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« La violence n'est pas le but. La violence est le moyen. » ~ PV Hades Vide
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 « La violence n'est pas le but. La violence est le moyen. » ~ PV Hades

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MessageSujet: « La violence n'est pas le but. La violence est le moyen. » ~ PV Hades « La violence n'est pas le but. La violence est le moyen. » ~ PV Hades EmptyLun 4 Mar - 19:11



So cold ~ Ben Cocks



La jeune fille n’est plus qu’une figure sur le sol froid de cette pièce, dans cette obscurité, dans ce néant, dans le noir complet, son esprit a mal, sa tête est vide, elle n’a pas retrouvé le pays de ses rêves, trop vite envolé parmi les oiseaux hantant le ciel azur. Sa main sur ce carrelage glacé, sans saveur, elle attend qu’on vienne. Qu’il vienne. Elle sent couler le sang dans ses veines, cette vie palpitante mais trop tôt anesthésiée par la poudre blanche, farineuse, cette drogue aux effets bienfaiteurs qui s’infiltre dans le nez, les artères, dans le corps entier. Bientôt les sens endormis, elle se découvre dans un monde de rêves malfaisants, des monstres ensachés de poils, de matière gluantes, ils viennent la pourchasser, et elle, petite chose fragile, frêle, ses cheveux insaisissables, court pour fuir ces monstres, produits de son esprit. Enfermée, captive, elle n’est plus rien, le corps trépassé par une violence inégale, la main était prête, se resserrant sur cette peau laiteuse, elle était prête à tuer l’innocente, un sursaut de haine, des yeux glaciaux tandis que la jeune fille se retrouva renversée sur le mur, la tête pendante et le corps disloqué telle une poupée, une marionnette de chiffon trop vite détruite par le manque de soin de son propriétaire. Le noir est intense. La brume opaque se fond, englobe cette figurine de chair, les bras ballants et ses crins d’encre balayant le sol. Elle ne dort pas, elle ne bouge pas, elle reste là, des spasmes de sanglots comme un tremblement de terre, elle ne dit rien, ses larmes tombent dans un précipice de trouble, vagues amères. Le temps n’est plus, les aiguilles se sont arrêtées, Alice est entrée en enfer, obligée par une force, obligée par un homme, le regard destructeur, les bras forts tels des rocs la portant vers ce monde sombre, vers ses démons et le ciel hors d’atteinte. Elle panique, ses pensées comme des vagues profanes, ses pensées comme une litanie insistante, elle est prise dans un tourbillon puissant où se mêle Tristesse, Colère, Pleur, Mélancolie, Résignation… Ce n’est plus la fillette aux cheveux nattés de blond, Alice Lidden est devenue Alice Kingsley, la mariée funeste, la droguée, la fille impure, ingrate, celle que le monde rejette et déteste. La force lui manque pour relever ce corps fin, cette esquisse de femme, le terre la retient, le gouffre se fait plus soutenu alors qu’elle essaie de soulever cette masse toujours plus lourde, alors que ses mains tentent de s’accrocher à un semblant de roche, de mur trop lisse pour la frêle marionnette qui retombe dans un bruit de tonnerre. L’espoir disparait, remplacé par un nuage sombre d’abattement. Le visage se transforme, devient laid sous les plaintes, sous les grimaces profanes, les cris d’anéantissement résonnent, encadrent cette pièce immonde, solitaire. Elle veut sortir, elle veut sentir le vent sous sa peau, la caresse du soleil sur ses bras, elle veut sentir les odeurs du printemps, toucher les objets, observer les gens. Elle veut vivre comme avant, cet autrefois ivre de présence éphémères, les souvenirs ne sont plus que des images fumantes, des hologrammes, relent exhalant des couleurs acerbes, des photographies en noire et blanc venant la frayer dans ce lieu morbide. Ses longs doigts, témoins d’évènements indésirables se tordent, se plient, s’étendent dans le but de frôler simplement ces réminiscences incarnates, fuligineuses, brumeuses. Elle n’est plus rien, poupée au regard vide, poupée au corps désarticulé par la drogue possédant son être, son âme néfaste, malpropre, souillée. La voilà épouse d’un homme corrompu, un dieu exclu, un être obscène, mais un individu qu’elle appréciait tout de même comme un ami. Des frôlements, des frémissements, des sourires envoyés à l’autre. Ils ne formaient pas un couple, deux âmes vagabondes sur une planète oublieuse, un duo où la fierté dominait à la sagesse, où les défis se lançaient, piques rapides pénétrants. Elle lui avait demandé de l’épouser, non par envie, elle aimait cette relation platonique, cette relation douce-amère qu’ils entretenaient, l’orgueil puissante, de ses dextres agiles, avait manipulé les deux personnages prit dans leur folie… il avait dit oui, il lui avait montré combien l’homme pouvait se montrer coriace, son arrogance éclairé dans la lumière du jour, radieuse, éblouissante…

Les yeux s’ouvrent, l’ombre se move, elle se relève, se cogne alors contre les cloisons qu’elle ne voit pas, elle ressent le choc, elle se retient contre la face lisse… Elle est debout, ses gémissements taries, elle frappe alors dans un psaume, elle frappe, frappe. Il faut qu’il entende sa colère, il faut qu’il entende la tristesse comme un coup de poignard enfoncé dans son cœur sanguinolent. « Laisse-moi partir ! Libère moi s’il te plait ! ». Malheureusement, la colère part si vite, elle devient émanation se fondant dans l’air ambiant, s’enfuyant dans l’atmosphère. Ses expressions ne sont plus que supplication, priant le roi de la rendre moins captive, priant le dieu de lui donner un semblant de repos. « Je t’en prie Hades… S’il te plait… ». La pauvre baigneuse ne termine pas sa phrase, elle s’effondre, éclate en plusieurs morceaux. Vaine colère, vie inutile et futile.
made by pandora.


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MessageSujet: Re: « La violence n'est pas le but. La violence est le moyen. » ~ PV Hades « La violence n'est pas le but. La violence est le moyen. » ~ PV Hades EmptyVen 29 Mar - 22:09

EL DIABLO

« Pour le meilleur et pour le pire... »





U
n nuage de fumée ensevelissait l'apôtre condamné dans une cage asphyxiante. L'odeur de tabac mouillé et d'alcool adhérait au cuir de sa redingote. L'obscurité flottait en seul maître. Le sang maculait le flanc droit de son visage, souvenir d'une âme qui, jadis, avait froissé le chacal. Il y eut une dernière détonation et le corps vacilla dans un bruit sonore. Un flocon se déposa sur la pupille de l'inerte. Hadès se rendit ainsi compte de l'or blanc qui s'était répandu sur Fantasia Hill. Il comprenait mieux la source de ses frissons. Il rangea son canon noir et glissa son majeur sur sa joue rougeoyante avant de l'apporter sur le dos de sa langue pour savourer la liqueur vermeille. Les pupilles dilatées, les narines palpitantes, le monstre laissa son regard divaguer sur la silhouette immobile gisant à ses pieds. Une lueur de satisfaction traversa ses perles noires alors qu'il aspirait une nouvelle bouffée de son cigare aux arômes pointilleuses. Un seul coup de fil et le déchet humain à ses pieds ne sera plus que nostalgie. Désireux de prendre congé, le pariât abandonna ses restes tel un chien las de son os. Il passa devant un esthète soumis aux dures lois de la concurrence et de l'injustice. Ce dernier soufflait toute son âme à travers quelques notes de violoncelle, les paupières closes sur une réalité malsaine. Ses lèvres encroûtées de vieillesse étaient retroussées sur une vieille clope désarticulée. Le pauvre diable semblait avoir oublié le monde qui l'entourait. Il était de ces grands esprits qui vous transportait dans un monde aux nuances éloignées. Le monstre pouvait presque sentir un air de bohème. Il imaginait les gitans danser autour de quelques flammes aguichantes, les lèvres pincées en un mi-sourire énigmatique, les iris traversés par quelques faisceaux de lumière. Lumière d'une joie de vivre, d'une liberté infinie et d'un pouvoir transcendant. Quelques vestiges occultes enveloppaient le musicien affaibli dans un cocon inaccessible. Bientôt, la silhouette du Dieu condamné à une simple vie de mortelle s'effaça dans le sombre portrait de la nuit. Il n'aimait pour ainsi dire guère le froid. Les mains gantées enfouies dans les souples alcôves de sa veste, le monstre n'était qu'une vision éphémère, disparaissant furtivement à chaque angle de rue. Un nuage de buée s'échappait à chaque expiration de sa bouche pour se tordre dans le vent et se dissoudre dans le monde. Ses pas l'amenèrent jusqu'au seuil d'un immense building aux odeurs de luxe. Une clientèle particulière trônait dans ce rectangle de cristal qui siégeait sur une motte de lingots d'or. Il aurait pu gravir avec la souplesse et l'agilité d'un félin les échelons, mais habitué aux espaces sombres et clos, le déchu se contenta de l'ascenseur. Lui-même semblait avoir pris des bains d'or. D'ordinaire, la quiétude l'immergeait une fois la porte de ses appartements franchie. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il découvrit sa « femme », parce-qu'il était bel et bien marié à contre-cœur, s'offrant quelques rangées blanches. La lune rutilait à travers le dôme de verre qui surplombait le salon. Il était presque minuit. La silhouette d'Alice chatoyait dans le clair-obscur qui avait immergé le salon dans une ambiance particulière. Quelque chose bouillonna dans les entrailles du monstre, quelque chose d'atroce et de profondément mauvais. Le démon s'était réveillé. Il se débattait contre sa chaire, l'arrachant et la déchiquetant avec l'appétit d'un cannibale. La fièvre grimpa telle un geyser, étourdissant toute sa raison. Des nuages noirs troublèrent toute parcelle de tolérance. La bête avait faim, faim de cruauté. Alors, tel un loup affamé, il s'approcha d'un pas lent mais menaçant vers la brebis impudente. D'une main d'acier il l'empoigna par les cheveux et la fit ramper à travers tout le salon, le visage tordu en une grimace disgracieuse. Sans une once de délicatesse il la plaqua au mur, l'avant-bras lourdement appuyé contre sa gorge, comme pour écraser sa pomme d'Adam. « Petite malpropre...Qu'est-ce tu t'étais imaginée? » Sa voix doucereuse transperçait une irrésistible envie de saigner la demoiselle comme un porc. Elle avait toucher à son doux nectar, sa friandise quotidienne. Il resserra son étreinte au niveau de son cou, aspirant à une noyade à l'air pur. Soudain, pris de vertiges, il huma les émanations parfumées de son cou. Son souffle chaud léchait la peau de l'animal apeuré. « Ton parfum est aussi pourri que la mort... » Hadès n'était pas d'humeur à la pitié. Il attira violemment sa « femme », cette idée le faisait toujours tressaillir, au sol dans un craquement sourd. Comme un vulgaire sachet poubelle, le monstre la traina jusque dans sa « chambre noire », source d'agonie et de folie pour toute âme y peinant plus de deux heures. C'était une cage noire hermétiquement fermée, qui ne laissait aucun son s'y répandre. Elle aurait beau crier et supplier, sa voix n'atteindrait que l'oreille d'un sourd. « Crève donc un coup... » Il la jeta comme une catin dans la grotte aux mille maux et sans un regard vers la coupable, il referma instantanément la porte. Son coeur tambourinait dans sa poitrine. Le démon semblait satisfait de cette semi-punition. Quoi de mieux pour dresser sa « femme » que le supplice de la chambre noire? Le requin se défit de son artifice en cuir et de ses bottes. Il déboutonna vulgairement sa chemise, laissant entrevoir l'architecture saillante d'une torse qui avait « bien vécu ». Pour apaiser ses maux, il s'offrit un verre de whisky. Installé derrière son mini-bar, Hadès glissa quelques glaçons autour d'une cascade mordorée dans une verre aux allures géométriques. Quelques sifflements mélodieux vinrent chatouiller ses cavernes auditives. Lacrymosia. Un air de Mozart circulait à travers le salon, répandant sa substance cabalistique.
© FICHE CRÉÉE PAR LITTLEHARLEEN

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MessageSujet: Re: « La violence n'est pas le but. La violence est le moyen. » ~ PV Hades « La violence n'est pas le but. La violence est le moyen. » ~ PV Hades EmptySam 29 Juin - 17:43

J'archive « La violence n'est pas le but. La violence est le moyen. » ~ PV Hades 1823284050
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« La violence n'est pas le but. La violence est le moyen. » ~ PV Hades

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