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  « Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis. »

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MessageSujet: « Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis. »  « Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis.  »  EmptyJeu 24 Oct - 9:28


Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis
Stefan & Duchesse


La salle était vide. La grande table décorée par de nombreuses pâtisseries comme quelques muffins, cupcakes et viennoiseries ne donnaient plaisir à personnes puisque chaque sièges étaient inoccupés. Un silence pesant régnait dans la salle et seule le tic-tac de l'horloge brisait l'atmosphère de solitude que le décor implanté laissait paraitre. Cette dernière ne marchait pas. C'était une horloge qui faisait "tic-tac" mais dont les aiguilles n'avançaient pas. Le temps était indéfiniment figé, puisque telle était la devine du Lièvre de Mars et de son regretté compère le Chapelier Toqué.

Une longue histoire. Autrefois, au Pays des Merveilles, ils ressassaient sans cesse l'heure du thé, en changeant de place toutes les heures puisque toutes les heures une nouvelle heure du thé s'annonçait. Et à toutes les heures du thé, le trio de loufoques - Le Loir était de mèche, mais il passait plus de temps à dormir dans sa théière à raconter des baliverne qu'à profiter de la fête - chantait en fêtant leur non anniversaire pour pouvoir oublier leur misère. Oh oui, parce que derrière chaque chanson, chaque composition et chaque tasse thé prises, se cachait en réalité une profonde mélancolie. Quelque chose à combler. C'était comme s'ils avaient été maudits, par le temps en lui même. Impossible de s'arracher de cette table, seulement pour les terribles séances de tribunal données par la Reine qui faisait couper une cinquantaine de tête par jour et dont le trio avait réussi à s'échapper plus d'une fois, en particulier, le Chapelier. Le lièvre, lui, se taisait. Il n'avait jamais rien à voir avec les problèmes qui se passaient. Sa seule préoccupation, c'était de boire du thé, et parfois, de manger quelques gâteaux qu'il avait lui même confectionné. Si cela pouvait peindre un bien triste portrait, en réalité, il ne s'en plaignait pas.

Mais les choses avaient à présent changées. Le lièvre n'était plus lièvre. C'est un grand gaillard à l'aspect mince et frêle qui passait beaucoup de temps à gesticuler. Ses oreilles avaient disparues, tout comme sa quenotte et les parties de son anatomie qui faisait autrefois de lui un animal à l'aspect d'un léporidé. Il avait à présent un nom : Stefan. Pourquoi ce nom? Aucune idée. C'était ainsi qu'on l'avait appelé lorsqu'il était apparu dans cette drôle de dimension. Sa vie avait aussi changée et si le temps semblait défiler plus vite qu'à la normale, il avait encore du mal à s'y adapter. Les gens disaient que c'était un miracle qu'un homme comme lui ait réussi dans le commerce. La vérité c'était que, malgré ses airs de déglingué, et ses nombreuses bavures qui l'avaient invités plusieurs nuits en gardes à vue, il était très sérieux et son petit air dérangé accentuait un petit air charismatique que certains gens appréciaient. Car il se trouvait qu'en cette génération de société de consommation où tout était dicté et conditionné, les personnes différentes se faisaient aisément remarquées. Et dieu sait que Stefan était différent. Ce devait être le premier adjectif par lequel on le qualifiait. Ceci, en égalité avec "fou". Mais la folie n'était pas forcément perçue comme négative. Pas tout le temps.

Ainsi, le dit Stefan "March" Keddle fit les cent pas dans la salle et s'arrêta devant la vitrine pour observer la rue. Il n'y avait pas grand monde qui passait, à sa déception. Et, lorsque quelques personnes traversaient l'allée où était situé son salon de thé, personne ne l'attirait vraiment pour pouvoir l'entrainer chez lui. Personne, sauf peut être, cette jeune dame qui venait de pointer le bout de son nez à l'autre bout de la rue. Alarmé, il s'enquit de sortir et de venir à sa rencontre, marchant d'abord d'un pas, certes, déterminé, mais surtout enthousiaste. Elle ne l'avait pas encore remarqué, enfin, c'est ce qui semblait l'être. Puis il cessa sa course devant elle en posant sa main devant lui pour l'arrêter. Plantant son regard dans le sien, ses yeux brillant d'excitation, il lui pris l'une de ses mains dans les siennes, ainsi que la parole :

"Mademoiselle, j'ai une merveilleuse nouvelle à vous annoncer! Car oui, figurez vous qu'aujourd'hui, c'est votre non anniversaire et qu'il faut absolument fêter cela! Venez avec moi, je vous offre une tasse de thé et des petits gâteaux en hommage à ce merveilleux jour!"

Sans attendre de réponse, il l'entraina jusqu'à son magasin, la cloche sonnant à leur entrée. Malheureusement, personne pour les accueillir. Normal, Stefan avait été seul en ce jour, le reste de ses employés en jour de congé. Quel dommage!
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