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 (pocahoma) + le tourbillon.

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Ehawee Nakoma Powhatan

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Ehawee Nakoma Powhatan
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MessageSujet: (pocahoma) + le tourbillon. (pocahoma) + le tourbillon. EmptyMer 13 Nov - 20:16



le tourbillon.

Tu finis la dernière phrase de ton devoir et marquer le point final à cette dissertation de quelques copies doubles t’apporte une grande satisfaction mêlée à un soulagement certain. Tu peux enfin sortir prendre l’air et te dégourdir les jambes. Des jours et des jours que tu travailles sur ce sujet et tu commençais sérieusement à saturer. Mais au moins, te pencher sur tes cours te permet de ne pas réfléchir. D’arrêter de penser à tout ça – ta vie et tout le bordel qui l’entoure depuis un moment. C’est comme un cercle infernal. Un cercle vicieux. Un tourbillon dans lequel tu t’es enfermée pour te protéger de cette douleur qui te collait à la peau depuis que ta mémoire t’est revenue. Tu as tant souffert de tes souvenirs rendus, de ton passé retrouvé. Tu as aussi compris quel genre de fille tu étais, là-bas en Virginie, et surtout quelle personne tu étais devenue ; quel genre de relation t’unissait à Pocahontas et tout ce que tu avais perdu en chemin. Quelle était ta vie, avant. Le choc a été rude et tu as eu du mal à tout encaisser. Tu t’es sentie déraper, partir à la dérive. Comme si tu tombais dans un gouffre sans fond, un gouffre sombre qui se refermait peu à peu sur toi, t’étouffant lentement. Le semblant d’existence que tu as commencé à construire ici s’est effondré tel un château de cartes et tu as chuté à sa suite. Sans même chercher à te retenir à quoi que ce soit – à qui que ce soit. Tu as préféré te laisser t’embourber dans cette bouillasse gluante plutôt que de t’en sortir.
Parce que tu es fatiguée. Au souvenir de tout ce que tu as déjà vécu là-bas, sur la terre de tes ancêtres, tu te sens lasse. Lasse et avec un arrière goût amer au fond de la gorge. Tu t’es rendue compte que tu n’avais vécu que pour elle, vécu que par elle. Depuis votre plus tendre enfance, tu n’as toujours été que dans son ombre. Timide et effacée, tu la laissais prendre place sous le feu des projecteurs cependant que toi, dissimulée dans la pénombre, tu l’admirais. Une admiration sans faille, une admiration sans borne. Une admiration qui t’a fait oublier qui tu étais vraiment. Tu étais toujours là pour elle, dans les bons comme les mauvais moments – surtout les mauvais, avec elle. Tu as réparé toutes ses erreurs, as séché chacune de ses larmes et consolé ses peines les unes après les autres. Sans jamais rien dire ; sans jamais te plaindre. Sans jamais broncher. Si parfois tu la grondais pour qu’elle revienne dans le droit chemin, jamais tu ne l’accablais quand elle comprenait enfin quelles erreurs elle avait commises. Non, douce et aimante, tu l’aidais. Tout le temps. Tu lui étais si entièrement dévouée que tu aurais pu lui donner ta vie elle-même si elle te l’avait demandée. Tu aurais tout fait pour qu’elle soit en sécurité, pour qu’elle soit heureuse. Tant pis si toi, de ton côté, tu souffrais ou te sentais seule. L’important, c’était elle. Elle, ta Pocahontas.
Mais elle, elle n’a jamais été là pour toi. Elle n’était pas là quand tu en avais besoin ; elle t’abandonnait pour ce visage pâle, aux cheveux blonds – et plus tard pour un deuxième, aux cheveux bruns, celui-là. Elle s’en fichait pas mal de te laisser seule, derrière. Elle ne se souciait pas de ce que tu pouvais ressentir chaque fois que tu la voyais se mettre en danger, de cette peur incessante qui te bouffait l’estomac parce que tu t’inquiétais bien trop pour elle. Il aurait pu lui arriver n’importe quoi aux côtés de ce Smith. Elle avait même été prête à se sacrifier pour lui ! L’amour faisait vraiment faire n’importe quelles folies aux êtres humains. Et toi, qu’aurais-tu fait sans elle ? Que serais-tu devenue ? Au fond, tu n’étais rien sans Pocahontas. Nakoma n’existait pas si la brune n’était plus là. Et c’est cette pensée qui t’a faite sombrer. Qui a entraîné ta déchéance. Ta décadence. Parce que ton indienne n’était plus là, dans ton existence. Tu t’es laissée vivre au gré du vent, noyant ce gouffre béant dans ta poitrine d’alcool et de fêtes à répétition. Tu as juste voulu tout ensevelir pour mieux repartir – en vain. Parce que Pocahontas restait là, ancrée en toi. À vie. Elle est un morceau de toi, une part de ton être et tu te dois de l’admettre malgré la douleur, malgré les rancœurs. Et si elle ne fait plus partie de ta vie, alors tu dois apprendre à faire avec. À continuer d’avancer malgré ce vide qu’elle aura laissé.
Depuis que tu as pris cette décision, tu te sens un peu mieux. Bien sûr, ta meilleure amie te manque toujours autant et tu penses beaucoup à elle mais tu veux avant tout penser à toi. À ton bien-être – à ta vie, la tienne et pas celle d’une autre. Pourtant, malgré tous tes efforts, tu te trouves là. Devant sa porte. Depuis une dizaine de minutes, tu admires la peinture refaite à neuf, le bois sur lequel tu n’as pas encore osé frapper. Tu ne sais pas pourquoi tu as pris cette décision si soudaine, pourquoi tu es venue la voir aujourd’hui. Tu sens que tu en as besoin, que ça fait partie de ta thérapie en quelque sorte. Tu es là pour lui dire tout ce que tu ressens, tout ce que tu as sur le cœur. Tout ce que tu as toujours voulu lui avouer sans jamais avoir eu le temps de le faire. Un nœud d’angoisse te serre le ventre, tu avales difficilement ta salive du fait de ta gorge nouée. Tu prends une grande inspiration tremblante et puis tu frappes à la porte. Tu n’as même pas réfléchi à ce que tu allais lui dire, à comme tu allais le lui dire. Et tu n’as même pas le temps de préparer une ou deux phrases bancales dans un coin de ta tête que, déjà, la porte s’ouvre sur ton indienne. Elle est rayonnante, le visage un peu fatigué et les traits tirés mais elle semble irradier de bonheur – sûrement un effet de sa nouvelle vie et liberté. Pendant une ou deux secondes, tu ne peux t’empêcher de l’admirer. Elle te manque tant. « Pocahontas. » Son nom s’échappe de tes lèvres et sonne comme un murmure à tes oreilles.
« Je dois te parler, tu commences doucement, un peu intimidée. Je n’en aurai pas pour longtemps, promis. C’est juste que… En fait, je voulais juste te dire que… » Tu hésites un instant, la lèvre inférieure entre tes dents. Et si ce n’était pas le bon moment ? « J’ai retrouvé la mémoire, tu bafouilles finalement sans plus te soucier de ces états d’âme qui n’en finissent pas. Attends, laisse-moi finir avant. » Tu n’as même pas commencé que, déjà, tu sens les larmes te brûler les paupières. « J’ai retrouvé la mémoire, et… Et sache que je suis en colère. Et que je t’en veux. Énormément. Tu m’as abandonnée, Pocahontas. Deux fois. Tu n’étais jamais là pour moi, jamais là quand j’avais besoin de toi. Alors que j’ai toujours tout fait pour toi. Tout, absolument tout ! tu lances, la voix accusatrice. Pendant toutes ces années, je t’ai soutenue, je t’ai épaulée. Je t’ai réconfortée quand tu as eu le genou écorché, quand tu as appris que tu devais épouser Kocoum, quand ton John Smith a été arrêté, quand il est reparti dans son pays. À chaque fois. À chaque fois, j’ai été là pour toi. Et toi… » Tu marques un temps d’arrêt. Tes joues te chauffent, ta bouche est sèche. Ta respiration est forte, en rythme saccadé avec les battements frénétiques de ton cœur. « Toi, tu m’as juste laissée comme une moins que rien. Comme si je n’existais pas à tes yeux. Comme si notre amitié n’avait jamais existé ! Tu es partie, Pocahontas. Tu as quitté notre pays pour aller avec cet Anglais que tu ne connaissais même pas. Tu as laissé ton peuple, ta famille. Tu m’as laissée, moi ! Tu m’as laissée alors que je n’avais que toi ! Et, du jour au lendemain, je me suis retrouvée toute seule ! Complètement toute seule ! » Une larme glisse sur ta joue et tu l’essuies rapidement d’un geste brusque et empli de colère. « Et puis, j’ai atterri ici, seule et amnésique. J’ai tenté de reconstruire une vie qui n’était pas la mienne jusqu’à ce que mon passé me soit rendu. Et quand j’ai retrouvé la mémoire et que je me suis souvenue de tout, j’ai sombré. Je me suis laissée dériver. J’ai perdu pieds et je suis devenue quelqu’un que je déteste aujourd’hui. Parce que ce n’est pas la Nakoma que j’ai été. C’est juste une espèce de poupée désarticulée, une marionnette sans fil. » Ta voix s’éraille, tu t’essouffles. Tu es lasse. « Je ne suis plus rien… tu chuchotes. Je ne suis plus rien parce que je t’ai perdue, Pocahontas… Parce que ma vie n’existe pas si tu n’es pas là… Parce que je n’existe pas sans toi… »

© clever love.



i love him but only on my own
and when i lose my way, i close my eyes and he has found me. ✻ without him the world around me changes, the trees are bare and everywhere the streets are full of strangers. i love him but every day i’m learning, all my life i’ve only been pretending. without me his world will go on turning, a world that’s full of happiness that i have never known ▬ on my own, les misérables.


Dernière édition par Ehawee Nakoma Powhatan le Sam 6 Sep - 10:13, édité 3 fois
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Pocahontas Mojag Powhatan

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MessageSujet: Re: (pocahoma) + le tourbillon. (pocahoma) + le tourbillon. EmptyLun 18 Nov - 23:34

... ... ...
nakoma et pocahontas




∞ le tourbillon



Astiquer, nettoyer, repasser, pousser, dépoussiérer, laver, renettoyer, aspirer. Voici à quoi tu passais tes derniers jours en vérité, depuis que ton employeur t'avait demandé, ordonné dirais-tu même, de prendre quelque jour de repos. Ainsi, tu te retrouvais privée de ton travail, si ennuyant et répétitif était-il. Le problème était que tu ne pouvais, par nature, pas rester sans rien faire plus d'une journée et que de cette manière, tu t'étais trouvée une certaine passion dans le ménage. Du sol au plafond, tout ne faisait que luire et un incessant parfum de réglisse se déversait dans le dortoir tout entier. Car oui, l'ennui de l'inoccupation faisait aussi que tu te mettais à acheter un peu tout et n'importe quoi.. Bref, le temps long tu avais même changé les meubles de place, trouvant soudainement que la télévision irait mieux dans ce coin ou que ton lit était mal positionné par rapport à la lumière du jour. Tant d'effort d'ailleurs t'aidait à ne pas penser à tes quelques soucis, ces tracas qui s'amusaient de ta faiblesse ou même de ces amies qui disparaissaient aussi rapidement qu'elles n'étaient revenues.. Bien entendu, de véritable amie tu n'en possédais pas une ribambelle ; il s'agissait bien de Nakoma. Elle s'était à nouveau évaporée en pleine nature, sans donner de nouvelle depuis bientôt des semaines depuis vos retrouvailles au zoo. Cette disparition soudaine avait, bien entendu, parsemée ton esprit de dizaines de questions, toutes sans réponses ou confirmations. Avait-elle à nouveau perdu la mémoire après votre discussion ? Ou au contraire, l'avait-elle retrouvé ? Si c'était le cas, il se pouvait qu'elle avait décidé de tout reprendre à zéro et donc, de te rayer de son existence. Il se pouvait même que ses souvenirs revenus, elle porte une toute autre vision de toi. Une vision négative, que cet amour se fut envoler face à la réalité de sa dévotion passée. C'était ce que tu pensais mais loin d'être ce que tu espérais. Car au fond de toi, tu gardais cet illuminant espoir qu'elle était juste.. occupée. Occupée  recoller les morceaux de sa mémoire, à tenter à son tout de s'intégrer dans ce monde. Mais que bientôt, très bientôt elle allait revenir à toi et que vous reprendrez votre discussion, partagerez à nouveau ces moments nostalgiques. Vous laisserez succomber à quelques accolades et autres gestes naturellement tendre l'une envers l'autre.
Mais en attendant, il n'en était rien et Nakoma était toujours abonnée aux absentes. Et en attendant, tu t'écroulais sur ton tabouret de cuisine, lourde et épuisée par ce rangement complet des étagères de la pièce. Le bon côté de la situation était qu'au moins, tu prenais conscience d'à quel point tu pouvais être désordonnée. Bordélique même, ce mot convenait mieux à l'état des lieux. Les produits frais étaient rangés avec les conserves, tandis que quelques surgelés traînés dans les tiroirs à biscuits. Tu vins même à te demander comment ils pouvaient atterrir là.. Mais le pire restait le tas qui s'était créé à côté de la poubelle, tas constitué de tous les produits périmés soit plus de la moitié de ce qu'il se trouvait dans la cuisine. Il devenait véritablement urgent que tu apprennes à lire, ne serait-ce que les chiffres, surtout que Stan ne pouvait pas être toujours là à passer derrière toi. Expirant un bon coup, tu laissas ta tête tomber entre tes mains. Ton médecin avait beau te répéter toutes les semaines de faire attention, de ne faire aucun effort et de te contenter de te reposer, tu faisais l'habituelle sourde oreille. Il était impensable pour toi de rester allonger une journée entière, la nuit t'apparaissant déjà comme éternelle. Il te fallait sans cesse d'activer, hyperactive comme tu pouvais l'être.

Et puis on vint frapper à la porte. Toi qui n'attendais normalement aucune visite de quiconque, tu fus dans un premier temps surprise, mais la joie d'avoir une compagnie dans cet ennuie permanent te fit reprendre le sourire et même accourir jusqu'à la porte d'entrée. Laquelle, lorsque tu l'ouvris, te fit apparaître la meilleure bonne nouvelle de la semaine ; le retour de Nakoma. Ton cœur ne fit alors qu'un tour dans ta poitrine, et tu dus contrôler cette envie folle de lui sauter dessus. Devenir mature, il ne fallait pas que tu oublies ton objectif, et ceci commençait par une totale maîtrise de tes émotions. Même si passer cette envie se traduisait par afficher un bête sourire béant, simplement heureuse de revoir son visage. Néanmoins, la joie la plus totale ne fut pas au rendez-vous car très vite, tu compris que quelque chose n'allait pas. Doute qui se confirma très rapidement par cette lente et fragile prononciation de ton prénom et par ce « Je dois te parler. » qui te coupa net dans ta joie. C'était connue, quand une phrase commençait par cela, la suite promettait bien souvent de mal tourner.. « Je n’en aurai pas pour longtemps, promis. C’est juste que… En fait, je voulais juste te dire que… J’ai retrouvé la mémoire. » Un court instant, tu jetas à la poubelle ces « on dit » concernant cette phrase, mais à nouveau Nakoma sembla te remettre face à la réalité en te coupant dans ton élan de gaieté. Ainsi, tout s'enchaîna très vite. « Attends, laisse-moi finir avant. J’ai retrouvé la mémoire, et… Et sache que je suis en colère. Et que je t’en veux. Énormément. Tu m’as abandonnée, Pocahontas. Deux fois. Tu n’étais jamais là pour moi, jamais là quand j’avais besoin de toi. Alors que j’ai toujours tout fait pour toi. Tout, absolument tout ! Pendant toutes ces années, je t’ai soutenue, je t’ai épaulée. Je t’ai réconfortée quand tu as eu le genou écorché, quand tu as appris que tu devais épouser Kocuom, quand ton John Smith a été arrêté, quand il est reparti dans son pays. À chaque fois. À chaque fois, j’ai été là pour toi. Et toi… Toi, tu m’as juste laissée comme une moins que rien. Comme si je n’existais pas à tes yeux. Comme si notre amitié n’avait jamais existé ! Tu es partie, Pocahontas. Tu as quitté notre pays pour aller avec cet Anglais que tu ne connaissais même pas. Tu as laissé ton peuple, ta famille. Tu m’as laissée, moi ! Tu m’as laissée alors que je n’avais que toi ! Et, du jour au lendemain, je me suis retrouvée toute seule ! Complètement toute seule ! Et puis, j’ai atterri ici, seule et amnésique. J’ai tenté de reconstruire une vie qui n’était pas la mienne jusqu’à ce que mon passé me soit rendu. Et quand j’ai retrouvé la mémoire et que je me suis souvenue de tout, j’ai sombré. Je me suis laissée dériver. J’ai perdu pieds et je suis devenue quelqu’un que je déteste aujourd’hui. Parce que ce n’est pas la Nakoma que j’ai été. C’est juste une espèce de poupée désarticulée, une marionnette sans fil. » Bam, atteinte d'une balle en plein cœur. Poignardée à plusieurs coups par ses mots tranchants de vérité, tu cessas de vivre le temps d'un instant. C'était tellement.. inattendu, même si tu savais éperdument que ce jour viendrait tôt ou tard. Mais c'était surtout douloureux. Douloureux d'entendre tout ceci de sa bouche à elle, toutes ces choses qu'au fond tu savais mais que jamais tu n'acceptais. Oui, ça faisait vraiment trop mal de savoir que la personne que l'on aime le plus au monde porte tout cela sur son cœur, depuis des années qui plus est. De savoir qu'elle vous en veut tant, qu'elle porte une certaine rancoeur à votre égard.. Et c'est insupportable à constater. C'était comme si ton petit monde venait de s'écrouler tout entier, comme si enfin tu te rendais compte que non, non tout ceci n'était pas juste une idée que tu te faisais ; que c'était réel, que tu étais bien plus égoïste que tout. « Je ne suis plus rien… Je ne suis plus rien parce que je t’ai perdue, Pocahontas… Parce que ma vie n’existe pas si tu n’es pas là… Parce que je n’existe pas sans toi… » Cette annonce vient t'achever, toi qui était déjà plus bas qu'à terre. C'était un peu comme si tout tes souvenirs étaient soudainement changé, comme si Nakoma te montrait une autre version de tous ces moments du passés, te montrait les événements tels qu'ils avaient été de son point de vue, et ce n'était vraiment pas joli à voir. Elle te faisait comprendre qu'à chaque malheur rencontrait dans ton existence, tu ne fus jamais la seule à en être entièrement affectée, car quand tu subissais, elle subissait le double pour toi. Toi qui avais depuis toujours pensé que Nakoma avait partagé tes meilleurs moments, tu comprenais qu'elle avait été aussi présente, et plus que jamais, dans les mauvais. Mais qu'en était-il inversement ? Forcée de constater que tu ne lui rendais pas cette aide incessante et naturelle mais qu'au contraire, tu semblais lui tourner le dos après chaque main tendue..

Quelle conne.

Elle pleurait alors, la rage, le soulagement de tout enfin sortir semblant alors se mélanger. Semblant alors la rendre confuse malgré la sincérité de ses propos. Quant à toi, tu restais bêtement sur le perron de la porte, la main posée sur le bois de l'encadrement et le regard.. vide. Le visage entièrement fermé, comme témoignant du vide intérieur qui venait de se faire en toi. C'était simple : tu ne savais plus quoi penser ou faire. Toi qui pensais être devenue une femme il y a encore quelques minutes, voilà que la réalité des faits te prouvaient le contraire. Voilà qu'à nouveau tu aimerais fuir l'instant présent pour te réconforter dans ton monde.. Mais il était à présent impensable pour toi d'à nouveau lui tourner le dos. Pas après ça. « Wahou.. » fut tout ce que tu pus sortir de tes lèvre tremblantes. Tu inspiras un bon coup, à nouveau, mais ne sut quoi rajouter de plus. Car à tes yeux, il n'y avait absolument rien à répondre à tout ceci, toutes ces paroles criantes de vérités. Tu n'avais tout simplement aucune excuse à fournir, rien pour te défendre. Chose d'ailleurs que tu ne cherchais même pas à faire, sachant très bien qu'ici même, la coupable n'était que toi. Alors, échappant le regard de ton amie, rouge de honte de connaître ses impressions pour ta personne, tu laissas ta main lentement glisser contre le bois, pour finalement faire machine arrière et te laisser traîner à l'intérieur, tout simplement. Laissant la porte ouverte, avant même de rejoindre le salon, tu lanças un « Entre. » sur un ton neutre, quelque peu froid même, à l'encontre de Nakoma, avant de te laisser tomber dans le fauteuil, le visage baissé par peur de croiser celui de ton amie. Oui, tu étais complètement déconnectée à présent, et semblait ne savoir quoi dire, quoi répondre. Alors que tu savais très bien que Nako attendait justement tes explications de ta part, des excuses peut être même et ceci était légitime de sa part. Simplement, toi, tu te contentas de difficilement croiser les jambes, et tes bras sur ces dernières.
Tu allais craquer. Tu te connaissais, tu allais finir par craquer dans les minutes qui suivraient. Tu serrais si fort ta peau sous tes ongles pour t'empêcher de fondre en larme. C'était si difficile, mais tu ne pouvais pas lui infliger ta faiblesse, car tu savais qu'elle y serait sensible et qu'elle s'empresserait de s'excuser de ses précédents propos. Et ça, tu ne le souhaitais décidément pas. Alors, tu te contentais de mordiller l'intérieur de ta bouche, tapotant nerveusement de la jambe contre le parquet. Un silence s'était alors installé, et tu ne te sentais pas prête à le briser en première. Tu n'avais en vérité juste rien à lui répondre, trop honteuse. Trop gênée de n'avoir su te rendre compte de tout ceci bien avant. Ainsi, tu pris l'initiative la plus lâche dans ce genre de situation ; changer de sujet, ou du moins l'écarter le temps de quelques minutes en espérant qu'elle ne l'oublie. « Tu veux boire quelque chose ? », lui demandas-tu, toujours sans oser l'a regarder, d'une voix presqu'inaudible. Tellement honteuse d'être lâche même avec sa propre meilleure amie.

 

© .JENAA


    éphémère
    or whether we are white or copper skinned, we need to sing with all the voices of the mountains. △on passe notre vie entière à s'inquiéter de l'avenir, à faire des projets, à essayer de le prédire, comme si savoir à l'avance pouvait amortir le choc. mais l'avenir change constamment. l'avenir est le lieu de nos plus grandes peurs, et de nos espoirs les plus fous. mais une chose est sûre : quand finalement il se dévoile, l'avenir n'est jamais comme on l'avait imaginé.


Dernière édition par Pocahontas Mojag Powhatan le Mer 19 Fév - 16:44, édité 2 fois
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Ehawee Nakoma Powhatan

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MessageSujet: Re: (pocahoma) + le tourbillon. (pocahoma) + le tourbillon. EmptyVen 22 Nov - 10:47



le tourbillon.

Soulagée. Oui, tu te sens soulagée. Tout ce qui pourrissait lentement au fond de toi est enfin sorti. Tu as exprimé ce qui te rongeait de l’intérieur depuis des semaines ; tu as mis des mots sur ce mal qui te tuait à petit feu. Et ça fait du bien, tellement de bien. C’est pareil à une caresse douce et chaude qui ferait frissonner ta peau, pareil à un baume qui apaiserait les blessures et refermerait les plaies béantes. Tu as pourtant failli reculer, tout abandonner, au moment même où le sourire de ta Pocahontas t’a frappé en pleine poitrine. Elle a eu l’air si heureuse de te revoir, là, sur le pas de sa porte. Ses yeux ont brillé d’un éclat lumineux et incandescent ; la joie a irradié les traits cependant fatigués de son visage bruni par le soleil. Et tout d’un coup, tu t’es retrouvée là-bas, en Virginie. Dans votre pays. Vous étiez à nouveau toutes les deux et la vie était simple. Comme avant. C’était un peu comme un rapide retour en arrière qui laisse un goût amer au fond de la gorge parce qu’on se rend enfin compte de tout ce qui a été perdu en chemin. Tu ne pouvais pas ne plus lui exprimer ton ressenti, tu avais besoin de tout lâcher, de tout évacuer. Elle avait besoin de savoir, elle aussi. Même si tu savais qu’elle allait forcément en souffrir, que ça allait lui être douloureux de devoir affronter la vérité en face pour une fois. Alors tu as parlé, sans t’arrêter. Sans même penser à reprendre ta respiration ou à essuyer ces quelques larmes de confusion qui ont glissé sur tes joues. Tu as juste parlé.
Les mots se sont déversés hors de tes lèvres comme un flot ininterrompu, violent et agité. Peut-être certaines phrases n’ont-elles pas eu de sens, mais tout était dit. Enfin. Tu sens ce nœud dans ton estomac qui se desserre, cette tempête à l’intérieur de ton crâne qui se calme petit à petit. Tu respires à nouveau à plein poumons, comme si tu avais lentement étouffé ces dernières semaines, comme si l’air t’avait manqué sans même en avoir eu conscience. Bien sûr, rien n’est encore arrangé. Tu éprouves toujours cette rancœur envers ta brune et il te faudra du temps pour lui pardonner réellement – même si tu lui as déjà pardonné, un peu. Il vous faudra du temps avant de retrouver votre relation fusionnelle d’antan. Mais tu es confiante, tu sais que ce moment viendra. Ce moment où, enfin, elle te reviendra. Ce moment où ta Pocahontas fera à nouveau pleinement partie de ta vie et de ton univers. Et quelque part, tu es très impatiente d’y être. Tu ne peux que taper intérieurement du pied, telle une enfant, à la simple pensée que tu vas enfin retrouver ta meilleure amie. Malgré la douleur et les rancœurs, tu sais que tu continueras de l’aimer pleinement quoiqu’il advienne. Tu sais que, elle et toi, c’est véritablement pour la vie entière. C’est comme ça – c’est marqué dans ta chair, inscrit sur ton cœur. Gravé jusqu’aux tréfonds de ton âme. C’est elle et toi, juste ça.
Le souffle encore un peu court, tu observes la mine défaite de ta brune, la culpabilité au cœur. Tu t’en veux un peu de lui cracher tout ça à la figure alors qu’elle semble si exténuée. Le regard éteint et le visage vidé de toute expression, tu as l’impression qu’elle te fixe sans même te voir réellement. La lèvre inférieure entre tes dents, tu restes immobile sans oser bouger. Tu attends. Tu attends qu’elle dire quelque chose, qu’elle fasse quelque chose – n’importe quoi. Mais rien ne vient. Le silence devient pesant, étouffant, et tu ne sais pas comment réagir face à ce gouffre béant semblant se creuser un peu plus entre vous. Un simple petit mot, tremblant, traverse le rempart de ses lèvres et puis c’est tout. À nouveau ce silence complet qui te rend mal à l’aise, qui te donne l’envie de hurler de rage et de désespoir. Pourquoi ne dit-elle rien ? Pourquoi ne réagit-elle pas ? « Pocahontas ? tu tentes, presque timidement, mais c’est comme si elle ne t’entendait même pas. » Ainsi, c’est donc là tout l’effet que ta déclaration lui fait. Juste un simple ‘wahou’ et c’est tout. Tu ne sais pas quoi en penser. Tu as envie de lui demander si elle s’en fiche, lui demander si tout ça ne lui fait rien. Si, pendant tout ce temps, tu lui as tout de même manqué. Mais tu restes silencieuse, rendue muette. Tu n’as sans doute pas envie de connaître la réponse à ces questions. Ainsi, tu ne desserres pas les lèvres, la fixant seulement, jusqu’à ce que tu la voies tourner les talons.
Doucement, elle s’engouffre à l’intérieur de sa maison et tu la suis du regard, stupidement. Tu ne comprends pas exactement. Est-ce qu’elle fuit votre conversation ? La cœur en berne, tu te dois d’admettre que sa réaction ressemble fortement à de la fuite en avant. Et puis, elle t’invite à entrer. Le ton neutre et distant, elle t’ouvre les portes de sa chambre. Après une seconde d’hésitation, tu la suis finalement jusque dans ce qui se trouve être son petit cocon, sans même penser à regarder son intérieur, à t’émerveiller de la décoration et de l’aménagement de la pièce. Non, toi, tu restes les yeux fixés sur ta brune, sur ce visage honteux et baissé, fatigué. Tu attends toujours qu’elle veuille bien dire autre chose, qu’elle veuille bien réagir à tout ça mais la situation semble être comme une impasse parce qu’elle n’ouvre pas la bouche. Ne te regarde même pas. Un peu nerveuse, et surtout mal à l’aise, tu prends place sur un fauteuil, similaire à celui sur lequel elle s’est assise. Le bruit que produit sa jambe gigotant nerveusement t’exaspère un peu mais tu restes de marbre. Tu attends. Tu te doutes de ce qu’elle ressent en cet instant, tu imagines le capharnaüm que ce doit être à l’intérieur de son crâne en cette minute. Le cœur déchiré, elle se sent perdue. Perdue entre la joie de te revoir et la tristesse de tout ce que tu lui as craché à la figure sans ménagement. Elle se sent honteuse et peinée, elle est comme une enfant qui a besoin d’être consolée. Tu le sais, tu le sens. C’est là, dans tes tripes. Tu as toujours su ce qu’elle ressentait au moment-même où elle le ressentait. Vous êtes liées, Pocahontas et toi.
Aussi quand elle te propose à boire, tu ne peux que sourire avec tendresse. Cette tendresse que tu as toujours éprouvée à son égard malgré tes petites colères et tes rancœurs. Cette tendresse qui est toujours restée là, au fond de ton cœur. Tu n’es même pas en colère, tu es juste adoucie. Attendrie. Tu retrouves finalement ton indienne, celle qui savait si bien de faire tourner en bourrique, te rendre chèvre. Peu importe, au fond, qu’elle n’ait rien dit – tu sais ce qu’elle pense, ce qu’elle ressent et ça te suffit. Bien sûr, ça ne fait pas tout mais pour le moment, c’est déjà un grand premier pas de franchi. Alors tu te lèves doucement de ton fauteuil et t’avances doucement pour la rejoindre sur le sien. Comme avec précaution, tu viens t’assoir sur l’accoudoir et entoures ses épaules de tes bras. La tête enfouie dans ses longues mèches brunes parfumées, tu la serres doucement contre toi. C’est un geste simple, presque anodin, mais qui t’a terriblement manqué et tu ne t’en rends compte qu’à l’instant, alors que tu la tiens étroitement entre tes bras. « Ça va aller, ma Poca, tu souffles tendrement tout en commençant doucement à la bercer. Ça va aller. On va tout reprendre à zéro, toi et moi, et on ne va plus jamais se quitter. D’accord ? À partir de maintenant, c’est de nouveau toi et moi. Contre le monde entier. Comme avant. » Tu poses un léger baiser sur le haut de son crâne. « Peu importe toute ce qu’il s’est passé, peu importe tout ce qu’on a fait, on prend un nouveau départ. Un nouveau départ pour quelque chose d’encore meilleur. Tu as confiance en moi, pas vrai ? tu demandes, presque de façon rhétorique parce que tu connais la réponse à cette question au fond de toi. Alors ça va aller, je te le promets. Je suis là et je ne te quitte plus, tu peux en être certaine. » Tu as un petit rire amusé avant que tu ne relâches ta meilleure amie pour venir t’installer à ses pieds, posée tout contre ses jambes croisées. Tu attrapes doucement ses mains des tiennes et les serres avec force, comme pour la rassurer pleinement. « Regarde-moi, tu souffles à mi-voix. Je t’aime, Pocahontas. Et ça, rien ni personne ne pourra le changer. Jamais. Je serai toujours là pour toi, comme je l’ai été depuis toutes ces années. Je ne sais pas exactement ce qu’il nous est arrivé pour qu’on se retrouve ici, mais on va reconstruire tout ce qu’on avait en Virginie, d’accord ? Comme chez nous. Parce que jamais plus on ne se séparera, tu affirmes tout en entremêlant tes doigts aux siens. Jamais plus. »

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Dernière édition par Ehawee Nakoma Powhatan le Sam 6 Sep - 10:18, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: (pocahoma) + le tourbillon. (pocahoma) + le tourbillon. EmptyLun 23 Déc - 19:35

... ... ...
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∞ le tourbillon



Doucement, ce fut comme si tous vos souvenirs d'avant te revinrent en tête, mais d'un tout autre point de vue. Tu revivais chaque instant, chaque moment de folie, de rire et de confession mais d'une autre manière. Pas uniquement de la façon dont tes yeux de petite fille égoïste pouvaient les percevoir, mais comme une personne extérieure le voyait. Et en effet, à chaque seconde, à chaque temps passé ensemble, il ne s'agissait toujours que de toi. Tes problèmes, tes amours et tes emmerdes, tes coups de blues et tes joies. Toi, toi toi. Mais pourquoi fallait-il que tu ne le découvres qu'à présent ?
Le silence domine la pièce et la douleur au cœur vient petit à petit s'amoindrir. Même si la haine contre ta propre personne persiste. Tu ne sais décidément pas de qui te vient ce don pour faire souffrir les plus belles personnes qui puissent exister. Ton air d'enfant et ton innocence de petite fille ne bluffait plus personne, pas même ton amie de toujours. C'était tout, ton image se fissurait pour laisser place à une personne dont tu ne connaissais l'existence. Une Pocahontas tellement plus sombre et détestable, portant les couleurs des pires allures existantes. Et le pire dans cette histoire, c'est qu'en aucun cas tu ne l'a souhaité.

Ça ne devait pas se passer ainsi. Vous deviez vous revoir, vous prendre dans vos bras, pleurer votre terre d'avant et avancer ensemble dans ce nouveau monde en vous soutenant l'une l'autre. En vous aimant comme vous n'avez cessé de le faire toutes ces années. Mais les choses prennent une autre tournure, et ça ne te plaît décidément pas. Toi qui a pour habitude de tout voir en rose, voilà que ton idéale relation avec Nakoma tourne au cauchemar le plus irritable. Te prendre des reproches par les John, par ton père ou toute autre personne de ce monde, d'accord. La pilule passait assez facilement et tu tournais la page sans ménage. Mais là c'était ELLE. Ton espoir de toujours, ton bras droit d'une vie entière, ton alliée de n'importe quelle circonstance. Pas un sentiment de trahison de sa part, oh non tu savais qu'elle ne te devait rien bien au contraire. Mais un sentiment d'amer découverte sur ta propre personne, un peu comme si Nakoma venait de se ramener avec un miroir et qu'à la place de la pluie de confession qu'elle venait de te faire, elle t'avait forcé à t'y voir telle que tu étais réellement. Et il faut avouer que ton reflet était celui d'une jeune femme bien laide.
C'est étrange, mais encore une fois tu eus l'impression d'être égoïste, à ne retenir que les choses te concernant de son discours. Sans reprendre les éléments qui confirmaient que oui, elle avait toujours souffert de te connaître, en autre. Car là était le véritable problème, en soit. C'était qu'elle t'avait rencontré. C'était que ta route de petite princesse fille à papa avait rencontré la sienne.. Et si elle ne t'avait jamais rencontré, sûrement ne sentirait-elle pas une telle peine. Si jamais vous ne vous étiez tant attachée l'une à l'autre, elle n'aurait jamais eu à porter le fardeau de tes fautes et de tes gaffes. Et si, et si et si.. Pourtant tu ne peux t'empêcher de te dire que si le destin l'a mise sur ta route, c'était bel et bien pour une raison. Les esprits n'agissent jamais par le biais du hasard. Ils se pourraient juste que pour une fois, ils aient mal agit, condamnant le bonheur de Nakoma au profit du tien.

Et il semblait être trop tard pour faire machine arrière.

C'est un cœur brisé qui attend des réponses. Pourtant, tu n'en as aucune à lui apporter. Tu aimerais juste qu'elle te sourisse comme avant et qu'elle te dise que ce n'était qu'une grosse blague pas marrante, qu'elle t'aime et que ceci ne changera jamais. Mais ça ne risque pas. Elle vient alors s'asseoir à son tour et tu peux voir sur ses yeux qui ne te lâchent plus l'attente d'une parole de ta part. N'importe quoi, mais que tu lui dises quelque chose. Seulement, rien d'autre que cette demande de boisson ne semble vouloir sortir et tu te contentes de fixer honteusement tes pieds nus. C'est uniquement quand ses grandes jambes se lèvent et viennent se diriger vers toi que tu sembles te réveiller de ce coma intérieur dont tu étais victime depuis ses mots balancés au pas de la porte. Ta petite Nakoma vient se poser à côté de toi, t'encadrant comme instinctivement de ses bras. Ton corps semble tressaillir, comme s'il refusait à lui seul de profiter encore une fois de la gentillesse de l'indienne. Pourtant tu te laisses faire. Pourtant c'est un peu tout ce que tu attendais. « Ça va aller, ma Poca. Ça va aller. On va tout reprendre à zéro, toi et moi, et on ne va plus jamais se quitter. D’accord ? À partir de maintenant, c’est de nouveau toi et moi. Contre le monde entier. Comme avant. » Un immense soulagement vient alors t'envahir, dévorant la peine et la douleur précédente pour que tes sens profitent tout entier à la chaleur de sa peau, la mélodie de sa voix et la véracité de ses propos. Un baiser sur ton front et ton monde revient à la vie. Tu restes pourtant les yeux clos, es sourcils légèrement froncés comme si tu te forçais à ne pas lâcher prise. À ne pas exploser sous toute cette palette d'émotions. « Peu importe toute ce qu’il s’est passé, peu importe tout ce qu’on a fait, on prend un nouveau départ. Un nouveau départ pour quelque chose d’encore meilleur. Tu as confiance en moi, pas vrai ? Alors ça va aller, je te le promets. Je suis là et je ne te quitte plus, tu peux en être certaine. » Tu es, à vrai dire un peu perdue. Tu ne l'as comprends plus trop mais dans un sens, tu t'en fiches, du moins pour le moment. Ses reproches semblent s'être envolés et elle semble comme accepter la situation. Comme, malheureusement il faut l'avouer, se dire qu'après tout tu es ainsi et que tu ne changeras pas. Et que donc elle s'y habituerait. Et ce n'est pas bon, tu le sais. Tu as besoin d'être remuée un peu de temps en temps, pas trop sinon tu risques de vite te briser fragile comme tu peux l'être. Mais pour te remettre en question, tu as besoin qu'on vienne te sonner l'alarme. Et à présent que ta tendre l'a fait, il ne faut plus faire demi tour et oublier ce qui a été dit. Pour que plus jamais elle ne pense cela de toi. De vous.

Puis elle vient te lâcher, à contre cœur pour finalement s'agenouiller devant toi. Prendre tes mains contre les siennes et te faire à nouveau profiter de sa chaleur humaine incomparable. « Regarde-moi. » Comme une requête impossible à accomplir, plonger son regard dans le sien est tellement difficile. Malgré son réconfort et ses promesses d'un avenir en perspectif ensemble, tu n'en restes pas moins une gamine honteuse de toutes ces conneries. Pourtant, tu fais l'effort et enfin pose tes yeux tout humides vers elle, sa vision ne pouvant empêcher tes lèvres de s'affaisser en un sourire.  « Je t’aime, Pocahontas. Et ça, rien ni personne ne pourra le changer. Jamais. Je serai toujours là pour toi, comme je l’ai été depuis toutes ces années. Je ne sais pas exactement ce qu’il nous est arrivé pour qu’on se retrouve ici, mais on va reconstruire tout ce qu’on avait en Virginie, d’accord ? Comme chez nous. Parce que jamais plus on ne se séparera. Jamais plus. » Baboum, baboum. Ton cœur semble s'emballer plus que jamais et ta bouche vient trembler sous la montagne d'émotion qui s'accumule. Ses doigts serrent si fort les tiens, comme t'empêchant de fuir à nouveau. Toi, tu te contentes de laisser enfin couler ces quelques larmes d'enfant grondée.
La plus belle déclaration d'amour que tu peux avoir, c'était bien celle-là. Pas de mot brodé, pas de superficiel et encore moins d'artificiel. Juste une jeune femme qui t'aime assez pour t'accepter comme tu es. Quel autre bonheur peut exister ? Avoir ce genre d'amour était inestimable et à peine croyable. Secrètement, on rêve tous de le connaître mais on rencontre rarement la personne qui nous fait découvrir une telle joie d'exister. Toi, grande chanceuse, tu as cette personne. Nakoma t'aime telle que tu es, aussi idiote et sotte puisses-tu être jamais elle ne viendra t'abandonner. Au contraire, plus tu sombreras plus elle te tendra cette main de toujours. Oui, le véritable amour se trouve ici même, dans le sourire de Nakoma, dans ces mots de réconfort, dans ses yeux sans cesse brillants à ton encontre. Chez elle toute entière tu te retrouves et alors plus rien ne semble avoir d'importance. Le monde peut bien s'écrouler demain, qu'importe si elle est à jamais à tes côtés. Dans la Vie comme dans la Mort, tu souhaites juste être éternellement liée à elle. Elle n'est pas ton amie, ta sœur ou juste l'ombre de toi-même : elle est Tout.

Enfant à jamais, tu glisses doucement de ton fauteuil et te retrouves agenouiller juste en face d'elle, ne lâchant pour rien au monde ses mains. Sans vraiment pourquoi, tu viens rire doucement. Sûrement face à la situation, si incongrue. « Tu ne me détestes pas alors ? », viens-tu pourtant demander très sérieusement, les yeux encore rouges de larme et la bouche toujours aussi tremblante. C'était tout ce que tu pouvais dire, tout ce que tu voulais savoir surtout. Et puis mince. Les nerfs lâchent et tu pleures à en perdre haleine. Tu te laisses aller, après tout, c'est elle. Encore et encore, les larmes semblent incontrôlables. Alors tu viens poser ta tête contre la poitrine de ton amie, vient la serrer si fort contre toi et pleure toutes les larmes de ton corps. Pleure d'avoir enfin compris que tu avais failli perdre ta raison de vivre..

« Je t'aime. », réussis-tu à glisser entre deux pleurs, la voix tremblante et hurlant pourtant presque.
  
 

© .JENAA


    éphémère
    or whether we are white or copper skinned, we need to sing with all the voices of the mountains. △on passe notre vie entière à s'inquiéter de l'avenir, à faire des projets, à essayer de le prédire, comme si savoir à l'avance pouvait amortir le choc. mais l'avenir change constamment. l'avenir est le lieu de nos plus grandes peurs, et de nos espoirs les plus fous. mais une chose est sûre : quand finalement il se dévoile, l'avenir n'est jamais comme on l'avait imaginé.


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Ehawee Nakoma Powhatan

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MessageSujet: Re: (pocahoma) + le tourbillon. (pocahoma) + le tourbillon. EmptyLun 30 Déc - 12:00



le tourbillon.

À quoi te serviraient toute cette colère, toute cette rancœur ? À quoi ça te mènerait de lui en vouloir, encore et encore ? À rien. Strictement rien. Vous avez déjà perdu assez de temps comme ça, à vous éloigner et vous ignorer pour continuer de faire comme si vous n’étiez plus rien l’une pour l’autre. Tu en as assez de perdre ton énergie à ruminer ta rage et ta rancune, toute seule dans ton coin. Tu aimerais juste la retrouver, retrouver cette amie que tu aimais tant en Virginie. Cette meilleure amie qui te faisait sortir de tes gonds, que tu te devais surveiller comme le lait sur le feu. Cette sœur de cœur sans qui tu ne voyais plus ta vie malgré toutes ses conneries. Ça ne sert plus à rien de rester engluée dans ce passé qui n’est plus. Tu dois lui pardonner ; tu dois revenir auprès d’elle et continuer de la protéger. Comme tu l’as toujours fait. Elle a besoin de toi, besoin de ta présence à tes côtés – tout comme tu as besoin d’elle dans ton entourage proche, c’est évident. C’est ainsi, tu l’as admis voilà bien longtemps. Ton existence n’est plus la même sans elle ; elle n’a plus le même goût, le même intérêt. La même intensité. Tu as bien tenté de te reconstruire ici, sans elle, mais l’échec a été parfaitement cuisant. Parce que tu es incapable de respirer comme il faut si elle n’est pas là. Tu ne vis pas, tu survis seulement. Cette spirale infernale dans laquelle tu as sombré n’a fait que confirmer cette vérité que tu savais pourtant déjà depuis longtemps – Pocahontas est indispensable à ta vie. Alors ta présence aujourd’hui, chez elle, dans sa chambre, n’est que la suite logique à tout ce temps passé éloignée de cette autre partie de toi, de ta moitié. Il te faut te délivrer de cette colère à l’intérieur de toi avant de pouvoir lui pardonner entièrement et repartir sur de bonnes bases avec ton indienne préférée et adorée.
Sa chaleur contre la tienne ramène à ta mémoire tous ces souvenirs que tu as tenté d’oublier de refouler. Des images défilent comme un film et c’est comme si tu voyais la vie d’une toute autre personne, d’une presque inconnue. C’est toi pourtant qui as vécu tout ça ; elle et toi là, sur l’écran de ta rétine. Tu espères pouvoir retrouver tout ça un jour, ici dans ce monde. Vous avez beau être loin de votre terre natale, tu espères innocemment que cet univers vous offrira l’opportunité de vivre votre amitié comme avant. En mieux. Ta place est ici, auprès d’elle. Ton devoir est de la protéger. De la protéger elle seule. À cette pensée, tu as envie de sourire. Tu n’es pas sa sœur biologique mais votre lien est tel que tu as toujours eu l’impression de faire partie intégrante de sa propre famille. Tu peines parfois encore à le croire mais c’est pourtant bien réel. Preuve en est ce lien qui unit elle et toi. Il y a encore plein de questions que tu aimerais lui poser mais tu te dis que ça attendra. Ce n’est pas le moment. Pour l’instant, il s’agit de vous deux. D’elle et toi. Il vous faut renouer ces liens, les resserrer avant qu’ils ne se brisent pour de bon. Pour toujours. La seule idée de la perdre à tout jamais te rend malade d’angoisse et de douleur. Tu sens comme une sorte de détresse violente émerger en toi, là au creux de ton ventre. C’est comme un vide béant qui grandit en toi, si vite qu’il ressemble à un véritable trou noir qui aspirerait toute vie à l’intérieur de ton corps. Vide, tu te sentirais vide sans elle. Vide et littéralement morte.
Ses mains dans les tiennes, tu as l’impression d’être une et entière à nouveau. Que toutes les pièces du puzzle s’emboîtent enfin dans un même ensemble, parfaitement homogène. Ton univers tourne à nouveau rond, ton monde a retrouvé son rythme d’antan. Le soleil est revenu dans ta vie après la grisaille et la pluie. Pocahontas glisse alors de son fauteuil et vient se serrer tout contre toi. Tu fermes les yeux un instant sous ce contact d’une douceur extrême et qui t’a tant manqué. Tu souris doucement, apaisée comme tu ne l’as pas été depuis bien longtemps. Trop longtemps. « Comment pourrais-je te détester Pocahontas ? tu souffles de manière rhétorique, parce que la réponse te paraît bien trop évidente à toi. Je suis incapable de te détester. Je t’aime trop pour ça. Tu m’es vitale, alors comment détester ce qui est indispensable à ma propre survie ? » Tu passes une main dans ses boucles brunes quelque peu emmêlées, comme tu le ferais à une enfant. Au fond, ta Pocahontas a toujours été une grande enfant. Malgré son statut de fille du chef de votre tribu, malgré ses futures grandes responsabilités, elle a toujours été enfantine, libre comme l’air. Toujours à n’en faire qu’à sa tête, malgré tout. Elle suit son cœur, pas sa raison. Et tu l’admires pour ça parce que tu es incapable de laisser tes sentiments te guider, trop effrayée de souffrir, de te tromper. De tomber. « Jamais je ne te détesterai. Ça me serait trop douloureux, je crois. Je ne supporterais pas d’éprouver de tels sentiments à ton égard. Ce serait comme… contre-nature, tu poursuis la voix vibrante d’émotion. On a vécu tant de choses ensemble, on se connaît depuis tant de temps. J’ai l’impression que toute mon existence n’a été qu’une vie avec toi, toi seule. Dans chacun de mes souvenirs, tu es là. Avec moi ; à côté de moi. C’est comme si mon être était lié au tien, de façon immuable et éternelle. Comme si nous ne formions plus qu’un seul être, toi et moi. »
Et ses pleurs retentissent, comme une mélodie poignante qui te serre le cœur et la gorge. C’est l’expression de son soulagement, de sa détresse, de son amour – de tout ça à la fois. Sa tête se glisse contre ta poitrine et tu enserres son corps tremblant de tes bras comme pour lui assurer ta présence. Ta protection. Tu seras là désormais, à tout jamais. C’est elle et toi contre le monde entier, le reste n’a plus aucune importance à tes yeux. Son ‘je t’aime’ sonne à tes oreilles comme un hurlement déchirant. Tu le sens qui vient de ses tripes, des tréfonds de son âme. Sa voix est pourtant toute menue, à peine chuchotée entre deux hoquets de larmes contenues mais elle semble comme t’écorcher les oreilles. Elle te vrille les tympans de par cette force qu’elle met dans ses mots. Tu la connais si bien que tu sens toute la puissance de ses sentiments à travers ces quelques paroles lâchées doucement. Pas besoin de long discours, pas besoin de fioritures ou d’un grand étalage de sentiments débordants de mièvrerie. Trois mots, sept lettres et rien de plus. C’est tout ce qu’il faut – tout ce qu’il te faut. Elle les prononce et tu es de nouveau à elle comme tu l’as toujours été. « Je t’aime aussi ma Pocahontas, fort. Vraiment très fort, tu souffles. » Ta vue se brouille doucement, une larme glisse le long de ta joue mordorée. Tu fais table rase du passé. C’est une nouvelle histoire qui commence enfin, un nouveau départ. Tu en es sûre désormais – vous pourrez à nouveau construire tout ce que vous aviez en Virginie ici, dans ce nouveau monde qui est devenu le vôtre. Tu ne sais pas combien de temps vous devrez rester ici, tu ne sais pas ce qu’il vous est arrivé et ce qu’il adviendra de vous mais tu sais que vous y arriverez. Votre vie commence à nouveau. Ici et maintenant. Dans cette petite maison, avec ta meilleure amie blottie contre toi, au creux de tes bras. « Tu m’as manqué mon indienne. Plus jamais ça, plus jamais. »

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Dernière édition par Ehawee Nakoma Powhatan le Sam 6 Sep - 10:22, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: (pocahoma) + le tourbillon. (pocahoma) + le tourbillon. EmptyMer 19 Fév - 23:55

... ... ...
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∞ le tourbillon



Il y a juste certaine chose que l'on n'explique pas. Que même si on le désirait, il n'existerait pas de mot pour les décrire. Des choses qui peuvent paraître pour d'autres si simples et anodines, mais qui font pourtant toute notre vie. Ce genre de chose qui nous fait bien au cœur sans trop savoir pourquoi, qui nous soulage et nous apaise. Ce genre de chose qui fait battre fougueusement nos cœurs, de peine ou d'amour, de colère ou d'excitation. Ces choses auxquelles on accorde tant d'importance. Ces choses que l'on ressent, semblables à des sentiments peut-être. Des sentiments bien trop forts pour être compris ou expliqués. Le genre de sentiment qu'on ne peut comprendre si on ne le vit pas. Toi, tu as cette immense chance de le connaître, ce sentiment, cette chose si profonde et pure qui ne porte pas de nom. L'amour ? Oh non, l'amour est trop futile, superficiel, trop facile et même parfois forcé. L'amitié alors ? Non, non l'amitié est donnée à tous, elle désigne tout et n'importe quoi, juste des connaissances et des personnes sympathiques.
Alors voilà. Ce sentiment, cette chose, cette sensation t'envahissant le cœur à ce moment précis, ça n'existe peut-être pas. C'est pas très scientifique, comme chose, mais tu t'en fiches, car c'est une chose réelle au moins. C'est comme vivre sa vie à 100%, sans rien rater. Comme voir le Bonheur en face à face. Comme être au dessus du monde entier. Comme se sentir surhumain, se sentir tellement plus important que tout ce monde. C'est toutes ces choses, mais résumés en une personne : Nakoma. C'est bête, stupide et tellement niais, oui. Mais c'est la vérité dans toute sa splendeur. C'est ce qu'aujourd'hui, assise par terre dans les bras de ton amie, tu découvres enfin. Que pour toi, elle est Tout. Nakoma, c'est la personne que l'on rêve tous d'avoir dans notre vie. Dont on rêve secrètement la nuit avoir à nos côtés. Que l'on espère un jour aimer, enlacer ou tout simplement à qui l'on aimerait parler, se confier. Se confesser. Nakoma, c'est la personne parfaite que l'on s'imagine tous. Parfaite même dans ses défauts, dans ses plus fines colères jusqu'à ces immenses peines. Ce genre de personne que l'on aimerait serrer contre nous quand ça va pas, et puis même quand tout va bien. Dont le sourire est capable de nous guérir de tous nos maux, comme un baume au cœur, comme un calmant à nos douleurs. Cette personne qui possède ces grands yeux d'amour dans lesquels on rêve de s'y plonger, encore et encore, jusqu'à s'y noyer. Ces yeux qui ne vous jugent pas, qui vous aime simplement comme vous êtes. Ces yeux qui reflètent une meilleure image de vous-même, telle qu'elle vous voit. Une image parfois bien trop belle, bien trop loin de ce que vous êtes vraiment. Cette bouche qui ne vous dit rien, qui se contente de faiblement vous sourire. Aucun mot ne sert, juste le langage de ces traits apaisants et aimants. Nakoma, c'est le genre de personne qui vous fait comprendre que vous-même, vous êtes spécial. Que vous n'êtes pas la pauvre larve que vous vous lamentiez de demeurer, mais que vous êtes bien au dessus de tout ceci. Du moins pour elle, et bizarrement, ça reste le principal pour vous. Oui, vous finissez par vous dire que tant qu'elle, elle vous aime, le monde peut bien vous cracher dessus, vous n'en avez que faire.

Et voilà tout ce que tu manquas de perdre ? Par ton égoïsme, ta stupidité naturelle et ces stupides oeillères, tu avais failli perdre la Vie en personne. Mais la Vie, par tous les miracles, est bien indulgente et voici qu'elle t'offre une seconde chance. Qu'elle vient t'enlacer toi, qui est en cause, et qui vient te murmurer tout son amour le plus sincère. « Comment pourrais-je te détester Pocahontas ? Je suis incapable de te détester. Je t’aime trop pour ça. Tu m’es vitale, alors comment détester ce qui est indispensable à ma propre survie ? »  C'était presque trop beau pour être vrai, en fait. Sa colère précédente semblait alors n'avoir été qu'une sorte de tempête, passant le temps de quelques minutes pour disparaître pour laisser à nouveau la place au calme. Comme un mauvais rêve, une mauvaise hallucination qui n'étaient que le fruit de ton imagination. Mais il ne faut pas oublier qu'une tempête a beau disparaître, elle laisse toujours derrière elle quelques restes de son passage. Ces restes, ça sont ses révélations, que tu te dois de garder en mémoire. Elle s'est confessée à toi, s'est ouverte toute entière. Tu ne peux pas juste l'entendre souffrir d'une oreille et l'oublier d'une autre. Il te faut te retrousser les manches pour changer et tenter d'inverser la balance. De devenir une meilleure personne, du moins pour elle. D'être celle qui tend la main, et non celle qui l'a reçoit sans cesse.
Un frisson te parcourt alors, ton corps si longtemps endormi semblant alors enfin se réveiller au contact de ses doigts dans tes cheveux. Ce geste si maternel, naturel de sa part, tellement digne d'elle. Elle n'a pas changé, ça c'est certain. Elle garde ce même instinct de protection sur ta personne. Maman Ours qui veille sur son tout petit, sortant les crocs quand le danger se montre, ouvrant son cœur quand la peine habite le nourrisson. « Jamais je ne te détesterai. Ça me serait trop douloureux, je crois. Je ne supporterais pas d’éprouver de tels sentiments à ton égard. Ce serait comme… contre-nature. On a vécu tant de choses ensemble, on se connaît depuis tant de temps. J’ai l’impression que toute mon existence n’a été qu’une vie avec toi, toi seule. Dans chacun de mes souvenirs, tu es là. Avec moi ; à côté de moi. C’est comme si mon être était lié au tien, de façon immuable et éternelle. Comme si nous ne formions plus qu’un seul être, toi et moi. » Ce qu'elle te dit, ce qu'elle te confie enfin est si criant de vérité que tu ne peux empêcher une nouvelle fournée de larmes de venir s'écraser sur tes joues rougies. La véracité de ses paroles, la simple sincérité de ses mots, ça ne pouvait que t'émouvoir aux larmes. Alors tu te sers un peu plus d'elle, comme pour l'obliger à ne plus te quitter, comme par peur que vous ne soyez à nouveau séparées. De nouvelles barrières, un nouvel éloignement et tu ne le supporterait. Pas après ces révélations, pas après ce jour où tu as enfin compris quelle importance Nakoma pouvait avoir pour toi. « Je t’aime aussi ma Pocahontas, fort. Vraiment très fort. » Et ton monde ne peut que s'illuminer. Aimer ce n'est pas tout, c'est même presque rien. Mais recevoir en retour ce genre d'amour, savoir qu'on a tant de valeur aux yeux d'une personne si merveilleuse. Ça c'est le bonheur, ça c'est être heureux. « Tu m’as manqué mon indienne. Plus jamais ça, plus jamais. » Tout est trop beau, trop pur et si brusque. Tu ne contrôles plus ton corps, tremblant sous toutes ces émotions accumulées. Trop de choses en si peu de temps, trop de révélations, de mots reprochant ou aimant, trop de sensations que ton petit cœur se doit de gérer de manière imprévue.

Et pourtant. Ça fait trop mal à admettre, mais ce qui te ronge de l'intérieur semble avoir son mot à dire. Semble vouloir te faire comprendre que non, non tu n'auras pas éternellement droit à ce bonheur. Tu commences alors à tousser doucement, tentant de te retenir. Mais ça ne fait que te gratter un peu plus la gorge, te brûlant le gosier tout entier et faisant monter une chaleur fiévreuse. Une autre toux plus forte, encore une. Si bien que tu vins à devoir t'écarter de Nakoma à contre cœur, portant tes mains contre ta bouche pour calmer au mieux le chaos qui régnait à l'intérieur. Ça te démange les poumons, comme si quelqu'un s'amusait à te les chatouiller. Mais ça n'a rien d'un jeu ou d'une plaisanterie : c'est bien trop désagréable, trop dérangeant et infernal comme douleur. Et le mal se fait sur la durée, tu ne fais que tousser encore et encore, en devenant rouge et brûlante. Comme à croire que toutes ces émotions ont fini par réveiller la maladie, qui ne t'avait pas embêté depuis hier soir déjà. Mais non, elle revient toquer à la porte, repointant le bout de son nez pour te dire que non, elle n'est pas partie, elle est là, plus présente que jamais. Et que pour rien au monde elle ne partira. Que pas même tes moments de bonheur sont un prétexte pour qu'elle se cache.
Tu tousses encore deux, trois fois peut-être même, avant de reprendre ta respiration normalement. Calmement et lentement. Tu ne sais plus où te mettre à présent, comme honteuse de t'être ainsi montrée à ton amie. Tu reprends le dessus, et tentes à nouveau de sourire malgré le mal encore persistant dans ta gorge. Et puis, comme si ce moment n'avait pas été réel, tu ris pour effacer cet instant. « C'est bête, mais je crois qu'en fait c'est pareil pour moi.., ta voix tentant de s'éclaircir petit à petit. Je suis tellement désolée de le découvrir que maintenant, mais tu es la seule que je suis capable d'aimer. Je ne veux pas, je ne veux plus être séparée de toi. Je n'y survivrai plus, plus maintenant que j'ai compris que tu n'avais pas juste une place dans mon cœur, mais que tu le comblais tout entier par toi-même. » Les mots s'enchaînent les uns après les autres, naturellement. Te dévoiler fait un bien fou, presque qu'improbable.

Tu finis par te lever, ne comptant pas rester à même le sol toute l'après-midi restante. Et, presque comme symboliquement, tu viens tendre ta main à ton amie. C'est tout con, mais de cette manière tu marques le début d'un important tournant dans votre relation. Fini de jouer la malheureuse, il était temps de donner du tien ! Tu l'invites alors à prendre place sur cette modeste table de cuisine, le dortoir n'étant pas un endroit bien vaste non plus, avant qu'une nouvelle toux ne vienne s'ancrer dans tes poumons. Peut-être est-ce le bon moment, après tout ? Cet instant se marque comme étant celui des confessions, où toutes deux ouvrez votre cœur à l'autre sans peur d'un jugement. Et puis, à quoi servirait de le lui cacher plus longtemps après tout ? Tu sais que tu viens de te faire la promesse de ne plus jouer à la victime, mais en aucun cas c'est ton attention ici. Tu ne veux juste plus rien lui cacher, pas à elle, plus maintenant. Trop peur d'à nouveau l'a décevoir, trop peur de faire un nouveau geste brusque qui la ferait fuir loin d'ici pour ne plus jamais revenir à toi. Ça ferait trop mal. Alors tu décides de te débarrasser rapidement de ce poids, de poser le problème sur la table avant de le reprendre aussitôt. De ne pas l'étaler. « Bon Nakoma.., finis-tu par soupirer, n'abandonnant pas pour autant ton sourire. J'ai quelque chose à te dire, tant que nous y sommes. » Tu as le trac, trop peur de sa réaction, trop peur qu'elle ne souffre pour toi, qu'elle décide de porter avec toi le poids de ta maladie. Tu ne le veux surtout pas. Tu attrapes alors deux tasses, sans plus oser la regarder à présent. « J'ai un cancer. » Et voilà, c'est lancé. D'une voix neutre, voire froide, sans réelle émotion dégagée. Juste une information comme une autre, car tu estimes qu'elle a le droit d'être au courant, que tu as peur qu'elle t'en veuille de le lui avoir caché à elle, ton Tout. « Tu veux un thé à la menthe ou aux fruits rouges ? », demandes-tu alors avec un immense sourire, les yeux encore bouffies. Comme si tu n'avais strictement rien dit juste avant, comme si c'était bateau et qu'il fallait mieux passer à autre chose.  
  
 

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Ehawee Nakoma Powhatan

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MessageSujet: Re: (pocahoma) + le tourbillon. (pocahoma) + le tourbillon. EmptyMar 11 Mar - 19:55



le tourbillon.

C’est comme si ton cœur renaissait de ses cendres ; c’est comme si ton monde tournait à nouveau rond. C’est comme ta vie reprenait enfin son sens. Tout est en ordre et parfaitement à sa place. Elle, toi. Vous. Comme au bon vieux temps. Comme au temps où vous dévaliez les collines verdoyantes, comme au temps où elle t’éclaboussait sous un canoë renversé sur la rivière. Oui, tout est parfaitement ordonné désormais. On efface tout et on recommence. On se laisse une nouvelle chance et tu sais que ça marchera cette fois. Que tout fonctionnera pour de bon. Parce que vous êtes à nouveau réunies, parce que vous serez ensemble quoi qu’il arrive. Plus jamais séparées, toujours soudées. Tu as de nouveau de l’espoir plein le cœur et vos doux souvenirs qui te réchauffent la peau comme votre soleil de Virginie. Tu le sais, tu le sens ; vous retrouverez votre complicité d’antan. Elle est ta Pocahontas et ça a toujours été ainsi malgré les épreuves, malgré cette malédiction. Vos chemins se sont divisés pendant un temps mais, au fond de toi, tu savais que vous routes se croiseraient à nouveau. C’est le destin. C’est comme ça. Elle et toi, tu en es certaine – c’est pour la vie entière. Tu as envie d’oublier toutes ces discordes, cette absence, toute ta rancœur. Peu importe ce qui est arrivé par le passé, tout ça est terminé. L’important est que tu l’aies retrouvée. Elle. Ta moitié, ton double. Ton autre toi, cette partie de ton âme que tu avais semé en route. Que tu avais perdue. Ce morceau de ton être qui te manquait. À l’intérieur de toi, tout est recollé. Tout ton toi est enfin au complet.
Avec douceur, tu effaces une à une les larmes parsemant les joues de ton adorée. Tu as ce petit sourire à la fois tendre et maternel qui effleure tes lèvres en voyant les grands yeux bruns plein d’amour et de reconnaissance qui se fixent sur toi. Et tu te dis qu’il n’y a que pour ces beaux yeux là que tu serais prête à tout – à te damner, à mourir s’il le fallait. Tu retrouves cet instinct protecteur qui veille sur elle, comme tu l’as toujours fait depuis des années. Cet instinct qui te souffle de toujours surveiller cette diablesse infernale qui semble capable de tout. Mais elle est comme ça et tu l’acceptes comme ça. Et tu l’aimes comme ça. Tu acceptes ce rôle de sœur et de mère que la Vie t’a confié en croisant la route de la princesse indienne voilà des années. Tu l’acceptes et le chéris car pour rien au monde tu n’échangerais ta place auprès d’elle. Non, jamais. C’est la tienne. On pourra essayer de t’éloigner, de te l’enlever, tu seras toujours prête à remuer ciel et terre pour la rejoindre, la retrouver. Partout, tout le temps. Elle est ta destinée. Tu n’es pas prête à l’abandonner, à la laisser partir. Ça non. Tu ne pourrais pas la voir de nouveau s’éloigner de toi, emprunter un chemin bien différent du tien. C’est un peu comme si tu te voyais lui tenir la main tout le long de ta vie, comme si vous deviez marcher l’une à côté de l’autre sans plus jamais vous séparer. Vos existences sont liées, elle et toi le savez parfaitement. Alors comment pourrait-il en être autrement ?
« Alors nous ne nous séparerons plus et nous serons toi et moi pour toujours, tu souffles dans un sourire lumineux à son encontre. » Ses mots te font tellement de bien. Tu sens ton cœur comme battre une douce musique contre tes côtes. Après tous ces jours de vide et de douleur, à sentir ton âme comme se déchirer en deux, tu es enfin une et entière auprès de ton indienne. À ta place. Tu as la sensation de devenir invincible, de pouvoir tout affronter et de pouvoir tout endurer – tout pourvu qu’elle soit à tes côtés. Il n’y a pas de secret, tu l’as toujours su. Ta vie dépend de la sienne ; ton existence est intimement liée à la sienne. Comme si vous ne partagiez finalement qu’une seule et même âme. Peut-être que les gens d’ici trouveraient ça bizarre, malsain. Que ce n’est pas très normal d’être aussi proche de quelqu’un. Mais dans ta tête, tout est clair. Tout est limpide. Tout est parfaitement comme il devrait être. Et tu as l’espoir qu’enfin rien ne vienne gâcher ce bonheur tout nouveau. En fait, tu sens que rien ne peut venir entamer cette joie au creux de ta poitrine, ce souffle frais qui revient dans tes poumons. Tu aurais presque l’envie de danser comme vous le faisiez dans votre Virginie natale autour du feu tout en chantant à tue-tête. Ces soirées-là te manquent. Elles faisaient partie de votre quotidien, de vos rites et coutumes. Tu es un peu nostalgique de l’indienne qui sommeille en toi. C’est un peu comme si tu avais dû l’abandonner en chemin, l’écarter pour devenir une femme civilisée. Tu as un peu l’impression de trahir ton peuple en agissant ainsi mais une part de toi te susurre que tu n’as pas tellement le choix si tu veux survivre dans ce monde ici-bas.
« Je t’écoute ? lances-tu avec prudence, les sourcils froncés tout en refoulant ces pensées emplies de tristesse, cependant que ta meilleure amie soupire qu’elle doit t’annoncer quelque chose. » Et ton cœur tambourine sans que tu ne saches réellement pourquoi – un mauvais pressentiment. Tu n’aurais pas dû te réjouir trop vite. Tu n’aurais pas dû lâcher la bride aussi facilement. Tu y as cru pourtant. Tu as cru pouvoir être enfin heureuse avec elle et ne plus penser à rien. Tu as cru pouvoir espérer que ce bonheur dure toute la vie. Mais voilà que la Vie en a finalement décidé autrement. Les lèvres pincées, tu retiens une envie fulgurante de vomir sur le sol de la chambre de ta Pocahontas. Le mot honni semble tourner et retourner encore dans ton crâne. Six lettres, deux syllabes. Six lettres et ton monde est à nouveau en train de s’effondrer. Six lettres comme marquées au fer rouge sur sa peau, sur ton cœur. Six lettres synonymes de malheur – cancer. Pocahontas a le cancer. Ta Pocahontas a le cancer. Tu oserais presque espérer que c’est là une blague de mauvais goût de sa part mais non. Tu vois à son regard pourtant plein de sa malice habituelle que c’est tout à fait sérieux. Tu avales ta salive avec difficulté, les yeux embués. Ta vue se trouble et le visage brun de ta meilleure amie disparaît derrière un écran de larmes salées. Ce n’est pas possible. Pas elle. Non, pas maintenant, pas comme ça. Pas alors que vous veniez de vous retrouver. Une main vient se crisper sur ton ventre comme si tu venais de recevoir un coup de poing en plein estomac. « De… depuis quand est-ce que tu le sais ? arrives-tu à lâcher d’une voix sourde, presque rauque. » Tu n’arrives tout simplement pas à y croire. Cette foutue salope de Vie va t’enlever ta Pocahontas plus tôt que tu ne l’as choisi.
Ta meilleure amie semble pourtant calme et parfaitement sereine quant à ton état de santé – preuve en est cette proposition incongrue de thé qu’elle te fait tout de suite après. Et tu n’arrives pas à comprendre. Comment peut-elle se montrer aussi forte, aussi mature alors que tu as toujours été la plus adulte de vous deux ? Pourtant, tu sembles être celle qui est la plus démunie aujourd’hui, la plus anéantie. La pièce tourne tout autour de toi et tu ne sais pas exactement à quoi te raccrocher. Tu devrais être forte, solide comme un roc pour aider Pocahontas au mieux mais tu n’y arrives pas. Non, tu en es incapable. La seule idée qu’elle puisse mourir un jour, dans si peu de temps – trop peu de temps. Cette seule idée te brise le cœur à nouveau. Tu sens la cassure à l’intérieur de ta poitrine et elle te coupe la respiration. « C’est pas juste… tu souffles plus pour toi-même qu’à son adresse. C’est pas juste… Je ne veux pas… » Repliant tes jambes contre ton buste, tu enfouis ta tête au creux de tes genoux pour laisser couler tes larmes sans les faire voir. Quelques sanglots secouent ton corps tremblant et tu te dis que la Vie est quand même une sale chienne par moments. Comme si elle te faisait payer au centuple la dose de bonheur qu’elle insuffle à ton quotidien. Pourquoi elle ? Pourquoi Pocahontas ? N’aurait-elle pas pu te rendre malade toi, plutôt que ton indienne ? « Je ne veux pas, répètes-tu entre deux hoquets. » Comment est-ce que tu vas faire sans elle ? Comment est-ce que tu peux penser à continuer ta vie sans elle ? Non, c’est impossible. Inenvisageable. « Qu’est-ce que je vais devenir sans toi ? couines-tu comme une enfant en relevant un regard trempé vers la brune. T’as pas le droit de m’abandonner encore une fois… »

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i love him but only on my own
and when i lose my way, i close my eyes and he has found me. ✻ without him the world around me changes, the trees are bare and everywhere the streets are full of strangers. i love him but every day i’m learning, all my life i’ve only been pretending. without me his world will go on turning, a world that’s full of happiness that i have never known ▬ on my own, les misérables.


Dernière édition par Ehawee Nakoma Powhatan le Sam 6 Sep - 10:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (pocahoma) + le tourbillon. (pocahoma) + le tourbillon. EmptyDim 22 Juin - 0:37

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nakoma et pocahontas




∞ le tourbillon



Tu venais de te libérer d'un immense poids. Tôt ou tard, de toute manière, il fallait qu'elle l'apprenne. Retarder ce moment n'aurait été que plus pénible pour toi. Alors oui, tu l'avais dis, enfin. Et pourtant, tu ne désirais en aucun cas t'y attardais. Tu voulais juste passer à autre chose, te débarrasser de cette corvée de le dire et tourner aussi rapidement que possible la page. Oui, ça, ç'aurait été dans le meilleur des cas. Mais à quoi t'entendais-tu réellement, au juste ? Que Nakoma, ta chère et précieuse Nakoma, te réponde juste « Ah mince alors. » ? Et qu'elle passe à un autre sujet, qu'elle puisse tout bêtement continuer à profiter de cette journée en ta compagnie et repartir le cœur léger, comme si rien ne venait d'être avoué ?
Belle idiotie que d'imaginer tout ceci, en effet.
Pourtant, tu ne peux retirer ce sourire inscrit sur tes lèvres, à ce moment précis. Car, dans un certain sens, le dire, ça faisait tellement de bien. Juste prononcer le nom de ta maladie, comme pour te l'avouer à toi-même. Juste pouvoir le confier à quelqu'un, et pouvoir confier un peu de ce poids à une autre personne. Il ne fallait en effet pas te voiler la face : si tu avais décidé de le dire, maintenant, à Nakoma, c'était bien par manque de soutien. Par besoin, surtout, de soutien. Pas juste pour l'a prévenir, non. Mais pour honteusement lui envoyer un message à l'aide, sans même oser te l'avouer. Toi qui prétends ne pas vouloir l'embêter avec tes problèmes, qui prétends vouloir changer de sujet pour ne pas plus l'inquiéter. Non, tu te trompes sur tout : tu veux qu'elle s'inquiète pour toi. Tu veux qu'elle soit là pour toi, avec toi chaque seconde de chaque journée. Tu veux que ton problème devienne le sien, et qu'elle partage ta douleur, pour ne plus être la seule sous tant de poids. Tu le sais, tout ça, mais c'est trop honteux et horrible pour que tu puisses réellement te dire que c'est ce que tu veux. Alors derrière le sourire, c'est un SOS que tu lui envoies. Un SOS que tu sais qu'elle sera décrypter. Auquel elle répondra présente sans hésiter. Pour lequel elle s'oubliera elle-même toute entière, dans le but de te combler toi, et toi seule. C'est pour cette raison que tu viens doucement secouer la tête de manière négative, tellement abasourdie par l'ironie de toute cette situation. T'en voulant même d'avoir choisi ce moment pour parler de ton cancer, ayant surement pensé que cette bonne ambiance aurait diminué l'impact.. Non, tu étais loin d'être devenue assez mature pour surmonter seule ces épreuves. Pour ne serait-ce qu'à songer à les surmonter.

« De… depuis quand est-ce que tu le sais ? » La question te fait remonter jusqu'au plus loin que peuvent aller tes souvenirs en ce nouveau monde, soit peu de temps après ton arrivée. C'était après ces semaines passées à l'hôpital que tu avais appris la nouvelle. Le changement brutal de monde, un choc au sort, les poumons qui ne supportent pas l'air pollué de ce monde. Ou tout simplement de la pure et simple malchance. Mais tu étais arrivée dans cette nouvelle vie en sachant pour ton cancer des poumons. En sachant que, d'après les médecins, le tien serait difficilement guérissable. Mais malgré ça, tu avais commencé cette vie le sourire aux lèvres, complètement insouciante de ce que pouvait être un cancer après tout. Et puis tu t'étais un peu renseignée. Et puis, tu l'avais vécu. Tes poumons commençant petit à petit à te faire souffrir, la douleur t'envahissant le corps tout entier et te faisant comprendre que non, les beaux jours remplis d'innocence étaient bien loin à présent.
Levant un œil vers ton amie, tu contemples alors toute la peine dans laquelle elle se trouve. Pourtant, tu n'oses aucun geste, ne viens pas vers elle l'a réconforter. Te mures même dans le silence le plus complet. Tu sais qu'il faut que tu lui laisses le temps de digérer tout ceci. Qu'il lui faudra certainement plus d'un après-midi pour l'accepter, mais qu'il faut au moins lui laisser le temps de remettre de l'ordre dans son esprit. La pauvre, comme si elle avait besoin de toi pour en connaître, des soucis.. Tu l'entends alors souffler quelques mots, en vain. Tu ne les comprends pas, mais ne rétorques pas. Tu as trop peur de dire le mot de trop, le mot de plus qui la ferait craquer pour de bon. C'est alors immobile, incapable du moindre geste que tu l'as regarde se blottir contre elle-même, tremblant de tout son être. Te rendre compte de sa fragilité te poignarde alors en plein cœur. L'a voir là, si fragile, prête à se casser comme une poupée que l'on aurait trop secoué, sur laquelle on se serait bien trop acharné. Face à toi, une meilleure amie qui se décompose lentement, tandis que toi, tu te contentes de l'a regarder, les bras croisés, désarmée. Désabusée. Et ce même sourire arpentant ton visage, inexplicable et impossible à retirer. Comme un masque trop longtemps porté qui ne veut plus se retirer, qui ne veut plus laisser place à ta véritable facette. Celle d'une Pocahontas qui voudrait baisser les bras face à cette Vie d'acharnements. « Je ne veux pas.. Qu’est-ce que je vais devenir sans toi ? T’as pas le droit de m’abandonner encore une fois… » Tu ne sais pas vraiment ce qui est le plus dur, à ce moment précis. Les mots de ton amie, ou son regard noyé dans la peine la plus intense. L'un ou l'autre, c'est trop pour toi. Bien trop pour que tu puisses oser soutenir son regard, si bien que tu l'évites maladroitement en cherchant un autre point sur lequel le fixer. Ça fait juste trop mal de la voir ainsi, et de ne rien savoir faire pour qu'elle aille mieux. Car l'a réconforter, tu ne l'as jamais fait, dans le fond. C'était toujours à elle que revenait cette tâche. La petite fille paumée, aux grands yeux brumeux, ç'avait toujours été toi, et toi seule. Jamais Nakoma, qui pour toi apparaissait comme une jeune femme forte, qui avait toujours réponse à tous les maux du monde.
La chute était pas mal douloureuse, ça oui.

Le sourire n'avait pas disparu, il s'était juste restreint dans un fin trait sur tes lèvres. Ton regard divagué un peu partout dans la pièce. Partout, sauf sur Nakoma. Tu n'arrivais juste pas à accepter de la voir si faible. Non pas que tu lui en voulais d'être abasourdie par la nouvelle, loin de là ! Tu n'étais juste pas prête à endosser le rôle de la « grande soeur » des deux, si rapidement. « Nakoma.., viens-tu finalement souffler, ne supportant plus ce silence qui risquerait de la faire craquer davantage. Écoute, ce n'est pas si grave que cela. Ça peut faire peur à entendre comme ça, mais Nako.., continuas-tu tout en osant enfin la regarder de face, allant même enfin dans sa direction pour à nouveau remettre en contact tes mains avec les siennes. Eh, je suis encore là. , affirmas-tu dans un large sourire, presque un léger rire d'ailleurs. Je ne vais nul part voyons, je ne t'abandonne pas. Plus jamais Nakoma, je serai toujours avec toi.., dans ce monde comme dans l'autre, aurais-tu voulu rajouter, mais cela aurait risqué un nouveau choc pour ton amie. Je suis là. », répétas-tu finalement, comme pour l'en persuader. Pour t'en persuader toi-même, d'ailleurs. Les mains dans les siennes, le regard pétillant de tendresse pour cette amie qui représentait tant pour toi, et ces quelques mots qui se voulaient rassurants : voilà la seule manière que tu connaissais pour la réconforter, juste être toi-même.   
  
 

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MessageSujet: Re: (pocahoma) + le tourbillon. (pocahoma) + le tourbillon. EmptyMer 25 Juin - 15:57



le tourbillon.

Tu n’arrives pas à y croire. En fait, tu as juste l’impression d’être en plein cauchemar. Tout ça n’est pas vrai. Ça ne peut pas être vrai – non, ça ne doit pas être vrai. Ce n’est pas la réalité. Juste un mauvais rêve qui va bientôt se terminer. Tu vas te réveiller, tremblante et un nœud au ventre, dans ta petite chambre du Meli Melo House et tout redeviendra normal. Tout reprendra sa place et ta vie sera de nouveau bien ordonnée. Pourtant, tu as beau te répéter ces mots, te pincer la peau, rien n’y fait. Tu sembles bel et bien éveillée. Tu sembles bel et bien dans la réalité. Et c’est ce qui te fait le plus peur dans tout ça – que cette conversation soit réelle. Qu’elle ait bien lieu. Que ta Pocahontas soit là, en face de toi, à t’annoncer sa maladie. Sa mort prochaine. Tu avales ta salive, les yeux brûlant de larmes encore contenues. Tu n’arrives même pas à prononcer un seul mot, ils sont là coincés dans ta gorge et ils ne veulent pas sortir. Ils t’étouffent, te boquent la respiration. Tes poumons sont comme en feu, désespérément en manque d’air comme toi tu sens déjà le manque d’elle se creuser dans ton estomac. Comment réussiras-tu à vivre avec ce trou béant à l’intérieur de toi s’agrandissant chaque jour ? Est-ce que tu seras capable de supporter son absence, son départ ? Tu n’oses pas prononcer l’autre mot, le mot en “M” si effrayant et dégoûtant, pas même dans ta tête. Ce serait mettre une réalité sur tout ça, rendre les choses comme palpables. Comme tangibles. Et tu n’en as pas encore le courage. Tu n’en as pas la force. Parce que cette possibilité est juste insupportable à envisager.
Serrant les mâchoires, tu restes immobile à fixer ta meilleure amie. Ton visage est bientôt noyé de larmes que tu n’as pas pu retenir plus longtemps. La douleur est bien trop grande, bien trop sourde. Bien trop immense pour que tu restes forte. Non, cette fois tu ne peux pas. Tu ne peux tout simplement pas rester droite et inébranlable face à cette nouvelle qui vient d’ouvrir comme un gouffre sous tes pieds. La terre semble même t’engloutir et tu es entourée comme d’obscurité et de flammes te léchant la peau comme autant de coups de fouet. Même ta peau semble souffrir de cette douleur dans ta poitrine. C’est comme si chaque terminaison nerveuse en toi était à vif. C’est une véritable torture et tu serais prête à supplier tous les Dieux existant pour que cette souffrance s’arrête. Tu es incapable de survivre à un tel abandon, tu le sais. Rien que quelques mois sans Pocahontas et ta vie a ressemblé à un de ces mauvais films en noir et blanc où le héros s’enfonce dans les problèmes jusqu’au cou sans pouvoir s’en sortir. Tu as vécu dans une sorte de tourbillon autodestructeur et tu n’en es pas sortie indemne. Et maintenant que tu pensais retrouver enfin ta meilleur amie, ta moitié, voilà qu’elle t’annonce qu’elle finira par s’en aller une nouvelle fois. Pour de bon. Pour toujours. Est-ce trop demandé que d’espérer que tout finisse par s’arranger ?
Tu n’as jamais vécu sans elle. Dans votre Virginie natale, vous étiez toujours fourrées ensemble, comme cul et chemise. Inséparables. Comme deux sœurs. Et même si le sang qui coulait dans vos veines était différent, vous étiez liées par cette affection mutuelle et inébranlable jusqu’à la fin des temps. Même une horde de colons anglais n’avait jamais entaché ton amour pour ton indienne. Et même si tu t’étais sentie abandonnée, même si tu lui en avais voulu, tu étais maintenant prête à faire table rase du passé, à tout oublier. À pardonner. À reprendre votre histoire là où vous l’aviez laissée et vivre enfin tes jours à ses côtés. C’était vous deux contre le monde entier. C’était une promesse tacite que vous vous étiez faite voilà des années. Comment pouvait-elle rompre cet engagement ? Comment pouvait-elle se parjurer ? Elle n’avait pas le droit. Elle n’avait pas le droit de t’abandonner. Que serais-tu censée faire sans elle ? Comment serais-tu censée vivre ? Ton existence n’a toujours eu de sens qu’au travers de la sienne, tu n’avais vécu qu’à travers elle. Et voilà qu’elle allait te laisser vivre seule, sans personne vers qui te tourner, sans rien à te raccrocher. Et tu ne serais même pas dans votre monde, auprès des vôtres pour te rappeler son souvenir, pour entendre son esprit dans les feuilles. Sentir sa présence dans l’écorce des arbres et la dureté des rochers. Il n’y aurait plus rien d’elle sinon cette pierre froide et grise sur un sol humide. Et toi, à regretter sa présence, son sourire. Ses conneries. À regretter sa façon de te regarder, d’être si forte et si fragile à la fois. D’être une simple enfant qui ne pense pas au lendemain. À regretter cet esprit libre et indépendant qui autrefois te faisait pourtant devenir chèvre. Tu sens ton cœur se serrer, si fort que la bile remonte le long de ton œsophage. C’est comme si de la glace recouvrait tes organes.
En vain, tu cherches son regard, une parole apaisante. Un geste en ta direction. Mais la brune reste fermée dans un silence de plomb qui te fige le sang dans tes veines. Tu aurais voulu qu’elle te parle, qu’elle te réconforte. Qu’elle te dise que tout ira bien, qu’elle va se soigner et s’en sortir. Qu’elle ne va pas mourir, jamais. Ou même qu’elle te dise en riant que c’est une blague, une blague nulle et ringarde qui n’a fait rire qu’elle. Tu aurais voulu n’importe quoi pourvu qu’elle porte son attention sur toi. Mais voilà, tu es seule à devoir affronter ce torrent de douleur qui t’arrive en plein dans la face avec une violence inouïe. Tu es seule à encaisser. Et, quelque part, tu lui en veux un peu de rester là, les bras ballants sans même oser te regarder. Sans même oser affronter ta propre douleur face à son annonce. Comme si tout ça lui était aussi insupportable qu’à toi, sinon plus. Tu le sais, Pocahontas n’a jamais pu faire face à ce genre de choses. À ces sentiments exacerbés et trop violents. Seulement, tu espérais un petit effort. Un simple effort de sa part pour que tu puisses te redresser et garder espoir. Mais non, rien. Tu n’as rien eu de tout ça. Comme si, parce que tu avais toujours été un roc inébranlable, te voir si fragile aujourd’hui la laissait sans voix. Comme si, toi, tu n’avais pas le droit d’être faible et de t’effondrer à ton tour. Comme si tu ne pouvais pas être une simple humaine avec ses défauts et non pas ce foutu robot toujours performant à cinq cent pour cent. Alors quand elle ouvre enfin la bouche, ce fin sourire sur les lèvres comme si tout ça n’avait aucune importance, tu as juste envie de la gifler. La gifler si fort que tu es obligée de serrer les poings pour ne pas bouger de ton siège. Comment pouvait-elle agir ainsi ? Comme si tout ça n’était rien ? Comme si tu n’étais pas sur le point de la perdre ? Était-elle donc si inconsciente ? Si égoïste au point de se moquer de ce que sa mort allait laisser derrière elle ? « Pas si grave ?[ tu répètes, incrédule et la voix blanche. Pour toi, ce n’est pas si grave ? »
Tu n’oses pas y croire. Tu te dis que tu ne peux pas avoir entendu ce genre de paroles venant de sa bouche. Non, impossible. « Comment est-ce que ça ne peut pas être grave selon toi ? tu lâches, te laissant de plus en plus envahir par une colère sourde et brûlante. Tu te rends compte de ce que tu dis, Pocahontas ? Tu rends compte à quel point ce que tu dis est… absurde ? » C’est juste impensable. Improbable. Tu te sens comme dans une autre dimension, comme dans un monde parallèle. Comme quand tu es arrivée ici et que tu ne comprenais pas quel était ce nouveau monde, ces nouveaux visages. Celle que tu as en face de toi n’est pas ta meilleure amie. Elle n’est pas ta Pocahontas, non. C’est impossible. « Tu vas mourir, merde ! tu hurles alors, lâchant le mot comme s’il te brûlait les lèvres. Tu as conscience que ce n’est pas une grippe ou un rhume qu’on soigne à coup d’antibiotiques et de cachets ? Hein ? Tu t’en rends compte de ça ? » Dans un élan de rage, tu te dresses sur tes deux pieds pour lui faire face. Tes jambes tremblent un peu mais tu mets ça sur le compte de la colère qui fait bouillir ton sang dans tes veines. « Comment est-ce que tu peux dire ça, hein ? Ça ne te fait rien alors ? Tu t’en fiches d’être malade ? Ça t’est égal de mourir ici, dans un monde qui n’est pas le nôtre ? tu craches, avec l’envie de la prendre par les épaules et de la secouer comme un prunier jusqu’à ce qu’elle reprenne ses esprits. Tu t’en fiches de me laisser seule ici ? Peu importe, gentille Nakoma se débrouillera très bien sans toi de toute façon. C’est ce que tu te dis ? Mais comment tu peux être aussi égoïste, bordel ? Hein ? » Et tu te rends compte alors que tu as recommencé à pleurer.

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Dernière édition par Ehawee Nakoma Powhatan le Sam 6 Sep - 10:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (pocahoma) + le tourbillon. (pocahoma) + le tourbillon. EmptyVen 27 Juin - 14:28

... ... ...
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∞ le tourbillon



Peut-être n'aurais-tu du rien dire, au final. Peut être aurait-il fallu que tu te taises, et garde ça secret pour toi. Que tu ne l'inquiètes pas tant, que tu ne lui fasses pas si mal. Oui, ç'aurait sûrement été mieux si tu n'avais rien dit. Mais et après ? Aurais-tu du lui laisser découvrir d'elle-même ta maladie, la laisser te voir t'amaigrir de jour en jour sans en savoir la raison ? La laisser dans le mystère le plus complet, et ne pas prendre la peine de te confier à elle.. Elle t'en aurait voulu, c'était certain et compréhensible. Mais alors pourquoi regrettais-tu tant ta décision ? Peut-être t'étais-tu trop laisser tenter par cette bonne ambiance, par cet élan de confidences et de tendresse. Tu t'étais dit que l'annonce passerait crème et que l'après-midi se continuerait dans la joie et la bonne humeur. Sans plus de pleur ni de peine. C'était sans compter sur ce que cette nouvelle engendrait, au final. Ce n'était pas juste la maladie en elle-même qui pouvait être si marquante pour Nakoma, mais ce qu'elle signifiait. Ses conséquences prochaines. Il ne faut pas être un génie pour savoir comment se finit, en général, un cancer des poumons. Peu s'en sorte indemne. Peu s'en sorte tout simplement. Et selon tes nombreuses radios et autres tests, tu faisais plutôt partie de la deuxième catégorie. C'était bête, mais les médecins avaient beau te l'avoir dit et fait comprendre de toutes les manières possibles, ça n'était pas vraiment rentré dans ta tête. Tu te disais qu'ils avaient sans doute tord, qu'ils se trompaient sans aucun doute. Que ça passerait tout seul, qu'avec le temps la maladie allait partir d'elle-même et que tu n'en entendrais jamais plus parlé. C'était ce que tu avais espéré et souhaité. Cependant, la réaction aujourd'hui même de ta Nakoma était comme là pour te prouver que tu t'étais bercée d'illusions. Qu'à force d'espérer le meilleur, tu t'étais mentie à toi-même et avais trop sous-estimé ce qui te rongeait de l'intérieur. Que ces nombreuses toux, que ton incapacité à être aussi dynamique qu'avant, que ce sang parfois vomi, au final, ben c'était rien. Que c'était juste des mauvais moments à passer qui se résoudraient sans que tu n'aies à te prendre la tête. Car, tu avais beau être devenue quelque peu plus mature ici, tu n'en restais pas moins une grande irresponsable. Une irresponsable qui préfère se fermer les yeux devant les vrais problèmes et qui passent surtout son temps à s'amuser plutôt qu'à s'inquiéter. Tu n'arrives simplement pas à trouver le juste milieu entre les deux, et préfère oublier tous les tracas de la vie pour ne penser qu'au bien qu'elle peut apporter. Ce mode de vie est bien juste un instant, mais étalé sur toute ton existence, tu en deviens excessivement insouciante.
De nature naïve, tu fais trop confiance en la Vie même. Tu te dis qu'après tout, elle ne peut pas être si injuste envers toi, et qu'elle te puni juste quelques temps avant de te laisser à nouveau tranquille. Tu n'arrives juste pas à réaliser que la maladie est là, fermement installée en toi et que l'espoir est trop faible pour pouvoir même continuer à voir la vie en rose, comme tu aimes tant le faire. Et pourtant. Pourtant, aujourd'hui, ta vision commence petit à petit à flancher grâce – à cause ? - de Nakoma. Sa réaction te fait prendre de l'arrière, suffisamment pour te rendre compte que tu as tout faux depuis le début. Et qu'elle t'ouvre les yeux, ça a tendance à t'énerver, en fait.. Elle a alors le visage crispé, crispé de colère, de peine et de tant d'incompréhension. Tu sens sur toi ce regard désabusé, rempli de questions. Toi, tu n'arrives toujours pas à affronter son regard. Ça serait comme affronter de plein fouet la réalité et ça, tu ne le souhaites pas. Alors, quand elle vient répéter cette question à plusieurs reprises, reprenant ta dernière phrase sur un ton si.. si peu Nakoma, tu ne peux que fermer tes yeux. Fermer tes yeux, et attendre sans rien dire la sentence. C'était tout, il n'y avait plus moyen de faire machine arrière. Tu n'aurais jamais du le lui annoncer, certes, mais à présent, c'était fait, et la tempête allait à nouveau tomber. Tu n'avais qu'à bien t'accrocher et attendre que tout cela passe. Ne rien dire, ne pas broncher, et tout allait redevenir aussi beau qu'il y a cinq minutes.

Seulement, les mots sortent, et ça fait trop mal pour que tu restes indifférente. Elle te pose toutes ces questions, plus énervées les unes que les autres. Comme si elle essayait de te réveiller un bon coup, de te faire prendre conscience par toi-même que tu ce que avais là, ce n'était pas à prendre à la légère. Mais ça ne passe pas, et ses reproches laissent un goût trop amer dans ta gorge pour que tu puisses rester de marbre. Les yeux à nouveau ouverts, ils sont plantés droits vers ton amie. Attendant la suite de sa furie naissante, comme une bombe à retardement qui allait finir par t'éclater à la figure. Et quand le mot sort, si claquant, ce fut comme recevoir un coup dans le ventre. Mourir. Tu vas mourir. Le mot reste gravé dans ton esprit, comme s'il fallait l'analyser. Comme s'il venait d'ailleurs, qu'il ne te concernait pas, non. Pourtant, c'était bel et bien de toi que Nakoma parlait, mais ça, tu n'étais pas prête à l'accepter. Voilà d'ailleurs qu'elle te fait fasse, à présent debout, tentant encore et encore de te raisonner en t'expliquant ce que ta maladie était vraiment. Et la colère monte, encore et encore. Elle est furieuse, tu le vois bien. Elle ne se contient même plus, si bien que tu te rends compte que jamais tu ne l'avais vu s'énerver contre toi de cette manière. Tu lui en veux, d'ailleurs. Car l'image que tu avais d'elle depuis toutes ces années semblent se froisser dangereusement, si bien que tu commences à ton tour à bouillir intérieurement. Les questions reviennent, les reproches avec, cinglants. Mais tout ce qu'elle te dit, tu le sais déjà. Tu le sais, mais ne l'acceptent pas encore. Et les derniers mots sortent comme une insulte pour toi. Égoïste. Tes oreilles semblent siffler, et ton corps tremblent de tant de colère et de frustration trop longtemps retenues. Ton cœur ne se contient plus, et bientôt tout ton être entier semble brûler. Les larmes de Nakoma recommencent alors à couler, mais les tiens restent dénués de toute émotion. Ils sont tout simplement vide, comme ton esprit sur le moment présent. Ton visage n'est plus que fatigue apparente, tes mains se serrant comme pour t'empêcher tout geste que tu regretterais dans la seconde. « C'est moi que tu traites d'égoïste ?, la question part alors d'elle-même, sur un ton ironiquement choqué. Mais comment oses-tu ? » Ta tête se secoue de manière négative lentement, comme si tu n'arrivais pas à croire ses paroles. La colère prend son temps à grimper, mais elle est belle et bien présente. Et se lit enfin sur ton visage, par ce regard nouvellement mauvais que tu portes à ton amie. Jamais tu ne te souviens une telle rage en toi, encore moins à l'encontre de Nakoma contre qui tu ne t'es jamais énervée. Mais aujourd'hui, le poids de la colère sur ton cœur était bien trop lourd pour ne pas être exposé. « Tu crois que je n'ai pas conscience de ma maladie ?, hurles-tu, ne voulant même plus te retenir à présent. Mais c'est toi qui ne sais rien, qui ne sais rien de ce que je vis ! Je souffre comme un chien, à en vouloir mourir sur le champ parfois ! Mais putain Nako, les larmes tombent, aussi lourdes que ta peine. Putain, bien sûr que j'ai peur d'y rester, c'est pour ça que je préfère me voiler la face ! Comprends-moi, comprends que j'ai juste envie de vivre jusqu'à ce que je le puisse. Si je m'avoue tout ça, pleure, si j'ouvre les yeux sur ce qui m'arrive vraiment, je vais finir par craquer pour de bon, et j'en ai pas envie. Alors s'il te plaît, je t'en supplie, ta voix semble se briser, laisse moi mourir dans mon inconscience, elle est tout ce qui me reste pour continuer à vivre. »
  
 

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Ehawee Nakoma Powhatan

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MessageSujet: Re: (pocahoma) + le tourbillon. (pocahoma) + le tourbillon. EmptyMar 15 Juil - 22:26



le tourbillon.

Partagée entre colère et douleur, tu n’arrives plus à penser de façon claire et nette. Tes pensées s’embrouillent, ton cœur éclate. C’est juste autant de sensations insupportables qui s’accumulent à l’intérieur de toi et semblent comme des cicatrices indélébiles marquant ta chair. Cette vérité te mutile, de part en part. Tu la sens qui lacère ta peau, fait couler ton sang. La souffrance te coupe le souffle, tu as du mal à respirer et tu sens ton cœur imploser contre tes côtes déjà fêlées. Alors tu t’énerves, craches des reproches que tu ne penses même pas juste pour te décharger. Juste pour te libérer. Te libérer de ce poids qui alourdit ta poitrine, te décharger de cette pensée qui te tue. Ta Pocahontas va mourir. Elle va te laisser, t’abandonner et tu vas devoir apprendre à vivre sans elle, sans ton rayon de soleil. Tu aimerais pouvoir espérer, tu aimerais pouvoir croire encore que tout est possible, que tout va s’arranger. Mais tu le sais bien, tu en es douloureusement consciente. Elle va te quitter. Parce que cette foutue maladie la ronge, parce que ce cancer de merde a décidé de l’achever. Elle qui est pourtant si pleine de joie et de vie va se ternir. Se flétrir comme une fleur fanée. Et cette seule idée t’insupporte, te dégoûte. Tout mais pas elle. Pas ta moitié. Elle ne mérite pas ça, pas tant de souffrance. Elle mérite de vivre encore de longues années. Tu as toujours pensé que tu vieillirais à ses côtés ; que dans une cinquantaine d’années, vous seriez toujours aussi proches, à rire encore comme les enfants que vous avez été. Rien ne devait changer. Vous deviez rester ces deux petites filles courant dans les champs de maïs. Oui, ça aurait dû être comme ça, comme tu l’avais imaginé.
Mais il semblerait que la vie elle-même vous ait rattrapées. Pour une raison que tu ignores, que tu ne comprends pas, elle a décidé de vous séparer. Toi qui n’avais jamais vécu que dans l’ombre de la princesse indienne, te voilà à devoir imaginer un futur où elle ne serait pas. Un futur où elle ne serait plus. Paralysée d’effroi, cette seule idée te glace le sang. Tu n’as jamais vécu sans elle, tu n’as jamais fait un pas savoir qu’elle était à tes côtés. Et à savoir que dans un avenir plus ou moins lointain, alors tout serait chamboulé, tu te sens perdue. Perdue et démunie, comme une enfant abandonnée. Pocahontas est ta seule famille, la seule trace de ton passé. De celle que tu as été. La seule raison de ta vie ici, de ton courage et de ta volonté. Sans elle, tu ne seras plus rien. Rien qu’une autre fille parmi le reste du monde qui continue d’avancer, de tourner. Sans doute que tu finirais par t’en sortir ; sans doute que tu finirais par oublier. Son visage deviendra flou, seul vestige d’un passé trop éloigné. Cette pensée t’écœure et tu la repousses vivement comme si elle t’avait brûlée. Comment imaginer seulement pouvoir l’oublier ? Son image resterait gravée dans ta mémoire à tout jamais. Il en serait impossible autrement. Alors quand tu te rends compte de ce que tu hurles, quand tu prends conscience de tes mots trop durs, tu regrettes. Tu regrettes de ne pas être plus calme, tu regrettes de t’être laissée aller à ta douleur, à ta colère. Tu regrettes d’avoir failli dans ton rôle de meilleure amie. Et aussi vite que tu as senti la rage te dévorer, tout retombe comme un soufflé. Tu te sens soudainement vide et épuisée. Abattue. Déchirée. Parce que tu n’es pas arrivée à faire comprendre à ton indienne que tu avais juste peur de la voir te quitter. « C’est juste que… tu bégayes pitoyablement entre deux reniflements. C’est juste que je ne supporte pas l’idée de te perdre… »
C’est comme une prière, une supplique. Tu demandes à toutes les divinités pouvant exister de te laisser vivre avec elle jusqu’à la fin. De ne pas te l’enlever trop tôt, de te la laisser encore un peu. Juste un peu. Juste le temps de t’y habituer. De t’habituer à l’idée de la perdre, d’être seule. « Je ne voulais pas dire tout ça… souffles-tu d’un ton misérable, le regard baissé. Je suis désolée de m’être énervée, je n’aurais pas dû… Je suis juste… tellement choquée… » Oui, choquée. C’était le terme adéquat pour définir ton état en cet instant. Le choc de cette nouvelle a tout renversé à l’intérieur de toi. Tout est sans dessus-dessous. Plus rien n’a de sens, plus rien n’est comme réel. Tu te sens comme extérieure à ce monde auquel tu appartiens désormais. C’est un peu comme si tu observais la scène d’un autre angle, étranger à ce corps qui est le tien. Tu te vois, le visage blême et défait, faisant face à cette pauvre brunette que la vie s’entête à vouloir massacrer. Tu aimerais pouvoir faire taire tes pensées, annihiler chacun de tes sentiments pour te remettre à penser clairement. Correctement. Elle va avoir besoin de ton aide, de ta présence. Pocahontas va avoir besoin de toi, plus que jamais. Tu ne peux pas la laisser tomber, tu n’as pas le droit de l’abandonner. C’est impensable. Tu te dois de la protéger. Quoi qu’elle fasse, quoi qu’elle décide, tu vas rester à ses côtés. Tu es la plus forte des deux, tu es la tête pensante. Tu es celle sur qui ton indienne peut se reposer. Et malgré la peur, malgré la douleur, tu dois être là pour elle. À chaque minute, à chaque seconde. « Pardonne-moi, tu répètes à nouveau alors que tu te rapproches pour serrer ses mains dans les tiennes. J’ai été idiote de m’être emportée. » Comme si tu t’y accrochais. Comme si ta vie en dépendait. Tu attrapes ses mains comme pour ne plus les lâcher. Jamais. Peut-être qu’elle te sera enlevée mais tu l’accompagneras dans chacun des jours qu’il lui reste à tes côtés. Il ne se passera pas une seconde sans que tu ne sois là pour l’étouffer de ton amour et de ta gaieté. Si elle est sur le point de mourir, tu ne veux pas qu’elle ait de regrets.
« Je serai avec toi, tu promets dans un sourire un peu tremblant toutefois. Je serai avec toi, quoi que tu décides. On affrontera ta maladie ensemble, comme on a toujours tout affronté. Toutes les deux. Main dans la main. Je ne vais plus te lâcher. » Oh ça non, tu ne risques plus de la lâcher. Parce que tu veux faire de ces derniers instants de merveilleux souvenirs qui resteront gravés dans ton cœur à tout jamais. Ils seront ceux qui te réconforteront, ceux qui t’accompagneront dans le reste de ton existence esseulée. « Je ne sais pas ce que tu veux faire, je ne sais pas comment on va faire mais on va y arriver. Quoi qu’il se passe, on sera toutes les deux pour avancer. On a réussi à repousser une invasion de visages pâles alors ce n’est pas un foutu cancer qui va nous intimider, pas vrai ? tu rigoles faiblement, le regard pourtant embué. On est plus fortes que ça. On est plus fortes que lui. » Tu as envie de croire aux miracles, aux rêves devenus réalité. Tu aimerais pouvoir te persuader que tout va s’arranger parce que vous le voulez toutes les deux mais ce n’est pas aussi simple. La vie n’est pas aussi simple. Parce que c’est la réalité. Brute et dure, sans demi-mesure. Même tes prières les plus sincères ne pourront rien face à son cancer. La maladie la ronge, la détruit. La tue à petit feu et tu devras la voir s’éteindre sous tes yeux. Elle, ta lumière. « Promets-moi… promets-moi juste de ne jamais me mettre de côté, tu enchaînes avec conviction. Je veux être là à chaque instant, à chaque moment. Je veux être avec toi. Être là pour toi. Je ne veux pas que tu endures tout ça toute seule dans ton coin. Je suis ta meilleure amie, ta sœur. Je suis ta famille. Je dois être avec toi. Tu n’as pas à vouloir me protéger de tout ça. Je serai forte. » Même si ça sera dur, même si tu vas flancher. Tu resteras à ses côtés. Jusqu’à la fin. Parce qu’il ne peut en être autrement. Parce qu’il n’y a pas d’autre alternative à ton sens. C’est elle et toi jusqu’au bout, jusqu’à l’arrivée. « Je serai forte pour toi. »

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Dernière édition par Ehawee Nakoma Powhatan le Sam 6 Sep - 10:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (pocahoma) + le tourbillon. (pocahoma) + le tourbillon. EmptyJeu 17 Juil - 17:47

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∞ le tourbillon



Aussi loin que puissent remonter tes souvenirs, tu ne t’étais jamais emportée contre ta Nakoma. Non, pas une voix tu n’avais haussé la voix devant elle, encore moins pour lui hurler mille et mille injures. Et jamais tu n’aurais pensé en arriver là. Les mots étaient partis d’eux-mêmes, contrôlés par ta seule et unique colère. Tu devais avouer avoir réagi comme une furie, avouer avoir encore réagit comme une enfant de cinq ans qui ne supporte pas que l’on lui crie dessus. Tu n’avas même pas été capable de comprendre la réelle signification de sa colère à elle. Non, tu avais juste hurlé à ton tour et balancé ce que, secrètement, tu gardais sur le cœur. Si tu ne regrettais pas tes paroles, tu regrettais amèrement la façon dont tu les avais dites. Tout ce que Nakoma pouvait te dire, tout ce qu’elle pouvait faire, tu savais très bien que c’était dans l’unique but de ton bonheur. Qu’elle ne cherchait jamais à te vexer ou à te brusquer, mais juste te réveiller tendrement de ton rêve pour te mettre face à la réalité. Mais aujourd’hui, le réveil fut trop brusque pour que tu restes sans rien dire. Mais le cœur déjà léger, tu avais calmé cette colère aussi vite qu’elle était arrivée. Et ce visage crispé laissa place à une moue de l’enfant que tu étais. A encore cette envie incontrôlable de pleurer, dont tu stoppas les larmes aux creux de tes yeux. Il n’était plus temps de te laisser vaguer dans ta faiblesse, non. Il était temps de prouver que toi aussi, tu pouvais être forte. Que toi aussi, tu étais capable de mûrir pour de bon.
Nakoma semble dépiter. Dépitée par ses propres paroles, quelques minutes avant. Tu lis le dessolement et tu regrettes un peu plus de lui avoir crié dessus. Par cette facilité trouvée dans la méchanceté, tu t’es encore trouvée bien égoïste. Pourquoi n’arrives-tu pas tout simplement à penser que Nakoma aussi, a le droit d’être faible ? Que oui, oui elle est capable de craquer parfois. Qu’elle est toute aussi fragile que toi, si ce n’est plus, mais qu’elle, elle sait normalement gérer ses émotions. Mais que là, elle est tombée de trop haut pour reprendre le contrôle de sa raison et que c’est tout à fait compréhensible. Sauf pour toi, bien entendu. Toi qui continue de la voir plus grande et forte que jamais, qui l’idéalise assez pour croire qu’elle n’est pas capable d’être perdue. Oui, aujourd’hui plus que n’importe quel autre jour, tu sembles la redécouvrir. Non pas que tu viennes remettre en doute toutes tes pensées d’antan la concernant. Non, du tout, pour toi Nakoma reste la jeune femme la plus forte et courageuse qui puisse exister. Ce genre de jeune femme qui sait naturellement prendre les choses en mains, qui ne demande de compte à personne et qui agit avec le cœur, sans rien attendre en retour qu’une simple preuve d’amour. Un simple signe, un simple geste de tendresse. Cette chose dont tu l’as privé sans le vouloir, sans même t’en rendre compte. Tu n’as pas vu qu’elle manqué de ton amour, qu’elle te lançait un appel à l’aide. Que tout ce qu’elle voulait de ta part, c’était que tu la regarde avec ces mêmes yeux d’amour qu’elle te lance, elle, constamment. Oui, ce n’est qu’en cet après-midi orageux que tu lui découvres, bien assez tard.

Sa voix semble à son tour se cacher, comme trop brisée par ses précédents cris. Comme lassée par cette nouvelle. Les excuses partent, mais tu sais pertinemment qu’elle n’a pas à te demander ton pardon. Elle s’est juste exprimée, brusquement certes, mais ce fut son droit. On droit de libérer ce qui la tiraille tant. Et il fallait qu’elle continue à le faire, il fallait à tout prix qu’elle lâche pour de bon ce qu’elle avait sur le cœur, comme elle le fit en arrivant chez toi les heures d’avant. Si elle s’entêtait à encore garder tout ceci pour elle, elle finirait tout ou tard par exploser. Par craquer, pour ne plus savoir se relever tant le choc aura été trop gros, trop fort pour être réparé. Et ça, c’est ton rôle, en tant que meilleure amie, en tant que compagne éternelle que te l’aider à se libérer de ce poids trop longtemps porté dans son cœur. Tu dois l’aider, tu dois même lui faire comprendre que tu es là pour elle. Qu’à ton tour, tu seras lui ouvrir ton cœur pour porter avec elle le poids de ses soucis. Du plus petit, au plus gros et important problème, il faut que tu te promettes de toujours l’aider. De même simplement l’écouter, mais au moins lui prouver qu’elle peut compter sur toi. Que non, tu ne viendrais plus jamais la décevoir. Plus jamais.
Ses mains dans les tiennes, à nouveau, elles semblent se lier les unes dans les autres. Comme un lien invisible pour les yeux d’autrui, mais réel dans vos regards respectifs. Vous êtes deux, vous ne formez qu’une. Et ça, c’est la réalité. Ça c’est une chose sure à laquelle tu peux t’accrocher pour survivre. Car tu sais que jamais ce lien ne se rompra. Peut-être flanchera-t’il. Sûrement va-t’il parfois se ternir, parfois craquer à presque se briser. Mais non, il ne sera jamais détruit. Il restera éternel, et quand la mort viendra te chercher. Quand l’heure de ton départ sonnera, il sera toujours aussi intact. Car si la mort t’emportera, elle n’emportera pas avec toi votre amour. Il restera à jamais réel, à jamais présent sur cette terre comme une trace, un doux souvenir de ce que vous avez été. Et de ce que vous demeurerez : des âmes sœurs. Des jeunes femmes qui s’aiment tout simplement, comme personne d’autre n’est capable d’aimer une autre personne. D’un amour sans égal, un amour qui se vit mais ne s’explique pas. « Oh, Nakoma, souffles-tu alors dans un sanglot contrôlé, serrant à ton tour ses si petites mains, tu es d’une si grande sagesse, je ne l’avais jamais tant remarqué. Tu ris doucement, souriant à nouveau face à l’ambiance apaisante qui fit son retour. Il n’est pas nécessaire de t’excuser, pas avec moi. Tu, enfin je.., tu bégayes soudainement, riant à nouveau, comme si tes nerfs se lâchaient enfin. On s’est laissées dépasser par les événements, c’est tout, pas la peine de t’excuser. Surtout que tu n’as rien à te reprocher, je sais très bien que tu dis tout ça juste parce que tu t’inquiètes trop pour moi. » Ta main se lève alors, et se laisse se poser sur la joue tremblante de ton amie. Un geste presque maternelle, que jamais auparavant tu n’as eu avec elle. Un geste naturel, aussi tendre qu’il vient du cœur. « Je ne veux pas t’accabler de mes soucis Nakoma, ton intonation se fait douce, presque rassurante. J’ai juste besoin que tu sois là avec moi, et que nous vivions de notre amour, comme auparavant. Oui, tu murmures presque, oui, j’ai juste besoin de ton amour pour aller mieux, c’est tout ce que je te demande. »

  
 

© .JENAA


    éphémère
    or whether we are white or copper skinned, we need to sing with all the voices of the mountains. △on passe notre vie entière à s'inquiéter de l'avenir, à faire des projets, à essayer de le prédire, comme si savoir à l'avance pouvait amortir le choc. mais l'avenir change constamment. l'avenir est le lieu de nos plus grandes peurs, et de nos espoirs les plus fous. mais une chose est sûre : quand finalement il se dévoile, l'avenir n'est jamais comme on l'avait imaginé.
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Ehawee Nakoma Powhatan

My life with you
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LISTE-DES-CHOSES-A-FAIRE:
VOTRE RÊVE: l'empêcher de mourir.
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Ehawee Nakoma Powhatan
J'ai posé bagages ici le : 05/06/2013 Jouant le rôle de : la noix de coco – pocaca's bff. #teampocahontas. Nombre de messages : 1425 On me connait sous le pseudo : olympe. Un merci à : kika. (ava) little wolf (signa) wild heart. (code rp). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : nickayla rivera.
MessageSujet: Re: (pocahoma) + le tourbillon. (pocahoma) + le tourbillon. EmptySam 6 Sep - 10:04



le tourbillon.

La douleur est tenace. Elle est là, logée à l’intérieur de ta poitrine et elle te bouffe le cœur avec une lenteur insupportable. Une lenteur qui te ferait supplier de t’achever plus vite. Et puis il y a la peur. Furieuse. Elle enserre ta gorge et t’étouffe comme un serpent s’enroulant autour de ton corps. Ta respiration se hache, elle devient difficile. Parce que c’est dur de te dire que tu vas la perdre. Dur de te dire que tu devras lui dire adieu. Dans combien de temps ? Combien de temps lui reste-t-il à vivre ? Un mois, un an ? Dix ? Tant de questions et pas de réponse. Tu ne sais pas même pas si tu veux avoir ces réponses. Peut-être est-ce mieux de te dire que l’avenir est devant vous. Que vous avez la vie toute entière qui vous tend les bras. Profiter du temps avec elle, de chaque instant passé en sa compagnie, voilà qui serait sûrement la meilleure solution. Mais tu es incapable de faire comme si tout était normal, comme si tout allait bien. Tu es incapable de te dire que demain le soleil se lèvera comme chaque matin. Oui, il se lèvera ; oui, il brillera. Mais il se lèvera et brillera sur cette affreuse nouvelle qui pèse sur ta poitrine – Pocahontas va mourir. Tu peux être forte et endurer beaucoup pour elle, tu soulèverais des montagnes si elle te le demandait. Tu serais capable de tout pour ta meilleure amie, cette moitié que t’a offert la vie. Mais ne pas ressentir cette souffrance et cette angoisse, là, à l’intérieur, ça t’est impossible. Parce que tu n’es pas prête à la laisser partir, tu n’es pas prête à la voir mourir. Et la peur te fait perdre tes moyens, fait céder tous ces barrages que tu as érigés autour de toi. C’est un peu comme une vague gigantesque venant faire sombrer un navire en pleine tempête. Tu ne peux pas contenir tout ça, tu ne peux plus rester de marbre. Parce que c’est Pocahontas, parce que c’est ton autre toi. Comment serais-tu capable de réagir sinon de pleurer et de crier à l’injustice ? Pour toi, c’est impensable que vos Dieux t’enlèvent ta Princesse indienne. C’est une erreur dans la course du temps, il ne peut pas en être autrement. Mais nier la vérité reviendrait à accentuer cette douleur entre tes côtes. Et il te faut bien admettre les faits. Tu lui dois bien ça. Tu l’aideras mieux en acceptant le fait qu’elle soit malade ; tu lui seras plus utile en étant capable d’affronter cette réalité. Tu ne peux rien contre cette saloperie qui la détruit à petit feu, tu n’as pas le remède miracle qui la guérira ; mais tu peux au moins être là. À serrer sa main quand elle faiblira, à la relever lorsqu’elle tombera. Tu seras son pilier et son support ; tu seras son tout pour qu’elle ne manque de rien.
« Je ne me suis jamais trop inquiétée pour toi, tu bougonnes faussement, un sourire défiant tes lèvres à travers tes larmes. Je m’inquiétais juste ce qu’il faut. » Tu sais bien que c’est faux, que c’est un affreux mensonge. Parce que tu as toujours été si attachée à Pocahontas que tu ne pouvais t’empêcher de la surprotéger. De toujours garder un œil sur elle, comme on surveille du lait sur le feu. Esprit libre et indépendant, la brune n’en faisait qu’à sa tête dans votre Virginie natale et tu ne comptes plus le nombre de fois où tu as dû la tirer d’affaires. Mais tout ça s’est accentué depuis votre arrivée à Fantasia Hill. Parce que vous êtes seules, parce que vous êtes dans un monde nouveau et étranger. Et que tu n’as jamais vraiment fait confiance à tous ces visages pâles. De nature méfiante, tu ne cherches qu’à lui éviter des soucis inutiles et superflus comme le ferait toute meilleure amie digne de ce nom. Comme elle le ferait pour toi – à sa façon. « Bon, d’accord tu as raison, tu admets dans un léger rire. Je suis une vraie maman poule. Mais avoue que ça ne te déplait pas. Je n’imagine pas le nombre de fois où tu aurais eu de sacrés ennuis si je n’avais pas été là ! » Parfois, tu râlais devant son attitude trop insouciante. Tu donnais l’air d’en avoir assez d’être constamment sur tes gardes parce qu’il fallait la surveiller. Mais, dans le fond, tu aimais ça. Tu aimais avoir la sensation d’être utile, d’être importante. D’avoir cette place privilégiée dans sa vie. Parce qu’elle t’écoutait malgré tout. Même si elle ne suivait pas toujours tes conseils, elle t’écoutait. Elle donnait de l’importance à ta présence, à ta petite vie. Toi, simple fille de membres de la tribu, toi qui n’étais rien. Et la princesse Powhatan t’accordait le droit de vivre avec elle, à ses côtés. Elle a donné un sens à ta vie, une véritable direction. Sans elle, tu serais restée dans l’ombre. Tu aurais vécu sans être remarquée. C’est grâce à elle si tu es heureuse aujourd’hui ; c’est grâce à elle si tu aimes ta vie. L’adaptation à cette nouvelle existence n’a rien de simple ou de facile mais tant qu’elle reste à tes côtés, tant qu’elle t’illumine de son aura, alors tu pourras tout traverser. Reste la question fatidique qui amène comme un goût d’amertume dans ta gorge – que feras-tu de ta peau une fois qu’elle sera partie ?
Son sourire semble apaiser les battements douloureux de ton cœur. Tu retrouves cette sérénité à son contact. Tu oublies pendant un instant tout ce monde, toute cette merde qui vous entoure. Vous êtes juste toutes les deux, elle et toi. Comme une seule âme. Et quand sa main se pose sur ta joue brûlante, quand sa peau entre en contact avec la tienne, tu es obligée de fermer les yeux. Parce que la sensation te transporte, parce que tu te sens bien. Malgré l’angoisse qui s’est infiltrée dans tes veines, tu te sens de nouveau forte. Prête à combattre. Tu as toujours été la plus guerrière de vous deux, ça n’a pas changé avec les années qui ont passé. Et tu refuses de baisser les bras face à cette difficulté. Même si tu perdras sûrement la bataille, même si tu te retrouveras seule au final, tu ne veux pas abandonner sans avoir combattu. Sans t’être battue pour sauver celle que tu aimes d’un amour inconditionnel, d’un amour que personne à part vous ne peut comprendre en réalité. « Je serai là, avec toi, tu promets dans un filet de voix tendre et chaud. Je ne t’abandonnerai pas. » C’est comme un serment sur ta vie. Et si tu pouvais, tu la lui donnerais rien que pour la voir vivre pendant encore des années. Tu te tailladerais les veines s’il le fallait, tu t’arracherais le cœur si besoin était. Tu mourrais pour elle si ça pouvait la sauver. Tu te fiches de mourir, tu te fiches de disparaître, tout ce qui compte pour toi c’est qu’elle soit en sécurité. Ta Pocahontas, ta douce indienne. Celle qui te complète à chaque instant de ta vie. « Mais je ne veux pas que tu oublies que je suis là aussi pour traverser avec toi les moments difficiles, tu continues tout en venant enserrer sa main contre ta joue avec tant de force que tu la lui broierais. Je ne veux pas que tu te dises que tu peux traverser ça toute seule, que tu t’empêches de me demander de l’aide parce que tu ne veux pas m’accabler. Je veux être là. » C’est important pour toi. C’est important pour toi de savoir qu’elle n’affrontera pas son cancer toute seule. Elle est une tête brûlée ; elle fonce souvent sans prendre le temps de penser. Mais il est hors de question qu’elle avance à travers sa maladie sans toi à ses côtés. C’est une évidence pour toi. Il ne peut pas en être autrement. « Depuis toutes petites, on a toujours tout affronté ensemble, main dans la main, tu souffles en laissant une dernière larme dégringoler le long de ta joue rougie. Alors encore une fois, on affrontera ça ensemble. Toutes les deux. Je ne sais pas ce qu’il va se passer, je ne peux même pas te promettre que tu vas t’en tirer même si je crois dur comme fer que tu vas guérir. Je peux juste dire que je resterai. Jusqu’à la fin. » Tu lui tiendras la main, même si tu dois entendre son souffle s’éteindre.

© clever love.



i love him but only on my own
and when i lose my way, i close my eyes and he has found me. ✻ without him the world around me changes, the trees are bare and everywhere the streets are full of strangers. i love him but every day i’m learning, all my life i’ve only been pretending. without me his world will go on turning, a world that’s full of happiness that i have never known ▬ on my own, les misérables.
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