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 L'appel du sang

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MessageSujet: L'appel du sang L'appel du sang EmptyJeu 31 Oct - 17:24

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L' Appel du Sang.


Musique

Maintenue sur un équilibre précaire, Anna se trouvait en haut d’une échelle vacillante, faisant face aux hautes étagères de jouets de la boutique. Ses doigts parcouraient les poupées de porcelaine, sans savoir sur laquelle s’arrêter. Finalement, elle baissa la tête et son regard accrocha celui d’une vieille femme en contrebas.

« Vous me disiez vouloir laquelle ? » demanda la jeune femme.
« Celle avec le chapeau à ruban et la robe rose. »

Anna reporta ses prunelles brunes sur l’étagère des poupées et scruta leur petit minois, jusqu’à enfin repérer l’objet de sa recherche. Elle se saisit du précieux jouet, s’appliquant à ne pas froisser sa toilette ou à emmêler ses belles boucles blondes.

« Je l’ai trouvée, madame ! » annonça-t-elle, prête à redescendre les marches.

L’échelle trembla un peu, manquant de tomber à la renverse mais la jeune femme parvint tout de même à retoucher la terre ferme sans encombre. Néanmoins, elle ne comptait pas retenter indéfiniment l’exploit et elle comptait bien en parler à Damon pour qu’ils investissent dans un nouveau moyen pour parvenir aux étagères supérieures, ou du moins, une échelle plus sûre.
Enfin au niveau de la vieille dame, l’employée lui présenta la poupée avec un sourire.

« Je suis persuadée que celle-ci ravira votre petite fille ! » l’encouragea-t-elle.

La cliente opina, encore dans la contemplation de la petite fille de porcelaine. Puis Anna la guida jusqu’à la caisse pour qu’elle puisse emballer le cadeau. Avec beaucoup de délicatesse, elle déposa la poupée dans sa boîte ouvragée, comme si elle déposait un enfant dans son berceau. Et après que la dame l’eut payée, elle lui confia le paquet et cette première s’en alla, fière de son achat.

« Et une nouvelle journée de terminée… » souffla Anna en soupirant.

Elle sortit de derrière le comptoir et se chargea de retourner la pancarte de la porte afin que la boutique soit déclarée fermée. Toutefois, il lui fallait encore s’occuper de quelques détails et faire un rapide inventaire avant de partir. Elle partit donc en direction de l’arrière-boutique.
Anna souffla, ses problèmes accaparant toutes ses pensées. Pas une seconde ne s’écoulait sans qu’elle ne songe à ce qu'il s'était passé il y a quelques semaines. Elle en pouvait se consoler qu'en songeant que cette bêtise d'un soir, elle l'avait commise avec David. Malheureusement, son chagrin et sa peur prenaient racine car elle ne savait si ses sentiments étaient réellement réciproques. Elle voyait bien qu’ils se plaisaient, sinon ils ne se seraient pas retrouvés dans le même lit, bien qu’ils soient alcoolisés. Mais comment savoir si ses sentiments étaient aussi forts que les siens ? D’autant que l’ombre de sa fiancée planait sur eux et réduisait à néant toutes les espérances d’Anna. Sa venue à Fantasia Hill ne lui semblait pas une bénédiction, et même, les choses avaient empiré.
Cependant, elle devait tout de même s’accorder sur un fait : Elsa avait changé. Depuis qu’elles avaient été projetées dans le monde réel, ils semblaient que les pouvoirs de sa sœur se soient évanouis, et ses terribles desseins avec elle. Elle n’était plus animée par cette soif du sang d’Anna et elle ne s’en prenait plus aux enfants malades comme autrefois. Une relation plus apaisée et un retour à la confiance était désormais possible à Fantasia. Mais elle restait tout de même sur ses gardes car la vraie nature de sa sœur pouvait se manifester à tout instant. Mais elle était en confiance, elle voulait croire en sa sœur et en ce renouveau qui s'offrait à elles.
Anna fit le tour de l’arrière-boutique et enfin, elle se redirigea vers l’entrée et referma définitivement la porte derrière elle. D’ordinaire, il y avait toujours Damon avec elle pour fermer boutique, mais aujourd’hui, il avait fini son service un peu plus tôt. C’était donc à Anna de s’en charger seule et elle le faisait de bonne grâce.
L’été était là, et même si le jour commençait à décliner, elle n’avait pas froid. Et cela l’arrangeait. La princesse n’avait jamais aimé l’hiver et le froid, mais c’était devenu une réelle torture depuis que sa sœur avait fait régner l’hiver éternel dans leur monde. Heureusement, elle était parvenue à empêcher tout cela grâce à son sacrifice.
Elle s’engagea dans les rues de Fantasia Hill, prête à se rendre au Méli-Mélo House. Elle ne rêvait maintenant plus que de la chaleur de sa chambre se prélasser dans un canapé. Elle se sentait totalement exténuée et elle commençait à peiner à avancer. Rapidement, elle fut essoufflée sans qu’elle ne comprenne pourquoi. La tête lui tournait soudainement et ses mains s’appuyèrent contre un mur pour ne pas perdre pieds. Toutefois, elle continuait à avancer, s’accrochant à la rambarde.
Et tout à coup, un vertige la submergea avec tant de force que ses jambes se dérobèrent sous elle. Elle tomba à la renverse et sa tête heurta le rebord d’un trottoir. Tout devint noir et elle se sentit perdre conscience. La dernière chose qu’elle entendit fut les exclamations paniquées des gens qui se trouvaient alentour.
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J-Elsa Snow-Queen Melmoth

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J-Elsa Snow-Queen Melmoth
J'ai posé bagages ici le : 01/11/2013 Jouant le rôle de : la reine des neiges et la soeur ainée d'un petit ange (frozen) Nombre de messages : 484 On me connait sous le pseudo : pop'n gum Un merci à : avatar, endlesslove. gif, tumblr. Je suis fier(e) de porter l'avatar de : la magnifique teresa palmer
MessageSujet: Re: L'appel du sang L'appel du sang EmptyJeu 9 Jan - 12:28

L'appel du sang
sparkling angel i believe you were my savior in my time of need. blinded by faith couldn't hear all the whispers, the warnings so clear. i see the angels, i'll lead them to your door. there's no escape now, no mercy no more. no remorse cause i still remember. you showed me dreams, i wished they'd turn into real.
Elle passait les portes du hall, s’avançant doucement parmi tous ces visages inconnus. Elle feignait l’indifférence, les traits de son visage ne trahissaient aucune expression, aucune émotion. Rien ne passait si ce n’est son assurance et la pointe d’arrogance avec laquelle elle se déplaçait continuellement. De jour en jour, cela ne la lâchait pas. Elle n’était pas comme eux. Elle n’avait rien à voir avec eux. Dans son passé, il existait une époque bénite où elle avait été au sommet, où personne ne pouvait plus l’atteindre et où elle pouvait enfin laisser toutes ses pulsions s’exprimer. Même les pires. Mais tout cela s’était terminé. Son arrivée à Fantasia Hill, dans le monde des mortels l’avait perturbé. L’espace d’un instant, elle avait perdu ses repères, tout ce qui faisait qu’elle était elle. A commencer par ses pouvoirs. Comment pouvait-elle être la reine des neiges, sans pouvoir ? Comment pouvait-elle seulement être elle-même sans ce qui l’avait caractérisé durant toutes ces années ? Au début, elle avait cru cela impossible. Insurmontable. Avant de se reprendre. Une reine ne pouvait pas se laisser abattre. Alors elle s’était reprise, s’était reconstruite et elle semblait même avoir trouvé sa voie. Celle qui lui convenait. Même si elle était incapable d’oublier ses anciens rêves, ses anciens espoirs. Ils restaient là dans un coin de sa tête, prêt à jaillir au moment opportun. Parce qu’elle pouvait essayer d’avancer, essayer de faire croire au monde qu’elle était animée de bon sens et de gentillesse. Au fond d’elle, elle savait. Elle savait qu’elle n’avait pas changé, qu’elle n’était ni gentille ni attentionnée mais toujours la même. Cette personne froide, orgueilleuse et cruelle. Un simple sort et un stupide changement de lieu ne pourrait rien y changer. C’était inscrit au plus profond de son être. Et en réalité, elle n’était même pas sure de vouloir changer. De vouloir devenir comme toutes ces personnes, assises dans une salle d’attente à pleurer sur leur sort tout en la regardant passer. Elle n’était pas comme eux et ne l’avait jamais été. Elle n’allait pas pleurer, ni trahir aucune expression de tristesse ou de crainte parce qu’aucunes d’entre elles n’avaient de place sur son visage. Indifférente à tout ce qui l’entourait, elle continuait d’avancer et c’est les lèvres serrées qu’elle dut demander le numéro de la chambre qu’elle cherchait. Pendant un instant, elle crut même que l’infirmière allait l’obliger à répéter mais son regard dut l’en dissuader. Si bien qu’une fois l’information obtenue, Elsa ne lui adressa pas un regard de plus et se détourna. Elle suivit les panneaux, ignorant la présence des gens autour d’elle et lorsqu’elle arriva dans un couloir désert, elle sembla enfin se dérider un peu. Ses yeux balayaient chaque porte pour trouver la bonne. Et elle ne put ignorer les battements de son cœur qui avaient tendance à s’accélérer. Finalement était-elle si différente des autres ? Elle voulait y croire mais une partie d’elle savait que la réalité était beaucoup plus complexe. Son apparence froide la préservait mais une fois seule, elle ressemblait au commun des mortels. Cela avait tendance à l’agacer au plus haut point mais elle ne pouvait pas lutter. Elle avait déjà essayé auparavant et en y repensant elle sut que cela aurait pu mal finir si elle n’était pas venue la sauver. Son ange gardien personnel. Sa petite sœur avait été là pour la sauver, l’aider à affronter même les pires moments et jamais elle ne l’avait lâché. Même si c’était dangereux, Elsa avait pu compter sur un soutien sans faille. D’une certaine manière, elle avait été la seule à l’apaiser, à chasser ses vieux démons, à la protéger du mal qu’elle pouvait se faire elle-même. Mais qui la protégeait, elle ? Qui était à même de protéger sa petite sœur ? La question semblait lui sauter au visage alors que sa main se posait sur la poignée de la porte. Elle n’avait qu’à l’ouvrir pour entrer dans la petite pièce mais elle n’y arrivait pas. Elle avait déjà failli la tuer alors elle n’était pas la bonne personne pour veiller sur elle. Elsa en était persuadée. Ce n’était pas elle qu’il aurait fallu appeler. N’importe qui, mais pas elle. Pourtant lorsque son téléphone avait sonné, elle n’avait pas hésité. Elle s’était levée et jusqu’à ce qu’elle atteigne l’hôpital, l’hésitation n’avait pas eu sa place dans son esprit. Ce n’était que maintenant, quand personne ne pouvait la voir, qu’elle arrivait à y songer. A ce qu’elle ferait si Anna était véritablement mal en point, à ce qu’elle était capable de faire si jamais elle ne s’en sortait pas. Mais pour agir, il fallait se rendre compte de la situation par nous-mêmes, pas simplement rester derrière une porte. Inspirant légèrement, cherchant du courage là où elle le pouvait, Elsa poussa la porte, avançant doucement dans la pièce. Tout était calme, le seul bruit des machines venait perturber le silence et Elsa avisa le lit devant elle. Hésitante, elle s’approcha doucement. Sa sœur avait les yeux fermés, comme si elle dormait et semblait pour le moins apaisée comme si elle était en train de rêver. Un rêve doux et mélancolique à la fois, à en juger par les traits de son visage. Elsa perçut un peu de bruit derrière elle et tourna la tête. Ce qu’elle supposait comme étant le médecin d’Anna venait d’arriver, ce qui ressemblait à un léger s’installa sur ses lèvres un quart de seconde avant de disparaitre. « Est-ce que c’est grave ? » Elsa ne reconnaissait plus sa propre voix tellement elle était faible. Avait-elle eu si peur que ça sans même s’en rendre compte, trop obstinée qu’elle était à cacher la moindre de ses émotions. Le médecin avait le nez dans le dossier, cherchant probablement la réponse la plus adéquate. Elsa finit par s’approcher, sa main trouvant celle de sa sœur et la serrant doucement. Elle leva l’autre, repoussant une mèche de ses cheveux rebelles. « Allez petite sœur, il est temps d’ouvrir les yeux. » Elle releva ses yeux, jetant un coup d’œil à la machine devant elle qui mesurait les battements de son cœur. Elle n’y connaissait rien mais elle espérait que ce soit normal. « Je t’en prie Anna. Tu n’as pas droit de me laisser toute seule, on se l’était promis tu te souviens… » Un jour ou l’autre. Entre d’autres promesses de ne plus jamais se lâcher, de ne plus jamais s’éloigner. De rester unies, quoi qu’il puisse arriver.

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it's time to surrender.

no more fear. they said you were so weak. and now i put you down to lay. nothing to feel for you. this was our last chance. skin so cold. i knew you'd go away and now i put you down to lay.

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MessageSujet: Re: L'appel du sang L'appel du sang EmptyMer 15 Jan - 0:33

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L' Appel du Sang.



« Elsa ! Elsa ! Réveille-toi ! Réveille-toi ! Réveille-toi ! » murmurait le plus doucement possible l’enfant malgré son excitation en secouant sa sœur. Une petite tête blonde émergeait des couvertures et ne comptait pas s’en laisser déloger aussi facilement. Toutefois, il y avait peu de choses que la rouquine se voyait refuser aussi redoubla-t-elle d’efforts, d’arguments jusqu’à se voir expulsée du lit sur lequel elle se trouvait. Tombant abruptement sur le parquet de leur chambre, l’enfant eut une moue piteuse et boudeuse jusqu’à ce qu’une idée ne jaillisse soudain dans son esprit, comme un éclair de génie. Elle bondit sur le lit, fière de sa trouvaille et retira quelques couvertures du visage de son aînée pour être certaine qu’elle l’entende. « Tu veux faire un bonhomme de neige ? ». Et c’est alors qu’Elsa se décida enfin à ouvrir un œil et que son sourire répondit pour elle. Portée par son allégresse, elle attrapa sa sœur par la main et la mena avec elle à travers les couloirs du palais de leur enfance jusqu’à la salle de bal. « Fais-moi un tour de magie ! » priait l’enfant et la belle blonde s’exécuta alors, sous le regard émerveillé de sa cadette. Et puis de la neige, de la glace et cette belle magie qui envahissait l’espace. Des heures à jouer dans la neige, à glisser, façonner des bonhommes de neige, des rires aux éclats et soudain, les ténèbres… et cette mèche blanche qui ne la quittait plus depuis ce rêvé étrange d’un Troll qui l’embrassait. L’incompréhension débuta alors avec le départ de sa sœur dans une autre chambre, ces nombreux refus où elle ne déniait même pas ouvrir la porte sur laquelle Anna avait frappé de si nombreuses fois. Son poing s’usait chaque jour sur le bois du battant, mais jamais il ne s’ouvrait, ne lui laissant que la solitude pour amie. Et cet appel désespéré quand le drame était arrivé, cette mort que personne n’aurait pu prévoir et qui affligea tant la princesse qu’elle s’essaya une dernière fois à frapper à la porte alors qu’elle avait abandonné depuis si longtemps. Elle avait besoin d’Elsa, de sa présence, de ce lien qui les unissait autrefois et qui était si fort. Pourquoi la rayer d’un seul coup de sa vie ? Pourquoi cette présence froide et hautaine qu’Anna ne reconnaissait pas dans les yeux de son aînée ? Pourquoi lui semblait-elle tout à coup cruelle ? Et comme si la mort n’était pas un fléau suffisant, le malheur poursuivit son œuvre. La trahison, la douleur, la magie qui renaît tout à coup des cendres de sa mémoire, redoutable alors qu’elle l’avait connue si belle. Cette magie, elle appartenait à son enfance et elle aurait souhaité la mettre dans un écrin, l’offrir à sa sœur, chasser la peur, afin de ne plus choisir que le chemin de l’espoir pour continuer, pour être ensembles. Anna l’avait cherchée cette belle magie, elle avait tout fait pour la retrouver et ramener sa sœur à la raison. Personne ne naît mauvais, Elsa devait retrouver cette part d’elle-même, ce petit bout de cœur, sa secrète faiblesse que la princesse savait enfouie au fond d’Elsa. Elle voulait lui tendre la main, prendre le même chemin, et y arriver encore, ensembles… Mais le destin avait été tout autre. Au lieu d’un renouveau, elle n’avait eu droit qu’à une fin, un ultime sacrifice pour lui prouver enfin qu’il y avait du bon en elle, qu’elle méritait qu’on meure pour elle parce qu’elle avait encore cette part de beauté au fond du cœur. Nulle cause perdue quand il s’agissait de sa sœur, seulement une âme déchirée à guérir, à panser les écorchures et à recoller les morceaux. « Allez petite sœur, il est temps d’ouvrir les yeux. » Réveille-toi… Un écho lointain dans l’esprit de la princesse qui semblait comme bercée par le bip régulier de la machine. « Je t’en prie Anna. Tu n’as pas droit de me laisser toute seule, on se l’était promis tu te souviens… » Une promesse… Très difficilement, ses paupières closes s’ouvrirent. D’abord éblouie, elle referma les yeux avant de retenter l’expérience jusqu’à parvenir à s’acclimater à la lumière. Sans comprendre réellement où elle se trouvait, ses pâles prunelles n’observaient que le plafond blanc et nue au-dessus d’elle, quand elle sentit une pression sur sa main. Elle tourna lentement la tête, gémissant de douleur chaque mouvement lui semblant un supplice alors qu’elle avait la sensation que quelqu’un était en train de frapper avec un marteau sur l’arrière de son crâne. « Elsa… » murmura-t-elle, la voix rendue rauque par l’émotion et la douleur. Elle sentit des larmes venir border la lisière de ses yeux, pourtant un sourire commençait à naître sur ses lèvres. Elle se sentait tout à coup en sécurité, lovée dans la présence rassurante de sa sœur, de la seule personne qui n’avait jamais compté à ses yeux et qu’elle avait retrouvée malgré le sortilège. « Elsa, tu es venue… » souffla-t-elle faiblement en pressant la main d’Elsa dans la sienne, son regard s’ancrant dans le sien dans une union autrefois oubliée. Une présence se manifesta soudain à elles, le médecin. « Vous vous réveillez enfin mademoiselle Melmoth ! Vous avez réchappé de peu à quelque chose de grave, en vous évanouissant, vous avez frappé violement la tête contre le trottoir, fort heureusement vous avez réchappé au trauma-crânien. Gardez votre bandage durant quelques jours et tout devrait bien se passer pour la suite, des maux de tête tout au plus. » leur apprit le docteur, les yeux toujours rivés sur le dossier, puis il releva le regard vers les deux sœurs, un grand sourire sur les lèvres. « En tout cas, vous n’avez pas à vous en faire, mais il va falloir vous ménager désormais mademoiselle. Certaines grossesses sont plus éprouvantes que d’autres. » Le visage de la princesse se décomposa tout à coup, ne sachant que tirer de cette remarque. « Certaines quoi ? » parvient-elle finalement à articuler, la gorge serrée d’angoisse. Ses sens lui jouaient-ils des tours ? « Une grossesse. » répéta le médecin. « Vous êtes enceinte, mademoiselle. Félicitations ! Je suppose que vous devez être impatiente de l’annoncer au père. Allez, portez-vous bien. » Puis sans plus de cérémonie, il quitta la chambre, heureux d’avoir annoncé ce qu’il croyait être une bonne nouvelle, prétextant devoir voir d’autres patients. Un froid immense et pesant se posa sur ses entrailles pour ne plus s’en déloger. Son regard s’était figé vers la porte, comme si elle espérait qu’il allait en franchir le seuil pour lui annoncer que ce n’était qu’une mauvaise plaisanterie. Enceinte de Victor ? Elle sentit la panique l’envahir tout à coup, sa respiration devenir courte et douloureuse. Elle manquait d’oxygène et son cœur se serrait chaque seconde un peu plus dans sa poitrine. La main de la princesse se déroba tout à coup à celle de sa sœur pour la tenir fermée tout contre son cœur qui la faisait souffrir. Et soudain, elle éclata en sanglots désespérés, cachant honteusement son visage au creux de ses mains. « Elsa, ce n’est pas ce que tu crois… » hoqueta-t-elle. Lâchement, elle n’osait même plus croiser le regard de son aînée. Mais sa vie était devenue un tel chantier innommable en arrivant ici…
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MessageSujet: Re: L'appel du sang L'appel du sang EmptySam 1 Fév - 18:43

L'appel du sang
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L’expression sur son visage ne trahissait rien. C’était comme si elle ne ressentait rien, qu’aucun sentiment humain ne l’habitait. Elle était froide, tel un bloc de glace dont personne n’avait jamais réussi à briser l’épaisseur pour arriver jusqu’à elle. Personne sauf elle. Sa petite sœur, son petit ange personnel. C’était difficile à croire qu’elle ne ressentait rien face à cette image. Celle qu’Elsa s’était promise de protéger à présent, quoi qu’il advienne et même si ça en devenait dangereux pour elle, elle allait la protéger. Tellement difficile à croire parce qu’au fond c’était totalement faux. Elle se refusait le droit de se laisser aller, de pleurer comme n’importe qui pourrait le faire ou d’exprimer la moindre peur parce qu’elles n’étaient pas seules. Mais la jolie blonde savait parfaitement qu’une fois que le médecin aurait passé la porte, qu’elles seraient à nouveau toutes les deux, sa façade s’effondrerait aussi vite que de la neige en plein soleil. En attendant, elle faisait face, restait stoïque, serrant la main d’Anna dans la sienne. Rien n’était susceptible de montrer à quel point elle avait peur de ce qu’il allait arriver, à quel point elle en deviendrait malade si par malheur sa sœur ne se réveillait pas et à quel point elle se sentait mal de la voir allongée ainsi devant elle. Non rien ne pouvait la trahir. Excepté ses yeux. Elle s’obligeait à ne pas quitter sa petite sœur du regard de peur que quelqu’un ne le remarque et il était hors de question pour elle qu’elle prenne ce risque. Silencieuse depuis le début, Elsa n’arrivait même pas à quitter Anna du regard. Elle semblait tellement pâle, vulnérable et presque fragile, allongée de ce lit d’hôpital et reliée à toute sorte de machine. Un instant, l’ancienne reine se demanda si elle avait aussi ressemblé à cela par sa faute. Quand elle lui avait gelé le cœur par inadvertance. Probablement et le souvenir était bien trop douloureux pour qu’elle accepte d’y penser encore. C’était ce qu’elle avait fait de pire au cours de sa vie entière : mettre en danger la vie de sa sœur. Encore aujourd’hui, Elsa n’arrivait pas à comprendre comment elle avait pu lui pardonner, comment même est-ce qu’elle avait pu oser sacrifier sa vie pour la sauver. Elle ne le méritait pas. Elle ne la méritait pas. Pourtant la jeune femme était bien trop égoïste pour réussir à s’éloigner encore. Dans un éclair de lucidité, elle devait bien admettre qu’Anna pourrait avoir une belle vie, en profiter et avoir tout ce dont elle rêvait si elle n’avait pas eu une grande sœur comme elle dans les pattes. Elle ne lui apportait rien de bon, si ce n’est un peu de protection dans ce monde de fou. Et encore à la voir là, à l’hôpital, elle en venait même à se demander si c’était bien utile. De toute évidence, cela n’avait pas marché. Pas du tout. Elsa était perdue dans ses pensée, elles se succédaient, l’une plus sombre que l’autre. Avec au milieu, cette touche d’espoir, presque incroyable quand on la connaissait, de voir Anna se réveiller. Elle n’avait pas le droit de la laisser, pas après tout ce qu’elle avait traversé. Cela lui semblait même impensable que sa sœur succombe à une simple chute, aussi dure soit-elle, alors qu’elles avaient toutes les deux surmontées d’autres épreuves. Bien plus compliquées. Elle ne trouvait pas cela juste. Mais rien dans la vie ne l’était, elle était bien placée pour le savoir. Néanmoins, elle gardait en elle, une petite part d’espoir. De voir sa sœur se réveiller et surtout d’apprendre qu’il n’y avait rien de grave, qu’elle n’aurait qu’à se reposer et qu’au final tout irait bien. Et Elsa le savait, il n’y avait qu’à ce moment-là qu’elle pourrait enfin retrouver une respiration normale. Elle ne réussit à oublier ses sombres idées et à revenir à la réalité qu’avec la voix de sa sœur. Si faible, au début que pendant un instant elle avait cru rêver. Mais son regard se posant sur le visage, elle remarquait que sa sœur revenait à elle et qu’elle tentait, tant bien que mal d’ouvrir les yeux. Les lèvres d’Elsa s’étirèrent en un léger sourire alors qu’elle serrait la main d’Anna. Son autre main passa sur la joue de sa sœur dans un geste presque maternel avant de repousser quelques mèches de ses cheveux. « Bien sur. Tu croyais quand même pas que j’allais te laisser ici toute seule. » Sa voix était douce et son sourire se fit plus franc. Au moins un de ses vœux venaient d’être exaucé. Il ne restait plus que le deuxième et la jeune femme allait pouvoir arrêter de craindre le pire. Mais pour cela, il n’y avait qu’une seule personne qui pouvait les renseigner. Et jusqu’à présent, elle était restée silencieuse. Elsa avait l’impression d’être suspendue aux lèvres du médecin et elle détestait cela. Elle n’aimait pas avoir la sensation de ne pas tout contrôler, de ne pas pouvoir agir elle-même et d’être simplement dépendante de quelqu’un d’autre. Cette place n’était définitivement pas une place pour elle. Mais elle faisait bonne figure. Elle restait silencieuse et attentive à chaque mot pour être certaine de tout comprendre. Elle s’autorisa même un léger soupir de soulagement en comprenant que sa sœur ne risquait plus rien. Après tout, quelques maux de têtes, ce n’était rien à côté de ce qui aurait pu l’attendre. Elsa avait l’impression de retrouver une respiration normale et presque trop enthousiaste elle avait envie de demander s’il était possible d’emmener sa sœur loin de cet endroit d’ici quelques jours. Mais la suite l’arrêta dans son élan. Elle eut l’impression que son cœur loupait un battement alors que son visage trahissait son étonnement. Elle ne pouvait pas avoir compris. Il y avait peut-être une phrase qui lui avait échappé, celle sans laquelle il était impossible de comprendre le charabia d’un médecin. Anna fut la première à réagir et pendant une seconde l’ainée fut rassurée. Si sa petite sœur non plus n’avait pas compris c’est qu’il y avait forcément quelque chose. Mais son espoir fut de courte durée. « Vous êtes enceinte, mademoiselle. Félicitations ! Je suppose que vous devez être impatiente de l’annoncer au père. Allez, portez-vous bien. » Le visage de la jeune femme s’était fermé presque automatiquement alors que le médecin sortait de la chambre et qu’Anna lâchait sa main. Elsa fixait le mur devant elle, serrant les lèvres, incapable de savoir comment réagir. Ni à cette nouvelle ni aux sanglots de sa sœur. Elle semblait déconnectée. Elle s’éloigna du lit, son regard vagabondant dans la pièce sans jamais s’arrêter sur le lit où se trouvait sa cadette. Ce n’est qu’au son de sa voix qu’elle s’arrêta et qu’elle se retourna. Ses yeux se posèrent sur elle, rejetant l’envie qu’elle avait de la prendre dans ses bras pour la réconforter. « Et qu’est-ce que je dois croire alors ? » Sa voix avait perdu toute sa douceur, remplacée par un ton implacable et presque autoritaire. En réalité, elle ne savait plus quoi faire, ni même ce qu’elle était censé faire. Bien sur, une personne normale devrait se réjouir mais ni elle ni Anna ne faisait véritablement partie de ce monde. Elle ne faisait qu’y vivre parce qu’elles n’en avaient pas le choix. Elle fit quelques pas, se rapprochant du lit et de sa sœur. « Anna, je… » Elle s’arrêta et prit une respiration. Il ne fallait pas qu’elle s’énerve, il n’y aurait rien de pire et elle le savait. Elles le savaient toutes les deux. Mais c’était devenu trop dur. Sa sœur finit par relever un peu la tête et Elsa croisa son regard. « Est-ce que tu le savais ? Que tu étais enceinte. Ou alors tu t’en doutais ? Par pitié, dis-moi qu’au moins tu ne me l’as pas caché volontairement ! » Elle s’était promis de garder un semblant de calme mais cela semblait de plus en plus compromis. Elle serrait ses mains, cherchant à se contrôler par tous les moyens, essayant d’occuper son esprit. « Est-ce que tu sais qui…qui est le père ? » Elle luttait contre elle-même, contre ce qu’il y avait de plus mauvais en elle. Mais elle avait l’impression que c’était inutile. Que tous ses efforts étaient vains. Elle se détourna, serrant les  lèvres, les yeux trahissant son inquiétude qu’elle ne tenait pas à montrer. Alors qu’elle jouait avec ses mains, cherchant un moyen de s’en sortir, elle les sentait devenir glacés. Comme avant. Quand ce qu’il y avait de pire en elle remontait à la surface. Et elle comprit alors que ses vieux démons n’allaient jamais la laisser en paix.

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MessageSujet: Re: L'appel du sang L'appel du sang EmptyLun 10 Fév - 3:17

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L' Appel du Sang.



« Bien sûr. Tu croyais quand même pas que j’allais te laisser ici toute seule. » Ô combien de fois Anna avait rêvé que ces paroles soient vraies. Combien de fois avait-elle souhaité que cette maudite porte s’ouvre et qu’Elsa vienne jouer avec elle, la réconforte ou soit simplement là. Car la seule chose que la princesse n’avait jamais demandé, c’était uniquement sa présence, rien de plus. Malheureusement, cela avait toujours été en vain. La porte ne s’était jamais ouverte et la reine n’était jamais apparue devant elle. Alors aujourd’hui, d’entendre des mots qu’elle croyait ne jamais recevoir de son existence, Anna sentit une petite larme couler le long de sa joue et s’échouer sur ses lèvres étirées en un sourire heureux et soulagée. Elle affermit son étreinte sur la main d’Elsa, son cœur devenant soudain plus léger. Depuis sa nuit avec David, elle s’était sentie si seule et désemparée qu’elle vit en sa sœur l’issue à sa solitude. Enfin, elles pourraient être ce qu’elles avaient toujours voulu être quand elles étaient à Arendelle : des sœurs unies et fusionnelles. La princesse avait toujours cru en ce renouveau, loin de la souffrance et de la destruction qu’engendraient les pouvoirs d’Elsa à cause de sa peur. Aujourd’hui, tout lui semblait possible à ses côtés et en contemplant le sourire de la reine des neiges, elle comprit qu’elle avait trouvé une alliée. Ainsi, elle n’avait pas espéré en vain. Anna n’avait jamais été bien rancunière et elle était prête à faire table rase du passé. Elle était prête à oublier le rejet d’Elsa, qui après tout, n’était motivé que par le désir de la protéger. Comment lui en vouloir pour un tel sacrifice ? De même, lorsqu’elle avait refusé son mariage avec Hans. La princesse lui en avait énormément voulu de lui refuser son bonheur et une compagnie dont elle manquait cruellement. Mais lorsque son propre fiancé avait tenté de la tuer et de mettre fin aux jours d’Elsa, elle avait bien dû se ranger de l’avis de sa sœur : on n’épouse pas quelqu’un que l’on vient de rencontrer. Il n’y avait guère que pour les fois où elle avait tenté d’attenter à la vie d’Anna qu’elle aurait pu lui en tenir rigueur. Mais sans cesse, elle se rappelait que sa sœur n’était que l’esclave de ses pulsions, de sa peur et de ses pouvoirs. Elle ne savait que trop bien qu’elle ne faisait pas du mal intentionnellement, sinon Elsa ne serait pas parfois mue par le désir de protéger sa benjamine. Alors aujourd’hui qu’Elsa était libérée des chaînes de ses pouvoirs, elles pourraient enfin vivre la vie qu’elles avaient toujours souhaitée. Ensembles. Anna y croyait de toutes ses forces, mais comme à chaque fois, il fallut que l’impitoyable destin s’en mêle. La princesse resta muette devant les paroles du médecin. Enceinte ? Non, ça ne pouvait être réel ! La honte l’accabla autant que le chagrin et elle ne put retenir ses sanglots plus longtemps. Qu’est-ce qu’Elsa allait penser d’elle désormais ? Elle aurait dû tirer une leçon de ce qu’il s’était passé autrefois avec Hans, mais ce n’était pas le cas. Elle aurait tellement souhaité oublier cette nuit avec David, l’effacer de sa mémoire pour moins souffrir mais cela semblait impossible. Pas maintenant qu’elle portait en elle le fruit de leur adultère. David avait été infidèle envers sa tendre Victoria, et Anna envers Kristoff. Mon dieu ! Qu’allait penser Elsa ?! Anna releva son visage baigné de larmes d’entre ses mains et observa sa sœur qui n’avait pas décroché un mot. Elle s’était éloignée, retranchée dans un profond mutisme. Une fois encore, elle devenait totalement hermétique à la souffrance d’Anna.  « Et qu’est-ce que je dois croire alors ? » Son cœur rata un battement que les prunelles bleues et froides de la reine des neiges se posèrent sur elle de manière inquisitrice à l’instar de son ton. Nulle trace de douceur dans ses mots. « Elsa… » souffla la princesse entre ses hoquets et baissa ma tête. Elsa fit quelques pas vers son lit et durant tout le temps que sa sœur cherchait ses mots ou une manière de réagir, la respiration d’Anna s’était coupée. Elle n’observait plus que les plis que formaient ses draps, ayant le soudain désir de s’y cacher dedans pour échapper à cette situation. Sentant le regard de sa sœur rivé sur elle, elle risqua un œil hésitant vers elle. « Est-ce que tu le savais ? Que tu étais enceinte. Ou alors tu t’en doutais ? Par pitié, dis-moi qu’au moins tu ne me l’as pas caché volontairement ! » Face aux paroles de la reine des neiges, Anna secoua vivement la tête en signe de négation, le regard alarmé par les propos de son aînée. Elle se redressa un peu plus, essayant de conférer le plus de poids à ses propos. « Non, je ne le savais pas ! Tu dois me croire Elsa. Je l’apprends en même temps que toi ! Et je n’en avais pas la moindre idée. Comment aurai-je pu ? Mère ne nous a jamais parlé de tout cela ! » Elle cherchait à capter le regard de sa sœur par tous les moyens afin qu’elle puisse lire la sincérité dans ses yeux. « Je t’en prie, Elsa. Crois-moi ! Je ne t’aurais jamais rien caché de tel ! » la supplia la princesse. Anna n’aurait pas supporté une seule seconde qu’Elsa croie qu’elle aurait pu la duper. Depuis leur arrivée à Fantasia Hill, elle n’avait qu’elle. La seule chose à laquelle elle aspirait, c’était à une confiance mutuelle. Mais elle fut bien vite vouée à la nuit. « Est-ce que tu sais qui…qui est le père ? » Anna haussa tout d’abord les sourcils, incrédule. Elle conserva un silence stupéfait avant de s’exclamer, outrée : « Elsa ! Comment peux-tu me poser une question pareille ? Bien entendu que je sais qui est le père ! Pour quel genre de femme me prends-tu ? » La déception poignait dans sa voix alors qu’elle observait sa sœur se détourner d’elle. Elle était si blessée qu’elle ne prêtait même pas attention à la tension palpable qui grandissait chez sa sœur. « Je ne comprends même pas que tu me puisses me poser une telle question… Je suis ta sœur ! Comment peux-tu douter de moi à ce point ?! » La princesse détourna le visage et son regard se leva vers le plafond, pour tenter de retenir les larmes qui menaçaient la lisière de ses yeux. Sa gorge se noua alors que de nouveaux sanglots l’assaillaient. « Pourquoi ne peux-tu pas être comme tout le monde ? Pourquoi ne peux-tu tout simplement pas être à mes côtés me réconforter comme une vraie sœur ? Pourquoi n’ai-je toujours droit qu’à ta froideur ? Pourquoi me rejets-tu encore ? » hoqueta-t-elle, s’emportant tout à coup. « Qu’est-ce que je t’ai fait pour que tu sois toujours ainsi ? Dis-le moi ! »
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J-Elsa Snow-Queen Melmoth

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J-Elsa Snow-Queen Melmoth
J'ai posé bagages ici le : 01/11/2013 Jouant le rôle de : la reine des neiges et la soeur ainée d'un petit ange (frozen) Nombre de messages : 484 On me connait sous le pseudo : pop'n gum Un merci à : avatar, endlesslove. gif, tumblr. Je suis fier(e) de porter l'avatar de : la magnifique teresa palmer
MessageSujet: Re: L'appel du sang L'appel du sang EmptySam 19 Avr - 14:09

L'appel du sang
sparkling angel i believe you were my savior in my time of need. blinded by faith couldn't hear all the whispers, the warnings so clear. i see the angels, i'll lead them to your door. there's no escape now, no mercy no more. no remorse cause i still remember. you showed me dreams, i wished they'd turn into real.
La jeune femme semblait se décrisper alors qu’Anna reprenait conscience. Elsa s’autorisait à respirer à nouveau normalement, sa plus grande crainte s’effaçant peu à peu. Une nouvelle fois elle avait eu peur, malgré elle et malgré toute sa bonne volonté la peur avait failli la submerger. Personne ne l’aurait vu, personne ne l’aurait remarqué alors qu’elle s’appliquait à garder un masque sur son visage, cachant ainsi chacune de ses émotions. Mais la vérité bien que cachée n’en était pas différente pour autant. L’ancienne reine avait peur. Peur de perdre sa petite sœur, la seule personne au monde qui avait toujours eu confiance en elle, qui lui avait toujours accordé un peu de crédit même dans les pires moments. Elsa avait déjà failli la perdre par sa faute et avait encore du mal à se le pardonner, elle ne voulait pas recommencer une telle expérience. Bien évidement, la présence de sa sœur à l’hôpital n’avait rien à voir avec elle mais une part de remord ne pouvait s’empêcher de se réveiller au fond d’elle. Une nouvelle fois Anna avait risqué sa vie, avait failli la perdre et elle n’avait pas été là pour la sauver. Pour l’aider. A présent, tout ce qu’elle pouvait faire, c’était prier, espérer que sa sœur n’ait plus rien à craindre. Qu’elle pourrait sortir indemne de cet hôpital infernal et ne plus jamais y remettre les pieds. Et la jeune femme se promettait d’or et déjà de ne presque plus la lâcher, de s’assurer chaque jour, chaque heure et chaque minute que sa petite sœur allait bien. Peut-être qu’elle allait se faire détester, peut-être même qu’Anna finirait par en avoir marre et lui en voudrait mais peu lui importait. Du moment qu’elle était saine et sauve, peu importe les reproches ou les remarques, Elsa était prête à le faire. C’était pour son bien et pour que sa sœur cadette puisse enfin vivre une vie normale, sans regarder constamment où elle mettait les pieds, qu’elle soit en sécurité. Et cela, Elsa était en mesure de lui apporter que la plus jeune le veuille ou non. Alors peut-être que d’un point de vue extérieur, la jeune femme n’avait rien d’avenant et ne donnait à personne l’envie de l’approcher. Mais au fond, quelque part bien caché, elle conservait une part d’humanité et elle en souffrait. Ne sachant pas comment elle était censée gérer sa peur, de faire du mal à Anna ou de la perdre tout simplement. Si cela arrivait, Elsa était déjà certaine de ne pas arriver à y faire face. Comment le pourrait-elle alors que sa sœur représentait à peu près tout ce qui comptait à ses yeux. Encore plus depuis qu’elles étaient arrivées à Fantasia Hill. D’abord perdues, elles avaient toujours pu compter l’une sur l’autre, pour s’aider, s’adapter. Alors non, la jeune femme ne savait absolument pas comment faire sans elle parce que sa petite sœur était bien trop importante et qu’elle ne pouvait pas l’abandonner ainsi. Elles étaient capables de tout surmonter, du moment qu’elles étaient ensembles. C’était bien cela le plus important au final. Mais pour cela, il fallait que sa petite sœur se réveille, qu’elle reprenne conscience. La jolie blonde n’accordait aucun regard au médecin présent dans la pièce, il n’avait qu’une simple place de figurant et elle ne lui portait quasiment aucun intérêt. Elle n’avait d’yeux que pour sa sœur, lui adressant un sourire alors qu’elle croisait son regard pour la première fois depuis son arrivée. L’espace d’un instant, la jeune femme eut la stupide idée de croire que le pire était derrière elles. Que maintenant que ça sœur était réveillée, ils allaient lui faire quelques examens pour s’assurer que tout allait bien et Elsa pourrait enfin la sortir là. Mais tout cela n’était qu’un rêve, qu’une simple illusion à laquelle Elsa avait fait la bêtise de croire. Pourtant cela ne lui ressemblait pas, elle avait simplement été faible et à présent elle le regrettait. La jeune femme retrouva son visage froid, presque inexpressif alors que le médecin quittait la chambre, clairement heureux de la nouvelle qu’il venait d’annoncer. Est-ce qu’il s’était seulement rendu compte que l’air ambiant s’était tendu au moment même où il avait annoncé qu’Anna était enceinte. Même la principale concernée n’avait pas eu le cœur de sauter de joie mais il n’avait rien vu. Elsa, quant à elle, n’avait pas pu le manquer et bien que ça la rassure quelque peu, elle n’arrivait pourtant pas à aller au-delà. La nouvelle restait coincée dans sa gorge alors que sa cadette essayait vainement de lui expliquer. Mais la jolie blonde restait hermétique à toutes formes de suppliques. Dos à sa sœur, elle peinait à se contrôler, essayant de rassembler des souvenirs heureux pour ne pas flancher. Elle ne voulait pas, la dernière chose qu’elle souhaitait c’était bien de faire du mal à sa sœur mais plus les minutes passaient, plus elle devait déployer un effort considérable. Elle n’avait qu’une envie, s’enfuir, faire demi-tour, s’éloigner de cette pièce le plus vite possible avant de tout mettre par terre. D’anéantir la relation qu’elles avaient mis tant de temps à construire et qu’elles passaient encore beaucoup de temps pour essayer de la préserver, coûte que coûte. Mais tout cela était bien plus fort qu’elle. Serrant les poings, Elsa essayait de se contrôler, de ne pas laisser la peur et la colère prendre le dessus sur elle mais c’était bien trop compliqué. Et Anna ne faisait pas tout pour l’aider. « Je ne demande qu’à te croire Anna ! » Sa voix faillit se briser mais elle réussit à se retenir, croisant le regard de sa sœur. Qui devait être l’exact reflet du sien, un mélange de peur, d’angoisse parce qu’elles ne savaient pas quoi faire. Et Elsa devait l’admettre, sa petite sœur avait été bien trop surprise à l’annonce de la nouvelle pour avoir été au courant auparavant. Un petit réconfort dans le chaos qui régnait. Mais pas assez pour apaiser les tensions. Vraiment pas assez. Elsa finit par se retourner, faisant face à sa sœur alors que cette dernière se lâchait complètement. Si cela n’avait pas été aussi douloureux, elle aurait probablement pu en rire. Sur l’instant, la jeune femme eut l’impression de s’entendre, se défendant peu importe le prix que cela pouvait avoir et ne voulant laisser personne lui faire perdre la face. Elles partageaient le même caractère explosif mais sur l’instant Elsa ne savait pas dire si c’était une bonne chose ou pas. D’une certaine manière, sa sœur avait raison de laisser sortir ce qu’elle avait sur le cœur mais personne ne pouvait prévoir l’effet que cela pouvait avoir sur l’ainée. Peut-être était-ce le plus grand problème… Elsa aurait aimé, aurait tellement voulu que la peine domine, que les yeux brillants de sa sœur la ramène à la réalité et lui fasse oublier une bonne partie de l’histoire. Mais c’était impossible. La peur de ce qui pouvait lui arriver à elle et surtout à Anna, ce sentiment ne lâchait plus. Il prenait possession d’elle, de l’ensemble de son corps, peu importe l’énergie qu’elle mettait à essayer de le combattre. Elle avait l’impression et même peur que cela soit trop tard. Ses yeux bleus flamboyants se posèrent sur Anna et Elsa était persuadée que si cela n’avait pas été sa sœur, elle aurait déjà eu envie de lui sauter à la gorge pour lui avoir parlé ainsi. « Justement tu es ma sœur Anna ! Tu étais une princesse. Qu’est-ce que cette ville t’a fait pour que tu agisses ainsi, pour que tu en oublies tout le reste. Elle t’a retourné le cerveau ? Ou bien alors c’est lui ? » Quelque part, la jeune femme devait bien avouer qu’elle redoutait la réponse. Peut-être que sa sœur s’était mieux habituée à cette ville qu’elle. Quoi qu’il en soit, une chose était certaine, l’ancienne reine ne donnait pas cher pour la vie de l’homme qui avait mis sa petite sœur enceinte. Intentionnellement ou non. Repoussant ses cheveux en arrière d’un geste, elle laissa échapper un soupir, essayant par la même occasion de retrouver un semblant de calme. Se demandant si au fond, ce n’était pas déjà peine perdue. « Qui c’est ? » Elsa avait réussi à retrouver une voix douce mais même avec cela, elle n’était pas certaine que sa sœur accepte de le lui dire. Pour peu qu’elle s’y soit attachée, elle voudrait le protéger. C’était probablement la plus grande différence entre elles, l’ainée n’accordait aucun répit à l’amour ou bien à toute sorte d’attachement. Ce n’était qu’une perte de temps et une faiblesse qu’on prenait le risque de prendre. Mais sa sœur avait un esprit bien plus pur que le sien. Mais l’instant de répit disparut rapidement. Le visage d’Elsa retrouvait peu à peu son apparence froide, ce qu’elle évitait toujours en présence de sa sœur. Mais à présent, c’était plus fort qu’elle. « Tu es ma sœur Anna. Ma petite sœur. Depuis le début, tu es toujours la plus parfaite, celle qu’on aime, qui fait sourire et rire même quand elle ne le fait pas exprès. Celle qu’on admire. Et alors que j’étais l’ainée, la seule chose que j’ai réussis à faire c’est à te mettre en danger. Je me fichais de rester en retrait, du moment que tu étais heureuse. Mais tu ne l’étais pas, à cause de moi. Tu crois que c’était facile pour moi, de te rejeter, de faire comme si tu ne représentais rien pour moi. » Elsa fit une pause, essayant de reprendre ses esprits alors que le froid habituel l’envahissait. Ce n’était pas le moment, elle ne voulait pas céder. Mais elle refusait que sa sœur ait une image erronée d’elle, il n’y avait rien de pire. « Je voulais te protéger Anna. De moi, des autres. Et si le meilleur moyen pour ça, c’était de faire en sorte que tu me détestes alors soit, je l’aurais accepté. Je me suis promis de te protéger et je le ferais toujours, peu importe par quoi je dois passer et ce que je dois faire ! » C’était là que résidait sa plus grande peur : perdre sa sœur. C’était le pire cauchemar de la jeune femme, imaginer une vie sans sa sœur. C’était impossible, elle ne le voulait pas. Elle ne pouvait même pas y penser. C’en était trop pour la jeune femme, la peur commençait à prendre le dessus, ses doigts étaient gelés et dans un élan de panique, elle sentit son pouvoir s’échapper sans qu’elle ne puisse le contrôler. Elsa serrait ses mains aussi forts qu’elle le pouvait, ne se doutant qu’elle avait une fois de plus mis la vie de sa sœur en danger.

(c) sweet.lips


closer and closer,
it's time to surrender.

no more fear. they said you were so weak. and now i put you down to lay. nothing to feel for you. this was our last chance. skin so cold. i knew you'd go away and now i put you down to lay.

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MessageSujet: Re: L'appel du sang L'appel du sang EmptyDim 29 Juin - 2:41

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L' Appel du Sang.




La discorde paraissait être la seule relation qu’avaient connue les deux sœurs d’Arendelle. Pourtant, il fut un temps où elles étaient si inséparables qu’elles dormaient dans la même chambre, qu’elles jouaient tout le jour et toute la nuit, emplissant le palais de grands éclats de rire. Aucun jeu n’était suffisant pour satisfaire leur imagination débordante, si bien qu’elles s’en inventaient elles-mêmes. Combien de fois Anna aurait souhaité retourner à ces jours heureux où tout était si simple, où leur relation n’était basée que sur la tendresse à l’amour. Certes, la princesse ne doutait pas de l’amour de sa sœur pour elle, sinon, elle ne lui aurait jamais octroyé cette deuxième chance en laquelle elle fondait tous ses espoirs. Toutefois, depuis l’accident et la montée en puissance des facultés magiques d’Elsa, leur relation en avait énormément pâti. Désormais, il fallait qu’elle prenne garde à ce que cette soif de pouvoir ne la dévore pas encore, mais Anna croyait dur comme fer en la bonté qui résidait dans le cœur de sa sœur. Elle savait qu’elle était une bonne personne à qui il était arrivé de mauvaises choses. Si sa sœur avait perdu espoir en l’existence, Anna comptait bien lui redonner et lui montrer que le monde était beau, qu’il méritait qu’on y accorde de l’importance. Malheureusement, il était parfois dur de toucher le cœur de sa sœur, tant la muraille de glace qu’elle avait érigée était grande. Cependant, la princesse avait toujours été conciliante et elle s’octroyait le rôle de faire ressortir chez elle le meilleur qu’elle pouvait posséder. Après tout, Elsa n’avait jamais cherché qu’à la protéger en fuyant Arendelle. Jamais elle n’aurait tenté de lui ôter la vie et de boire son sang sinon.

Anna était prête à tout donner pour Elsa, et elle avait déjà su le prouver à plusieurs reprises. Mais aujourd’hui, c’était elle qui était dans le besoin et Elsa qui serait en position de la réconforter. Malheureusement, ce n’était pas ce qui était en train de se produire. La princesse n’avait jamais été une rebelle, même si elle rêvait de liberté. Toutefois, la situation dans laquelle elle se trouvait allait bien au-delà de la décence. Il était vrai que les idéaux et les règles n’étaient pas les mêmes dans ce monde. Ici, il n’y avait pas de princes, pas de princesses, et encore moins de reines. Néanmoins, elle ne pouvait oublier complètement son éducation et elle se sentait horriblement honteuse devant sa sœur d’être enceinte d’un homme qui n’avait manifestement aucun sentiment pour elle et fiancé de surcroît. Bien entendu, elle ne regretterait jamais cette nuit qu’elle avait passé avec David car elle en était éperdument amoureuse, mais cela ne changeait rien aux remords qu’elle avait quand elle observait le regard d’Elsa sur elle. Cette dernière ne cautionnait tout bonnement pas ce comportement et la princesse se sentait jugée alors qu’elle souhaitait être réconfortée par la seule famille qui lui restait. Pourquoi fallait-il qu’aux moments où elles pourraient se rapprocher, la distance se creusait-elle un peu plus ? N’était-ce pas leur destin de ne pas avoir une relation apaisée ? Anna s’y refusait fondamentalement, mais aujourd’hui, elle était blessée et humiliée par les questions d’Elsa, les pensées et les jugements qu’elle pouvait porter sur elle. Comment pouvait-elle penser qu’elle ne connaissait pas l’identité du père ? Certes, son comportement n’avait pas été exemplaire, mais il n’y avait qu’un homme qui résidait dans son cœur.

« Je ne demande qu’à te croire Anna ! »

C’en était encore bien trop pour la princesse qui ne comprenait toujours pas la réaction de sa sœur. Pourquoi ne pouvait-elle pas seulement comprendre qu’elle avait besoin d’aide et de réconfort ? La princesse avait envie de fondre en larmes devant le regard empreint d’angoisse et de peur de la reine d’Arendelle, car elle savait qu’elle ne parvenait pas à gérer cette situation alarmante. Ne pouvait-elle pas, pour une fois, faire preuve de tendresse ? Anna ne se retint bientôt plus et elle explosa, déversant sur sa sœur tous les sentiments qu’elle avait sur le cœur. Ce n’était peut-être pas le moment adéquat pour avoir une discussion aussi franche, mais la princesse ne pouvait plus éluder le comportement d’Elsa et essuyer sa froideur une fois de plus. Néanmoins, peut-être n’était-ce pas le bon moment pour s’exprimer ainsi envers cette sœur instable mais Anna ne réfléchissait plus. Elle ne pensait plus qu’avec son cœur et son âme, et aussi cette douleur que l’attitude de sa sœur laissait en elle. Lorsqu’elle se tut, le regard flamboyant d’Elsa s’ancra dans le sien et la princesse retint sa respiration, ne sachant à quelle réaction s’attendre. Parviendrait-elle à la toucher un peu ?

« Justement tu es ma sœur Anna ! Tu étais une princesse. Qu’est-ce que cette ville t’a fait pour que tu agisses ainsi, pour que tu en oublies tout le reste. Elle t’a retourné le cerveau ? Ou bien alors c’est lui ? »

Anna ouvrit la bouche de stupéfaction, mais aucun son n’en fila. Elle observait seulement Elsa, hébétée. La surprise, la colère et la honte se disputaient en elle, tandis qu’elle n’aurait pu entendre de pires paroles sortirent de la bouche de sa sœur. Elle ne parvint même pas à répondre à ses interrogations tant elle était saisie. D’un côté, elle comprenait parfaitement le rang qu’elle avait à tenir et le fait que son éducation aurait dû lui éviter ce genre d’incident. Mais de l’autre, son esprit se révoltait totalement contre cette manière de penser. Elles n’étaient plus à Arendelle. Il n’y avait plus de reine et de princesse d’Arendelle. Elles étaient seulement Elsa et Anna, arrivées dans une ville où les codes étaient différents. Toutefois, Anna conserva le silence et baissa les yeux face à ce sermon. Il serait sans doute impossible de répliquer à ses remontrances, d’autant qu’Anna n’avait que de maigres arguments. Allait-elle lui expliquer que cet enfant avait été conçu lors d’une nuit où David et elle avaient trop bu ? Certainement pas… Anna tenait bien trop à la vie de l’homme qu’elle aimait, tout autant qu’à la sienne, surtout si elle devait porter son bébé. Si bien que lorsqu’Elsa demanda l’identité du père, la princesse détourna le visage et décida de ne pas lui répondre. Pourtant, le ton de sa sœur s’était adouci et elle semblait s’être calmée, mais cet apaisement ne serait que de courte durée quand elle apprendrait que le père en question est déjà fiancé à une autre.

« Tu es ma sœur Anna. Ma petite sœur. Depuis le début, tu es toujours la plus parfaite, celle qu’on aime, qui fait sourire et rire même quand elle ne le fait pas exprès. Celle qu’on admire. Et alors que j’étais l’ainée, la seule chose que j’ai réussis à faire c’est à te mettre en danger. Je me fichais de rester en retrait, du moment que tu étais heureuse. Mais tu ne l’étais pas, à cause de moi. Tu crois que c’était facile pour moi, de te rejeter, de faire comme si tu ne représentais rien pour moi ? »

Anna releva son regard vers sa sœur et l’observa avec surprise et tristesse. Elle souhaitait se jeter dans un élan de tendresse envers Elsa comme elle en avait l’habitude, malheureusement, la reine des neiges paraissait avoir repris son masque d’autrefois, même avec sa petite sœur, ce qui lui déchira le cœur. Ces mots la meurtrissaient à la fois parce qu’ils étaient le témoignage d’une grande douleur et des erreurs qui s’étaient produites dans leur passé, mais aussi parce qu’elle ressentait une intense culpabilité vis-à-vis de ce rejet qu’elle avait subi.

Je voulais te protéger Anna. De moi, des autres. Et si le meilleur moyen pour ça, c’était de faire en sorte que tu me détestes alors soit, je l’aurais accepté. Je me suis promis de te protéger et je le ferais toujours, peu importe par quoi je dois passer et ce que je dois faire ! »

Je me redresse vivement sur mon lit d’hôpital, ne prêtant même pas attention à l’air qui se glaçait progressivement et à la magie imprégnait les lieux. Elle était seulement désireuse d’exprimer sa pensée et pour cela, elle était toute tournée vers sa sœur, cherchant son regard.

« Elsa, je ne t’ai jamais détestée et tu sais mieux que moi que je ne pourrai jamais te détester. Tu es tout ce que j’ai au monde ! Tu es ma grande sœur et malgré ce que tu peux dire, moi je me souviens des belles années qu’on avait ensembles, de notre complicité et de cet amour qui nous lie. Je sais que tu fais tout pour me protéger et je crois que je n’ai jamais pu te montrer ma réelle gratitude mais sache que maintenant qu’on est ensembles, dans ce monde, je suis prête à tout pour toi. Ici, il n’y pas de pouvoir, pas de reine, pas de royaume, pas de rang à tenir ! Nous pouvons être celles que nous voulons être. Ne pense à l’étiquette ou à toutes les conventions car ce monde ne marche pas comme ça… Fantasia Hill ne m’a pas changé, il m’a seulement fait évoluer. Je suis sûre que tu pourras trouver ton bonheur ici… Oublions le passé Elsa, tournons-nous vers l’avenir. »

Puis après ce grand élan du cœur, la princesse fit une pause, reprenant son souffle et attendant fébrilement la réaction de sa sœur. Elle n’était même plus en colère contre elle, tout ce qu’elle désirait, c’était l’avoir à ses côtés en ce jour difficile. Baissant ensuite les yeux sur ses couvertures, Anna décida de passer aux aveux, et ce, d’une voix plus basse.

« Je crois que je te dois la vérité… Je ne veux pas que tu me juges car… car je ne peux pas empêcher mon cœur d’aimer. C’est impossible… C’est juste… qu’un soir je suis venue le voir chez lui et il était malheureux, encore… Je ne supportais pas de le voir dans cet état-là et j’ai tenté de lui remonter le moral. C’est vrai qu’après nous avons un peu bu et nous n’avons pas réfléchi aux conséquences mais… moi je l’aime. De tout mon cœur… Malheureusement… je crains que ça ne soit pas réciproque. »

Anna marqua une nouvelle pause, se confrontant durement à la réalité. En effet, si cette nuit avait été un acte d’amour pour la princesse, il n’en était sûrement pas de même pour David. Peut-être regrettait-il amèrement son geste. Il ne voudrait certainement pas de ce bébé… Finalement, les mots tombent, lourds et graves car je sais très bien qu’Elsa est au courant pour sa situation actuelle.

« C’est David… »
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MessageSujet: Re: L'appel du sang L'appel du sang EmptyLun 1 Sep - 17:32

L'appel du sang
sparkling angel i believe you were my savior in my time of need. blinded by faith couldn't hear all the whispers, the warnings so clear. i see the angels, i'll lead them to your door. there's no escape now, no mercy no more. no remorse cause i still remember. you showed me dreams, i wished they'd turn into real.
Les yeux bleus d’Elsa scrutaient le visage de sa petite sœur. Elle n’arrivait pas à décider si c’était simplement elle, ou le fait d’être dans une chambre à l’hôpital, ou bien la vérité mais elle avait l’impression qu’Anna avait les traits tirés, fatiguée de se battre au jour le jour et elle détestait cela. Rien n’avait jamais été simple entre elles. Entre chamailleries enfantines au lever du soleil, courses à travers le château pour être la première quand leurs parents les appelaient et tous ce qu’elles avaient bien pu faire étant gamines. Cela n’avait duré que quelques années mais la jolie blonde y accordait ses meilleurs et plus beaux souvenirs. La suite n’avait été que banale, triste et froide. Rien qui ne valait la peine de vivre à travers la mémoire et les souvenirs. Si Elsa l’avait pu, elle aurait fait en sorte de tout oublier. D’oublier la mort de ses parents, d’oublier qu’elle avait mis en danger sa propre sœur parce qu’elles s’amusaient et qu’elle n’était pas assez attentive. D’oublier tout le mal qu’elle avait pu lui faire en l’abandonnant, en la rejetant dans l’espoir de ne plus lui faire de mal. Mais même en voulant la protéger, en se battant contre ses plus bas instincts, elle avait réussi à la blesser. Anna avait failli mourir par sa faute et l’ainée ne s’en était jamais remise. Y penser lui déchirait le cœur comme elle pensait que ce n’était plus possible. Cela faisait bien des années qu’elle n’était plus capable d’aimer, qu’elle s’était construite sa propre muraille pour ne plus rien ressentir mais Anna continuait à y croire, pour elle. Pour elles deux. Parfois dans un élan d’espoir fou, la jeune femme avait envie d’y croire elle aussi. Elle avait envie de se dire que tout n’était pas perdue pour elle, qu’un jour ses vieux démons finiraient par l’abandonner et par la laisser tranquille. Mais une vision utopique comme celle là n’était pas assez forte pour survivre à la nuit et aux pensées qui l’accompagnaient. Elle n’était pas assez forte pour affronter ses propres peurs et pour les combattre. Alors comment Anna y arrivait-elle ? Comment pouvait-elle accorder autant de confiance à sa sœur quand cette même sœur n’y arrivait pas ? Les souvenirs de leur enfance regroupaient leurs plus beaux moments, surement. Mais aussi les pires. Pourtant, elles n’avaient jamais cessé d’être sœurs à ce moment-là. Elles ne s’étaient pas oubliées et même quand Elsa avait pris la fuite, elle l’avait fait dans l’intérêt de sa sœur. Parce qu’elle était incapable de vivre tout en sachant que sa petite sœur avait des problèmes. C’est avec cette idée dans la tête que la jeune femme s’était précipitée à l’hôpital, l’apparence froide et insensible alors que son esprit surchauffait sous le nombre de ses questions et de ses angoisses. C’est pour cela qu’elle avait eu tellement peur pour Anna, qu’elle ne se réveille pas, qu’elle n’ait plus jamais à s’occuper d’elle. Mais son supplice avait pris fin quand elle avait ouvert les yeux. Quand Elsa avait eu la confirmation que tout irait bien et que sa sœur ne risquait plus rien. Le soulagement l’avait envahi dans une vague incontrôlable. Mais le bonheur de voir sa petite sœur s’en sortir indemne n’avait pas été suffisant pour contrer la colère qui montait en elle. Rien n’aurait pu être assez fort pour arrêter cela, même le regard douloureux qu’Anna posait sur elle, cherchant un moyen de la raisonner. De la calmer. Mais c’était trop tard. Les pires habitudes de l’ancienne reine revenaient à une trop grande vitesse pour espérer être contrôlées. Elsa avait l’impression que tout lui échappait : sa petite sœur qu’elle voulait tant protéger, aveuglée par son orgueil qu’elle ne voulait même pas écouter. Qu’elle n’arrivait pas à écouter. Et ce qu’elle redoutait au plus profond d’elle, qu’elle ne dérape une nouvelle fois. Qu’elle n’arrive pas à se contrôler dans un endroit aussi confiné qu’une chambre d’hôpital. Qu’elle finisse par commettre l’irréparable, mettre en danger sa sœur, une nouvelle. Mais cette fois-ci, il n’y avait plus de moyen de la sauver. Plus comme avant. La jeune femme serrait les poings, cherchant à se calmer par n’importe quel moyen. Elle ne pouvait pas faire ça. Elle se refusait de faire ça à Anna et elle priait pour que cela soit suffisant. Même si elle était incomprise, Elsa l’aimait. D’une manière étrange et peu commune mais elle l’aimait. Elle l’avait aimé dès l’instant où ses parents lui avaient présenté le petit bout qu’elle était à l’époque. Elle l’aimait toujours quand Anna venait la réveiller à l’aube, prétextant qu’elle n’avait plus envie de dormir et que toute seule elle s’ennuyait. Elle l’aimait trop pour ne pas essayer de lutter contre elle-même afin de ne pas la blesser. Alors c’est vrai que la jeune femme avait une manière bien à elle d’agir, de le montrer à sa petite sœur mais ça n’empêchait pas l’affection d’Elsa pour Anna d’être réelle. Quoi que pouvait en penser les autres personnes. Mais la jolie blonde voulait bien admettre que cela pouvait être difficile à comprendre. Tout ce qu’elle voulait c’était qu’Anna la comprenne. Le reste n’avait aucune importance. Elsa finit par relever les yeux, sentant la colère redescendre. Trop doucement pour qu’elle soit parfaitement à l’aise mais ce n’était déjà pas si mal. Tant bien que mal, elle esquissa un sourire à l’encontre de sa sœur. Si seulement, elle pouvait avoir raison, Elsa ne demandait que ça. Mais ses pouvoirs ne l’avaient pas laissé. Elle avait cette impression qu’ils étaient ancrés en elle, bien décidé à y rester et à l’empêcher de vivre comme elle le voudrait. L’espace d’une seconde, la jeune femme rend les armes alors que sa voix n’est pas plus haute qu’un murmure. « J’aimerais tellement pouvoir y croire. » Envie de croire que pour une fois tout pouvait être plus simple, même pour elle. Elsa repoussa une de ses mèches blondes, la colère et l’angoisse lui avait laissé quelques instants de répit. Mais elle redoutait déjà le moment où tout allait réapparaitre, où tout allait de nouveau déraper, augmentant encore un peu plus la distance qui séparaient les deux sœurs. La vie n’avait rien de juste. Elles ne demandaient rien d’autre que d’être tranquille, de pouvoir se retrouver et d’agir enfin comme des sœurs peuvent le faire mais la vie ne semblait pas vouloir leur accorder ce répit. Alors que d’autres y avaient droit mais ils gâchaient chacune de leurs chances, attendant que la deuxième n’arrive. Elsa les détestait pour cela, d’être aussi insouciant et de ne pas avoir peur du lendemain. La jeune femme délaissa son coin de mur où elle s’était réfugiée, se rapprochant du lit d’Anna doucement, comme si elle avait peur. Elle eut un sourire triste à cette pensée, la seule personne dangereuse dans la pièce, c’était elle. Ce n’est pas elle qui devait avoir peur mais Anna. Cependant, sa petite sœur lui accordait trop de confiance et de crédit en sa retenue pour ne serait-ce que songer à avoir peur. A redouter quelque chose de son ainée. Essayant de conserver le peu de calme qu’elle avait réussi à se forger, Elsa réfléchissait à la meilleure manière d’amener les choses. « Tu te trompes Anna. Il n’y a aucun bonheur pour moi ici, ou nulle part ailleurs. » Sa voix douce contrastait avec la voix remplie de colère qui émanait d’elle, seulement quelques minutes plus tôt. « Mais c’est pas grave parce que j’y suis habituée. Tout ce que je veux, ce que je demande, c’est que tu sois heureuse. Que tu puisses avoir une vie comme tu en as toujours rêvé. Tu le mérites, Anna. Tellement plus que moi. C’est tout ce que je veux, que tu sois heureuse, que tu n’es pas peur de ce que la vie te réserve parce que tout se passera bien. Et que tu ne m’oublies pas totalement. » Croisant le regard de sa petite sœur, Elsa esquissa un nouveau sourire. Légèrement plus grand et sans doute légèrement plus franc. Si Anna lui disait vouloir vivre sans elle, Elsa s’y plierait sans doute. Avec difficultés et en s’assurant que quelqu’un soit là pour veiller sur elle, quand même. Tout en parlant, elle s’était approchée doucement du lit de sa sœur. Retrouvant sa place initiale, non loin de son visage. Du bout de ses doigts, elle lui effleura la joue, un sourire triste au coin de ses lèvres. « Mais tout n’a pas changé, petite sœur. Tu le sais aussi bien que moi. Mes doigts sont trop froids pour que ce soit normal. » Elsa ne dit rien de plus, sa sœur comprendrait elle le savait. Et plus que tout, elle avait le droit de savoir. Peut-être que cela lui donnerait enfin une bonne raison de se méfier, de s’éloigner d’elle-même sans qu’Elsa n’ait à forcer les choses. Reculant d’un pas, la jeune femme resta silencieuse, ne cherchant pas à couper Anna pendant sa déclaration. Est-ce qu’elle pouvait vraiment lui en vouloir d’avoir agi de la sorte ? Elle n’était pas la mieux placée pour lui faire ce genre de reproches alors qu’elle le faisait aussi. Sortir et boire pour oublier, s’amuser pour ne plus penser. Mais Elsa ne l’avait jamais fait par amour alors que sa sœur si. Peut-être que ça changeait beaucoup de choses. Peut-être même que ça changeait tout. L’ancienne reine ferma les yeux une seconde, essayant de se convaincre elle-même. Non, elle n’avait pas le droit d’en vouloir à Anna. Elle ne le pouvait pas. Pas quand cette dernière avouait une telle chose et qu’elle avait en plus l’air d’en souffrir. « L’amour a toujours eu plus d’impact sur toi que sur moi. Je ne peux pas t’en vouloir pour ça, Anna. » Elsa eut un léger sourire mais sa respiration finit par se bloquer quand Anna lui révèle le nom du père. Son sourire retombe alors que son esprit cherche à analyser l’information. Elle serre les lèvres, la colère a pris assez le dessus jusqu’à présent, elle n’a pas envie de recommencer une nouvelle fois. La jeune femme doit faire appel à toute sa raison et à son bon sens pour ne pas s’emporter. Sa petite sœur lui a expliqué, il n’y a aucune raison de s’emporter. « Puisqu’il était malheureux, je suppose que sa femme n’est pas dans le coup, n’est-ce pas ? » Et elle priait pour qu’Anna lui assure que non. Qu’elle ne l’avait même jamais vu. Pendant une seconde, Elsa avait eu envie de se pencher, de prendre sa sœur dans ses bras, de lui promettre que tout se passerait bien. Qu’elle serait là pour elle, pour le bébé et qu’elle était désolée de s’être emportée. Mais son regard tomba sur ses mains jointes, source de tous ces maux à présent. Elle n’avait pas le droit de faire ça à sa sœur, rester près d’elle et la mettre en danger. Encore un peu plus, chaque jour. « Il faut que tu lui dises Anna. Il le droit de savoir. Pour que tu ne sois pas seule à traverser ça et il est le premier concerné. Il n’a pas le droit de te laisser seule. » Cela sonnait comme une promesse. La dernière chose qu’Elsa pouvait s’assurer de faire pour que sa petite sœur n’ait pas à faire face à une grossesse seule. Elle ne le voulait pas mais elle ne pouvait pas être là. C’était bien trop risqué. Alors elle pouvait juste s’assurer que David de ne la laisserait pas tomber non plus. C’était sa dernière promesse. Une promesse au gout amer et d’adieu parce qu’Elsa ne voulait plus lui faire de mal. Elle ne le supporterait plus.

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MessageSujet: Re: L'appel du sang L'appel du sang EmptyMer 29 Oct - 19:53

 L'appel du sang Tumblr_mx85tgs05j1sysn1do1_250

L' Appel du Sang.



L’existence d’Anna n’avait jamais été particulièrement paisible. Si ces premières années s’étaient déroulées comme dans un rêve, elle ne pouvait pas en dire autant du reste. Entre le rejet de sa sœur et la mort tragique de ses parents, la vie avait su mettre des barrières à son bonheur. Malgré tout, elle avait su puiser sa force dans un espoir inébranlable. La jeune princesse ne savait pas d’où lui venait cet esprit positif, son optimisme résolu, mais ils étaient ses meilleures armes face à l’adversité. Cependant, c’était l’amour qu’elle nourrissait pour sa sœur qui était sa plus grande force. Il était son plus puissant remède face à la tristesse, les épreuves et les mauvais tours de l’existence. Elsa était tout ce qu’il lui restait et il s’y accrochait comme si sa vie en dépendait. Son amour était tel qu’elle était prête à sacrifier sa vie pour elle. Plus qu’aucun autre être, elle l’aimait. Et si leur relation n’avait pas toujours radieuse, les deux princesses d’Arendelle pouvaient être sûres d’une chose : elles s’aimaient. Et sa simple idée de devoir décevoir sa sœur un jour était insoutenable pour Anna. Sans doute lui aurait-elle caché cette grossesse si elle ne l’avait pas apprise en même temps que la reine d’Arendelle. Oh, bien entendu, elle ne pensait pas à mal derrière un tel mensonge. Mais la honte l’aurait sans nul doute accablée. Anna n’avait jamais été à cheval si l’étiquette, les grands principes de la royauté et elle se plaisait d’être affranchie de tous ces liens en vivant à Fantasia Hill, néanmoins, elle savait à quel point tout cela tenait à cœur pour Elsa. Toujours, elle avait pris soin de paraître en faisant preuve de la plus grande des bienséances. La princesse l’avait toujours admirée pour cela. Mais aujourd’hui, enceinte d’un homme déjà fiancé à une autre, cet attachement pour l’étiquette ne lui serait d’aucun secours présentement, allongée dans cette chambre d’hôpital. Et justement, le blâme qu’elle recevait prenait sa source dans ces anciennes traditions qui étaient encore de mises, même dans ce monde si peu semblable au sien. Et c’est ce qui révoltait Anna. Face à une nouvelle aussi affligeante qu’elle venait de recevoir, elle s’attendait à plus de compassion de la part de son aînée, mais une fois encore, elle n’avait droit qu’à sa froideur, son détachement et sa colère. Pourquoi agir ainsi ? Pourquoi une telle attitude avec sa propre sœur alors qu’Anna était la seule à savoir que toute cette barrière qu’elle érigeait n’était que pour protéger un cœur tendre. Elle était fatiguée de la voir se torturer pour rien, de faire semblant alors que ce n’était pas nécessaire face à elle. Anna n’était pas une étrangère et elle ne voulait pas être traitée comme telle. C’était ce qui la blessait le plus dans la réaction d’Elsa. Tout ce qu’elle désirait, c’était un bonheur pour les deux sœurs. Un bonheur ensemble. Oh Elsa, pourquoi me tournes-tu le dos ? se lamentait la princesse dans son esprit. Et comme si ses pensées avaient été entendues, la reine se retourna et s’approche de sa benjamine. Un sourire si triste était peint sur ses lèvres. Une tristesse que la princesse aurait aimé effacer tant elle lui brisait le cœur.

« Tu te trompes Anna. Il n’y a aucun bonheur pour moi ici, ou nulle part ailleurs. »

Les mots étaient dits d’une voix plus douce, plus éteinte, contrastant fortement avec ce temps plus enflammé qu’elle utilisait un peu plus tôt. L’irritation quittait progressivement mon cœur à mesure que je l’entendais parler. Je voudrais lui prendre la main mais je sais cette réticente qui est en elle quant au moindre contact entre nous.

« Elsa…
- Mais c’est pas grave parce que j’y suis habitée. Tout ce que je veux, ce que je demande, c’est que tu sois heureuse, que tu n’es pas peur de ce que la vie te réserve parce que tout se passera bien ? Et que tu ne m’oublies pas totalement. »

Le visage de la princesse se décomposa bien vite sous l’effet de la déclaration. Qu’était-ce ? Des adieux ? Une manière de se retirer ? Ou voulait-elle en venir ? Non… Elle ne pourrait pas supporter une nouvelle fois de perdre sa sœur. Elle avait vécu son départ une fois, elle ne désirait pas une deuxième fois qu’elle et qu’elle la laisse seule. Surtout maintenant, surtout dans cette situation aussi critique. Son esprit se révoltait contre cette idée, mais les mots restaient étranglés dans sa gorge. Elle l’observa s’avancer, son air grave plaqué sur le visage en même temps qu’un sourire honnête. Elle lui effleura la joue et la princesse put sentir le froid qui engourdissait ses doigts.

« Mais tout n’a pas changé, petite sœur. Tu le sais aussi bien que moi. Mes doigts sont trop froids pour que ce soit normal. »

La princesse porta un regard douloureux et compatissant vers sa sœur. Elle savait de quoi elle parlait. Elle connaissait ce mal qui rongeait son aînée et qui la forçait à être froide et distante. Cette magie qui imprégnait son être, parcourait ses veines et qu’elle portait comme un fardeau. Toutefois, cela n’avait jamais été un obstacle pour Anna. Elle souhaitait seulement qu’Elsa comprenne qu’elle ne devait pas avoir peur des autres et d’elle-même. Ce n’était qu’en se faisant confiance qu’elle parviendrait à trouver la paix.

« L’amour a toujours eu plus d’impact sur toi que sur moi. Je ne peux pas t’en vouloir pour ça, Anna.
- Il faut juste que tu ouvres ton cœur aux autres Elsa… » murmura-t-elle doucement.

Elle voulut prendre les mains de sa sœur dans les siennes mais elle la sentit se dérober et n’insista pas plus. Une fêlure de plus dans son cœur… Elle voulait tant l’apaiser mais elle connaissait le mal qui habitait sa sœur. Anna poursuivit alors ses aveux. Peut-être n’était-ce pas l’annonce de la grossesse qui était la pire… mais bien l’annonce du père car, quand le nom d’Eren résonna dans la pièce, le corps d’Elsa se raidit. Ses lèvres se pincent, son expression se durcit. La princesse retint son souffle, sentant la colère naître dans le cœur d’Elsa. Toutefois, elle était maîtrisée cette fois-ci. Mais c’était tout de même une raison suffisante pour craindre son jugement. Et comment ne pas le craindre ? Anna elle-même réalisait combien elle s’était mise dans une mauvaise situation. Le jeune homme était déjà fiancée, amoureux de son fantôme perdu. Pour ainsi dire, il n’était pas libre, autant dans le cœur que dans le serment. La princesse baissa la tête.

« Puisqu’il était malheureux, je suppose que sa femme n’est pas dans le coup, n’est-ce pas ?
- Non… bien entendu que non… » laissa tomber piteusement Anna.

De toute manière, il n’avait toujours pas retrouvé sa fiancée. Celle-ci restait toujours introuvable et c’était bien ce qui torturait autant l’homme qu’elle aimait. Il vivait dans l’ombre de cet amour disparu. Il vivait dans l’espérance de la retrouver un jour, mais plus les jours passaient, plus l’espérance s’amenuisait.

« Il faut que tu lui dises Anna. Il a le droit de savoir. Pour que tu ne sois pas seule à traverser ça et il est le premier concerné. Il n’a pas le droit de te laisser seule. »

Cette déclaration eut pour don de faire réagir la princesse sur ce qu’elle devait faire par la suite. L’annonce de sa grossesse l’avait anéantie et elle n’avait réfléchis à la suite, à ce qu’elle devait faire ou non. Qu’est-ce qui serait le mieux ? Elle n’en avait pas la moindre idée… mais elle était au moins sûre d’une chose.

« Non… » murmura-t-elle en secouant la tête. « Je… je sais que tu ne l’approuves pas et que tu ne l’aimes pas. Mais je connais Eren et je l’aime… Je ne peux pas l’affliger avec une telle nouvelle. Toute cette histoire, c’est de ma faute. Je n’aurai pas dû… enfin. Il est malheureux et je ne veux pas qu’il soit plus attristé par cette grossesse. Je ne peux pas lui faire ça Elsa. Je… je ne sais pas ce que je vais faire mais je vais me débrouiller. Je te le promets. »

Les prunelles de la princesse se plantèrent dans celle de sa sœur. Pour la première fois, elle était sûre de ce qu’elle disait. Cette réaction n’était pas la plus raisonnée, mais c’était ce que lui dictait son cœur. Elle passa une main dans ses cheveux, son expression se radoucissant et ses traits se voilant d’une certaine tristesse.

« Et je voudrais que nous fassions cela ensemble Elsa… quel était ce discours que tu viens de me faire ? Tu veux partir c’est ça ? Tu veux t’en aller ? Oh je t’en prie Elsa, tu sais tout aussi bien que moi à quoi mènent les fuites. Vois ce qu’il s’est passé à Arendelle. Je ne laisserai pas le scénario se répétait une deuxième fois. Il faut que tu comprennes que tu n’es pas un monstre. Tu es un être merveilleux qui mérite d’être aimé si seulement tu laissais les gens t’approcher. Je te connais et où que tu partes, je te retrouverai et je te ramènerai chez nous. » annonça-t-elle avec une détermination tremblante. Ses yeux s’embrumèrent de larmes. « Je t’en supplie Elsa. Ne pars plus. Ne me laisse plus seule. J’ai besoin de toi. Aujourd’hui plus que jamais. Je t’aime Elsa. Et je n’ai pas peur de toi. »
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J-Elsa Snow-Queen Melmoth

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J-Elsa Snow-Queen Melmoth
J'ai posé bagages ici le : 01/11/2013 Jouant le rôle de : la reine des neiges et la soeur ainée d'un petit ange (frozen) Nombre de messages : 484 On me connait sous le pseudo : pop'n gum Un merci à : avatar, endlesslove. gif, tumblr. Je suis fier(e) de porter l'avatar de : la magnifique teresa palmer
MessageSujet: Re: L'appel du sang L'appel du sang EmptyVen 14 Nov - 18:19

L'appel du sang
sparkling angel i believe you were my savior in my time of need. blinded by faith couldn't hear all the whispers, the warnings so clear. i see the angels, i'll lead them to your door. there's no escape now, no mercy no more. no remorse cause i still remember. you showed me dreams, i wished they'd turn into real.
Elsa devait bien l’admettre, à présent, elle avait eu peur. Savoir que sa petite sœur, son ange s’était retrouvée à l’hôpital suite à une chute mais qu’en plus elle avait perdu connaissance, tout cela avait failli être de trop pour la jeune femme. Elle n’avait pas eu besoin de réfléchir plus de deux secondes avant de prendre ses affaires et de courir jusqu’à l’hôpital pour y demander le numéro de la chambre de sa sœur. Elle avait même du inquiéter les infirmières avec son visage froid et sans expression. Comme si le fait de savoir que sa petite sœur avait eu des ennuis ne lui faisait rien. Comme si elle venait simplement parce que c’était la seule chose à faire et qu’on l’avait appelé. Comme si elle n’avait simplement pas eu le choix et qu’elle s’y conformait. Si seulement les gens savaient. Que derrière son masque, Elsa était terrifiée. Morte de peur à l’idée qu’il soit arrivé quelque chose de grave à sa sœur. Terrifiée à l’idée de la perdre sans pouvoir faire quoi que ce soit pour empêcher cela. L’ancienne reine le savait, elle ne montrait surement pas assez à quel point elle aimait Anna. A quel point elle tenait à elle et tout ce qu’elle était capable de faire pour elle. Mais Elsa s’en fichait, ils ne faisaient pas partis de sa vie et ce ne serait jamais le cas. Tout ce qu’elle voulait, c’était qu’Anna comprenne. Qu’elle n’était pas froide et distante volontairement. Qu’elle l’aimait, plus que tout. Qu’elle était même la seule personne qu’elle aimait sans limite. Mais sa présence n’était pas bénéfique. Elle n’avait rien d’une sœur ainée normale et elle ne pouvait pas agir de la  même manière. C’était trop risqué. Alors parfois les actions de la jolie blonde étaient incohérentes et pouvaient même être blessantes. Mais tout ce qu’elle avait toujours fait, Elsa l’avait fait dans le but de sauver sa sœur. De la protéger de tout ce qui pouvait la blesser. De tout ce qui pouvait mettre sa vie en danger. Y compris d’elle-même. S’éloigner de sa sœur avait probablement été la chose la plus dure à faire. Elsa avait du faire appel à toute sa force pour se tenir à cette parole, ne pas se laisser attendrir par Anna avait été le plus dur. Mais elle le faisait pour elle. Pour sa petite sœur. Pour qu’enfin, elle n’ait plus jamais l’occasion de lui faire le moindre mal. Elsa rêvait de ce moment-là. Celui où Anna et elle pourraient enfin connaitre une vraie relation de sœurs. Une basée sur la confiance et sur la présence l’une auprès de l’autre. Une qu’elles avaient pu connaitre quelques années quand elles étaient petites mais qui s’était bien vite effacée, au profit d’une relation plus tourmentée. Plus compliquée, aussi. La simplicité ne semblait pas vouloir leur être accordé. Pourtant, l’ainée y avait cru, l’espace d’un court instant. Quand elles avaient débarqué dans un monde différent, loin d’Arendelle, loin de tout ce qu’elles avaient connu. Peut-être était-ce là pour Elsa une chance de se racheter. Une chance d’offrir à Anna la relation et la complicité qu’elle voulait tant. Mais la reine au cœur gelé aurait du s’en douter. Elle aurait du le voir venir. Tout ne pouvait pas changer aussi facilement. Personne ne pouvait plus la changer, pas même un sort qui venait d’un illustre inconnu. Elle restait la même, méfiante, froide, incapable de laisser quelqu’un approcher de trop près de son cœur parce que la peur d’être blessée l’en empêchait. Et surtout, elle continuait à décevoir sa petite sœur, à lui faire du mal même sans le vouloir. Quoi qu’elle fasse, Elsa ne trouvait pas sa place. Trop différentes des autres. Trop distante. Mais jusqu’à présent, c’était ce qui lui avait permis de tenir. Ce qui lui avait permis de se protéger, dans un sens. Parce que moins on s’attache aux gens, moins il y avait de risque d’être blessé ou d’être déçu dans le processus. Mais la jeune femme ne comptait pas se battre pour y remédier. En réalité, elle s’y était habituée. Elle avait appris à évoluer de cette manière que ce soit à Arendelle ou bien ici, parmi les humains et elle ne voyait plus comment changer cela. Faire confiance à quelqu’un, accepter de lui parler, de lui ouvrir son cœur… Tout cela comportait bien trop de risques aux yeux d’Elsa. Et quand en plus ses pouvoirs, bien que plus légers, s’ajoutaient à l’équation cela devenait encore plus dangereux. Et Elsa n’était pas prête à courir ce genre de risque. Elle aurait voulu que sa petite sœur comprenne. Que même ailleurs, dans un autre monde, son ainée ne serait jamais totalement en paix. Personne ne pouvait abandonner si facilement ses vieux démons. Pas même elle. Anna lui accordait plus de volonté et de courage que ce qu’Elsa pensait avoir en elle. Sa sœur avait toujours eu tendance à vouloir voir ce qu’il y avait de mieux dans les gens, même quand ces derniers ne montraient aucun signe de gentillesse. Anna voulait s’y accrocher. S’accrocher à l’idée que sa sœur n’était pas encore complètement perdue et qu’il y avait encore une chance de la sauver. Elsa avait retiré ses doigts glacés de la joue de sa cadette avec un sourire triste face à sa répartie. « Et prendre le risque de souffrir… » Tout était là sans doute. La douleur, elle l’avait connu. Elle savait parfaitement ce que ce sentiment pouvait vous faire et pour rien au monde, la jeune femme était prête à revivre cela. Pas même une seconde fois. C’était un sentiment qu’elle voulait effacer complètement de sa mémoire sans pour autant y arriver. Un sentiment qu’elle avait fait connaitre à Anna en voulant la protéger et Elsa ne savait encore pas aujourd’hui comme sa petite sœur avait fait pour accepter de passer au-dessus. D’oublier tout cela. Tandis que l’ainée devait engager un combat avec elle-même pour réussir à se contenir. Elsa était encore à moitié sous le choc de l’annonce du médecin. Anna était enceinte. D’un homme marié, qui plus est. La jolie blonde avait du user de toute sa force et de tout son contrôle pour faire taire sa peur et sa colère. Pour éviter que les choses ne dérapent et qu’elle ne blesse quelqu’un encore une fois. Elsa ne voulait plus faire de mal à qui que ce soit. Encore moins s’il s’agissait de sa sœur. Mais Anna l’avait surprise. Autant par cette annonce que par sa réaction et Elsa ne se sentait plus totalement capable de tenir une conversation dans cet état. Elle devait lutter contre elle-même, serrant les poings en espérant que cela réglerait le problème. Mais ce n’était qu’une douce utopie. Quelque chose à quoi Elsa aurait du arrêter de croire depuis bien longtemps. « Non. Vous étiez deux avant cette histoire et vous serez deux après. Le reste ce sont ses histoires, Anna. Ses problèmes. C’est à lui de les régler et tu ne peux pas lui cacher quelque chose comme ça, sous prétexte de l’aimer et de vouloir l’aider. C’est pas comme ça que ça marche ! » La jeune femme continuait à lutter, serrant les lèvres alors que sa petite sœur continuait sur sa lancée, inconsciente du combat intérieur que menait son ainée. Elle semblait tellement convaincue par son propre discours qu’Elsa ne voyait plus aucune manière de la faire revenir à la réalité. Elle ne comprenait pas comment on pouvait vouloir aider quelqu’un que l’on connaissait à peine. Comment pouvait-on déjà l’aimer ? Comment Anna pouvait vouloir sacrifier une partie de sa vie, de cette manière là. Elsa lui tournait le dos, essayant de faire taire cette peur qui commençait à s’emparer d’elle. Et si à cause de tout cela, elle perdait sa sœur. Si Anna avait d’autres problèmes, si l’accouchement ne se passait pas bien. Elle perdrait sa sœur, pour toujours et Elsa ne pouvait pas l’accepter. Elle ne pouvait pas accepter de voir sa plus grande peur se réaliser alors que sa cadette ne semblait pas penser aux conséquences de ses actes. « Ça suffit, Anna ! » Elsa s’était retournée d’un seul coup, relâchant sa main sans y faire attention et la magie s’échappa dans la pièce sous le coup de son emportement. Imprévisible et incontrôlable. Le froid envahit la pièce et la jeune femme laissa retomber sa main alors que son dos touchait le mur. Ses pouvoirs étaient plus faibles mais pourtant ils étaient toujours là. Toujours capable de faire du mal à la seule personne qu’Elsa voulait protéger. La jeune femme releva les yeux, scrutant le visage d’Anna tout en priant pour que rien ne l’ait atteint. Mais Elsa ne pouvait en être sure, elle n’était pas totalement maitre de ses propres pouvoirs. La seule chose qui pouvait la rassurer un minimum, c’était de se dire qu’elle ne pouvait plus mettre la vie d’Anna en danger comme elle l’avait pu le faire auparavant. Elle n’était plus assez forte pour cela, du moins elle l’espérait. La jolie blonde croisa le regard de sa cadette reflétant à elles deux la douleur, la surprise et la peur. « Je ne peux pas, Anna. Je suis tellement désolée mais je ne peux pas. Tu mérites mieux que ce que je peux te donner. Tu mérites une vie parfaite sans que personne ne soit là pour te mettre en danger. Sans que je ne sois là pour te mettre en danger. Fais attention à toi Anna, s’il te plait. Prends soin de toi, de ce bébé et de ceux que tu aimes mais fais attention. Ne te mets pas en danger pour rien même si je serais toujours dans un coin pour te protéger. Je ne suis pas bien pour toi et tu le sais. Je t’aime Anna, plus que tout. Tu resteras toujours ma petite sœur, la seule et l’unique mais je ne veux plus te faire de mal ou te faire prendre des risques, par ma faute… » Les yeux brillants d’Elsa croisèrent ceux d’Anna et elle sut que si elle restait encore elle n’arriverait pas à tenir. Fuir n’était peut-être pas une solution. Mais c’était bien la seule pour éviter de mettre sa sœur en danger. Elle serait toujours là, invisible à s’assurer qu’il ne lui arrive rien de trop grave. Mais Elsa savait que sa présence ne pouvait pas être bénéfique. Est-ce qu’elle l’avait même été un jour ? La jeune femme finit par baisser les yeux, rejoignant la porte de la chambre pour l’ouvrir et disparaitre dans le couloir.

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MessageSujet: Re: L'appel du sang L'appel du sang EmptySam 29 Nov - 22:17

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L' Appel du Sang.



Toute cette situation dépassait la princesse. Elle ne pouvait pas se targuer d’avoir eu une histoire calme et tranquille. Ni même d’avoir eu beaucoup de chance. Du moins, pas au début. Mais pour cette fois, elle devait bien avouer que la situation était plus que critique. Elle était enceinte de l’homme qu’elle aimait. Quelle plus belle perceptive ? Néanmoins, le tableau entier n’était pas aussi réjouissant. Il fallait aussi y ajouter que cet homme en question ne l’aimait pas et qu’il vivait auprès du fantôme de son amour perdu. Que pouvait-elle contre un souvenir ? Quelles armes pouvait-elle posséder pour rivaliser avec une pareille adversaire ? Aucune. Et c’était bien ce qui désespérait Anna. Cet enfant n’était pas un cadeau comme il aurait dû l’être. Il était encore moins une solution pour garder Eren auprès d’elle. Elle ne pouvait pas se permettre de l’enchaîner à elle de la sorte, de le contraindre à rester par devoir. Déjà qu’il avait beaucoup de devoir. Il était fiancé à une autre. Il ne pouvait pas permettre de faire sa vie ainsi avec une autre. Anna et lui n’étaient pas de la même époque, mais leur monde était presque semblable, de même que les lois qui les régissaient. Elle connaissait la politique des « qu’en dira-t-on » et de l’étiquette qu’il fallait conserver en toute occasion. Aurait-elle pu le blâmer pour cela ? Certainement pas. Elle ne le blâmerait jamais. Elle l’aimait trop. Et c’était pour cela qu’elle commençait à se résoudre à vouloir conserver l’arrivée de ce bébé secrète. Son cœur se déchirait à l’idée de perdre à cause de cela Eren… mais leur amitié était si fragile depuis cette nuit où ils s’étaient laissés tous les deux aller… Alors elle ne pouvait pas non plus se résoudre à perdre sa sœur. Depuis toujours, elle avait eu besoin d’elle. Peu importe qu’elle ait pu la rejeter autrefois, lui faire du mal… Anna savait pertinemment qu’aucun de ses actes n’étaient motivés par la méchanceté, pas plus que par un esprit vil et torturé. Son aînée était juste esclave de ses pouvoirs. Elle ne les contrôlait pas parce qu’elle avait peur d’elle-même. Mais Anna croyait suffisamment en elle pour savoir qu’un jour, en s’acceptant telle qu’elle était, elle parviendrait à montrer cette part belle et merveilleuse qu’elle cachait au fond d’elle-même. Si Elsa l’avait oubliée, la princesse refusait de jeter dans les limbes du passé cette petite enfant blonde qui riait et courait dans le château, jouant avec l’innocence de l’enfance. Cette Elsa existait. Et Anna voulait qu’elles œuvrent ensemble pour la retrouver.

Malheureusement, tout cela ne semblait pas dans les projets de la Reines de Glace qui se dérobait et paraissait vouloir partir. Quitter ainsi Anna ? Pour toujours ? Le cœur de la princesse se révoltait contre cette simple idée. Elle en venait même à éprouver de la colère et de la rancune. Pourquoi vouloir l’abandonner dans un tel moment ? Alors qu’elle avait tant besoin d’elle ? Parfois, malgré toute la bonne volonté de la princesse, elle ne parvenait tout simplement pas à comprendre sa sœur. Elle pouvait devenir un réel mystère pour elle. Mais aujourd’hui, elle n’avait pas la tête à se torturer l’esprit pour tenter de détailler les rouages de ses réflexions. Ne pouvait-elle pas simplement être une sœur présente pour elle ? La brune savait que son aînée en était capable. Elle avait su le montrer par le passé. Pourquoi les choses seraient-elle différentes à Fantasia Hill ? Elle savait que ses pouvoirs demeuraient toujours, mais ils n’avaient jamais été une barrière à l’amour inconditionnel qu’Anna portait à sa sœur. Mais toute la force de cet amour semblait s’étioler quand la mention d’Eren était faite. Elsa ne comprenait pas l’attachement et la dévotion qu’Anna lui portait. Seulement, elle n’y pouvait rien. Elle l’aimait et elle s’amputait l’entière responsabilité de cet évènement. Elle ne voulait pas être son fardeau, pas plus qu’elle ne voulait être une torture de plus dans l’esprit du jeune homme. Tout ce qu’elle souhaitait, c’était son bonheur, quitte à lui dissimuler cette grossesse malvenue. Certes, Anna avait pu se montrer immature et puérile par le passé, mais désormais, il lui paraissait que cette décision était encore la meilleure qu’elle puisse prendre à ce sujet. Dès le départ, l’existence de tous était devenue atypique en parvenant à Fantasia Hill. Il fallait s’attendre à ce que le destin de chacun soit chamboulé d’une manière ou d’une autre. Mais elle refusait que ça soit autre détriment d’Eren.

« Non. Vous étiez deux avant cette histoire et vous serez deux après. » un léger soupir s’échappa des lèvres d’Anna, impuissante face à la détermination de sa sœur. Elle la laissa tout de même poursuivre. « Le reste ce sont ses histoires, Anna. Ses problèmes. C’est à lui de les régler et tu ne peux pas lui cacher quelque chose comme ça, sous prétexte de l’aimer et de vouloir l’aider. C’est pas comme ça que ça marche !
- Oh bon dieu Elsa ! Que connais-tu réellement à l’amour ?! » éclata soudain la princesse. Elle ne pensait bien entendu par ses paroles, mais excédée, elle ne parvenait plus à se contenir. Elle ne prêtait pas plus garde au malaise qui habitait sa sœur. « Quand on aime, on est prêt à faire mille sacrifices ! Et je suis moi-même prête à les faire, tu ne pourras pas me détourner de mes résolutions… Je…
- Ça suffit, Anna ! »

A la surprise d’un tel éclat, elle sentit à peine la douleur qui irradia dans son cœur. Elle observa sa sœur se détourner brusquement et la magie fait son office. Elle leva les bras par réflexe mais la magie ne pouvait pas être si aisément contournée. Le sort l’atteint en plus cœur et durant quelques secondes, elle ne se sentit plus respirer. Un froid glacial étreignit la princesse et elle se mit à grelotter. Anna se mit à dévisager sa sœur avec stupéfaction. Cette même scène lui rappelait ce jour à Arendelle où elle était venue la trouver dans son palais de glace… Bien malgré elle, Anna avait peur. Une peur qu’elle s’interdisait toujours quand il s’agissait de son aînée.

« Je ne peux pas, Anna. Je suis tellement désolée mais je ne peux pas. Tu mérites mieux que ce que je peux te donner. Tu mérites une vie parfaite sans que personne ne soit là pour te mettre en danger. Sans que je ne sois là pour te mettre en danger. Fais attention à toi Anna, s’il te plaît. Prends soin de toi, de ce bébé et de ceux que tu aimes mais fais attention. Ne te mets pas en danger pour rien même si je serais toujours dans un coin pour te protéger. Je ne suis pas bien pour toi et tu le sais. Je t’aime Anna, plus que tout. Tu resteras toujours ma petite sœur, la seule et l’unique mais je ne veux plus te faire de mal ou te faire prendre des risques, par ma faute… »

Anna secoua la tête. Non… pas encore une fois. Sa sœur ne pouvait pas encore fuir. Dans un murmure presque inaudible, elle la supplique de rester mais sa vaine prière n’eut pas raison de la décision d’Elsa qui tourna les talons.

« Elsa ! Je t’en supplie, attends ! » s’écria la princesse.

Elle sauta prestement du lit, se défaisant de tous les fils auxquels elle était rattachée. Déterminée à poursuivre sa sœur, une violente douleur la stoppa tout à coup. Elle poussa un cri de douleur et se courba sur elle-même, prise d’un intense pincement au cœur. Elle tomba à genoux et posa sa main sur sa poitrine qui la faisait tant souffrir. Avec horreur, elle constata elle porta ses mains à ses yeux et vit que de la glace s’y formait aux extrémités. Plaquant son autre main sur sa bouche, elle retint une exclamation choquée. Non… les choses ne pouvaient pas être ainsi… Le scénario ne pouvait pas se répéter. Puis une nouvelle pensée vient à elle. Plus inquiétante et alarmante encore… et le bébé ?

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