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 (abigalie) ▲ il y a ton sourire.

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Talie-Rose Aurore Grimm

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Talie-Rose Aurore Grimm
J'ai posé bagages ici le : 08/10/2013 Jouant le rôle de : la rose – princesse aurore. #teamsleepingbeauty. Nombre de messages : 270 On me connait sous le pseudo : olympe. Un merci à : sixteen saltines (ava) olympe & tumblr (signa). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : elizabeth olsen.
MessageSujet: (abigalie) ▲ il y a ton sourire. (abigalie) ▲ il y a ton sourire. EmptyMar 22 Oct - 15:32







▲ il y a ton sourire.



« Et n’oubliez pas de me rendre vos devoirs sur le… » Mais déjà, tu  n’écoutes plus ton professeur qui vous congédie de l’amphithéâtre. Dans des gestes rapides et nerveux, tu ranges précipitamment tes affaires de cours. La tête comme rentrée dans les épaules, tu sors de la salle et te diriges vers le restaurant universitaire. Sans un regard autour. De toute façon, qui pourrais-tu regarder ? Tu ne parles jamais à personne. Tu restes toujours dans ton coin, dans l’ombre. Tu espères au contraire que personne ne te remarque. Jamais. Alors tu rases les murs, marches les yeux rivés au sol. Comme pour ne pas croiser un seul regard, comme pour ne pas attirer l’attention sur toi. Être invisible aux yeux de tous, voilà ce que tu souhaites. Pas de contact, pas de familiarité. Et pas d’explication à donner quand tu dois fuir au plus vite parce qu’elle t’a ordonné de rentrer. Tu as parfois l’impression que les autres étudiants te regardent bizarrement, comme si tu venais d’une autre planète – ce qui est un peu le cas, en vérité. Parfois, il tentent d’établir le dialogue mais, très vite découragés par ton mutisme, ils battent en retraite et te laissent tranquille. Dans ton coin. Peut-être même te pensent-ils muette.
Ton estomac se tord et tu presses le pas. Tu as faim. Pourtant, tu redoutes l’épreuve du restaurant universitaire – trop de monde, trop de bruit. C’est toujours une vraie torture que de te retrouver au milieu de tous ces étudiants qui se bousculent, qui hurlent, qui rient tout en mangeant la bouche ouverte. Et quand vient le moment de choisir ta place, de choisir où t’assoir, tu sens à chaque fois un nœud d’angoisse te retourner le ventre. Tu essayes de ne pas trop y penser lorsque tu t’engouffres dans le bâtiment blanc. La chaleur moite te frappe en plein visage, les odeurs mélangées déposent un goût de vomis sur ta langue et tu refoules une nausée violente. C’est si désagréable. Tu attrapes un plateau, te faufiles dans la queue et choisis rapidement ton repas – le plus rapidement possible. Tu es bien obligée de parler à cette femme à l’air revêche derrière ses casseroles fumantes pour lui demander ce que tu souhaites et c’est déjà une épreuve pour toi. Tu souffles presque de soulagement une fois que ton repas est réglé et que tu as ton plateau rempli. Lèvre inférieure entre tes dents, tu jettes un regard anxieux à la grande salle. Et aux tables presque toutes remplies. Il y a bien quelques places par-ci par-là mais toujours des personnes pas loin – ce qui signifie devoir leur demander si les places sont réservées, ce que tu te sens incapable de faire. Alors tu continues de chercher.
Tu restes immobile, sans savoir quoi faire. Tu sens cette panique bien trop familière qui monte en toi, s’enroule autour de ton corps tel un véritable serpent. Ta respiration s’accélère légèrement. Où est-ce que tu vas t’assoir ? Pourquoi n’ont-ils pas prévu des petites tables, pour une ou deux personnes seulement ? Par exemple, là, près de la baie vitrée. Ce serait bien. Tu te promets de laisser un petit mot mentionnant cette idée avant de sortir de la cafèterait. Tu aperçois quelques regards curieux posés sur toi et tu baisses les yeux sur ta nourriture déjà en train de refroidir, honteuse. Tu ne penses même pas à faire semblant de chercher quelqu’un dans la salle, tu as même l’impression que se lit sur ton visage le fait que tu ne connaisses absolument personne. Ta jambe gigote nerveusement et tu prends la décision de finalement rebrousser chemin. Tu iras t’acheter un sandwich au stand de prêt-à-emporter juste à côté. Jamais tu n’aurais dû entrer ici, prendre ce plateau. Tu savais très bien que tu ne serais pas capable de faire ça toute seule. Tu n’es vraiment qu’une bonne à rien, qu’elle dirait. Et elle aurait sans doute raison de penser une telle chose de toi.
Tu vois ton regard s’embuer lentement et tu fais demi-tour sans même y avoir réfléchi, comme si ton corps avait décidé pour toi. Seulement ton mouvement est si soudain que ton coude percute le bord du plateau de la personne qui se trouvait derrière toi. Et puis tout se passe comme au ralenti, comme dans un rêve. Ou un cauchemar, plutôt. Tu vois les assiettes voler, le verre de jus se vider à tes pieds, les couverts tomber. Il n’y a aucun son, juste l’image qui défile devant ton regard paniqué. Ton cœur semble littéralement s’arrêter. Tu pries vainement pour que tout ça ne soit qu’un effet de ton imagination folle. Alors le vacarme de la vaisselle se brisant au sol est assourdissant et tu retombes durement sur Terre. Bêtement et le corps tremblant, tu observes les dégâts que tu viens de causer. Tes joues te brûlent soudain, tu as juste envie de fuir. De te cacher six pieds sous terre pour ne plus jamais revenir dans ce restaurant universitaire, dans la ville même. Mortifiée, tu presses les paupières comme pour espérer disparaître aux yeux des autres étudiants. Puis, rapidement, tu poses ton propre plateau sur la première table venue et t’abaisses pour commencer à ramasser les débris de verre et de porcelaine bon marché. « Je suis désolée, vraiment désolée, tu te mets à psalmodier, complètement affolée. Je ne vous avais pas vu, je suis désolée… Je n’ai pas fait exprès… »
Tu enfonces la tête dans tes épaules, comme par instinct de protection. Comme si tu avais peur que l’on te frappe. Pourtant, elle n’est pas là et tu n’as rien à craindre. Mais tu redoutes tellement les représailles, les regards moqueurs, les réflexions acerbes. Tu avales ta salive, tes mains tremblent. « Je suis vraiment désolée, je n’ai pas fait exprès, tu répètes à nouveau en priant pour rapidement sortir de ce cauchemar. » Ta vue se brouille de larmes de rage et de honte, ton cœur bat si fort qu’il explose tes côtes et remonte jusque dans ta gorge. Un goût de bile envahit ton palais, tu as envie de vomir. Pourquoi es-tu donc si maladroite ? « Vous pouvez prendre mon plateau si vous voulez, tu offres à mi-voix. Je suis désolée… Je n’ai pas fait attention qu’il y avait quelqu’un derrière moi… Je suis désolée… » Tu as cette affreuse impression que tout le monde te regarde, que le monde s’est arrêté de tourner juste pour t’observer en train de ramasser la nourriture gâchée et les assiettes cassées. Tu as juste envie de mourir tellement tu as honte. Honte de toi, de ce que tu as fait. Honte de ce que tu es.







tu vois, je n’y peux rien ce monde n’est pas pour moi, ce monde n’est pas le mien


Dernière édition par Talie-Rose Aurore Grimm le Lun 17 Fév - 15:24, édité 2 fois
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Abigaelle A. Blair

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Abigaelle A. Blair
J'ai posé bagages ici le : 13/09/2013 Jouant le rôle de : Alice in Wonderland. Nombre de messages : 875 On me connait sous le pseudo : Asz. Un merci à : Tumblr ♥ Je suis fier(e) de porter l'avatar de : La sublime et divine Kathryn Prescott.
MessageSujet: Re: (abigalie) ▲ il y a ton sourire. (abigalie) ▲ il y a ton sourire. EmptyMer 23 Oct - 22:21

TALIE & ABIGAËLLE

« Il y a ton sourire. »


J'avais cette impression quotidienne que le cours ne se terminerait jamais. C'était toujours comme ça, lors du dernier cours de la matinée. Je luttais pour rester éveillé, la joue écrasé sur ma main, songeant déjà au repas tiède qui m'attendait à la cantine universitaire. J'étais si fatigué en ce moment que je mangeais dix fois plus qu'il ne le fallait. Mes cauchemars étaient tellement difficiles à supporter, qu'en plus de ça, je prenais du poids. Beurk. Je ressemblerai bientôt à une fille grosse aux cheveux rouges. Cette idée me fît secouer la tête en plein cours, écœuré par mes pensées. Je me trouvais vraiment négative en ce moment, depuis le début de ces cauchemars incessants. Miracle. J'entendais la sonnerie retentir, qui m'annonçait que oui, j'allai enfin pouvoir manger. Je rangeais rapidement mes affaires, me levant pour sortir, parmi mes camarades, de cette classe étouffante. Je n'avais aucune envie de manger avec qui que ce soit ce midi. Je n'en pouvais plus de côtoyer des gens pour qui je n'avais aucun intérêt.

Quelques instants plus tard, après avoir descendu plusieurs escaliers et traverser plusieurs couloirs, je passais la porte de la cantine. J'entrais alors dans ce brouhaha légendaire qui me vaudrait un mal de crâne d'ici quelques minutes. Je me rangeais sagement dans la file d'attente, guettant comme une affamée -ce que j'étais- le menu du jour. Oh mon Dieu. Pâtes à la bolognaise. Je me sentais à nouveau reprendre du poil de la bête en pensant que je mangerai, enfin, un bon repas ici, à l'université. J'en étais arrivé à un point où même le menu de la cantine me réjouissait. Il faut dire que je ne voyais personne, à part ma meilleure amie Sally, que je n'avais toujours pas trouvé le courage d'assumer mon homosexualité et, qu'en plus de tout ça, je faisais des cauchemars répétitifs d'une vie antérieure, qui me paraissait aussi précise que réelle, ce qui me valait donc d'être profondément perdue dans ma propre vie. Alors, oui, j'étais heureuse pour la moindre chose futile qui survenait dans mes journées.

Une fois servie, je salivais déjà mon repas, le regard figé sur mon assiette. Je sortais lentement de la file, guettant alors une place où m'installer. Qu'il y ait du monde autour, ou non, peu m'importait. J'étais si solitaire que j'arrivais à faire le vide autour de moi, même quand il y avait cent personnes à mes côtés. Alors que je m'avançais doucement dans la salle, au bord des tables, je sentis un coup violent percuter mon plateau. J'eu le réflexe stupide de cherchait d'où venait ce bras étranger, au lieu de retenir le plateau qui s'envolait. Trop tard. Tout s'était passé si vite. Le regard perdu et perturbé, j'observais mon plateau en mille morceau -tout comme les couverts- au sol. Mon pull était recouvert du jus d'orange que j'avais pris et je restais là, comme une pauvre tâche à ne rien faire, debout et immobile. « Je suis désolée, vraiment désolée, tu te mets à psalmodier, complètement affolée. Je ne vous avais pas vu, je suis désolée… Je n’ai pas fait exprès… »

Cette voix venait couper d'un coup franc ma surprise. Je cherchais alors avec inquiétude d'où provenait cette voix douce, fragile et sanglotante. Mon regard se baissa et je l'aperçu, agenouillée et tremblante en train de ramasser les débris de la catastrophe. Je n'eu pas le réflexe de répondre tout de suite, ma stupeur étant toujours présente. Je fus d'autant plus surprise d'entendre autour de moi les rires des autres s'élever. Je sentis alors monter en moi une colère si intense que mon regard naïf se transforma rapidement en une fusillade extrême. Mais rien ne pouvait faire cesser une bande d'animaux sans cervelle. Je décidais de m'abaisser pour rassurer cette jeune femme semblant complètement anéantie, sanglotant presque à mes pieds. « Ce n'est rien, ne t'inquiète pas, vraiment ce n'est pas grave. » Je tentais de faire cesser ces larmes inutiles qui coulaient sur le long des joues de la jeune fille. «Vous pouvez prendre mon plateau si vous voulez. Je suis désolée… Je n’ai pas fait attention qu’il y avait quelqu’un derrière moi… Je suis désolée… » Elle ne semblait pas m'entendre, ou ne pas m'écouter, mais cela ne m'agaçait pas. Sa voix était si douce que je ne pouvais lui en vouloir.

« Et... » dis-je en prenant les poignets de mon interlocutrice avec douceur, pour qu'elle cesse tout mouvement. Le contact de sa peau contre la mienne était brûlant et électrique. Elle avait les bras si fins, qu'on aurait pu croire qu'ils étaient désarticulés, comme une poupée. Une magnifique poupée, car, lorsqu'elle releva lentement son visage remplis de larmes face à moi, un choc vint tambouriné mon coeur. Elle était si belle, avec ses yeux en amandes d'un bleu éblouissants. Même le mascara ayant coulait sur ses joues lui donnait un charme. Ses cheveux blonds ondulés semblait aussi fragile que le reste de sa personne. J'étais figé face à une beauté pareil. Mais voyant la panique la regagnait au rythme des rires grandissants, je sortais de mes songes. « Crois-moi il n'y a aucun problème... Ce n'est qu'un plateau et un pull, tu ne m'as pas fait mal et je ne t'en veux pas du tout... » J'espérais sincèrement que mes mots l'apaisaient, mais elle semblait prise d'une telle honte que rien ne pouvait la calmer. Je pris alors la décision de venir lentement frotter les larmes sur ses joues brûlantes, lui souriant avec une douceur infinie. « Sèche tes larmes, ma belle... Ne fais pas attention aux autres. Je suis sûre qu'ils ont tous renversé au moins un plateau dans leur vie ! »


STAY ❞

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MessageSujet: Re: (abigalie) ▲ il y a ton sourire. (abigalie) ▲ il y a ton sourire. EmptyVen 1 Nov - 2:33







▲ il y a ton sourire.



Que la Terre t’engloutisse au plus profond de tes entrailles, que l’Enfer te brûle jusqu’aux os, ne laissant de ton corps que des cendres rougeoyantes et chaudes. Tu ne supportes pas cette sensation poisseuse de la honte coulant sur ta chair, tel un poison. Tu entends quelques étudiants ricaner et tu ne sais même plus si tout ça est réel. Ou si tu es tout simplement en train de rêver. Mortifiée, tu laisses même échapper quelques larmes de tes perles couleur saphir. Ta carapace semble se fendiller quelque peu mais tu n’y prêtes même pas attention sur l’instant. Tu as trop honte, beaucoup trop honte. Faut-il que tu sois si maladroite et si malchanceuse. Tu aurais simplement dû aller t’acheter un sandwich au lieu de faire du zèle et de t’embarrasser d’un vrai repas chaud posé sur un plateau. Tout ça ne serait pas arrivé si tu avais fait comme tu as l’habitude de faire à chaque déjeuner, si tu avais été un tant soit peu sensée pour cette fois. Tu déglutis avec difficulté, la vue encore brouillée. Tu n’oses même pas venir essayer les sillons humides parcourant tes joues – tu oses à peine imaginer l’état de ton maquillage qui a dû couler. Quelques sons diffus d’une voix apaisante semblent te parvenir comme à travers un voile mais t u n’y prêtes pas attention en traînées disgracieuses. Non, tu dois tout ramasser avant de te faire gronder ; tu dois tout nettoyer avant qu’elle ne te punisse.
Et bien que tu saches au fond de toi que ta Maîtresse n’est pas là, c’est comme si tu l’entendais. Clairement. Nettement. Comme si elle était là, à côté de toi. Elle te sermonne, t’observe durement avec mépris et dédain. Elle te dit combien tu es empotée, combien tu es gauche aussi. Tu n’es qu’une minable et une bonne à rien – tu ne sais rien faire de tes dix doigts. Tu entendrais presque le ton suffisant de sa voix ; tu verrais presque toute l’arrogance dans ses yeux sombres et glacé. Et tu étouffes, tu suffoques. Tu ne voulais pourtant pas la décevoir ; tu ne voulais pas tout gâcher encore une fois. C’est de ta faute, tu aurais dû faire plus attention. Tu le sais mais tu n’as pas fait exprès. Tu n’as pas voulu renverser ce foutu plateau, tu n’as pas voulu gaspiller ce repas. Alors tu répètes que tu es désolée, encore et encore – à voix haute ou dans ta tête, tu ne sais plus vraiment désormais. Tout est embrouillé dans ton crâne. Tu aimerais juste disparaître, ne plus entendre sa voix et ses reproches. Ce n’est pas de ta faute ! Tu as envie de hurler, de te boucher les oreilles comme une petite fille et de lui crier de se taire, de t’oublier. Une vague de larmes noie à nouveaux tes prunelles et tu te mords la langue jusqu’au sang pour ne pas laisser échapper un seul son. Tout ça ne prendra donc jamais fin ?
Engluée dans ce marasme gluant de folie schizophrène, tu sens alors deux mains fines et fraîches qui viennent entourer tes poignets. Le contact est doux, léger. Il est pareil à la caresse d’une plume sur ta chair écorchée. C’est comme un baume sur tes plaies à vif. Un soubresaut à l’intérieur de ta poitrine fait cogner ton cœur moins douloureusement contre tes côtes. C’est comme si ces doigts te tiraient de ce mauvais rêve éveillé, te ramenant à la vraie réalité. Doucement, tu reprends contact avec le monde extérieur. Tu retrouves les locaux du restaurant universitaire, les bruits familiers de vaisselle qui cogne, les odeurs emmêlées des plats chauds. Tu avales ta salive, le regard posé sur cette inconnue qui t’a ramenée. La bouche entrouverte sur un souffle irrégulier, tu la fixes sans rien dire. À ton grand soulagement, tu ne perçois aucune once de colère ou de dédain marquée sur les traits de son visage de poupée de porcelaine. Étrangement, tu notes juste avec surprise la couleur rouge criarde de ses cheveux mi-longs. Et, stupidement, tu ne peux que te dire que c’est bizarre. C’est original – tu aimes bien. « Désolée… articules-tu à nouveau, la voix rendue rauque par les sanglots qui t’ont étranglée. » Tu aimerais partir à toutes jambes mais tu es juste tétanisée sur place.
Et puis, l’étudiante aux cheveux de feu se met à parler. Sa voix douce t’apaise et ses mots ramènent le calme au creux de ton estomac. Ton corps arrête de trembler. Tu ne te demandes même pas si elle t’excuse réellement ou si elle agit simplement parce que tu lui fais pitié – tu t’en fous. Tu prends ses paroles au premier degré. Tu oses un petit sourire ; tu ne dois certainement lui offrir qu’une pauvre grimace qui n’arrange en rien ton visage chiffonné et défiguré de mascara noir qui a coulé. Immobile, tu la fixes sans sourciller. Comme si tu avais peur de laisser son image disparaître derrière l’écran noir de tes paupières closes et que tout ce tumulte à l’intérieur de ton crâne ne revienne alors. Ce n’est que lorsque ses doigts viennent essuyer le reste de tes larmes noyant tes joues que ton corps semble réagir enfin. Tu tressautes violemment, le contact étant comme une décharge électrique qui traverse tout ton être de part en part. C’est la première fois. La première fois qu’une autre personne que ta Maîtresse, qu’une étrangère te touche ainsi, te touche tout court même. Peu habituée aux autres, au monde, tu évites tout contact trop intime. Et ta seule réaction à son geste pourtant empli d’une douceur infinie est de te reculer légèrement tout en baissant le regard. Gênée. Quelque chose dans ton ventre semble pulser et tu ne sais pas ce que c’est.
Quelque part, au fond de toi, tu te sens coupable de l’avoir laissée te toucher. Qu’est-ce que ta Maîtresse dirait si elle savait ? Tu ne sais pas si tu as le droit de te permettre ce genre de contact avec d’autre personne qu’elle. Tu ne penses pas qu’elle accepterait qu’une autre personne qu’elle puisse te toucher, t’embrasser. Te faire du mal comme te faire du bien. Tu lui appartiens, après tout. Corps et âme, toute entière. Et comme pour fuir ce trouble inconnu qui t’envahit, tu passes rapidement une main sur tes joues pour effacer les dernières traces de larmes. Tu termines de ramasser les quelques restes de débris encore au sol et te relèves, le plateau en mains que tu donnes à une dame de la cafétéria. Tu n’oses pas imaginer ce qu’elle doit penser en cet instant de toi et, évitant soigneusement de la regarder, tu marmonnes encore une fois un piteux ‘excusez-moi’ à peine audible. Et puis, tu te retrouves à nouveau face à la fille aux cheveux rouges. Sans savoir quoi lui dire ; sans savoir quoi faire. Tu te sens idiote, mal à l’aise. Tu n’es vraiment pas à ta place au milieu de cette foule qui t’épie comme un singe en cage, derrière des barreaux. Tu fixes le bout de tes chaussures, te tortilles nerveusement les doigts. « Merci de m’avoir aidée, tu oses finalement lâcher du bout des lèvres après un silence inconfortable. » Tu passes tes doigts dans tes boucles blondes, lisses tes cheveux comme pour te donner contenance. Qu’es-tu censée faire maintenant ? Est-ce dans les conventions de partir ainsi, sans un mot de plus ?
« Je… Tu peux toujours prendre mon plateau si tu veux, tu offres à nouveau – parce que tu n’as pas trouvé quoi dire d’autre. Ou alors je te paye un autre repas. Comme tu souhaites. C’est la moindre des choses. » Ou elle pourrait tout simplement te laisser partir aussi, te libérer de cette torture. Te donner l’occasion d’aller te cacher et de te retrouver seule avec toi-même pour enfin retrouver ton souffle.







tu vois, je n’y peux rien ce monde n’est pas pour moi, ce monde n’est pas le mien


Dernière édition par Talie-Rose Aurore Grimm le Lun 17 Fév - 15:25, édité 2 fois
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Abigaelle A. Blair

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MessageSujet: Re: (abigalie) ▲ il y a ton sourire. (abigalie) ▲ il y a ton sourire. EmptyDim 3 Nov - 0:52

TALIE & ABIGAËLLE

« Il y a ton sourire. »


Mes mots semblent être presque inutiles. Ou en tout cas, elle ne doit pas les entendre. J'ai eu beau m'acharner à prononcer avec conviction le plus de douceurs possibles pour la rassurée, mais rien y a fait. Seul à l'instant où mes mains se posent sur ses poignets, elle semble se détendre légèrement. Mon regard croise le sien et je découvre un regard cerner de noir, un noir trop fort pour résister aux intempéries de la vie. Ses larmes ont laissées de longues traînées grisâtres sur ses joues, mais peu importe, ça la rend encore plus délicate. Son visage est radieux, bien qu'il a l'air de souffrir pour s'être mis dans un état pareil. Ses yeux aux couleurs du saphir s'attardent sur ma personne, d'un air étonné, curieux. A tout les coups, c'est encore ma coloration qui produit cet effet. Mais je suis étonnement ravie qu'elle s'attarde sur moi. Ca me permet de prendre mon temps pour décrypter les traits crispés et apeurés de son doux faciès.

Je l'observe encore un instant, puis je comprend qu'elle ne m'a pas écouté, qu'elle était trop effrayée et honteuse pour ça. Je la sens prisonnière d'elle-même, ou de quelque chose de fort qui lui fait du mal. Inutile d'insister, je n'aurai pas gain de cause. Son regard quitte mon visage pour terminer de ramasser les débris de verres, de céramiques et de nourritures. Je l'aide, dans un silence pesant, au milieu de ce vacarme digne d'une cafétéria universitaire. Une fois la totalité de l catastrophe effacée, la jeune femme blonde s'empresse de rendre son plateau à la cuisinière. Je me redresse et l'observe. Elle a ce quelque chose de fragile qui me dit que je ne dois pas la laisser sortir d'ici seule. Car, son pas pressé démontre à quel point elle veut sortir de ce bâtiment étouffant. Je la rejoins, attendant derrière elle qu'elle me remarque à nouveau.

Elle se retourne et je me tais. Je ne veux rien dire, rien prononcer. A quoi cela servirait-il si elle ne veut pas me parler ? Je comprend le sentiment qui la submerge en ce moment même et je ne veux pas la forcer à échanger la moindre parole avec moi. Je veux seulement me montrer présente, espérant que ça la fasse se sentir moins seule. Je soutiens son regard avec beaucoup de tendresse -et d'inquiétude aussi- et j'arrive à obtenir un petit mot de remerciement qui me fait déjà très plaisir. Au moins, elle n'a pas totalement oubliée ma présence et le fait que je voulais l'aider. Mes lèvres s'étirent en un sourire qui se veut réconfortant, en tout cas, je l'espère. Sa voix se fait plus douce, plus calme et cela me rassure, je la sens s'être reprise.

« Je… Tu peux toujours prendre mon plateau si tu veux. Ou alors je te paye un autre repas. Comme tu souhaites. C’est la moindre des choses. » Elle semble si confuse, alors que pour ma part, le principal c'est qu'elle se sente mieux, je voudrais juste la voir calmée. Je lance un regard autour de moi avant de lui répondre, l'air pensif. Je ne veux pas rester ici non plus, ce midi. La réaction de cette bande de singe ne m'a pas amusé du tout et ni moi, ni la jolie blonde face à moi ne méritons de passer une minute de plus ici. Hésitante, je viens prendre doucemnt la main de mon interlocutrice, dans un silence qui se veut tendu. Lorsque je séchais ses larmes, je l'ai sentie se raidir tellement fort que j'ai cru la mettre véritablement mal à l'aise. Mais je ne voulais pas qu'elle me craigne comme elle craint les autres... Alors, peut-être qu'elle me repousserait, mais je tentais à nouveau le contact physique dans une douceur extrême, mon regard posait dans le sien. « Tu ne vas rien m'offrir du tout. Je vais aller me chercher et manger un sandwich dans le parc de l'université. Si ça te dit, tu peux m'accompagner... » Je reste un moment silencieuse, appréhendant la réponse. Soudainement, je me rend compte que je ne veux pas qu'elle me refuse cette invitation. J'insiste alors, le plus tendrement que je le peux. « Je serai ravie de pouvoir t'offrir un sandwich pour oublier cette petite erreur. »


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MessageSujet: Re: (abigalie) ▲ il y a ton sourire. (abigalie) ▲ il y a ton sourire. EmptyLun 18 Nov - 10:34







▲ il y a ton sourire.



Tu te sens si stupide, si honteuse. Tu as tous ces regards fixés sur toi et tu as juste l’envie de fuir. De mourir dans l’instant. Pourquoi faut-il que ça t’arrive, à toi ? Pourquoi maintenant, en plein milieu de la cafétéria ? Tu n’as définitivement pas besoin de ça. Tu détestes te faire remarquer, attirer l’attention sur toi. Tu préfères plutôt te fondre dans la masse, être invisible aux yeux des gens. Passer inaperçue et vivre dans ton coin, sans jamais rien demander à personne. Tu es devenue experte en la matière, si bien que tes journées sont calmes et paisibles. Malgré ce nœud d’angoisse qui, chaque matin, te noue le ventre. Tu réussis à n’être plus qu’une ombre, furtive et silencieuse. Et c’est tellement mieux ainsi. Tellement mieux de pouvoir respirer correctement sans avoir à répondre aux questions gênantes, sans avoir à faire la conversation partout et tout le temps à des gens qui finiront par t’oublier de toute façon. Ce genre de conventions sociales te rend si nerveuse et si mal à l’aise. Tu te sens maladroite dans tes mots et en compagnie de ces autres qui te semblent si différents de toi. Ton univers est empli de silences, de simples murmures diffus. Tu détestes les cris, les hurlements et tous ces rires tonitruants qui font bourdonner tes oreilles. Ils te harcèlent bien assez au loft, dans ta vie quotidienne auprès de ta Maîtresse. Tu n’as pas besoin de tout ça à l’université.
Pourtant, il y a ces moqueries qui te vrillent les tympans, ces regards plein de reproches et qui te jugent, toi – toi qu’ils ne connaissent même pas. Un goût âpre et amer envahit ta bouche et les larmes te brûlent à nouveau les paupières. Si seulement cette fille aux cheveux rouges voulait bien accepter ton offre et te laisser enfin partir. Tu espères que cette torture finira au plus vite, ou bien que l’on t’achèvera bientôt pour que tu n’aies plus à supporter tout ça. Tu n’en peux plus. Et puis, tu croises le regard de l’étudiante face à toi. Un regard chaleureux, plein de bonté. Il t’apaise instantanément, il calme les battements furieux et douloureux de ton cœur comme s’il réussissait à faire disparaître les souvenirs de l’incident et aussi tout le reste autour de toi. Tout ce qui n’est pas elle et toi. Pendant un instant, tu oublies le monde qui vous entoure ; pendant un instant, tu oublies que tu as envie de partir. La chaleur de ses prunelles couleur de chocolat fondu est comme une caresse sur ta peau blanche abîmée, un baume cicatrisant sur ta chair de nacre mutilée. Ta respiration s’accélère légèrement, tu ne comprends pas pourquoi ton estomac semble tressauter à l’intérieur de toi. Il y a juste ces petites sensations toutes nouvelles qui parcourent ton être, te chamboulent toute entière. Tu n’as jamais rien ressenti de tel.
Tu te sens tout à coup un peu intimidée et lorsque sa main vient prendre la tienne avec hésitation, tu ne peux empêcher ce véritable courant électrique de te traverser comme la foudre. Tu en es tellement choquée que tu retires vivement tes doigts de sa prise, les ramenant contre ta poitrine, un regard un peu paniqué alors fixé sur la demoiselle. Tu baisses rapidement les yeux, gênée, et te mords la lèvre inférieure. « Désolée… tu souffles, sans même savoir si elle a pu t’entendre tellement ta voix a été basse et sourde. » Tu ne sais pas ce qu’il s’est passé, pourquoi tu as ressenti cette émotion lorsqu’elle t’a touchée mais tu ne peux pas la laisser faire ça à nouveau. Ta Maîtresse serait sûrement furieuse, très en colère contre toi. Elle te le ferait probablement payer parce qu’elle verrait tout ceci comme une trahison de ta part. Tu es à elle, tu ne dois surtout pas l’oublier. Tout ton être lui appartient depuis ce jour où elle t’a retrouvée dans les rues de la ville, perdue et seule. Effrayée. Peut-être même ton être lui appartenait-il déjà quand tu étais encore dans ton monde, là-bas ? Depuis ta naissance, Maléfique a été là comme une ombre planant au-dessus de ta vie. Une sorte d’épée de Damoclès qui s’est abattue sur ton existence le jour où ton doigt a touché cette quenouille. Toute ton existence était liée à elle, enfin de compte – depuis le début. Alors comment oublier que tu es sienne alors même que ta vie toute entière semble guidée par ses seules volontés et envies ?
« Je crois que je me suis fait un peu mal à la main, bredouilles-tu dans un rire qui sonne faux, comme rapide excuse. J’ai simplement été surprise. » Tu espères qu’elle te croira volontiers malgré tes joues rosies et ton regard quelque peu fuyant. Tu n’as pas envie de te répandre en explications longues et trop personnelles, tout ça te mettrait juste au supplice. Tu ne veux pas non plus blesser la jeune fille, la seule qui a daigné t’aider et t’apporter un peu de réconfort alors que tous les autres semblaient se moquer de ton sort. Et son regard est si tendre, sa voix si douce que ça te briserait le cœur de devoir la repousser clairement. Et puis elle te fait une proposition. Une proposition qui te fait relever les yeux vers elle ; une proposition qui te fait hausser les sourcils d’étonnement. Pourquoi se montre-t-elle si gentille avec toi alors que tu as gâché son déjeuner ? Pourquoi tient-elle tant à ce que tu l’accompagnes et manges avec elle un sandwich sur un banc du campus ? Tu ne comprends pas les raisons de cette invitation, si bien que tu te mets à la fixer sans rien dire. Comme une idiote – l’idiote que tu es. « Euh… je… Je… bafouilles-tu bêtement, incapable de mettre deux mots côte à côte pour en faire une phrase grammaticalement correcte. » Tu avales difficilement ta salive et tes yeux dérivent à nouveau sur la salle du restaurant universitaire bondée et bruyante. Tu te fais la réflexion que ce serait tellement plus apaisant de manger en plein air, sous un arbre avec pour seul bruit celui du vent dans les branches.
Mais, déjeuner avec elle ? Est-ce que tu en as le droit ? Que dirait ta Maîtresse ? Personne ne t’a jamais invitée à déjeuner ; personne ne t’a jamais offert quoique ce soit depuis ton arrivée ici. « Je ne veux pas te déranger, je… tu tentes, entortillant tes doigts dans tes mèches blondes. J’ai déjà fait assez de dégâts comme ça… » Tu ne sais pas comment refuser de façon polie cette demande insistante de sa part. Tu ne sais pas quoi faire, à vrai dire. Une part de toi a envie d’accepter ce déjeuner en tête-à-tête, parce que tu sais qu’il calmerait le tumulte à l’intérieur de ton crâne ; mais l’autre part est effrayée à l’idée de faire quelque chose qui te soit interdit, quelque chose qui ne te soit pas permis. Tu ne veux surtout pas la mettre en colère, la décevoir – tu ne veux pas que ta Maîtresse te haïsse. « Et puis, je… je ne mérite pas vraiment que tu m’offres à déjeuner alors que je viens de renverser le tien… expliques-tu doucement, le ton gêné. Je ne mérite pas que tu sois si gentille avec moi. »







tu vois, je n’y peux rien ce monde n’est pas pour moi, ce monde n’est pas le mien


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MessageSujet: Re: (abigalie) ▲ il y a ton sourire. (abigalie) ▲ il y a ton sourire. EmptyMar 19 Nov - 0:02

TALIE & ABIGAËLLE

« Il y a ton sourire. »


Je ne saurai dire pourquoi, cette jeune femme me fascine. Je me suis toujours sentie fragile au fond de moi et je pensais que ma fragilité était au summum de la capacité humaine. Mon interlocutrice me prouvait le contraire. Sa douceur et la pâleur de sa peau suffisaient à démontrer son extrême fragilité. Beaucoup l'auraient trouvés faible, bizarre et dénuée d’intérêt ou de joie. Je n'étais pas de cet avis. Il est vrai que le peu de personnes que je fréquentais été des personnes bien plus énergiques et joyeuses que moi. Cette jeune femme était donc la première que je rencontrais à sourire encore moins que moi. Et je trouvais ça magnifique. Pourquoi ? Je n'en avais aucune idée. Il avait suffit d'un plateau renverser pour me faire découvrir un bout de femme étrangement attirante. Je ne pouvais détacher mon regard de son visage si frêle. J'avais envie de venir caresser sa joue, une nouvelle fois, espérant calmer son anxiété.

Mais la manière dont elle m'avait remise à ma place lorsque je lui avais pris la main m'avait suffit. En même temps, j'aurai du m'en douter. Une personne aussi méfiante qu'elle n'aurait pas pu me serrer la main aussi fort que je l'avais fait. Son excuse d'avoir été surprise était malheureusement peu convaincante. J'esquissais un sourire, espérant lui faire croire que je l'avais cru. Baliverne... Je savais qu'elle me craignait. Pourtant, elle n'avait rien à craindre, cette jolie blonde. J'espérais vivement qu'elle accepte mon invitation. Je me sentais comme responsable d'elle soudainement. Je savais pertinemment que si je la laissais là, seule, en plan, je m'en voudrais toute la journée. Je ne voulais que la rassurer, lui changer les idées, la soulager quelque peu de cette solitude qui lui semblait si tenace et pourtant si lourde...

Mes pupilles suivirent ses lèvres avec précision, tentant de discerner clairement ses paroles. Car oui, ce stress intense qui la rongeait lui faisait perdre le fil de ses paroles, la faisait bafouiller et le son de sa douce et petite voix n'avait aucune chance de s'élever dans ce vacarme animal qu'était la cantine universitaire. J'arrivais à déceler malgré tout un refus. Pourquoi refusait-elle ? Je crois que j'étais finalement curieuse de savoir ce qui mettait cette pauvre fille dans un état pareil. Elle m'intriguait, tout bonnement. Et je me refusais donc à la laisser partir si facilement. La sentant gênée, je ne voulais pas la brusquer. Lui prendre la main lui ferait peur et m'approcher d'elle la ferait reculer... Que faire pour lui démontrer que je ne voulais que son bien ? Je décidais de poser ma main sur son épaule. Ce n'était pas un geste des plus glamour mais, au moins, elle sentait matériellement ma présence.

« Tu mérites de te détendre et d'oublier ce malentendu. Alors, j'insiste... » Je ne voulais en dire plus, cela suffisait amplement. Je lui souriais avec franchise, ma main toujours posée délicatement sur son épaule. J'avais cette envie fugace de la prendre dans mes bras. Étonnant, moi qui n'était pas du tout tactile avec les autres... Décidément, cette jolie blonde avait quelque chose qui faisait frémir en moi quelque chose que je croyais mort. Même si je ne pouvais pas la prendre dans mes bras, il fallait que je fasses quelque chose en plus qui la motiverait à m'accompagner... Mais, surtout, qui ne lui laisserait pas le choix. Je décidais de faire glisser ma main avec douceur sur son bras pour l'empoigner délicatement, afin de la faire avancer vers moi. « Allons-y, les cours reprendront bientôt... » me contentais-je de dire en gardant mon sourire convaincant, je l'espérais.


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MessageSujet: Re: (abigalie) ▲ il y a ton sourire. (abigalie) ▲ il y a ton sourire. EmptyMer 11 Déc - 18:37







▲ il y a ton sourire.



Qu’est-ce que cette fille te veut ? Tu n’en sais rien. Pourquoi elle insiste autant ? Tu n’en as pas la moindre idée. Quand te laissera-t-elle enfin partir ? Très vite, tu l’espères. Parce que c’est une torture pour toi, que de rester là. Offerte aux regards moqueurs et aux paroles blessantes. Tu essayes tant bien que mal de te persuader que tout ce cirque, c’est seulement dans ta tête mais tu sais très bien au fond de toi qu’ils sont bel et bien là. Que ces étudiants te fixent, tous autant qu’ils sont, avec leur petits yeux perçants. Toi qui as toujours été invisible jusque là, tu es soudain mise en plein sous les projecteurs. Et bon Dieu que tu détestes ça. Bon Dieu que tu détestes cette sensation d’être au centre de l’attention de tous. Toi qui rases les murs pour ne pas qu’on te remarque. Tu es bien dans l’ombre ; l’ombre est ton monde, ton univers. Depuis ton arrivée à Fantasia Hill, c’est ainsi. Elle t’a emmené dans ses Ténèbres. Tu y as plongé sans mot dire, trop heureuse de ne plus être seule finalement. Oui, il y a eu Philippe mais ce n’était plus pareil. Plus comme avant. Et finalement, tu t’y sens bien dans ce monde fait d’obscurité et de torpeur. Tu t’y sens comme chez toi, à la maison. Désormais, c’est tout ce qui t’entoure et te nourrit. Le noir. Au moins, c’est calme et silencieux. Tu y es en paix et tu n’as plus ces responsabilités à devoir tenir. Tu es juste toi – petite fille complètement paumée. Ce n’est sans doute pas très reluisant, mais c’est toujours mieux que d’être la Princesse d’un Royaume dont tu ne connais finalement absolument rien.
Et cette fille, cette inconnue aux cheveux rouges, veut te sortir de ton petit monde étriqué. Elle te force à sortir des sentiers battus. Mais toi, tu ne veux pas. C’est trop dangereux, ça te fait trop peur aussi. Pourquoi voudrait-elle faire ça ? Et qu’en dirait ta Maîtresse ? Tu espères au fond de toi qu’elle abandonnera sa stupide idée de vouloir déjeuner avec toi – et de t’offrir à manger en plus. Tu espères qu’elle comprendra ton refus, qu’elle acceptera ta retraite. Parce que ça t’affole rien que de penser à ce qui pourrait arriver ensuite. Elle t’achètera un sandwich, ou quelque chose dans le genre, et te commandera sûrement une boisson aussi, un Coca-Cola Light par exemple ; puis vous irez vous asseoir sur un banc dans le parc près de l’université, elle se sera posée à côté de toi, tout près – trop près ; et vous commencerez à manger, d’abord en silence parce que vous êtes toutes les deux timides et que vous ne savez pas comment aborder l’autre ni quoi dire exactement ; et enfin, elle te posera des questions, des tas de questions, toute une ribambelle de questions, certaines plus personnelles que d’autres et toi, tu ne sauras pas quoi répondre ni si tu as le droit d’y répondre également. Voilà ce qui pourrait arriver si tu acceptais de passer ton heure du déjeuner en sa compagnie. Et rien que cette pensée te file un frisson glacé dans le dos. Ton estomac se noue, amenant un goût de bile à ta bouche. Non, tu ne veux pas. Tu ne veux pas de tout ça.
Alors tu tentes une nouvelle fois de refuser poliment mais elle ne semble pas t’entendre. Ta voix si craintive et si fluette ne parvient pas jusqu’à ses oreilles – tu le vois à sa façon de fixer tes lèvres chaque fois que tu parles. Et le mouvement de ses pupilles te fascine presque. Il te trouble aussi. Tu ne sais pas ce qu’il déclenche en toi mais c’est tout chaud, là, au creux de ton estomac. C’est comme s’il te caressait, tout doucement. Tu as déjà été happée par la force d’un regard, celui de ta Maîtresse. Mais jamais il ne t’avait donné cette impression de douceur et de chaleur. Non, au contraire, tu ressentais toujours cette passion violente et irraisonnée qui te vrillait le corps et le cœur lorsque tu regardais ta Maîtresse adorée. Mais cette fille, elle, c’est différent. C’est plus simple, plus onctueux. Un peu comme quand tu manges une mousse au chocolat. Tu sens la texture qui se dépose finement sur ton palais, qui caresse ta langue. Et ses yeux te faisaient ce même effet. Alors quand cette pensée te frappe, tu te rabroues mentalement, complètement furieuse contre toi-même. Quelle idée de te mettre à penser ce genre de choses aussi. En plus, d’une simple inconnue. Tu devrais avoir honte – et tu as honte. Tu as honte de te sentir si fébrile à cause d’un seul regard alors que tu aimes ta Maîtresse. Alors que tu lui es dévouée, corps et âme. Tu oublies vite toutes ces idées farfelues et te rends compte trop tard que l’étudiante a eu le temps de te piéger. Tu es maintenant obligée de la suivre et d’accepter un déjeuner en sa présence. Ton bras est enserré de ses doigts et là voilà qui te guide jusqu’à la petite échoppe de restauration rapide, là où un étudiant peut acheter des petits plats à emporter – pâtes, pizzas, hamburgers parfois et bien sûr les inconditionnels sandwichs. Arrivées devant le grand étudiant blond responsable des commandes, tu restes muette. Tu ne sais pas quoi commander. Pire encore, tu n’oses même pas parler. « Excuse-moi… Tu pourrais commander pour moi… s’il te plaît ? tu souffles à l’oreille de ta camarade, penaude et le regard fuyant. Je… je ne me sens pas très à l’aise… »
Tes joues se colorent rapidement, toute honteuse que tu es. Elle doit penser que tu es bien idiote de ne pas pouvoir commander un simple repas. Et elle a raison, dans le fond. Mais tu es si peu habituée à ce genre de contact que ça t’effraie. « Tu n’as qu’à commander la même chose que pour toi, tu continues sur le même ton tout en essayant d’oublier ton sentiment poisseux de gêne. » Tu es vraiment un poids pour ceux qui t’entourent. Cette constatation te serre le cœur et, tête baissée et regard fixé sur le bout de tes chaussures, tu attends que la jeune femme ait terminé. Tu te demandes vaguement si tu seras un jour bonne à quelque chose. Il y a bien la couture, c’est vrai. Tu es très douée dans ce domaine-là – grâce à ta Maîtresse. Tu te débrouilles très bien et tu reçois toujours beaucoup de compliments sur ton travail à la boutique. Mais à part ça, à part les fils et les aiguilles, que sais-tu faire de tes dix doigts ? Rien, absolument rien du tout. Tu ne brilles pas dans tes études même si tu te démènes pour obtenir des notes plus qu’honorables à tes examens – tu espères secrètement la rendre fière de toi. Tu n’écris pas, ne chantes pas. Tu ne danses pas ou ne fais aucun sport dans lequel tu pourrais te démarquer des autres. Non, toi, tu fais de la couture. De la simple couture et c’est tout. Tu es tirée de ces pensées maussades lorsque l’étudiante te tend ton sandwich et tu le prends doucement avec un sourire discret. « Merci, tu chuchotes presque. » Et puis tu la suis jusqu’au parc, les yeux toujours baissés et le sandwich presque serré contre ta poitrine comme si tu avais peur qu’on te le vole. Docilement, tu t’assois à côté d’elle, sur le banc qu’elle a choisi pour vous deux. Quelque part, tu es touchée qu’elle ait pris la peine de t’acheter ton déjeuner alors qu’elle n’y était pas obligée. Tant de gentillesse, à ton égard, alors que tu ne le mérites même pas. « Je… Merci, pour le sandwich et la boisson, tu lâches finalement du bout des lèvres sans même oser la regarder. » Et maintenant, tu es censée faire… quoi ?





hors rp :
 



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MessageSujet: Re: (abigalie) ▲ il y a ton sourire. (abigalie) ▲ il y a ton sourire. EmptyVen 20 Déc - 23:03

TALIE & ABIGAËLLE


« Il y a ton sourire. »


Je venais d'entraîner -enfin- cette douce jeune femme fragile pour un déjeuner rapide, mais réconfortant, en tout cas je l'espérais. Mes doigts entourant son poignet détachaient leur emprise au fil des pas que nous faisions. Je n'allai tout de même pas la tirer comme une enfant jusqu'au stand de sandwich ? Pourtant, j'étais bien partie pour le faire... Tu avais l'air tellement craintive, j'avais franchement peur que tu ne t'enfuies si jamais j'osais te relâcher. Mais au plus nous marchions, au plus je me sentais ridicule de te traîner ainsi. Je tentais alors de te rendre ta liberté, inspirant profondément et relâchant ton poignet. Je continuais de marcher au même rythme, mes iris se coinçant dans le coin de mes yeux pour essayer de voir si, oui ou non, tu me suivais toujours... Me retourner brutalement pour vérifier serait un peu trop brutal et puis, je craignais de te faire peur. Tant pis si arrivé au stand tu ne serais plus là... Après tout, si tu n'en avais aucune envie, je ne pouvais pas te forcer à ce point. Même si mon geste partait d'une bonne intention.

Mais à ma plus grand surprise, lorsque je m'arrêtais pour commander notre repas, tu étais toujours là, silencieuse et tendue comme depuis l'instant où nous nous étions rencontrées. Mais présente. Et je ne pu m'empêcher de sourire discrètement, intimement heureuse que tu ne sois pas partie en courant. C'était peut-être ridicule d'être heureuse pour si peu, mais je ne savais pas pourquoi, je me sentais privilégié d'être celle qui t'accompagnerais pour déjeuner, celle que tu avais suivit. Tu étais sûrement du genre à rester solitaire, dans ton coin et là tu étais à mes côtés. Alors oui, j'étais vraiment heureuse. Mon regard se reposait ensuite sur le blondinet tenu pour responsable du stand, qui attendait patiemment notre commande. Alors que je prenais une inspiration pour me mettre à parler, tu me confias avec frayeur que tu souhaitais que je décide pour toi de ton repas. Ta voix étais tremblante, à tel point que je n'eu aucune hésitation à commander à ta place. « Alors, nous allons prendre deux sandwich euh... jambon mayo ! Et... Deux muffins aux chocolat, s'il vous plaît. »

Quelques minutes plus tard, nous étions enfin installés sur un banc dans le parc universitaire, au calme, tout prêt d'un grand chêne dont le vent dans son feuillage était le seul bruit aux alentours. Mais celui-ci était apaisant et comblait à merveilles le silence entre nous. Je dégustais mon sandwich, toute aussi muette que toi, te guettant de temps à autre. Tu semblais t'être enfermé dans une bulle increvable où je ne pouvais entrer. Je n'osais pas te parler, tu avais l'air de te remettre de l'humiliation que tu avais subi et, en voyant que tu mangeais correctement, je me sentais rassurée. D'ailleurs, tu dévorais ce sandwich à une telle vitesse que j'avais l'impression que tu n'avais pas mangé depuis plusieurs jours ! Mais je ne laissais pas un mot, ni une question s'échappait de ma gorge. Je t'avais suffisamment brusquer pour aujourd'hui. Malgré tout, je cherchais ton regard, ton regard bleu qui m'avait envahit de sa douceur dés le premier instant où mes yeux avaient croisés les tiens. Mais rien n'y faisait, tu m'ignorais complètement...

Une fois nos repas terminé, le silence était devenu pesant. Même le vent dans les branches n'était plus suffisant à garder l'atmosphère tranquille. Je me lançais finalement, me tournant face à toi, sans trop m'approcher de ta personne. « Il était vachement bon, ce sandwich ! Tu trouves pas ? Ce foutu blond désagréable fait quand même des sandwichs sacrément bon. Ca fait du bien un bon repas avant la reprise des cours... » Oh-mon-Dieu. Je me sentais tellement débile d'avoir dit des choses si inutiles et banales ! Mais que dire de plus ? Que dire à une compagnie muette et effrayée ? La banalité avait beau être ce qu'elle était, elle était quand même d'un réconfort cuisant. On pouvait se reposer dans la banalité, souvent, elle réchauffait les esprits froids, glacés par la peur. Je guettais malgré tout ton visage fermé, espérant que ta réponse soit positive. Au moins que tu répondes. Ce serait déjà un miracle...


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MessageSujet: Re: (abigalie) ▲ il y a ton sourire. (abigalie) ▲ il y a ton sourire. EmptyLun 13 Jan - 13:30







▲ il y a ton sourire.



Tu ne comprends pas pourquoi cette fille fait tout ça pour toi. Elle ne te connaît même pas ! Vous venez à peine de vous rencontrer, un pur fruit du hasard, et voilà qu’elle t’offre volontiers ton déjeuner, qu’elle commande même ton repas pour toi et qu’elle vous trouve en prime un petit coin calme et agréable pour manger votre sandwich jambon-mayonnaise. Décidément, tu ne comprends rien à cette situation qui te rend nerveuse et mal à l’aise. Bien que son sourire empli de chaleur arrive à desserrer le petit nœud d’angoisse à ton estomac, tu n’arrives pas à te détendre complètement. Alors tu manges en silence, le regard fixé sur le morceau de jambon qui dépasse un peu des tranches de pain de ton sandwich. Tu ne sais pas vraiment quoi dire, en fait. Tu n’as pas pour habitude de faire la conversation, de parler – surtout à des jeunes gens de ton âge. Au contraire, tu ne fais que les fuir continuellement. Ils te font peur, ils t’angoissent. Mais cette fille semble différente. Elle semble à part, elle ne ressemble pas à tous ces étudiants que tu croises dans les couloirs de l’université. Plus tu observes discrètement son visage doux et plus tu te dis qu’elle est un peu spéciale. Qu’elle a quelque chose en elle qui fait que tu as le sentiment que tu peux être en confiance à ses côtés. Tu ne saurais dire si c’est son regard franc et gentil, si c’est sa chevelure de feu à la couleur très inhabituelle ou bien si c’est cette façon qu’elle a de rendre le monde un peu plus beau autour d’elle. Oui, tu ne la connais que depuis quelques minutes à peine et pourtant ta journée semble déjà plus ensoleillée. Plus agréable aussi. Comme si tu avais tout oublié de ce que tu vis au quotidien durant un bref instant. Tu as arrêté de penser, là en sa compagnie.
Alors tu te dis que tu te dois de faire un effort, ne serait-ce que pour lui témoigner toute ta gratitude. Ne pas lui faire croire que tu ne lui es pas reconnaissante de ce qu’elle a fait pour toi à la cafétéria et au stand de sandwichs aussi. En plus, tu ne sais comment mais elle a choisi ton dessert préféré. Un muffin au chocolat. Cette petite douceur arrive toujours à te mettre du baume au cœur et tu te sens étrangement émue à l’idée qu’elle ait commandé ce dessert sans même savoir qu’elle ne pouvait pas te faire plus plaisir. Est-ce là ce qu’on appelle un coup du Destin ? Possible, oui. Mais, trop intimidée et ne voulant pas paraître encore plus stupide à ses yeux, tu te tais. Tu ne desserres pas les lèvres d’un millimètre. Tu n’oses pas lâcher le moindre mot et tu te contentes de te nourrir, de presque dévorer ce sandwich comme si c’était là le meilleur repas que tu aies pu goûter de toute ta vie. À vrai dire, tu  n’as rien mangé depuis la veille et ton ventre criait famine depuis le début de la matinée. Et tant que tu as ce morceau de pain garni entre les mains, tu gardes l’excuse de ton repas pour ne pas avoir à parler. C’est comme une protection, un rempart que tu dresses entre elle et toi pour ne pas avoir à entamer la discussion trop vite. Tu n’es pas prête pour ça. Tu as le cœur qui cogne beaucoup trop fort contre tes côtes à la simple idée de devoir parler, de devoir former des phrases avec des mots. C’est tout bonnement au-dessus de tes forces, tu en es tout simplement incapable. Parce que tu ne saurais pas quoi dire, parce que tu n’aurais rien à dire. De quoi pourrais-tu lui parler ? Tu ne sais pas.
Mais voilà, elle commence à te parler et toi tu as terminé ton repas. Tu n’as plus ton sandwich pour te protéger des mots. Comme en dernier recours, tu prends le temps d’enlever les quelques miettes qui sont tombées sur tes habits cependant que tu cherches quoi dire. La réponse paraît pourtant toute simple, il s’agit seulement de lui dire que oui, le sandwich était vraiment bon malgré sa simplicité. Juste ça. Ce n’est rien d’extravagant. Tu n’aurais pas forcément besoin d’entretenir le dialogue après, si ? « Oui… Vraiment très bon, tu souffles doucement tout en osant relever ton regard vers l’étudiante. » Tu croises ses grands yeux tendres et tu te sens rougir un peu au niveau des joues. Ton rythme cardiaque augmente de façon exponentielle et tu ne sais définitivement plus où te mettre. C’est quoi ce point dans ta poitrine, ce nœud dans ton estomac et cette chaleur à l’intérieur de toi ? « Il n’était pas si désagréable que ça, tu oses après avoir fixé tes prunelles sur tes doigts qui s’emmêlent les uns aux autres. Enfin… Si, tu as raison… il était désagréable… » Par peur de la mettre en colère parce que tu ne serais pas de son avis, tu as rapidement rectifié tes propos. Ça n’a pas vraiment d’importance que tu ne partages pas tellement son opinion. Tu ne veux pas qu’elle te reproche ensuite de ne pas être d’accord avec elle. Quand tu fais cette même chose avec ta Maîtresse, elle entre toujours dans des colères noires et violentes qui t’effraient énormément. Tu n’as pas envie de vivre ça à nouveau avec elle. Et puis, tu ne la connais pas – tu ne sais pas de quoi elle serait capable si tu venais à la contrarier malgré toi.
« Oui, c’est vrai que ça fait du bien, tu rétorques doucement. J’avais vraiment faim. » Et, à vrai dire, tu avais encore cette faim qui te tiraillait un peu l’estomac. Tu aurais certainement pu manger un autre de ces sandwichs, tout compte fait. Mais tu ne sais pas pourquoi tu as pris la peine de le préciser. C’est idiot. Et elle s’en fiche certainement. Le fait est que tu ne savais pas trop quoi répondre alors tu as dit la première chose qui t’est passé par la tête. C’est aussi inintéressant que si tu avais parlé de la pluie et du beau temps mais tu as fait l’effort de dire quelque chose au moins. C’est déjà un grand pas pour toi. Et puis, tu te rends compte que tu ne connais même pas son prénom. Tu ne sais même pas comment s’appelle la fille qui t’a offert un repas avec tant de gentillesse. Tu te sens un peu impolie pour le coup mais tu ne sais pas trop comment rectifier la situation. « Talie, tu lâches finalement après t’être torturé l’esprit pendant de longues minutes. Je… je m’appelle Talie. Talie-Rose, mais je préfère juste Talie. J’étudie en lettres modernes. » C’est certainement la plus longue phrase que tu lui aies adressé depuis que vous avez quitté le restaurant universitaire. C’était sans doute un peu abrupt comme approche, un peu soudain aussi. Et elle ne t’a jamais demandé ce que tu faisais comme études mais tu as jugé bon de le préciser, comme une invitation à ce qu’elle te dise à son tour ce qu’elle fait dans cette université. « Et toi, tu t’appelles comment ? »






tu vois, je n’y peux rien ce monde n’est pas pour moi, ce monde n’est pas le mien


Dernière édition par Talie-Rose Aurore Grimm le Lun 17 Fév - 15:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (abigalie) ▲ il y a ton sourire. (abigalie) ▲ il y a ton sourire. EmptyMar 21 Jan - 0:28

TALIE & ABIGAËLLE

« Il y a ton sourire. »


J'étais surprise de voir la jeune blonde face à moi me répondre. C'était devenu presque inespérée qu'elle m'adresse la parole. Elle était si frêle que même lui demander son prénom ne m'avait pas effleuré l'esprit, tellement j'avais la crainte de la brusquer et de la déstabiliser. Ses réponses étaient hésitantes, peu sincères. Elle trouvait le serveur du snack sympas, mais s'était ravisé pour acquiescer mes propos. Pourquoi ? Après tout, la différence d'opinion était une force dans des relations. Je ne comprenais pas pourquoi elle avait décidé d'aller dans mon sens. Avait-elle peur de moi ? J'espérais que non, car mon seul but avait été de soutenir quelqu'un, de l'aider à se sentir un peu mieux et puis, je ne pouvais pas nier que son charme ne m'avait pas laissé indifférente.

En tout cas, j'avais bien deviné, elle avait très faim. Pour qu'elle le précise, c'est que son estomac devait réclamer beaucoup de nourriture depuis un certain moment. A cet instant, je me demandais quelle hygiène de vie avait-elle en dehors d'ici, de cette université plutôt joviale et ouverte. Suivait-elle un régime particulier ? Ou ne possédait-elle pas assez d'argent pour se nourrir correctement ? Je savais que les réponses à mes questions resteraient floues. Je fus cependant ravie qu'elle se présente. J'esquissais un sourire des plus gigantesque à l'entente de se prénom, tentant de soutenir son regard d'un bleu intense, malgré qu'il divaguait ou plutôt, qu'il m'évitait. « Je m'appelle Abigaëlle ! J'étudie en histoire de l'art, moi. Je suis ravie de te connaître, Talie. » J'étais tellement émue et heureuse que la présentation vienne d'elle, que je gardais ce sourire figé sur mon visage, lui tendant ma main pour la mettre un peu plus en confiance.

Talie. Talie-Rose. C'était là un prénom qui allait à merveilles avec son visage. Talie me faisait penser à une fleur. Elle y ressembler beaucoup, avec son attitude frêle, son regard tendre, triste et prudent. Je savais qu'on pouvait piétiner et détruire cette fille, comme l'ont détruirait une pauvre marguerite. Mais je ressentais tout le contraire pour cette jeune femme. Je me voyais plutôt comme la jardinière qui serait prête à l'entretenir, à la faire pousser, à l'aider à s'épanouir au soleil... En si peu de temps, je ressentais déjà beaucoup de sympathie pour Talie, voire même de l'attachement. Etait-ce ridicule ? Sûrement. Qui plus est, elle ne devait pas être habitué à ce genre d'attention, ça se ressentait directement, rien qu'à l'expression de son visage lorsque je lui tendais la main.

Alors que j'espérais de tout coeur qu'elle saisisse ma main et qu'elle me décroche un sourire, le bruit léger et lointain d'une sonnerie stridente retentit dans le parc. Le silence du vent et des feuillages fut brisé. Une crainte naissait alors en moi. Et si je ne la revoyais plus jamais ? Et si je l'avais effrayée et qu'elle m'éviterait à présent parce que j'avais été un peu trop insistante ? Mon visage se ternit, et je fis mon maximum pour cacher mon soupire. « Il va falloir y aller, nous devons aller en cours. » Je me souvins alors qu'elle étudiait en lettres modernes, une salle toute proche de la mienne. Peut-être que ce détail qu'elle avait innocemment prononcé était une sorte de signe du destin ! Je me lançais à nouveau, prenant les devants, mais cette fois avec un peu plus d'hésitation. « Tiens, ta classe doit être tout prêt de la mienne ! Tu veux que je t'y accompagne..? » Mon regard se fixa dans ses iris et je priais intimement pour qu'elle accepte. Qu'était-il donc en train de m'arriver ?


STAY ❞

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MessageSujet: Re: (abigalie) ▲ il y a ton sourire. (abigalie) ▲ il y a ton sourire. EmptyLun 17 Fév - 15:33







▲ il y a ton sourire.



Immobile sur le banc, tu te demandes encore ce qu’il t’a pris. Tu te demandes pourquoi tu as relancé cette conversation entrecoupée de blancs qui te mettait au comble du malaise. C’était une très mauvaise idée, tu crois. Mais c’est comme si sa voix arrivait à t’apaiser, à calmer une tempête en toi. Elle transforme le hurlement du vent en une mélodie douce et caressante aux oreilles. Et ça te fait du bien. Elle te fait du bien. Cette jeune femme ressemble à un rayon de soleil après un orage violent et destructeur ; elle est le printemps après l’hiver. Même si une part de toi a toujours envie de fuir en courant pour aller te cacher, tu te sens finalement bien en sa compagnie. L’heure du déjeuner est passée si vite. Et tu as même réussi à oublier l’incident du restaurant universitaire. Plus de plateau renversé ; plus de yeux braqués sur toi, inquisiteurs et moqueurs ; plus de gêne poisseuse, plus de honte s’enroulant autour de ta gorge fine. Juste cette infinie douceur dans le regard sombre, juste cette incroyable tendresse dans le sourire de ces lèvres roses. Sa présence te fait alors un drôle d’effet, tu as comme un petit nœud au ventre, un frisson dans le dos. Et, loin d’être désagréables, tu te surprends à apprécier ces sensations qu’elle te procure. C’est doux, c’est chaud. Un peu comme du chocolat que l’on a fait fondre au bain-marie. Tu as un petit sourire qui vient éclairer ton visage. Ton corps se détend. Ton être tout entier s’ouvre à cette jeune fille que tu viens de rencontrer. Finalement, c’était une bonne idée de te présenter.
Abigaëlle. Son prénom résonne en toi comme le tintement d’une sonnette. C’est mignon. « C’est joli comme prénom, Abigaëlle, tu lâches timidement sans pourtant oser la regarder. Enchantée de te connaître, Abigaëlle. » Tu aimes bien prononcer son prénom. Il roule sur ta langue avec cette même grâce qu’une vague venant caresser le sable fin d’une plage dorée. Tu as si peu l’habitude de parler aux gens autour de toi que tu te sens toute étrange de te trouver là, à converser avec la jeune femme aux cheveux de feu. Et puis, tu observes un peu avec réticence cette main fine et blanche tendue en ta direction. Un peu étonnée et gauche, tu te demandes quoi faire durant un instant avant que ton corps ne prenne la décision de répondre à cette paume offerte de sa propre volonté. Au contact de la chair douce et brûlante contre la tienne si glacée, un courant électrique te traverse toute entière. C’est agréable. C’est comme un doux frisson qui secoue ton échine, renverse ton estomac. C’est comme si ton monde tanguait, comme si ton univers s’en retrouvait tout à coup secoué. Tu restes interdite devant ces sensations nouvelles. Devant ce simple attouchement qui crée ce bouillonnement dans ton sang, ces palpitations dans ta poitrine. Que sont donc toutes ces perceptions affolantes ? Es-tu seulement en droit de ressentir ça pour cette quasi-inconnue ? Qu’en dirait ta Maîtresse ? Cette seule pensée te glace le sang et tu retires vivement tes doigts d’entre les siens comme si elle t’avait soudainement brûlée. Grand Dieu, qu’est-ce que tu as fait ?
« Je… Je crois qu’il faut y retourner maintenant, tu marmonnes entre tes dents d’une voix tremblante alors que tu as jeté un rapide coup d’œil à ta montre. J’ai cours cet après-midi… » C’est là une excuse bien salutaire qui te donne l’occasion de t’extirper de cette situation des plus inconfortables. Tu te lèves du banc, époussettes doucement tes habits parsemés de quelques miettes avant d’enfiler ton sac de cours à l’épaule. Tu es presque pressée de pouvoir t’en aller désormais et pourtant, une infime partie de toi est peinée à l’idée de la quitter. Tu essayes tant bien que mal de ne pas trop y penser mais ce visage de poupée fragile semble se graver à l’intérieur de toi comme au fer rouge. « Non merci, ça va alle, tu déclines sans oser lui jeter un seul coup d’œil. Je ne voudrais pas te mettre en retard surtout. » Et avant même qu’elle puisse répliquer ou trouver un excuse qui te forcerait à accepter, tu déguerpis au plus vite. Loin de cette présence qui semble te chambouler – un peu trop te bouleverser. Tu croises tout de même ses grands yeux emplis de déception et un petit nœud serre ton ventre. Tu te dis que ce n’est pas très sympathique pour elle après tout ce qu’elle a fait pour toi à la cafétéria – drôle de façon de la remercier. La culpabilité s’enroulant à ta gorge, vicieuse, tu fais rapidement demi-tour pour la rejoindre à nouveau. « J’espère que l’on se reverra bientôt, Abigaëlle, tu lui glisses doucement avant de poser un baiser sur sa joue. » Et un frisson te parcourt, échauffant ton être. C’est étrange tous ces fourmillements au creux de ton estomac.
Le feu aux joues, tu te détournes et reprends ton chemin, vive comme l’éclair. Ton cœur s’éclate en coups sourds contre tes côtes. C’est si étrange pour toi. « Et encore merci pour le déjeuner ! prends-tu le temps de lancer par-dessus ton épaule avec un geste de la main et un sourire chaleureux sur les lèvres en la direction de l’élève qui a été ta sauveuse aujourd’hui. » Mais tu accélères finalement le pas, gênée par tant de familiarité de ta part. Tu ne sais pas ce qu’il te prend exactement. Ce n’est pourtant pas dans tes habitudes. Tu ne fais jamais ça, ordinairement. Si ta Maîtresse avait vu toute cette scène ridicule, sûr qu’elle aurait été furieuse contre toi. Tu pourrais recevoir des coups de ceinture pour ça. Avalant maladroitement ta salive, tu sens toute la joie légère insufflée par ce déjeuner sous les arbres qui s’envole en fumée. Ton sourire s’estompe en même temps que la peur se glisse sinueusement jusqu’à ta gorge. Jamais tu n’aurais dû accepter qu’elle t’offre ton déjeuner. Tu ne sais pas ce qu’il t’a pris mais tu commences vraiment à regretter ce moment passé en sa compagnie pourtant agréable. Et si ta Maîtresse venait à l’apprendre ? La mort dans l’âme, tu t’assois sur un banc de l’amphithéâtre. Qu’est-ce que tu vas faire maintenant ? Tu as pourtant envie de la revoir au fond de toi mais tu sais que ta Maîtresse ne le permettrait pas. Oh ça non, elle ne permettrait pas une telle chose. Mais peut-être qu’elle n’est pas obligée de savoir, au fond ? Un fin sourire quelque peu soulagé étire tes lèvres à cette pensée. Tout ce qu’elle ne sait pas ne peut pas la mettre en colère après tout. Pas vrai ? Ça, c’est une bonne pensée.






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