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ஜ A une passante ஜ Vide
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 ஜ A une passante ஜ

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Invité
Anonymous

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Invité
MessageSujet: ஜ A une passante ஜ ஜ A une passante ஜ EmptyVen 20 Déc - 18:56

ஹ La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son œil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.


Je n’ai absolument aucune idée de ce que je fais ici, pas plus que je ne sais quelle sortilège a-t-on bien pu me lancer pour que je me retrouve en ces lieux. Tout n’est que bruit et lumières, qu’artifices et désillusions ; je ne me sens pas à l’aise, me sens oppressé et asphyxié, en manque de quiétude et de liberté. Je les vois courir, tous ces petits enfants, les vois dévaler les pentes à toute vitesse avant d’aller s’accrocher aux jambes et aux bras de leurs accompagnateurs, quémandant, suppliant pour une sucrerie, une friandise. Et moi, dans le coin le plus sombre, bien qu’il ne fût pas le plus éloigné, que j’ai trouvé, je suis adossé à une barrière derrière laquelle s’étend routes et intersections. Une cannette dans laquelle baigne de la bière à la main, je continue de fixer ces lumières aveuglantes, ces ombres qui défilent, ces cris qui raisonnent, ces rires qui éclatent, ce sourires qui se distribuent, ces pleurs ainsi que ces jérémiades ; alors je soupire, alors je ferme les yeux, alors je tente d’oublier, alors je rouvre les yeux, alors je bois un peu plus de bière, alors je soupire de nouveau. Et là, mes yeux glissent enfin sur une silhouette que je connais, sur un visage que j’ai eu déjà le loisir de caresser en plus d’observer et d’admirer. Je me demande si elle est à l’aise, elle la Femme, elle la Déesse qui déambule sur un chemin escarpé, elle sur qui se reflètent lumières et beauté, elle qui pourrait faire plier le soleil et asservir la lune. Tous ceux qui son autour d’elle me semblent ternes et fades, ce qui ne fait qu’accentuer sa splendeur, ce qui ne fait que la consteller d’un peu plus de paillettes divines et majestueuses.
Plus que belle, elle a un charme piquant et attrayant, un petit plus qui m’attire et qui m’enivre ; je ne sais pas ce qui m’a amené ici, ne sais pas à quoi j’ai bien pu pensé, mais que ce soit caprice du sort ou pure manigance du destin, je suis finalement ravi de me retrouver ici, de pouvoir teindre de nouveau mon visage d’un sourire franc, mais d’un sourire mauvais, d’un sourire trempé dans le fleuve du Styx gardé par les âmes tourmentées et torturées.
Je reste immobile, un instant, deux instants, un petit bout d’éternité ; alors je ferme les yeux, de nouveau, laissant lourdement retomber mes paupières sur mes yeux affaiblis par la lumière et fatigués.

Alors je me souviens de ce début de journée brumeux ; je ne me souviens pas de l’heure à laquelle je me suis réveillé, pas plus que je n’ai de souvenir sur ma soirée, si ce n’est que je l’ai passé dans un bar, en compagnie d’Arthur… Ou peut-être de Raj. Ou d’une blonde. Au fond, là aussi, mes souvenirs sont bien trop confus pour que je puisse être sûr de quoi que ce soit. Je me souviens distinctement des flots d’alcool et de nicotine qui se mêlaient à mon sang et qui entamaient une danse endiablée, se disputant la place dans mes veines. Je me souviens aussi de la migraine que je subis quand je me suis réveillé, de ce qu’on appelle communément gueule de bois. Je me souviens aussi des jets d’eau glaciale qui se sont abattus sur ma peau, qui en sont venus à la lacérer alors qu’elles abreuvaient mon espoir de voir mon supplice s’achever avec le retour de Tara. J’ai eu tout le loisir de me remettre en question, de remettre en question ma brutalité verbale vis-à-vis d’elle, cette affreuse façon que j’ai eu de refuse d’être son témoin, même si j’avais dis oui, mon cœur criait non et cela, ce mensonge, cette brutalité, je ne saurai me le pardonnera, je ne saurai concevoir qu’elle me le pardonne, même si je suppose que ça doit déjà être fait. Je me souviens de cette étreinte, je me souviens de mes lèvres pressées contre son cou, je me souviens de mon amour palpable pour elle ainsi que de sa réaction qui, sans me refroidit, à réussi à me pétrifier, me transformant en un être immobile qui subit tourments et torrents émotionnels intérieurement.
Je me souviens de la douleur qui m’a parcouru depuis des semaines, qui ne veut plus me quitter, qui continue de me pétrifier et de me rendre fou, esclave de mes sentiments, poupées de chiffon entre les doigts d’une femme qui n’est même plus en ville. Comment va-t-elle ? Tout s’est-il bien passé, tout se passe-t-il bien passé ? Je ne doute pas un instant du fait qu’elle se soit faite aimée, on ne peut qu’aimer Tare, elle la belle, elle la douce ; je ne pense pas à ceux qui pourraient vouloir plus que de l’amitié avec elle car, sincèrement, je n’ai pas besoin de pareils songes pour réussir à me torturer l’esprit. Ça va faire un mois dans quelques jours ; n’a-t-elle donc plus dans l’intention de revenir ?

Je rouvre les yeux et me décide à avancer d’un pas, amenant la cannette à ma bouche, la vidant en une longue gorgée avant de l’écrabouiller entre mes doigts, me frayant un chemin jusqu’à une poubelle où je la jette avant de me retourner vivement, accélérant le pas pour l’atteindre, elle. Elle le fantôme, elle le halo d’obscurité, elle qui mélange haine et passion, elle la folle, elle la belle, elle la muse, elle est l’effrayante, elle le démon, elle… Mon démon.
Sauf que c’est une femme qui doit avoir à peine avoir dix-huit ans qui se dresse devant moi, me barrant le passage et m’empêchant de voir la déesse du mal et de la fourberie pour n’avoir d’autre choix que de plonger mon regard brun dans le sien, vert. Une magnifique jeune-femme avec de souples boucles blondes retombant mollement sur ses épaules, encadrant un visage fin à la peau laiteuse ; elle ressemble tellement à Tara, si ce n’est plus jeune, plus grande de taille, plus élancée de ce fait, plus sûre d’elle. Je suis tellement concentré sur ses yeux que je l’entends à peine parler, alors je lui demande bêtement de répéter, m’excusant au passage de ma maladresse occasionnelle ; elle me sourit, et j’ai d’avantage l’impression d’avoir Tara devant moi, si ce n’est que son sourire, à elle, est juste divin et impossible à reproduire par une tierce personne. L’adolescente me demande l’emplacement d’un stand et je le lui indique, car il est juste derrière moi. Non, sincèrement, elle est aveugle ou elle se fiche de moi ? Un peu agacé, je la quitte précipitamment en cherchant rapidement des yeux celle que j’observe depuis un instant.
La voilà donc, brillant d’une lumière sombre au milieu de ces éclaboussures de clarté qui l’entourent ; je m’approche vivement d’elle, m’enfonce dans cet amas de bruits et d’images niaises. Ainsi glissé dans son dos, je lui entoure la taille d’un bras et me penche jusqu’à atteindre son oreille, dégageant son cou de sa belle crinière à l’aide de ma main libre. Mes lèvres chaudes glissent sur son lobe, mon souffle s’abat sur sa peau avec une cadence saccadée :

« Créature qui naquit de la fusion des Ténèbres et de la Déchéance, es-tu d’avantage sœur de la damnation ou gardienne de mon cœur ? Meurtrière de mon être, n’as-tu donc point de gêne, à te présenter ainsi à moi, dans un flot de lumières affreuses alors que ton escorte ne devrait être que la noirceur ? L’obscurité devait être l’unique spectateur et juge de notre jeu… Malsain. »

Je glisse ma langue sur ma  lèvre inférieure et d’un geste souple et agile, bien que ferme, je la fais pivoter vers moi, gardant mon bras autour de sa taille, glissant les doigts de ma main libre jusqu’à son menton que je caresse doucement.
Illusion ou réalité, je baigne dans cette mer macabre et ne veux plus en sortir. Ma lumière n’est pas là, alors je me soumets à ma noirceur hébergée par Eulalia ; mais à elle, à cette femme, à cette divinité, à cette sirène au chant harmonieux, je ne me soumettrai jamais.
Ça mettrait un terme à un jeu beaucoup trop important pour qu’il connaisse une fin prématurée.
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MessageSujet: Re: ஜ A une passante ஜ ஜ A une passante ஜ EmptyDim 27 Avr - 3:54

4 mois sans réponse j'archive tristeuh
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