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Maybe it's just me. Couldn't you believe, that everything I said and did, wasn't just deceiving ღ KOVU Vide
Maybe it's just me. Couldn't you believe, that everything I said and did, wasn't just deceiving ღ KOVU Vide
 

 Maybe it's just me. Couldn't you believe, that everything I said and did, wasn't just deceiving ღ KOVU

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MessageSujet: Maybe it's just me. Couldn't you believe, that everything I said and did, wasn't just deceiving ღ KOVU Maybe it's just me. Couldn't you believe, that everything I said and did, wasn't just deceiving ღ KOVU EmptyDim 22 Déc - 21:09



Kovu&KiaraLe corps est ainsi conçu qu'il trouve
des solutions pour nous empêcher de mourir de
chagrin, un peu comme on finit par s'évanouir sous la torture.


2h. Tu n'avais pas sommeil. Tu n’avais pas envie de fermer ces lourdes paupières, et de dire adieu à aujourd'hui, dire adieu à ta vie. Pas envie de te retrouver à demain, à voir le jour se lever et devoir te lever avec lui. Ouvrir ces yeux qui ont trop pleurés, pour rien, dans le vide. Ouvrir ces yeux et ne voir personne à côté de toi. Regarder ce néant, et se rappeler les siens, voir qu'il te suit comme tu le fuis. Et goûter encore à cette tristesse amère, qui vient de loin, de nulle part et qui s'arrête pour toi. Pourquoi toi, tu n'en sais rien. On ne contrôle pas ses sentiments. On ne choisit pas d'être triste mais on peut essayer de le cacher, on peut choisir de se battre. Ce que tu as fait et continues de faire. T'es un pantin, tu essayes en vain de tirer les ficelles, de te faire marcher, de te faire sourire. Tu es parvenue à te convaincre que tu pouvais avancer seule, ça y est ton sourire n'est plus mensonge. Tu le crois, t’essayes de le dire. Mais c'est faux, tu portes un masque, qui te colle si bien à la peau que t'en es troublée, trompée. Tu portes un masque, il  tombe petit à petit. Le trou dans ta poitrine que tu croyais bouché, n'est que plus grand, plus vide et plus noir. Et ça te fait peur, t’as peur de tes sentiments, de tes pensées, peur de ce que tu es, de ce que tu ne sais pas. Tu revois ces questions qui te paraissaient si lointaines, revenir en plein dans ta tronche. T’as rien demandé, t’as rien fait pour et ça te tombe dessus. On ne se guérit pas de soi, jamais, on ne trouve pas toujours ces réponses, ces réponses que ne changeront pas nos questions, qui ne seront rien d'autre que fatalité, qui parfois ne nous font même pas avancer. On doit vivre avec nos points d'interrogations, porter le sac qui se remplit de cailloux. Tu voudrais vivre, vivre la vie, la vraie. Et ne plus rôder autour de cette semblante routine, de cette dépression qui mène au trou. Vous avez beau avoir une « famille », des « amis », vous avez beau être 7milliards sur Terre, la solitude se glisse partout, n'importe quand, en chacun de vous. Tu peux te retrouver dans une pièce bondée, à voir des gens te regarder, te parler...surtout te parler ... tu restes seule. Seule, carrément sans toi, sans rien ni personne, tu es seule, vide et ailleurs. Partie, partie très tôt et jamais revenue. Mais non, tu n’es jamais partie, tu ne crois pas. Tu es peut-être morte ? Non, pas morte non plus. Tu n'as jamais été là, en faite... Tu n'as jamais vraiment été vivante. C’est ça, c’est cette impression qui t’habite, jour après jour, après jour…

Alors 2h du matin. Tu n’avais pas sommeil. Tu t’es redressée, a retiré ces draps qui te collaient à la peau, tu es sortie du lit pour ouvrir grand cette baie vitrée qui donne sur une ville endormie. Tu as attrapé une clope de ton porte-cigarettes et l’a porté à ta bouche, la fumée se rependait à travers la pénombre et le silence étouffant qui habitait les lieux. Tu détestes restée seule dans cette grande baraque, ça te rappelle ton ancienne demeure…avec lui, te remémore tout ce que tu exècres, depuis que tu as emménagé ici tu es plus seule que jamais. Sans cesse, abandonnée dans cette immensité avec tes souvenirs, ils disparaissent, s’évaporent, ils t’échappent comme cette fumée blanche, qui glissait entre tes doigts sans que tu ne puisses les rattraper. T’essayes pourtant, tous les jours un peu plus fort mais ça ne change rien, ce n’est qu’un bandage sur une jambe de bois tu as fini par le comprendre. Encore une mascarade de plus, tu es lasse de tout cela, inutile et désappointant voilà à quoi ça revient. Une légère brise est venue caresser ta peau et tu as frissonné tout en balançant ton mégot à travers la fenêtre. D’un pas lent tu as traversé le couloir et rejoins le salon, tu ne pris pas la peine d’allumer la lumière, les rayons de lune te suffisaient à te retrouver dans cette pièce que tu commences à connaître par cœur. Tu fais comme partie des meubles à présent, voilà ce que tu es devenue, un décor, une ombre, tu prends la poussière et en fait te complais dans ce rôle. Et puis ton paternel a fini par se réveiller, d’ordinaire se sont tes cris déchirant la nuit qui le font accourir dans ta chambre. Alors il ne dort que d’une oreille et se relève au moindre mouvement. Il ne te reconnait plus, toi-même tu ne te reconnais plus. Il s’est approché et a fini par te confier ce qu’il te cachait depuis des jours. Il te pensait trop fragile, trop sensible pour supporter le poids de la nouvelle. Effectivement, tu ne l’as pas supporté. C’est une crise d’hystérie qui s’est déclaré au moment même où ses mots ont atteint ton esprit, tu lui as asséné un flot de reproches avant d’attraper manteau, sac et bottes et filer dans la nuit. Tu sais que cela n’est pas sa faute, il voulait te préserver, de toute façon ce n’était pas à lui de te l’apprendre. Tu aurais dû savoir car tu aurais dû être là. Ton rôle était d’être à ses côtés, tu le lui avais promis. Pourtant tu n’as pas eus la force de tenir parole, tu as brisé cette promesse. Encore une fois.

Et te voilà donc. Un peu plus de 2h du matin à parcourir les couloirs de cette hôpital, ton pas est pressé, inquiet, hésitant, tu trébuches presque à chaque virage. Affolée, parano, le regard embrumé de larmes que tu ne parviens pas à retenir, t’as l’impression désagréable que ton cœur va se détacher de ta poitrine d’une seconde à l’autre, tiens, il est encore là lui ? T’as dû mal à te souvenir du numéro de chambre qu’on t’a indiqué, tu comprends pas comment ça a pu arriver. On te l’a soigneusement caché pour éviter que tu sombres de nouveau mais tu ne peux pas concevoir, assimiler que tu as failli le perdre pour de bon. Tu peux vivre sans lui mais pas dans un monde où il n’est plus. « Excusez-moi je peux vous aider ? » Tu le vois, l’entraperçois à peine à travers la porte, tu reconnais sa tignasse brune et ta respiration se coupe d’un seul coup. Ton regard cherche le sien mais il y’a cette stupide infirmière qui te bloque le passage, si ça ne tenait qu’à toi tu la dégagerais d’un coup sec mais elle n’a visiblement pas l’intention de te laisser passer « Madame vous désirez ? » Elle répète, insiste comme si tu ne l’avais pas entendu la première fois, tu l’ignores, tu n’es pas stupide tu es paniquée « Je viens voir Kovu Sullivan » Tu ne prêtes pas réellement attention à elle, tes yeux rivés sur sa silhouette immobile dans ce lit « Je suis désolé mais les heures de visites sont terminées, revenez demain. » « S’il vous plait…J’ai vraiment besoin de le voir. » « Je ne peux rien faire, seule la famille est autorisée. Vous allez devoir revenir demain. » Elle t’empoigne délicatement le bras pour te diriger vers la sortie mais tu te dégages rapidement, l’interrompant au bord de la crise de nerfs « Je suis sa femme ! » C’est faux, complètement faux, tu ne sais même plus par quoi te désigner, ce que tu représentes encore mais tu sais une chose, ta place est dans cette chambre. Tu te décides enfin à poser tes yeux suppliant sur la demoiselle en uniforme blanc avant de reprendre « Je suis sa femme. Vous pouvez toujours essayé de m’en empêcher mais si vous voulez vraiment que je ne franchisse pas cette porte il va falloir appeler du renfort. Je suis maigrichonne mais vous êtes plutôt petite, je suis sûr que je n’aurais pas trop de mal à vous mettre au tapis. » T’essayes de retrouver une certaine constance, un certain aplomb, tu la défies du regard parce que tu es parfaitement sérieuse et t’hésiteras pas un instant à sortir les griffes si jamais elle s’y oppose « S’il vous plait… » Cette fois c’est toi qui insistes, tu sens qu’elle est sur le point de céder et sa réponse ne se fait pas attendre, en soupirant elle te laisse le passage et tu te rues dans la chambre.

Enfin à ses côtés tu portes une main à ta bouche pour retenir tes sanglots, à la fois soulagée de le savoir en vie, de l’entendre respirer même relié à cette machine de malheur et sous le choc de le voir brisé, étendu là ses membres immobilisés. Tu te sens responsable de ce qui est arrivé, terriblement coupable de pas avoir pu prévenir ce désastre, de ne pas avoir réussi à le protéger comme tu croyais pouvoir le faire. Tu t’es éloignée pour son bien et le voilà qui a frôlé la mort. Tu profites de son sommeil pour venir caresser ses boucles d’ébènes, embrasser sa tempe de tes lèvres tremblantes « Je suis désolé… » Murmures-tu à son oreille tout en sachant qu’il ne peut t’entendre, plongé dans ses rêves, dans un monde qui n’appartient qu’à lui. Tu finis par t’asseoir sur le fauteuil qui trône à côté de son lit, tendant ta main glacée vers la sienne tu hésites à la saisir avant de te raviser. Tu es venue ici pour te rassurer mais tu n’as aucun droit de te comporter comme si rien n’avait changé après ce que tu lui as fais. Tu te contentes donc de l’observer en silence, ramenant tes genoux à ta poitrine tu restes ainsi à le regarder dormir durant plusieurs minutes, plusieurs heures et puis…Le sommeil finit par t’habiter toi aussi et c’est sans t’en rendre compte que tu tombes doucement dans les bras de Morphée.

Ce sont les premiers rayons du soleil perçants à travers les rideaux qui te réveillent, difficilement tu ouvres les yeux, tentant de te rappeler où tu es, de te remémorer les raisons de ta venue ici. Ton corps encore tout engourdie s’éveille à son tour tout doucement et ton regard finit par croiser le sien. Tel un électrochoc, t’as l’impression de recevoir une décharge en plein dans la poitrine, des semaines que tu ne l’as pas vu. Il te fixe sans dire un mot tandis que tu es toujours là recroquevillée sur ton fauteuil « Bonjour… » Tu es la première à briser ce silence pesant, ta voix se casse malgré toi, dénonçant l’émotion qui t’anime. T’as du mal à le regarder en face sans baisser les yeux, honteuse, gênée, ne sachant que dire. « Comment est-ce que tu te sens ? » C’est peu, trop peu comparé à ces semaines sans nouvelles où tu l’as laissé sans rien. Mais comment t’expliquer, comment te faire pardonner ? Tu ignores même si tu en as l’envie. Peut être que les choses devaient se passer ainsi après tout. La réalité c’est qu’une seule personne ne peut pas tout donné. L’illusion est de croire qu’elle devrait en avoir envie et ne devrait jamais arrêter d’essayer…

©flawless
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MessageSujet: Re: Maybe it's just me. Couldn't you believe, that everything I said and did, wasn't just deceiving ღ KOVU Maybe it's just me. Couldn't you believe, that everything I said and did, wasn't just deceiving ღ KOVU EmptyMar 28 Jan - 16:09


Un bruit sourd résonnait dans sa tête, se répercutait dans les moindres recoins, martelait son crâne, ses tempes. Son souffle. C'était son souffle. A chaque inspiration, un râle roque s'échappait de sa poitrine et résonnait dans tout son corps. Il avait du mal à respirer. La douleur aussi, il sentait la douleur se réveiller peu à peu, incendier ses poumons et sa gorge, exploser dans sa tête. C'était à la limite du supportable. Une grimace se dessina sur son visage et il remua, ses yeux étaient encore fermés. Il reprenait conscience au fil des secondes qui s'égrainaient, même si il aurait préféré rester dans la brume. Au moins, il ne souffrait pas quand il y était, le temps passait sans lui, sans son angoisse, sans sa déprime. Un son strident, régulier, le bip d’une machine venait s'ajouter à la mélodie lancinante, répétitive, désespérée. Il l'entendait distinctement maintenant et il aurait tout fait pour l'arrêter. Son mal de tête ne faisait qu'empirer. Sous peu, il allait craquer c'était certain. Son poing se serra par automatisme, comme si ce simple geste allait le calmer, prendre une partie de sa douleur. Rien qu'un espoir vain, la tension s'accentuait et maintenant, il se rendait compte que son bras lui faisait mal aussi. Tout comme son dos et ses jambes. Il ne cessait de se découvrir des points de douleur. Son corps était brisé, comme lui.

Mais pourquoi était-il dans cet état ? Il ne parvenait pas à se souvenir ce qu'il s'était passé. Se forçant à se concentrer il tenta de reprendre pied dans la réalité. Puisqu'il était tiré de force de son monde ouaté, autant qu'il comprenne ce qui l'avait mené ici car il était à l'hôpital, il le savait. Tous ces bruits autour de lui, et ceux étouffés dans le couloir, cette odeur aseptisée aussi, le lui indiquait. Kiara. Ce prénom s'imposa de suite et son cœur le fit souffrir un peu plus encore. Oui Kiara. Elle était partie. Elle avait pris ses affaires et avait disparu sans aucune explication, personne ne savait où elle était. Ils filaient le parfait amour et elle l'avait lâchement abandonné sans même un mot. Il voulait comprendre, il ne pouvait pas croire qu'elle ait agi ainsi de son plein gré. Non, c'était impossible, pourquoi lui aurait-elle infligé une telle épreuve alors qu'ils croquaient le bonheur à pleines dents ? Il y avait forcément une raison, elle ne l'aurait pas quitté pour un autre de la sorte, pas une seconde fois alors qu'elle savait ce qu'il avait enduré déjà lors de la première rupture. Elle l'aimait. Du moins il pensait qu'elle l'aimait. Peut-être avait-elle était enlevée par un psychopathe... Les pensées se bousculèrent, prêtes à le rendre fou. Il serra la mâchoire et expira avec force, ses poumons brûlant le punissant au passage d'un tel excès. Oui elle avait été forcée de partir, elle ne l'avait pas choisi. C'est ça qui l'avait amené lui, à se retrouver dans ce lit inconfortable. Depuis trois semaines, il la cherchait sans relâche, mangeant à peine, dormant trop peu. Son unique but était de la sauver. Il avait la désagréable impression qu'elle était en danger et les miettes d'indices qui auraient pu étayer sa théorie filaient entre ses doigts sans qu'il ne puisse les retenir. A force de négligence, de fatigue, ce qui devait arriver arriva. Il avait eu un accident, le souvenir resurgissait, s'imposait. Il était sur sa moto et l'instant d'après il était au sol, sa tête avait tapé sur le bitume, son corps avait rebondit, roulé sur la chaussée, le béton s'était incrusté dans sa joue et... Le noir. Le vide. Il avait perdu connaissance. Le choc le submergea quand il revit la scène par bribes d'images. La douleur était trop insupportable, il parvint à se saisir du bouton d'appel aux infirmières et quand l'une d'elle arriva en hâte il réclama dans un souffle, une dose se morphine. Il ne voulait plus avoir mal, il voulait sombrer dans les volutes de l’inconscient.

Des heures. Des jours. Le temps défilait. Il n'avait pas de prise sur Kovu. Son temps à lui n'avait aucun sens, ne signifiait rien, il se laissait juste porter par la chaleur réconfortante qui l'habitait chaque fois qu'une nouvelle dose d'anti-douleurs se rependait dans son corps. Aucune pensée nocive ne venait le perturber, aucun maux non plus, rien ne l'atteignait, il était comme dans sa bulle et il ne voulait pas penser à quoique ce soit, c'était bien mieux ainsi, il était plus serein. Parfois, il percevait des bruits autour de lui mais ils étaient étouffés, de simples murmures incohérents auquel il ne prêtait pas attention. Des portes qui s'ouvraient, se fermaient. Des pas précipités. Des machines qui s'emballaient. Des voix inquiètes, strictes ou douces. De tout. Mais ce tout ne lui importait pas, comme si sa capacité de concentration n'existait plus. Et il ne cherchait même pas à comprendre. Il s'était habitué à cette léthargie. Il s'en contentait, il n'avait pas besoin de plus. Des éclats de voix lui parvinrent cette fois. Rien n'était distinct mais l'une des deux le touchait particulièrement sans qu'il ne sache pourquoi. Elle s'insinuait dans son esprit et il lui sembla la reconnaître. La personne était en colère, c'était une femme, elle semblait bouleversée. Jamais il n'avait senti tant de choses dans cet état, que se passait-il ? Mais à peine tenta t-il d'analyser la situation que la brume dans laquelle il se trouvait le recouvrit à nouveau, lui faisant tout oublier. Il sentit aussi un souffle près de lui, une chaleur contre sa peau. Il fronça les sourcils, sans autre réaction. Pourtant dès cet instant, il sut qu'il ne redemanderait pas de morphine dès son réveil, il voulait savoir, il voulait comprendre. Il se passait quelque chose d'important.

Les rayons de soleil vinrent se poser timidement sur ses paupières et le tirèrent de sa longue période de flottement. Peu à peu, il reprenait conscience. Et peu à peu, la douleur resurgissait. Mais elle était moins forte que dans son souvenir. Il avait toujours du mal à respirer, un râle roque s'échappait toujours de sa poitrine, mais c'était bien moins violent que l'autre fois. Après un long moment, ses yeux s'ouvrirent et il découvrit le plafond blanc de sa chambre d'hôpital. Combien de temps avait-il passé dans ce monde irréel ? Il était incapable de donner la moindre estimation, mais il se souvenait pourquoi il avait voulu en sortir, et dans un élan de curiosité, il tourna la tête. C'est là que son regard se posa sur elle. Elle était là. Endormie sur une chaise, recroquevillée sur elle-même. Une petite ombre fragile, une ombre aux joues rosées et au teint pâle. Était-ce une illusion ? Était-il en train de rêver ? Il l'avait cherchée pendant des jours et subitement, elle ré-apparaissait ici. Non son imagination lui jouait un tour. Un tour délicieux, il ne voulait pas la laisser s'évaporer même si elle n'était pas réelle. Il la fixait, la dévorait des yeux. Il en avait été privé si longtemps... Toute une éternité. Il avait peur de la faire disparaître si il regardait ailleurs alors il ne le faisait pas. Et il n'en ressentait pas le besoin. Il se sentait juste mieux en sa « présence ». Kiara. Ce nom posé sur sa langue sonnait comme une mélodie apaisante et il le murmura pour lui donner un peu plus de réalité et de légèreté. Comme si elle l'avait entendu, elle ouvrit les yeux à cet instant même. Semblant totalement perdue, fragile, vulnérable. Il ne la lâchait pas des yeux, subjugué de la voir bouger, puis enfin, leur regard se croisèrent et une vague de tendresse inonda tout son corps, c'était presque aussi efficace que la morphine, aucune douleur ne le faisait souffrir. « Bonjour… » Sa voix. Il avait oublié à quel point il l'aimait. Elle était chargée d'émotion. Et l'entendre donnait un peu plus de réalité encore, à cette scène invraisemblable. Pourtant quelque chose clochait, Kiara n'était pas elle même. Ou du moins, elle était gênée, il le sentait. Pourquoi serait-elle gênée ? Elle était là et c'était bien tout ce qui comptait. Même si elle n'était qu'une illusion, elle était là. « Comment est-ce que tu te sens ? » Il fronça les sourcils. Peut être que finalement, elle était vraiment là, dans cette pièce, et qu'il n'hallucinait pas. Il la dévisagea encore un moment, la peur de la voir disparaître nouait son ventre. « Kiara tu es là... Tu es vraiment... Là ? » Sa voix était roque. Sa gorge était sèche. Il toussa un peu. Parler était un peu douloureux. Mais il voulait parler, il voulait savoir. « Je t'ai cherchée partout, où étais-tu ? » soupira t-il, l’inquiétude qui l'avait habité ces dernières semaines resurgissant sans qu'il ne s'y attende. Il n'avait pas répondu à ses questions, il les avait presque oubliées. Et puis elle voyait bien qu'il était là, sur un lit d'hôpital, accroché à diverses machines, c'était suffisant. Il tendit doucement la main vers elle, pour qu'elle approche, cherchant toujours son regard. Il la voulait plus près de lui, il voulait sentir sa peau contre la sienne, il en avait besoin, pour savoir si c'était vraiment elle.
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