AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Le Deal du moment : -40%
– 40% sur la Table basse rectangle TIME – ...
Voir le deal
59.99 €

Partagez

(marikoma) + bite my tongue. Vide
(marikoma) + bite my tongue. Vide
(marikoma) + bite my tongue. Vide
(marikoma) + bite my tongue. Vide
 

 (marikoma) + bite my tongue.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Ehawee Nakoma Powhatan

My life with you
AMOUR-AMITIÉ-EMMERDE:
LISTE-DES-CHOSES-A-FAIRE:
VOTRE RÊVE: l'empêcher de mourir.
Faites place à la vedette
Ehawee Nakoma Powhatan
J'ai posé bagages ici le : 05/06/2013 Jouant le rôle de : la noix de coco – pocaca's bff. #teampocahontas. Nombre de messages : 1425 On me connait sous le pseudo : olympe. Un merci à : kika. (ava) little wolf (signa) wild heart. (code rp). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : nickayla rivera.
MessageSujet: (marikoma) + bite my tongue. (marikoma) + bite my tongue. EmptyJeu 19 Déc - 14:52


AND WATCH YOU FALL APART, ‘CAUSE IN THE END WHAT ARE YOU WITHOUT ME ? I SLOW THIS DOWN ‘CAUSE I KNOW THAT YOU CAN‘T KEEP UP OR MAYBE I, MAYBE I WAS WRONG FROM THE START. I MIGHT BE PROUD, BUT AT LEAST I’M PROUD OF SOMETHING, YOU’VE TAKEN PRIDE IN BECOMING NOTHING. YOU KEEP ME ON THE EDGE OF MY SEAT, I BITE MY TONGUE SO YOU DON’T HEAR ME. I WANNA HATE EVERY PART OF YOU IN ME, I CAN’T HATE THE ONSE WHO MADE ME.
bite my tongue.

Onze heures cinquante et trente-sept secondes. Tu soupires légèrement, impatiente que le professeur vous autorise à quitter la salle. Tu as le ventre vide, hâte de manger et puis, tu as envie de profiter de l’air frais du mois de décembre avant de t’enfermer à nouveau dans les amphithéâtres pour quatre heures. Tu as un examen cet après-midi et tu aimerais te vider la tête – ça t’aide à te concentrer ensuite. Même si ce ne sera qu’une formalité, tu as révisé comme une folle pour ton devoir de fin de semestre. Le travail t’a toujours aidé à arrêter de trop penser. Pourtant en ce moment, tout va plutôt bien. Tu as plus ou moins réussi à recoller les morceaux avec ta meilleure amie – rien n’est encore parfait mais tu as bon espoir ; tu as fini par te faire à l’idée que Philippe ne voulait décidément plus entendre parler de toi ; tes cours se passent pour le mieux et même si la période d’examens est encore plus stressante cette année, tu as retrouvé le sourire. Cette joie de vivre qui te caractérisait avant – avant cette spirale destructrice dans laquelle tu m’étais enfoncée toute seule. C’est un peu comme un renouveau, une sorte de renaissance. Tu as l’occasion de reprendre là où ta vie s’était arrêtée. Tu as l’occasion d’être heureuse, pour de vrai cette fois. Tu as encore du chemin à parcourir, tu sais que ce ne sera sûrement pas facile tous les jours mais tu es déterminée à y arriver. Tu as envie de t’en sortir, cette fois. Envie de te battre. Tu as envie d’être heureuse, réellement.
Et tu as pensé pouvoir l’être à ses côtés. Aux côtés de ce foutu garçon frisé un peu fou qui a tout retourné à l’intérieur de toi et qui a chamboulé ton petit univers étriqué. Il a été là pour te relever. Il t’a aidée même quand tu l’as repoussé comme un malpropre. Si aujourd’hui tu as réussi à te relever, c’est sans nul doute grâce à sa présence dans ton quotidien, grâce à son acharnement à te tirer vers le haut quand toi tu ne descendais que vers le bas – encore plus bas, toujours plus bas sans pouvoir t’arrêter. Et petit à petit, tu y as cru. Tu t’es laissée aller à ces sentiments qu’il faisait naître à l’intérieur de ton corps, de ton cœur. Raj. Rien que son prénom arrive à te nouer l’estomac, à créer ces battements furieux dans ta cage thoracique. Tu aimerais pouvoir contrôler toutes les sensations qu’il fait naître en toi parce que ça t’effraie et que tu sais combien c’est dangereux de se laisser aller à ce que te dicte ton cœur. Mais tu sembles incapable de ne pas fondre à chacun de ses sourires, à chacun de ses regards. Raj est adorable avec toi, toujours si attentionné. Un peu étouffant parfois, mais tu suppose que c’est ce qui fait son charme. Avec lui, tu sais ce qu’est être appréciée – aimée. Tu ne penses pas mériter autant de douceur et de tendresse de sa part mais tu te laisses faire avec plaisir, t’enfonçant doucement dans ce cocon qu’il crée tout autour de toi. Ce que tu aimes le plus chez lui ? Quand il se glisse doucement dans ton lit en pleine nuit. D’accord, il est souvent – tout le temps, en fait – entièrement nu, et si au départ cette nudité te mettait mal à l’aise, maintenant tu y es habituée. Son corps tout chaud réchauffe le tien et c’est tout ce qui te plaît. Tout ce dont tu as envie avec lui.
Pourtant, depuis quelques temps, tu te rétractes. Tu prends à nouveau tes distances. Depuis que tu as vu cette blondasse débarquer à nouveau dans sa vie. Marie. Cette gosse aux grands yeux faussement innocents qui se trouve être son ex petite-amie. Cette gosse aux faux airs de rebelle qui te donne des envies de lui donner des claques quand tu la vois – même si tu fais en sorte d’éviter au plus sa présence dans ton champ de vision. À vrai dire, tu te sens en danger avec elle de retour dans l’entourage de Raj. Tu ne sais pas exactement ce qui a pu se passer entre elle et lui, tu n’as pas posé de question. Tu n’as pas osé à vrai dire, de peur des réponses que le châtain bouclé y apporterait. Tu n’as pas tellement envie de savoir que, peut-être, il l’aime toujours. Tu es de nature jalouse et possessive et lorsqu’un étranger s’approche un peu trop de ce qui t’appartient, tu as tendance à montrer les crocs. Et tu n’aimes pas la voir tourner autour de lui comme un charognard tournerait autour d’une carcasse décharnée. Tu ne sais pas exactement ce qu’elle lui veut, tu ne sais pas si elle veut tenter de le récupérer ou si elle veut simplement être son amie désormais. Tu ne sais pas et tu ne veux pas savoir, mais tu restes sur tes gardes. Tellement que tu as fini par reprendre un peu tes distances vis-à-vis de Raj. Tu sais bien que ça le blesse sûrement mais tu te protèges. Tu en as assez de souffrir en vain. De souffrir à cause des autres et de leur capacité innée à t’abandonner dès qu’ils n’ont plus besoin de toi. Tu n’es pas à leur disposition, merde ! Toi aussi, tu as une vie. Une vie et des sentiments, des besoins. Tu n’es pas qu’une vulgaire poupée qu’on peut se permettre de manipuler à sa guise.
Tu soupires, soulagée lorsqu’on vous libère enfin de la salle. Tu ranges tes affaires pêle-mêle dans ton sac avant de filer, le pas pressé. Tu entends tes amies te héler mais tu ne te retournes même pas. Tu as envie d’être un peu seule pour une fois – une fois de plus. Et tandis que tu longes les couloirs pour rejoindre le restaurant universitaire, tu percutes quelqu’un de plain fouet. Trop absorbée dans tes pensées, tu ne l’as pas vu arriver et te voilà à devoir récupérer tes livres tombés au sol. « Et merde, tu rouspètes doucement tout en te baissant pour les ramasser. Désolée, je ne faisais pas attention où je marchais. J’espère que je ne t’ai pas fait… » Et quand tu te redresses, tu tombes sur ce joli minois de chatte, ces cheveux blonds comme les blés et ces grands yeux faussement clairs et innocents. Tu tentes tant bien que mal de cacher ta surprise à la simple vue de Marie devant toi. « Mal. » Tu hausses néanmoins les sourcils avant de pincer les lèvres, irritée de la croiser sur ton chemin alors que tu pensais justement à elle et Raj. À croire que là haut, quelqu’un a soudainement décidé de te faire une mauvaise blague. Sale journée, vraiment. « Toi ? Qu’est-ce que tu fais là ? tu demandes, le ton neutre bien qu’intriguée. » Qu’est-ce que cette gamine venait faire ici, à l’université ? Tu avises les livres qu’elle porte elle aussi à la main et manques de grogner. C’est vraiment jouer de malchance à ce point-là. « Ne me dis pas que tu étudies ici aussi ? » Bien que la réponse soit apparemment évidente, tu as encore le vain espoir qu’elle démente cette information. « Génial. Super, tu soupires entre tes lèvres. »


made by pandora.



i love him but only on my own
and when i lose my way, i close my eyes and he has found me. ✻ without him the world around me changes, the trees are bare and everywhere the streets are full of strangers. i love him but every day i’m learning, all my life i’ve only been pretending. without me his world will go on turning, a world that’s full of happiness that i have never known ▬ on my own, les misérables.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Anonymous

Faites place à la vedette
Invité
MessageSujet: Re: (marikoma) + bite my tongue. (marikoma) + bite my tongue. EmptyJeu 26 Déc - 18:16

marikoma  ₰ bite my tongue.

La souffrance peut occuper une telle place qu’on en oublie le bonheur. Parce qu’on ne se rappelle pas avoir été heureux. Et puis, un jour, on ressent quelque chose d’autre, ça nous fait bizarre, seulement parce qu’on n’a pas l’habitude, et à ce moment précis, on se rend compte qu’on est heureux..▲ OTH


Ce matin je n'ai pas entendu mon réveil sonner, si bien que je suis arrivée en retard en cours. Rien que cinq minutes et pourtant je n'ai pas été accepté à la première heure, seulement lors de ma la deuxième heure , chose incompréhensible, surtout que le professeur m'adore, en même temps je ne connais aucun professeur qui ne m'apprécie pas, je suis tellement une élève modèle que ça serait dommage de passer à côté de mon potentiel. N'allez pas penser que je me vante, je suis juste réaliste. J'attends avec patience que le cours se termine et que le suivant commence. Mon emploi du temps est difficile, car pendant deux heures j'ai le même prof, et tout ça dans un amphi super grand, mais bon je reste dans mon coin, personne ne me parle, sauf un mec lourd qui veut mon numéro, alors qu'il ne comprend pas qu'il est moche et puis que j'en aime un autre.. Tiens cet autre.. C'est fou comme rien que le fait qu'il puisse y avoir une pensée à son égard qui effleure mon esprit me rend toute chose, j'ai des papillons dans le ventre et je me remémore notre passé commun et le bonheur qu'il me procurait au quotidien, c'est un diamant à l'état pur, même si en ce moment entre lui et moi c'est difficile, moi même je ne sais pas où en est notre relation, tout ce que je sais c'est qu'il y a cette indienne Nakoma, aussi détestable que le diable, aussi détestable que ma mère le jour où elle m'a dit de me séparer de Raj. Bref cette fille, aime Raj. Et Raj..aussi enfin je n'en sais trop rien non plus, je viens seulement d'arriver et je vois leur relation d'un regard extérieur. D'ailleurs ça me fait mal, atrocement mal de les voir se faire des câlins, je me revois encore verser des larmes le soir dans mon lit, le jour où j'ai appris que plusieurs fois ils ont dormi ensembles, lui était nu bien sûr sinon ce n'est pas drôle. La question qui se pose est : comment j'ai appris toutes ces choses ? Eh bien disons que les murs ont des oreilles et qu'à trop vouloir se la jouer, charmeur on finit par couler. Raj je l'aime c'est certain, mais une part de moi et je ne sais pas encore à quel point le déteste pour m'avoir oublié si rapidement. A contrario pour ce que je ressens envers Nakoma. Je la déteste point. Je ne la connais pas, et si ça se trouve elle et moi pouvons bien s'entendre, mais c'est non, me dire qu'avec Raj..elle et lui...non. La grande horloge sonne la fin du cours, je peux enfin partir, et manger ma salade. Je ne suis pas le genre de personnes à partir au réfectoire et m’engouffrer de la nourriture dans l'estomac comme une sauvage, je mange sainement car je fais attention à ma ligne, je ne veux pas prendre un seul gramme. Non je ne suis pas folle. Avant de me rendre à la cafétéria, je passe dans les toilettes des filles, afin de me remettre du gloss rose sur les lèvres, et de regarder ma tenue dans le miroir. Une robe bustier noire arrivant au dessus des genoux, un gilet en cachemire couleur saumon, et des petites bottes en cuire carmel assez simples voilà. Mes cheveux sont détachés, en ce moment ils poussent bien, et deviennent même très longs, cependant il faut que j'aille me couper les pointes afin de leur donner davantage de volume, assez blablaté pour rien. Un dernier coup de brosse, un dernier coup d'oeil dans le miroir et je peux enfin quitter cet endroit qui sent les égouts, et rien que pour cela, je m'autorise à mettre une touche de parfum. Au moment où je sors, je me heurte à quelqu'un « Eh, oh ! » lançais-je dans la foulée, prise d'une secousse. Les livres qui tombent sur le sol, je ne les ramasse pas, ils ne sont pas à moi et je ne veux pas me baisser inutilement alors que la fille qui m'a poussée -oui c'est elle- le fait si aisément. Je mets plus de temps qu'elle mais je finis par la reconnaitre. Je me retiens de hurler, de l'insulter de tous les noms car j'ai un certain self-control. Elle ne me laisse même pas en placer une, que déjà elle parle et se permet de porter des jugements. Machinalement je passe une main dans mes magnifiques cheveux blonds « Si j'étudie ici, que ça te plaise ou non. » Je sais qu'elle est beaucoup plus âgé que moi, et que Raj peut lui trouver toutes les qualités de la terre comparé à une adulte nouvelle née de dix-huit ans comme moi, mais je ne peux pas me rabaisser et jouer les faibles. Je ne suis pas du genre à avoir des échecs, et rien que la voir face à moi me donne des nausées. Je l'inspecte de haut en bas, je la toise même et soupire légèrement, de la jalousie ? Peut-être. Du mépris ? Bien sûr. « Il te reste quelque chose par terre. » dis-je en désignant d'un signe de tête le bout de papier qui traine sur le sol. Je me montre gentille, malgré la haine que j'ai à son égard, je fais pitié parfois, tellement que je me mords l'intérieur de la lèvre pour ne pas qu'elle remarque que je me sens ridicule de lui avoir donné cette indication. J'aurais mieux fait de le piétiner tiens son papier ! Un nouveau soupire, et je tourne les talons brusquement de sorte à lui mettre un coup de cheveux en pleine face, je sais que ça fait mal. Et je marche, au plus loin je suis d'elle, au mieux c'est. Frénétiquement je sors mon téléphone comme pour rassurer, mais de quoi ? J'espère juste qu'elle ne va pas m'arrêter et tenter de vouloir une explication avec moi. Je sais qu'il faudrait en avoir une, un jour ou l'autre, mais cela ne servirait à rien, comme elle d'ailleurs et son acharnement grotesque à me voir comme une menace alors qu'elle a pu profiter de Raj durant plusieurs années.  
©flawless
Revenir en haut Aller en bas
Ehawee Nakoma Powhatan

My life with you
AMOUR-AMITIÉ-EMMERDE:
LISTE-DES-CHOSES-A-FAIRE:
VOTRE RÊVE: l'empêcher de mourir.
Faites place à la vedette
Ehawee Nakoma Powhatan
J'ai posé bagages ici le : 05/06/2013 Jouant le rôle de : la noix de coco – pocaca's bff. #teampocahontas. Nombre de messages : 1425 On me connait sous le pseudo : olympe. Un merci à : kika. (ava) little wolf (signa) wild heart. (code rp). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : nickayla rivera.
MessageSujet: Re: (marikoma) + bite my tongue. (marikoma) + bite my tongue. EmptyLun 30 Déc - 16:01



AND WATCH YOU FALL APART, ‘CAUSE IN THE END WHAT ARE YOU WITHOUT ME ? I SLOW THIS DOWN ‘CAUSE I KNOW THAT YOU CAN‘T KEEP UP OR MAYBE I, MAYBE I WAS WRONG FROM THE START. I MIGHT BE PROUD, BUT AT LEAST I’M PROUD OF SOMETHING, YOU’VE TAKEN PRIDE IN BECOMING NOTHING. YOU KEEP ME ON THE EDGE OF MY SEAT, I BITE MY TONGUE SO YOU DON’T HEAR ME. I WANNA HATE EVERY PART OF YOU IN ME, I CAN’T HATE THE ONSE WHO MADE ME.
bite my tongue.

Tu serres les dents, la rage et la jalousie grondant à l’intérieur de ton estomac. Pourquoi a-t-il fallu que tu tombes sur elle, hein ? Pourquoi faut-il qu’elle étudie ici, elle aussi ? Tu te dis que c’est vraiment le sort qui s’acharne contre toi ou alors il y a quelqu’un là haut qui s’amuse à te mettre des bâtons dans les roues. Tu ne t’attendais pas à tomber sur elle à l’université, en sortant de ton cours. Toi qui évites justement de penser à cette petite blonde un peu trop mignonne pour ton propre bien, voilà qu’elle est maintenant là devant toi, à te détailler de haut en bas comme si tu n’étais qu’une vulgaire poupée en vitrine d’un magasin. Un gravier dans sa chaussure, une poussière dans son œil. Une pierre dans son jardin. Tu grondes, les lèvres pincées et blême de colère contenue. Pour qui se prend-elle, cette pimbêche ? Qui croit-elle être ? Elle ne te trompe pas une seule seconde avec son petit minois de chatte racée. Elle est un véritable diable dans un corps d’ange innocent mais ses faux airs de grande dame ne t’impressionnent pas le moins du monde. Tu ne comptes pas la laisser prendre le dessus sur toi. Tu as déjà vu pire dans ta vie d’antan, ta vie passée dans ta tribu. Tu as dû faire face à l’invasion de ces visages pâles sur ton territoire et ce n’est pas cette gamine haute comme trois pommes qui va te faire peur. Loin de là. Même si sa présence autour de Raj t’angoisse et te met dans une position difficile, tu ne veux rien montrer de cette faiblesse qui grandit en toi. Il est hors de question que tu laisses ces sentiments naissants te rendre fragile et en proie à ses mesquineries. Tu ne te laisseras pas atteindre par ces grands yeux clairs qui te fixent comme si tu n’étais qu’une moins que rien. Marie ne gagnera pas cette guerre. Peut-être remportera-t-elle des batailles, mais certainement pas la guerre. Tu ne te laisseras sûrement pas faire. Tu n’es pas le genre à courber l’échine devant un ennemi. Tu ne le lui laisseras pas la tâche facile, bien au contraire.
« C’est super, quelle grande nouvelle, tu siffles dans un sourire forcé et plein d’ironie à son adresse. » En vérité, l’idée que tu puisses la croiser régulièrement entre deux cours, au détour d’un couloir de l’université, te rend complètement folle. Comme si tu avais besoin de ça ! Tu as toujours considéré l’université comme une sorte de refuge. Tu ne crains rien, ici, entre ces murs blancs. Tu t’y sens en sécurité, dans un univers qui t’est familier. Et voilà que cette pimbêche vient de tout envoyer valser d’un mouvement de mèches blondes trop bien coiffées. Elle empiète sur ton territoire, ton monde du savoir. Tu vois ça un peu comme une intrusion et cette idée te tord l’estomac. Elle n’a pas le droit de faire ça, pas vrai ? D’accord, la fac est un endroit public et si elle veut s’y inscrire, tu ne peux vraiment rien contre ça – et c’est bien dommage d’ailleurs. Mais pourquoi ici, pourquoi elle et dans ton département ? Tu soupires silencieusement, déjà lasse de cette guerre à venir. Pourquoi toujours devoir te battre ? Tu viens à peine de retrouver ta meilleure amie après des mois de douleur et de combats incessants, et voilà que tu dois à nouveau reprendre la bataille. Pour garder cet être qui devient un peu trop cher à ton cœur. Pour garder Raj près toi, lui et sa bonne humeur communicative. Lui et sa douceur qui te guérit petit à petit. Es-tu obligée de combattre pour le voir rester à tes côtés, lui aussi ? « On va s’éclater, tu ajoutes d’un ton ironique devant son regard méprisant qui fait courir un frisson de colère le long de l’échine. » Quelle peste, cette blondasse.
Si tu es surprise qu’elle te prévienne pour ce papier laissé par terre, tu n’en montres absolument rien. D’ailleurs, tu ne comprends pas vraiment cette attention qui paraît tout à fait innocente au premier abord. Tu n’as pas le temps de la remercier ou même de te baisser pour ramasser ta feuille qu’elle tourne brusquement les talons et envoie sa longue chevelure blonde dans tes yeux. Tu grimaces, la sensation de ses mèches claires qui te fouettent le visage n’étant pas des plus agréables. Tu retiens une remarque acerbe ; tu t’empêches de l’empoigner par la tignasse pour la trainer dans les toilettes pour dames et lui faire un shampoing à l’eau des WC. Non, ce serait lui donner raison. Lui donner l’avantage et tu n’y tiens pas. Tu vaux mieux que ça, tu veux mieux qu’une vulgaire querelle entre deux fillettes écervelées. Tu ne veux pas s’abaisser à son niveau malgré cette urgente envie de la remettre correctement à sa place. Mais alors que tu vois ses hanches balancer de manière déterminée, tu te fais la réflexion qu’une discussion s’imposera forcément un jour ou l’autre. Elle et toi, vous allez devoir parler. Même si tu n’en as pas la moindre envie parce que te retrouver à devoir faire la conversation à cette gamine te hérisse déjà le poil avant même que ce ne soit commencé, tu sais que tu devras le faire tout de même. Cette jalousie maladive qui te grignote l’estomac te souffle de marquer ton territoire, de lui faire comprendre que c’est ton Raj, qu’il ne lui appartient pas. Qu’il ne lui appartient plus depuis longtemps déjà. Tu ne comptes pas partager, ce n’est pas dans ta nature d’être généreuse à ce niveau-là. Bien au contraire, tu es d’une possessivité extrême qui peut parfois être étouffante pour ceux que tu aimes. Mais tu n’y peux rien, tu es faite comme ça. Tu n’as jamais su contrôler tout ça.
« Marie, attends ! tu l’appelles tout en te baissant pour ramasser ce foutu papier avant de te mettre à lui emboîter le pas rapidement. » Elle n’a sûrement pas plus envie que toi d’en arriver là mais tu sais que c’est indispensable. Ce n’est qu’un mauvais moment à passer, au final. Un peu comme quand tu es obligée de manger tes brocolis alors que tu détestes ça. Il suffit de retenir sa respiration, de se boucher le nez et d’avaler tout rond. Parfois ça passe tout seul, parfois ça reste coincé en travers de la gorge. Mais l’important, c’est que c’est fait et tu es débarrassée. « Je crois qu’il faut qu’on parle toutes les deux, tu lâches de mauvais gré, une fois que tu l’as rattrapée. » Alors autant te débarrasser de cette corvée immédiatement. Tu pourras souffler ensuite. « Écoute, je n’ai pas plus envie que toi d’avoir cette conversation mais je crois que c’est un peu indispensable, tu ajoutes d’un ton un peu hautain, comme pour te protéger d’elle. Alors faisons en sorte que tout ça se passe vite et bien, pour qu’on en soit débarrassées rapidement. Et ne te fais pas d’idées, je ne fais pas ça pour toi. Mais pour Raj. Je sais qu’il tient à toi malgré tout et je n’ai aucune envie de le blesser pour une broutille de gamines. Je ne sais pas ce que tu lui veux, ni ce que tu attends de lui mais je n’accepterai pas que tu reviennes dans sa vie pour lui faire du mal à nouveau. » Tu n’as que très peu de détails concernant leur histoire mais tu sais le principal – elle lui a brisé le cœur. Et Raj étant sûrement la personne la plus adorable et douce qui te soit donné de connaître alors tu ne comptes pas la laisser revenir dans sa vie pour qu’elle lui arrache un morceau de lui à nouveau. Hors de question. « Je me fiche pas mal de ce qu’il s’est passé entre vous, ça ne me regarde pas et je ne me mêlerai jamais de votre histoire, tu enchaînes le ton sec. Mais je ne te laisserai pas foutre ton nez dans la nôtre. Parce que Raj et toi, c’est du passé et il faudra t’y faire. Moi, je suis son présent. Peut-être qu’on ne sait pas encore vraiment où on va mais je suis là. Et je compte bien y rester. » Tu es bien déterminée à ne pas la laisser faire. Sûrement pas.


made by pandora.



i love him but only on my own
and when i lose my way, i close my eyes and he has found me. ✻ without him the world around me changes, the trees are bare and everywhere the streets are full of strangers. i love him but every day i’m learning, all my life i’ve only been pretending. without me his world will go on turning, a world that’s full of happiness that i have never known ▬ on my own, les misérables.
Revenir en haut Aller en bas

Faites place à la vedette
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: (marikoma) + bite my tongue. (marikoma) + bite my tongue. Empty

Revenir en haut Aller en bas
 

(marikoma) + bite my tongue.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Pixie Dust ::  :: Vieux RP-