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 ஜ Friendship can born as it can die at any moment ஜ

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MessageSujet: ஜ Friendship can born as it can die at any moment ஜ ஜ Friendship can born as it can die at any moment ஜ EmptyVen 22 Nov - 23:05


I’m worrying about her more than you can imagine.

 
Mes yeux fixent inlassablement l’écran de mon smartphone que j’ai dans la main, mon espoir s’amenuisant, mais ne défaillant pas encore tout à fait. Je compose rapidement un numéro et appelle, tombant une énième fois sur cette fichue femme me disant que je me suis trompé. Je vérifie, même si je suis certain de ne pas avoir commis d’erreur en composant le numéro, et rappelle. Encore. Et encore. Et encore. Je lâche un grognement en me relevant, irrité, commençant à faire les cent pas dans ma chambre. Aujourd’hui, ça fait exactement quinze jours et j’insiste plus que d’habitude, jugeant que j’avais cela trop à la légère.
Lauren… Où est-elle passée ? Cela va faire plusieurs jours que je n’ai eu aucune nouvelle d’elle et ça commence à sérieusement m’embêter. Elle ne répond ni à mes sms, ni à mes appels ni à mes e-mails. À quoi joue-t-elle, bon sang ? Si son téléphone avait été atteint ou hors zone de réseau, la voix de femme électronique aurait prétendu tout autre chose, mais là, elle dit carrément que le numéro n’existe pas. Elle s’est fait voler ? Oui et pour les e-mails alors ? Je me laisse tomber sur le lit en prenant ma tête dans la main, fermant les yeux et tentant de remettre un peu d’ordre dans mes idées. Et pourtant, seules les pensées les plus noires prennent d’assaut mon esprit : kidnappée, morte… Je me relève et saisis mon blouson en cuir noir avant de chausser mes converses grises, me saisissant de mes clefs en sortant de l’appartement, prenant soin de fermer à double tour. J’envoie un sms à Nate en lui demandant de me rejoindre dans une demi-heure à l’entrée du Green Park, m’engouffrant dans une bouche de métro en pressant le pas. Commençons les présentations.
 
Lauren, ma petite et adorable protégée. Je ne sais absolument pas où elle est, donc je vais surtout décrire notre relation. C’est mon rubis, mon joyau, ma pierre la plus précieuse. Je l’aime à tel point qu’il me serait impossible de mettre des mots dessus et j’ai décidé qu’elle serait ma protégée, celle sur laquelle je pose un œil presque fraternel et qui a droit à mes réprimandes lorsque je ne suis pas d’accord avec quelque chose. Il est indiscutable pour moi que tous ceux qui la veulent doivent inévitablement passer par moi, histoire que je sache ce qu’ils valent et quelles sont leurs intentions. Car si Lauren est un peu naïve, ça ne me rend que plus protecteur – surprotecteur, je l’avoue – et j’ai une envie encore plus pressante de mettre les dessins des hommes qu’elle côtoie à nus. Car l’homme est un monstre, une horrible créature, hypocrite, menteuse, sournoise, bestiale tandis que mon rubis est fragile et sensible, je ne saurai permettre qu’on lui fasse du mal. Ce dont je serai capable, en découvrant que quelqu’un lui a brisé le cœur ou que sais-je encore, je préfère ne même pas en parler.
Je ne sais pas trop pourquoi, à mes yeux, je la vois comme une petite fille. Elle est bel et bien une adulte, je ne remets pas cela en doute, pas un instant et pourtant… Et pourtant cela ne change en rien ma vision des choses.
 
Nate, lui, est un très bon ami à moi. Il est directeur d’un hôpital et je le vois comme quelqu’un de bien. Il m’avait parlé, plus d’une fois, d’une certaine Giulia de qui il semblait réellement amoureux. Et puis, elle l’a brusquement quittée – une femme qui ne se met dans ton lit qu’après je ne sais combien de mois de courtise, c’est que sincèrement, ça ne sert à rien de s’y attacher d’après moi ; sauf que voilà, il y a des exceptions, même pour moi et je sais que je pourrai tomber fou amoureux d’une femme même si elle se refuse entièrement à partager le même lit que moi – oui, je pense à une personne en particulier, mais je ne dirai rien de plus, car je ne suis pas amoureux d’elle. Pas à ce que je sache.
Il passait alors son temps à boire et, parfois, je partageais quelques soirées avec lui, enchaînant avec lui verre sur verre comme j’aimais le faire avec Arthur. Je n’approuve pas réellement le fait qu’il se soule pour oublier Giuilia, mais que puis-je dire, moi qui vais m’enterrer dans un bar dès que je m’embrouille avec une amie – et il n’est même pas question de relation amoureuse. Il y a Nala que j’aime, mais je ne suis plus sûr de réellement d’être amoureux d’elle. Je l’aime d’un amour profond, peut-être pas d’un amour fou. Si je me dispute avec elle, je me sentirai mal et pourtant, je ne pense pas que j’irai me souler pour oublier cette embrouille. Mais si je me dispute avec Tara, par exemple, je risque de ne pas m’en remettre… Bref, là n’est pas la question.
Nate a fini par faire la rencontre de Lauren. Je ne vis pas la nécessité de trop l’embêter avec ça, me suis contente de lui dire sur un ton amusé de prendre soin d’elle. Mais ce qui se passa entre eux, je n’en ai strictement aucune idée. Cela va faire un mois et je ne sais même pas s’ils étaient encore ensemble, s’ils n’avaient pas rompu au bout d’une semaine à peine. Lauren’ a disparu depuis deux semaines déjà et jamais on ne parla de Nate ; elle ne savait pas que je le connaissais et ne m’a jamais parlé de lui, allez savoir pourquoi, peut-être pensait-elle que c’était le bon et qu’elle ne voulait pas que j’aille le traumatiser. Dans tous les cas, je ne savais pas à qui m’adresser d’autre qu’à lui en ce moment.
 
Je sors du métro hâtivement, quelque peu en retard et rejoindre l’extérieur, marchant rapidement pour enfin atteindre le portail ouvert du Green Park. J’en franchis le seuil et aperçois l’homme vers lequel je m’avance avant d’esquisser un léger sourire, quelque peu forcé car j’ai réellement la tête à autre chose.
 
« Salut Nate, désolé, je suis un peu en retard, le métro s’est arrêté un instant. »
 
Je passe ma main dans mes cheveux en notant les tons grisâtres du ciel, des alentours ; va-t-il pleuvoir ? La question me traverse l’esprit mais est vite banni par une autre, nettement plus importante, que je partage de vive voix avec mon ami sur un ton assez sec, craignant la réponse.
Et s’il n’avait aucune nouvelle, lui non plus ? Je pourrai définitivement m’inquiéter car oui, malgré tout, une lueur d’espoir subsiste en moi.
 
«  Dis-moi, t’aurai pas de nouvelles de Lauren ? Ça fait deux semaines que ne la vois plus, elle ne répond ni aux aux e-mails, ni à mes appels ni même aux sms que je lui envoie. »
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MessageSujet: Re: ஜ Friendship can born as it can die at any moment ஜ ஜ Friendship can born as it can die at any moment ஜ EmptyMer 11 Déc - 15:10

¤ Je coderai mieux plus tard... ¤

Il fallait que ça arrive, n'est-ce pas ?

Le jour où j'ai appris qu'Aiden et Lauren se connaissaient, ou plus exactement que Lauren était la petite protégée que le tapis couvait, repoussant les éventuels prétendants qu'elle pouvait avoir parce qu'ils n'étaient forcément pas assez bien pour elle, je me suis dit que je risquais fort d'être en mauvaise posture un jour ou l'autre. Alors certes, je n'avais absolument pas l'intention de lui faire du mal, c'était même plutôt tout le contraire, mais je crois que déjà, à ce moment-là, j'ai crains le pire. Des restes de Giulia ? Sans le moindre doute.

Et ça n'a pas loupé. Quand Erika m'a dit que ça n'irait pas, que je pensais encore trop à elle pour être vraiment son petit-ami et qu'il valait mieux qu'on reste amis, j'ai senti l'embrouille arriver à plein gaz d'autant que...

« Je peux pas être juste ami avec toi Erika. Le problème que tu soulèves, et t'as sans doute raison, c'est Giulia et cette ressemblance physique qu'elle a avec toi. Ca changera rien pour moi qu'on soit ensemble ou juste amis. Alors si on doit en rester là... »

J'ai préféré couper les ponts. Et je crois qu'elle n'imagine pas une seconde à quel point ça m'a fait un mal de chien. Encore. Comme quoi je n'avais pas complètement oublier Giu, mais je ressentais clairement quelque chose pour elle. Mais qu'est-ce que je pouvais faire d'autre ? Etre juste son ami et souffrir à chaque fois que je la vois parce que je n'ai plus le droit de lui prendre la main ? Impossible. Le seul baiser qu'on a échangé a été celui disons imposé par la grande roue dans laquelle on se trouvait, et je regrette de ne pas avoir été capable d'être suffisamment détaché de mon ex pour pouvoir être pleinement avec elle, et renouveler l'expérience. Mais ça, j'imagine qu'elle l'ignore aussi. Tout ça me laisse un goût d'inachevé qui n'arrange rien à mon état psychologique ces derniers temps, et pourtant j'essaie de tenir le coup. J'ai été une épave avant Lauren, après que Giulia m'a laissé en plan avec ma demande en mariage obsolète. Je n'ai pas trop envie de sombrer à nouveau, même si je passe certaines soirées dans des états... Seconds.

Et pas toujours tout seul. Peut-être que ça me permettra d'oublier, un jour ? J'en sais rien, mais finalement, les exemples d'Aiden et Philippe ne me semblent plus aussi peu recommandables. Après tout, j'ai pas le droit d'avoir une belle histoire d'amour, je peux au moins laisser parler mon corps, de temps en temps, non ? Ca ne me satisfait pas plus que ça, à vrai dire, mais ça me donne l'illusion, le temps de quelques heures, de ne pas être voué à la solitude. Et je ne parle pas d'amitié, hein, parce que de ce côté-là, fort heureusement, tout va bien. Pour l'instant...

Quand j'ai reçu le sms d'Aiden, pour le coup, j'ai senti la merde arriver à grands pas. Mais je n'avais pas l'intention de me défiler. Il était mon ami, et je voulais rester honnête, même si je m'attendais un peu à me faire démonter le portrait pour avoir laissé tomber - plus ou moins, finalement, elle a aussi initié la chose, n'est-ce pas ? - sa protégée. Je suis arrivé à pied, comme je le fais souvent, et en avance au rendez-vous, les mains dans les poches, et j'ai fait les cents pas en attendant qu'il arrive. Et j'ai eu beau former douze mille discours dans ma tête pour lui expliquer la situation, aucun ne me convient quand je vois son visage.

« Salut Nate, désolé, je suis un peu en retard, le métro s’est arrêté un instant.
- Ca n'a pas d'importance. »

Je ne me sens pas de lancer les hostilités, au final, alors je le laisse faire, quand il l'aura décidé. Et sans grande surprise, ça arrive assez vite, après qu'il a passé une main gênée dans ses cheveux et observé le ciel.

« Dis-moi, t’aurais pas de nouvelles de Lauren ? Ça fait deux semaines que ne la vois plus, elle ne répond ni aux e-mails, ni à mes appels, ni même aux sms que je lui envoie.
- Je suis désolé Ai', mais... non, je n'ai pas de nouvelle. »

Je ne détourne pas le regard, et il doit sans doute lire la tristesse sur mon visage. Pour moi, pour elle, autant que pour lui. Je ne lui mentirai pas. Pas à lui. Pas à son sujet.

« Lauren et moi, on n'est plus ensemble. Elle en a eu marre que je n'arrive pas à complètement oublier Giulia. Et je ne peux pas n'être que son ami alors... »

On s'est quittés comme ça, comme des cons devant le café d'en bas, qu'elle dit la chanson. C'est un peu ça, non ? C'est pathétique, mais c'est quand même le cas. Par contre...

« Elle a... complètement disparu ? »

Comme Giulia, donc ? Bordel, c'est quoi cet effet que je fais aux nanas qui me plaisent, qu'elles s'évaporent dans la nature en me laissant en plan ? Pourquoi est-ce qu'elles doivent toutes me fuir ainsi ?

Cela dit, le doute subsiste. Et si ça n'avait rien à voir ? Et s'il lui était arrivé quelque chose ?

« Je pense pas qu'elle souhaite avoir encore quelque contact que ce soit avec moi, mais... je peux essayer de voir avec un ami pour savoir si elle est toujours à FH ou où elle est partie si c'est plus le cas... »

Parce que je vois bien qu'il est mort d'inquiétude et ça me fend le coeur. Et c'est pire encore de savoir que c'est peut-être bien de ma faute d'ailleurs...


Dernière édition par Nathanael E. Jacomy le Mar 7 Jan - 13:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ஜ Friendship can born as it can die at any moment ஜ ஜ Friendship can born as it can die at any moment ஜ EmptySam 14 Déc - 19:09

Anger is poison. You must purge it from your mind or else it will corrupt your better nature.


L’espoir qui éclairait encore le fond de mon regard vient de s’étreindre avec les parois de mes yeux pour définitivement s’éteindre, ne laissant en moi qu’un immense néant, que l’écho d’un silence sans appel. Il m’avoue ne pas avoir de nouvelles et, à cet instant, je ne sais trop comment réagir, comment continuer de le fixer, que lui dire. Je me contente de laisser mes yeux glisser sur son visage, sans émotion ni réelle compassion ; où est passée Lauren ? Pourquoi s’en est-elle allée ? J’avais jusque là un mal fou à me figurer qu’elle puisse à ce point n’en avoir rien à faire de moi pour s’en aller sans même m’expliquer la situation, mais je vois que je ne suis pas le seul dans cette situation, que celui avec qui elle sortait n’était pas plus au courant que moi. Je n’arrive pas à comprendre comment ça se fait et je sens dors et déjà mon cœur cogner violemment contre mes tempes, semblant vouloir s’évader de mes veines alors même que la colère prend ses aises en chassant les méandres d’espoir qu’il me restait ; moi l’impulsif, moi le sot, je sens inévitablement que je vais dire ou faire des choses que je regrette. Mais c’est trop tard, les engrenages ont cessé de grincer et il est trop tard pour tenter de les arrêter ; j’aimerai m’excuser d’avance, mais j’ai la gorge sèche, la bouche pâteuse. Mon regard baigne dans le sien et je note clairement les touches prononcées de tristesse et de désarroi, pourtant, je ne trouve pas en moi assez de gentillesse pour compatir à sa propre douleur et je me contente d’attendre qu’il s’explique, qu’il m’explique ce qui a bien pu se passer pour que lui aussi se retrouve sans nouvelles.
Les mots tombent de sa bouche et je ne sais comment prendre le fait qu’il ne cherche pas même à détourner le regard ; me fait-il face par respect ou plutôt parce qu’il assume entièrement et qu’il n’en a que trop peu faire des conséquences ? Je sens mes poings se serrer et mes muscles se raidir, ma mâchoire se serrant ; je darde sur lui des yeux couleur suie habités par des étincelles flamboyantes d’irritation semblant clairement dire que cette phase où je me contrôle ne durera pas plus de quelques minutes.
Lorsqu’il me demande si elle a clairement disparu, je passe de nouveau une main dans mes cheveux, nerveux, agacé, ennuyé ; il est sérieux là ? Ils se sont quittés, je veux bien, mais il n’a même pas été fichu d’avoir assez de jugeote pour faire attention à elle ? Ne s’était-il pas dit qu’il avait dû la blesser, qu’il avait réellement dû lui faire du mal ? N’a-t-il donc pas pensé aux conséquences ? N’a-t-il pas imaginé quelles bêtises elle pourrait bien faire, ici à Fantasia Hill, ville bordée par des falaises et des mères, étreinte d’une aura morbide et terrifiante ?
Je ferme les yeux, le laisse parler, tente d’ignorer ses mots, tente de ne pas comprendre le sens caché de sa première phrase disant pourtant clairement que ce n’était pas une rupture à l’amiable. Et lorsqu’il finit, lorsque je sens qu’il n’a plus rien d’autre à me dire, lorsque j’imagine qu’il doit attendre que je parle, je ne trouve rien d’autre à faire que soulever mes paupières en portant mon regard sur l’horizon, loin derrière lui, plus près que jamais du puits d’inquiétude qui m’appelle, qui m’aimante, qui va mettre fin à mes jours, à ne pas en douter.


« Tu te fous de ma gueule, Nate ? »

Vous avez rompu parce que tu n’arrivais pas à oublier Giulia ? Vous avez rompu parce que tu n’as pas été fichu d’ouvrir les yeux sur la beauté aussi bien extérieure qu’intérieure de Lauren, parce que tu ne voyais en elle que ton ex qui t’a lâchement abandonnée, qui t’a transformée en une épave pitoyable ? Vous avez rompu parce que tu n’as pas su trouver la force nécessaire pour lui dire que tu voulais bien rester ami avec elle ? Tu as préféré être égoïste et lâche, la fuir pour ne pas avoir à rester avec elle en te disant que jamais tu ne pourras l’avoir entièrement ? Mais c’est de ta faute, tu n’avais qu’à pas te méprendre, tu n’avais qu’à pas t’engager si tu étais – si tu es – encore si fou de ta Giulia ! Tu aurai pu simplement accepter d’être son ami, ne serait-ce que pour garder un œil sur elle, ne serait-ce que pour pouvoir encore être l’une des raisons de ses sourires et de ses rires, ne serait-ce que pour lui embaumer le cœur, ne serait-ce que pour étreindre son âme à défaut d’étreindre son corps.

« T’es stupide ou quoi ? Tu connais Lauren, non, tu n’as pas pensé qu’elle pourrait faire une connerie après votre rupture ? Et tout ça pour quoi, dis-moi, hein ? Tu ne veux pas être heureux, c’est ton problème, mais de là à empiéter sur la joie de ceux qui t’aiment, ça commence à bien faire, tu es totalement inconscient des conséquences de tes actes irréfléchis et totalement immatures ! »

Plus ça va, plus ma voix s’habille de différentes caractéristiques telle que grave, rocailleuse et tonitruante,  mon poing clairement serré alors que mon regard étincelle de mille lueur, de mille nuances d’irritations.
Et là, je n’en ai que faire de sa tristesse, je m’en fiche aussi pas mal du fait qu’il puisse se sentir coupable, qu’il sente des mers salées monter à ses yeux à ses heures perdues ; je me demande, lors d’un extrême instant de clairvoyance, si je pourrai un jour lui pardonner sa négligence, son égoïsme.
Je sens la colère déferler sur moi, talonnée de ma bêtise ; j’empoigne le col de Nate et le colle à l’arbre le plus proche, serrant mon emprise en soufflant assez fort pour m’empêcher de faire passer mes nerfs sur lui.
Je lui faisais confiance.

« Je te faisais confiance. »

Ma voix n’est plus que murmure, que plainte quasi-silencieuse.
Ces mots lui font-ils mal ? Je ne sais pas, mais ils sont justifiés. Je pensais qu’en mon absence, lui pourrait prendre le relais ; je pensais qu’il prendrait soin d’elle comme je l’aurai fais moi-même, je pensais que j’avais eu raison de la lui confier, je pensais que j’avais bien fais en cessant de tant la couvrir à propos des hommes car elle en avait trouvé un qui lui sied ; mais le frapper ne changerait rien au fait que c’est à cause moi, que je suis le seul responsable et le seul à mériter une lourde pénitence. Je n’aurai pas dû faire aveuglément confiance à Nate, même si c’est mon ami, il n’en reste pas un homme.
Et, en étant un aussi, je sais à quel point on peut être stupides.
Je le relâche et recule, faisant passer mes deux mains dans mes cheveux.
Il me propose l’aide d’un ami à lui ? Comme si j’allais lui faire confiance, à cet inconnu, alors que lui-même ne semble plus mériter ma dite confiance.
Mon cœur se serrer alors qu’il semble se faire mutiler par les mots de mon vis-à-vis qui tournent en boucle dans mon esprit, battant la chamade et voulant lui-même sortir pour asséner les pires souffrances à cet homme face auquel je ne sais même plus comment réagir.
Aimait-il Lauren ? Visiblement, pas assez. Je n’arrive pas à comprendre son raisonnement, n’arrive pas à comprendre la raison pour laquelle il a préféré Giulia à elle, n’arrive pas à ouvrir les yeux sur une vérité faussée qu’il a érigée : Giulia, déesse invétérée, ne trouvera nulle successeur.
Et pourtant, Lauren n’en était pas moins une magnifique femme. Etait, oui, car je ne sais pas si elle est en vie, ne sait pas non plus si elle est encore ce qu’elle état.
Lauren, Lauren, Lauren… Je suis tellement désolé.


Dernière édition par Aiden J. Amane le Mar 14 Jan - 0:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ஜ Friendship can born as it can die at any moment ஜ ஜ Friendship can born as it can die at any moment ஜ EmptyMar 7 Jan - 13:09

Des amis j'en ai pas tant que ça et là... Je sens bien que je vais perdre celui-là. Et est-ce que je pourrais vraiment lui en vouloir ? Non, bien sûr que non. J'ai mal, c'est un fait, mais entre nous, les torts sont de mon côté, clairement. Je savais d'avance que ça prendrait une mauvaise tournure, et sans doute que j'aurais dû lui en parler de moi-même, dès le départ. J'étais trop enfermé dans ma propre peine pour penser à la sienne, et le résultat est là. Je suis face à lui, et je me dois de lui donner les réponses - le peu que je peux avoir cependant - de la façon la plus honnête possible. Je lui dois au moins ça. Je vois bien son corps entier qui se raidit, ses poings qui se serrent à la limite de mon champ de vision et surtout cet éclair sombre dans ses yeux que je fixe toujours. Je ne me fais aucune illusion quant à ce qu'il présage, et même si je ne suis, clairement, absolument pas capable de me défendre, je ne compte pas me défiler. Lui en revanche ne me regarde plus, et je ne sais pas du tout ce que je dois en déduire.

« Tu te fous de ma gueule, Nate ? »

Oh God... J'aimerais Ai', t'imagines pas à quel point. J'aimerais que tout ça n'ait jamais eu lieu, qu'elle soit toujours là auprès de toi, aussi joviale qu'on a pu la connaître. Qu'elle ne m'ait pas rencontré, parce que je n'ai pas été à la hauteur. Ou que je n'aie pas rencontré Giulia avant, pour pouvoir être pleinement avec elle.

« T’es stupide ou quoi ? Tu connais Lauren, non, tu n’as pas pensé qu’elle pourrait faire une connerie après votre rupture ? Et tout ça pour quoi, dis-moi, hein ? Tu ne veux pas être heureux, c’est ton problème, mais de là à empiéter sur la joie de ceux qui t’aiment, ça commence à bien faire, tu es totalement inconscient des conséquences de tes actes irréfléchis et totalement immatures ! »

Est-ce que j'ai quelque chose à répondre à ça ? Non, pas vraiment sur le coup. A vrai dire, j'encaisse surtout le fait qu'elle ait disparu et je me perds plus dans mes propres inquiétudes que je ne me concentre sur ses insultes. Cela dit, ça doit bien s'imprimer quelque part dans mon cerveau, et j'y repenserai plus tard, au fait que je suis un gars stupide, qui refuse le bonheur, inconscient des conséquences, irréfléchi et immature... On en reparlera - ou peut-être pas, d'ailleurs, vu comme c'est parti - quand tu sauteras la première nana venue alors que t'es fou d'une autre... Pour l'heure, ça me passe au-dessus, parce que dans ma tête, ce qui se met en place, c'est ce que je vais demander à Nolan - avec l'accord ou non de mon ami, si tant est que je puisse encore le considérer comme tel - et la perspective des réponses qu'il pourra m'apporter. Ca, et le son de sa voix, à lui, face à moi, dont je reconnais les notes menaçantes. Colère et rage, une pointe de dégoût, même. Son poing tout à l'heure dénoué pour passer dans ses cheveux se serre à nouveau, et je me laisse faire quand il m'empoigne par le col et me plaque contre un arbre.

« Vas-y. »

Je mérite pas vraiment mieux de toute façon, et tu sais que je riposterai pas, ça serait plus risible qu'autre chose d'une part, et j'en ai de toute façon absolument aucune envie d'autre part. Alors vas-y, frappe. Si ça peut te défouler, toi, apaiser même l'espace d'un bref instant ta peine, vas-y.
Pourtant rien ne vient.

« Je te faisais confiance. »

Juste sa voix, à peine un murmure, plainte douloureuse. Et ces mots, terriblement lourds de sens. Lourds tout court. Que les autres ne me fassent pas confiance, j'en ai l'habitude. J'ai manipulé, fait chanté, oeuvré parfois sournoisement pour parvenir à mes fins, quand bien même celles-ci pouvaient être justifiées, et si je n'en suis pas particulièrement fier, je ne le regrette pas, parce qu'au final, ça mené à des résultat positifs. Que les autres, donc, se méfient de moi, ça ne m'étonne guère, et au final, je m'en fiche pas mal. Au contraire, même, que certaines personnes, comme Miss D., réalisent que je ne suis pas aussi diabolique qu'on peut l'imaginer et éprouvent un minimum de sympathie à mon encontre, c'est aussi rare que gratifiant.
Mais il y a quelques personnes pour lesquelles j'éprouve un certain attachement, et pour qui je serai prêt à à peu près tout. Des personnes rares, dont l'avis et la sympathie m'importent plus que tout le reste. Il en fait partie. Quand bien même lui use du passé, pour moi, il reste un de ceux que je chéris, et comprendre son rejet me blesse, oui, plus profondément qu'il ne l'imagine sans doute, bien que je garde le silence, une fois encore. Il ne me répond pas, mais puisqu'il ne me fait plus confiance, ça n'est pas vraiment une surprise, n'est-ce pas ? Alors tant pis, accord ou pas, Nolan aura une nouvelle mission. Pour Ai' comme pour moi, pour savoir, enfin, le fin mot de tout ça. J'espère que ça sera pour le rassurer, parce que quoi qu'il en pense, le voir dans cet état me tue, tout autant que la culpabilité qui va avec.

Il m'a lâché, s'est détourné, et moi je n'ai pas bougé, le regard rivé sur lui, pendant... à vrai dire, j'ignore complètement combien de temps. Et puis j'ai baissé le regard, fermé les yeux, même.

« Je suis désolé. »

Un souffle à peine, à mon tour. Il n'y croira sans doute pas le moins du monde, pourtant c'est la plus stricte vérité. Je suis vraiment désolé de tout ça, de ne pas avoir été à la hauteur, de ne toujours pas l'être. Mais j'ai pas le pouvoir de revenir en arrière et de changer le cours des choses. T'imagines bien que si je le pouvais, ça serait déjà fait. Quoi que non, évidemment que non tu ne l'imagines pas. Tu ne me fais plus confiance...
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MessageSujet: Re: ஜ Friendship can born as it can die at any moment ஜ ஜ Friendship can born as it can die at any moment ஜ EmptyMar 14 Jan - 0:18

Anger dwells only in the bosom of fools.

And we both know how much I can be fool.

Si d’une part la colère me tiraille littéralement, me lacère l’esprit et m’étripe en me hurlant que je n’ai de toute façon que ce que je mérite, un arrière-goût amer ne cesse cependant d’envahir ma bouche, mon cœur, mon âme toute entière. Je reconnais sans souci ce sentiment, cette déception monstre qui ne cesse de croître en moi et qui pourrait atteindre des sommets ; plus que tout, je reconnais cette douleur lancinante au niveau du cœur, ces tournis inlassables et ce mal-être insoutenable. Alors je me souviens de tous les moments où j’ai été déçu ; je me souviens des disputes avec mes amis, je me souviens des bêtises que j’ai pu dire sans le penser, je me souviens de l’annonce du mariage de Tara ; je me souviens de la moindre déception, de la moindre douleur, de la moindre colère qui s’en suivie.
Et face à Nate, je ne sais même plus comment réagir. Il semble désemparé, tellement que je pourrai littéralement être capable de tout lui pardonner ; mais lui pardonner quoi, sincèrement ? Qu’étais-je censé pardonner à cet homme qui avait commis l’erreur de ne pas veiller sur la femme qu’il prétendait aimer en mon absence ? J’aurai dû être là. J’aurai dû être là pour Lauren, pour lui, pour eux ; j’aurai dû être tenu au courant de cette rupture avec plus de détails, j’aurai dû obliger Lauren à me parler à cœur couvert, j’aurai dû inciter mon ami à ne pas perdre des yeux cette femme un moment, le temps que je puisse me consacrer de nouveau à elle.
Elle l’avait aimé, elle l’avait beaucoup aimé et j’avais pensé la laisser entre de bonnes mains ; mais pourquoi blâmer Nate là où je suis le seul réel coupable ? J’ai été incapable de pouvoir gérer mon amour nouvellement éclatant pour Tara, ma situation trouble avec Nala tout en gardant à l’esprit Lauren. Mais c’est de ma faute. Entièrement de ma faute. Je n’ai tout bonnement pas le droit de pointer du doigt les quelques torts de cet homme alors que je pourrai être affligé d’un fardeau de culpabilité bien lourd. Mais voilà, le fait est que je suis trop fier, beaucoup trop orgueilleux pour l’avouer ; l’idée m’effleure l’esprit sans s’y attarder un instant et le seul moyen pour que je prenne mes responsabilités en main serait que Nata ait la bonne idée de… De se bouger. De réagir, de se mettre en colère, de me crier dessus. Je sais qu’il ne me frapperait jamais, ce grand pacifiste, mais ne pouvait-il donc même pas me dire de le lâcher ? Au lieu de quoi, il me dit d’y aller et je comprends tout de suite qu’il fait allusion à ce que je le frappe. Je cligne des yeux, comprenant sans trop comprendre ; il me demande le frapper, de matérialiser ma colère et de le faire passer du statut d’ami à celle de victime, de punching-ball ? Mon regard après s’être teinté d’incompréhension se noie dans une mer de pur dégoût. Je ne lui réponds rien sur le coup, attend un petit instant avant de lui lancer violemment que je lui faisais confiance.

Et je sais, je sais parfaitement que ces quelques mots, que ce temps auquel j’ai conjugué mon verbe fait plus mal à Nate que la tempête de coups de poings que je pourrai déchainer contre lui. Je sais aussi que je vais amèrement regretter mon comportement impulsif et irréfléchi, mais ce que je sais, c’est qu’il ferait mieux d’avoir un peu lus de jugeote car ma colère n’était pas près de passer et que j’allais vraiment finir par le frapper.
C’est totalement égoïste de ma part d’ainsi lui faire du mal et de quémander silencieusement un service, pourtant, j’aimerai vraiment qu’il m’empêche de me comporter comme je le fais ainsi, qu’il minimise les faits qui me feront culpabiliser un peu plus tard. J’aimerai beaucoup qu’il ait une part de responsabilités plus grosse dans cette dispute, que je ne me sente pas comme un stupide adolescent qui vient de s’être fait piquer sa copine.
Je le relâche, n’ayant obtenu – je l’aurai presque juré sincèrement – aucune réponse en me détournant, clairement nerveux. Lorsque j’entends sa voix, je croirai presque au miracle ; mes yeux glissent sur son visage et je constate que les siens sont clos. Pourquoi est-ce qu’il dit être désolé en se dérobant à la réalité, à ainsi fermer les yeux ? Je serre de nouveau le poing avant d’expirer une longue bouffée d’air.

« Désolé de quoi, au juste ? J’aimerai bien entendre ce que tu te reproches, histoire de bien enfoncer le clou. J’te frapperai pas, je crois pas, ce serait trop facile. Elle mérite que j’te détruise littéralement, Nate, pas que je te recouvre juste la peau d’hématomes. »

Je crache littéralement ces mots de venin enduis.
Il peut voir un ami. Je me rappelle de ses mots en plissant les yeux ; c’est qui, cet ami encore ? Si lui n’est pas fichu d’être digne de confiance à mes yeux, est-ce que cet ami l’était ? Je commençais à sincèrement en avoir marre que les femmes que j’aime soient entourés d’abrutis. Dont moi, bien entendu. Elles méritent tellement plus, tellement mieux ; pourquoi ne peuvent-elle donc pas voir l’importance qu’elles ont, la beauté qu’elles dégagent, l’éblouissante qui émanent d’elles ? Oh, si elles savaient, oh oui, si elles savaient, elles ne seraient certainement pas là à perdre leurs temps avec… Avec cette bande d’idiots, avec nous.
Nate me connaissait. Il savait que je pouvais devenir violent, mais savait surtout que sur le coup de la colère, je disais souvent n’importe quoi. Il devrait donc savoir – j’espère tout du moins que mes mots blessants ne lui ont pas fait oublié cela – à quel point je vais regretter tout ce que je suis en train de lui dire. Mais une fois encore, fierté oblige, je ne le lui dirai certainement pas.

« Et donc, c’est tout ? Tu me dis même pas que c’est moi le plus con des deux, à adorer une femme mais à ne pas assez prendre soin d’elle ? Rien, tu te défends même pas ? C’est quoi ton problème, mec ? Tu subis, t’attends que ça passe puis tu vas te bourrer ? Pourquoi tu réagis pas, ça me gonfle là. »

Cette fois, je ne saurai l’expliquer, ma voix s’est calmée, presque adoucie.
Je sors mon téléphone de ma poche et rappelle le dernier numéro, tombe encore sur sa boîte vocale. J’enfonce l’engin dans ma poche en levant les yeux au ciel avant de croiser les bras sur mon torse, faisant face à Nate en attendant qu’il réagisse. Je ne le frapperai pas pour ne pas avoir pris soin de Lauren, mais je lui collerai volontiers mon poing dans le visage s’il continue à se conduire comme une digne larve. Qu’il agisse comme ça avec ses employés, pas avec ses amis.
Parce que malgré tout, je pense qu’on est toujours amis. Je serai parfaitement capable de ne prendre aucune nouvelle de lui un bon moment puis de me pointer chez lui ou à l’hôpital avec un pack de bières. Et s’il ne veut pas de moi, alors je m’excuserai. S’il ne veut toujours rien entendre, je m’en irai. Dignement. Aussi dignement que c’est possible ; un parfait idiot ayant brisé son lien d’amitié à cause d’une femme qui, avouons-le, n’a même pas été capable d’envoyer ne serait-ce qu’un texto ? Je pourrai presque à me dire qu’elle n’en vaut pas la peine… Sauf si sa dépouille jonche les sols de ne je sais quelle ruelle. Donc voilà, nous en sommes là : deux hommes se disputant à cause d’une femme – l’ex de l’un, l’amie de l’autre, du moins, ce qu’il en reste – qui est soit vivante et ingrate, soit morte et regrettée…
Si j’apprends qu’elle est en vie, je lui en voudrai. Si quoi que ce soit lui est arrivé, je m’en voudrai. Et, dans tous les cas, je n’ai pas de bonne raison d’en vouloir à Nate.
Je hurle que je suis désolé de mon idiote, de mon impulsivité, mais ce ne sont que paroles silencieux, que pensées trop fortes pour demeurer pensées, pas assez pour être paroles. Alors je me contente de laisser mon regard s’enfoncer dans le sien comme couteau dans du beurre, en espérant fortement qu’il comprenne. Qu’il comprenne que je ne fais que le blâmer alors que je suis le seul véritable coupable.
Que plaidez-vous pour négligence, monsieur Amane ? Coupable, madame le juge, j’en ai bien peur.
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MessageSujet: Re: ஜ Friendship can born as it can die at any moment ஜ ஜ Friendship can born as it can die at any moment ஜ EmptyVen 31 Jan - 12:13

S'il est idiot, lui, qu'est-ce que je suis, moi, sincèrement ? Le dernier des crétins, oui, clairement. Je suis là, face à mon ami, et je ne peux pas croire un instant à la moindre culpabilité le concernant. De quoi serait-il coupable, lui ? D'avoir envie de me cogner à cet instant ? Est-ce que ça ne serait pas le cas de tout le monde ? J'ai merdé, et le résultat est qu'une femme qu'on chérit tous les deux - quoi qu'il en pense - a disparu de la circulation, avec tout ce que ça peut présager de sombre destin tragique. J'espère, j'espère, oui, que Nolan trouvera quelque chose de rassurant à nous annoncer, mais si ça n'est pas le cas ? Je ne me le pardonnerai jamais, parce que ça sera ma faute. Et lui non plus, évidemment, mais je ne pourrai clairement pas lui jeter la pierre. Pourtant ce dégoût que je lis dans ses yeux me brise le coeur. Je peux endurer certaines choses, et ce regard dans des prunelles inconnues me passe complètement au-dessus. Mais pas là. Pas venant de lui. Pas dans ces circonstances. Je veux pas me battre avec toi Ai', et d'ailleurs, je ne me suis jamais battu avec quiconque, physiquement. Mais perdre ton estime, c'est la pire chose qui puisse arriver entre nous, et c'est ce qui est en train d'arriver. Est-ce que je comprends que tu attends que je réagisse, t'engueule peut-être ? Mais non... Pourquoi aurais-je à devenir venimeux à ton encontre ? Le fautif, c'est moi, pas toi. Et tout le mal que ça me fait, là, ce n'est que le résultat de mon inconséquence. Alors non, même là, même après ces mots, je ne t'en veux pas, à toi. C'est à moi seul que j'en veux.

« Désolé de quoi, au juste ? J’aimerais bien entendre ce que tu te reproches, histoire de bien enfoncer le clou. J’te frapperai pas, je crois pas, ce serait trop facile. Elle mérite que j’te détruise littéralement, Nate, pas que je te recouvre juste la peau d’hématomes. »

Je secoue seulement la tête à ces mots. Si me détruire est ce qu'il cherche à présent, il est bien en voie d'y parvenir, et je lui donne clairement un coup de main... Regardez à quoi je ressemble la plupart du temps. Pourtant... Pourtant, non, une part de moi refuse de lui donner ce "plaisir" si tant est que c'en soit réellement un. Ni de continuer à être une telle épave, en conséquence, et peut-être que c'est justement pour ne pas perdre complètement l'estime qu'il a pu un jour avoir de moi ?

« Désolé d'être le dernier des crétins dès que je craque sur une femme. Désolé de pas avoir pu oublier Giulia suffisamment vite pour combler Lauren. Elle mérite mieux que ça. Elle mérite mieux que moi, je crois qu'on en est tous les deux tout à fait conscient. Et désolé d'avoir été trop aveuglé par mon propre chagrin, trop empêtré par mes souvenirs, pour réussir à prendre soin d'elle, malgré tout. Pas seulement parce que c'est tout amie. »

Je ne lui dirais pas à quel point je tiens à elle. Ca ne sert à rien. Il ne me croira de toute façon pas. Elle-même n'en était sans doute vraiment consciente alors...

« Et donc, c’est tout ? Tu me dis même pas que c’est moi le plus con des deux, à adorer une femme mais à ne pas assez prendre soin d’elle ? Rien, tu te défends même pas ? C’est quoi ton problème, mec ? Tu subis, t’attends que ça passe puis tu vas te bourrer ? Pourquoi tu réagis pas, ça me gonfle là.
- J'ai rien à dire pour ma défense. Je pourrais argumenter des heures s'il y avait quelque chose à en tirer, mais c'est pas le cas. Par pour moi. Pas sur ce coup-là... Je deviens un parfait crétin dès que mon coeur décide de battre pour une femme, y a rien à défendre. Toi par contre... »

Sa voix s'est adoucie, mais il n'aurait pas pu me faire plus de peine avec un ton tout autre. Qu'est-ce que tu te reproches Aiden ? Parce que ça n'est pas justifié, pas à mes yeux, en tous les cas.

« En quoi t'es le plus con de nous deux ? Je comprends pas... T'as rien à te reprocher dans l'histoire... Comment tu pouvais savoir ce qu'il se passait si ni elle, ni moi ne t'en avons parlé ? Comment... »

Il a composé un numéro, attendu quelques instants, puis raccroché. Boîte vocale sans doute.

« Comment tu voulais faire plus, si moi j'ai fait le mort et si elle a changé de numéro ? T'es pas devin... T'y es pour rien Ai'... »

Et je refuse de te voir toi, endosser une responsabilité qui n'est pas la tienne. Te charger d'un fardeau qui n'est pas le tien. Je suis le seul responsable de sa disparition, pas toi. Oh non, certainement pas toi...
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MessageSujet: Re: ஜ Friendship can born as it can die at any moment ஜ ஜ Friendship can born as it can die at any moment ஜ EmptyDim 9 Fév - 22:18

No reason to be angry. Anger just distracts from the all-encompassing sadness.

Il est évident que je me rends compte de la rudesse de mes mots, de la profondeur de mes phrases et de la douleur que je fais naitre chez mon ami.
Mais comment aurai-je bien pu réagir si ce n’est ainsi ? Je ne l’ai pas frappé, l’ait à peine insulté, un peu trop brusqué ; ça aurait été quelqu’un d’autre, j’aurai été nettement moins clément. Avec Peter, on aurait parlementé, mais je ne pense pas qu’on aurait échangé des coups ; enfin, si ça concernait sa très chère Wendy ou notre belle Tara, alors peut-être serait-ce un peu plus qu’un concours d’argumentation. Avec Raj, ça aurait vite mal tourné. Avec je ne sais qui d’autre, Arthur par exemple, la situation se serait aussi bien vite envenimée. Mais avec Nate, je me débrouillais pour garder un semblant de contrôle sur moi-même. Ça aurait concerné quelqu’un d’autre, peut-être que j’aurai moins lésiné sur ma violence, autant celle instaurée dans mes mots que celle contenue dans mes poings – mais même si je tiens énormément à Lauren, je n’oublie pas qu’elle m’a tourné le dos là où tout ce que j’ai fais était avoir cessé de fixer avec insistance ses fréquentations, alors que mérite-t-elle ? Que je perde un ami comme Nate ? Certainement pas, mais cela n’empêche que je sens quelque chose se briser et j’ai l’impression que pour que tout redevienne à peu près normal avec cet homme, il faudrait du temps. Le temps que j’oublie, le temps que je me rende compte que ma colère est excessive, le temps que je comprenne que tout ce qu’il avait fait de mal était tombé amoureux de la mauvaise personne et pas de ma très chère Lauren.
Je devrai pourtant savoir à quel point ça ne contrôle pas, à quel point on peut penser être amoureux alors qu’au fond, tel n’est pas le cas ; j’ai été jusqu’à dire à Nala que je l’aimais, pensant fiévreusement que j’étais amoureux d’elle, mais pourtant, il a simplement suffit qu’elle perde la mémoire pour que je me rende compte que je n’étais pas épris d’elle, que ma peine n’était pas si incommensurable que celle à laquelle je me serai attendue. Alors comment diable pourrai-je en vouloir à Nate qui, après être sorti avec Lauren, l’a quittée ? Peut-être aurait-il dû me prévenir s’il ne se sentait pas capable de garder un œil sur elle, peut-être aurait-il dû… Je ne sais pas, mais je sais qu’il y avait l’art et la manière de rompre et que même si les mots de l’homme ont peut-être été maladroits, son regard devait être sans appel, celui-là même qui disait qu’il n’y avait plus aucune chance, celui-là même qui était tellement désolé qu’on avait l’impression qu’il nous prenait en pitié et c’était… Insoutenable. Ça avait dû l’être pour Lauren.
C’est fou comme à chaque fois que je réussis à trouver une raison de me calmer, celle qui me tonnait qu’il aurait vraiment pu se débrouiller mieux que ça. En tant qu’homme responsable qu’il était censé être. Si vraiment il était paumé, il aurait pu me parler du fait qu’il n’était pas amoureux de Lauren avant de rompre avec elle, j’aurai peut-être pu… Je ne sais pas trop, lui faire un préambule pour qu’elle ne soit pas blessée ? Pas trop tout du moins.

Je lui dis qu’elle mérite que je le détruise littéralement et il secoue la tête de cet air navré avant de répliquer quelque chose d’un temps soit peu censé, bien qu’il continue d’enchainer excuse sur excuse. N’empêche, il vient de me donner une nouvelle raison de m’énerver contre lui : il a été trop aveuglé par son propre chagrin. Mais quel fichu chagrin, bon sang ? Quelles bribes d’enfer avaient bien pu s’accrocher à son cœur pour ainsi l’écorcher à le rendre aveugle, tant à le faire geindre sans qu’un quelconque mal existe réellement ?
Alors je réplique, lui demandant de se remuer, de me donner une bonne excuse de lui pardonner, d’oublier ça. Mais bon sang, mes mots semblent ne même pas l’atteindre et son discours me parait machinal, répété des dizaines de fois devant une glace. A peine commence-t-il que je me fais passer une main dans les cheveux, agacé. Il change brusquement de registre, parle de moi et attise ma curiosité alors que je lève un regard interrogateur vers lui après avoir fixé l’herbe sous nos pieds un bon moment. Il me demande ce que je me reproche et sans attendre ma réponse, compose un numéro avant se sembler prendre ma défense. Sauf que je veux qu’il se défende lui-même, moi je peux gérer ma culpabilité tout seul, comme un grand.

« J’ai pensé aimer Nala. Mais je me suis rendu compte que non, ou que, tout du moins, je n’en étais pas amoureux. Tu vois, je peux pas te reprocher de pas avoir aimé Lauren, je peux pas te demander de me dire pourquoi t’es encore amoureux de Giuilia, mais pourquoi tu m’as pas au moins prévenu de votre rupture avec Lauren ? C’est pas mon amie, c’est beaucoup plus… Je l’aurai protégé au péril de ma vie, tu t’en rends compte ? Je me serai jeté d’un pont pour elle et toi, toi tu fous tout en l’air. J’essaye vraiment de pas t’en vouloir, mais je peux pas. »

Je soupire longuement avant d’enfoncer mes mains dans les poches en basculant la tête en arrière, plissant les yeux face aux minces rayons du soleil tamisant le ciel. Je reprends sur un ton plus sec, plus dur :

« Je suis pas devin, mais je suis ton ami, je suis celui qui devait la protéger envers et contre tout. Du moins, je l’étais, je ne pense plus que je la reverrai, très sérieusement… J’aurai dû être plus présent pour vous, j’aurai dû me rendre compte que quelque chose clochait entre vous deux lorsque je n’ai pas eu de nouvelles, j’aurai au moins dû te contacter plus tôt quand je me suis rendu compte qu’elle jouait à la morte. »

Ou qu’elle était morte. N’empêche, on est toujours là à se dire que ce ne sont que des sottises, que ça n’arrive qu’aux autres, mais la possibilité que quelque chose d’horrible lui soit arrivé n’est malheureusement pas à exclure. Absolument pas. Si cet ami dont me parlait Nate pouvait ne serait-ce qu’avoir une preuve que Lauren est en vie et en bonne santé, que rien de désastreux ne se soit produit, alors ça serait déjà cela – je m’en contenterai, dira-t-on.
Et dans tout ce que je viens de dire, le seul bon point, c’est l’emploi du présent pour le définir comme mon ami. Je ne pense pas que ça changé, même si cette amitié vient de prendre un sacré coup, elle existe encore.

« N’empêche, Nate, comment tu fais pour être si… J’en sais rien, t’as pas l’impression d’être pitoyable là ? Contacte ton ami, même si je doute que ça aboutisse à quelque chose. En ce qui me concerne, je te demande plus qu’un seul truc : essaye pas de m’appeler ou de venir chez moi les jours à venir, j’ai franchement pas envie de devoir me rappeler ton manque de savoir-faire atroce. T’as un truc à dire ou je peux m’tirer maintenant ? »

Mon regard n’est que glace, mes mots ne sont que braise ; une amitié qui ne tient plus que sur un fil et qui, malgré les apparences, me déchire le cœur.
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MessageSujet: Re: ஜ Friendship can born as it can die at any moment ஜ ஜ Friendship can born as it can die at any moment ஜ EmptyDim 27 Avr - 3:57

2 mois sans réponse j'archive tristeuh
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