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"Presque personne n’est assez pur de péchés pour ne pas mériter un châtiment." Ҩ Tara&Jim Vide
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 "Presque personne n’est assez pur de péchés pour ne pas mériter un châtiment." Ҩ Tara&Jim

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MessageSujet: "Presque personne n’est assez pur de péchés pour ne pas mériter un châtiment." Ҩ Tara&Jim "Presque personne n’est assez pur de péchés pour ne pas mériter un châtiment." Ҩ Tara&Jim EmptySam 9 Mar - 3:14

Tara Ҩ Jim
« La vaste nuit allume ses étoiles »


Je regarde le paysage flottant, les nuages nous entourant. Tout ce dont j’ai envie, là tout de suite, c’est de sortir, voler et toucher les nuages. Beaucoup pensent que c’est impossible. Moi je me souviens encore de leurs matières. Je me souviens de leurs caressent chatouilleuses sur ma peau, ne cessant de me faire rire car, oui, je suis chatouilleux finalement.
Mais je ne peux pas parce que je suis bloqué dans cette boite qu’ils appellent avion…
Enfin, je suis heureux, cela faisait un moment que je voulais savoir ce que c’était voler pour ce monde. Et c’est aussi ridicule que ce que je pensais. Ô oui on pourrait croire que je fais mon difficile mais dans ses conditions, la technologie de mon monde me manque cruellement, et comme d’habitude, voler me manque cruellement.
J’ai envie de dormir, mais en même temps je veux profiter du paysage que je ne peux voir ainsi sans prendre l’avion, j’aurais tout le temps de dormir une fois à la maison, et je connais déjà l’architecture de ma chambre alors à quoi bon.
Je rigole doucement en me souvenant de ce week-end particulièrement étrange, et drôle… Avec le recul…
Je me suis retrouvé avec Casey dans une chambre d’hôtel avec plus aucun souvenir de la veille… Des filles dans la salle de bain avec qui, il semblerait, j’ai eu une certaine intimité… On a retrouvé un lama dans ce qui servait de cuisine, on s’est retrouvé avec un faux tatouage du visage de l’autre dans le dos… Bon sang ce que j’ai eu peur pour celui-là… J’ai dû me balader en kilt toute la journée car je fus incapable de trouver mon jean…. Enfin je l’ai retrouvé… Il était dans la cage des lamas au zoo… Je dois avouer que j’aurais beaucoup aimé me souvenir de cette nuit mais mon mal de crâne semble vouloir dire le contraire.
Mais en un sens, je suis heureux de ne pas me souvenir… C’est étrange mais, je me sens un peu gêné d’avoir couché avec ses filles s’en vraiment m’en rendre compte. Pourquoi ? Tout tient en un mot.
Tara.
Depuis que l’on a fait du deltaplane ensemble, depuis qu’elle m’a dit "je t’aime" j’ai du mal à agir comme si de rien n’était avec elle. Ce week-end fut très drôle, j’en avais besoin mais je ne peux nier qu’elle m’a manqué. Je ne cesse de me demander ou cela va mener, de me demander ce qu’il va se passer après… Je pense de toute façon que l’on va devoir discuter calmement non ?
Enfin, je me demande si je dois lui dire pour ses femmes… Mais en même temps ce serait lui mentir que de ne rien dire et je n’aime pas ça… Après tout nous ne sommes pas un couple… Mais je me vois vraiment pas lui balancer ça en pleine figure…
Au final je n’aurais peut-être pas dû faire cela, et dans mon cœur je pense que ce sera la dernière fois. Ça aussi, je le dirais à Tara… En prendra-t-elle seulement compte ? Ou vais-je encore me faire engueuler pour ma stupidité, pour agir comme un enfant.
Je le mérite en un sens non… Mais je suis fatigué et généralement, lorsque je suis fatigué il ne faut pas trop me chercher… Lorsque je suis fatigué je n’agis pas comme lorsque j’ai pleuré, je m’énerve et je pense avoir toujours raison… Et j’ai un peu peur que ça se passe ainsi… Même si au final... J’ai souvent raison, non ?
Bref, je n’ai vraiment pas envie de penser à cela, tout ce dont j’ai envie c’est de rentrer chez moi, de voir Tara et ensuite de dormir comme une loque. Je crois que ce sont les seules choses dont je serais capable.
Finalement, l’avion atterrit et je me dis que bientôt je serais chez moi, chez nous.
Je quitte Casey à l’aéroport, prenant un taxi afin de rentrer chez moi. Même pour un week-end, je n’allais certainement pas laisser mon Impala sur le parking de l’aéroport.
Même dans le taxi je ne peux m’empêcher de regarder dehors la ville défilé. Le monde est agité, les gens marchent, courent ou se bousculent avec agitation. Cela me donnerait presque mal à la tête si je n’étais pas aussi fatigué… Même le mal ne se donne pas la peine d’apparaitre, cela demande beaucoup trop d’énergie.
Enfin je quitte le taxi, heureux, je ne peux dire le contraire. Je récupère le sac de sport que j’ai pris pour ce voyage, paye le taxi et le regarde s’éloigner… Oui, je pourrais tout aussi bien tourner les talons, mais le jaune me fascine lui aussi…
Je monte rapidement les escaliers, ouvre la porte et je respire de nouveau… A croire que j’ai vécu en apnée tout ce week-end, c’est absurde comme idée, mais c’est ce que je ressens.
- Je suis de retour. Tara ?
J’avance jusqu’au salon ou je pose mon sac et part directement à la recherche de mon trésor.
Lorsque je la trouve enfin, je ne sais même pas quoi faire.
Au fond de moi, je crois que j’ai envie de la prendre dans mes bras, de l’embrasser sûrement, pour finalement la regarder droit dans les yeux sans un bruit. Le silence, n’est-ce pas une très belle preuve d’amour.
Mais voilà, je me retrouve gêné. Pourquoi ?
Pour ce week-end… Je ne le regrette pas, je me suis beaucoup amusé mine de rien… Avec le recul bien sûre parce que sur le coup ce n’était pas forcément très drôle. Et pourtant, comme souvent en face d’elle, je me sens minable. Qu’est-ce que je vais pouvoir lui dire franchement. Salut, j’ai passé un week-end de folie, casino, poker, filles et gueule de bois… J’oublie faux tatouage lama et kilt à gogo et j’ai aussi porté le soutient gorge de l’une de mes prétendante ! Youhou !
Je ne sais même pas quoi lui dire alors qu’elle est en face de moi et opte pour la sobriété.
- Salut… Tu m’as manqué.
Ça, ça sort tout seul, et c’est la vérité. Et puis je me mets à parler, beaucoup trop mais je sais qu’elle va me poser des questions alors autant les anticipés… En quelque sorte non ?...
- Las Vegas est une ville magnifique… Une ville qui ne dort jamais non plus. Je ne comprends pas pourquoi on associe cela tout simplement à New York. C’est une mauvaise idée. J’ai gagné au Poker, je t’ai d’ailleurs acheté un cadeau avec mais tu ne l’auras qu’après avoir mangé un super gâteau au chocolat que j’ai ramené aussi. Je t’ai même pris un T-shirt Las Vegas regarde…
Je marche un peu, ouvrant mon sac de sport et sortant un T-shirt blanc.
-… Il t’iras parfaitement comme pyjama.
Je lui souris doucement, me disant que de toute façon, je devrais lui dire, mais je crois que cela attendra. Un petit peu…
Je me contente pour l’instant de la regarder, souriant doucement et remarquant qu’elle semble aussi songeuse que moi. Je me demande à quoi elle peut penser, ce que je ne sais pas par contre, c’est que je risque d’avoir la réponse bien plus rapidement que je ne l’attendais, et que je risque de, moi aussi, ne pas apprécier ce que Tara à fait ce week-end…
fiche par century sex.
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MessageSujet: Re: "Presque personne n’est assez pur de péchés pour ne pas mériter un châtiment." Ҩ Tara&Jim "Presque personne n’est assez pur de péchés pour ne pas mériter un châtiment." Ҩ Tara&Jim EmptySam 9 Mar - 12:09

On perd toujours quand on est isolé
Pablo Picasso

Des réminiscences. Comme ces bulles dans l’eau gazeuse qui remontent lentement, en léchant la paroi du verre, et qui explosent à la surface. Elle les sentait dans son dos, sur ses bras, contre son cou… Elles lui serraient la gorge tout à coup. L’image était limpide une seconde, la heurtait de plein fouet, mais dès qu’elle tentait d’en accuser les contours, elle se condensait, évanescente. Ce matin, l’une d’elles lui était apparue, lui avait barré la vue. De grands yeux bruns avec elle ne savait quoi d’hypnotique et pourtant une lueur malsaine au fond des prunelles, une chaleur hors norme, un trop plein d’angoisse… quelque chose d’insistant sur les lèvres. Au milieu de la cuisine, choquée par cette émanation de souvenir à travers la brume de son esprit, elle en avait lâché son verre. La chute de l’objet produisit une déflagration qui la secoua de frayeur et la sauva de son impression d’étranglement. Elle regarda d’un air absent le mélange d’eau et d’éclats à ses pieds. Elle nettoierait cela tout à l’heure. Elle ne pouvait pas y penser. Comme une automate, elle fit volte face pour aller s’enfermer dans la salle de bains. Elle avait les mains moites, elle sursautait au moindre bruit, elle errait dans l’appartement comme le cadavre d’elle-même, allant même jusqu’à pousser un glapissement d’épouvante si son ombre apparaissait sur le mur. Ouvrant la porte de la douche, elle n’alluma que l’eau chaude, et se glissa sous le jet sans même prendre la peine de retirer le t-shirt qui lui tenait lieu de pyjama. Elle s’assit sur le sol carrelé de la douche en ramenant ses genoux contre sa poitrine. L’eau qui cascadait sur elle percutait ses épaules et sa nuque et rebondissait en centaines de cristaux ébouillantés. Son système nerveux devait être dans un médiocre état car elle ne sentait rien. La vapeur eu tôt fait de se déposer sur la surface du miroir de la salle de bains. Tout était brouillé.
« Je suis de retour. »
La voix lui parvint par elle ne savait quel miracle. Elle se leva d’un bond, manqua de glisser, se raccrocha au robinet qu’elle ferma prestement. Elle retira son t-shirt détrempé, essora ses cheveux au-dessus de l’évier, s’entoura d’une serviette et courut à ses tiroirs pour prendre un autre haut. Elle ne chercha pas à savoir d’où lui venait cette célérité nouvelle, elle qui se mouvait si péniblement depuis la veille, comme courbatue.
« Tara ? »
C’est la voix de Jim qui l’attira à lui et lui rappela combien il lui avait manqué ce week-end, et combien elle regrettait qu’il soit parti. S’il n’était pas allé à Las Vegas, elle… Non, n’y pensons pas. Elle fut surprise de retrouver le sourire aussi rapidement. Frissonnante et empressée, elle arriva dans le salon morte de froid et de bonheur. Jim posa ses affaires et leva les yeux vers elle. Elle anticipa ses mouvements en s’approchant de lui. Elle venait de se souvenir du verre d’eau épars sur le sol de la cuisine. Elle ne voulait pas qu’il le voit et se demande ce qui s’était passé.
« Salut… Tu m’as manqué. »
Elle ne pouvait pas lui parler. La moindre tentative d’articuler un son déclencherait ses pleurs, comme elle se sentait émue et démunie. Elle sourit, et se serra dans ses bras, pour voir s’il était palpable, pour être sûre que ce soit bien lui et non une image rêvée que son esprit lui fournissait, comme il l’avait fait tant de fois depuis le départ du jeune homme. Elle avait imaginé les retrouvailles. Ils se seraient allongés sur le lit de Jim, elle aurait posé sa tête sur son épaule, et il lui aurait raconté son week-end en la laissant ronronner contre lui. Après, ils se seraient peut-être endormis. Elle aurait oublié. Le goût de ses lèvres aurait effacé les embruns d’effroi et de ténèbres qu’une autre bouche avait laissés de force sur les siennes. Elle passa ses bras autour de lui et crut pouvoir enfin respirer. Il lui avait manqué à tel point que le verbe « manquer » était inapte à exprimer combien elle s’était sentie seule sans lui. Cependant, elle prit vite conscience que les retrouvailles allaient finalement prendre un autre tour. Jim avait l’air épuisé, et chez lui la fatigue allait avec un tempérament colérique et de mauvaise foi. Elle était exténuée, et le manque de sommeil la rendait invariablement nerveuse et susceptible. Pour que tout aille bien, elle aurait dû l’embrasser sur la joue et l’envoyer se coucher. Elle aurait dû prendre un livre et essayer de se détendre jusqu’à ce qu’il se réveille. Ne pas forcer les choses. Mais, quand elle le serra contre elle, elle eut l’impression (pressentiment avéré ou accusation calomnieuse ?) qu’une odeur d’alcool était restée accrochée à ses vêtements, qu’un vent de culpabilité avait soufflé dans ses cheveux. Elle se raidit et recula d’un pas. Et ce que Jim lui servit comme une simple narration de son week-end, elle le perçut comme d’inutiles justifications et une volonté de jeter un voile de mensonge sur ses faits et gestes. Ils ne s’étaient encore rien dit que Jim considérait déjà Tara comme férocement jalouse et incapable de se réjouir pour lui, s’il a passé un bon week-end. Ils ne s’étaient encore rien dit qu’aux yeux de Tara, Jim était déjà coupable de dissimulation et d’indélicatesse vis-à-vis d’elle. A partir de là, c’est pour se faire plus de mal encore qu’ils choisirent d’écouter un plaidoyer alors que le jugement était déjà rendu.
« Las Vegas est une ville magnifique… Une ville qui ne dort jamais non plus. Je ne comprends pas pourquoi on associe cela tout simplement à New York. C’est une mauvaise idée. J’ai gagné au Poker, je t’ai d’ailleurs acheté un cadeau avec mais tu ne l’auras qu’après avoir mangé un super gâteau au chocolat que j’ai ramené aussi. Je t’ai même pris un T-shirt Las Vegas regarde… Il t’ira parfaitement comme pyjama. »
Elle essaya de sourire. Vraiment. Elle fit se creuser ses fossettes sur ses joues et acquiesça gentiment, tâchant de donner à son regard un éclat d’enthousiasme chaleureux.
« Merci, mon chou », dit-elle d’une petite voix qui se voulait convaincue.
Et en même temps lui dire « merci » cela lui fit mal, la mit presque hors d’elle. Merci pour quoi ? Pour une part de gâteau ? C’est plutôt lui qui devrait lui dire merci. De le supporter même quand il est cruel, même quand il embrasse d’autres filles, même quand il lui annonce qu’il part en week-end avec un ami pour faire la fête sans elle, quelques jours après lui avoir dit « je t’aime ». Est-ce que « je t’aime » doit tout excuser ? Fallait-il qu’elle ferme les yeux sur tous ses écarts de conduite, sous prétexte qu’il lui a dit ces trois mots providentiels ? Lui était-elle définitivement acquise, maintenant qu’elle les lui avait rendus ? Pouvait-il partir (l’abandonner !) sans explication et revenir quand cela lui chantait ? Excitée par tous ces tiraillements intérieurs, c’est d’une voix lourde de soupçons que la jeune femme reprit finalement la parole.
« Donc, susurra-t-elle avec une certainement méchanceté qui ne lui ressemblait pas et qu’il aurait fallu imputer à la fatigue et à la pression psychologique qu’elle avait subie récemment, il faut que je comprenne que, ce week-end, tu as fait du tourisme à Las Vegas pour étudier l’architecture de la ville et revenir m’expliquer à quel point elle est merveilleuse, que tu as tellement pensé à moi que tu m’as acheté un t-shirt, et que, puisqu’il faut quand même s’amuser un peu (même s’il fut extrêmement douloureux pour toi d’être loin de moi), tu as un peu joué au Poker, c’est bien cela ? »
Elle croisa les bras et feignit un air de naïveté frisant le ridicule.
« Dans ce cas je suis contente pour toi, puisque tu as passé un week-end culturel tout en modération ! Le mien fut semblable. »
Puisqu’il lui mentait, pourquoi lui dirait-elle ce qu’elle a fait ? D’ailleurs, qu’avait-elle fait exactement ? Tout était nappé d’un nuage opaque au milieu duquel rampaient les ombres les plus informes. Elle frissonna et pâlit légèrement en apercevant ces ectoplasmes de souvenirs, avant de se détourner légèrement, ne tenant pas à soutenir le regard de Jim. Elle devina qu’elle venait de le mettre en colère. Elle tâcha de se tromper elle-même, de se persuader que cela lui était tout à fait indifférent.


Spoiler:
 



Dernière édition par Tara M-T. Chopin le Dim 10 Mar - 12:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Presque personne n’est assez pur de péchés pour ne pas mériter un châtiment." Ҩ Tara&Jim "Presque personne n’est assez pur de péchés pour ne pas mériter un châtiment." Ҩ Tara&Jim EmptySam 9 Mar - 22:09

Tara Ҩ Jim
« La vaste nuit allume ses étoiles »


Fatigué.
Je suis fatigué, et j’ai l’impression que ce n’est même pas seulement physique. C’est mental aussi… Il semble que je sois fatigué de tout. De cette vie dans ce monde que j’accepte un jour pour le haïr encore plus le lendemain. Oui tout cela semble bien lunatique mais c’est ainsi… Je ne peux m’empêcher d’être un idiot qui, s’il aime ce monde, ne le criera pas haut et fort car j’ai ma foutu fierté.
Je suis fatigué de devoir rendre des comptes à certaines personnes et encore plus de culpabiliser pour des choses dont je ne suis pas totalement en faute…
Oui je me sens coupable de ce week-end, même pas de l’alcool coulant à profusion ou du lama que l’on a volé je ne sais comment au zoo… Je parle des filles… Pourquoi me sentir coupable.
Après tout je ne sors pas avec Tara, je ne l’ai pas trompé alors pourquoi je me sens aussi con… C’est n’importe quoi…
Et-ce parce que je lui ai dit « je t’aime » ? Je pense que cela y fait oui… Pourquoi dire à quelqu’un qu’on l’aime si c’est pour coucher avec d’autres filles quelques jours à peine après… Et pourtant je le pense, je le sais au plus profond de moi que je l’aime mais c’est comme si j’avais trop peur de m’engager, trop peur de me perdre dans une sorte de relation qui n’en finirait plus…
Au final, je ne veux pas de ça, je ne veux pas m’enfermer dans une sorte de routine que je ne contrôlerais plus, ou bien trop… Au final je veux ma liberté.
Mais en même temps, lorsque je ne suis pas avec elle, je me sens nul, mal et totalement triste. Sans elle je me sens incroyablement ridicule. Tellement que je pense à des choses affreuses…
Fatigué.
C’est fatigué que je rentre dans l’appartement, totalement impatient de la revoir je ne peux le nier, totalement heureux de pouvoir me poser dans cet endroit désormais familier.
Je pose mes affaire rapidement et part à sa recherche… A la recherche de qui ? De Tara voyons !
Et c’est rapidement qu’elle apparait dans mon champ de visions. Bon sang, elle m’a terriblement manqué. Et voilà que je me sens de nouveau coupable… Bon sang ce que c’est ridicule.
Je la salut, lui avouant qu’elle m’a manqué mais je reste distant. De ma part, ce n’est pas forcement étonnant. Je peux paraitre parfois distant, mystérieux alors que Tara est tout le contraire. Et c’est ça qui m’alarme… C’est comme si elle ne réagissait pas. Et bien quoi ? Qu’est-ce que j’ai encore fait ? Car oui, je me dis que si elle fait cette tête c’est que j’ai fait quelque chose qu’elle n’a pas aimé. Elle reste incroyablement silencieuse et cela me mets très mal à l’aise…
Pourtant, elle s’approche de moi, elle ne reste pas immobile mais c’est tout comme. Bon sang que lui arrive-t-il pour qu’elle semble aussi ailleurs. Elle finit par me serrer dans ses bras, et même dans cette accolade je sens que quelque chose ne va pas.
J’ai l’impression qu’elle n’est pas là. C’est idiot, pourtant elle me sourit, me regarde mais c’est ainsi, comme si quelque chose en elle était mort et cela me mets hors de moi intérieurement. Je sais que je dois agir délicatement, mais je n’ai qu’une envie, c’est de la secouer et de lui demander ce qu’il ne va pas. De la secouer et de la ramener à la vie.
Mon cœur se serre en la voyant ainsi et je me demande ce qui a bien pu se passer pour qu’elle soit ainsi, en quelques petits jours c’est dingue ce qu’il peut se passer dans nos vies. Ce qui peut se passer afin de nous dévaster de façon terrible.
Et finalement elle n’est pas la seule à agir étrangement avec l’autre. Nous sommes comme tous les deux coincés par un secret. Le mien, je le sais, est pas forcement terrible mais ne plaira pas… Mais elle, qu’a-t-elle bien plus faire pour se sentir aussi mal… Car oui, je le sens parfaitement que quelque chose la ronge à l’intérieur. Elle me cache quelque chose et rien que cela me rend dingue…
Je la sens même se raidir dans mes bras alors qu’elle se recule, son regard plus froid que jamais.
Et moi, je me vois mal dans ses conditions lui parler de mon week-end, pas que je ne la respecte pas loin de là. C’est même le contraire, je la respecte trop.
Je lui parle de Las Vegas, je pense vraiment tout ce que je dis. Las Vegas est magnifique, après, il est vrai que je ne pourrais habiter dans une ville aussi agité que celle-là mais c’est un fait, j’ai beaucoup aimé. Le poker fut un vrai passe-temps et puis je dois avouer être heureux d’avoir gagné de l’argent… J’ai un T-shirt pour elle que je lui montre directement et un autre cadeau, qui attendra. Je pense même lui offrir avec le gâteau donc, en désert.
Je ne remarque même pas qu’elle sourit tant celui-ci semble ridicule. Non je ne le vois même pas, je remarque bien ses joues remonter, je remarque ses dents mais c’est juste un fait, elle ne me sourit pas, elle joue un rôle alors que son cœur hurle tout autre chose.
- Merci, mon chou.
Même ça semble ridiculement accusateur. Je serre le poing nerveusement et je sens ma mâchoire se crisper. Je sens que je vais bientôt éclater si elle continue d’agir ainsi.
Je ne réponds rien. Après tout, je n’ai pas envie de m’énerver contre elle si cela peut être évité. Je me tais et je sens que je ne vais pas tarder à aller me coucher si c’est ainsi. A tête reposer cela devrait se passer mieux non ? Je ferme les yeux quelque instant, prenant une grande respiration et ne les ouvrent que lorsque j’entends sa voix résonner dans mon crâne.
- Donc, il faut que je comprenne que, ce week-end, tu as fait du tourisme à Las Vegas pour étudier l’architecture de la ville et revenir m’expliquer à quel point elle est merveilleuse, que tu as tellement pensé à moi que tu m’as acheté un t-shirt, et que, puisqu’il faut quand même s’amuser un peu (même s’il fut extrêmement douloureux pour toi d’être loin de moi), tu as un peu joué au Poker, c’est bien cela ?
Sa voix est froide, dure, terrible et pleine d’amertume.
- Parce que je n’ai plus le droit de discuter avec toi. Oui je pense que Las Vegas est une belle ville. Oui j’ai joué au poker, oui j’ai gagné et je t’ai acheté un souvenir. Si tu n’en veux pas, c’est très facile de s’en débarrasser.
Je prends le T-shirt, m’approchant de la poubelle et le lance dedans.
- Voilà ! Tu ne l’aimes pas, parfait, il est à la poubelle. Maintenant c’est quoi le problème ?!
Je remarque sa position de bouderie si minable à mes yeux. Pourquoi agit-elle ainsi avec moi ?!
- Dans ce cas je suis contente pour toi, puisque tu as passé un week-end culturel tout en modération ! Le mien fut semblable.
Je m’approche de nouveau d’elle, me plaçant en face d’elle mais assez loin pour ne pas non plus perdre le contrôle.
- Très bien ! Tu veux parler, on va parler. Parce que si tu sais très bien que je te cache quelque chose, ne crois pas que tu es aussi douée pour cacher ce que tu as sur le cœur. Tu veux que je te raconte mon week-end. Je ne peux même pas parce que je ne m’en souviens pas totalement. Du moins, du soir. J’ai bu, jusqu’à oublier ma pathétique existence. Je me suis réveillé et il se trouve que j’ai encore fait le con, jouant encore avec des femmes… C’est ça que tu veux m’entendre dire… Parfait ! Je suis un con et il semblerait que je le sois même dans un état second. Mais apparemment je ne suis pas le seul à me sentir coupable !
Je la regarde avec colère, je la vois légèrement pâlir mais je m’en moque. Elle se détourne de moi et encore une fois, je m’en moque parce que je suis bien trop en colère maintenant pour m’occuper de quoi que ce soit. Je le sais que lorsque je suis en colère je peux vraiment être un salaud.
- Tu crois que je ne remarque rien. Tu penses que je suis si stupide que cela et que je ne vois pas que tu me caches quelque chose de plus gros que cette fichus planète ! Je veux savoir maintenant ce qui te pèse tant dans le cœur pour te montrer aussi désagréable envers moi… Et je veux savoir MAINTENANT !
J’élève la voix… Ca y’est j’ai atteint un point de non-retour au niveau de la colère et de la stupidité. Et je sens que cela ne va pas s’arranger avec le fil de la discussion mais je m’en moque. Je veux juste qu’elle me réponde et tout de suite, avant que je ne perde totalement patience.
fiche par century sex.
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MessageSujet: Re: "Presque personne n’est assez pur de péchés pour ne pas mériter un châtiment." Ҩ Tara&Jim "Presque personne n’est assez pur de péchés pour ne pas mériter un châtiment." Ҩ Tara&Jim EmptyDim 10 Mar - 15:34

Tous les dragons de notre vie ne sont peut-être que des princesses
qui attendent de nous voir heureux ou courageux

Rainer Maria Rilke

Fatiguée. C’était physique et moral, une lassitude complète. Elle avait mal partout, et même serrer les doigts contre sa paume était un geste douloureux. Avec l’impression que, si elle s’allongeait, elle pourrait dormir un siècle. Quand elle s’allongeait, elle fixait le plafond. Elle n’avait presque pas dormi de la nuit. Fermer les yeux, c’est accepter d’être potentiellement vulnérable. Dormir est une forme d’abandon, de renoncement. Elle était trop stressée, trop troublée pour trouver le sommeil. Et elle était seule. Seule, et cet appartement lui semblait si grand tout à coup, si plein de placards et de recoins. Elle avait tort d’avoir si peur, car elle ne se souvenait de presque rien. Peut-être ne s’était-il rien passé ? Peut-être avait-elle seulement rêvé ? Mais elle était seule, et c’est ce qu’il y avait de plus affreux. Alors, quand Jim était rentré, elle s’était crue sauvée. Est-ce normal ? De se sentir encore plus désespérément solitaire en la présence de l’autre ? Qu’absolument tout dans son attitude vous renvoie à votre propre insignifiance ? Jim était parti à Las Vegas pour faire la fête et boire de l’alcool. Bien, pourquoi pas. En d’autre circonstances, Tara aurait crié une bonne fois pour toutes, se serait enfermée une heure dans sa chambre, avant de retourner auprès de lui en ayant tout oublié. Aujourd’hui, c’était différent. Il y avait de l’amertume, quelque chose au creux du ventre qui agissait comme un acide. Quand elle y réfléchit, elle eut encore plus mal. Parce qu’elle comprit qu’au fond, elle lui en voulait de ce qui lui était arrivé. Plutôt de ce qu’elle sentait qu’il lui était arrivé, même si elle ne s’en souvenait pas exactement. Elle le tenait responsable. Elle se haïssait pour cela. Mais elle le tenait responsable. S’il n’était pas parti faire l’imbécile deux nuits de suite dans un hôtel casino, elle n’aurait jamais éprouvé cette solitude et cette angoisse. C’était de sa faute.
« Parce que je n’ai plus le droit de discuter avec toi. Oui je pense que Las Vegas est une belle ville. Oui j’ai joué au poker, oui j’ai gagné et je t’ai acheté un souvenir. Si tu n’en veux pas, c’est très facile de s’en débarrasser. »
Elle voulait crier, crier qu’on s’en fiche de Las Vegas, du poker, et du reste. Elle voulait qu’il comprenne combien elle avait eu peur, combien elle avait mal. Elle le regarda s’éloigner vers la cuisine sans comprendre ce qu’il allait faire. Elle ne pensait qu’au verre brisé. Jim envoya le t-shirt au fond de la poubelle dans un geste colérique avant de se tourner de nouveau vers elle.
« Voilà ! Tu ne l’aimes pas, parfait, il est à la poubelle. Maintenant c’est quoi le problème ?! »
« Le problème, c’est ta désertion et ton indifférence ! Tu m’avais promis… promis... »
La rage la faisait toujours pleurer, et quand elle pleurait, elle ne pouvait plus parler. La fin de sa phrase ne vint donc jamais, elle se contenta de pousser un cri inarticulé qu’elle accompagna d’un mouvement de bras désarticulé qui illustrait son dépit. Il lui avait promis qu’il la protègerait, et la seule fois où elle avait eu besoin de lui pour se défendre, il n’était pas là. Tout son corps était pris de soubresauts et les sanglots qu’elle étouffait pesaient lourd sur sa poitrine. Elle ne voulait pas pleurer et se montrer aussi faible, elle voulait le griffer, le mordre, l’accuser. Elle avait chaud, affreusement mal à la tête, ses yeux lui paraissaient sertis dans un étau de lave. Elle ferma les paupières et passa une main sur son front, cherchant à se calmer, à inspirer profondément. Jim repris la parole sans pitié, sa voix grondait, la faisait trembler tout entière.
« Très bien ! Tu veux parler, on va parler. Parce que si tu sais très bien que je te cache quelque chose, ne crois pas que tu es aussi douée pour cacher ce que tu as sur le cœur. Tu veux que je te raconte mon week-end. Je ne peux même pas parce que je ne m’en souviens pas totalement. Du moins, du soir. J’ai bu, jusqu’à oublier ma pathétique existence. Je me suis réveillé et il se trouve que j’ai encore fait le con, jouant encore avec des femmes… C’est ça que tu veux m’entendre dire… Parfait ! Je suis un con et il semblerait que je le sois même dans un état second. Mais apparemment je ne suis pas le seul à me sentir coupable ! »
« Coupable ». Ce mot agit sur elle comme un maléfice. Elle rouvrit les yeux, et le simple fait de voir Jim et de l’imaginer en train de s’amuser avec des filles, des jetons de poker coincés entre les dents, pendant qu’elle était elle ne savait où dans le noir, et tous ces cris autour d’elle… lui donna envie de l’étriper sur place. Elle retrouva sa voix comme par enchantement et haussa le ton à son tour.
« Je ne me sens pas coupable : je suis mortifiée ! Je n’ai rien fait de mal, et pourtant la façon dont tu me regardes maintenant me fais me sentir misérable, comme si… j’avais mérité… Je t’interdis de me juger ! Et de quel droit viens-tu me parler de ta ‘‘pathétique existence’’ ? A moi ! Tu oses m’en parler à moi ! Tu veux savoir ce qu’est une pathétique existence ? C’est attendre debout sous la pluie que le jour se lève, parce que la nuit on ne peut pas dormir, parce que la nuit il y a des gens qui rôdent pour te dépouiller… C’est errer de ruelle en ruelle en ayant peur de la moindre personne qui passe… C’est prier non pour être sauvé, non pour trouver un refuge, mais pour mourir. Pour que cela s’arrête. Toi, ce que tu appelles ‘‘existence pathétique’’ c’est un vague mal-être de gamin que son père a abandonné et qui reproduit exactement le même schéma. »
Il est étonnant de constater combien se montrer cruel apaise de façon fulgurante. Tara, toujours si douce, si compréhensive, avait éprouvé un intense soulagement à prononcer ces mots d’une voracité inégalée. Une seconde seulement. Il faut attendre cette petite seconde, qui offre la certitude que les mots sont bien parvenus à son interlocuteur, pour s’apercevoir qu’on n’a jamais voulu dire de pareilles horreurs. Là, alors qu’on aimerait faire machine arrière et que l’on sent bien que l’on devrait pleurer, demander pardon, prendre l’autre dans ses bras, une force intérieure maintient en place l’humain déplorable que l’on est. Figée. Tara ne put plus bouger, c’est à peine si elle respira. Elle se demanda si c’était de l’orgueil ou de la honte (qui sont deux pathologies opposées qui pourtant présentent parfois les mêmes symptômes) qui la retenait de supplier Jim de l’excuser pour ses dernières paroles. Elle ne dit rien, et éprouva tant de difficulté à analyser les émotions qui circulaient sur le visage de Jim qu’elle se demanda si elle avait rêvé qu’elle lui disait cela ou si, réellement, elle avait osé s’adresser à lui de la sorte. La colère sembla reprendre le dessus, et lorsque le jeune homme ouvrit de nouveau la bouche, ce fut comme pour la frapper verbalement. Elle estima qu’elle l’avait mérité.
« Tu crois que je ne remarque rien. Tu penses que je suis si stupide que cela et que je ne vois pas que tu me caches quelque chose de plus gros que cette fichue planète ! Je veux savoir maintenant ce qui te pèse tant dans le cœur pour te montrer aussi désagréable envers moi… Et je veux savoir MAINTENANT ! »
Si « désagréable » était un aimable euphémisme, il chargea le mot « maintenant » de tant de brutalité que Tara crut s’évanouir de crainte et de remords. Elle fut comme ébranlée, son regard erra dans le salon sans trouver d’objet auquel s’accrocher, si bien qu’elle regarda de nouveau le jeune homme, à contre cœur.
« Je suis allée, commença-t-elle d’une voix désincarnée, à une soirée… Le premier soir où tu étais à Las Vegas. Je ne voulais pas y aller mais toute la ville était conviée… Tu te souviens, nous avions reçu l’invitation il y a quelques semaines ?... Mais mes collègues de travail ont téléphoné pour me proposer d’y aller avec elles. Je les aime bien, tu sais, et puis j’étais toute seule, et tu me manquais, et elles ont dit que ce serait amusant… Alors j’ai dit oui, et nous y sommes allées. Je crois… Je ne me souviens plus, je ne me souviens de presque rien, nous étions… »
En parler était une véritable torture. Elle parlait si lentement qu’elle se doutait que Jim allait s’impatienter, mais elle ne pouvait pas mieux faire. Elle tremblait, se balançait d’une jambe sur l’autre avec la sensation que, si Jim la regardait avec autant de colère et d’impétuosité, c’était justement pour accroître son malaise et prolonger son supplice. Cela fonctionnait bien, d’ailleurs.
« Je ne me souviens de rien, reprit-elle, sauf du fait que tout à coup les lumières se sont éteintes… Et… et il y avait cet homme… Il m’a regardée comme s’il me connaissait depuis cent ans… Comme s’il voyait mon âme, je ne sais pas… Il s’est approché, j’étais terrifiée… Il m’a embrassée. Très… bizarrement. »
Elle dit « bizarrement » car elle ne pouvait pas lui dire que c’était très intense et salissant, qu’il lui avait donné l’impression de vouloir boire son être et s’enivrer de son âme. Elle ne pouvait pas lui dire qu’elle en tremblait encore et qu’elle en faisait des cauchemars éveillée. Si elle prononçait ces mots à voix haute, cela rendrait tout terriblement réel, et elle n’était pas encore prête à voir la réalité en face.


Dernière édition par Tara M-T. Chopin le Lun 11 Mar - 16:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Presque personne n’est assez pur de péchés pour ne pas mériter un châtiment." Ҩ Tara&Jim "Presque personne n’est assez pur de péchés pour ne pas mériter un châtiment." Ҩ Tara&Jim EmptyDim 10 Mar - 19:00

Tara Ҩ Jim
« La vaste nuit allume ses étoiles »


Je ne comprends pas ce qu’il se passe…
Je pensais rentrer d’un week-end assez loquace quand on y repense, je pensais retrouver Tara, lui faire un câlin et aller me coucher… Mais déjà m’a foutu culpabilité empêcher ses retrouvailles à être normal, et apparemment je ne suis pas le seul à me sentir si mal…
Oui il y a un gros malaise et la seul manière que l’on trouve afin d’apaiser le malaise, c’est la colère.
C’est dingue comme lorsqu’on n’a pas d’argument véritable, crier semble être la meilleure solution. C’est stupide quand on y pense, mais sur le coup on se croit plus fort. On se dit que si on sait se mettre en colère, alors on sait se protéger… Mais c’est tout le contraire, on est encore plus vulnérable, on sort des atrocités qu’on ne pense même pas… Mais tout est permis avec la colère.
Tous les coups et surtout les plus bas sont de mise. Que c’est pathétique. Mais je suis très mal placé pour dire ça, surtout en cet instant… De plus, je me moque de tout… Tout ce que je sais c’est que j’ai mal, terriblement mal au cœur, au ventre, à la tête… J’ai envie de vomir et je suis sûr que si je le faisais, ce serait du sang.
Je suis tellement en colère que me voilà en train de jeter le T-Shirt de façon violente à la poubelle. Je ne remarque même pas les morceaux de verre, je ne regarde pas le sol, c’est elle que je regarde, elle est sa colère pour l’instant dissimulé.
Moi-même je me montre agressif avec elle, et c’est limite si je me reconnais. Je n’aime pas agir ainsi avec elle, je me hais déjà intérieurement, mais encore une fois, c’est la colère qui prend le dessus et qui me permet d’être aussi odieux avec elle. Aucun scrupule, cela viendra plus tard… Lorsque la colère aura disparu…
La colère, grande irritation, violent emportement qui se traduit par l’agressivité… Si bien qu’on en oublie la compassion, la tendresse, la douceur… Tout cela n’existe plus, la colère emporte tout tel un feu ardent.
- Le problème, c’est ta désertion et ton indifférence ! Tu m’avais promis… promis…
J’attends la suite qui ne vient pas. J’entends même sa plainte, je vois son geste de dépit… Mais le feu est trop présent.
- Je t’ai promis que je serais là, et je suis là non ?! J’ai promis que je ne t’abandonnerais pas, et je ne t’ai pas abandonné. Tara, tu oses remettre ma parole en doute alors que je ferais tout pour toi ? Ne te l’ai-je pas assez prouvé par le passé ?!
Je continue sur ma lancé, lui racontant finalement mon week-end… Raconter n’est pas le bon mot, je lui crache à la figure d’une façon infecte mon week-end, de la façon la plus misérable. Bon sang, comment je peux ne pas me haïr en ce moment même… Je suis qu’un idiot.
- Je ne me sens pas coupable : je suis mortifiée ! Je n’ai rien fait de mal, et pourtant la façon dont tu me regardes maintenant me fais me sentir misérable, comme si… j’avais mérité… Je t’interdis de me juger ! Et de quel droit viens-tu me parler de ta ‘‘pathétique existence’’ ? A moi ! Tu oses m’en parler à moi ! Tu veux savoir ce qu’est une pathétique existence ? C’est attendre debout sous la pluie que le jour se lève, parce que la nuit on ne peut pas dormir, parce que la nuit il y a des gens qui rôdent pour te dépouiller… C’est errer de ruelle en ruelle en ayant peur de la moindre personne qui passe… C’est prier non pour être sauvé, non pour trouver un refuge, mais pour mourir. Pour que cela s’arrête. Toi, ce que tu appelles ‘‘existence pathétique’’ c’est un vague mal-être de gamin que son père a abandonné et qui reproduit exactement le même schéma.
Je la regarde… Choqué… D’un côté, ce qu’elle me dit me fait mal au cœur… Entendre de sa bouche toute l’angoisse qu’elle a ressentie alors que je ne l’avais pas encore trouvé… Elle ne m’en parle jamais, et normalement je m’en serais réjoui qu’elle me fasse assez confiance pour enfin m’avouer son mal être… Mais tout est occulté par le reste, par la fin de son monologue, tragique. Je sens les larmes me monter aux yeux toutes seules… Comment peut-elle me parler de mon père ainsi… Un VAGUE mal-être de gamin… Qui reproduit le même schéma… Alors elle me voit ainsi… Comme l’homme que je déteste le plus au monde… Elle me voit comme cet être misérable et elle ose me dire que c’est qu’un pauvre mal être… Comme si c’était un caprice de petit gosse n’ayant pas à se plaindre de la vie… Ma mâchoire se crispe encore plus alors que les larmes coulent désormais sur mes joues.
- Je ne t’ai jamais jugé ! Tu le sais parfaitement ! Tu as raison… je ne sais pas ce que c’est de mourir, jour après jour… De sentir son cœur se meurtrir en espérant que son père, celui qui est sensé nous aimer plus que tout, revienne. Mais il ne le fait pas, préférant voir son fils mourir d’un chagrin incontrôlable… Oui tu as raison… Je ne sais pas ce que c'est oui... Tara, je t’interdis… JE T’INTERDIS de me comparer à cet homme qui a détruit ma vie… Mon enfance et toute la confiance que j’aurais pu avoir en moi… JE NE SUIS PAS COMME LUI !
Je refuse… Je ne suis pas… Non…
Je plisse le nez de colère, de dégout, envers elle, envers lui, envers moi… Ils n’ont aucun droit de me juger de la sorte, aucun droit de me dire ce que je ne suis pas… Aucun droit de m’abandonner encore et encore… Pourquoi… Pourquoi ?! Je refuse d’être l’homme le plus affreux de l’univers, partant pour son simple plaisir et ne jamais revenir…
- Je ne suis partis qu’un week-end, qu’un foutu week-end et tu oses me comparer à lui…
Je suis si déçu, horrifié, mais je ne veux pas m’arrêter là. Ô non cela serait trop facile ! Alors je lui demande ce qui ne va pas, car s’il y avait un malaise dès le départ, cela venait de nous deux et non de moi tout seul.
- Je suis allée à une soirée… Le premier soir où tu étais à Las Vegas. Je ne voulais pas y aller mais toute la ville était conviée… Tu te souviens, nous avions reçu l’invitation il y a quelques semaines ?... Mais mes collègues de travail ont téléphoné pour me proposer d’y aller avec elles. Je les aime bien, tu sais, et puis j’étais toute seule, et tu me manquais, et elles ont dit que ce serait amusant… Alors j’ai dit oui, et nous y sommes allées. Je crois… Je ne me souviens plus, je ne me souviens de presque rien, nous étions…
Je la regarde, ne disant tien et me demandant où elle veut en venir. Oui je me souviens d’une soirée, oui je me souviens des invitations et je dois avouer que ce week-end j’y avais pensé. Intérieurement je suis heureux qu’elle soit sortie sans moi, après tout on ne doit pas être tout le temps l’un sur l’autre. Mais pourquoi semble-t-elle si hésitante ? Elle n’a pas aimé, elle aurait préféré que je sois là… Enfin ça j’ai cru le comprendre.
- Je ne me souviens de rien, sauf du fait que tout à coup les lumières se sont éteintes… Et… et il y avait cet homme… Il m’a regardée comme s’il me connaissait depuis cent ans… Comme s’il voyait mon âme, je ne sais pas… Il s’est approché, j’étais terrifiée… Il m’a embrassée. Très… bizarrement.
Les mots viennent encore par bride, j’imagine l’ambiance, glauque, macabre… Les lumières éteintes… L’homme proche d’elle, son souffle sur sa peau, ses doigts sur ses hanches, et puis ses lèvres suaves sur les siennes si douces et tendres alors qu'elle a peur…
Mon poing se crispe de nouveau. Ce que je redoute le plus c’est donc produit… Quelqu’un d’autre que moi l’a embrassé… Cela me met hors de moi.
- Il… Il t’a… Embrassé…
Alors c’est ça… Cette douleur qu’elle a lorsqu’elle sait que je suis avec une autre qu’elle… Je suis aussi égoïste que cela…
- C’était qui… Je veux son nom maintenant…
Oui, je vais aller lui faire sa fête à celui qui a osé faire cela !
- QUI !
Je sens que je peux facilement me mettre hors de moi. J’aurais un verre à la main, une assiette ou je ne sais pas, une chaise, je l’enverrais facilement voler au loin… Je reste debout, crispant le point très très fort, si bien que je sens les ongles s’enfoncer dans ma chair jusqu’à me faire saigner doucement, j’en sais rien à vrai dire mais je m’en moque. Je sens une colère nouvelle m’enivrer, glisser le long de mes veines tel un poison, s’arrêtant sur le cœur avec une pression que plus grande. Il bat plus fort, plus vite si bien que j’ai l’impression de suffoquer. Je l’entends battre encore et encore et soudain… Tout ralentit jusqu’à ce que celui-ci meurt totalement… J’ai perdu le contrôle, j’ai perdu la raison, et je viens tout juste de perdre mon cœur, lamentablement …
fiche par century sex.
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MessageSujet: Re: "Presque personne n’est assez pur de péchés pour ne pas mériter un châtiment." Ҩ Tara&Jim "Presque personne n’est assez pur de péchés pour ne pas mériter un châtiment." Ҩ Tara&Jim EmptyLun 11 Mar - 19:28

« Tu avais promis que tu ne laisserais jamais personne me blesser. »
Elle reprenait son souffle, trop épuisée pour crier, cette fois. Elle avait un goût d’engrenages rouillés au fond de la bouche. Elle n’aurait pas dû lui parler ainsi, l’imprégner de ce genre de culpabilité, mais l’effroi et l’isolement l’avaient rendue un peu égoïste. Elle savait que ce n’était pas de sa faute, qu’il n’a pas pu prévoir le déroulement des évènements… Quand bien même : si Tara, le vendredi matin, avait eu un mauvais pressentiment, si elle lui avait demandé de ne pas partir… aurait-il annulé un week-end prévu de longue date pour elle ? Sur un simple pressentiment ? Il l’aurait certainement embrassée sur le front en lui disant que tout se passerait fort bien et que trois jours ce n’est pas long, il lui aurait même conseillé de voir des amis… Et il serait parti, n’est-ce pas ? Parce que c’est normal, parce que ce genre de chose n’est pas censé arriver… Normalement, quand on est invité à une soirée, on n’est pas supposé se retrouver dans le noir, caché derrière un meuble en priant pour se réveiller de ce cauchemar. Rien de tout cela n’a de sens. Elle essuyait machinalement les larmes qui striaient ses joues, mais les sillons réapparaissaient immédiatement et elle ne pouvait pas arrêter de pleurer. Il l’accusa d’avoir quelque chose à se reprocher, d’être coupable. A ce stade, ce n’était plus de la culpabilité, il s’agissait plutôt de remords. Face à l’indicible, à tout ce qu’il y avait d’hallucinant dans ces évènements nocturnes, elle en était venue à penser que quelque chose de plus grand et de plus haut qu’elle l’avait punie pour quelque mauvaise action passée. Et peut-être que c’était bien fait pour elle qu’elle ait eu aussi peur. Elle ne supporta pas que les propos de Jim fassent écho à ses propres pensées, cependant, et elle lui parla sèchement, cherchant finalement quelque chose de piquant à lui dire, pour lui passer l’envie de l’accuser. De très loin, ses mots dépassèrent sa pensée. Elle mit la main sur la chose la plus terrible qui se soit produite dans le passé du jeune homme, chercha du bout des doigts la plus longue et la plus ancienne cicatrice, qui suintait encore par moments, et y enfonça sauvagement les ongles. Son père. Comme avait elle osé lui parler de son père et lui dire qu’il agissait exactement comme lui ? La réponse du jeune homme ne se fit pas attendre, et chaque mot lacéra le cœur de Tara. Cette fois, elle était définitivement coupable.
« Je ne t’ai jamais jugé ! Tu le sais parfaitement ! Tu as raison… je ne sais pas ce que c’est de mourir, jour après jour… De sentir son cœur se meurtrir en espérant que son père, celui qui est sensé nous aimer plus que tout, revienne. Mais il ne le fait pas, préférant voir son fils mourir d’un chagrin incontrôlable… Oui tu as raison… Je ne sais pas ce que c'est oui... Tara, je t’interdis… JE T’INTERDIS de me comparer à cet homme qui a détruit ma vie… Mon enfance et toute la confiance que j’aurais pu avoir en moi… JE NE SUIS PAS COMME LUI ! Je ne suis partis qu’un week-end, qu’un foutu week-end et tu oses me comparer à lui… »
Elle ouvrit la bouche pour répondre, ou plutôt pour demander pardon. Quels mots ? Quels mots auraient le pouvoir inouï de la disculper ? Et si, dans ce langage humain irisé et mouvant comme la peau d’un reptile, si elle trouvait l’écaille d’une expression capable de traduire son désarroi et ses regrets, aurait-elle-même le droit de s’en servir ? De la revêtir comme une seconde peau pour se protéger ? Certainement pas, elle ne méritait rien, après la remarque qu’elle venait de faire. Elle pouvait rester nue sous la grêle des reproches de Jim, il avait même gagné le droit de la lapider avec les pierres de son dégoût. Parce qu’elle s’était servie contre lui de la seule chose au monde qui le rende vulnérable. Elle n’osa pas lever les yeux vers lui, mais elle sentit (elle ressentit) qu’il pleurait. Et, ces larmes, elle n’était même pas digne de les essuyer.

Finalement, Jim l’interrogea. Que le ton fût brutal ne la choqua pas, ses tressaillements n’étaient dus qu’à des réactions incontrôlées de son système nerveux à vif. Elle parla, lentement, raconta le peu l’éléments de sa soirée dont elle se souvenait. A mesure qu’elle parlait, qu’elle approchait du but, elle sentait se creuser un immense vide au fond de son cœur. Cet homme, il lui avait pris quelque chose. Il l’avait dépossédée d’elle-même, en quelque sorte. Pourquoi ? De quel droit ? Le baiser, ce n’était pas si grave, au fond. Le problème était plus profond. C’était la manière dont il l’avait touchée, dont il lui avait pris ce baiser comme s’il lui était dû, c’était cette façon d’être suffisante et orgueilleuse qui transpirait de chaque pore de sa peau, c’était, enfin, toute l’emprise qu’il avait su avoir sur elle en un instant, car il l’avait tenue dans la crainte.
« Il… Il t’a… Embrassée… »
Elle leva un regard spectral sur Jim, le son de sa voix venant de la sortir de ses pensées en putréfaction.
« Oui », répondit-elle simplement avant de retourner mentalement mâchonner sa rage vis-à-vis de l’homme.
« C’était qui… Je veux son nom maintenant… »
De nouveau, elle releva les yeux vers lui, et elle n’avait pas l’air aussi absent qu’une seconde auparavant. Il y avait quelque chose d’effaré dans son regard, ainsi qu’une ténue lueur de colère, qui cette fois était de nouveau tournée vers Jim.
« Comment ? »
« QUI ! »
Le cri la fit bondir et lui confirma que son cœur était toujours en activité. Elle était face à un Jim qu’elle n’avait jamais vu. Il semblait dévasté par la colère, par la haine. Elle recula d’un pas et tendit le bras dans un mouvement vague sur le côté. Il y avait une chaise non loin, elle le savait, mais elle devait la trouver du coin de l’œil et du bout des doigts, parce qu’elle ne voulait pas détacher son regard de cet inconnu révolté. Elle la trouva finalement, la traina devant elle, et s’y appuya. Elle ne pouvait pas s’asseoir. La position assise empêche de fuir rapidement. Cependant ses jambes avaient peine à la supporter.
« Quelle importance ? », demanda-t-elle alors d’une voix sans timbre.
Le nom de l’homme était bien la dernière chose qu’elle aurait demandée, dans la situation inverse. D’ailleurs, quand Jim lui disait : « J’ai passé la soirée avec une fille », Tara ne s’inquiétait jamais de connaitre son prénom. Quelle importance avait le nom d’une trainée ou celui d’un barbare ? En quoi était-ce intéressant par rapport à leur conversation ? A force de se demander pourquoi Jim voulait absolument connaitre l’identité de l’homme, elle finit par deviner la finalité de ce questionnement insistant, et cela fut tout à fait pour lui déplaire et pour l’inquiéter. Son visage changea d’expression, passant de craintif et incrédule à suspicieux et désapprobateur.
« Je te dis qu’il faisait noir, qu’un homme s’est approché de moi, que j’étais terrifiée… Et ce que tu veux savoir, c’est son nom ? La première chose que tu me demandes, c’est son nom ? Ce qui t’inquiète à propos de ces évènements, c’est de savoir qui m’a embrassée ? Pour quoi faire ? Pour aller très virilement lui refaire le portrait ? Tu crois que cela me fera me sentir mieux ? Que tu ailles te battre ! Tu t’es pris pour Robin des Bois ? Tu crois que ce dont j’ai besoin maintenant, c’est que tu ailles défendre mon honneur ? A moins bien sûr que ce soit plutôt ton droit de propriété que tu souhaites défendre ! Mais… Bon sang ! C’est bien la peine que tu passes tes soirées avec des dizaines de filles pour finalement ne rien comprendre aux femmes ! Je te dis que j’ai eu peur, que je souffre, et toi tu me proposes très galamment d’aller trouver une espèce de… de… de fichu taré, pour en parler avec lui ! Mais c’est de moi dont il s’agit, de moi, tu n’as pas compris ? Pas de ton orgueil ! De ma souffrance ! »
Elle était partagée entre l’envie de s’allonger par terre pour pleurer et celle de le frapper de toutes ses forces, cette espèce d’imbécile. Qui plus est, en plus d’être outrée de constater qu’il ne s’intéressait pas du tout à ce qu’elle avait pu ressentir et que tout ce qui le préoccupait était de connaitre le nom de l’homme, elle était aussi très inquiète pour lui. Elle ne pouvait pas oublier le visage de son hôte d’un soir. Elle connaissait son nom. Tout le monde connaissait son nom. Elle ne voulait surtout pas que Jim se trouve en présence de cet homme, car il était dangereux. Finalement, elle s’assit sur la chaise devant elle, poussant un soupire à fendre l’âme, avant de reprendre la parole d’un ton plus calme mais toujours chargé de reproches.
« Quand bien même saurais-tu son nom que tu ne pourrais rien y faire. Et lui, il n’en aurait rien à faire de toi… ou de moi. Ne pense pas que tu y puisses quoique ce soit. Ce qui me fait le plus de mal, dans cette histoire, finalement, ce n’est pas son baiser, mais ta réaction. »

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MessageSujet: Re: "Presque personne n’est assez pur de péchés pour ne pas mériter un châtiment." Ҩ Tara&Jim "Presque personne n’est assez pur de péchés pour ne pas mériter un châtiment." Ҩ Tara&Jim EmptyMar 12 Mar - 16:40

Tara Ҩ Jim
« La vaste nuit allume ses étoiles »


- Tu avais promis que tu ne laisserais jamais personne me blesser…
De quoi est ce qu’elle parle ? Quelqu’un lui a fait du mal ?
Qu’a-t-il bien pu se passer en un week-end pour qu’elle soit si différente ? Je ne l’ai pas abandonné, pourtant dans sa façon d’agir, sa manière de me parler, son regard me fuyant c’est comme si je lui avais fait le pire des affronts.
Je n’aurais jamais pensé que cela l’affecterais autant. M’aurait-elle demandé de rester, l’aurais-je fais ? Je ne pense pas…
J’aurais pris cela bien trop à la légère, tout comme lorsqu’elle me demande de ne pas aller au travail, me bloquant parfois la porte de façon taquine. Cependant, lorsque je rentre le soir elle ne m’en veut pas. Je pense qu’elle comprend pourquoi je fais ça.
Mais je n’ai pas vraiment le temps de plus m’inquiéter…
Pourquoi ? Parce que mn cœur est laminer. Elle connait ma plus grande faiblesse, elle sait ce qui me rend vulnérable…
Pourquoi je ne le dis à presque personne, que très peu de gens sont au courant de mon abandon paternel. Car cela est ma plus grande faiblesse. L’abandon…
Elle est au courant, je lui fais confiance et le fait qu’elle sache ne m’avait jamais dérangé jusqu’à maintenant. Je n’aurais jamais cru ça possible, qu’elle puisse ainsi s’immiscer dans l’une de mes pires faiblesses, pour le ressortir de la façon la plus ignoble qu’il soit. A croire qu’elle a gardé cela en elle pendant des années, n’attendant que le bon moment pour me cracher son venin au visage.
Je ne peux croire ça d’elle pourtant. Elle est mon trésor, une personne douce est raisonnée…
Mais le visage qu’elle montre d’elle aujourd’hui est le pire qu’elle ne m’ait jamais montré. Cruel, monstrueux, avide d’une vengeance inconnue.
Je sens les larmes couler sur mon visage et je m’en veux. Elle ne mérite pas que je pleure ainsi… Mais au final, ses larmes sont différentes, différentes de la dernière fois où j’ai cru qu’elle allait m’abandonner elle aussi… Ce n’est pas des larmes de désespoirs, ce sont des larmes d’une douleur inconditionnée alors qu’elle marque au fer rouge cette blessure ardente, en plus sur mon cœur.
C’est la colère qui est là, une colère incandescente, qui ne cessera que lorsqu’elle sera assouvie. Une colère que je n’ai jamais ressentie pour elle et que je ne pensais pas possible envers sa personne.
Là, en cet instant, je la hais.
Et cela se ressent dans la réponse que je lui donne… Violente, cinglante, un ton dur qui n’appelle à aucune réponse. Je ne suis pas lui, et oui, je lui interdis formellement d’oser dire des choses pareilles sur ma personne.
Et maintenant qu’elle fut odieuse avec moi, je lui demande de me dire ce qui ne va pas. Je suis toujours en colère, et je doute que celle-ci parte aussi rapidement. Mon cœur saigne encore, même si l’on change plus ou moins de sujet, je peux sentir le goût de rouille envahir ma bouche, je serais capable de m’étouffer tant chaque battement est un supplice.
Enfin elle se jette à l’eau, me parlant d’une soirée dont je me souviens vaguement en avoir entendu parler, que ce soit par elle ou au travail. Mais plus elle parle, plus la colère devient forte…
Moi qui pensais qu’elle avait atteint son paroxysme, en fait, tout ceci n’était qu’une introduction, une prémisse de ce qui suit là, maintenant.
Ce que je redoutais le plus c’est produit. Quelqu’un d’autre a osé embrasser Tara… Quelqu’un d’autre c’est approché d’elle et fut si proche que son visage fut collé au sien, que ses lèvres infectes ont touché les siennes, et ses mains… Je n’ose imaginer…
Première chose que je fais, je demande qui c’est. Je veux savoir quel monstre a osé lui faire cela. Car elle a dit avoir eu peur… Elle me reproche de ne pas l’avoir protégé, de lui avoir promis de ne jamais laisser personne l’a blessé, et ce salaud l’a fait.
Elle me regarde sans comprendre, pourtant ma question est claire. Je veux savoir qui, et je ne suis pas vraiment patient… Surtout pas maintenant.
Je la vois reculer, est-ce que je lui ferais peur ? Pendant un instant je la regarde sans comprendre moi-même ce qu’il nous arrive… Et puis, ses paroles me reviennent en mémoire, plus dures, plus fortes et encore plus dévastatrices.
- Quelle importance ?
Elle demande vraiment ça ? Pose-t-elle réellement la question alors que cela me semble clair comme de l’eau de roche. Pourquoi ? Cela me semble si stupide que je ne réponds sur le coup. Je ne la lâche pas des yeux, la regardant toujours avec colère et dégout.
- Je te dis qu’il faisait noir, qu’un homme s’est approché de moi, que j’étais terrifiée… Et ce que tu veux savoir, c’est son nom ? La première chose que tu me demandes, c’est son nom ? Ce qui t’inquiète à propos de ces évènements, c’est de savoir qui m’a embrassée ? Pour quoi faire ? Pour aller très virilement lui refaire le portrait ? Tu crois que cela me fera me sentir mieux ? Que tu ailles te battre !
- Je ne fais pas ça par virilité comme tu dis si bien. Je fais ça justement parce que ce type t’as fait du mal, t’as fait peur et que je n’étais pas là… Mais je suppose que tu auras du mal à me croire vu que je suis comme mon père.
- Tu t’es pris pour Robin des Bois ?
- Crois ce que tu veux, j’en ai plus rien à foutre.
- Tu crois que ce dont j’ai besoin maintenant, c’est que tu ailles défendre mon honneur ? A moins bien sûr que ce soit plutôt ton droit de propriété que tu souhaites défendre ! Mais… Bon sang ! C’est bien la peine que tu passes tes soirées avec des dizaines de filles pour finalement ne rien comprendre aux femmes ! Je te dis que j’ai eu peur, que je souffre, et toi tu me proposes très galamment d’aller trouver une espèce de… de… de fichu taré, pour en parler avec lui ! Mais c’est de moi dont il s’agit, de moi, tu n’as pas compris ? Pas de ton orgueil ! De ma souffrance !
Je la regarde s’asseoir alors qu’elle semble épuisée. De sa souffrance... J'avais cru comprendre, elle ne la supporte tellement pas qu'elle en fait profiter tout le monde, me faisant souffrir au passage.
- C’est ainsi que tu me vois en plus, un homme plein d’orgueil, un enfoiré de première… Si c’est le cas tu as raison finalement… Et si je passe mes soirées avec des filles ce n’est pas pour les comprendre. Je n’ai que faire de comprendre. Tu connais surement Antigone, même elle, une femme disait "Comprendre ... Vous n'avez que ce mot-là à la bouche, tous, depuis que je suis toute petite [...] Il fallait comprendre qu'on ne doit pas manger tout à la fois, donner tout ce qu'on a dans ses poches au mendiant qu'on rencontre, courir, courir dans le vent jusqu'à ce qu'on tombe par terre et boire quand on a chaud et se baigner quand il est trop tôt ou trop tard, mais pas juste quand on en a envie ! Comprendre, toujours comprendre. Moi, je ne veux pas comprendre. Je comprendrai quand je serai vieille. Si je deviens vieille. Pas maintenant."
Je m’approche d’elle, accentuant mon discours par de grands gestes.
- Et si je retrouve se taré ce n’est certainement pas pour lui parler tu le sais parfaitement. Je veux son nom, maintenant !
Je vois bien qu’elle ne comprend pas où je veux en venir. Elle ne comprend pas que c’est ainsi que j’agis. Lorsque je veux défendre ceux que j’aime, il faut que j’éradique la menace de façon définitive. Non je ne vais pas le tuer, mais je vais lui faire comprendre clairement que s’il s’approche de nouveau d’elle, il aurait à faire à moi.
- Quand bien même saurais-tu son nom que tu ne pourrais rien y faire. Et lui, il n’en aurait rien à faire de toi… ou de moi. Ne pense pas que tu y puisses quoique ce soit. Ce qui me fait le plus de mal, dans cette histoire, finalement, ce n’est pas son baiser, mais ta réaction.
Je la regarde encore plus dégoûté avant… Oui, c’est possible. Elle réussit en un temps record à me la faire haïr d’une façon inimaginable.
- Tu ne comprends vraiment rien... Tu ne comprends pas que c’est le genre de personne qui souhaite que tu réagisses exactement comme ça. Qui se délecte de ta souffrance, qui doit sûrement se frotter les mains en t’imaginant ainsi. Tu ne comprends rien ! Et puis, tu ne l’aurais pas laissé faire rien de tout cela ne serais arrivé ! Tu aurais dû savoir te défendre ! Ce qui me fait le plus mal dans cette affaire c’est que tu oses me reprocher quelque chose pour lequel je ne suis en aucun cas responsable.
Je plisse le nez, ne la lâchant pas des yeux alors que je ne peux m’empêcher de balancer mes horreurs. Sur le moment, cela m’importe peu, sur le moment, je n’en ai que faire, j’ai l’impression d’avoir tellement raison…
Sur le moment, je suis un abrutis et ce n’est qu’après que je me rendrais compte de ma monstruosité, ce n’est qu’une fois seul que je me rendrais compte de mon horreur, que je vais me détester, me haïr pour avoir osé lui dire cela…
Oui, ce ne sera qu’après, lorsqu’elle sera partie…
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MessageSujet: Re: "Presque personne n’est assez pur de péchés pour ne pas mériter un châtiment." Ҩ Tara&Jim "Presque personne n’est assez pur de péchés pour ne pas mériter un châtiment." Ҩ Tara&Jim EmptyMer 13 Mar - 15:29

Elle reçut le cynisme strident de Jim comme une avalanche de verre pilé tombée des nues.
« … Mais je suppose que tu auras du mal à me croire vu que je suis comme mon père. »
Retour à l’heure du crime. Elle sentit qu’il lui répéterait longtemps sa perfidie, qu’elle aurait à faire amende honorable chaque jour jusqu’à ce qu’il… sans doute ne lui pardonnerait-il jamais. Jusqu’à ce qu’il lui laisse une nouvelle chance de lui prouver qu’elle est digne de confiance. Pourtant, le jeune homme ne pouvait pas lui en vouloir autant qu’elle-même se détestait d’avoir dit cela. Livide, elle n’avait pas même la consolante amertume des larmes pour y noyer ses remords. Son âme entière lui semblait une plaie ouverte qu’elle aspergeait délibérément de jus de citron. Parce qu’elle se torturait moralement, comme pour essayer de se faire autant de mal qu’elle venait d’en faire à Jim. Cela même en ayant conscience que c’était tout à fait inutile et que souffrir en même temps que lui lui tiendrait plus lieu d’excuse que de rédemption.
« Jim… »
Sa voix méconnaissable, comme déchiquetée. Elle fit un nouvel essai :
« Je n’aurais pas dû… C’était… Je suis tellement… »
« Crois ce que tu veux, j’en ai plus rien à foutre. »
Elle leva les yeux vers lui, interdite, et le regard qu’il posait sur elle lui donna envie de tomber en poussière à ses pieds dans l’instant. Il n’allait pas la laisser lui demander pardon, c’était assez clair à présent. Il continua de parler de la soirée où cet l’homme l’avait embrassée, occultant tout à fait la tentative de Tara de revenir sur ses précédentes paroles. Il lui cita une certaine Antigone dont la jeune femme ignorait tout et aux propos de laquelle elle n’entendit rien. Il se rapprocha d’elle et les grands gestes incontrôlés qu’il traçait dans l’air ne lui faisaient plus peur. Elle lisait sur son visage une telle expression de dégoût que, l’espace d’une seconde, elle souhaita qu’il la tue. Il lui semblait que, pour l’heure, il lui caressait la peau de la pointe d’un couteau ébréché, et peut-être voulait-il qu’elle le supplie de marquer la première entaille. Mais il l’insultait tranquillement du regard, lui faisait sentir combien il la méprisait, l’obligeait à le regarder la regarder avec répugnance.
« Je veux son nom, maintenant ! »
Il cria peut-être encore mais les mots lui parvinrent comme s’il les avait persifflés à son oreille. Cet homme qu’elle dégoûtait si fort, elle ne le connaissait pas. Cette femme immonde dans le corps de laquelle elle se trouvait, elle ne la connaissait pas davantage. Elle s’assit devant lui avec la sensation de déposer à ses pieds le souvenir d’elle-même, tout poisseux et décoloré. Cependant, par égard pour ce qu’ils avaient été, elle ne voulait pas qu’il aille là-bas. Elle ne voulait pas qu’il lui arrive quelque chose de mal. Elle ne savait pas exactement de quoi l’homme au baiser était capable, mais il l’avait terrorisée à tel point qu’elle souhaitait ne plus jamais se trouver en sa présence, et elle ne voulait pas non plus qu’il blesse Jim. Elle leva la tête vers le jeune homme, et chercha à lire l’avenir sur les traits contractés de son visage ordinairement si beau et si captivant. Elle lui dit le nom. Il part en claquant la porte. Elle ne le revoit pas de la soirée. Elle en mourrait. Alors, les larmes aux yeux, elle lui adressa un signe de tête. Non. Elle crut qu’il allait l’étriper.
« Tu ne comprends vraiment rien... Tu ne comprends pas que c’est le genre de personne qui souhaite que tu réagisses exactement comme ça. Qui se délecte de ta souffrance, qui doit sûrement se frotter les mains en t’imaginant ainsi. Tu ne comprends rien ! »
Elle comprenait qu’elle l’aimait. Elle l’aimait si mal et si méchamment en cet instant, mais elle l’aimait toujours, et elle ne pouvait concevoir qu’il aille se jeter dans la gueule du loup par sa faute. Elle se releva péniblement et lui tourna le dos. Il fallait que ce soit elle qui s’en aille.
« Et puis, tu ne l’aurais pas laissé faire rien de tout cela ne serait arrivé ! »
Elle se figea une seconde. C’est la petite seconde qu’elle accorda à Jim, cette seconde où il devait prier pour que les mots qu’il venait de lui asséner ne soient pas parvenus jusqu’à elle. Elle connaissait bien cette maigre seconde, aussi le laissa-t-elle en profiter avant de se tourner vers lui. Elle espéra qu’il allait s’excuser. Il préféra tenter de rectifier le tir en remuant le couteau dans la plaie. Elle posa sur lui un regard agrandi par l’effroi et la honte. Cette fois, elle avait honte pour lui.
« Tu aurais dû savoir te défendre ! Ce qui me fait le plus mal dans cette affaire c’est que tu oses me reprocher quelque chose pour lequel je ne suis en aucun cas responsable. »
Pauvre phrases cache-misère qui n’éclipsèrent jamais la violence de la précédente. « Tu ne l’aurais pas laissé faire… » Laissé faire ? Avait-il seulement saisi l’ampleur de la situation qu’elle avait évoquée ? Elle ne lui avait pas parlé d’un jeune labrador qui lui avait léché la joue dans un élan de sympathie pour elle ! Elle lui avait parlé d’un homme, qui avait pris possession de quelque chose qui lui appartenait. Elle aurait voulu pouvoir émettre un son. Elle était si choquée, tellement blessée que la douleur l’avait rendue muette. Elle était déjà laminée, abattue, mortifiée, écœurée, et ce n’était pas suffisant, il fallait encore qu’il l’insulte, qu’il l’oblige encore à rester quand elle avait tant besoin de partir et de panser ses blessures. Elle lui aurait laissé sur place sa dignité et son courage, elle lui avait déjà tout abandonné mais il fallait encore qu’il lui rappelle qu’elle n’avait pas su se défendre et que, finalement, c’était bien fait pour elle, puisqu’elle avait laissé cet homme profiter d’elle.

Elle regardait fixement les longues traces rouges sur la joue de Jim. Le bruit du coup vibrait encore dans l’air en absence. Elle l’avait frappé, cette fois, pour de bon, et de toutes les maigres forces qu’il lui restait. L’impression de ses doigts sur la peau du jeune homme y faisait comme de fines balafres parallèles. C’était bien net. Elle avait refermé la main sur l’ombre de cette gifle et avait ramené son bras contre elle.
« Je t’en prie, mon chou, va jusqu’au bout de ta pensée… Parce que, si tu avais eu le courage de poursuivre, je suppose que tu aurais eu encore beaucoup d’insultes à me faire, n’est-ce pas ? Non ? Plus envie ? »
Elle leva le menton et le regarda bien en face.
« Tant pis, je vais achever ton raisonnement moi-même, dans ce cas. Si tu avais été moins lâche, tu m’aurais certainement fait remarquer que, peut-être, je ne l’ai pas repoussé parce qu’au fond j’ai aimé qu’il m’embrasse, non ? Quoi d’autre ? Qu’aurais-tu pu trouver d’assez cruel à me dire encore… Que j’ai été flattée qu’un parfait inconnu me vole un baiser ? Que je me serais sentie désirée ? Vas-y, dis-moi, je t’écoute ! Explique-moi à quel point je suis une misérable trainée qui ne mérite ni ta charité ni ton hospitalité… »
Elle était horrifiée, elle se sentait salie, et c’était au tour de Jim de la dégoûter, à présent. Elle se détourna, partit sans prévenir, et entra dans sa chambre. Elle sortir une petite valise d’un placard et y renversa le contenu de ses tiroirs dans un désordre aussi pitoyable que celui qui régnait dans son cœur. Elle râla à travers ses pleurs comme elle n’arrivait pas à la refermer, s’assit dessus, et tira sur la fermeture éclair d’un geste rageur et saccadé. Elle crut qu’elle ne pourrait jamais se remettre debout, qu’elle allait se laisser mourir ici. Pourtant le souvenir du regard de Jim sur elle lui redonna suffisamment de courage pour vouloir fuir. Elle traina sa valise derrière elle jusqu’au hall d’entrée. Devant la porte, elle lança un coup d’œil aveugle en direction du jeune homme.
« C’est monsieur le maire qui m’a embrassée, d’accord ? Monsieur Nazar Rasputin en personne ! Tu n’as qu’à prendre un rendez-vous auprès de sa secrétaire, je suppose que c’est un homme très disponible et compréhensif… »
Elle hoqueta et s’énerva en essayant de tirer la poignée de sa valise pour pouvoir la faire rouler.
« S’il a la fantaisie de pointer une arme vers toi, j’espère que tu te laisseras faire. »
La poignée céda enfin et elle ouvrit la porte en grand. Elle sortit immédiatement et la claqua derrière elle. Elle attendit dix secondes sur le palier, plaqua sa main contre ses lèvres pour empêcher les sanglots de résonner dans la cage d’escalier, et colla son dos contre la porte. Elle l’avait provoqué juste avant de sortir. Elle lui avait presque dit qu’elle espérait le voir mort, quand bien même était-ce ironique et plein de dérision, et si Jim se laissait emporter par la colère, il la prendrait bêtement au mot. Comment en étaient-ils arrivés là ? Pourquoi en était-elle venue à dire l’exact contraire de ses pensées ? Elle se retourna et s’apprêta à frapper sur le panneau central, pour qu’il vienne lui ouvrir. Il fallait qu’elle lui dise qu’elle a menti, qu’elle ne veut ni s’en aller ni le savoir blessé. Elle posa son front contre la porte, les yeux fermés. Ses iris épuisées avaient gardé sur elles l’image brûlante du regard de Jim. Haineux et éreinté, lui donnant l’impression qu’en la regardant il voyait la chose la plus ignoble que le monde ait jamais portée. Elle fit volte face, agrippa la poignée de sa valise d’une main, la rampe d’escalier de l’autre, et la descente aux Enfers put enfin commencer.


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MessageSujet: Re: "Presque personne n’est assez pur de péchés pour ne pas mériter un châtiment." Ҩ Tara&Jim "Presque personne n’est assez pur de péchés pour ne pas mériter un châtiment." Ҩ Tara&Jim EmptyVen 15 Mar - 23:25

Tara Ҩ Jim
« La vaste nuit allume ses étoiles »


Des mots…
Je vois bien qu’elle tente de parler… Elle tente d’ajouter quelque chose… Mais je ne veux pas. Je ne lui laisse même pas la possibilité d’en dire plus. C’est lâche d’une certaine manière, mais je crois que j’en ai assez entendu. Quoi elle n’en a pas dit assez ? Elle a d’autre horreurs à me sortir maintenant ?
Qu’est ce qui a pu se passer en trois jours pour que, de l’adorable jeune femme, elle passe à la plus abominable des personnes… Je me dis que finalement, elle a vu que je n’étais qu’un sale con, elle a fini par le comprendre. Je me doutais que ce jour arriverais… Je le savais parfaitement et pourtant, j’avais espéré que cela se passerai bien plus tard, après des mois, des années, des décennies même. Mais même si je me rends parfaitement compte de mon sale rôle dans l’histoire, je ne peux pas supporter de l’entendre parler de mon père. Elle ne sait rien de lui, au même titre que moi au final…
Non, je ne veux pas qu’elle continue, je sais parfaitement ce que je suis et je n’ai absolument pas besoin d’elle pour remuer encore plus le couteau dans la plaie, elle en a déjà fait assez pour un bon bout de temps.
Je crois que je n’ai jamais été aussi en colère, que je ne me suis jamais senti aussi trahit qu’aujourd’hui. En fait, je commence à me demander si c’est vraiment de la colère dont il s’agit ? C’est de la déception…
Comment j’ai pu croire en elle, comment j’ai pu lui faire autant confiance. Je lui parle de tout… Je crois qu’elle en sait plus sur moi que moi sur elle, et cela me désole… Elle parle moins de ses problèmes… Je ne cesse de me plaindre…
Mais si j’avais su qu’elle se servirait de cela pour me faire encore plus de mal, je crois que je n’aurais jamais autant parlé…
Et si en cet instant je me dis que je devrais me taire, pensant que tout ce que je dirais serait retenu contre moi, je continue. Je n’ai plus rien à perdre après tout, je l’ai déjà perdue elle.
Et malgré tout… Je veux encore la protéger, je veux encore tout faire pour qu’elle soit en sécurité.
Et… Oui… Je ne supporte pas de savoir que quelqu’un d’autre l’ait embrassé… Quel con.
Pourquoi toujours croire que lorsqu’on cogne c’est pour je ne sais quelle fierté ou virilité franchement ? A croire que les hommes sont des monstres ne pensant à rien d’autre qu’à la violence. Ce n’est pas cela, c’est notre moyen de défense… C’est notre moyen de prouver à l’autre que s’il ne fait pas ce qu’on demande on serait capable de tout pour l’AUTRE, et non pour nous même.
Je ne pense pas à moi, je sais parfaitement de quoi je suis capable. Je sais que je saurais parfaitement me défendre, ô je ne doute pas que je pourrais subir des dégâts, je reste un homme tout de même. Mais je ne pense pas à moi… Je n’en ai que faire de ma personne. A quoi bon se soucier d’un homme aussi pathétique que moi, autant s’intéresser aux choses plus importante. Elle est plus importante… Malgré tout…
Assise devant moi, elle me regarde comme incrédule. Elle ne comprend pas ce que je lui demande. Pas la forme, mais le but. C’est donc si étrange que cela ? Alors que je pense que c’est l’homme qui est ainsi, c’est peut être juste moi… Encore plus stupide.
Je ne me sens pas bien, alors que je suis si fatigué, la colère me donne des forces. Et je tente de lui expliquer, je veux lui montrer que cet homme à tout fait pour qu’elle devienne ainsi. Qu’il doit se réjouir. Je l’imagine rire, sourire de façon abjecte en imaginant Tara se morfondre face à son baiser hideux. J’aurais aimé lui dire de façon aussi calme… Mais c’est un venin que je lui crache à la figure, comme si le sien n’était pas suffisant, il faut que j’y mette ma couche à mon tour.
Elle se lève, me tournant le dos et je ne tiens plus, ne supportant pas de la voir ainsi. Oui, elle n’aurait jamais dû se laissé faire et ainsi, tout cela ne se serait pas produit. Je serais allé me coucher après lui avoir embrassé le front de façon tendre… Non… En fait, même pas… La dispute aurait été inévitable car je lui aurais parlé des filles… A croire que tout était prêt, que tous les astres se sont réunis afin de nous emmener en cet endroit.
Je ne supporte tout simplement de savoir à quel point elle me trouve misérable. Si elle éprouve autant de haine que j’en éprouve pour mon père, cela me tue…
Mais cela m’insupporte de voir avec qu’elle force elle arrive à me détruire alors qu’au final je n’y suis pour rien dans cette histoire.
La douleur prend soudain place, le temps d’arrête et l’air ambiant devient encore plus tendu… Mon regard se porte sur l’extrême droite sans que je ne comprenne pourquoi. Un feu nouveau s’empare de mon être, alors que ma joue semble se gonfler sous l’effet de la main de Tara.
Mes yeux s’ouvrent en grand, et ma bouche reste ouverte sous l’effet de la surprise. On pourrait croire que cela ne fait pas mal, mais je ressens toute la colère, toute l’envie de me faire mal… Elle y a mis tout son cœur, toute sa force.
- Je t’en prie, mon chou, va jusqu’au bout de ta pensée… Parce que, si tu avais eu le courage de poursuivre, je suppose que tu aurais eu encore beaucoup d’insultes à me faire, n’est-ce pas ? Non ? Plus envie ?
Je pose de nouveau mon regard sur elle, toujours aussi interdit.
- Tant pis, je vais achever ton raisonnement moi-même, dans ce cas. Si tu avais été moins lâche, tu m’aurais certainement fait remarquer que, peut-être, je ne l’ai pas repoussé parce qu’au fond j’ai aimé qu’il m’embrasse, non ? Quoi d’autre ? Qu’aurais-tu pu trouver d’assez cruel à me dire encore… Que j’ai été flattée qu’un parfait inconnu me vole un baiser ? Que je me serais sentie désirée ? Vas-y, dis-moi, je t’écoute ! Explique-moi à quel point je suis une misérable trainée qui ne mérite ni ta charité ni ton hospitalité…
Je l’écoute parler et je ne la reconnais toujours pas. Mais le pire, c’est que je ne me reconnais pas dans ce qu’elle dit. Je n’aurais jamais dit ça… Quoi que… Qui sait avec la colère… Mais je n’y pensais même pas… A sa façon d’être aussi effrayé, de me décrire leurs baiser, elle pense que je suis si stupide que cela, que je suis si horrible que j’aurais pu croire qu’elle ait aimé cela…
Je la connais assez pour savoir que non. Elle ne veut pas la violence, elle veut la douceur, les caresses et la tendresse.
Mais plus elle parle, plus je me sens mal… Et si elle avait aimé cela ?... Non, je ne dois pas penser à ce cas de figure, car il semble que ce ne soit pas ça… Je suis sûre que ça n’a pas été le cas.
Je n’arrive à rien dire alors que je la vois passer à côté de moi. J’entends la porte de sa chambre s’ouvrir et je me dis qu’elle va y passer le reste de l’après-midi, tandis que moi je vais me calmer… Mais au final, la tempête n’est pas finit.
Je m’avance vers la cuisine, posant mes mains sur le plan de travail car je sens que je vais tomber, tout simplement. Je remarque les morceaux de verre au sol… Tient… Qu’est-ce que ça fait là ?…
De nouveau, un bruit se fait entendre… Comme si elle trainait quelque chose. Je relève le regard a temps pour la voir passer avec une valise… Une VALISE ?!
Je m’avance doucement vers elle, elle compte faire quoi là ?
- C’est monsieur le maire qui m’a embrassée, d’accord ? Monsieur Nazar Rasputin en personne ! Tu n’as qu’à prendre un rendez-vous auprès de sa secrétaire, je suppose que c’est un homme très disponible et compréhensif…
Je ne dis toujours rien… Je suis incapable de parler. Alors que c’est le moment crucial, le moment où je dois lui demander pardon, la supplier de ne pas m’en vouloir parce que je suis un idiot, je ne dis rien.
Je la vois, je vois sa main s’appuyer sur la poignée de la porte, et toujours rien… Je sens que tout en moi gronde, que je vais exploser si je ne fais tout simplement rien.
Je prends une petite inspiration.
- Tara, je… Ne…
- S’il a la fantaisie de pointer une arme vers toi, j’espère que tu te laisseras faire.
Je me stoppe net. Mon regard sur elle, j’ai l’impression de ressembler au petit garçon, suppliant son père de ne pas partir… Mais tout ceci n’est qu’une illusion… Elle va partir de toute façon.
D’ailleurs, elle ne me regarde même plus, la porte claque, et je me retrouve seul.
C’est donc ça… Elle veut que je meurs… Elle souhaite que je disparaisse totalement, aucun moyen de retour…
Je comprends mieux pourquoi elle ne voulait jamais me dire ce qu’elle souhaitait… Ce qu’elle désire n’est autre que ma fin…
Ma mâchoire se crispe de nouveau alors que je retourne dans le salon, plus en colère que jamais. Tout ce qui tombe sous ma main, je le balance de façon compulsive. Les verres se brisent, les chaises basculent, les vêtements volent... Encore une fois sous la colère, mon poing se fracasse contre un mur… Pas très adulte, et j’ai encore quelque séquelle de ma dernière tentative contre ce même mur, mais encore une fois je m’en moque. La douleur n’est rien comparée à celle qui me ravage le cœur.
J’avance comme une âme en peine jusqu’à sa chambre. Je regarde tout autour… Le placard est ouvert, laissant quelques cadavres de vêtements qu’elle n’a pas emporté, son lit est défait. Elle est partit… Elle… Elle est…
- Elle est partit…
Ma voix n’est qu’un sombre murmure, début de ma descente aux Enfers, début de ma fin. Je baisse les yeux alors que les larmes coulent toutes seules, ne demandant nullement mon avis, alors que mon cœur martèle de façon intense, se moquant de la douleur que cela me procure.
Je marche… Si on peut dire marcher… Et me laisse tomber sur le lit... Sur son lit.
Instinctivement je prends son oreiller, le serrant fort contre moi et j’y enfouis mon visage meurtris par la douleur et les larmes.
Son odeur est encore là, mais au final, je me moque de ça. J’aimerais qu’elle soit là… A quoi bon sentir sa présence, son odeur lorsque je sais que je ne la reverrais plus…
Ma main me lance, et je me dis que Tara avait raison… Je ne devrais pas frapper les murs à tout va… Mais peu importe maintenant, elle n’est plus là pour me le dire, elle n’est plus là pour me soigner… Elle n’est plus là pour m’aimer…
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