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Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim Vide
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 Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim

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MessageSujet: Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim EmptyLun 18 Mar - 22:38

Tu m'as dit: « Cette fois, c'est le dernier voyage,
Pour nos cœurs déchirés, c'est le dernier naufrage »

Barbara

Elle évolue dans la demi-pénombre fracassante à petits pas mesurés, les bras légèrement écartés, les doigts tendus. Les volets sont à moitié fermés. Ce n’est certainement pas Jim qui l’a voulu ainsi, mais c’est simplement le vent qui, parfois, repousse les battants avec force. Quelques faisceaux lumineux percent à travers les fenêtres et font scintiller de petites particules de poussière, qui virevoltent élégamment dans leurs sillons avant de retomber dans l’ombre. Tara prend exemple sur elles, tentant de trouver son équilibre et une forme de légèreté en traversant le champs de bataille. Elle se courbe pour enjamber une chaise renversée dont le pied, déjà incertain à l’origine, était maintenant parfaitement disloqué. L’atmosphère, dans le salon, est chargée de reproches. Le sol est intégralement jonché d’objets hétéroclites dont on entend encore la plainte et la chute. La jeune femme avance avec la sensation que l’on a porté du plomb à ébullition et qu’on le lui a versé directement sur les épaules. Une alchimie qui n’aurait pas fonctionné. Elle arrive enfin devant la porte de la chambre de Jim, la pousse du bout des doigts. Il n’y est pas. Elle n’a pas osé l’appeler depuis l’entrée, préférant errer à sa recherche dans l’appartement sans faire de bruit. A vrai dire, elle n’est plus certaine de réussir à émettre le moindre son en sa présence. Elle repasse dans le salon dans son attitude de funambule, le cœur serré. En traversant dans la cuisine, elle se stoppe net, comme quelque chose vient de crisser misérablement sous ses pieds. Le verre qu’elle a fait tomber la veille est toujours la, aussi vient-elle de réduire en poussière d’étoile un des pauvres fragments abandonnés. Au point où en est le salon, elle décide qu’elle peut bien repousser encore un peu le moment de nettoyer le fruit de sa maladresse. Elle retire ses chaussures et les abandonne sur place, poursuivant son chemin silencieusement jusqu’à sa chambre. Elle pose la main sur la poignée, le souffle court. Elle se sent comme une petite fille qui aurait fait une bêtise et qui viendrait chercher un câlin de réconciliation. Sauf qu’elle n’est pas une enfant. On pardonne aux petits êtres parce qu’il est normal qu’ils fassent des erreurs et qu’ils en tirent des leçons. C’est du moins ce qu’elle a cru comprendre. Aujourd’hui, elle allait se tenir devant Jim parce qu’il ne faut pas être lâche, et pour aucune autre raison. Si elle avait écouté son instinct premier, elle ne serait jamais revenue se ses pas. Elle avait bien trop honte. Pourtant, encouragée par les cajoleries et les incitations de ses deux amis à être brave, la voici toute tremblante devant cette porte close. Il paraît que c’est quand les choses sont difficiles qu’il faut se battre, mettre sa fierté de côté et dire à l’autre à quel point il est important. Elle n’avait pas le droit de lui refuser le plaisir de la mettre lui-même à la porte de chez lui, s’il ne voulait effectivement plus d’elle, parce que c’est ainsi qu’il lui faut agir pour être juste et franche envers son propre cœur. Elle ouvrit la porte lentement et la referma derrière elle, avant de se tourner vers son lit. Elle avança de deux pas, mais n’arriva pas à aller plus loin. Elle s’assit par terre, en tailleur, et fixa son regard sur le visage endormi de Jim. Il s’était allongé tout habillé, sur le côté gauche du lit, et non au milieu. La dernière fois qu’elle l’avait vu, son visage était contracté, son expression haineuse, et toute la rage dont il semblait capable, il l’avait tournée vers elle (puis vers les meubles du salon après son départ semble-t-il). Il avait l’air tellement paisible, maintenant endormi, que Tara ne souhaitait plus respirer, pour ne pas empeser l’air de sa présence empoisonnée. Son beau visage se découpait sur un fond frais et coloré, comme la fenêtre derrière lui offrait une vue sur le soleil en déclin et l’arrivée bleue de la soirée. Elle resta peut-être vingt minutes à le regarder, à envier la chaleur de ses bras et la tranquillité de son repos, à frôler son visage de loin, à se raidir dès qu’il bougeait un peu. Elle avait peur qu’il se réveille, la voit, et se remette à crier. Elle ne voulait pas que cette impression de tendre flottement, de parfaite sérénité s’évapore dès qu’il constaterait sa présence. Cependant elle commençait à avoir froid, assise en robe sur le parquet, malgré ses bas de laine fine, et elle songeait que c’était peut-être mal de regarder quelqu’un dormir, de l’épier alors qu’il s’était abandonné aux bras de Morphée. Alors, elle se redressa sans bruit, et monta sur le lit, à genoux, pour s’approcher prudemment du jeune homme. Elle remarqua sa main, dont les doigts repliés portaient des hématomes bleuâtres, indication de l’acharnement de Jim sur ce même mur du salon. Quand elle fut près de lui l’appréhension augmenta en flèche. Ses battements de cœur avaient des répercussions dans tout son corps, semblaient la faire trembler toute entière avec un rythme saccadé. Son visage au-dessus du sien, elle prêta attention à une larme qui descendait le long de la joue de son ami, qui pourtant avait l’air si calme et reposé qu’il ne pouvait être en train de pleurer dans son sommeil. Ainsi s’aperçut-elle qu’il s’agissait d’une de ses propres larmes, et il lui semblait qu’elle n’avait eu de cesse de pleurer depuis son retour à l’appartement. Elle se passa le dos de sa main sur les joues, puis essuya la fugitive sur celle de Jim du bout des doigts, avant de se rapprocher de lui.
« Mon chéri », murmura-t-elle d’une voix étonnamment calme, légère comme une plume.
Elle laissa une petite caresse sur son visage, pour le réveiller, puis recula et ramena ses jambes contre sa poitrine, assise à une distance raisonnable du jeune homme, si celui-ci décidait de faire de grands gestes colériques comme la veille. Elle savait qu’elle avait dix secondes devant elle. Un tout petit fragment du cadran de l’horloge avant que la réalité fasse irruption brutalement dans l’esprit du jeune homme. Pendant ce temps, il s’éveillait en ayant encore, pour le rassurer, la tendre chaleur du sommeil. Elle le regardait avec de grands yeux tristes mais avec une expression attendrie. Elle adorait le regarder se réveiller, en temps normal. Aujourd’hui, encore plus que d’habitude, elle voudrait que ces quelques petites secondes entre le rêve et la réalité s’étirent lentement et durent un siècle. Elle lui avait parlé doucement, comme d’ordinaire, parce que de là où il revenait, leur dispute n’avait pas eu lieu. Le monde onirique est un jardin fermé, lointain, en marge du monde, et si elle y faisait intrusion un instant pour l’en tirer, elle devait le faire sans bousculer quoique ce soit qui s’y trouve. Elle ferma les yeux et respira profondément. Il flottait autour d’elle une odeur qu’elle ramenait de chez Yoëv, car elle y avait pris une douche avant de partir, et il lui avait fièrement prêté un shampoing parfum « Vanille et Cookie ». Un sourire délicat s’accrocha au coin de ses lèvres à la pensée de son ami, comme il était la seule personne au monde à savoir rendre passionnante l’idée de se laver les cheveux. Et Meeko s’était appliqué à la gaver de chocolat jusqu’à ce qu’elle en oublie de pleurer. Ce sont des amis précieux, ces mêmes amis qui l’avaient gentiment renvoyée chez elle après l’avoir câlinée, en lui recommandant d’être courageuse. Elle rouvrit les yeux. Les quelques secondes de répit étaient passées. Il allait se souvenir que cette amie fragile suspendue au bord du lit avait une langue acérée et des remords pour la vie. Elle considéra que c’était à elle de parler la première. Qu’y avait-il à dire ? L’état du salon résumait parfaitement la situation. Elle l’entoura pourtant du regard en étreinte, le substituant au câlin qu’elle n’avait pas le droit de lui faire, avant de baisser les yeux et de s’intéresser aux motifs imprimés sur la couverture.
« Je suis revenue parce que j’ai oublié ici la chose la plus importante. Cela ne tiendra jamais dans ma valise, puisque cela déborde déjà de mon cœur. »
Elle releva les yeux vers lui, essayant de ne pas vouloir déchiffrer l’expression de son visage. Elle reprit la parole, alors qu’elle aurait voulu pleurer et s’enfuir de nouveau.
« Je suis revenue pour te dire de ne pas me pardonner. Rien ne peut excuser ce que je t’ai fait. Seulement, je suis aussi revenue pour te demander si tu veux bien m’aimer quand même… »
Elle se sentit absolument désarmée, s’offrant volontairement à ses sarcasmes s’il souhaitait les lui jeter au visage. Ce serait légitime. Elle n’était pas venue se défendre ou se justifier. Elle n’était pas venue pour reprendre la dispute là où ils l’avaient laissée. Elle était seulement là pour qu’il la chasse ou pour qu’il la protège, elle était seulement là parce qu’un ailleurs sans lui n’existe pas.
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MessageSujet: Re: Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim EmptyMar 19 Mar - 2:23

Tara Ҩ Jim
« La vaste nuit allume ses étoiles »


Mort.
Pour la première fois de ma vie, je souhaite être tout simplement mort.
Cela est pourtant si lâche, certains diront que je devrais me battre, que je devrais tout faire pour retrouver cette envie de vivre qui m’habitait jusqu’alors.
Moi je leurs répondrais, a quoi bon vivre lorsque l’on perd ce qui nous tient le plus à cœur ? Lorsqu’on est incapable d’offrir le meilleur de nous-même à celle qu'on aimerais tout simplement chérir ?
Elle n’est plus là, et pourtant, sa présence est partout. Je crois que c’est ça le pire. Sentir qu’elle est aussi présente alors qu’elle ne sera plus. Oui, je parle comme si elle était morte, mais je sais que c’est tout le contraire.
Loin de moi, elle va pouvoir vivre, elle ne m’aura plus autour d’elle, et c’est le mieux que je puisse lui souhaiter.
Après tout, qu’ai-je fais ? Je n'ai cessé de lui demandé des sacrifices...
Elle a quitté John Silver à sa demande, qui me dit qu’elle voulait rester avec moi ? C’est parce que John lui a demandé…
Elle n’a cessé de subir mes colères, mes pleurnicheries, mes jalousies… Bon sang, elle est si courageuse qu’elle a tenu aussi longtemps à mes côtés. Je me demande comment elle a fait pour…
Mort.
Je crois que je vais faire ça. Je vais me laisser mourir de faim et de soif, me laisser faiblir jusqu’à ce que la mort ait pitié de ma pauvre âme. Enfin, la mort même semble tellement douce… Non, je devrais plutôt souffrir, me repentir de ce que j’ai fait…
La nuit fut si longue, la journée aussi. Je n’ai rien fait, je suis resté dans sa chambre, pleurant ma perte comme un idiot.
A quoi bon sortir, bouger ? Pour voir quoi ?
Le salon aussi détruit que mon cœur, le verre aussi brisé que mon âme, les chaises aussi renversées que mon être ?
Je me souviens lorsque mon père m’a abandonné. J’ai toujours cru que c’était de ma faute, et je le crois encore. J’ai toujours compris que s’il partait, c’est que je ne lui offrais pas assez. Je n’étais tout simplement pas assez.
Il ne serait jamais partit sinon. Avoir un enfant, j’ai toujours entendu dire que cela faisait partie de l’aventure, que cela était une nouvelle quête, le faire grandir, le voir s’épanouir, tout faire pour qu’il devienne un homme dont on pourrait être fier.
Il ne m’a même pas laissé le temps de lui montrer tout ce que je pouvais lui apporter…
Je ne fus pas un bon fils, il m’a fuit.
Pour Tara, je ne fus pas un bon ami, un homme aimant, elle m’a fuit à son tour…
Je crois que cela ne cessera jamais.
Pourquoi ?
Pour la simple et bonne raison que je ne mérite la présence d’autrui. Je devrais finir seul.
Je vais finir seul.
Mort…
Je vais bien finir par mourir.
Alors que je ne dors toujours pas, alors que la nuit est bien avancée j’entends déjà les plaintes de mon ventre qui ne cesse de gargouiller. J’entends parfaitement sa douleur dans le silence qui a prit place après les cris, les claquements ou encore les objets volants aux quatre vents. Non… Je n’ai pas faim. Je ne veux pas de leur nourriture. J’ai faim d’une toute autre chose…
Mon corps tremble de froid, je ne bouge pas.
Mes yeux ne cessent de se fermer, me suppliant de leurs laisser un moment de répit, je fais tout pour les ouvrir de plus en plus. Au final, je me punis de la façon la plus enfantine et stupide possible. Mais personne n’est là pour me dire d’arrêter, personne n’est là pour me dire de cesser mes conneries, pour me faire réagir.
C’est comme si je n’avais qu’elle au final.
Le jour commence à filtrer, éclairant doucement la chambre de façon presque funeste. Moi, je reste encore immobile, me disant que ce drap sera mon linceul et cette chambre mon tombeau.
Au final, tout s’apaisent, tout semblent flotter même.
J’ai l’impression que du coton flotte ou alors est-ce la poussière que le soleil pointe au grand jour ?
J’ai l’impression de voir encore mieux que d’habitude, est-ce le manque de sommeil qui rend aussi bien ? Où suis-je en train d’halluciner totalement ?
Je regarde un peu plus autour de moi, tout est en vrac. Comme si le salon c’était déplacé dans la chambre, des chaises par-là, du verre partout, même un trou dans le mur, signe de mon énervement…
Je me relève doucement, regardant autour de moi… Elle est là, me regardant dans le cadrant de la porte. Elle semble si calme je ne comprends pas.
- Jim… Que fais-tu encore là ?
Je fronce les sourcils sans comprendre.
- Toi qui as tout fait pour savoir le nom de mon autre prétendant. Tu ne t’es toujours pas jeté dans ses bras.
Je soupire.
- Tu crois que là, tout de suite j’ai eu envie de lui péter la gueule… Je voulais juste que tu reviennes, jus…
Je me stoppe alors qu’elle se met à rire. Un rire affreux, moqueur, tordant, haineux.
- Je ne reviens pas.
- Par… Pardon ?!
Elle s’avance, de cette démarche de femme fatale et sûre d’elle.
- Jim, Jim, Jim… Que tu es naïf. Tu as raison, tu es resté ce même petit garçon. Pathétique, imbécile, stupide. Ce même petit garçon que ton père n'a pas supporté de voir tout les jours. Cela ne m'étonnes même pas qu'il soit partit. Je suis même assez surprise qu'il ait tenu aussi longtemps en ta présence. Tu as raison sur un autre point, je t’ai abandonné moi aussi… Pauvre petit garçon muhmuh… Oh par pitié cesse donc de pleurer.
Je ne m’étais même pas rendu compte mais les larmes coulent sur mes joues.
- Je ne reviens pas Jim. Si je suis là, c’est que je voulais m’assurer d’une chose.
- Et de quoi, je demande, haineux.
- Que tu ais respecté ma dernière volonté.
Je la regarde sans comprendre. Elle monte finalement sur le lit, posant son doigts sur mon torse et le tapotant, montant jusqu’à arriver sur mon nez.
- J’espérais que tu sois allé voir Nazar, pour défendre ton honneur…
Je ne comprends toujours pas.
- Bon sang ce que tu es idiot ! Tu n'as même pas eu envie de défendre mon honneur ?
Et alors, où veut-elle en venir ?
- Je venais tout simplement m'assurer si tu étais mort !
Mon cœur fait un bond. J’ai des haut-le-coeur, j'ai tout simplement envie de vomir face à une Tara si sérieuse et sûre d’elle. Je ne l’ai jamais vu ainsi.
- Mais même pour cela tu es trop lâche.
Son rire envahit de nouveau l’espace alors que je la regarde horrifié. Je ne veux pas… Ce n’est pas possible…
Je ne peux vivre elle a raison. Pas dans un monde où Tara est ainsi…

- Mon chéri…
C’est… Sa voix… Elle semble flotter autour de moi.
Quoi encore ? Elle n’en a pas assez dit en me demandant de mourir… Elle a encore quelque chose à ajouter ?...
Je sens sa main sur ma joue, flottante, et j’attends les griffures, la haine, la crispation sur ma joue, qui ne vient pas.
Mes yeux papillonnent alors que je me rends compte que le soleil est beaucoup moins présent…
Je grogne comme suppliant que l’on m’achève tout de suite.
Finalement j’ouvre les yeux et me relève doucement, regardant autour de moi. Pas de chaise, pas de verres brisés, mais Tara est bien là. Elle semble repliée sur elle-même, comme si elle avait peur de quelque chose. C’est le monde à l’envers. Moi j’ai peur que son côté obscur ne refasse apparition.
Et pourtant rien ne vient. Elle me regarde de façon tendre, et son visage semble si doux. Je retrouve Tara, mon trésor. Celle qui me fait chavirer le cœur…
Mort…
Je dois sûrement être mort pour enfin la retrouver.
- Je suis revenue parce que j’ai oublié ici la chose la plus importante. Cela ne tiendra jamais dans ma valise, puisque cela déborde déjà de mon cœur.
Quoi donc ? Veut-elle prendre mon sang, mon cœur peut être… Qu’est ce qui ne rentrerait pas dans sa valise, si ce n’est mon cadavre.
- Je suis revenue pour te dire de ne pas me pardonner. Rien ne peut excuser ce que je t’ai fait. Seulement, je suis aussi revenue pour te demander si tu veux bien m’aimer quand même…
Je la regarde encore une fois sans comprendre. J’ai l’impression d’être encore plus idiot que d’habitude. Mon souffle s’accélère alors que les larmes me viennent aux yeux. Je ferme finalement les yeux et me laisse retomber sur le lit.
- Cesse donc de me bercer d’illusion… A cause de ma stupidité, de mon égoïsme… De moi tout simplement, j’ai perdu la personne la plus importante… Elle était là depuis le début et je n’ai cessé de divaguer… Je n’ai cessé de partir alors qu’elle était là… J’ai fait fuir la seule avec laquelle je veux rester…
J’ai toujours les yeux fermés, pensant clairement parler à l’une de mes hallucinations.
- Cela ne suffit pas que je l’ai perdu… Il faut en plus que tu viennes me torturer sous ses traits ? Que tu me dises ses mots… Si je veux bien l’aimer encore… Quelle question idiote… Je ne cesserais jamais de l’aimer… Même si elle me martyrise le cœur, si elle me hante, même si elle me dit les pires horreurs du monde… Mon cœur, mon âme, mon être… Je ne cesserais jamais de l’aimer.
Je me mords la lèvre inférieure, fermant les yeux encore plus forts alors que les larmes coulent sur mes joues.
Mort…
Pour la première fois de ma vie, je souhaite être tout simplement mort.
Pour ne plus revivre le plus grand échec de ma vie, pour ne plus revivre sa perte. Ca fait trop mal… A en mourir…
fiche par century sex.
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MessageSujet: Re: Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim EmptyMar 19 Mar - 21:14

De quoi que soient faites nos âmes, la sienne et la mienne sont pareilles
Emily Brontë

Il ouvrit les yeux et sembla déboussolé. Elle mit cela sur le compte du réveil impromptu. Elle avait tout mis sur le compte de son réveil, et ce n’est qu’avec un retard infini qu’elle allait prendre conscience de tout ce que cette situation contenait de dramatique. Il se redressa en poussant grognement étouffé que Tara pris pour du mécontentement et qui la fit frémir d’angoisse. Quand il posa les yeux sur elle, elle perçut d’abord une sorte d’indifférence à son égard, puis de la lassitude. Voici donc tout ce qu’elle lui inspirait : un rien profond doublé d’un dégoût tellement exacerbé qu’il était devenu évidence. Elle essaya de capter son regard, de faire qu’il s’ancre dans le sien, mais ses prunelles voletaient dans la pièce sans trouver de point d’appui, et Jim contemplait si longtemps les murs blancs que Tara commença à se demander si son imagination épuisée n’y projetait pas quelques spectres en couleurs. Ce n’est que lorsqu’il la regarda une seconde fois avant de fermer de nouveau les yeux qu’elle s’aperçut qu’il ne la voyait pas. Il la regardait mais semblait la prendre pour un objet désincarné, semblable aux meubles ravagés du salon, à cela près qu’elle émettait des sons vaguement cohérents. Sans doute produisait-elle une rumeur bourdonnante de plus dans la tête de Jim, de si faibles vagissements qu’il répondit à sa demande avec mépris et presque un peu d’impatience.
« Cesse donc de me bercer d’illusions. »
Elle appuya son dos un peu plus fort contre l’oreiller derrière elle. Elle aurait aimé s’encastrer dans le mur et disparaître. Le ton qu’avait employé le jeune homme n’était pas spécialement cassant, mais plutôt intensément neutre, comme si sa proposition de faire la paix était tellement improbable qu’il l’avait occultée et rabaissée au rang d’illusion, comme si Tara s’était laissée aller à forger de pauvres chimères pour les lui servir désespérément. Alors, est-ce que tout était fini ? Devait-elle se faire une raison et considérer qu’il ne voudrait plus jamais d’elle ? Elle avala sa salive en quête de quelques paroles à formuler, mais Jim poursuivit son soliloque :
« A cause de ma stupidité, de mon égoïsme… De moi tout simplement, j’ai perdu la personne la plus importante… Elle était là depuis le début et je n’ai cessé de divaguer… Je n’ai cessé de partir alors qu’elle était là… J’ai fait fuir la seule avec laquelle je veux rester… »
« Elle » ? Tara se redressa et se mit à genoux face à Jim. Elle espérait que le fait de sentir du mouvement près de lui le ferait rouvrir les yeux, mais la tentative fut vaine. Il donnait l’impression de se concentrer sur un monde intérieur dans lequel il ne la ferait pas entrer. Il parlait avec quelque chose de mécanique, d’implacable, et en même temps avec une inflexion presque plaintive, à présent. [i]Elle[/]. Etait-ce une allusion à une autre femme, ou un simple pronom personnel volontairement dédaigneux, pour bien faire comprendre à Tara qu’elle n’avait plus aucune réalité dans l’esprit de Jim ? Que ce soit l’une ou l’autre de ces solutions, le problème demeurait extrêmement douloureux, trop pour le cœur de la jeune femme, déjà cruellement blessé depuis la veille. Elle se retourna et s’apprêta à descendre du lit pour s’en aller. Cette fois, elle partait pour toujours. Elle partait pour mourir. Oh, elle n’allait pas s’ôter la vie, mais seulement patienter, laisser ce corps vagabonder en ville sans se préoccuper de ce qui lui arriverait. Un corps dépossédé de son âme, de son souffle vital, n’est plus rien, et ne s’inquiète pas de son sort. Jim avait en quelque sorte formulé ses volontés à l’égard de Tara : qu’elle cesse de lui mentir ou de croire qu’une marche arrière était possible, et qu’elle le laisse en paix avec le souvenir d’une femme anonyme qu’il a aimée.
« Cela ne suffit pas que je l’ai perdue… Il faut en plus que tu viennes me torturer sous ses traits ? Que tu me dises ses mots… »
Le retour à la seconde personne du singulier avait tout pour inquiéter la jeune femme. D’abord, il semblait finalement avoir conscience qu’elle était vraiment là, et il y avait donc tout lieu de penser que ses premières paroles avait été délibérément blessantes. Mais, plus grave encore, il semblait voir un dédoublement entre la femme en présence de qui il se trouvait et celle qu’il avait aimée. Tara avait été tellement en colère, elle avait tellement crié la veille que son ami avait définitivement considéré sa tendre Tara comme assassinée pour laisser place à une sorte de fausse Tara caractérisée par la cruauté. Aussi devait-il la trouver hypocrite. Il devait penser qu’elle souhaitait faire la paix par sournoiserie, pour mieux le blesser par la suite. Elle tourna la tête vers lui et constata que les larmes ruisselaient silencieusement sur son visage valétudinaire.
« Si je veux bien l’aimer encore… Quelle question idiote… Je ne cesserais jamais de l’aimer… Même si elle me martyrise le cœur, si elle me hante, même si elle me dit les pires horreurs du monde… Mon cœur, mon âme, mon être… Je ne cesserais jamais de l’aimer. »
Cette fois, c’est morte d’inquiétude que Tara retourna auprès de lui. Elle se préoccupait à peine du contenu de ses propos. Il ne faut pas prendre pour vérités les balbutiements d’un homme en proie au délire. Elle avait eu tous les éléments sous les yeux pour comprendre la détresse dans laquelle se trouvait le jeune homme, mais depuis une demi-heure qu’elle était ici à le contempler, elle n’avait rien compris. C’est maintenant que tous s’emboîtèrent les uns aux autres, et la situation sembla limpide. Jim avait entamé le processus. Le même que celui auquel Tara s’apprêtait à se résigner un instant auparavant. Elle posa une main sur le front du jeune homme, lui caressa le bras de l’autre. Il était glacé. Effectivement, le lit était encore fait, il n’était pas rentré à l’intérieur, il n’avait pas même tiré un bord à lui pour s’en couvrir. Il portait, à bien y regarder, les mêmes vêtements que la veille.
« Jim, qu’est-ce que tu as fait ? » demanda-t-elle d’une voix pressée par la détresse, alors que la réponse lui sautait aux yeux.
Il n’avait pas bougé. Il avait attendu que quelque chose vienne et l’emporte avec lui. Ce n’était pas du mécontentement qu’il avait manifesté tout à l’heure en se redressant pour la regarder, mais bien de la douleur. Elle ne l’avait jamais réveillé. Il s’adressait à elle comme si elle était toujours l’ombre d’un songe malsain. Elle supposa qu’il s’était résolu à attendre de se déshydrater et que le manque de sommeil et le chagrin commençaient à lui faire perdre la raison. Elle lui caressa les joues, murmura son prénom pour qu’il ouvre les yeux, mais il ne semblait pas décidé à la regarder. Avant que la folie et le désespoir ne la contaminent à son tour, elle sauta au bas du lit et alla chercher une bouteille d’eau dans la cuisine. Elle retourna s’assoir auprès du jeune homme, l’ouvrit et la lui tendit.
« Tu dois boire, mon cœur. »
Il resta dans un état à mi-chemin entre la léthargie et l’abattement, son regard glissait sur elle comme s’il ne comprenait pas ce qu’elle voulait. Tara regarda la bouteille d’eau. Peut-être croyait-il qu’elle avait empoisonné le liquide transparent, s’il était toujours piégé dans son cauchemar ? Elle en but une gorgée et regarda Jim, l’air de dire « tu vois ? », mais après tout, s’il la prenait pour une image onirique, le fait qu’elle ne meure pas ne constituait par réellement une preuve. Elle posa la bouteille sur la table de chevet à côté du lit, soupirant en se disant que, si elle cherchait à entrer dans l’esprit embrumé du jeune homme, elle allait elle aussi perdre le sens commun. Non, elle devait être raisonnable, pour le tirer de son état d’ensorcèlement. Elle s’assit à califourchon sur Jim, pour l’empêcher de fixer le mur devant lui, pour se mettre dans son champ de vision coûte que coûte, et fit couler dans sa main quelques gouttes d’eau. Elle y trempa son doigt et humecta les lèvres du jeune homme à plusieurs reprises, puis posa sa main fraiche sur son front aux couleurs de fièvre.
« Fais un effort, je t’en supplie », souffla-t-elle en passant sa main dans son cou.
Elle n’en pouvait plus de le voir la regarder comme un spectre, comme s’il se méfiait d’elle. Elle était tellement meurtrie et inquiète pour sa santé qu’elle n’avait pas le temps de se sentir coupable ou d’éprouver des remords. Elle était intensément focalisée sur lui, à tel point que songer à elle un tout petit peu, même pour se torturer moralement (ce qu’elle n’avait jusqu’alors eu de cesse de faire), relevait de l’ineptie. Se culpabiliser, c’est de l’apitoiement moral et de l’auto-flagellation dont on tire un certain orgueil. Elle n’avait pas d’orgueil, elle n’avait plus rien qui lui appartienne en propre, et tout à regagner. Elle était là pour lui. Mais peut-être était-ce déjà trop tard. Elle décida de tenter de le ramener à elle une nouvelle fois, prenant sa main (celle qui n’était pas blessée) et lui faisant toucher sa joue.
« Je ne suis ni un rêve ni un fantôme, je suis là ! Regarde-moi je t’en prie… Regarde-moi ! Je ne suis pas ici pour te faire plus de mal… Tu peux me toucher, tu vois ? Je ne vais pas m’évaporer. C’est moi, je suis là. Touche-moi, ne me lâche pas. Je vais m’occuper de toi. »
Elle avait fait descendre la main de Jim de son visage à son épaule, de son épaule à sa hanche, et avait posé sa main par-dessus la sienne pour le faire appuyer doucement, pour qu’il sente qu’elle était de chair et de sang, qu’elle était en vie sous ses doigts, et qu’elle n’allait pas disparaître dans un nuage d’illusions brisées. Elle s’empêcha formellement de pleurer, malgré les larmes qui arrivaient au bord de ses cils, prêtes pour le grand saut, et récupéra la bouteille d’eau pour continuer d’humidifier les lèvres du jeune homme du bout des doigts jusqu’à ce qu’il accepte de comprendre qu’elle ne voulait que son bien.
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MessageSujet: Re: Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim EmptyJeu 21 Mar - 3:02

Tara Ҩ Jim
« La vaste nuit allume ses étoiles »


J’ai l’impression de totalement divaguer. De devenir fou tout simplement.
Je ne pense qu’à une chose. Elle.
Tara.
Comment l’oublier. On m’a souvent dit qu’on se rendait compte de la valeur des choses lorsqu’on les perdait. ET encore, Tara est loin d’être une chose, sorte d’objet n’ayant même pas de nom propre. Elle est parfaitement unique. Sa façon d’agir, son sourire, son regard si brillant, sa façon de voir les choses, que ce soit dans ce monde ou dans l’autre.
C’est fou, il y a vingt-quatre heures qu’elle est partie, et je ressens déjà un vide terrible. Son absence est partout.
Moi, je suis incroyablement seule. En fait, c’est elle qui me faisait vivre ici, c’est aussi simple que cela.
Je fais quoi moi sans elle ? Je fais quoi moi si le matin je n’ai pas le droit à mon câlin, à mon bisou esquimau. Si je n’ai pas le droit à la petite scène de ménage lorsqu’elle refuse de me laisser sortir, parce qu’elle veut rester avec moi…
Tout cela est bien finit. Il n’y a plus personnes pour me retenir à la maison. Plus personne pour me montrer qu’on tient à moi, pour me montrer que d’une certaine manière, je suis quelqu’un d’important…
Je ne suis plus rien voilà tout.
En partant, elle est partit avec la partie vivante de mon être, ne laissant plus qu’une sorte de cadavre.
Lorsque j’ouvre les yeux, lorsque je pense sortir d’un songe, je me retrouve dans un nouveau mirage. Elle est là, me regardant dans le lit, me susurrant des mots si doux à mes oreilles que je ne comprends pas.
Pourquoi serait-elle revenue ? A quoi bon ?
Je parle sans vraiment me rendre compte. Après tout, c’est toujours difficile de se battre face à un fantôme.
Mais pourtant, je peux bien faire ça non ? Même si je me sens perdu, je garde un minimum de hargne. Une chose qui ne m’a jamais vraiment quitté. La colère, la haine, la violence… Tous ces petits trucs qui me rendent totalement insupportable.
Je la sens bouger alors que moi, j’ai tout simplement fermé les yeux.
Qu’est-ce que je fais… J’attends. J’attends que tout s’arrête.
Je sens les larmes couler sur mes joues, mais c’est plus fort que moi. Je n’arrive pas à les contrôler.
J’ai tout simplement envie que la souffrance cesse, est-ce si difficile à comprendre que cela ?
Je vais tout simplement rester là jusqu’à ce que tout cesse, c’est une bonne solution non ? Lâche, sûrement, bien trop… Mais à quoi bon vivre dans une vie ou Tara n’est pas auprès de moi ?
Je sens quelque chose me toucher le front. C’est dingue ! Ca semble si réel… Mais au final, cela ressemble bien trop à une caresse, une plume volant au-dessus de mon visage. Je peux même le sentir sur mon bras.
La mort est-elle déjà là, me berçant dans un dernier élan de bonté ?
- Jim, qu’est-ce que tu as fait ?
Ô c’est une bien bonne question. Et la réponse semble tout aussi limpide.
Qu’est-ce que j’ai fait ? J’ai pêché. J’ai osé perdre la chose la plus précieuse au monde, lu disant des horreurs que je ne pensais même pas. J’étais en colère, mais il est tellement facile de tout reposer la dessus. Pourtant, c’est vrai. J’étais en colère et terriblement… Jaloux… C’est stupide. Tellement lorsqu’on repense à la frayeur dans ses yeux.
Pourquoi je ne l’ai pas tout simplement prise dans mes bras, la rassurant en lui disant que je serais toujours là pour elle ?
Mais ça aussi c’est facile… De savoir ce que l’on doit faire bien après que l’on ait joué aux imbéciles.
Sa voix se refait entendre, murmurant mon prénom encore et encore. Je garde les yeux fermés, savourant sa voix si douce.
Elle est telle une sirène ne cessant de m’appeler et je n’attends qu’une seule chose, qu’elle m’emporte au loin.
Et puis… Soudain, c’est le vide.
C’est ce que je demandais depuis tout à l’heure non ?
Et pourtant me voilà encore plus dévaster.
Je deviens totalement fou. Me voilà préférant avoir une Tara affreuse avec moi que pas de Tara du tout. J’aime à croire qu’elle est auprès de moi, peu importe ce qu’elle me dit, je veux simplement la sentir auprès de moi.
- Tu dois boire, mon cœur.
J’ouvre les yeux en la regardant. Tient, finalement elle n’était pas totalement partie. Ou alors les protestations de mon esprit font qu’elle est de retour. Oui, je préfère largement cela.
Je la regarde alors qu’elle ouvre la bouteille et boit une gorgée. Voudrait-elle faire comme dans ce film.
Preuve de l’amour, le sacrifice ultime pour pouvoir vivre un amour impossible ? Mais moi je ne veux pas qu’elle meurt, pas même pour moi…
Elle se place finalement au-dessus de moi, et je n’attends qu’une chose, qu’elle s’effondre. Mais rien ne se passe.
Elle est partout, sa chevelure descendant en cascade de façon si sensuelle. Et puis son regard sur moi semble si intense. Elle semble particulièrement stressée. Je le remarque à la petite veine à son front qui n’apparait que lorsqu’elle est contrariée ou paniquée. Je le la lâche pas du regard alors que je sens quelque chose de frais contre mes lèvres. C’est agréable, bien trop pour un pauvre homme comme moi.
- Fais un effort, je t’en supplie.
Un effort ? De quoi ? Pourquoi ?
A quoi bon lorsqu’il n’y a plus rien au final. A plusieurs reprises je sens la douceur ainsi que la fraicheur sur mes lèvres.
Je frissonne lorsqu’elle touche mon cou avec ses doigts froids et humides.
Ce n’est pas possible de ressentir tout cela lorsque l’on dort… Oui, je deviens tout simplement fou.
Elle attrape ma main gauche, la posant sur sa joue. Instinctivement, je me mets à la caresser de façon tendre.
- Je ne suis ni un rêve ni un fantôme, je suis là ! Regarde-moi je t’en prie… Regarde-moi ! Je ne suis pas ici pour te faire plus de mal. Tu peux me toucher, tu vois ? Je ne vais pas m’évaporer. C’est moi, je suis là. Touche-moi, ne me lâche pas. Je vais m’occuper de toi.
Plus elle parle, plus je prends conscience de la situation. Je ne suis plus dans un songe, c’est la réalité tout ceci. Et alors qu’elle fait descendre ma main, me permettant de constater sa présence, alors que je sens sa chair sous mes doigts, sa main contre la mienne, son regard sur moi, tout cela réunis, je réalise qu’elle est de nouveau là.
- Tu… Tu es rentrée…
Je souris comme un idiot en constatant cela. Elle est rentrée, et elle m’a dit toute ses choses.
- Je pensais vraiment tout ce que j’ai dit tu sais…
Je la regarde droit dans les yeux, ne lâchant plus son regard. Plus jamais. Ma main se pose de nouveau sur sa joue que je caresse tendrement alors que son corps contre le mien fait plus de pression. Oui, elle est réelle, elle est là et elle revient avec moi.
- Pardonne-moi… Pour tout. J’ai agis comme un imbécile. C’est juste que… Je hais lorsque tu me hais… Je hais savoir que quelqu’un d’autre que moi te touches… Que tes lèvres se sont posées sur d’autre que les miennes… Je hais me sentir aussi égoïste avec toi mais c’est ainsi… Je n’ai pas supporté de te voir partir, sans même savoir si tu allais revenir ou non… Même si pour moi il était clair que tu ne reviendrais plus… Je n’aime pas être aussi minable à tes yeux et encore moins lorsque tu souhaites ma mort. Je me hais moi, pour ne pas être à la hauteur.
Je parle sérieusement, avec conviction et plus aucun doute dans la voix. Je prends une légère impulsion, me permettant de me retrouver au-dessus d’elle alors que mon visage se retrouve proche du sien.
- Tara… Je veux plus pour toi, pour nous. Je veux que tu sois celle qui reste à mes côtés, peu importe ce qu’il se passe… Si j’agis mal, je veux que tu me remettes sur le droit chemin… Pardonne-moi… Mais en fait, tout ce qui fait ma personne, le bon comme le mauvais, tu ne cesses de l’améliorer. Tu fais de moi un homme meilleur.
Je me penche, enfouissant mon visage dans son cou alors que les larmes sont toujours là. J’ai tout simplement besoin de la sentir dans mes bras, besoin de sentir qu’elle est avec moi, qu’elle est toujours là. Car moi sans elle, je ne suis rien, avec elle, même si je ressemble à un petit garçon apeuré à la recherche de caresse et de mot tendre, au moins, je suis vivant.
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MessageSujet: Re: Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim EmptyJeu 28 Mar - 22:35

Châtiment : « Et pour ta punition, tu feras de très belles choses... »
Paul Valéry

Dans un élan de solitude, le corps incliné vers Jim, Tara songea que, peut-être, tout était irréparable. A l’instar des meubles du salon en débris, le regard de Jim sur elle était fragmentaire et douloureux. Elle essuyait les larmes de son ami mais rien dans leur texture ne révélait les sentiments dont elles avaient été le fruit. Elles étaient juste de ce mouillé salé qui laisse en séchant quelque chose d’un peu éreinté, de légèrement collant sur la peau. Impossible de savoir s’il pleurait d’effroi, de peine ou d’épuisement. Elle respirait par à-coups, étouffant les sanglots qui pesaient sur sa poitrine et tâchant de présenter à Jim un visage relativement confiant. Il la regardait comme un rideau de brume. Comme s’il y avait quelque chose de plus intéressant à voir à travers elle. Là, à cet instant précis, l’idée de lui avoir tellement martelé le cœur qu’elle l’avait brisé lui parut à la fois insoutenable et hilarante. Elle aurait ri, si elle n’avait pas si peur du son de sa propre voix. La fin. Etait-ce donc la fin ? Elle n’avait jamais vraiment songé aux implications du mot « fin », dans un conte. La fin, c’est pour le lecteur. Le personnage, lui, quand on referme le livre, il reste entièrement vivant à l’intérieur, bien au chaud entre les pages en mille feuille. Etait-elle devenue lectrice de sa propre vie ? Elle imagina une voix off pour décrire la scène, la voix inextricable du narrateur :
La lumière décline progressivement dans la chambre. Ils restent à se regarder sans se voir, sans bouger. La jeune femme finit par s’effondrer contre lui. Il ne réagit pas. Fin.
Quoi de plus impitoyable qu’une voix lapidaire au fond de votre tête pour décrire froidement la plus brûlante des situations ? Non. Elle n’allait pas s’effondrer. Il allait finir par la voir. Elle fut saisie par un besoin de contact, elle voulait qu’il la touche, qu’il prenne conscience d’elle, qu’il la tienne. La retienne. Elle lui prit la main. C’était si simple, et tellement plein de détresse. Un ultimatum, la nécessité de prouver sa présence. Jim la laissa promener sa main sur son corps jusqu’à ce que tout à coup il semble reprendre conscience d’une réalité qu’il avait oubliée. Elle sentit ses muscles tressaillir sous ses doigts et sa main lui échappa. Il la posa sur sa joue et se mit à la caresser tendrement.
« Tu… Tu es rentrée… »
Elle hocha la tête, incapable d’émettre un son, tandis que toute la rigidité que pouvait contenir son corps s’évapora subitement, la laissant chancelante. Elle laissa s’écouler les larmes qui étaient arrivées à ses yeux, le soulagement lui ôtant toute volonté de se montrer courageuse.
« Je pensais vraiment tout ce que j’ai dit tu sais… »
Elle n’allait pas répondre à ceci. Il avait dit qu’il ne cesserait jamais de l’aimer. Elle ne voulait pas se souvenir de cette affirmation pour le moment, car elle aurait eu trop l’impression de lui avoir extorqué une promesse dans un moment critique.
« Pardonne-moi… Pour tout. J’ai agis comme un imbécile. C’est juste que… Je hais lorsque tu me hais… Je hais savoir que quelqu’un d’autre que moi te touches… Que tes lèvres se sont posées sur d’autre que les miennes… Je hais me sentir aussi égoïste avec toi mais c’est ainsi… Je n’ai pas supporté de te voir partir, sans même savoir si tu allais revenir ou non… Même si pour moi il était clair que tu ne reviendrais plus… Je n’aime pas être aussi minable à tes yeux et encore moins lorsque tu souhaites ma mort. Je me hais moi, pour ne pas être à la hauteur. »
« Chut, chut, mon chéri, il ne faut pas dire ces choses, répondit-elle en passant sa main dans ses cheveux tandis qu’il venait de se redresser contre elle. C’est moi, j’ai été tellement injuste… Je ne te hais pas, c’est moi que je déteste. Je n’ai jamais voulu ta mort, j’ai juste menti pour te blesser, en te disant cela… je ne me reconnaissais plus, j’ai été si cruelle ! Je me déteste, parce qu’en partant j’ai délibérément choisi de nous faire du mal, je suis partie quand tout en moi me criait de rester. Je suis tellement désolée… »
Elle lui aurait présenté de plus amples excuses s’il lui en avait laissé l’occasion, mais il se retourna et l’allongea sur le lit pour se retrouver au-dessus d’elle. Elle aurait souhaité lui faire part de ses remords quant à ce qu’elle avait dit à propos de son père. Elle aurait voulu se reconnaitre impardonnable et dire qu’elle se sentait mortellement coupable, qu’elle ferait tout pour qu’il ait de nouveau confiance en elle… Parce que c’était bien le plus important, la confiance. L’idée que l’on prononce des mots, qu’on les offre à l’autre, et que cet autre, en les absorbant, ne nous les crachera pas au visage par la suite. Elle avait rendu venimeuses les plus âpres douleurs de Jim, et les lui avait renvoyées par simple méchanceté, juste pour rendre au centuple les coups qu’il lui avait portés. Il parla, lui coupant le souffle par la même occasion. Elle regardait les rayons verts de ses yeux, sur lesquelles les larmes faisaient loupe, elle se concentrait pour comprendre les implications de ses propos mais elle sentait qu’elle n’était pas encore assez humaine pour saisir tous les sens dont les mots « plus » et « nous » regorgeaient.
« Tu fais de moi un homme meilleur. »
Ce fut la conclusion de ce troublant discours. Il se lova contre elle, et Tara constata que, comme toujours, les gestes avaient sur elle plus d’impact que les mots. Il lui demandait de ne pas disparaître. D’être l’élément stable de sa vie aux traits fuyants. Il cherchait sa tendresse, son approbation, ses encouragements. Ce qu’il y avait d’enfantin et de charmant dans cette démarche était nuancé par quelque chose d’autre, de plus grave et de plus profond, qui n’émanait pas seulement de Jim mais aussi d’elle-même. Il ne lui demandait pas d’être affectueuse comme une sœur ou rassurante comme une mère, mais bien d’être son autre, celle qui pallie les manques et allume la nuit, celle qu’il consolera et complétera aussi. L’humidité de son souffle et des larmes contre son cou la laissa songeuse. Elle se serra contre lui et passa sa main sur sa nuque, pour le caresser, pour essayer de le rassurer par des mouvements réguliers qui semblaient mimer l’étanchéité des jours qu’elle passerait à côté de lui, leur caractère paisible et évident.
« Je n’espère que toi, murmura-t-elle à son oreille, posant sa joue contre la sienne pour partager et effacer leurs larmes, je n’ai jamais attendu que toi. Tu es tout ce en quoi je crois, et tout ce que je possède et tout ce à quoi j’appartiens. Je ne suis pas devenue humaine le jour de mon arrivée dans ce monde, pour ma dernière métamorphose. Je suis devenue humaine le jour où tu m’as rendue sensible, quand j’étais morte de froid et de bonheur, sous cette branche de gui, tu te souviens ? »
Elle le regarda dans les yeux en souriant doucement, puis appuya sa main contre son épaule, pour lui faire signe de se retourner. Elle se retrouva de nouveau au-dessus de lui, blottie dans ses bras.
« Tu te souviens ? Tu avais fait comme cela… »
Elle posa de nouveau sa main sur la nuque de Jim, avec tendresse mais plus fermement que la première fois.
« Et comme cela… »
Tout doucement, elle frotta son nez contre le sien, son bisou esquimau préféré, alors qu’un rire enfantin montait à ses yeux et en illuminait la prunelle avec éclat.
« Et puis… »
Son regard descendit sur les lèvres du jeune homme, les frôlant avec envie, se chargeant d’une lueur plus intense. Une teinte de rosée matinale, couleur pétale de magnolia, empourpra légèrement ses joues tandis qu’elle se trouvait bêtement gênée et candidement impatiente, jusqu’à ce qu’en un dernier sourire elle cède à la gourmandise avec toute la grâce et l’entrain des bonnes joueuses. Elle l’embrassa lentement, prenant son temps comme pour bien retenir toutes les saveurs de ce baiser, et peut-être aussi par taquinerie, laissant leurs lèvres s’apprivoiser sans trop d’insistance, s’arrêtant au seuil de l’ardeur comme devant une grande pièce intimidante où elle ne voulait pas entrer la première. Détachant doucement ses lèvres des siennes, elle sourit de plus belle et inclina la tête.
« Tu ne m’as… peut-être pas vraiment embrassée comme cela mais… »
Son regard se nappa de langueur une petite seconde, au souvenir du baiser de Jim sous la neige. Il avait été affirmatif et fougueux, dicté par un peu de colère et beaucoup de passion, captivant et suave, et elle ne s’en était pas remise. Mais Tara était faite de tendresse et d’une sensualité inconsciente tout en fraicheur et elle n’osait pas encore rendre à Jim tout ce qu’il y avait de farouche dans ses baisers. Cependant, elle le désirait, sans même savoir ce que cela signifiait, mais l’envie était là et elle la laissait grandir sans trop savoir qu’en faire, se contentant de l’alimenter de douces rêveries et de patience nécessaire.
« Ce que je voulais dire, c’est… C’est que je ne te mentirai plus jamais. Alors, maintenant, j’ai deux vérités à te dire. La première, c’est que ta main me fait peur et que je souhaite que tu ne t’acharnes plus jamais contre ce mur. La deuxième, c’est que je t’aime. Voilà : je suis revenue pour t’empêcher de te battre contre un mur, et pour t’aimer. Tous les jours. »
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MessageSujet: Re: Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim EmptyVen 29 Mar - 15:55

Tara Ҩ Jim
« La vaste nuit allume ses étoiles »


Je ne dois vraiment ressembler à rien.
Je ne cherche même pas à ressembler à quelque chose de toute façon. A quoi bon lorsque l’on sait que l’on va finir seul.
Je n’ai jamais été vraiment optimiste. Pessimiste non plus à vrai dire, mais je suis plus aptes à voir le mal d’une situation que le contraire. Comment dans la situation ou je me trouve ne pas croire en une fin tragique.
Le tragique, je n’ai jamais aimé cela. Pourquoi faut-il toujours créer un drame pour que cela soit plus touchant…
Comme la fuite de mon père. Alors que déjà petit on me connaissait trublion, lorsque mon père est partit on s’est mis à me « comprendre » à me prendre en pitié. Pauvre petit garçon, il fait ses bêtises pour se faire remarquer, il a besoin de cela pour oublier.
Ce n’est pas faux en un sens, mais tout de même… Je n’ai jamais été traité ainsi si ce n’est lorsqu’il est partit. Vraiment n’importe quoi.
Mais voilà… Elle est là, elle est dans ma chambre, elle est chez nous, elle est avec moi. Il a fallu qu’elle soit patiente avec moi, et je me demande comment elle fait pour me supporter. Ma main sur sa peau prend peu à peu conscience de sa réalité. Impossible que je puisse imaginer cela. Je ne peux imaginer la douceur de sa peau sous mes doigts ainsi, même lorsqu’elle me touchait dans mes songes, mon imagination était fade. Je ne peux imaginer son regard aussi intense au-dessus de moi.
Je suis avide de son contact, de son touché. Elle est ici. Je veux simplement la serrer dans mes bras, la sentir présente. Elle est rentrée. J’ai tout simplement besoin d’elle. Elle est avec moi.
Que puis-je espérer de plus… Que puis-je demander de plus si ce n’est qu’elle soit avec moi. Je donnerais n’importe quoi pour qu’elle reste avec moi. Rester dans ce monde me semble moins fade si je sais qu’elle est présente à mes côtés. La technologie, que m’importe si je peux l’avoir pour seul…
Lorsque je lui demande si elle est rentrée, elle hoche simplement la tête. Je dois avouer que j’aurais préféré entendre le son de sa voix, mais je ne peux rien demander de plus. J’ai tout donné pour qu’elle revienne tout simplement.
Alors que je sens son corps se relâcher, comme si toutes les tensions s’évaporaient, les larmes qui semblaient s’accrocher à ses yeux jusqu’alors coule enfin. Non… Pourquoi suis-je toujours obligé de la faire pleurer ?
Je veux la faire rire, sourire, l’émerveiller, l’aimer, mais certainement pas la faire pleurer.
Ma main qui caresse sa joue continue de plus belle, chassant la tristesse qu’elle pourrait éprouver même si je sais que ce n’est pas en une caresse que l’on peut enlever ce genre de chose.
Pendant qu’elle est là, avec moi, pendant que je le peux encore, je m’excuse pour tout. Je m’excuse presque d’être moi tout simplement, parce que je sais qu’il vient de là le problème. Je suis un problème à moi tout seul.
Qui est partir en week end ? Qui la laissé seule alors qu’elle ne le voulait pas ? Qui a été effrayé par un homme ? Quel est l’imbécile qui ait osé lui en vouloir pour une chose dont elle n’est en aucun cas la cause ? C’est dingue, je suis toujours doué pour reporter la faute sur les autres alors que tout vient de moi. Je ne le fais pas exprès au final… J’ai toute cette colère en moi qui sort lorsque je ne me sens pas bien, et il est clair qu’hier je n’allais pas bien. Je pensais retrouver ma Tara, j’ai découvert une sorte de fantôme, effrayé… Je me suis mis en colère parce que mon amour propre fut touché. C’est dingue ce que l’on peut être bête lorsqu’on veut. On… Je parle des hommes, enfin, des hommes comme moi n’allons pas dans la généralité.
Oui, j’ai tout simplement haïs qu’elle embrasse un autre homme que moi… Et moi dans tout cela, j’embrasse d’autre femme qu’elle. Que je suis égoïste.
Je ne cesse de me confondre en excuse. Mais j’ai besoin de lui dire tout cela, j’ai besoin de lui dire à quel point je suis désolé. Je suis sûre qu’elle a aussi besoin de l’entendre.
- Chut, chut, mon chéri, il ne faut pas dire ces choses. C’est moi, j’ai été tellement injuste… Je ne te hais pas, c’est moi que je déteste. Je n’ai jamais voulu ta mort, j’ai juste menti pour te blesser, en te disant cela… je ne me reconnaissais plus, j’ai été si cruelle ! Je me déteste, parce qu’en partant j’ai délibérément choisi de nous faire du mal, je suis partie quand tout en moi me criait de rester. Je suis tellement désolée…
Sa main dans mes cheveux, je ne la lâche pas du regard. J’adore lorsqu’elle agit ainsi avec moi. J’adore sentir ses doigts sur moi, son corps contre moi. Malgré l’effet tragique, je ne peux m’empêcher de me délecter de sa présence.
Je retourne finalement la situation, me plaçant au-dessus d’elle. Au final, c’est comme si je voulais l’emprisonner, la garder auprès de moi tout simplement. Je ne lui laisse aucune échappatoire. Elle ne me fuira pas, elle ne me fuira plus. Je ferais tout pour que cela ne se produise plus.
A la fin de mes paroles, lui prouvant à quel point j’ai besoin d’elle, lui avouant que je veux plus d’elle… Que je veux d’elle et d’elle seulement maintenant, je me colle à elle, plongeant mon visage dans son cou, la suppliant en ce simple geste de ne pas partir. Ce n’est que lorsque l’on est séparé de ce que l’on aime le plus que l’on se rend compte de sa valeur n’est-ce pas ? Il aura fallu cela pour que je repense plus sérieusement à elle, à nous.
Cette jalousie, cette envie de l’avoir que pour moi… C’est clair pourtant, et je fais par de mes conclusions, de façon pas très net, non précise certes, mais je suis sûr qu’elle comprend.
Je frissonne au contact de ses doigts sur ma peau. Elle pourrait être agressive, griffeuse mais non, fidèle à elle-même elle est douce, me rassurant en ce simple geste. Chaque caresses me dit « ne t’en fais pas, je suis là et je ne partirais pas ».
- Je n’espère que toi.
Je rouvre les yeux, écoutant avec attention son souffle, son murmure qui me fait défaillir.
- Je n’ai jamais attendu que toi. Tu es tout ce en quoi je crois, et tout ce que je possède et tout ce à quoi j’appartiens. Je ne suis pas devenue humaine le jour de mon arrivée dans ce monde, pour ma dernière métamorphose. Je suis devenue humaine le jour où tu m’as rendue sensible, quand j’étais morte de froid et de bonheur, sous cette branche de gui, tu te souviens ?
Si je me souviens ? Comment oublier notre premier baiser. Comment oublier les étoiles dans ses yeux alors que les paillettes ne cessaient de tomber de cette fameuse branche.
Elle est de nouveau au-dessus de moi, je ne la lâche pas des yeux alors que je sens ma respiration s’accélérer, je ne saurais même pas dire pourquoi.
- Tu te souviens ? Tu avais fait comme cela…
Main sur ma nuque je ne dis rien. Je suis une marionnette entre ses doigts.
- Et comme cela.
Sa peau contre la mienne, son nez contre le mien… Oui je me souviens parfaitement de cela, et puis…
- Et puis…
… Je me souviens parfaitement de la suite, et à voir son regard qui descend sur mes lèvres, elle s’en souvient parfaitement aussi. J’approche mon visage du sien instinctivement, appelant clairement à la faute. Je veux qu’elle m’embrasse, j’en ai besoin. Nos lèvres sont si proches, encore plus alors que mon visage s’approche soudainement. Mais finalement, elles ne font que s’effleurer et pour la première fois, c’est moi qui n’ose pas.
Je remarque son regard qui brille d’une lueur étrange que j’ai pourtant déjà vu auparavant. Un dernier regard, un dernier souffle, un dernier effleurement et nos lèvres ne font plus qu’un. Je ferme les yeux alors que mon cœur se réactive. Cela fait mal. C’est difficile de revivre, et pourtant cela est nécessaire. Je me demande si elle se rend compte de ce qu’elle est en train de provoquer en moi. La douceur de ses lèvres contre les miennes, nos soufflent à l’unisson… Je sais déjà que je ne rêve plus, mais si j’avais encore une once de doute, il fut balayer par ce baiser. Cela reste tendre, doux, je peux sentir un peu l’hésitation. Cela reste sage mais c’est parfait. Elle est parfaite. Elle finit par reculer son visage et j’ouvre les yeux pour l’observer, ne parlant toujours pas.
- Tu ne m’as … peut-être pas vraiment embrassée comme cela mais…
Oui… Chez moi ce fut quelque chose de plus urgent. J’étais en quelque sorte en colère. Encore cet amour propre…
Et puis, si je suis ainsi, elle a aussi son caractère. Elle n’a pas besoin d’embrasser comme moi. Si elle n’est pas aussi fougueuse que moi, je le serais pour elle. Si elle est la douceur et la tendresse, moi je serais sa force.
- Ce que je voulais dire, c’est… C’est que je ne te mentirai plus jamais. Alors, maintenant, j’ai deux vérités à te dire. La première, c’est que ta main me fait peur et que je souhaite que tu ne t’acharnes plus jamais contre ce mur. La deuxième, c’est que je t’aime. Voilà : je suis revenue pour t’empêcher de te battre contre un mur, et pour t’aimer. Tous les jours.
Je ne peux m’empêcher de rire en l’entendant. De tout ce qui pourrait l’inquiéter, elle s’inquiète pour ma main. Oui, elle me fait mal, je ne m’en suis pas occupé depuis hier, et je ne veux même pas regarder l’état dans lequel elle se trouve. Je me sens rougir à ses paroles. Encore une fois, le silence prend place, mais ce n’est pas de ses silences gênés. Moi, je cherche tout simplement quoi répondre à tout ça.
- Tara… Que m’importe ma main et plus encore ce mur… Le plus important à mes yeux est que tu sois là… Quant au fait de m’aimer, je… Je ne demande que ça. Je veux que tu sois la seule, l’unique. Je veux que tu sois mienne et uniquement mienne. Je veux hurler au monde entier que tu es à moi, et que je suis à toi. Je ne veux plus de ses filles stupides et futiles, je ne veux pas d’autre femme lorsque je sais que je t’ais toi.
Je pose mon front contre le sien, embrassant doucement la commissure de ses lèvres avant de murmurer :
- Epouse moi.
Je ne la lâche pas des yeux, plus sérieux que jamais. Je ne sais pas trop ce que je dis, et pourtant c’est exactement ceux à quoi je pensais. On pourrait croire en une sorte de caprice, c’est loin d’en être un. Je sais que c’est elle, depuis le début. Depuis toujours c’est elle… Et je ne m’en rends réellement compte que maintenant.
- Deviens mienne… Epouse moi Tara…
Ma main vient se poser sur sa nuque alors que nos lèvres se retrouvent. Je les bouge au même rythme que les siennes avec une nouvelle envie. Me faisant plus présent, plus envieux, plus désireux. J’ai eu tellement peur de la perdre que cette fois je la veux pour moi. Je ne cesse pas le baiser, prenant à peine une respiration avant de l’embrasser encore. A croire que je veux retarder sa réponse, mais au final je veux tout simplement sentir son contact, encore. Je ne me lasse pas de ses lèvres et cela me donne la tête qui tourne.
Au final elle peut me répondre non, je ne lui en voudrais en aucun cas.
Je lui demande pas comme une supplication, je ne lui demande pas pitié, je le dis car cela me viens naturellement. Cela me semble tellement normal, mais peut être l’est-ce pas ?
Je ne veux plus qu’elle parte, je ne veux plus qu’elle me quitte. Je veux qu’elle soit mienne, et ceux pour toujours.
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MessageSujet: Re: Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim EmptyJeu 4 Avr - 18:29

Un jeu de crétin ? Peut-être bien, mais c'était notre jeu !
Yann Samuell

Elle écouta son rire qui se moquait d’elle en entremêlant ses doigts aux siens, plongeant un regard tendre dans ses beaux yeux hilares. Peu lui importait qu’il la taquine ou qu’il la trouve étrange de se préoccuper de sa main blessée, elle souriait parce qu’elle savait qu’il l’écouterait, et elle le laissait rire parce qu’elle obtiendrait gain de cause. Tout à l’heure, elle le soignerait sans même qu’il s’en aperçoive, et elle lui ferait de gentils sermons qui auraient l’air de mots doux. Parce qu’elle savait comment faire qu’il l’écoute et qu’il la laisse prendre soin de lui. Hier, elle l’avait seulement oublié. Elle s’était oubliée elle-même, se laissant aller à une colère qui ne pouvait être la sienne, qui avait pris une telle démesure qu’elle lui avait dit des choses atroces, alors que tout ce qu’elle aurait voulu lui dire c’est de la prendre dans ses bras.
« Je veux que tu sois la seule, l’unique. »
Les souvenirs de la veille s’estompèrent de nouveau, nuée morose dissipée par un vent frais et délicat. Elle reçut un baiser au coin des lèvres qui acheva de la ramener près de lui. Elle ferma les yeux, sourire aux lèvres, et se concentra pour graver cet instant dans sa mémoire. La couleur de la lumière qui laissait des caresses sur leurs peaux, la voix de Jim avec cette intonation particulière, sensuelle et vivifiante, qu’il n’employait que pour s’adresser à elle, la dureté de ses muscles contre elle, qui pourtant, quand il l’entourait de ses bras, se muait en infinie tendresse, et tout cela, c’était…
« Epouse-moi. »






Elle ouvrit un œil, gardant l’autre fermé dans une position de clin d’œil statufié qui lui donnait un air enfantin. Jim, tranquillement, qui souriait… tranquillement. Elle ouvrit le deuxième œil, battit des cils. Il avait au coin des lèvres une sorte de petite fossette, la même que tout à l’heure lorsqu’il se moquait d’elle, qui le rendait tellement irrésistible, et pourtant ses yeux étaient emprunts de nuances paisibles, comme s’il était absolument maître de la situation. Elle ouvrit la bouche. Le son sortit avec du retard. Elle se dit qu’elle devait avoir l’air parfaitement stupide.
« Qu… ? »
« Deviens mienne… Epouse-moi Tara… »
Elle ne sut jamais quelle tête elle put faire en cet instant, mais le sourire de Jim redoubla, comme s’il la trouvait mignonne, et il passa sa main sur sa nuque en se redressant pour l’embrasser. Sa première réaction fut de reculer, car elle savait qu’elle avait besoin de réfléchir, et elle savait mieux encore que, quand Jim faisait cela, quand il disait des choses sur un ton paisible et évident avant de se mettre à l’embrasser, elle était incapable de penser. Mais il n’eut pas besoin de beaucoup insister pour la retenir contre lui, seulement de s’approcher en ayant l’air de demander une permission quand son sourire amusé semblait lui signifier qu’il ferait de toute manière comme il veut. Elle avait envie de rire et de le mordre, tout en même temps, lorsqu’il l’empêchait sciemment de réfléchir comme cela. Il posa sur ses lèvres un baiser qui lui sembla d’abord avoir quelque chose d’espiègle, comme avec le goût d’un défi, et, quand elle passa ses bras autour de ses épaules en y répondant, il se fit plus insistant et plus désireux. Alors, elle demeura là elle ne savait comment, sans aucune autre idée en tête que des futilités pourtant hautement véridiques (« comme je l’aime ! », « il va me faire m’évanouir, avec ce baiser », « je ne sais plus ce qu’il m’a demandé mais pourquoi pas ? »). Quand leurs lèvres se détachèrent finalement, elle poussa un petit soupire de désarroi, souhaitant qu’il recommence. Mais peut-être attendait-il toujours une réponse à sa question ? Elle essaya de se secouer intérieurement, de s’arracher du visage son petit sourire de contentement pour prendre un air sérieux, mais au lieu de cela elle sourit de plus belle dès qu’elle retrouva le regard du jeune homme. Il était… comment dire ?... L’univers entier.
« Bon… D’accord ! », fit-elle d’une petite voix enthousiaste comme elle aurait dit « tope là ! ».
Elle inclina la tête, le regardant en coin en essayant de lui faire comprendre qu’il avait le droit de l’embrasser encore. Mais ses propres paroles finirent par monter à son cerveau, et elle tressaillit. « D’accord ! ». D’accord pour l’épouser ? D’accord ? D’accord. D’accord ! Non mais…
« Oh ! »
C’était tellement… humain. L’épouser. Comme… Ils se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. D’enfants ! Ah ! La voici qui tremblait. Elle se laissa tomber à la renverse sur le lit, comme foudroyée, et posa ses mains sur ses paupières.
« Attends », murmura-t-elle d’un ton tragique qui avait quelque chose d’assez attendrissant, de l’extérieur.
Long monologue intérieur. Quelque chose d’élégiaque : « Que faire, où vais-je, qui suis-je ?... ». Le lecteur et Jim ont interdiction formelle de se moquer, c’est très sérieux ce qui se passe ici. Elle resta dans cette position facilement trente secondes à se demander si elle devait/voulait/pouvait l’épouser, et la réponse finit par s’imposer d’elle-même, à force de questionnements intérieurs des plus complexes, quasi-scientifiques. Elle finit par se redresser à genoux sur le lit, pour faire de nouveau face à Jim.
« Mon chéri », commença-t-elle d’un ton solennel.
Elle se trouva mal installée, se décala de trois centimètres, rejeta une mèche de cheveux derrière son épaule, respira à fond, le regarda. Reprit :
« Mon chéri. Il serait très difficile pour moi de t’épouser… Tu vois, les polymorphes ne s’épousent pas, ils s’adoptent parce qu’ils s’aiment bien, et ils se reproduisent par mitose (ce qui peut sembler dégoûtant mais en fait il paraît que c’est plutôt rigolo et que ça chatouille, mais je ne peux pas t‘en parler plus en détails parce que j’étais trop jeune pour l’avoir déjà fait, quand tu m’as rencontrée, alors voilà…). Et je ne pouvais pas prévoir que je deviendrais humaine, tu comprends ? Je crois que Cendrillon et la Belle au Bois Dormant, quand leur Prince leur a dit : « Epouse-moi », elles savaient quoi faire parce que… parce que c’est comme cela que leur conte doit se terminer, n’est-ce pas ? Mais… Notre conte à nous… Tu vois, avec tous ces pirates, et la carte que j’ai failli perdre et… »
Elle sentit qu’elle s’égarait, toussota, et enchaîna :
« Je ne peux pas t’épouser. Mais, éventuellement, si tu me disais un beau matin de me faire belle, et si tu m’emmenais en promenade pour aller signer quelques papiers après avoir dit « Je le veux », tu vois, juste parce que ce serait amusant, peut-être que je serais d’accord. Et si le jeu se poursuivait au point que tout le monde m’appelle « Madame Hawkins », je crois que j’y gagnerais beaucoup, et il me semble que ce serait le jeu le plus merveilleux auquel nous aurons joué ensemble. Bien sûr, c’est seulement si tu as envie d’y jouer aussi. »
Du coin de l’œil, elle vit dans le miroir qu’elle avait rougi, qu’elle n’arrêtait pas de gigoter dans tous les sens, et elle ne comprit pas d’où lui venait malgré tout cet air de bonheur profond qu’elle ne s’était encore jamais vu. Quand elle eut fini ce très long discours compliqué qui faisait peur, elle se sentit légère et se trouva sotte, et regarda Jim et le trouva sublime, et elle sauta dans ses bras. Elle l’embrassa dans le cou, comme pour s’excuser en silence d’être aussi bizarre et compliquée, et puis, se serrant un peu plus contre lui, elle murmura à son oreille quelques mots d’un ton taquin, comme si elle l’incitait à relever un pari.
« Enfin… si tu as trop peur de perdre, nous ne sommes pas obligés de jouer… »


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MessageSujet: Re: Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim EmptyVen 5 Avr - 3:08

Tara Ҩ Jim
« La vaste nuit allume ses étoiles »


Quand je repense à comment je me suis laissé aller, et cela n’a été que pour une seule nuit… Imaginez si elle me laisse pour toujours. Si elle décide que c’est assez, que j’ai assez joué avec son cœur, si elle décide que je suis bien trop stupide et que je ne mérite nullement son attention, sa dévotion, son envie de me faire sourire à chaque minute… Elle pourrait si facilement le faire, je pourrais moi-même faire une liste prouvant ma nullité envers elle. Et pourtant, une part de moi veut lui montrer que je veux m’améliorer, que de toute façon c’est ce que je ne cesse de faire à ses côtés.
Avec les personnes, je ne suis jamais aussi tendre, je ne suis pas inhumains non plus, mais je me cache, je joue les rebelles. Je me donne un air, défiant l’autorité avec un plaisir narquois… J’adore ça je ne peux le nier, mais à force d’être seul, cela devient terriblement pesant.
Je me demande si elle s’en rend compte, de cette espèce de pouvoir qu’elle a sur moi. Le sait-elle ? Elle connait des choses sur moi-même que je n’ai jamais dit, des choses que moi-même je ne connais pas. Elle semble connaitre tous mes moindres secrets, même les plus obscurs, jusqu’au plus douloureux… C’est terrible de se dire qu’une personne vous connais mieux que vous-même, mais c’est surtout effrayant. Car comme elle l’a fait la veille, la situation peut se retourner contre vous.
Mais je l’ai mérité après tout… Peut-être que je deviens vraiment comme lui, un salaud qui ne comprend rien à la vie, encore moins aux autres. Un enfant en soi qui agit pour lui-même sans se soucier de ceux qui l’aime.
Et lorsqu’elle est avec moi, de nouveau, lorsque je peux sentir son odeur, ses cheveux caresser délicatement ma peau, ses lèvres se mouver au rythmes des miennes, je me demande comment on peut vouloir abandonner tout cela.
- Epouse-moi…
Cela semble tellement naturel… Comme si je voulais tracer un autre chemin que lui, ce qui est idiot vu qu’il a aussi épousé ma mère, mais ce n’est pas cela. J’ai goûté à sa perte, tant de fois finalement. Que ce soit à notre arrivé ici, pendant des mois alors qu’elle était si proche, et puis cette nuit, ô cette terrible nuit ou j’ai pensé qu’elle ne reviendrait tout bonnement jamais.
Ses doigts entre les miens, son regard sur moi me prouvant que j’existe, que je ne suis pas je ne sais quelle entité voué à disparaitre… Même si au final c’est ce que je suis, je sais que tant que j’existe à son regard, je serais le plus vivant des hommes.
Et même lorsqu’elle semble aussi distraite que maintenant, je me sens plus vivant et réel que jamais… Voilà elle s’est tout simplement emparée de mon cœur meurtri pour le soigner d’une simple caresse, de mon être endoloris pour lui murmurer des mots doux et de mon âme errante pour la guider vers le droit chemin.
Un œil ouvert, elle me regarde sans comprendre et je me demande si elle comprend ce que je suis en train de lui demander ou si c’est mot ont une définition totalement erronés dans la mémoire de la jeune femme.
Mais plus le temps avance, plus je sais qu’elle a parfaitement compris ma demande.
Puis son deuxième œil s’ouvre, scellant ma réalité à la sienne. Mais lorsque je la vois ouvrir la bouche, lorsque je sens qu’elle va protester je ne lui laisse tout simplement pas le temps, répétant ma question, murmurant son prénom avec cette douceur qui lui ait propre…
Et vient le moment où je m’approche, elle s’éloigne comme prenant peur et je dois avouer que moi aussi j’ai soudainement peur… Pourtant elle m’a assuré qu’elle allait rester non ?
Mais je vois qu’elle ne me repousse pas non plus, c’est comme si elle avait besoin d’une seconde pour tout remettre en place dans son esprit… Et moi, homme égoïste je ne la laisse pas faire, posant mes lèvres sur les siennes, me faisant pressant et désireux. Un léger gémissement m’échappe lorsque je sens ses mains sur mes épaules, approchant encore plus ses lèvres, oui c’est possible…
Finalement nos lèvres se quittent et personnellement j’ai grand besoin de reprendre mon souffle. Et alors que je tente de respirer, je l’entends souffler… Ce n’est jamais très bon signe ça n’est-ce pas…
Je la regarde de nouveau, inquiet finalement quant à savoir ce qu’elle va me dire… Il est vrai que je ne le demande pas de la façon la plus romantique qu’il soit, mais entre nous c’est tellement plus que ce genre de cliché. Je ne veux plus la perdre, plus jamais et c’est pour cela que je désire m’unir à elle… Lorsqu’on s’unit, on se dit simplement que l’on restera avec l’autre peu importe ce qu’il se passe… Et c’est exactement ce que je veux, qu’elle reste auprès de moi… Et puis il y a aussi une part de jalousie dans cette demande, aucun homme ne peut le nier, on veut une sorte d’appartenance, prouvant que cette jeune et sublime demoiselle n’est pas à prendre, car elle a déjà donné son cœur à quelqu’un.
Tout cela pour dire que j’attends anxieusement, mais lorsque son regard plonge de nouveau dans le mien et qu’elle me sourit, je sais que je ne pourrais rien lui refuser.
- Bon… D’accord !
J’arque un sourcil, surpris par la facilité à la convaincre et encore plus par sa réponse… N’est-ce pas ce que je voulais finalement ? Si… Mais sortie ainsi j’ai l’impression qu’elle veut me faire plaisir à moi, sans même prendre ne compte ce qu’elle désire et je déteste tout simplement ça.
- Oh !
Quoi… Elle veut encore plus me prouver que je suis égoïste, et qu’elle est si merveilleuse qu’elle ferait n’importe quoi par amour, pour moi ?
- Attends.
Je suis idiot mais me voilà en train de sourire… Je fais tout le contraire de ce qui devrait être normal. Je devrais m’exclamer de joie lorsqu’elle dit "D’accord" et paniquer lorsqu’elle dit "Attend" mais il se trouve que non… Je fais tout le contraire parce que tout ceci ressemble à Tara, que son d’accord semble tinté d’un certain mystère qu’elle n’avait pas encore résolu et que on attend montrait que c’était bon… Le mystère n’était plus si mystérieux que cela. Je peux aussi remarquer facilement qu’elle est en conflit avec elle-même en ce moment. Elle semble peser le pour et le contre, et je l’observe en silence, ne voulant en aucun cas la déranger dans ce moment crucial d’une vie.
De nouveau face à moi, je me redresse un peu pour mieux l’observer.
- Mon chéri…
Et bien, si elle commence en citant une marque de chocolat c’est bon signe non ?
- Mon chéri. Il serait très difficile pour moi de t’épouser… Tu vois, les polymorphes ne s’épousent pas, ils s’adoptent parce qu’ils s’aiment bien, et ils se reproduisent par mitose (ce qui peut sembler dégoûtant mais en fait il paraît que c’est plutôt rigolo et que ça chatouille, mais je ne peux pas t‘en parler plus en détails parce que j’étais trop jeune pour l’avoir déjà fait, quand tu m’as rencontrée, alors voilà…). Et je ne pouvais pas prévoir que je deviendrais humaine, tu comprends ? Je crois que Cendrillon et la Belle au Bois Dormant, quand leur Prince leur a dit : « Epouse-moi », elles savaient quoi faire parce que… parce que c’est comme cela que leur conte doit se terminer, n’est-ce pas ? Mais… Notre conte à nous… Tu vois, avec tous ces pirates, et la carte que j’ai failli perdre et… Je ne peux pas t’épouser. Mais, éventuellement, si tu me disais un beau matin de me faire belle, et si tu m’emmenais en promenade pour aller signer quelques papiers après avoir dit « Je le veux », tu vois, juste parce que ce serait amusant, peut-être que je serais d’accord. Et si le jeu se poursuivait au point que tout le monde m’appelle « Madame Hawkins », je crois que j’y gagnerais beaucoup, et il me semble que ce serait le jeu le plus merveilleux auquel nous aurons joué ensemble. Bien sûr, c’est seulement si tu as envie d’y jouer aussi.
Je l’écoute attentivement, ne pouvant m’empêcher de sourire comme un idiot… Frissonnant surtout lorsqu’elle parle de "Madame Hawkins…" C’est simple, l’entendre parler aussi longtemps me rend dingue, encore plus lorsqu’elle me parle de ses mode de fonctionnement d’avant. J’aime lorsqu’elle parle d’elle tout simplement, car elle ne le fait pas assez à mon goût.
Je m’approche un peu plus d’elle, prenant de nouveau sa main et l’embrassant doucement.
- Ma chérie.
Je rigole légèrement, tentant de détendre l’atmosphère mais je ne doute pas qu’elle remarquera que je la taquine légèrement.
Elle rougit soudainement, comme si elle voulait disparaitre, mais je ne la laisserais pas faire. Mais il semblerait que je comprenne mal, car finalement elle me saute dans les bras et ses lèvres se glissent dans mon cou.
- Enfin… si tu as trop peur de perdre, nous ne sommes pas obligés de jouer…
Je rigole doucement, reculant mon visage afin de l’observer. Mon autre main caresse doucement sa joue alors que je ne la lâche pas des yeux.
- Mon Trésor… Tu devrais savoir que j’aime lorsque tu me parles de ta vie d’avant, connaitre un peu plus d’où vient mon trésor et je comprends ton point de vu… Totalement… Mais maintenant écoute moi. Dans mon monde, les mariages sont différents, même d’ici. Le bout de papier et certainement la chose la plus ridicule de ce monde, comme si une union pouvait se formaliser à cela… Je ne veux pas que tu signes un vulgaire papier à la légère… Sur Mandragore, le mariage est une promesse… Une promesse d’amour, de partage, de dévotion envers l’autre, et surtout une promesse d’être là, pour toujours même dans la mort. Il n’y a pas de robe blanche, mais il y a surtout la couronne de fleur que les mariés se partages, et le plus important, le fil rouge, symbolisant leur amour profond… Je te raconte cela parce que j’ai confiance… Je dirais cela à n’importe qu’elle autre fille, elle me prendrait pour un fou réclamant à tout prix ça fichue robe blanche. Je ne te demande pas de m’épouser pour je ne sais quel frivolité, ni parce que tu serais l’une de ses princesses qui semblent avoir une vie si facile… Je te demande d’être mienne, d’être celle qui restera à moi. Au final, je ne te demande même pas de m’épouser… Ce que je fais là, ce que je veux t’offrir, c’est une promesse. Je veux te prouver que tu pourras toujours compter sur moi, et maintenant plus que jamais.
Je souris de nouveau.
- Et puis… Tu as raison…. Je ne veux pas jouer, pas avec toi… Plus jamais. Je veux unir nos vies, pour toujours et même dans la mort.
Je finis par baisser les yeux me disant que je suis sûrement ridicule de croire en tout cela, et que finalement elle à raison de me dire non, et pourtant je crois en tout ce que je viens de dire. Je trouve que les mariages ici son surjoués, à quoi bon vouloir créer des thèmes, faire des animations ou trouver l’endroit idéale… N’importe où est parfait tant que l’autre est avec nous, c’est comme ça à Mandragore. Mais peut-être qu’elle veut sa au final… Je n’en sais rien, tout ce que je sais, c’est que soudainement je me sens vulnérable et que je n’ose plus la regarder dans les yeux, me rendant compte que ce que je lui demande n’est finalement pas un jeu, mais quelque chose de sérieux…
J’ai laissé place à mon cœur, ce que je ne fais jamais, et maintenant j’ai peur de me couvrir de ridicule… Faite au moins qu’elle ne rigole pas face à mon discours on ne peut plus nostalgique. Au final, faite qu’elle reste, même si elle ne dit rien… Faite qu’elle soit toujours là lorsque le soleil se couchera…
fiche par century sex.
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MessageSujet: Re: Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim EmptyJeu 11 Avr - 23:18


Ce n’était pas même une question, à bien y réfléchir. Il avait dit : « Epouse-moi ». Il fallait simplement très bien connaître le jeune homme pour percevoir la tonalité interrogative de ce semblant d’injonction. Il avait beau afficher cet air séduisant d’homme sûr de lui, d’aventurier qui n’a peur de rien, Tara détecta dans l’inflexion même de sa voix le tintinnabulement de points d’interrogation. Il cherchait auprès d’elle ce qui lui avait toujours cruellement manqué et ce qu’aucun trésor aux mille richesses ne pourrait lui apporter : la tendresse et la certitude que se dire « bonne nuit » signifie forcément « à demain ». Il était un homme à décrypter, avec des émotions tracées en hiéroglyphes sur son âme, et depuis très longtemps la jeune femme s’était entrainée à les comprendre. Ils avaient inventé leur propre langage. Quand il l’embrassait sur le front le matin avant de partir au travail et qu’il disait « sois sage », avec ce petit sourire étrange qui n’était qu’à lui, mi-narquois, mi-bienveillant, Tara comprenait : « Fais attention à toi ». Quand il se rapprochait soudainement d’elle et qu’il enfouissait sa tête dans son cou, comme il l’avait fait un instant auparavant, c’était comme s’il lui murmurait à l’oreille : « J’ai besoin que tu me rassures ». Quand elle déclarait qu’elle allait devenir raisonnable et qu’il lui répondait « N’arrête jamais de manger du Nutella », elle savait qu’il voulait dire : « De toute façon c’est toi la plus belle ». Et elle aimait ce double langage, cette façon dont le plus léger contact jetait un éclairage multicolore sur des significations subtiles, elle aimait être celle qui résolvait les équations de son cœur à l’aide d’une formule magique. Mais quand il dit « Epouse-moi », il la mit face à trop d’inconnus. L’immensité de demain s’étira devant ses yeux et défila à l’infini jusqu’à lui couper le souffle. L’épouser. Pour toujours ? Pas pour rire ? Pour être à lui. N’étaient-ils pas heureux, ainsi ? N’était-il pas heureux ? Il avait besoin. Qu’elle lui promette. Qu’elle lui donne ce dont elle soupçonnait à peine l’existence. Elle mourrait pour lui. Mais il lui demandait sa vie entière. Qu’est-ce que cela signifie ?
« Ma chérie. »
Il rit légèrement tandis qu’il lui semblait qu’elle se réveillait sous le doux soleil de ses yeux verts. Elle le regarda sans rien dire. Il lui prit la main et la rapprocha de lui pour l’embrasser de nouveau, mais pas longtemps, juste un frôlement, juste pour qu’elle ait le goût de son souffle sur les lèvres. Elle lui sourit. Il ne voulait pas disposer de son existence : il lui demandait simplement de poser son avenir à côté du sien, pour les regarder grandir ensemble, enlacés. « Epouse-moi », cela signifie : « Peux-tu m’aimer toute la vie ? ».
« Mon Trésor… Tu devrais savoir que j’aime lorsque tu me parles de ta vie d’avant, connaitre un peu plus d’où vient mon trésor et je comprends ton point de vue… Totalement… Mais maintenant écoute moi. »
Il allait lui raconter une histoire. Une histoire sérieuse, précisaient ses yeux. Une histoire d’amour, assurait son sourire. Elle hocha la tête en silence, et s’installa d’abord confortablement, c’est-à-dire le dos appuyé contre le torse du jeune homme. Elle lui prit doucement les mains et lui fit comprendre qu’elle voulait qu’il l’entoure de ses bras, puis posa sa tête contre son épaule. Cela ressemblait à une position de repos, mais, en réalité, elle allait l’écouter très attentivement. C’était comme cela qu’ils s’étaient assis, dans la cuisine, après une autre dispute. Elle sentait vibrer contre ses omoplates les mots que le jeune homme allait prononcer, et cela lui fit l’effet d’une berceuse.
« Dans mon monde, les mariages sont différents, même d’ici. Le bout de papier est certainement la chose la plus ridicule de ce monde, comme si une union pouvait se formaliser à cela… Je ne veux pas que tu signes un vulgaire papier à la légère… Sur Mandragore, le mariage est une promesse… Une promesse d’amour, de partage, de dévotion envers l’autre, et surtout une promesse d’être là, pour toujours même dans la mort. Il n’y a pas de robe blanche, mais il y a surtout la couronne de fleurs que les mariés se partagent, et le plus important, le fil rouge, symbolisant leur amour profond… Je te raconte cela parce que j’ai confiance… Je dirais cela à n’importe qu’elle autre fille, elle me prendrait pour un fou réclamant à tout prix ça fichue robe blanche. Je ne te demande pas de m’épouser pour je ne sais quel frivolité, ni parce que tu serais l’une de ces princesses qui semblent avoir une vie si facile… Je te demande d’être mienne, d’être celle qui restera à moi. Au final, je ne te demande même pas de m’épouser… Ce que je fais là, ce que je veux t’offrir, c’est une promesse. Je veux te prouver que tu pourras toujours compter sur moi, et maintenant plus que jamais. Et puis… Tu as raison… Je ne veux pas jouer, pas avec toi… Plus jamais. Je veux unir nos vies, pour toujours et même dans la mort. »
Elle acquiesçait de temps en temps pour montrer qu’elle comprenait, se serra plus fort contre lui lorsqu’il parla « d’être là », et se concentrait pour être bien sûre de tout assimiler. Elle laissa le silence s’installer quelques secondes, comme elle méditait sincèrement à ses propos, avant de reprendre la parole.
« Mon cœur, dit-elle d’une voix paisible et stable, je ne peux comprendre que très difficilement les symboles, et je te laisserai bien volontiers mettre toutes les fleurs qui te plairont dans mes cheveux, et je participerai à la cérémonie qui te fera plaisir, parce que je t’aime, et parce que ce qui est important pour toi l’est aussi pour moi. Je n’ai pas envie que tu sois fâché que je ne comprenne pas le fil rouge, la robe blanche, ces chose d’ici et de là-bas… Je comprendrai peut-être, un jour, il faut juste me laisser plus de temps », ajouta-t-elle en tournant la tête pour lever les yeux vers lui.
Elle lui sourit avec tendresse, et formula la prière muette qu’il veuille bien la comprendre, être patient. Elle l’embrassa sur la joue avant de poursuivre :
« Tu crois que je te taquine quand je parle de jouer, mais je suis aussi sérieuse que toi. Je suis tout à toi si tu veux bien m’aimer avec mes défauts, me regarder toujours de la façon dont tu me regardes maintenant, parce que, là, tout de suite, tu me rends belle et me donnes confiance en moi. Je t’aime inlassablement depuis l’éternité et cela ne changera jamais, c’est une promesse, une vraie, une de celles dont on ne se défait pas parce qu’on les porte en soi. Je crois en toi, j’ai de l’admiration pour toi, et je ferai tout pour que nous soyons heureux. Alors, épouse-moi. Sois à moi. Je ferai de ta vie un enfer au chocolat et je te rendrai certainement fou certains jours, mais nous serons fous ensemble, ivres de bonheur. Epouse-moi, mon amour. »
Elle souriait plus des yeux que des lèvres. En fait, ses yeux scintillaient étonnamment, tandis que sa bouche semblait frissonner et qu’elle avait un peu de mal à laisser sortir les mots qu’elle prononçait, à cause de l’émotion qui montait dans sa gorge. Elle se courba et tendit le bras pour ouvrir le tiroir de la table de chevet. Elle en sortit un stylo. Elle se retourna pour faire de nouveau face au jeune homme, lui prit la main et l’ouvrit doucement.
« Voici le seul document qui aura de la valeur à mes yeux. C’est aujourd’hui notre mariage, et par ce geste je me fais tienne. »
Elle se pencha, posa un baiser au creux de la main de Jim, puis écrivit par-dessus : « Ici, pour toujours ». Et il lui sembla que c’était la promesse la plus solennelle qu’elle ait jamais faite. Elle posa le stylo entre Jim et elle, lui suggérant de s’en servir s’il le souhaitait. En traçant ces lettres sur la peau de l’homme qu’elle aime, il lui sembla qu’elle déposait en lui un fragment de son être, qu’elle le lui confiait comme un symbole de toute sa personne, qu’elle venait de lui donner, dès à présent et jusqu’au bord de l’infini.

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MessageSujet: Re: Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim EmptyLun 15 Avr - 23:57

Tara Ҩ Jim
« La vaste nuit allume ses étoiles »


J’aime la sentir ainsi contre moi… Si le mur n’est pas très agréable pour mon dos, je remercie le coussin d’être là, et si en temps normal l’Homme n’aime pas forcément le contact humain… Sauf que voilà, moi j’en ai besoin et elle me connait trop pour ne pas répondre à ma demande. J’aime sentir son dos contre mon torse, ses cheveux dans mon cou alors qu’elle penche légèrement la tête en arrière.
C’est simple, je suis heureux. Mais il n’y a pas qu’en cet instant où je suis heureux. Le sait-elle seulement ? Je crois que je ne lui dis pas assez. C’est certainement l’un de mes plus grands problèmes. Je ne dis presque rien. Si elle est un trésor, moi je suis le coffre, gardant tout au fond de moi. Je ne cesse de me promettre de tout lui dire, sans rien lui cacher mais je garde tellement au fond de mon cœur. Mais c’est ainsi, je suis réellement heureux. Et tout ce bonheur, je l’ai depuis le début, juste sous les yeux.
L’une de mes mains, celle blessée, se place instinctivement autour de son ventre tandis que l’autre prend sa main. Je fais glisser mes doigts doucement contre les siens, jouant avec et les caressant de façon tendre.
Et alors que je lui parle de nos coutumes, alors que je revois parfaitement comment le mariage se produit sur Mandragore, je ne cesse de sourire. Pourquoi… Parce qu’elle est là tout simplement. Son odeur, son parfum m’enivre, son toucher me fait frissonner, sa respiration me berce d’une façon inexplicable. Plus je parle, plus cela me convainc que oui, c’est elle. Elle est la fille que j’imagine, celle avec qui je veux échanger des vœux, celle avec qui je veux passer le restant de mes jours. On dit souvent que c’est long la vie, mais moi, je me dis que ça ne sera jamais assez.
Elle, elle reste silencieuse, elle ne dit pas un mot et je m’inquiète de ce qu’elle peut penser. Comprend-elle ce que je suis en train de lui dire, car cela fait tout de même beaucoup d’information à assimiler, et puis je parle sans trop réfléchir, laissant un flot de parole m’échapper, le tout formant une sorte de légende qui n’en est pas une. Cela fait partie de mon histoire, de l’histoire de mes ancêtres, de ma planète. Et plus je parle, plus je deviens nostalgique, portant mon regard au loin comme pour revenir à cette époque… Et puis je pense que si cela était le cas je ne connaîtrais pas Tara tel que je la connais aujourd’hui. Et je sacrifie tout avec un plaisir malsain et égoïste tant que cela me permet de la tenir dans mes bras comme en ce moment.
Je sens sa tête bouger par moment, comme pour acquiescer et me montrer qu’elle comprend le concept de ce que je lui raconte.
A la fin, mes dernières paroles semblent flotter dans l’air, en attentent d’une réponse qui ne vient pas. Je baisse la tête me sentant gêné, me disant que je suis un idiot et qu’elle ferait bien de se moquer. C’est incroyable, il n’y a qu’avec elle que je me sens aussi vulnérable. Elle a le don de casser les murs, les barrières que je place autour de mon être et de voir ma véritable personnalité. Je suppose que c’est une bonne chose. Je ne suis juste tellement pas habitué à cela. Je suis beaucoup plus doué pour me cacher, montrer un Jim fort alors qu’au final je ne suis qu’un pauvre garçon apeuré au fond de moi.
- Mon cœur…
Sa voix brise le silence de mon cœur, me ramenant doucement à la réalité.
- Je ne peux comprendre que très difficilement les symboles, et je te laisserai bien volontiers mettre toutes les fleurs qui te plairont dans mes cheveux, et je participerai à la cérémonie qui te fera plaisir, parce que je t’aime, et parce que ce qui est important pour toi l’est aussi pour moi. Je n’ai pas envie que tu sois fâché que je ne comprenne pas le fil rouge, la robe blanche, ces chose d’ici et de là-bas… Je comprendrai peut-être, un jour, il faut juste me laisser plus de temps.
Je ne la regarde toujours pas, me sentant de plus en plus vulnérables. Je fixe un point vers le bas, un morceau de draps alors que je sens parfaitement son regard sur moi. Je ne sais combien de temps je reste ainsi avant de finalement plonger mon regard dans le sien. Elle me sourit comme pour me rassurer et je ne peux m’empêcher de répondre par un sourire aussi. Je ferme les yeux lorsqu’elle m’embrasse, me rassurant en me disant qu’en fait-elle a tout compris. Elle dit le contraire, elle dit qu’il va lui falloir du temps, mais elle a déjà toute les clés qui font qu’elle sait parfaitement de quoi elle parle.
- Tu crois que je te taquine quand je parle de jouer, mais je suis aussi sérieuse que toi. Je suis tout à toi si tu veux bien m’aimer avec mes défauts, me regarder toujours de la façon dont tu me regardes maintenant, parce que, là, tout de suite, tu me rends belle et me donnes confiance en moi. Je t’aime inlassablement depuis l’éternité et cela ne changera jamais, c’est une promesse, une vraie, une de celles dont on ne se défait pas parce qu’on les porte en soi. Je crois en toi, j’ai de l’admiration pour toi, et je ferai tout pour que nous soyons heureux. Alors, épouse-moi. Sois à moi. Je ferai de ta vie un enfer au chocolat et je te rendrai certainement fou certains jours, mais nous serons fous ensemble, ivres de bonheur. Epouse-moi, mon amour.
Je souris de plus en plus, happé par son regard si intense en cet instant même. Oui elle est magnifique, et j’ai du mal à me dire qu’elle puisse douter de cela. Je me mords la lèvre inférieure alors que je ne peux m’empêcher de la contempler. Je vois sa bouche frémir, et j’aimerais calmer sa peine, si cela vient d’une quelconque peine, mais voilà je sens que je suis aussi un peu tremblant face à ses paroles. Elle… Elle vient de me demander… Non, elle vient de me m’ordonner de l’épouser ? Ô je crois que c’est le plus bel ordre que l’on ne m’ait jamais demandé, même si elle est copieuse car j’ai demandé le premier. Mais le fait qu’elle repose l’ordre mais de façon inversé me prouve qu’elle vient en quelque sorte de dire oui, non ?
Je la regarde finalement se relever pour prendre je ne sais quoi dans la table de nuit, et finalement lorsqu’elle se retourne vers moi je vois le stylo. Qu’est-ce qu’elle veut faire avec ça ?
Elle attrape ma main non blessée doucement.
- Voici le seul document qui aura de la valeur à mes yeux. C’est aujourd’hui notre mariage, et par ce geste je me fais tienne.
Je fronce les sourcils, ne la lâchant pas du regard alors qu’elle s’applique à dessiner sur ma main… Non, elle ne dessine pas, elle écrit. J’ai à peine le temps de lire "Ici, pour toujours" qu’elle se penche et embrasse de la façon la plus tendre ma main.
Je la vois poser le stylo, comprenant clairement qu’elle souhaite que je fasse la même chose…
- Tara…
Je ne sais même pas quoi dire. Je me redresse donc un peu, préférant agir. J’attrape le stylo de ma main meurtrie mais qu’importe. Je plisse un peu le nez de douleur alors que je me penche. Un peu au-dessus de sa poitrine, un peu au-dessus de son cœur, je dépose le stylo, écrivant de la manière la plus lisible possible "Ici, pour toujours". Je caresse doucement les lettres factices du bout des doigts. Puis je me penche de nouveau, déposant mes lèvres sur sa peau. Je souris doucement avant de remonter, embrassant son cou, puis sa mâchoire, la commissure de ses lèvres…
- Je t’aime Tara, de ton mon cœur, de tout mon être je t’aime, et plus jamais je ne te laisserais partir… Ici, et pour toujours… Rien ne nous séparera. Je te fais la promesse, ici et pour toujours, de t’aimer. Je serais toujours avec toi et je te protégerais de tout danger… Je…
Je me tais, ne sachant même plus quoi dire tellement je suis heureux. Je peux même sentir les larmes venir aux coins de mes yeux. Je crois que tout cela est trop pour moi… Quand je repense qu’il y a trente minutes j’allais me laisser mourir pour l’avoir perdu, me voilà dans ses bras, et elle m’a promis de rester, elle a promis de m’aimer, en cet instant, ici et pour toujours…
- Je t’aime, j’arrive à dire une larme de bonheur m’échappant.
Et finalement, mes lèvres se posent doucement contre les siennes comme pour sceller de façon définitive cette promesse… J’espère que je serais toujours dans son être, son âme, son cœur… Ici et pour toujours
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MessageSujet: Re: Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim EmptyMar 23 Avr - 23:22



Pour faire court…
« Je t’aime Tara, de ton mon cœur, de tout mon être je t’aime, et plus jamais je ne te laisserais partir… Ici, et pour toujours… Rien ne nous séparera. Je te fais la promesse, ici et pour toujours, de t’aimer. Je serais toujours avec toi et je te protégerais de tout danger… Je… Je t’aime. »
Elle avait sur le cœur des lettres de feux, l’impression d’avoir étanché une soif incompréhensible avec un breuvage incendiaire. La brûlure était si vive, si douce, tellement essentielle. Et il apaisait tout, il l’embrasait, il l’embrassait, il était le mal et le remède, le début et la fin. Elle passa sa main sur les joues du jeune homme, effaçant des larmes qu’elle ne lui avait encore jamais vues, qui semblaient plus sourire que pleurer. La chambre crépusculaire rayonnait d’oxymores, et son obscure clarté alluma bientôt des étoiles.
« Je t’aime encore plus », répondit-elle, souriant des yeux, d’une voix en points de suspension, comme elle songeait déjà à demain.

Pour faire court, disais-je, il n’y aurait plus rien à dire que cela. Ici, pour toujours, telle était la formule magique qu’ils s’étaient choisie pour éclairer l’éternité. Cependant, il me reste encore quelques centaines mots à écrire, pour ne pas vous laisser sur votre fin, et, à vrai dire, je ne sais absolument pas de quoi Jim et Tara vont les remplir…

La suite de la soirée se passa comme dans un rêve. C’est seulement lorsque la jeune femme se réveilla entre les bras de Jim que, voyant à l’autre bout du lit deux bols et un paquet de céréales, elle devina qu’ils avaient finalement improvisé un petit-déjeuner de minuit, pour ne pas s’endormir le ventre vide. Elle glissa légèrement sous la couverture pour se détacher du jeune homme sans le réveiller. En se tournant vers lui, elle constata que sa main droite était parée d’un bandage de fortune, qu’elle lui avait sans doute fait pendant qu’ils discutaient, ou peut-être pendant qu’ils ne disaient plus rien, se contentant de profiter de leurs vœux partagés. Nous étions lundi… non, mardi, rectifia-t-elle intérieurement en allumant le téléphone portable de Jim. Elle composa le code pin en se brossant les dents, puis retourna dans la chambre, souriant en remarquant que Jim, peut-être pas aussi profondément endormi qu’elle l’avait cru, avait ouvert un œil pour la chercher du regard. Elle retourna auprès de lui, ou plutôt sur lui, à califourchon comme elle en avait pris l’habitude, et l’embrassa doucement, alors qu’une lueur taquine colorait son regard.
« Bonjour, fiancé », dit-elle avec tendresse et espièglerie.
Elle tressaillit en entendant le mot, sa sonorité élégante et cristalline, une caresse satinée. Elle sourit de plus belle, fière de pouvoir lui donner ce tendre qualificatif, puis posa son index sur ses lèvres, lui intimant de rester silencieux, avant qu’il ne décide de répliquer. Elle composa un numéro sur le téléphone qu’elle tenait toujours de sa main libre, observant Jim d’un air de défi.
… pour consulter vos messages, faites le deux. Pour changer votre messagerie vocale, faites le trois…
Tara appuya sur le chiffre 3, tout en caressant les lèvres du jeune homme du bout des doigts, geste affectueux qui en même temps semblait le narguer.
… vous pouvez enregistrer votre nouvelle messagerie vocale après le bip.
Elle attendit donc la petite détonation, prit sa respiration, et, d’un ton enjoué, enregistra le message suivant :
« Bonjour, vous êtes bien sur le répondeur de Jim Hawkins. J’ai le regret de vous annoncer qu’il s’est fait kidnapper, et qu’il sera indisponible toute la journée. Inutile de laisser un message avant demain, car il se trouvera dans l’incapacité d’y répondre. Merci et bonne journée ! »
Après quoi elle raccrocha et éteignit le téléphone du même coup, arborant un air de guerrière conquérante satisfaite de sa victoire. Elle posa le téléphone sur la table de nuit et reporta son attention sur le jeune homme. Se penchant vers lui, elle lui fit un bisou esquimau en riant, avant de s’allonger contre lui. Elle le regarda comme si elle le voyait pour la première fois, et il lui semblait plus beau que jamais, il semblait inaltérable, immuable, comme s’il était aujourd’hui ce qu’il serait pour toujours, et elle espéra que cette aptitude à demeurer pour toujours rejaillirait sur elle.
« Tu n’iras nulle part aujourd’hui. Pas de travail, pas de pari idiot avec tes collègues, les voitures attendront. Je te garde, tu es entièrement à moi pour toute la journée ! »
Elle le cajolait tout en parlant de cette manière, empruntant un babil innocent alors que ses yeux se chargeaient de nuances de provocation. Elle décréta qu’il n’y avait pas de monde en-dehors de cette chambre, pas de vie hormis les leurs, enlacées, que les paysages par la fenêtre n’étaient que des décors peints pour leur plaisir. Cependant, comme Jim avait besoin d’aventure, elle pourrait bien prétendre que quelques ennemis, dans les contrées lointaines du bout de la chambre, décideraient peut-être de les surprendre, et que quelque trésor insoupçonné aux mille richesses gardées intactes restait encore à découvrir. Elle imaginerait tout ce qu’il voudrait, elle inventerait des histoires avec lui, du moment qu’il ne cessait jamais de la tenir dans ses bras. Pour une fois, juste pour aujourd’hui, elle voulait ne rien faire d’autre que discuter avec lui, regarder un ou deux films, manger ce qui leur passerait sous la main, et vivre sur l’unique certitude qu’ils resteraient ensemble toute la journée. Quiconque tâcherait de le lui arracher aurait affaire à elle. Après tout, elle avait une chose que personne d’autre n’avait. Un sceptre scintillant, une couronne ruisselante de joyaux, un titre de noblesse qui la mettait au-dessus de tout le monde, sur un piédestal de bonheur : elle était sa fiancée. Quel meilleur filtre enchanté que la promesse de trouver en son cœur un foyer, un havre constamment éclairé ? Il lui avait donné une promesse, et il avait fallu à Tara toute la nuit pour prendre pleinement conscience de tout ce qu’elle avait d’inestimable. L’idée s’était presque matérialisée, et les symboles prenaient tout leur sens. Le fil rouge du mariage de Mandragore, fleuve de passion dont la source ne tarit jamais, et la bague que s’échangent les humains, pour montrer à quel point la promesse est précieuse. Alors, la jeune femme posa sa tête contre l’épaule de Jim et se serra contre lui. Elle lui prit la main et redessina les lettres qui s’y trouvaient en une caresse affectueuse.
« Promis », murmura-t-elle.



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J'ai posé bagages ici le : 20/04/2012 Jouant le rôle de : Emily, the Corpse Bride. Nombre de messages : 2553 On me connait sous le pseudo : Broken Cookie. Un merci à : paperbrain & hotmess & BTVS & tumblr. Je suis fier(e) de porter l'avatar de : Felicity Jones.
MessageSujet: Re: Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim EmptyMar 30 Avr - 18:57

RP ARCHIVÉ Love doesn't forgive : it just loves. ♔ Avec Jim 1823284050





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