AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
-56%
Le deal à ne pas rater :
Trottinette électrique pliable – GO RIDE 80HYBRID
110 € 249 €
Voir le deal

Partagez

《meet me where the sky touches the sea 》  Vide
《meet me where the sky touches the sea 》  Vide
 

 《meet me where the sky touches the sea 》

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Invité
Anonymous

Faites place à la vedette
Invité
MessageSujet: 《meet me where the sky touches the sea 》 《meet me where the sky touches the sea 》  EmptySam 15 Juin - 20:45

Les Souvenances d'une sirène évanescente



they heard her singing her last song
Les vagues, limpides grâces, embrassaient ses pieds, dépourvus de toute superficialité. Elles s’incrustaient sur sa peau pâle comme le vent valsait tendrement avec ses cheveux touchant presque l’argenté des étoiles...des fils appartenant à la Providence qu’elle avait dérobée, reflétant sur ces rivages oubliés, la beauté de l’horizon. De là où chavirait le ciel, comme transporté par le chant mélancolique de ses anges, qu’il avait laissés tomber sans un dernier adieu, de là où l’infinité marquait son début...son histoire pourtant courte aux mortels. La lumière poudrée d’infimes particules pourpres se déposaient gracieusement sur son corps, enlacé de ses propres bras enveloppés de laine qui avaient touchés d’autres êtres auparavant, captant la dernière attention qui lui était destinée. Le dernier sourire lumineux qu’elle recevra avant de replonger dans ses viles affaires ombrageuses, dont elle n’était plus très fière.  C’étaient le chuchotement des écumes mousselines caressant le sable fin, tableau idyllique d’un éden qu’elle avait de trop nombreuses fois espérée en vain, et le cri nostalgique d’histoires encore méconnues que la jeune fille écoutait et se répétait pour s’endormir les nuits sombres, somnifères de douceurs et de candeurs éphémères. De ces contes, qui, en s’échouant sur les rochers perçants, berçaient de nombreuses sirènes, leur regard évanescent vers la grande Limite. Des filles de l’Océan et de la Mort qui trouvaient refuge entre réalité et songerie. Une vérité travestie dans leur esprit tumultueux, qui, éprit d’une frénésie passionnée, les volait, les volait loin de ces hommes qui les trainaient vers l’autre partie du rivage. Celui qu’elles avaient connus et méconnus, à la fois, beaucoup trop jeunes pour cette machination. Leur sang s’était mêlé au sérum éternel, larmes salées des Grands Dieux affligés dans leur trônes argentés, et les avait déposé entre les mains frêles de la pauvre Faucheuse, misérable de ses actes, pleurant encore les vies qui s’étaient arrachées si vite, si tôt. Elle n’avait pas eut le temps de planter des chrysanthèmes, aux couleurs éclatantes de beauté, dans son champ, immense de prières inavouées, leur maison n’était pas encore honorable. Et si les humains ne leur adressaient plus aucune parole mielleuse, si plus aucun homme ne s’avouait vaincu par tant de tragédies, elles étaient là, prêtes à écouter, le dernier chant de leur limpide et vaste protectrice. Zéphir, de son nom de mortelle, faisait partie de ces ombres, de ces apparitions qui avaient rejoins un monde qui leur ouvrait malheureusement pas les portes pour le moment. Alors elle avait vagabondé de pensées en pensées, de soupirs en soupirs, s’allongeant sur les rêveries à son égard. Et les vagues l’avaient adoptée, ce fantôme mélancoliquement amoureux...
Fermant ses yeux, plongeant son être dans les ténèbres qui rongeaient sa triste âme de rêveuse, elle s’enferma dans cette utopie mêlant ses songes et ce monde. Une larme, mère de ses profondes supplications que l’acidité du cœur avait déterrées, déposa un baiser, une caresse maternelle sur sa joue et se jeta de la falaise neigeuse pour libérer, aux creux du sable chaud, les dernières complaintes d’une enfant perdue. Ces fragiles lamentations, emportées dans la délicieuse brise d’été comme des pétales de roses fanés, allèrent rejoindre ses sœurs, venues des quatre coins du monde, vers l’horizon, pointé par les yeux aimants de tant d’ondines sur leurs rochers, sur cette limite où s’échoue la vie et nait le Paradis.
FICHE ET CODES PAR EPISKEY.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Anonymous

Faites place à la vedette
Invité
MessageSujet: Re: 《meet me where the sky touches the sea 》 《meet me where the sky touches the sea 》  EmptyDim 18 Aoû - 21:12

car si l'on me perd, c'est seulement pour rester la tienne
Il y avait encore cette lourde odeur d’encens qui ruisselait sur sa peau de nacre, peignant la neige de poussières ensoleillées, faisant danser la sensualité sur le cadavre d’une jeune fille égarée. Il y avait encore cette lumière, qui, filtrée par ses longs doigts, faisait couler l’or, précieux et pur, sur ses cheveux ondulés, ayant été les amants des vagues du passé. Il y avait encore ces plis de lassitude passionnée sur sa robe blanche, tombant comme la brume sur un corps dénudé, embrassant ses courbes de Vénus embrasées et dévoilant une pudique sensation de romanesque dans son existence. Il y avait encore ce bruit étrange qui avait rythmé ses baisers, cette sale pompe tambourinait, brisant ses côtes ivoiriennes, déchirant sa chair concupiscente et résonnant dans sa tête comme la symphonie d’une guerre acharnée. Elle était ivre...ivre de ses caresses envoutantes, de ses lèvres parfumées aux saveurs dont elle n’avait jamais encore goutées, de ses mensonges idylliques, ces fausses promesses de rester auprès de son être éternellement alors qu’elle faisait semblant d’y croire un dernier moment. Des souffles légers avaient léché sa nuque, remontant jusqu’à son oreille, s’écrasant comme un pétale de rose sur de l’eau argentée. Miroitant encore leurs ébats pathétiquement beaux, révélant à la douce naïade, qu’elle n’était plus seule en elle...qu’il y avait quelqu’un à l’intérieur qui se faufilait dans ses veines, comme l’alcool qu’il présentait sur ses comptoirs rustiques, dévorant son cœur, comme le poison qu’il injectait en elle...à chacun de leurs émois. C’était de la déchéance, de la pure folie. Et pourtant, elle y croyait...elle y croyait quand le voile obscur de la vie qu’elle menait, tombait sur ses yeux lugubres. Reflétant les démons, les péchés que son âme avait recueillie tant de fois avec une ténébreuse chasteté. Un diamant plus si important, plus si blanc. Mais oui, elle y croyait, des espérances ridicules qu’elle humait comme une drogue enivrante, son esprit composant sa propre berceuse. Il y avait encore ce putain d’espoir flou qui embrumait la réalité et charmait une sirène tuée par la tristesse...peinte par la mélancolie et achetée par la nostalgie. Pourtant, il y avait encore...ce putain d’espoir....
FICHE ET CODES PAR EPISKEY.
Revenir en haut Aller en bas
 

《meet me where the sky touches the sea 》

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Pixie Dust ::  :: Vieux RP-