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Talie-Rose Aurore Grimm

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J'ai posé bagages ici le : 08/10/2013 Jouant le rôle de : la rose – princesse aurore. #teamsleepingbeauty. Nombre de messages : 270 On me connait sous le pseudo : olympe. Un merci à : sixteen saltines (ava) olympe & tumblr (signa). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : elizabeth olsen.
MessageSujet: (aaronie) ▲ sauver cette étoile. (aaronie) ▲ sauver cette étoile. EmptyDim 5 Jan - 14:17







▲ sauver cette étoile.



Tu es en retard, très en retard. Ta Maîtresse va être furieuse et elle va encore une fois être vraiment très en colère après toi – comme chaque fois que tu lui désobéis. Resserrant le col de ton manteau autour de ton cou dégagé, tu presses le pas avec nervosité. Tu n’arrives pas à croire que tu te sois laissée rattraper par le temps. D’habitude, tu fais toujours très attention à l’heure, justement pour ne pas te mettre en retard. Mais voilà, aujourd’hui tu as oublié de regarder ta montre et tu as juste profité de ce petit instant de liberté. Malgré le froid et le temps quelque peu maussade, tu as apprécié ce moment passé en centre ville à simplement profiter des dernières senteurs des fêtes de fin d’année. Ton corps frêle est glacé d’être resté sur ce banc à regarder les stands du marché de Noël, tes oreilles bourdonnent encore des rires des enfants qui s’amusaient sur le petit manège grinçant. Décidément, oui ça avait été une bonne après-midi. Tu as même savouré un chocolat chaud avec plein de chantilly assise en terrasse d’un café, tu as acheté un homme en pain d’épice pour le goûter – rien de bien extraordinaire au fond. Des petits plaisir tout simple qui ont amené un peu de joie à l’intérieur de ta poitrine, un peu de chaleur entre tes côtes. Tu n’as finalement pas besoin de plus, tu ne demandes rien d’autres que des petits moments comme ça, plus souvent. Pour tout oublier. Et effectivement, tu as bel et bien tout oublié. Trop absorbée par cette bulle aux couleurs rouges et vertes, tu n’as pas vu le temps défiler. Et voilà que tu dois maintenant te dépêcher de retrouver la voiture qui t’attend sûrement déjà à l’endroit habituel.
Il doit t’attendre. Tu le sais. À cette seule pensée, ton cœur fait un bon dans ta cage thoracique. Peur et excitation mêlées, tu as ce frisson qui te dévale le dos avec rapidité. Ton protecteur, ton chaperon. Celui qui te surveille dans chacun de tes déplacements ; celui qui te suit partout où tu vas. C’est ta Maîtresse qui l’a chargé de garder un œil sur toi. Il est toujours là, à t’emmener n’importe où, quand tu le désires. Silencieux, effacé, il agit telle une ombre au-dessus de ton être. Et loin de t’effrayer, sa présence à tes côtés t’a toujours rassurée en fin de compte. Comme si tu avais toujours eu la sensation que jamais il ne te toucherait. Que jamais il ne te blesserait. Quelque peu taciturne, tu n’as eu que très peu l’occasion de lui arracher quelqes mots furtifs. Il ne parle jamais vraiment beaucoup, comme si s’exprimer n’était pas dans ses habitudes. Comme s’il ne savait pas parler. De lui, tu ne sais que son prénom – Aaron. Et ça te suffit. Tu n’as pas besoin de plus, même si tu aimerais connaître celui qui veille sur tes moindres faits et gestes. Tu sais juste qu’avec lui, tu ne crains plus rien. Pas même Maléfique ou ses grandes colères dévastatrices. C’est une impression étrange, mais à ses côtés, tu as la folie de te croire invincible et prête à conquérir le monde entier. Et ça fait du bien, tellement de bien. Tellement de bien de sentir cette vie qui coule dans tes veines, de voir que tu es capable toi aussi et pas seulement une empotée. Oui, Aaron te fait du bien.
Trop perdue dans tes pensées, tu as pris le mauvais embranchement et tu t’es trompée de rue. Un cul de sac. Tu siffles d’agacement tout en te morigénant d’être un peu trop dans la lune ces derniers temps et tandis que tu rebrousses chemin, trois hommes à la démarche incertaine arrivent face à toi en ricanant fortement. Tu te figes instantanément, comme si le fait de rester complètement immobile allait te rendre invisible à leurs yeux. Ton cœur cogne, tu as ce mauvais pressentiment qui te noue la gorge. Comme si tu sentais le danger avant même qu’il ne pointe le bout de son nez. « Alors, on est perdue ma mignonne ? tu entends l’un deux susurrer, tout près de toi, la voix pâteuse. » Tu avales ta salive, pétrifiée. « Non, je… tu marmottes alors que tu tentes de te frayer un chemin entre deux. Excusez-moi… je voudrais passer… » Ce n’est qu’un filet de voix qui sort de ta bouche et tu rentres la tête dans les épaules. Tu es apeurée. « Mais tu ne vas pas nous quitter si vite, tout de même ? ricane un deuxième cependant qu’une poigne ferme enserre ton bras sans douceur aucune. » Tu sursautes, lâches une petite exclamation de surprise et de douleur mélangées. « Laissez-moi… » La forte odeur d’alcool envahit tes narines, te ramène à cette soirée où Aaron a pénétré ta chambre en plein milieu de la nuit. Ivre d’alcool et de rage, il t’a plaquée sur ton petit lit. Tu as senti sa nudité contre ton corps tremblant d’effroi. La peur te nouait l’estomac mais tu l’as laissé faire sans dire un mot, sans une plainte sinon celles d’un plaisir tout nouveau et malsain. Tu l’as laissé parsemer ton corps frêle de baisers avinés, de morsures animales. De caresses enfiévrées. « Laissez-moi partir… supplies-tu à nouveau, les yeux fermés. » Les images de son bassin cognant durement le tien défilent sur l’écran noir de tes paupières closes. Tu entends à nouveau le son rauque de sa respiration forte et chaude à ton oreille. Un goût de bile remonte jusqu’à ta bouche. Alors quand des doigts froids se posent sur ta joue, tu te dégages vivement. Le corps tendu, tu te débats comme tu peux avant que l’un d’eux ne te gifle avec rage. « J’avais pas prévu de te faire du mal, mais tu ne me laisses pas choix la tigresse, grogne celui qui doit être le troisième avec hargne. Allez, laisse-toi faire. » Déséquilibrée, ta tête cogne contre le mur de briques et tu t’écroules, à moitié désorientée. Quelques larmes silencieuses dévalent tes pommettes rougies. Les ricanements font tambouriner le sang à tes oreilles. Alors c’est toujours ainsi ? Quand les hommes ont trop bu, ils violent des jeunes filles ?
Est-ce que tu arriveras à leur pardonner, à eux ? Comme tu as semblé pardonner à Aaron. Une main tire tes cheveux blonds et tu gémis. Tu n’as pas eu mal, avec lui. Quelque part, il a été doux dans sa façon de te profiter de ton corps cette nuit-là. Il ne t’a pas frappée. Et parce que son contact t’apaise, alors tu as pardonné. Tu as pardonné cet être mystérieux et hanté au regard flou et perdu. Mais eux, ces êtres abjects et immondes, te blessent et profitent de ta faiblesse. Tu tentes à nouveau de te dégager mais la poigne autour de tes mèches dorées se fait plus dure encore. Tu veux appeler à l’aide mais le son de ta voix reste coincé, là, au creux de ta gorge. Et quelque part, tu t’es alors résignée. Tu n’as plus vraiment cette volonté de te battre ou de te défendre contre eux. Tu acceptes la situation telle qu’elle est, aussi dégueulasse et avilissante soit-elle. Qu’ils fassent ce que bon leur semble, cela t’est égal. Tout ce à quoi tu arrives à penser c’est que tu seras définitivement très en retard pour rentrer au manoir. Il faudra que tu inventes une excuse fumeuse pour dissimuler cette âpre vérité. Tu ne sais pas encore quoi, tu trouveras bien quelque chose sur le moment. Peu importe ce que tu diras au fond, ta Maîtresse te le fera payer de la même façon. Et alors que tu sens ton corps tremblant être vulgairement traîné au sol, c’est comme un grondement qui déchire l’air. Comme un grognement animal qui fend la nuit et son obscurité. Ton cœur a un soubresaut, tu te retiens difficilement de vomir. « Laissez-moi partir, s’il vous plaît… tu tentes une dernière fois mais tu ne reçois aucune réponse en retour. » Il n’y a alors que cette présence tout autour de toi, chaude et rassurante. Il n’y a que ce contact qui t’apaise immédiatement. Tu respires fort, le ventre retourné. Tu n’oses pas vraiment y croire – il est venu te sauver.







tu vois, je n’y peux rien ce monde n’est pas pour moi, ce monde n’est pas le mien
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Elian B.-Caerwyn Murphy

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MessageSujet: Re: (aaronie) ▲ sauver cette étoile. (aaronie) ▲ sauver cette étoile. EmptyMer 8 Jan - 20:29


   
Sauver cette étoile
Assis sur un siège de cuir, dans une voiture aux carreaux teintés, les yeux rivés sur la rue. Attendant. Observant. La neige avait recouvert chaque parcelles de chaque trottoirs de sa glacial blancheur, et les festivités hivernal avaient étés le prétexte parfait pour toute une flopée de gens qui n'attendaient que de trouver l'occasion de sortir de chez eux et de pointer le bout de leurs nez rougis par la maladie en dehors de leurs cocons douillets. Et ils étaient si bruyant. Les enfants riaient, hurlaient. Les boules de neige s'éclataient contre les arbres, se brisaient contre les vitres. Et les adultes, les bras chargés de sacs colorés provenant de diverses magasins, fouillaient le fond de leur poche à la recherche d'un quelconque téléphone, faisant s'entrechoquées leurs clés clinquantes entre elles. Les êtres humains étaient des animaux aux pieds lourds, ressentant toujours le besoin de faire plus de bruit, de montrer leurs présence au reste de l'univers, de marquer leurs territoires avec des cris et des interjections diverses. Aaron jeta un coup d'oeil à son poignet, les aiguilles de sa montrent tournaient toujours et encore, avançaient tant bien que mal à une vitesse presque trop lente. Elle était en retard.
Elle. Ce gout de bille bien trop reconnaissable remonta dans sa gorge. Une légère grimace, de celle qu'il ne s'autorisait que dans de rare moments de dégoût profond, alors que personne ne faisait attention à lui, déforma son visage. Ses lèvres s'entrouvrirent et il soupira doucement, les paupières closes, la tête penchée en arrière. Il avait beau tout faire pour ne plus repenser à cette soirée malheureuse, fatidique. Honteuse. Elle lui revenait toujours en mémoire, trottait dans sa tête, hantait son esprit. Ces images défilaient sans cesse devant ses yeux, ses flashs défiguraient sa vision propre et claire du monde qui l'entourait. Le regard flou, la tête qui bascule, les pieds qui ne marchent plus droit. La bouteille de cognac à la main qui vient se briser en million de fragment sur un mur. Et sa main qui cherche au hasard, tremblante, dans un vague total, une poignée de porte. Le claquement sec lorsque celle-ci finit par s’ouvrir, le grincement qui l'accompagne. Et ce sourire affreux, médiocre, pervers, qui s'étale sur sa face durant une fraction interminable de secondes.
O'Connor prend une longue inspiration, ses pupilles plongent, incontrôlées, dans des souvenirs de débauche malsaine.
Il l'approche, l'effleure du bout des doigts, passe une main dans ses cheveux soyeux et brillants. Il la pousse sur son lit, sans brutalité et sans douceur, et la nuit continue... Leurs corps tel Adam et Ève à qui l'ont aurait retiré pureté s'unissent. Il l'embrasse, la caresse. Il lui retire son esprit enfantin à coups de bassin décadents, de morsures enivrées, de souffles chauds.

Il secoue la tête - comme si ce geste pourrait effacer ses méfaits -, avale difficilement sa salive, jette un nouveau coup d'oeil à sa montre. Elle n'est toujours pas arrivé. Il attend encore quelques minutes que les yeux de la jeune fille puisse apercevoir la voiture, que sa main puisse ouvrir la portier, que son corps puisse prendre place sur un des siège, que ses lèvres puisse prononcer quelques mots auxquels il ne répondrait pas. Mais rien de tout cela ne se produit. Son absence lui tord l'estomac. Cette sensation, il ne l'avait ressentit qu'une unique fois auparavant, dans une lointaine autre vie, alors que les cheveux angéliques d'une jeune femme entouraient d'un halo dorée une dépouille endormie dans une robe bleue. La même chevelure, la même jeune femme. Aurore.

Aaron sortit de la voiture, balaya du regard les rues enneigées et choisit de se rendre au centre-ville afin de retrouvée la belle blonde. Être en retard était loin d'être de ses habitudes, mais il ne pouvait pas écarter la possibilité qu'elle n'ai pas vu le temps passé, cassé sa montre ou oublier le l'heure de rendez-vous. Non, décidément, cela ne lui ressemblait pas. Il pressa le pas, arriva dans le marché bondé, chercha. En vain. Il fit alors le chemin averse, tourna aux coins de rues, regarda là ou il pouvait. Extérieurement, il paraissait impassible, et c'était à peine si les gens se retournaient sur son passage, mais en son fort intérieur, il bouillonnait. Inquiet. Il était inquiet. Il n'y avait que ce petit brin de femme capable de le mettre dans de pareil situation. Au détour d'un embranchement, il entendit soudainement, étouffé par les rires aiguës, quelques voix au fond d'une impasse. On geignait, se plaignait, ricanait. Il ne réfléchit plus et s'enfonça dans la rue sombre. Les voix devinrent de plus en plus distinct. Il y avait une femme qui suppliait et des idiots qui se moquaient. Son esprit ne fit qu'un quart de tour et il accéléra encore sa marche. Si ce n'était pas elle, il ferait demi-tour et continuerait de chercher mais si c'était elle... Il arriva au bout de l'allée, trois jeunes hommes encerclaient une inconnue qu'il ne mit que quelque secondes à reconnaître. Arrivant pas derrière, il assomma les deux en retrait et balança le troisième, plus entreprenant, contre un mur où il perdit connaissance. Immédiatement, il la vit. Elle leva doucement la tête vers lui. Ses boucles blondes se dégagèrent de son visage de porcelaine. Ses grand yeux d'une beauté indescriptible le regardèrent. Doucement, comme si il craignait de la briser, il la releva et, retira sa veste, il recouvrit son corps fébrile tremblant de froid et de peur. Ainsi, il resta quelques minutes, silencieux, sa main étreignant tendrement son fin poignet, ses yeux dans les siens.

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Talie-Rose Aurore Grimm

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MessageSujet: Re: (aaronie) ▲ sauver cette étoile. (aaronie) ▲ sauver cette étoile. EmptyMar 14 Jan - 11:18







▲ sauver cette étoile.



Tu sens ton corps qui tremble. Ta tête tourne violemment. Il y a cette peur qui s’infiltre partout dans ton être, jusqu’à couler dans tes veines. Il y a cette envie de vomir qui enserre ta gorge à t’étouffer. Tu oses à peine ouvrir les yeux cependant que des rires gras, des paroles indistinctes résonnent difficilement à tes oreilles. Une odeur nauséabonde de whisky te bloque la respiration. Tu te recroquevilles sur toi-même, tu te dis que si tu fermes les paupières alors tu disparaîtras de la surface de la terre. Tu aimerais juste te sortir de ce cauchemar. Tu ne demandes rien de plus que de devenir invisible et rester là, couchée au sol, jusqu’à ce que ton corps ait de nouveau la force de bouger le moindre muscle. Tu voudrais juste t’enfoncer six pieds sous terre, être réduite à l’état de simple poussière et t’échapper de cette terreur qui t’emprisonne, qui t’empoisonne de l’intérieur. C’est insupportable. Ta respiration se coupe et ton ventre se tord. Tu ne sais pas ce que tu as pu faire de mal pour mériter tout ça mais tu te résignes petit à petit à subir les coups et tout ce qui suivra. Peut-être est-ce ta Maîtresse qui, de votre loft, les a envoyés pour te punir de ton retard ? Dans un coin de ta tête, tu arrives encore à te dire que cette réflexion est stupide. Dans un ultime mouvement de protection, tu plaques vivement ton corps contre le mur comme si tu espérais que cela te mette hors d’atteinte. Finalement, tu regrettes d’avoir demandé la permission de sortir aujourd’hui. Tu aurais mieux fait de rester au chaud, dans ta chambre. Ça t’apprendra à faire du zèle. Te voilà bien maligne à trembler comme une feuille alors que leurs ricanements semblent faire dégringoler un frisson glacé le long de ta colonne vertébrale. Tu n’oses imaginer ce qu’ils ont prévu pour toi. Tu te sens déjà salie et ils ne t’ont même pas encore touchée véritablement. Et si ta Maîtresse te reniait à cause de leurs mains dépravant ton corps qui lui appartient ?
Et puis il y a quelques gémissements et plaintes étouffés. Des corps qui cognent le sol, qui s’échouent sur le pavé. C’est comme si tu l’avais senti avant même de l’avoir regardé. Sa présence s’infiltre en toi comme une véritable onde de choc. Violente, inattendue. Rassurante. Il est là. Ce protecteur silencieux qui te surveille de loin. Il est là, juste à quelques mètres de toi. Il a débarqué, comme venant de nulle part. Comme s’il avait senti ta détresse, comme s’il avait entendu tes appels au secours. Tu ne sais pas comment il a fait pour te retrouver mais tu n’y penses pas sur le moment. Tout ce que tu sais, c’est que tu as cette envie de pleurer de soulagement qui te prend à la gorge. Et bientôt, tu sens sa chaleur qui t’envahit de part en part. Son corps recouvre le tien et un puissant sentiment de protection t’entoure enfin. Relevant ton regard brouillé de larmes vers lui, tu distingues à peine les traits rigides de son visage, tu imagines ses grands yeux sombres et impénétrables qui te fixent. Dans un soupir, tu cales ta tête contre sa large poitrine ferme et tu fermes les yeux pendant un instant. Comme pour te reposer. « Tu es là… soupires-tu avec bonheur alors que tu en arriverais presque à croire que tout ça est le fruit de ton imagination folle. » Tu te serres contre Aaron, comme si tu avais peur qu’il ne s’échappe soudainement tel un mirage dans le désert. « Tu es là… » Cette même phrase qui tourne et tourne encore dans ta tête, se répercute un peu partout à l’intérieur de toi. Ton corps gracile a arrêté de trembler. Tu te sens si bien là, enveloppée dans sa chaleur qui brûle. Tu oublies ces trois hommes, tu oublies la peur et les larmes. Tu ne penses plus à rien. Parce qu’il est là.
Avec douceur, il t’aide à te relever, à te remettre sur pieds. Tes jambes tremblent un peu mais sa prise ferme sur ton petit être t’empêche de flancher. Il pose sa veste sur tes épaules et tu resserres le vêtement autour de toi comme pour te protéger un peu plus – du froid ou de cette agression, tu ne sais pas trop. Les quelques effluves épicées de son parfum d’homme viennent te chatouiller doucement les narines. Elles te ramènent à cette nuit où son corps a possédé le tien avec dureté. Une drôle de chaleur envahit ton ventre, ce souvenir te laisse un goût étrange au fond de la bouche. Et alors que son regard énigmatique emprisonne le tien dans sa houle, tu retrouves les frissons chauds qui t’ont parcourue au contact de ses mains sur ta peau, de sa bouche sur la tienne. Tu ne comprends pas pourquoi tu repenses à ce moment avec cette sorte de plaisir presque malsain, sans même en être dégoûtée une seule seconde. Comme si tu l’avais voulu. Comme si tu l’avais attendu. Mais ton protecteur déclenche en toi toutes sortes de sensations inconnues et qui te troublent. Des sensations que même ta Maîtresse ne te fait pas ressentir, jamais. Et il est si doux avec toi malgré sa froideur et son mutisme. Tu sais qu’il veille toujours sur toi. Tu sais que tu peux te sentir en sécurité avec lui malgré cette nuit où il t’a possédée sans un mot. « Merci… Merci de m’avoir sauvée, tu souffles avec un doux sourire. » Tu devrais avoir peur, tu devrais sûrement être terrifiée. Pourtant, tout ce que tu arrives à ressentir c’est cette sorte de sécurité chaude et rassurante. Quelque chose que tu n’as pas ressenti depuis bien longtemps déjà. Comme si, alors positionnée au creux de ses bras puissants, plus rien ne pouvait t’atteindre.
Lentement, vous sortez de la ruelle sombre, vous mêlant de nouveau à la foule bruyante. Au passage, tu aperçois les corps évanouis qui gisent contre les poubelles éventrées. Un frisson glacé te parcoure. Il peut parfois se montrer si violent. Pourrait-il l’être à ton égard ? Serait-il capable de te frapper, toi aussi ? Tu repousses cette question en t’accrochant un peu plus à Aaron cependant que la voiture aux vitres teintées entre dans ton champ de vision. Quelque part, l’idée de devoir te séparer de sa chaleur t’effraie. Tu as peur de retrouver ce froid t’envahissant ; tu as peur d’affronter à nouveau ce vide béant, ce gouffre dans lequel tu t’enfonces lentement. Il sera pourtant à tes côtés, pas très loin de toi. Mais t’éloigner même de cinq centimètres te semble être une épreuve insurmontable pour le moment. Comme si tu avais peur que les trois hommes de la ruelle ne resurgissent à nouveau devant toi. C’était une angoisse stupide qui pourtant s’infiltrait en toi par chacun des pores de ta peau. Tu les avais vus, étalés sur le bitume. Inoffensifs. L’habitacle clos de la grande voiture t’offre pourtant un cocon protecteur bienvenu mais tu te surprends à retenir ta respiration le temps qu’Aaron contourne le véhicule par l’avant pour venir s’installer à son tour. Derrière cette vitre, il te semble comme beaucoup trop loin. Trop loin de toi. « Comment est-ce que tu as su que j’étais là-bas ? tu demandes timidement une fois que le brun s’est assit à tes côtés. »







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Elian B.-Caerwyn Murphy

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MessageSujet: Re: (aaronie) ▲ sauver cette étoile. (aaronie) ▲ sauver cette étoile. EmptyMar 21 Jan - 19:08


   
Sauver cette étoile
Les corps s’effondraient sur le bitume comme des poupées de chiffons. Les trois imbéciles grognaient de leurs douleurs. Mais rien de tout cela n'avait d'importance. Tout ce qui comptait, c'était elle. Sa princesse à la chevelure dorée, abîmée par les mains trop entreprenantes qui avaient osées la toucher. Et ses larmes salées coulant lentement sur ses joues rosis par le froid. Aaron aurait voulut la prendre dans ses bras, essuyer le plus délicatement possible ses pleurs et la serrer pour ne plus jamais la lâcher. Pour qu'il ne lui arrive plus jamais rien de mal. Pour que personne ne puisse jamais plus lui faire quoique ce soit. Elle murmurait sans cesse quelques mots, comme si elle avait encore du mal à y croire.
"Tu es là...".
Oui, il était là. Et elle était avec lui. Serrée contre son torse. Comme une illusion. Son rêve doré qui semblait toujours tellement irréel. Et elle continuait de le répéter :
"Tu es là...".
Et il osa la serrer un peu plus fort. Parce qu'elle était là. Parce qu'elle était en vie. Lui, l'ex-fuseau, empoisonneur, Sadique, Muet. Insensible. Et le voilà qui s'inquiétait comme jamais pour un petit brun de jeune fille. Ce n'était pas lui. Ce n'était définitivement pas quelque chose dont il avait avait l'habitude. Il n'arriva même pas à déterminer ce qu'il pensait de ça. Trop de questions se bousculaient en lui. Comment savoir ? Comment faire ? Comment réagir ? Quand est-ce que cela disparaîtra...? Il se sentait comme un protecteur, un héro. Pourtant il se sentait surtout comme un idiot. Et il n'aimait vraiment, vraiment pas ça du tout. Toujours immobile, il ferma les paupières. Les images l'assaillir. Corps trempés d'humidité qui s'unissaient dans des volutes d'alcool, de larmes silencieuses et de désirs interdits. Ce gout de bile qui lui devenait maintenant de plus en plus reconnaissable envahit à nouveau sa gorge et se propagea dans tout son être, lui procurant un frisson emplit de dégoût envers lui-même. Encore. Ça ne lui ressemblait vraiment pas. Elle le remercia, alla même jusqu'au sourire, mais il ne fut pas capable de lui rendre le moindre mots, et encore moins le moindre rictus, surtout pas heureux. Son esprit habituellement clair et organisé se noyait à présent dans un mélange glauque de pensées, de questions et de sentiments humains. Trop humains.

Il se détacha lentement d'elle. Échangèrent quelques regards silencieux de plus et entamèrent le chemin vers la sécurité de la voiture molletonnée de cuir. Il marchait d'un pas sûr, quelques petit mètres derrière elle. Ne la lâchant pas des yeux. N'effleurant même pas d'un centimètre carré sa peau blanche. Écoutant uniquement le bruit de son coeur battant contre sa poitrine. Ils sortirent de la ruelle sombre et malsaine, marchèrent un temps qui lui sembla totalement incertain. Il ne s'inquiétait absolument pas des secondes défilant sur le cadran transparent de la montre à son poignet. De toute manière, son souffle régularisé dissimulait à ses oreilles le bruit du tic-tac berçant chacune des existences de ce monde. Tic. Tac. Aaron ouvrit la portière à Talie, la laissant s'installer. Comme si rien que le fait de forcer le poignet de la Belle afin d'ouvrir une portière risquait de lui causer quelques problèmes, quelques désagréments. Quelques blessures. Elle était si fragile. Et pourtant si forte à la foi. Elle subissait le pire qu'une jeune femme de son âge pouvait subir, mais elle ne bronchait pas. Elle était la femme la plus forte qu'il n'ai jamais vu. C'était une chose qu'il ne pourrait jamais oublier. Il fit le tour de la voiture, et de par derrière les vitres  teintées, il pouvait deviner la silhouette gracile de sa Aurore. Ses cheveux formant un halo de bonté autour d'elle, bien qu'elle soit brisée, elle n'en restait pas moins en ange. Un ange brisé. Le sien. Il s'assit sur le siège, face à son volant, et ferma la portière dans un léger claquement. "Comment est-ce que tu as su que j’étais là-bas ?, finit-elle par demander d'une petite voix, au bout de quelques minutes de calme." Tout le monde le savait, le O'Connor aimait le sérénité presque plus que le cognac, et l’absence de parole était une pureté dont il savait profiter. En temps normal, il était bien loin d’apprécier que l'on ose rompre ce silence, pourtant, entendre la voix mélodieusement timide de sa protégée l'apaisait peut-être plus que les puzzles. Les yeux fixés sur la route, la voiture pourtant toujours sur place, il prit quelques secondes de réflexion. Il ne savait pas vraiment comme il avait fait pour la retrouver. Il avait juste tourné en rond, et puis avait suivit le son de sa complainte apeurée qui l'avait mené au fond de l'impasse, alors c'est ce qu'il lui expliqua : "Je t'ai cherché."

Et il démarra.

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