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CRYSTER ∆ Dans la chaleur des coeurs épris.  Vide
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 CRYSTER ∆ Dans la chaleur des coeurs épris.

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MessageSujet: CRYSTER ∆ Dans la chaleur des coeurs épris. CRYSTER ∆ Dans la chaleur des coeurs épris.  EmptySam 25 Mai - 15:51

« J'ÉCRIS TON NOM SUR LE SABLE, DEMAIN LA MER AURA TOUT BU. JE ME FOUS BIEN DU DÉCALAGE, ENTRE IMMUABLE ET IMPRÉVU. J'OUVRE LES YEUX JE PRENDS DE L'ÂGE, DEMAIN C'EST LOIN ET ÇA ME TUE. QUITTE À TE PARAÎTRE SÛRE DE MOI, JE VAIS T'EMMENER OÙ PERSONNE NE VA. TU ES DE LONG EN LARGE CE QUE JE PRÉFÈRE, LAISSE-MOI ÊTRE OÙ TU VAS. »

Bien allongée sur le sable, le zénith devant ses yeux, là où les bleu se confondent, se marient, se fondent, avec pour témoin, le soleil prodiguant ses voeux et sa chaleur, elle patientait sagement. Les vagues venaient déposer leurs bruissements tout près. Elle était bien, heureuse, un sourire sur le bord des lèvres, mutine, pressée de s'accaparer de la raison à ce bonheur. L'impatience de le retrouver lui, et l'océan, l'avait mise en avance, du temps qu'elle consacra à son premier amour. Une première vague vint la rejoindre, elle avait la curieuse impression que l'océan voulait lui parler. Une seconde vague, plus audacieuse, vint la toucher de son fluide salé, presque à l'inonder. Elle se leva et lentement, avança vers les flots turquoise. Par habitude, elle se ne trempa pas, mais y plongea d'une grâce inée, une goutte dans l'océan qui le temps de quelques secondes se sentit en totale harmonie avec celui ci. Le temps d'ouvrir les yeux, de se remémorer de retenir son souffle. Son corps s'ondula, reprit sa forme d'autrefois ou presque, ses bras se dressèrent devant elle, lui frayèrent un chemin. Elle se laissa glisser, se sentit guider et renoua avec le passé amoureusement.

Insouciante et grisée dans ces eaux impassibles, son coeur en jouissait de plaisir et lui fit croire un instant que tout ses organes s'y plaisaient eux aussi. C'était complètement faux. Ses poumons se vidaient petit à petit, jusqu'à la dernière bride, qui lui permit de rejoindre la surface à temps. Trop tôt. Cette limite la mettait hors d'elle, la sirène voulait retrouver son air d'antan, ce souffle divin qui lui permettait des nages voluptueuses vers des terres inconnues. Le vent frôla à peine son pâle visage qu'elle y replongea, comme on plonge dans un lac espérant retrouver les traces des moments qui ont marqué, de tout son être, si profondément, à en raviver des sensations oubliées. Mais le temps prend son temps, elle en perdit la notion, la raison, saisit chaque instant, se déplaçant avec le courant. Et elle se sentait si légère... Revivait en son coeur, en son corps, comme lorsque qu'elle se retrouvait sur ces douces lèvres indécentes. Que demander de plus à son âme, aimer, nager, c'est tout ce qu'elle voulait, toutes les heures, toute la vie.

Les vents s'essoufflaient dans ses cheveux au blond précieux, elle scintillaient, toute cristallisée, salée, sortant de l'abysse comme ci elle descendait du ciel. Son corps serpentait en onde de passion, sur des vagues de tendresse et elle pouvait voir à l'horizon son échine. Doux souvenirs qui fit frétiller sa langue, ses jambes défièrent les tourments de l'océan et elle rejoint le rivage. « Peter! » Cria t-elle au loin, enchainant dans une foulée toute excitée de le retrouver. Vêtue d'un simple maillot à deux pièces recouvrant juste ce qu'il fallait, elle ne prit pas le peine de se recouvrir d'une serviette, au plus proche, ses bras entourèrent le jeune homme et tout son corps humide à souhait, se colla au sien. De douces retrouvailles dans une étreinte qui s'éternisa dans son cou. Le visage de la jolie blonde enfouit dans celui - ci, lorsque son parfum orageux et chavirant lui inspira de douces paroles à son oreille. « Tu m'as tellement manqué mon amour... ». Qu'un murmure, puis un regard aux étoiles sincères et sa bouche fougueusement convola avec la sienne. Le goût salé y était, se partageait, se propageait, embrasant son coeur dans un amour rouge baigné d'extase. Ses doigts s'ancrèrent à la racine de ses cheveux, des friselis parcoururent sa peau dans une ivresse enchanteresse, à la faire chanceler, à en faire tomber un peu plus encore tout son être... Oh oui, c'était le paradis sur ses lèvres.

Touchée au coeur, elle s'éparpilla, en perdit l'esprit, elle ne voyait plus que lui, qu'eux. Ce nous tant désiré. Mais il fallait bien lui rendre sa liberté à un moment, elle finirait surement par l'étouffer à ce rythme, quoi que... Hum. Ses lèvres se détachèrent sur un sourire, ses yeux s'ouvrirent sur les siens et délicatement elle lui attrapa une main. Des mots se mourraient de ne pas être prononcer, et elle n'en dit que quelques uns avant de l'entrainer dans sa foulée amoureuse. « Viens vite chéri, c'est le meilleur moment pour une baignade! » Elle n'en savait rien, mais se retrouver dans son élèment avec lui, le lui faire découvrir, c'était... de plus en plus beau, de jour en jour, et elle voulait lui ouvrir la porte à l'infini. Des mots précieux qu'elle posera un jour dans une harmonie, pour qu'une perle de ses yeux vienne à son coeur troubler sa vie.


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MessageSujet: Re: CRYSTER ∆ Dans la chaleur des coeurs épris. CRYSTER ∆ Dans la chaleur des coeurs épris.  EmptyDim 2 Juin - 23:17

“I almost wish we were butterflies and lived but three summer days - three such days with you I could fill with more delight than fifty common years could ever contain.”
― John Keats


    Il y avait quelque chose de complètement grisant dans les retrouvailles, elles enivraient les sens au point d’en être confondu à la folie, redonnaient aux sentiments leurs allures brillantes et nouvelles, enflammaient la passion. C’était presque le but, se quitter le plus souvent possible pour mieux se retrouver. Ainsi, par habitude, par envie. Je n’avais jamais goûter tel sucre, vécu telle ivresse, survécut à un tel manque. C’était constant, sans l’exagérer, sans cesse surprenant. Il n’y avait rien de douloureux dans l’absence, dans l'incomplétude, c’était pire. Si seulement... S’il était possible de vivre attaché l’un à l’autre, si j’en avais le droit, si je n’avais pas moi-même ce goût de liberté sans cesse perché au bout de ma langue, je nous unirais d’une chaîne, aussi solide qu’une promesse échangée entre deux âmes sincères. Et j’en rêve et j’en meurs, un peu plus, chaque jours je l’aime un peu pire. C’est regarder le ciel sans en comprendre la finalité, c’est comprendre que ça ne s’arrêtera jamais, cette joie et cette peine. Ce mélange de vouloir et de devoir, ce besoin de respirer le même air teinté d’un parfum qui est le mélange parfait de moi et de toi. Toi, mon unique. Le point de rendez-vous est imprécis, je marche sans regarder, je vois mes pieds, je les surveilles pour qu’ils ne décroisse jamais le rythme, je veux lui appartenir au plus vite! J’entend des voitures, des mots, des bourrasques de vents qui se jouent de mes cheveux ébouriffés par ses doigts, délicieux souvenir, ce matin même. J’ai le goût de sa bouche au coin de la mienne, ma langue s’en gave, mais ne s’en abreuve jamais. L'insuffisance des souvenirs est pesante et l’envie d’en créer de nouveaux ne me quittes réellement jamais. Elle me hante et me berce, je ne suis jamais véritablement seul et dédaigne l’idée de me retrouver libre à nouveau. La véritable liberté se trouve entre chaque battement, c’est ce luxe de sourire sans économiser et d’apprécier l’immédiat autant que l’on s’impatiente du lendemain. Mon coeur me murmure son prénom à l’oreille et je me trouve à nouveau bien lent et la plage bien loin. Le bruissement des vagues au loin s’attèle à ma torture, ma hâte est désespérée, mes membres tremblent devant son fantôme et je me sais sur le bord de l’implosion. Ce qui étancherait ma soif et ma faim est si près, je la sens, je la touche du bout des doigts. Mes pieds s’ancrent dans les profondeurs calleuses du sable, je m’enlise et lutte contre le ralentissement de mes jambes. Mes yeux scrutent l’horizon pour la voir, une simple image d’elle et je me sentirai mieux. Ma gorge se noue devant ses vagues inhabitées, où es-tu donc joli cristal? « Peter! » Mes jambes faiblissent devant la tonalité de cette voix si singulière et familière. Ma tête suit le mouvement du son et je m’accroche à sa beauté en réapprenant à respirer tout à la fois. De grands mouvements de bras et de jambes l’emportent jusqu’à moi et je me contente de l’admirer, de la compliment de mes yeux muets. Sa poitrine heurte mon torse avec violence, l’humidité de ses cheveux doré me colle au cou et enfin... enfin je suis complet. Mes vêtements se noient de sa présence, de lents et délicieux frissons me parcours la peau, hérisse mon épiderme, c’est ainsi, comme toujours, elle me renverse et me dépossède de tout. Il ne me reste ni corps, ni coeur, lui ayant déjà tout remis. « Tu m'as tellement manqué mon amour... » Son souffle s’écrase contre ma peau et m’achève. Mes paumes se positionne sur son dos, la retiens collé à moi pour une éternité encore par peur qu’elle ne m’échappe à nouveau.

    «J’étais sur le point de perdre la tête...» Ajoutais-je à son affirmation. J’avais envie de la sermonner, de lui faire promettre de ne jamais plus me laisser seul. J’avais toujours été non -raisonnable, mais avec elle j'atteignais un tel degré d’égoïsme qu’il m’arrivait d’en prendre peur moi-même. Alors que je survivais à mon dernier frémissement, sa tête eu un mouvement de recule. Ses yeux, enfin, s’attachèrent aux miens, la profondeur si exaltante que j’en perdais la notion du temps. On ne m’avait jamais regardé ainsi, avec autant de joie, d’amour et de passion. , les mots me manquent pour décrire un tel honneur, je dois me pincer chaque jour pour y croire à nouveau. Un demi battement de coeur plus tard et ses lèvres m’offrir ce que je désirais le plus au monde... un baiser, le plus magique qui soit. Le goût salé de ces vagues se joignit au délice. Un sourire se hissa sur ma bouche, indomptable. Ses doigts se faufilèrent entre les racines de mes cheveux, alimentant en moi un feu qui allait finir par m’incendier de la tête au pied. Elle me donna à nouveau un petit bout d’éternité, il ne semblait jamais y avoir de fond, mon corps voulait toujours se trouver plus près du sien, sans savoir comment, sans comprendre l’élément manquant à nos caresses. Je voulais la saisir, la toucher de l’intérieur, m’unir à elle comme je ne l’avais jamais fait avec quiconque auparavant. J’en mourrais d’envie et en tremblais de peur à la fois comme chaque pas que je faisais vers elle me faisait craindre un recul de sa part. Mes lèvres me furent rendu et ma langue s’hâta sur ma peau pour en retrouver son essence salée, elle était délicieuse de la tête aux pieds et mes yeux vite se saisir de son portrait en ne dédaignant aucune partie. Des idées de continuité me brouillèrent la vue, elle était si belle et me donnait sans cesse l’envie de le lui faire savoir, d’un geste, d’un mot, d’un baiser quelque part sur elle, outre la barrière de ses lèvres, dans son cou, sur son ventre, à l’entre de ses cuisses. Sa paume fusionna avec la mienne, mon sourire se glissa au coin de sa bouche et je la regardai, comme elle l’avait fait avec moi à mon arrivé. Un regard plein d’amour et de sincérité. « Viens vite chéri, c'est le meilleur moment pour une baignade! » Mon regard s’évanouit une seconde à l’horizon, les vagues qui s’embrassaient l’une à l’autre comme s’il n’y avait aucune limite à leur passion. Une goute d’eau qui sommeillait aux bouts de ses longs cheveux s’échoua contre le dessus de ma main... oh comment lui refuser ce plaisir? Ma seconde main attrapa la sienne, m'appuyant sur ce contact pour la pousser vers l'arrière. Un sourire d'enfant ne quitta plus ma bouche.

    «Tu sais que ce n'est absolument pas légal d'être aussi belle, hum? Si j'étais le genre d'homme à jalouser jusqu'au sable qui te colle à la plante des pieds, je m'inquièterais sérieusement de te savoir en public ainsi vêtue, ainsi désirable...» Ma bouche très vite se brusqua contre la sienne, lui volant un de ses baisers qui ne dure qu'une seconde, insuffisant, mais qui vibre jusqu'au creux du ventre. La naissance d'un papillon. Elle me connaissait assez pour savoir que sous ces plaisanteries, se cachait bien un légère inquiétude. Je ne pardonnerais jamais celui qui oserait me la voler. Lentement je repris possession de mes doigts. Je m'avançai pour la faire reculer, un pas de plus et son talon était immergé à nouveau d’humidité. Mes yeux ne quittèrent jamais les siens, j’avais tout oublié déjà de ma peur et de mon complexe. Mes doigts s’immiscèrent sous mon t-shirt, je relevant lentement devant elle, lui enlevant ce plaisir, comme je m’imaginais moi-même vouloir la déshabiller dans le futur, pour libérer la beauté de sa peau à mes yeux curieux et amoureux. J’avançai à nouveau pour la rejoindre, déjà impatient de lui voler un de ses fameux baisers qui réveillaient en moi plus d’une envie. La pointe de mes orteils se noya dans l’eau tiède et je frisonnai sans plaisir pour la première fois. Le tissus de mon vêtement ne recouvrai déjà plus la moitié de mon torse, mes innombrables cicatrices à la lumière tombante du jour, je me mordis la lèvre en prenant conscience de mon erreur. Je redescendis mes mains, calant la bordure de mon t-shirt jusque dans l’intérieur de mon pantalon juste avant de l’en sortir. Je ne sais pas nager. Une peur ineffable grimpa jusqu’à mes yeux et je fis un grand pas vers l’arrière en priant pour qu’elle n’ait rien vue de ma peau imparfaite, ni de la peur qui dormait éveillée au fond de mes yeux. Je les clos un trop long instant, si seulement j’arrivais toujours à voler, je m'enfuirais d’ici bien vite!

    « C’est toi la sirène mon coeur, profites-en pour nous deux, moi je vais... juste...» Mes pas m’emportaient déjà bien loin, trop loin d’elle pour être supportable. Mon sourire se fana, mon bonheur s'épuisa à une vitesse lumière, je m’en voulais de lui voler un plaisir et de ne pouvoir le partager avec elle. Par dessus tout, je souhaitais qu’elle soit aveugle.
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MessageSujet: Re: CRYSTER ∆ Dans la chaleur des coeurs épris. CRYSTER ∆ Dans la chaleur des coeurs épris.  EmptyJeu 29 Aoû - 11:05


    Son beau sourire, ce brin d'amour sur ses lèvres, que ce soit un appel silencieux ou un aveu sans le dire, elle en fondait, complètement, de la tête aux pieds. Irrévocablement, en émoi devant cette lumière qui éclairait son charmant visage. Comme un soleil furtif, comme un phare montrant le chemin des amants, attendrissant les yeux de la sirène et enivrant son coeur. Il la faisait vivre entre rêve et conscience, ressentir une euphorique émotion, un instant d'extase sous le feu de son minois... Oh oui, elle en était folle amoureuse. Peter lui faisait connaitre un bonheur comme nul autre et elle croyait à cette illusion, à ce mirage qui voulait peut - être dire: je t'aime. «Tu sais que ce n'est absolument pas légal d'être aussi belle, hum? Si j'étais le genre d'homme à jalouser jusqu'au sable qui te colle à la plante des pieds, je m'inquièterais sérieusement de te savoir en public ainsi vêtue, ainsi désirable...» Elle en riait, rougissait, se sentait toujours la plus belle femme au monde à ses cotés et c'était juste... tout de sa faute. Un baiser furtif, mais de ceux qu'on n'aimerait pas se séparer, si ce n'était que son souhait, elle ne quitterait pas même une seconde les lèvres du beau jeune homme. Respirer? C'était devenu complètement futile et presque sans sens depuis qu'elle l'avait rencontré. Il était devenu son souffle, son oxygène et son indispensable, il ne fallait rien de plus à la jeune femme que lui, lui, juste lui. « Ah oui? Et si tu étais ce genre d'homme, que ferais - tu? Tu me mettrais dans une cage et me cacherais sous ton lit pour le restant de notre vie hum? » Elle haussa un sourcil, le sourire au bord des lèvres, tenta de paraitre sérieuse mais elle aimait trop le taquiner pour ça. « Ca pourrait m'aller tu sais... mais, je préfère quand... ». Ses mots se terminèrent en souffle chaud, ses mains commencèrent leur balade sur les bras de Peter, descendant de haut en bas, de ses épaules à ses doigts, les attrapant délicatement pour les poser contre elle, autour de sa taille. Ses bras l'encadrant et se retrouvant à l'abri de tout regard ainsi. « Comme ça. » Qu'un murmure du bout de ses lèvres contre les siennes, son regard turquoise embrassant le sien. Elle était bien plus belle quand elle s'habillait de lui.

    L'eau lui chatouillant les chevilles, la jolie blonde s'amusait à éviter les mini-vagues qui roulaient vers eux. Dans son dos, son Peter, elle pivota sur elle même pour lui faire face et se proposer son aide à lui ôter ses vêtements, mais il avait déjà commencé. Pas assez rapide, grr. Elle se rattrapa sur le spectacle que le jeune homme lui offrait, ce plaisir qu'il lui volait. Sa langue vint inconsciemment humidifier ses lèvres et elle y trouva ce goût salé océan mêlé de miel, un brin de paradis. Il commença par le haut, le soulevant petit à petit et lui fit découvrir ce qu'elle n'avait encore jamais vu à la lumière du jour, son corps nu ou presque. Hum. Ses yeux n'en rataient pas une miette ; De son nombril, où elle s'imaginait y glisser des murmures amoureux. Passant par ses abdominaux, dont ses lèvres en étaient avides. Son torse qui... elle en perdit le souffle sur le coup, non par son incroyable beauté, mais par ses innombrables cicatrices que celui ci portait. Elle n'eut pas le temps d'en regarder d'avantage, le visage de son tendre amour se referma, ainsi que son pantalon sur son t-shirt. « C’est toi la sirène mon coeur, profites-en pour nous deux, moi je vais... juste...» Il se retourna et reprit leur pas dans le sens inverse, s'éloignant d'elle. La jolie blonde ne répondit pas, n'arrivant plus à coordonner ses pensées. Elle ne comprenait pas ce changement d'attitude soudain, à moins que... Elle hocha doucement la tête négativement, comme ci son corps lui même se refusait à cette décision. Son coeur faisait des bonds, essayait de sauter hors de sa poitrine pour courir à sa rencontre.

    En quelques chevauchées, elle le rattrapa et en moins de temps pour le dire, elle se retrouva accrocher à lui. Les bras tenant fermement son cou, ses jambes liées autour de sa taille, il ne pourrait pas se débarrasser d'elle, même s'il se secouait de toute ses forces. Il n'y avait aucune raison de se passer de lui. « Dis moi, tu comptes partir où... comme ça, sans moi? » Elle lui glissa ses mots au creux de l'oreille, il pouvait certainement sentir son sourire affamé sur la fin de ses mots et, ses lèvres lui volèrent un baiser léger comme une caresse, juste là, à son lobe. « Mon coeur, on est pas obligés de se baigner tu sais, si tu en as envie on peut juste... Hum, je crois avoir vu un marchant de glace plus loin, ça te dit une ballade au bord de la plage? Moi je reste accrocher à toi de toutes manières, je bouge plus! » Sur ses mots elle resserra son étreinte pour être sûre qu'il ne lui reste aucune une chance de s'en dégager. Quelques pas plus tard, ils se retrouvaient main dans la main, longeant la baie, elle avait fini par le convaincre ou plutôt ne lui avait pas laisser le choix, en se mettant à lui mordre l'oreille pour qu'il commence à avancer, aucune chance pour qu'il y résiste. L'air était doux et parfumé aux senteurs d'été, les vagues venaient s'échouer doucement sur le sable formant des ruisselets et roulant lentement jusqu'à leur pied. « Je sais pourquoi tu ne veux pas te baigner. » Lâcha t'elle, son sourire au coin des lèvres, elle fit balancer leur main, resserra son étreinte autour de ses doigts et se tâcha à prendre un air sérieux. Elle lui laissa quelques secondes de silence, assez pour le faire mijoter. « Je comprends, ça peut arriver au meilleur des hommes... C'est pas de ta faute tu sais, si... » Ses lèvres se pincèrent, elle le regarda du coin de l'oeil, le coeur en paix, respirant l'amour. « Si... l'eau était trop froide pour tes petits orteils, chéri. » S'exclama t'elle. Elle haussa les épaules puis se mit à rire, mélodieusement, espérant ainsi tendre la main vers la vraie raison. Elle voulait en savoir plus, et pas seulement pour satisfaire sa curiosité mais, bien plus pour l'aider à surmonter cette étape, être là pour lui, c'est ce qu'elle voulait. Il ne manquait plus qu'à... ce qu'il lui fasse confiance.
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MessageSujet: Re: CRYSTER ∆ Dans la chaleur des coeurs épris. CRYSTER ∆ Dans la chaleur des coeurs épris.  EmptyVen 30 Aoû - 2:55

Je décelais nettement la braise qui couvait au fond de ses orbites, semblable aux laves océanes que ni les milliards de tonnes d'eau, ni les ténèbres abyssales n'étoufferaient.
- Yasmina Khadra 


    Un délice, un rire, toucha son visage si prestement que je n’avais eu l'occasion de m’y préparer. Elle me frappait toujours, droit au centre, comme la foudre, ignorant ce qu’elle tatouait à ma mémoire, inscrivait sur mon âme. S’il ne me restait qu’un désir, ce serait celui-ci. Je pourrais en vivre comme en mourir, l’essentiel était de m’acharner sur son bonheur pour combler le mien. J’observai la courbe de ses joues rapidement se teinter de rose, couleur exquise qui lui allait si bien, alors qu’elle s’obstinait à ne pas y croire. Si belle, trop sans doute qu’il me faut la posséder, la garder, la surveiller constamment, elle et les autres, tout ce qui possède un regard pour lui brûler la peau... et pourtant, elle me fait fondre, s’imbrique et me convainc de l’unicité de ma personne. Comme s’il n’y avait rien au monde de plus beau. Je la regarde et je m’embrase, il me la faut, elle me le doit, sinon j’en perdrai ma raison de vivre. « Ah oui? Et si tu étais ce genre d'homme, que ferais - tu? Tu me mettrais dans une cage et me cacherais sous ton lit pour le restant de notre vie hum? » Elle me connaissait déjà trop, avait reconnu cette lueur dans mon regard, le même que l’on offre à son plus grand désir, et c’était vu, juste là, au sommet du palmarès. J’y ai pensé, ô combien de fois, l’enfermer chez moi, avec moi. C’était le seul moyen, la plus haute sureté et toutes mes peurs s’envoleraient. Alors que je mijotais ma réponse, hésitant entre la franchise et le mystère elle empoissonna mon être d’un murmure que j’aurais voulu goûter. « Ca pourrait m'aller tu sais... mais, je préfère quand... » Son souffle semblait avoir prit feu, voyageant dans l’air, chaque mot une énigme que je me mourrais de déshabiller. Je sentis ses mains faire accélérer mon pouls, se jouant de ma peau avec une excessive lascivité. Une houleuse chaleur s'empreignit sur mon corps, marquant son passage avec précision. Ah ! Ce que cette femme me fait relève de l'indécence. « Comme ça. » Marqua-t-elle, me sortant de ma stupeur. Mes doigts lui enlaçaient maintenant le dos, la tenait si près contre moi, ses cheveux dégoulinants sur le tissus de mon t-shirt. Hum. Mes mains s'agrippèrent à sa peau plus fermement, retenant une envie pressante de refermer mes dents contre sa lèvre.

    «Ou je pourrais simplement t’enchainer à mon lit, te faire subir, de mes lèvres, tout ce à quoi j’ai dû survivre depuis notre rencontre... oh j’en aurais pour une éternité.» Mon regard brûlait le sien avec acharnement, je voulais la faire fondre, lui faire le quart de ce qu’elle me faisait et j’en serais satisfait. Se faisant, je me perdis moi même, perdant le souffle et la tête, accueillant des envies que je n’avais encore alors jamais possédé, et j’ignorais comment m’en assouvir. Elle va me rendre dingue.

    [...]

    Ses yeux m’observaient comme des rapaces, me détaillant avec attention, avec appétit. Je me sentais l’essence d’un objet convoité, à travers elle, je pouvais être tout ce que je voulais. Son impatience gagna sa langue, me faisant regretter de ne plus posséder ses lèvres. J’oubliai tout, ma personnalité, ma timidité, mon passé... prenant plaisir à la laisser me voir, à lui partager une chose que je n’avais encore jamais subdivisé. Son regard réconfortait mon corps, le caressait, lui donnait confiance. Si bien, que je me cru parfait un instant, si court, l’illusion si délicieuse, que j’eus du mal à m’en départir. Le tissus de mon t-shirt retomba sur mon ventre. Quelque chose de noir et de coupable se hissa sur mon visage, je n’étais pas dupe, ses yeux avaient bien tout touché... Il est trop tôt pour courir ce risque, lui déplaire et mettre fin à mon rêve éveillé. Je n’obéis qu’à cette peur en lui tournant le dos, le coeur au bord de l’implosion. Chaque pas supplémentaire agrémentait la peine qui s’écrasait sur mon torse, rendant chaque inspiration douloureuse. Je n’entendis pas la moindre éclaboussure, pas le moindre soupire pour me rassurer de son actuelle présence. Le coup fut rapide, inattendu, convoité. Son corps entier embrassa le mien d’un bond, d’une seconde. Ses bras se servirent de mon cou, ses jambes de ma taille pour la maintenir dans les airs. Mes mains se collèrent, par réflexe protecteur, sur ses fesses, la pinçant juste assez pour la soutenir. Et tout était déjà oublié, en ce clin d’oeil, ce coup de foudre. « Dis moi, tu comptes partir où... comme ça, sans moi? » Sa simple question se glissa dans mon cou, finement jusqu’à mon oreille, frissonna jusqu’à mon coeur. Sa bouche baisa mon lobe, faisant faiblir mes genoux un instant d’une étrange petite contracture qui se logea au creux de mon ventre. Oh. « Mon coeur, on est pas obligés de se baigner tu sais, si tu en as envie on peut juste... Hum, je crois avoir vu un marchant de glace plus loin, ça te dit une ballade au bord de la plage? Moi je reste accrocher à toi de toutes manières, je bouge plus! » Mon petit koala, irrésistible créature. Un soupire m’échappa, j’étais las d’elle, las de la sentir bouleverser mes certitudes, m’inventer des émotions ineffables qui finissaient par hanter mes nuits.

    «Que vais-je bien pouvoir faire de toi, hum?» Soufflais-je à son oreille qu’elle offrait à mes lèvres affamés. Les siennes devancèrent mes envies, me mordillant la chair juste assez finement pour ne m’arracher qu’un gémissement de plaisir. Quelque chose de brûlant me glissa entres les jambes, quelque chose que je n’avais jamais alors expérimenter, mais que je voulais revivre instantanément. Oh, fais ça encore... Je n’eus le temps de verbaliser ma demande qu’elle retrouvait terre, empruntait ma main et m’entraînait vers l’avant. Je l’accompagnai volontairement, me glissant à ses côtés en laissant mon pouce caresser le sien. Le silence ne s’éternisa pas longtemps, pas assez de secondes pour me laisser retrouver la réalité. « Je sais pourquoi tu ne veux pas te baigner. » Mon coeur bondit dans mon thorax, nous y voici. Je m’immobilisai, retenant sa main par besoin, pour qu’elle s’arrête à son tours. Son sourire mélangea mes soupçons, détonna de ce que je m’imaginais être la suite. Sa main se renfermait sur la mienne, confusion maintenant généralisée. « Je comprends, ça peut arriver au meilleur des hommes... C'est pas de ta faute tu sais, si... » Je levai un sourcils, la torture s’étendant au-delà du tolérable, pitié finis cette phrase. « Si... l'eau était trop froide pour tes petits orteils, chéri. » Son rire éclata, juste assez contagieux pour me faire sourire, bien subtilement, juste au coin de ma bouche. Tellement, férocement belle quand la joie venait rider son visage à l’aspect parfait. Je la laissai découvrir d’elle même que le silence s’imposait par ma volonté, que mes yeux étaient plus sévères, plus sérieux, comme ils ne l’avaient jamais, jusqu’alors, été avec elle. Je laissai ma main retomber sur ma hanche mollement, laissant nos corps solitaires pour un moment suffisamment long pour m’en couvrir d’horreur. Ma respiration se calait au rythme des vagues, plutôt rapide et fatigante. J’étais paralysé par mes pensées, si déchiré que je n’osais même plus cligner de l’oeil. L’éclair de courage me frappa une fois, un seul instant et j’éclatai en mille papillons. Mes doigts se frayèrent un chemin à travers son cou, entres ses cheveux humides et froids qui me servirait d’ancre pour la retenir à mon âme. Ma bouche aborda la sienne avec violence et passion, ma langue redécouvrant la texture de ses dents et s'imprégnant de chaque détails... juste au cas. Ce baiser avait tout d’un adieu, s’il devait être le dernier, je voulais qu’il soit au moins mémorable. Un murmure suppliant s’arracha à ma gorge, vrombit dans mon coeur si tristement qu’il m’écorcha entier. Je reculai d’un pas, m’écartant d’elle totalement, arrachant le pansement d’un coup. Je refermai mes lèvres contre ma langue, les yeux toujours clos, hum... ses lèvres possédaient le parfum que j’avais recherché toute mon existence.

    «Je sais que tu as vu...» Mon souffle était court, faible, je m’arrangeais presque pour ne pas être entendu. Ma main droite se retrouva plaquer sur mon torse, glissant sur le tissus et percevant, même ainsi, la texture de ma peau endommagée par mon existence passée. « Ça ne m’était jamais arrivé avant toi, avant de sentir tes mains me parcourir la peau sans m’en sentir menacé.» Je secouai la tête, m’approchant timidement d’elle, mon index parcourant sa clavicule, sa peau parfaite et sans la moindre entaille. «J’espère tellement que tu ressens la même chose. Que tu as cette étrange impression d’avoir trouvé quelque chose que tu ignorais peut-être avoir même cherché. Je ne veux pas avoir de secret, mais celui-ci est nécessaire... te dire pourquoi, comment, prononcer son prénom devant toi et te le remettre en mémoire me ferait craindre ta perte. Je crois naïvement te l’avoir fait oublié et je le déteste à un point tel... mais je sais que ton coeur l’a un jour aimé, l’aime peut-être même toujours, mais je ne veux pas savoir, je ne veux rien entendre, c’est trop bon. Tes lèvres, ce que tu fais à mes oreilles, à ma peau, à mon âme, ce que tu me fais de bien, de mal quand tu t’éclipses, j’ignore ce qu’il m’arrive Crystal, mais je sais que c’est entièrement de ta faute.» Je parlais sans venir au bout des choses, j’avais trop peur du concret, qu’elle comprenne et au fond j’étais bien mieux ainsi, incertain et ignorant. «Je ne suis pas parfait, comme tu as pu le voir...» Mon doigt continua de se mouvoir sur elle. «Ta peau est si douce et la mienne tellement... » Ma gorge se noua, si je lui inspirait le moindre dégoût s’en était fini de moi, de mon bonheur gratuit, simple et imprévu. «Je comprendrais si tu n’avais plus envie de...» Ça me tuerait au contraire, mais telle chose ne pouvait être dite de vive voix, ainsi, avant même d’avoir confessé la chose la plus essentielle. Trois mots, quelques lettres, un verbe conjugué qu’en sa présence. Il s’agit bien d’amour.
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MessageSujet: Re: CRYSTER ∆ Dans la chaleur des coeurs épris. CRYSTER ∆ Dans la chaleur des coeurs épris.  EmptySam 14 Sep - 10:18



    Enlacée de douceur, protégée de toutes les misères, là, dans les bras de son homme, elle se sentit légère, enfant, poupée, princesse. Oh, plus près. Ses caresses étaient d'or, un baume au corps et au coeur, délicieuses. Ses rêves en devenaient bleutées et ses pensées, dorlotées. Elle ne voulait pas s'en détacher et désirait de sa chaleur, encore et encore. «Ou je pourrais simplement t’enchainer à mon lit, te faire subir, de mes lèvres, tout ce à quoi j’ai dû survivre depuis notre rencontre... oh j’en aurais pour une éternité.» Tel un papillon séduit par le chatoiement du feu, elle se risqua à le fixer yeux dans les yeux. Son corps devint ardent et passionné, s'embrasant sous le passage de ses mains inspirés. Elle le voulait, trop, plus que tout. « Hum. » Lâcha t-elle entre ses lèvres désireuses, ses dents vinrent les trouver un instant, imaginant secrètement croquer dans sa chair à lui. « Deal, je t'en laisse une, une éternité... et je prends les dix suivantes. » D'une osmose exposée, sur l'espace du corps à corps au désir fusionné, elle frémit et maudit le temps.  

    [...]

    Elle l'avait rattrapé, lui avait sauté dessus et ne regrettait rien. Elle se trouvait à sa place, à ses cotés et ce n'était jamais assez près. Peter lui faisait ressentir l'envie, le besoin de s'unir à lui, de ne faire qu'un de deux corps, de deux âmes. Que leurs corps s'entortillent et donnent vie à leurs envies. Plus encore, elle s'imaginait plein de mini-eux. Tout partout. Qui galoperaient dans la maison, remplissant leur vie de bonheur, criant, riant, arborant leur innocence et leur joie de vivre. Elle s'y voyait, avec lui. Elle ne l'avait jamais ressentit auparavant, ce sentiment de plénitude, d'avoir trouvé sa place et de tout vouloir d'une seule et même personne. «Que vais-je bien pouvoir faire de toi, hum?» Elle en avait bien des idées, hum... mais sur l'instant elle haussa simplement des épaules en souriant, déjà comblée par ce qu'il faisait d'elle. Ils avaient commencé à marcher le long de la plage, ses pas rythmants aux siens, elle essaya de le faire sourire en soulevant tout en douceur le sujet de ces marques qu'il portait sur son torse. Veillant à sa réaction, ce fut ce délicieux sourire au coin des lèvres qu'il lui offrit, elle en fondit sur le coup, sentant sous sa poitrine son coeur tambouriner, frémir... Hum. Il n'avait certainement pas conscience de l'effet qu'il lui faisait, du pouvoir qu'il avait sur elle. Un regard et bim, elle en devenait prisonnière volontaire. Un silence s'imposa et son rire pris fin. Finit de plaisanter, il se montrait sérieux, son regard sévère et... il en restait tellement attirant, hum. Sa main se détacha péniblement de la sienne, elle se tint droite, croisant les bras sous sa poitrine, sans dire un mot de plus, attendant impatiemment les siens. Immobile comme lui, ou presque, elle avait l'impression que les vibrations de son coeur faisaient trembler son être, souffrant de ces quelques centimètres loin de lui, une distance insupportable le temps qu'elle dura... car soudain, elle le retrouva. Enfin. C'est sur ses lèvres qu'elle étouffa un soupire de soulagement, de désir assouvi. Il l'embrassait à en éveiller son âme. Elle en ressentit toute sa passion, l'électrisant et la transportant dans un autre monde. Elle le lui rendit, avec son éternelle douceur. S'y abandonne complètement, s'abreuve, vole et se nourrit de cette substance... dévorant avec emphase l'amour qui brûle. Ce baiser avait tout d'un d'adieu... Grisant, mémorable, mais l'effrayant sur la suite des évènements. Et ses doutes prirent vie. Leurs lèvres se détachèrent dans une extrême douleur, comme ci l'on venait de la priver d'air, elle ressentit ce manque de vie aussitôt dans tout son corps. Ses yeux s'ouvrirent instinctivement pour se noyaient aux siens, découvrant l'espace qui s'était à nouveau introduit entre eux.

    «Je sais que tu as vu...» Il prit la parole, déposant sa main sur son torse, là où elle voulait passer la sienne, pour panser d'une douceur amoureuse ses marques. « Ça ne m’était jamais arrivé avant toi, avant de sentir tes mains me parcourir la peau sans m’en sentir menacé.» Sa voix la fit rougir et ses yeux se baissèrent sur son geste, ce touché brulant qui se posa sur le long de sa clavicule et qui lui provoqua un doux frisson, de là, à l'autre bout de l'océan. Exceptionnel. «J’espère tellement que tu ressens la même chose. Que tu as cette étrange impression d’avoir trouvé quelque chose que tu ignorais peut-être avoir même cherché. Je ne veux pas avoir de secret, mais celui-ci est nécessaire... te dire pourquoi, comment, prononcer son prénom devant toi et te le remettre en mémoire me ferait craindre ta perte. Je crois naïvement te l’avoir fait oublié et je le déteste à un point tel... mais je sais que ton coeur l’a un jour aimé, l’aime peut-être même toujours, mais je ne veux pas savoir, je ne veux rien entendre, c’est trop bon. Tes lèvres, ce que tu fais à mes oreilles, à ma peau, à mon âme, ce que tu me fais de bien, de mal quand tu t’éclipses, j’ignore ce qu’il m’arrive Crystal, mais je sais que c’est entièrement de ta faute.» Elle l'entendit et perdit la voix, l'écouta et en oublia de répondre. Elle voulait tout conserver dans le fond de son coeur, retenir s'il se peut l'impression trop brève pour la ressavourer plus tard, avec lenteur. Car là, à cet instant magique, son être avec le sien, venait de se confondre et elle crut, pour la première fois, qu'il l'appelait. Un chant divin qui l'émerveillait et éclairait ses beaux jours languissants. «Je ne suis pas parfait, comme tu as pu le voir...» C'était son avis, bien sur, personne ne l'était, elle non plus, mais ce qu'il lui faisait, sa manière d'être, sa façon de lui parler... elle avait apprit à le découvrir, le connaitre et chaque jour, elle en apprenait d'avantage avec la même impatience que la veille, si ce n'était plus. La jolie blonde, le voyait tel qu'il était réellement et elle l'acceptait. Elle l'aimait de cette façon là, entièrement, de tout son coeur. «Ta peau est si douce et la mienne tellement... » Elle secoua doucement la tête, de droite à gauche, avec une envie de le faire taire de ses lèvres, le contredire de sa passion et lui montrer ô combien il était beau. «Je comprendrais si tu n’avais plus envie de...». Plus envie de? Toutes ses envies la menaient à lui, à ses bras ou à ses lèvres. Elle n'avait pas tout compris de l'histoire, c'était encore trouble mais c'était son choix et elle le respectait. Quand elle avait essayé de mettre un nom sur celui qu'il n'osait pas nommer, c'est son prénom qu'elle vit, comme ci, sa vie jusque là, n'avait été que fondée pour l'amener à lui, Peter. Le destin, dit-on.

    Elle se rapprocha de ses yeux bleu, ses deux brillants joyaux aux mille feux et dans un regard muet leurs âmes s'embrassèrent. Au fond de son regard, se trouvait quelque chose de mielleux, de rassurant, de chaud, ses mots se révélèrent dans celui - ci et sans le lui demander, elle l'avait dit. « Je t'aime. » Et le soleil tomba dans les flots amarantes, embrassant l'horizon avant de s'y blottir. Ainsi. Dans l'émoi d'un friselis, dans la chaleur des coeurs épris.

    Sa main se déposa contre le torse du jeune homme, paume contre coeur, appuyant juste assez pour sentir le sien battre en harmonie. Le tissus entre ses doigts, le souffle court et pressé de s'accaparer du sien, elle se sentait prête et avait déjà trop attendu de lui dire ce qu'elle ressentait. Ce n'était pas un risque, mais une chance. Une chance qu'il l'aime en retour. « Je t'aime Peter, depuis le premier jour où je t'ai vu. Tu... es ma joie de vivre, la raison à mes sourires, présent quand j'en ai besoin, chaque jour à partager les miens et... je ne peux plus le garder pour moi... J'aime ta façon de me toucher, de m'embrasser, de me parler, de me regarder... c'est tout ça à la fois et... » Elle commençait à bafouiller, sentant le stress  s'emparer de son corps au fur et à mesure de ses paroles. Cherchant le moindre signe, la moindre réponse sur le visage de son amour. Pitié, dis quelque chose. Ses doigts serrant leur étreintes autour du t-shirt, elle se posait une question en continu dans sa tête, ou plutôt deux. L'aimait - il lui aussi? Mais surtout... « Comment as-tu survécu à tout ça, mon coeur? » Ces innombrables cicatrices sur le torse... et il tenait toujours debout, un vrai miracle.
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MessageSujet: Re: CRYSTER ∆ Dans la chaleur des coeurs épris. CRYSTER ∆ Dans la chaleur des coeurs épris.  EmptySam 12 Oct - 4:34


We loved with a love that was more than love.

― Edgar Allan Poe


    D’un adieu, je m’assurai ne jamais pouvoir vivre sans elle. En embrasant son corps, en lui faisant goûter une part de quelque chose d’inédit, un secret que je n’avais jamais connu précédemment et que je lui offrait aujourd’hui avec la plus grande légèreté... en caressant ses lèvres, en fractionnant mon âme. Et c’était exactement ce que je voulais. Qu’elle ne puisse à son tours vivre sans moi. Sa bouche s’imbriquait à la mienne tout naturellement, son souffle brûlant et doux... tellement doux, enlaçant ma peau sensibilisée à cet échange. Je m’en souviendrai, pensais-je, en reculant d’un pas, mais c’était loin de me suffire. Ça ne pourvoirait jamais, un départ ne trouvait pas sa ligne d’arrivée avec elle, tout ce que je commençais s’éternisais jusqu’à la folie. Du premier baiser était né mon addiction, du second ma flamme, du troisième mon amour... jusqu’où pourrait-elle me faire voler? Effrayant, mais rassurant. Elle en avait déjà trop vu. Mes doigts glissèrent sur le tissus humide de mon t-shirt. Jusqu’à tout récemment, j’avais été le seul être à savoir frôler ma peau sans en mourir d’inquiétude, sans en trembler de douleur et de peur. Puis elle arriva. Ce beau joyau qui semblait ignorer son aptitude à être unique. Un trésor que j’aimerais posséder par dessus tout. Mes doigts, finement, s’éprirent de sa clavicule, d’une manière innocente d’abord, mais qui vite fit grimper en moi le désespoir de l’avoir. Je vidai mon sac rapidement, ne prenant qu’à peine le temps de chercher mon souffle alors qu’il était essentiel à ma survie. Peu importe. Son silence s’étendait fièrement sous mes yeux, se fondant entre nous comme un métal chaud qui bientôt prendrait sa forme définitive et durcit. J’avais tellement peur de la perdre. Une peur noire et nouvelle qui assommait mon corps entier. Elle secoua la tête, ses cheveux volant dans l’air que je jalousais cruellement, elle essayait de dire une chose que je ne pouvais comprendre, ni même considérer. Elle fit un pas pour me rattraper, capturant mes yeux, les emprisonnants dans une prison dorée de passion.

    Ce regard, je ne le reconnu pas immédiatement. Les papillons dans mon estomac traduisirent le reste, c’était ça, elle arrivait à me le faire comprendre enfin, à ses yeux j’étais ce qu’il y avait de plus beau. De ses deux cristaux bleutés tout simplement magique. Et en cette seconde je me sentis éternel, invicible, ô je me sentis... « Je t'aime. » Mon coeur se gonfla de soupires, de souvenirs, frôla l’explosion, y échappa de peu. Je m’étais languis de l’entendre souffler ce verbe depuis si longtemps et je n’en prenais conscience qu’alors. J’étais trop épris par mon propre débordement de sentiments que j’en avais oublier d’espérer la réciprocité, je n’avais la prétention de rien, mais maintenant que ces mots voyageaient de ma mémoire auditive à mon coeur, je ne désirais rien entendre de plus. Je sentis sa main s’écraser contre mon torse brûlant de bonheur, mon coeur battait si vite qu’elle n’aurait pu l’ignorer, il l’appelait, murmurait son prénom entre deux bruissements de vagues. C’était beau. « Je t'aime Peter, depuis le premier jour où je t'ai vu. Tu... es ma joie de vivre, la raison à mes sourires, présent quand j'en ai besoin, chaque jour à partager les miens et... je ne peux plus le garder pour moi... J'aime ta façon de me toucher, de m'embrasser, de me parler, de me regarder... c'est tout ça à la fois et... » Son visage se brouilla quelques secondes d'extasié plaisir. Ému aux larmes je n’en trouvais point les mots. Comment trouver justice à cette manière de l’aimer? Aucun vocable n’y ferait suffisance, mais ça, ce silence agréable coulant sur mon corps, ce regard communicatif qui se voulait amoureux que je lui partageait sans gêne, peut-être commencerait de l’expliquer. « Comment as-tu survécu à tout ça, mon coeur? » Cette question aurait pu venir encombrer mon bonheur incommensurable si je n’avais pas déjà compris ce que ses yeux avaient dit et redit. Je pouvais leur faire confiance.

    «Je n’y ai pas survécu.» Soufflais-je d’un ton mélancolique. Je parlais au présent comme si tous mes problèmes étaient toujours d’actualité, comme si elle ne venait pas juste de s’ouvrir à moi comme jamais auparavant, comme si la peur de la perdre bientôt vivait toujours bien tenacement en moi. «Ce n’était que des jeux d’enfants. Je garde même le souvenir de mettre amuser à l’époque.» Un sourire se hissa au coin de mes lèvres, comme chaque fois que je pensais à ce temps d’apesanteur autant physique  qu’ intellectuel. «Mais ce n’est qu’en grandissant qu’on se rend compte de la conséquence de nos actes. J’ai maintenant une toute nouvelle perspective sur ce que je ... Il aurait pu me tuer.» Je ne pu supporter son regard plus longuement, mes doigts se joints aux siens qui s'agrippaient fermement au tissus de mon vêtement. «Il voulait ma mort.» Soufflais-je, perdu, ailleurs, le regard vide et absent. Je ne faisait que jouer, comme un enfant, m’amuser à combattre un homme que je déplorais, que je prenais même en pitié. J’avais passé si près d’en avoir terminé, mainte et maintes fois faillis y succomber. Je relevai les yeux, prêt à confier ce que je n’avais jamais verbalisé. Mes mains se glissèrent contre mon t-shirt à nouveau, le tirant vers le haut cette fois sans hésitation. Le vent caressa ma peau dénudé, ainsi que les derniers rayons de soleil du jour. Ah ce qu’elle pouvait être belle. Je me saisi de son index pour le poser contre mon torse, son ongle rencontrant d’abord les tissus endommagés de cicatrices, une peau presque granuleuse. «Tu peux deviner ce que c’est?» Je lui laissai le temps de réfléchir, mais sans lui donner l’occasion de répondre, je conclue. «Chaque soir, seul dans mon lit, je dois lutter contre ces souvenirs. Je peux sentir la lame percer lentement ma peau, encore et encore sans jamais me laisser de répits.» Je grimaçai. Peut-être n’avait-elle pas besoin de savoir tout ça, mais la confidence s’imposait d’elle-même devant une femme possédant une oreille aussi charmante et attentive. Je secouais la tête, j’en avais assez dit pour aujourd’hui et y penser avant même que la nuit ne tombe sur ma solitude des semaines dernières n’était qu’une torture supplémentaire. Qui sais? Peut-être que ce soir je ferai de meilleurs rêves. «Je me croyais damné à ne jamais me laisser tenter par une caresse... puis tu es arrivé avec tes mains magiques et tout a changé. » J’haussai un sourcils.  Laissant sa main libre pour lui préférer son cou. Un de mes doigts glissa le long de sa joue, rangeant doucement une mèche volatile de sa chevelure derrière sa précieuse oreille. Je plongeai mon visage dans son cou, mes dents jouant quelques secondes avec sa lobule, comme elle l’avait fait avec moi, en espérant provoquer en elle la même sensation exquise. « Maintenant j’ai besoin de te sentir tout partout, constamment, c’est grave tu crois?» Un souffle, un sourire et mes lèvres lui embrassaient déjà la peau, sa joue avait un goût de sel et de miel, la parfaite combinaison. «Je t’aime, Crystal.» Me permis-je enfin de dire en retrouvant son regard d’azure. «Je t’aime plus que tu ne te l’imagines, bien plus que toi tu ne m’aimes assurément.» C’était une certitude pour moi, si tous les hommes aimaient comme je l’aime, il n’y aurait jamais de guerre. Mon regard flirta une seconde avec l’océan qu’elle adorait et qui lui allait si bien. «Tu veux savoir un secret sur l’homme que tu prétends aimer?» Mes dents se refermèrent contre ma lèvre, mes doigts se glissèrent entres les siens, prêt à toutes éventualités. «Il ne sait pas nager.»
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