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ஜ The best mirror is an old friend ஜ Vide
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 ஜ The best mirror is an old friend ஜ

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Anonymous

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MessageSujet: ஜ The best mirror is an old friend ஜ ஜ The best mirror is an old friend ஜ EmptySam 7 Déc - 19:43


Only a true best friend can protect you from your immortal enemies


 
My immortal ennemies are lonliness and sadness.
 
Des bagues de blé entourent mes doigts, des océans d’émeraude me submergent ; les profonds lacs que sont ses yeux se cachent à moi au profit de ses fines lèvres tracées par des Dieux s’affairent à me laisser un goût sucré contre les miennes.
Elle s’éloigne à peine, nos fronts s’effleurant, nos regards se retrouvant et la vérité de laquelle je me suis cachée toute la soirée et nuit d’hier ainsi que les quelques heures s’étant écoulées depuis qu’on s’est réveillés : elle n’est pas Tara. Elle lui ressemble beaucoup, a ses traits et même ses grimaces, mais l’aura qu’elle dégage est loin d’être ressemblante à la sienne. Sa voix est aussi douce que la sienne, sa peau aussi parfumées et délicate que la sienne ; contre moi, je ne ressens pourtant qu’une chaleur de désir, certainement pas celle qui nait de l’amour intensif et profond de celui que j’éprouve pour Tara.
Je lui murmure quelques mots, au creux de l’oreille, retourne trouver ses lèvres et ferme les yeux, laissant mes mains épouser chacune de ses sulfureuses formes. Je tombe sur le coté et la laisse venir au-dessus de moi alors que je m’enfonce un peu plus dans ce lit qui n’est pas le mien, me teintant de ses anciennes habitudes que j’avais pensé perdre un bref moment ; elle s’en est allée et toutes mes bonnes volontés avec.
Mon téléphone émet une sonnerie d’alerte et, alors que je tends le bras pour tenter de le saisir, elle m’en empêche en allant s’attaquer à mon cou ; et à cet instant, je n’en ai que trop peu faire de ce qui ne concerne pas cette magnifique blonde, ce simple lit, ces draps blancs ainsi que, tout bonnement, notre désir mutuel.
Les femmes ont longuement défilé devant moi et je n’ai jamais pensé à faire un classement ; pourtant, quelques se sont détachées pour devenir amantes au lieu de simples coups d’un soir. Celle-ci était bien partie pour devenir une amante, bien que je ne sache pas encore l’évolution de ma relation avec Tara pour en être certain.
Son manque creuse mon cœur et élargit ma volonté de conquête, mon esprit désireux.
 
Je passe toute la journée dans son lit, son corps frêle blotti contre le mien, mes doigts se perdant dans sa chevelure ensoleillée, mes lèvres appuyées contre son front. On reste ainsi de longues minutes, de longues heures ; elle se lève un bref instant, ramenant des muffins au chocolat que je laisse de coté alors qu’elle en dévore un-demi, me tenant une canette de bière qui réussit à me donner le courage de me redresser, m’adossant au mur en la remerciant simplement.
Mes yeux fixent un instant le contenu de ladite canette, cette couleur orangée me donnant la nausée alors même que je l’amène à mes lèvres, laissant une trainée de flammes dans ma gorge. Je me rappelle que mon téléphone a sonné, plus tôt dans la matinée, alors je m’en saisi et m’apprête à lire le message lorsque la belle blonde me le pique des mains en y entrant son numéro, l’enregistrant sous le nom de « Cathy » alors que je fronce les sourcils ; elle me l’a dit, hier soir, mais je devais être beaucoup trop bourré pour m’en souvenir. Elle clique sur le bouton vert et s’appelle avant de raccrocher, me demandant mon prénom. Je passe une main dans les cheveux avant de reprendre mon téléphone, lisant mon message.
Raj. Un sourire me grimpe aux lèvres alors qu’elle se penche pour lire de quoi il en retourne tandis que je le découvre moi-même ; il me demande si je suis libre ce soir pour aller boire un coup avec lui. Je lui réponds d’emblée que oui, lui fixant une heure alors que la femme à mes cotés minaude si elle peut venir. Je glisse mes yeux de mon écran de téléphone à ses yeux émeraude et lui sourit doucement alors que je vais l’embrasser, d’abord doucement, ensuite nettement plus passionnément. Je lui murmure mon prénom avant de lui promettre que je la rappellerai – c’est devenu tellement machinal, cette phrase toute faite que je ressors à toutes mes conquêtes. Sauf qu’elle, je la rappellerai certainement. Et dans à peine quelques jours, à ne point en douter.
Je me relève et m’en vais glisser sous sa douche ; j’en ressors et m’habille rapidement avant de lui demander où est la cuisine pour me servir, prenant une deuxième cannette de bière. Je l’embrasse une dernière fois pour lui dire au revoir et me glisse à l’extérieur.
 
Je rentre chez moi après avoir acheté quelques paquets de chips ainsi qu’un pack de bières. En face de ma télévision éteinte, vidant cannette après cannette, je lis le recueil de poèmes de Baudelaire ; je relis les vers plusieurs fois, tellement de fois qu’ils s’encrent dans mon esprit, qu’ils s’impriment devant mes yeux, dans un coin de mon esprit, tout près des souvenirs de ma délicieuse Tara.
Elle me manque. Elle me manque tellement que la moindre chose me fait penser à elle, et me voilà qui me moindre de chips comme un pauvre… Comme un pauvre mec.
Dix-neuf heures sonne lorsque je sors de chez moi, laissant les larmes des Cieux glisser sur mon corps, accrochant des perles minérales à mes cheveux alors que j’enfonce mes mains dans les poches, plissant les yeux devant les lumières trop vives des réverbères qui s’allument, éclairant les allées d’habitude sombres ; les talons claquent sur le bitume à un rythme plus effréné que celui de la pluie. Mon téléphone vibre et je me dis que ça doit être la batterie, sans doute ; je franchis la porte du Meli Melo House et sors mon téléphone qui geint sous mes doigts du manque d’alimentation électrique ; je demande à Raj de me rejoindre à la salle de musculation avec une mention spéciale pour lui préciser de ramener tout l’alcool qu’il peut trouver, que je le rembourserai… Peut-être.
Pourquoi la salle de musculation ? Parce que je me dis qu’à pareille heure avoisinant les vingt heures, elle doit être vide et on pourra être au calme, pas pour tenter de soulever des poids ou de courir sur un quelconque tapis de course. Au fond, je n’ai simplement pas la force de supporter les musiques assourdissantes pas plus que je n’ai l’envie de voir des corps dénués se déhancher vulgairement ; la femme avec qui j’ai partagé ma nuit et ma journée était divine, je veux laisser son souvenir étreindre mon esprit un moment encore. Un moment que, j’espère, sera victime de l’éternité.
Alors que je franchis les doubles-portes, les dernières personnes présentes se retirent, certainement pour aller dîner ou que sais-je. Je me laisse tomber sur le sol en poussant un profond soupire, levant les yeux vers la personne que j’attends dès qu’elle rentre dans la salle. Je me relève et lui lance un sourire.

« Si t’as pas de vodka, j’te fais passer sous les gants de boxe mec ! »
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MessageSujet: Re: ஜ The best mirror is an old friend ஜ ஜ The best mirror is an old friend ஜ EmptyDim 27 Avr - 2:52

5 mois sans réponse j'archive  :bril: 
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ஜ The best mirror is an old friend ஜ

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