, maintenant. Mais la peur n’est rien, comparée à... Et je me doute que tu ne comprends pas pourquoi je suis tellement bizarre et contradictoire, alors que la raison n’est vraiment pas si difficile à deviner... Je t’aime, espèce d’idiot ! »
Elle lui sourit avec tendresse et « espèce d’idiot » résonna dans l’air délicat de cette fin d’après-midi comme le plus doux mot d’amour. Finalement, c’était peut-être ses quatre vérités à elle qu’elle venait d’énoncer, et celles-ci tenaient en trois petits mots, qui auraient pu passer inaperçus par leur nombre dans tout ce discours, et qui cependant lui avaient parus étrangement percutants. Leur véracité lui avait sauté aux yeux et leur voracité à la gorge, et elle était choquée et heureuse, quoiqu’elle essayât de ne pas trop laisser paraître son émoi, pour ne pas mettre Jim mal à l’aise. Elle retira son index des lèvres du jeune homme, indiquant par ce geste qu’elle lui permettait de parler s’il le souhaitait. Tout à coup, elle craignit qu’il émette le moindre son, pourtant. Peut-être que l’incertitude d’une réciprocité valait mieux qu’une froide désillusion. Elle pâlit légèrement et, sans quitter son sourire, celui-ci parut plus hésitant.
« Tu… Tu as le droit de garder le silence… »
Puisque, obligatoirement, tout ce qu’il dira sera retenu contre lui. Elle voulait lui montrer qu’elle ne serait pas en colère s’il souhaitait ne rien lui répondre. Et s’il répondait tout de même ? Son cœur se serra, l’angoisse de ce qui n’arrivait pas la fit frémir de plus belle. Elle se crut devenir tout à fait folle et névrosée de façon irrécupérable, mais peu importait.
« Oh ! En fait… attends juste une minute, ne dis vraiment rien ! »
Si tout cela n’était qu’une illusion, elle voulait la prolonger de quelques secondes supplémentaires, juste pour ne pas souffrir tout de suite, repousser les limites du supportable. Elle se pencha vers lui et à vrai dire elle tremblait si fort que les deux ou trois centimètres qui séparaient difficilement son corps du sien menaçaient d’être abolis comme elle ne se soutenait presque plus. Elle posa sa main gauche sur la joue du jeune homme et appuya l’autre contre le sol, pour essayer de ne pas complètement lui tomber dessus. Et pour sceller un instant ses lèvres, elle y cacheta un baiser passionné, gardant dans le secret de son cœur toutes ses angoisses et toutes ses craintes, qu’elle oublia quelques secondes au profit de l’ardeur qu’elle éprouvait à son égard.


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MessageSujet: Re: Et si j'oublie des mots, réapprends-les moi ♔ Avec Jim Et si j'oublie des mots, réapprends-les moi ♔ Avec Jim EmptyLun 4 Mar - 0:29

Tara Ҩ Jim
«Tu me donnes des ailes. »


C’est étrange. D’un côté je me dis que je suis en plein milieu d’un rêve. Que cela est bien trop beau, féerique et positif…
Mais là est le hic. Tout ceci est bien trop parfait pour que je puisse en rêver. Quoi qu’il m’arrive, cela vire rapidement au cauchemar.
Non, je ne rêve pas, et c’est en un sens effrayant car tellement aléatoire. Un mauvais rêve, on peut l’oublier. La réalité, un seul faux pas et cela peut sonner la fin.
Et une fin avec Tara, serait une fin pour Jim Hawkins.
Mais ce moment entre nous fut tellement, intense en quelque sorte. La proximité de nos deux corps, nos doigts s’effleurant. Et puis cette bulle qui semblait nous enfermer dans un monde, notre monde. Un monde où rien ne compte si ce n’est-elle, son regard, sa voix, son souffle, son contact, ses lèvres… Elle dans sa totalité.
Pourquoi j’y mets fin… Je ne le sais même pas moi-même. Je crois que je fais ça pour elle à la base, mais après tout, veut-elle vraiment que cet instant cesse, car lorsque je nous fais quitter notre petite bulle, c’est ainsi, comme si on tournait une page sur ce qui venait de se passer. Et encore je vais un peu loin…
Je ne veux pas, et je n’oublierais jamais cet instant de douceur, de tendresse et d’intimité.
Je ne l’entends même pas se questionner sur l’instant qui vient de se passer, doutant elle aussi de sa réalité.
L’homogénéité rouge laisse place à une multitude de couleur. Du bleu parsemé de lumière aveuglante, du blanc, du vert… Des couleurs dont j’ignore totalement le nom car après tout, il existe par exemple vingt variétés de gris… C’est dingue !
Même si l’on tourne une page, je dois avouer que je me sens mieux ainsi, à l’extérieur.
Si je lui dis qu’elle est libre, je le suis aussi. Dans le sens où je peux respirer librement, où je ne suis pas enfermer dans une toile. Le ciel s’offre à moi. Je me dis que si c’était possible, je vivrais à l’air libre, dormirais à la belle étoile et parcourait le monde. Cependant, je me sens responsable, et même si je sais que le cœur de Tara rêve aussi d’aventure, je me dois de la protéger, de lui offrir un toit, de lui offrir tout ce qu’elle désire au final dans la limite du possible.
Je finis par me retourner vers Tara, lui souriant tout en me voulant rassurant. Elle n’a pas à avoir peur. Même si je fus odieux avec elle au début, si notre vol fut un peu gâché par une conversation déplaisante, la suite fut moins pénible… Même très agréable.
Et je me dis que je ne suis pas si mauvais en sourire, car elle s’approche de moi, visiblement rassurée. Parfait !
Je ne la lâche pas des yeux, continuant de sourire alors qu’elle est de nouveau proche de moi.
Je la regarde s’asseoir et rigole.
- Tu ne te trouvais pas assez petite ?
Je lui souris et, ma main toujours dans la sienne, décide de m’asseoir à côté d’elle. Un silence s’installe mais cela n’est en aucun cas gênant. C’est même plaisant de ne rien entendre si ce n’est la symphonie du vent, jouant tendrement avec l’herbe dansante, nos cheveux ou encore les feuilles. Et c’est toujours plus agréable lorsque l’on trouve quelqu’un qui a la capacité d’apprécier ce genre d’instant autant que nous même. Tara fait partit de ses personnes. Elle est là, silencieuse observant la nature nous environnant. Au bout d’un moment, après avoir baladé mes yeux autours de la ville au loin, de la chaine montagneuse ou de l’arbre à côté, je pose de nouveau mon regard sur elle. Chaque jour, j’ouvre de plus en plus les yeux. Chaque heure, je me rends de plus en plus compte de la chance que j’ai. Chaque minute, mon cœur m’hurle ce que je ressens pour elle. Chaque seconde et une seconde de plus de bonheur.
C’est toujours sans un mot que je me retrouve par terre, alors que Tara est à califourchon sur moi. Finalement la nature n’est pas la plus belle chose au monde. Il n’y a plus qu’elle dans mon champ de vision, et je ne m’en plaindrais pas. Je me sens bien, si bien lorsqu’elle est auprès de moi ainsi. Et lorsqu’elle me regarde ainsi, je sais que je n’ai rien à craindre. Je fais tout pour veiller sur elle, mais finalement c’est elle qui veille sur moi, tellement plus que ce que je peux penser. J’aimerais croire que je suis plus fort, que je sois celui qui la protège mais entre nous c’est toujours un échange.
- Toi, tu es mon prisonnier, et tu ne retrouveras ta liberté que quand tu m’auras écoutée.
Je lâche un petit rire, lui souriant alors que j’attends la suite.
- L’article 16 du code de piraterie morphique stipule qu’une capitaine capturant un rebelle de ton espèce a le droit de le réduire au silence pendant qu’elle lui dit ses quatre vérités.
Je ne souris plus lorsqu’elle pose son doigt sur mes lèvres. Mon regard se fit plus dur. Je sens que je ne vais pas aimer ce qui va suivre…
- Tu es insupportable. Colérique, mauvais perdant, irresponsable, incapable de prendre des décisions importantes. Tu me rends folle à tel point que j’ai envie de hurler, tu passes la moitié de ton temps à m’embêter et l’autre à me gaver de friandises.
J’aimerais pouvoir m’excuser d’être ainsi, mon regard le fait déjà d’ailleurs, mais finalement elle ne m’en laisse même pas le temps.
- Tu n’as aucune idée de la personne merveilleuse que tu es, et, pire encore, tu ne veux pas me croire quand je te dis que j’ai toujours raison et que, par conséquent, si j’affirme que tu es parfait tel que tu es, alors c’est la vérité. De toute évidence, tu ne sais pas reconnaître que je suis bien plus maligne que toi et bien plus courageuse aussi. J’ai terriblement peur, là, maintenant. Mais la peur n’est rien, comparée à... Et je me doute que tu ne comprends pas pourquoi je suis tellement bizarre et contradictoire, alors que la raison n’est vraiment pas si difficile à deviner... Je t’aime, espèce d’idiot !
Tout ce qu’elle vient de dire fut occulté par ces trois mots… Ces mots que je n’ai pas réellement su lui dire… C’est elle qui arrive à faire le premier pas, et en un sens je suis fière. Elle est si merveilleuse lorsqu’elle est ainsi.
Mon cœur bat plus vite, je sens même ma respiration devenir plus rapide. Ces trois mots ont un effet dévastateur sur moi… Comme tout ce qu’elle fait, elle a un pouvoir indéfinissable sur ma personne.
Le silence s’installe de nouveau, mais celui-là me semble encore plus doux que d’habitude.
"Je t’aime…" Ca résonne dans mon crâne en écho et cela semble bien trop agréable à mes oreilles. Malgré tout ce qu’elle vient de dire, j’ai dû mal en croire en ma chance. De croire que je suis cet homme si bon dont elle parle. Ce n’est qu’au début qu’elle a raison, je suis colérique, irresponsable, et je la rends folle… Et je ne peux croire qu’elle soit toujours à mes côtés.
Elle est ma chance.
- Tu… Tu as le droit de garder le silence…
Il semblerait que ce silence fut plus pesant pour Tara que pour moi. Je commence à ouvrir la bouche, voulant dire quelque chose mais encore une fois elle ne m’en laisse pas le temps.
- Oh ! En fait… attends juste une minute, ne dis vraiment rien !
A-t-elle peur de ce que je pourrais lui répondre ? Doute-t-elle à ce point de ce que je peux ressentir pour elle ?
Je la regarde se pencher un peu plus sur moi et me voilà totalement réduit au silence. Je suis de nouveau sa marionnette. Je ne remarque même pas ses tremblements. Sa main sur ma joue me fait doucement frissonner.
Je l’ai vu venir, je sentais qu’elle allait m’embrasser et pourtant me voilà encore totalement anéantit.
Ses lèvres sont si douces contre les miennes. Je ferme les yeux, sentant mon cœur battre encore plus vite.
Nos lèvres finirent par se séparer et je garde les yeux fermés alors que ma main vient caresser tendrement sa joue. Je me mords la lèvre inférieure en ouvrant de nouveau les yeux.
- Je rêve ou… Tu m’as traité d’idiot ?
Je souris malicieusement, prenant une légère impulsion pour inverser la situation et c’est moi qui me retrouve au-dessus d’elle.
Mes deux mains posées sur le sol, de part et d’autre de son visage font que c’est elle ma nouvelle prisonnière.
- Un rebelle tel que moi est en droit de te torturer.
Je pose mes lèvres dans son cou, l’embrassant tout doucement avant de murmurer à son oreille.
- Chaque jour, tu deviens une femme meilleure. Plus le temps avance plus ton cœur ne cesse de grandir. C’est dingue, tu ne cesses de me prouver ta tendresse et ta bonté chaque jour.
J’embrasse son front en un signe protecteur.
- Je crois en ta raison, mais pardonne moi de ne pas autant croire en moi que toi. C’est ainsi, il me faut du temps pour vraiment me dire que je suis cet homme si bon que tu me décris. Au final, je ne crois qu’au défaut et c’est ainsi… Je suis plein de défaut et je m’en moque, tant que je sais que tu restes auprès de moi.
J’embrasse doucement la commissure de ses lèvres.
- Tu veux me réduire au silence, et moi j’ai quelque chose à te dire. Je sais que je suis en bordel, que même si tu n’es pas totalement la seule… Je t’aime... Je t'aime Tara.
Je répète en souriant comme un idiot.
Je pose une de mes mains sur son cou alors que mes lèvres viennent de nouveau contre les siennes. Elles bougent doucement au rythme des siennes. Je ferme de nouveau les yeux, continuant de l’embrasser. Cela dure longtemps, enfin j’ai l’impression. Je prends à peine le temps de reprendre mon souffle avant de reposer mes lèvres contrent les siennes.
Tout semble tourner et je romps finalement le baiser, gardant mes yeux fermé alors que mon front se pose contre le sien.
- Tu ne pourras rien contre ça, peu importe ce que tu feras, cela ne pourra jamais changer… Je t’aime… Je ne devrais peut être pas car j’ai peur de te blesser, et je sais que je le fait déjà, mais on ne peut contrôler nos sentiments pas vrai ?... Et je ne veux pas contrôler ça. Je t’aime et jamais je ne voudrais oublier ce sentiment que j’éprouve pour toi…
Je garde les yeux fermés, tentant de respirer calmement. C’est un grand pas que l’on vient de faire tous les deux. Je ne sais pas où cela va mener… Comment allons-nous agir demain… On n’est pas en couple mais allons-nous maintenant agir tout comme ?
Enfin, au final je ne veux même pas y penser. Tout ce qui compte c’est elle, sa voix me disant qu’elle m’aime… Son corps contre le mien, son souffle contre ma peau, mes doigts dans son cou, et puis ses lèvres si proches, douce tentation qui m’appellent encore… Oui, je suis dingue de cette fille, et toujours plus chaque jour. Et j’ai enfin réussit à lui dire… Je ferais tout et n’importe quoi pour elle, pour la simple et bonne raison que je l’aime.
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J'ai posé bagages ici le : 20/04/2012 Jouant le rôle de : Emily, the Corpse Bride. Nombre de messages : 2553 On me connait sous le pseudo : Broken Cookie. Un merci à : paperbrain & hotmess & BTVS & tumblr. Je suis fier(e) de porter l'avatar de : Felicity Jones.
MessageSujet: Re: Et si j'oublie des mots, réapprends-les moi ♔ Avec Jim Et si j'oublie des mots, réapprends-les moi ♔ Avec Jim EmptyMar 30 Avr - 19:09

Si ma mémoire est bonne, je peux archiver celui-ci aussi ... Dans le cas contraire vous savez où me joindre Et si j'oublie des mots, réapprends-les moi ♔ Avec Jim 2034992622





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