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Tu es en retard pour le thé | Numéo Vide
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 Tu es en retard pour le thé | Numéo

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Nuka S-S. Sullivan

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Nuka S-S. Sullivan
J'ai posé bagages ici le : 07/03/2014 Jouant le rôle de : Nuka, le lion incroyablement bête #teamlionking Nombre de messages : 315 On me connait sous le pseudo : BouLott (Héloïse). Un merci à : .thanatos Je suis fier(e) de porter l'avatar de : iwan sexy rheon.
MessageSujet: Tu es en retard pour le thé | Numéo Tu es en retard pour le thé | Numéo EmptySam 8 Mar - 0:39



Depuis quatorze jours tu es sorti de l’hôpital, quatorze longues journées qui t’ont encore séparé de Kiméo. Tu le cherches partout, dans tous les bars, toutes les boites, tous les magasins. Tu as même sonné chez certaines personnes, plein d’espoir, mais aujourd’hui tu te remets face à l’évidence : tu l’as perdu. C’est immense ici, on ne retrouve pas quelqu’un par l’opération du hasard, il te faut de l’aide. D’habitude elle venait de l’homme recherché. Désespéré tu t’assieds par terre. Tu n’as jamais fait attention à ton apparence, assortir tes vêtements ne te viendrait même pas à l’idée, non tu prends un tee-shirt et tu l’enfiles. Le goût de la mode n’a malheureusement pas apparu dans ta nouvelle vie. Les gens te regardent bizarrement, mais cela fait deux semaines déjà que tu supportes leur regard, tu n’es plus à cela près. Avant déjà on t’évitait -toi et tes puces-, à l’hôpital on te prenait pour un fou et maintenant dans la rue leur regard est accusateur. Pourtant tu ne t’en formalises pas, l’essentiel est que tu atteignes ton but : retrouver Kiméo.

Deux heures ont passé et toujours rien. Bon, il est vrai que tu es resté assis au même endroit pendant deux heures à parler à la pierre à côté de toi. Non, mais après tout, tu étais un lion mort et te voilà un humain vivant, pourquoi les pierres ne se mettraient-elles pas à parler ? « Monsieur, ça va bien ? » Tu relèves la tête, étonné que quelqu’un t’adresses la parole. Comme tu ne sais plus quoi répondre, tu ne fais qu’acquiescer en tentant de sourire.  « Oh non, ça n’a pas l’air d’aller. » Et l’enfant part dans une tirade improvisée. C’est à cet instant que tu te rends compte que ce n’est pas en faisant rien que tu le trouveras. Il faut être actif, il faut que tu te battes pour lui. « Tu as raison. Viens avec moi, on va chercher Kiméo. » L’enfant te regarde avec doute, est-il fou ?, devrait-il se demander, mais toi tu ne t’en formalises pas. Tu lui prends la main et ensemble vous traversez la foule. Il te montre des coins que tu ignorais, des fontaines, des arbres, des places, des couloirs, des serres. Tu ignorais que c’était si grand, tu ne soupçonnais même pas que l’espace pouvait accueillir autant de monde. « On s’est bien amusé, mais maintenant il faut que je rentre, maman va me chercher sinon. » Ainsi ton amitié avec cet enfant inconnu -perdu ?- se termine-t-elle comme elle avait commencé. Simplement, tu n’es pas doué pour grand-chose, mais pour accepter ce que la vie te réserve si. Ton habitude est de tout prendre au premier degré, alors tu ne t’inquiète rarement. L’enfant s’éloigne et tu te rends compte que tu ne connais même son nom alors qu’il a cherché ton ami toute l’après-midi à tes côtés. Un sourire s’étale sur tes lèvres, tu avais besoin de cela, d’un remontant pour croire et espérer de nouveau. Il te l’a donné.

Au hasard, tu ouvres la porte de l’établissement devant toi. Si la faim chasse le loup hors du bois, elle te fait entrer dans les restaurants. Chacun son évolution les gars. Un homme te juge du regard, tes vêtements rose et vert ne lui plaisent pas ? Tant pis pour lui, tu assumes ton style. Bon, certes tu aurais besoin de conseille mais tu as porté la même blouse blanche pendant un an et demi, ce n’est pas facile de changer du tout au tout et de prendre les modes vestimentaires d’un peuple dont tu ignorais même l’existence jusqu’à quelques mois non ? Tu lui tires la langue -très mature bravo- et lui demandes une table. « Bien monsieur, suivez-moi. » De bonne volonté tu le suis, en te disant que tu as hâte de te remplir la panse et il t’arrête devant une table minuscule, une des plus éloignées du reste de la plèbe. Tu commences à rager à l’intérieur de toi, une crise  commence à naître au fond de toi, ces regards que tu supportes te font de plus en plus mal, mais l’indifférence et l’éloignement du reste du monde te paraît encore plus. Tu commences à trembler, quatorze jours que tu te retiens, tu peux bien le faire encore un peu plus. Tu serres les poings et t’assieds. « Monsieur Swann Jelani viendra vous servir. » Instinctivement ce nom te fait dresser les oreilles. Il ne te dit pas grand-chose, mais tu sens qu’il a de l’importance. Ta respiration s’accélère sans que tu ne saches réellement pourquoi et tu ouvres la carte pour commander, sans cesser de jeter un coup d’œil par-dessus toutes les trois minutes.

Soudain, la pièce s’assombrit et une personne se met à briller. En réalité la luminosité n’a pas bougé d’un poil, c’est dans ton esprit que tout s’est modifié. Parce qu’il est là. Exactement comme dans tes souvenirs, mais en habillé sans blouse. Il sourit et s’approche d’une table avec un carnet à la main. Tu ne peux plus bouger, tu es comme tétanisé sur place. Un sourire immense sur les lèvres, des larmes qui s’agglutinent dans tes yeux. Il est là. Au moment où tu as cessé de le chercher, à l’instant où tu as laissé tes besoins primaires prendre le contrôle de ton esprit, il est arrivé à toi. Tu essaies de l’appeler, mais ta voix se noue dans ta gorge. L’émotion t’empêche de parler et le voilà qui s’éloigne, vers une autre table. «  NOOOON. » L’appel qui n’arrivait pas à franchir tes lèvres vient de jeter un silence dans toute la salle. Les yeux de tous les pauvres gens assis à tables sont fixés sur toi, mais tu ne les vois plus. Seul un visage compte. « Kiméo. Mon Kiméo… KIMEO c’est toi ! Enfin ! » Et sans comprendre ce qu’il se passe tu cours. Ta maladresse te fait bousculer une table, une dame se reçoit une soupe brulante sur la poitrine, mais rien ne t’intéresse plus. Il te reste deux pas avant de l’atteindre, plus qu’un et, c’est bon, te voilà dans ses bras. Tu le serres contre toi. « Kiméo, kiméo.  » Toi, si bavard, si éloquent, si plein d’histoires à raconter d’habitude, te voilà perdu et un seul mot arrive à traverser tes lèvres. Un seul nom. Le sien. Enfin, vous êtes ensemble !

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Dernière édition par Nuka S-S. Sullivan le Dim 4 Mai - 21:06, édité 4 fois
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Kiméo-Ed Swann Jelani

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Kiméo-Ed Swann Jelani
J'ai posé bagages ici le : 18/11/2013 Jouant le rôle de : le débile – la hyène ed. #teamlionking. Nombre de messages : 197 On me connait sous le pseudo : olympe. Un merci à : nenes (ava) anaëlle (signa). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : robert sheehan.
MessageSujet: Re: Tu es en retard pour le thé | Numéo Tu es en retard pour le thé | Numéo EmptySam 8 Mar - 17:45



hold me close, don’t let go, watch me burn.



Tu es de service aujourd’hui. Rien que cette pensée te file la nausée et l’angoisse te prend aux tripes. Pourquoi a-t-il fallu que tu acceptes ce changement de dernière minute ? Parfois, tu es bien trop influençable. Un énième soupir traverse tes lèvres et tu rajustes le petit veston noir que portent les serveurs du restaurant. Vous êtes en sous-effectif aujourd’hui alors vous avez dû improviser et réarranger le planning et l’organisation du restaurant. Bon gré mal gré, tu as laissé tes cuisines aux mains presque inexpérimentées d’un de tes commis. En vérité, il est le meilleur et tu n’as aucune inquiétude à avoir, tu le sais – de plus, ça lui donnera plus de confiance en lui et ça l’aidera à progresser, à avancer. Mais le fait est que tu angoisses de te retrouver de l’autre côté des portes blanches. Toi qui n’oses jamais vraiment les passer sauf lorsque cela t’est nécessaire – ou parce qu’on t’y a gentiment forcé. Rien que l’idée de devoir demander aux clients de passer leur commande amène au creux de ton ventre une boule énorme de panique qui fait remonter la bile jusqu’à ta gorge nouée. Tu n’es pas habitué au contact avec le public. Tu n’aimes pas ça pas ça du tout. Pourquoi Harlow n’est-elle pas là ? Comme si tu espérais la voir apparaître comme tout droit sortie d’un rêve, tu jettes quelques coups d’œil frénétiques alentour mais rien n’y fait. La chevelure dorée de ta belle et douce Harlow reste introuvable et aux abonnées absentes. La mort dans l’âme, tu te résignes à devoir faire bonne figure pendant tout le service du midi alors que tu as juste l’envie de t’enterrer six mille pieds sous terre.
Pendant un court instant, tu t’égares dans tes pensées. Imperméable à l’agitation régnant autour de toi, tu revois les grands yeux de celle que tu aimes. Elle te manque. Depuis que tu as avoué la vérité à Banzaï, tu t’es éloigné un peu d’elle. Tu ne la fuis pas, non, mais tu prends courageusement tes distances. Incertain de la conduite à tenir en pareille situation, tu as juste préféré rester dans l’ombre et te faire oublier le temps que cette histoire se tasse. Le temps que cette histoire soit oubliée. Évidemment, tu sais que ça prendra du temps, que Banzaï n’est pas prêt à te pardonner mais tu as encore le vague espoir qu’un jour il puisse redevenir ton ami. Ton frère. Que vous puissiez redevenir une famille, comme avant. Ta famille. Tu passes peu de temps à l’appartement, t’évitant la douleur d’ une ambiance glaciale et plombée y régnant par ta faute. Tu ne supportes plus les regards assassins et emplis de rancune que te lance ton meilleur ami chaque fois que tu oses te trouver dans la même pièce que lui. Tu as même peur de sortir de ta chambre maintenant, comme si elle était devenue ta forteresse de solitude. Le seul endroit où tu es en sécurité, protégé de la haine viscérale qu’éprouve le châtain à ton égard désormais. C’est comme s’il avait tout oublié de votre vie dans la savane, de tout ce que vous avez traversé ensemble, tous les trois. C’est comme si tout ça avait été effacé par ta seule erreur. Tu regrettes tellement. Tu crois que tu donnerais tout pour pouvoir revenir en arrière. Et ne jamais avoir commis cet acte irréparable.
« Kiméo, les clients t’attendent, te pousse un autre serveur avec un sourire tendre. Allez, je suis là si tu as besoin de quoi que ce soit d’accord ? » Tu acquiesces doucement, pas le moins du monde rassuré. Tu as envie de lui demander de te remplacer, de te laisser aller te cacher dans la remise et de t’oublier mais tu restes muet. Tu te mords la lèvre avant de marmonner un vague remerciement et de récupérer ton petit carnet dans la poche arrière de ton pantalon noir à pinces – tu détestes vraiment ces fringues trop serrées. Bien que ce soit le coup de feu de midi, il y a encore peu de monde et tu t’en sens un peu rassuré. On te guide vers une table où deux personnes âgées se sourient amoureusement tout en se tenant la main. Tu hésites presque à les déranger – ils sont mignons, même si cette vision te donne mal au cœur car jamais tu n’auras droit à ce genre de bonheur, toi. Te raclant doucement la gorge, ils posent sur toi deux paires d’yeux lumineux et étincelants. La vieille dame pouffe comme une adolescente et s’excuse. « Bon-bonjour, j-je suis Ki-Kiméo, lâches-tu nerveusement. » Dieu que la journée va être longue. « Vous avez choisi ? Aujourd’hui, le chef vous propose des côtes d’agneau braisées avec sa poêlée de légumes campagnarde. Sa spécialité, as-tu griffonné d’avance sur ton carnet. » Cependant que le monsieur semble réfléchir à la question, la vieille dame jette un œil à votre carte et elle la regarde de si près qu’on dirait que son nez va bientôt toucher le papier glacé. Elle est sur le point de passer commande quand un hurlement semble figer la salle et la course du temps. Tous les clients se tournent vers un même endroit et, nerveux, tu suis le mouvement. Fallait-il qu’il y ait un souci spécialement aujourd’hui quand tu es en salle ?
Pourtant, ta respiration se coupe et tu as la sensation que ton cœur stoppe ses battements durant l’espace d’une seconde. La silhouette quelques tables plus loin est comme une apparition, un rêve éveillé. Tu le reconnaîtrais entre mille, il n’a pas changé. « Nuka… souffles-tu comme pour toi-même. » Et plus rien n’a d’importance sinon celui qui est en face de toi. Nuka. Ton Nuka. Ton double, ton deuxième toi. Cet ami de l’hôpital psychiatrique que tu as abandonné malgré toi. Il est là. Dans ton restaurant. Il est bel et bien là, sorti de cet enfer de murs blancs. Tout ton corps tremble, tu lâches carnet, stylo et plateau. Parce qu’il est là. Juste là. Tu n’arrives pas à y croire. C’est impossible, c’est sûrement un effet de ton imagination malade. Nuka. « Nuka ! tu hurles à plein poumons, comme une libération. » Et dans un bel ensemble, tu te mets à courir vers lui cependant qu’il se précipite vers toi. La vue brouillée de larmes de joie, vous vous tombez dans les bras et tu reçois son corps contre le tien avec la force du manque désespéré. Ce manque qui vous a bouffé tous les deux depuis que tu as quitté l’hôpital. Tu t’accroches à lui avec le sentiment d’être le naufragé en pleine mer à qui on vient de lancer une bouée. Tu t’accroches à lui avec une force que tu ne te connaissais pas, une force qui lui hurle ‘ne me quitte pas’. Et là, tout contre lui, lové dans sa chaleur masculine, tu as la sensation que plus rien ne pourra t’arriver. Que ton monde va enfin pouvoir continuer de tourner. Que ton univers est finalement complet. Parce qu’il est là désormais et que tu ne vas plus le lâcher. Oh ça non, il va rester avec toi jusqu’à la fin de ta vie. Tout le temps. Partout. Plus jamais vous ne vous quitterez. Plus jamais sans lui, c’est décidé. « Nu-Nuka… T-Tu es sorti de-depuis quand ? Ils t’ont lai-laissé parti-tir ? Co-comme ça, tout seul ? Tu va-vas bien ? Tu m’as man-manqué ! te précipites-tu à bégayer, fou de bonheur. »
Tu n’as jamais autant parlé, ni aussi bien malgré les quelques maladresses. C’est l’effet Nuka, c’est certain. À son contact, tu es plus apaisé. Plus calme. Il te débloques. Tu n’as pas honte, tu n’as pas peur. Vous êtes pareils, tous les deux. Pareils mais différemment. Et il y a tous ces souvenirs communs qui te reviennent comme une vague déferlant sur la côte dans la tempête, c’est violent et cru. C’est bouillant. Mais c’est bon, si bon de te rappeler combien tu avais besoin de lui alors. Combien tu as toujours besoin de lui. « Tu m’as man-manqué… répètes-tu dans un souffle tandis que les larmes ont débordé de tes yeux. » Comme une lumière dans la nuit sombre, Nuka a débarqué. Il est venu te sauver, tu en es sûr. De l’hôpital, il a entendu tes appels au secours. Il a compris que tu avais besoin d’aide, que tu avais besoin de sa présence à tes côtés. Lui seul saura te préserver, te protéger – même de toi-même. Parce qu’il te comprend, il sait qui tu es. Il ne t’abandonnera pas, jamais. Il avait promis qu’il te retrouverait, il vient de le faire. Alors tu as désormais la certitude que tout s’arrangera. Tu ne sais pas encore comment, tu ne sais pas encore quand mais tu sais au moins que tout reprendra sa place d’antan. Comme avant. Tout reprendra comme si rien ne s’était passé. Parce que Nuka est là et tout va s’arranger. « Tellement con-content de te re-retrouver. »




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ce grand manège


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Nuka S-S. Sullivan

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Nuka S-S. Sullivan
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MessageSujet: Re: Tu es en retard pour le thé | Numéo Tu es en retard pour le thé | Numéo EmptySam 8 Mar - 19:08



Si tu avais imaginé une seule seconde retrouver Kiméo dans ce restaurant est-ce que cela aurait changé ? Oui, tu aurais été déçu de l’avoir cherché en vain pour rien. Déçu de ne jamais le trouver alors qu’il est là quelque part dans la ville. Parfois tu regrettes ton odorat qui t’aurait permis -à coup sûr- de le retrouver. Seulement maintenant c’est fini, il est là. Tout contre toi. Ses bras contre ton dos, sa peau contre la tienne, son odeur s’emmêle dans tes narines, des larmes te noient les yeux. Tu l’as enfin retrouvé, c’est le plus beau jour de ta vie. Oui, encore plus beau que lorsque tu as appris que tu n’étais pas mort. Encore mieux que celui où tu as eu l’approbation de ta mère. Kiméo dépasse tout cela et si vous ne comprenez pas, c’est que vous êtes vraiment des nouilles. Tu le serres encore plus fort, incapable de le lâcher, maintenant que tu l’as retrouvé tu sais que c’est pour toujours. C’est une évidence, tu ne le lâcheras plus. Tu feras tout ce que l’on te dira, tu ne piqueras plus aucune crise, tu feras tout, absolument tout, pour ne plus être séparé de lui. Il parle, tu aimes tellement lorsqu’il te parle parce que tu vois la différence. Là il ne bégaie que très peu, tu le sens dans sa voix qu’il est rassuré, qu’il ne voit que toi. Personne d’autre en compte plus pour lui et dès qu’il se rendra compte qu’il est en public, sa voix se brisera. Alors tu attires son regard sur toi, pour qu’il te parle encore, qu’il fasse des progrès, qu’il devienne éloquent. Tu crois en lui et tant pis si tu es le seul, tu sais qu’il y arrivera, tu sais qu’il est le meilleur.  « Quatorze jours. Depuis quatorze jours je te cherche partout et maintenant, je suis sorti. Pour de bon, pour toujours ! » Le sourire qui illumine ta face n’est pas normal, bien trop pétillant, bien trop éclatant pour être vrai, pourtant il est sincère. Par Hadès, pourquoi est-ce que personne ne montre ses dents pour sourire ? Tu voudrais continuer, parler des heures encore, lui raconter tout dans les moindres détails, toutes tes journées, toutes tes rencontres, toutes tes peines depuis la sortie de l’hôpital, mais tu entends un raclement de gorge. Et pour la première fois tu regardes ailleurs que dans les yeux de Kiméo. La salle est comme arrêtée sur image, seule la dame pleine de soupe se plaint en gesticulant. Les autres serveurs ne savent comment réagir.  « Oups, je crois que j’ai fait des ravages. Attendez, je vais tout nettoyer et tout remettre et … » Tu as beau parler, plein de volonté, tu n’arrives pas à lâcher la main de Kiméo. Comme si vous êtes si lié qu’il est impossible de vous séparer, tu ne peux plus te retourner ailleurs, tu ne peux qu’être avec lui. Tu le regardes avec un air suppliant, plus jamais être séparé de toi est la traduction littéral de tes yeux. « Tu m’as manqué, tellement manqué aussi. Ne me laisse plus jamais. » Tu n’as pas fini de le supplier, tu as tellement besoin de sa présence pour avancer. «  Ne regarde pas les autres, ne regarde que moi. Sinon tu vas te sentir coupable, c’est de ma faute. Attends je vais réparer, euh, je ne sais pas comment, mais je vais le faire. » Après maints efforts tu finis par le lâcher et tu t’approches de la dame ensoupée. « Je suis vraiment navré madame, je vous rachèterai une robe je vous promets. Enfin dès que je trouverai de l’argent, mais là n’est pas le problème. Vraiment, pardonnez-moi, mais cela fait cinq mois que j’avais perdu mon meilleur ami. Cinq mois où j’étais seul et enfermé, alors maintenant que je l’ai retrouvé vous comprenez je n’ai plus pensé à rien. Ah et oui je suis un peu maladroit alors voilà. S’il vous plait, pardonnez-moi. » Le regard doux et les yeux sincères, la dame ne pouvait pas t’en vouloir. Tu étais prêt à tout pour te faire pardonner.  « Oui, bon c’est bon. » ronchonna-t-elle. Tu avais de la chance d’être tombé sur un pas trop vieille qui ne cherchait pas juste à pimenter sa vie en gâchant celle des autres. Sans plus réfléchir à ce que tu fais, tu déposes tes lèvres sur la joue de la dame pour la remercier. Elle rougit et leva les yeux au ciel. « Bon et maintenant que j’ai mis la pagaille et que j’ai un peu arrangé les choses je fais quoi ? Je peux rester là et faire le service à ta place si tu veux, je peux parler et toi tu notes. Je bouge pas, je reste avec toi. S’il te plait. » Tu t’es adressé à Kiméo bien entendu, avec hâte et empressement, tu veux tellement bien faire les choses que tu y mets trop d’entrain, tu risques de le gêner dans son boulot, mais tu n’en as pas conscience. Tout ce que tu veux faire c’est pour l’aider, tu ne vois pas en quoi tu l’embêterais …
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Kiméo-Ed Swann Jelani

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MessageSujet: Re: Tu es en retard pour le thé | Numéo Tu es en retard pour le thé | Numéo EmptySam 22 Mar - 1:03



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Ton monde s’éclaire, ton univers devient plus beau. Il a suffi de la présence de Nuka dans la pièce pour que tout s’efface, pour que tout disparaisse. Comme avant, comme à l’hôpital. Comme quand vous passiez vos soirées dans sa chambre – lui à te raconter des histoires, toi à l’écouter religieusement avant de t’endormir contre lui, bercé par ses mots emplis de magie. Tous vos souvenirs en commun te reviennent en mémoire, c’est comme un film passant devant l’écran de tes paupières. C’est fou comme il t’a manqué. Tu regretterais presque l’hôpital psychiatrique juste pour ces soirées, ces moments à deux que vous partagiez. Tout était si simple alors. Enfin, tout te paraissait simple en comparaison de la situation dans laquelle tu t’es fourré désormais. Tu avais bien ce vide au creux de ta poitrine, ce vide que tes deux meilleurs amis ont plus tard comblé, mais tu arrivais à être heureux. À être simplement heureux, sans te poser de questions, sans te faire du souci. Tout est simple avec Nuka. Tout est plus beau, plus magique. Toujours. Alors le revoir aujourd’hui, pouvoir le serrer contre toi, c’est un comme un rêve. C’est comme si tu l’avais toujours souhaité sans avoir jamais osé le formuler. C’était une prière silencieuse que chantait ton cœur meurtri chaque jour mais que personne n’entendait. Tu n’osais plus espérer et voilà que ton vœu est exaucé. Il t’a retrouvé. Il a tenu parole, il est revenu et il t’a retrouvé. Et plus rien ne va vous séparer désormais.
Tu n’as d’yeux que pour lui. Dans un coin de ta tête, une petite voix te rappelle que tu es sur ton lieu de travail, que tout un tas de gens vous regardent. Mais tu t’en fiches. Tu ne regardes que lui. Que ces grands yeux bruns et plein de chaleur, plein d’un amour fou et inconditionnel – celui-là même qui éclaire tes pupilles dilatées de bonheur. Et tu avales, bois ses paroles comme si elles t’étaient vitales. Comme si tu allais suffoquer si tu venais à rater un mot, juste un seul. C’est ton Nuka devant toi. Tu oses à peine y croire et tout se mélange dans ta tête. Tout un tas de questions se bousculent à tes lèvres mais tu es trop ému pour les poser. Tu as même peur de bégayer – pourtant, tu y es habitué depuis le temps. Alors tu ne fais que le regarder avec ce léger sourire plein de tendresse aux lèvres. Tu profites juste de la chaleur de ce corps contre le tien, de toute cette douceur qui se diffuse dans ton être. Comme avant. Le reste n’a pas d’importance. Ton ami est là désormais. C’est tout ce qu’il te fallait pour être enfin pleinement heureux. Pour retrouver l’espoir d’un futur meilleur, pour garder la tête haute en ces sombres heures. « Ja-jamais plus, tu souffles comme une promesse entre vous deux lorsqu’il te supplie de ne plus le laisser. » Comment pourrait-il en être autrement ? Tu as dû le quitter une fois, une seule. Et ton univers a tangué comme jamais, comme ce jour-là quand tu t’es réveillé à Fantasia Hill, seul et complètement paumé. Maintenant que tu l’as retrouvé, tu ne vas plus le lâcher. Plus jamais il ne va te quitter. Jamais. Sinon, tu en mourrais.
Tu observes son doux visage rayonnant, tu frissonnes au son si apaisant de sa voix qui résonne dans le restaurant. Tu as juste l’envie de le prendre par la main et de t’enfuir avec lui, loin. Tu as l’envie de t’étendre sur l’herbe verte d’un parc au bord de l’eau et de le laisser te raconter des histoires, des tas d’histoires. Tu as juste l’envie de fermer les yeux en le sentant tout contre toi, de t’endormir lové dans sa chaleur encore une fois. Comme là-bas. Mais quand tu vois ton ami s’excuser auprès de la vieille dame, le retour à la réalité est un peu brutal. Tu te souviens à nouveau du monde autour de vous, de ces gens qui sont tes clients. Une bouffée d’angoisse te serre la gorge et l’estomac mais tu fixes tes yeux bruns sur Nuka et ton cœur s’apaise automatiquement. Tu te répètes que tout va bien, qu’il est là alors rien ne t’arrivera. Tu admires sa façon d’utiliser les mots, de les mettre en phrases pour séduire cette grand-mère qui avait pourtant l’air si revêche. Un jour, peut-être, tu sauras faire ça toi aussi. Il t’apprendrait sûrement si tu le lui demandais. Tu gardes cette idée dans un coin de ton esprit et sourit avec tendresse devant ses suppliques. Tu n’es pas habitué à tant d’amour en si peu de temps et lui te le livrait à profusion, sans se cacher. Sans avoir honte. Sans compter. C’est si beau, c’est si bon. Tu as l’impression que ton cœur va déborder de joie bientôt. Tu prends sa main et serres ses doigts entre les tiens. Forts. Comme pour lui dire que tu es là, que vous êtes là. Ensemble, lui et toi. « Bien sû-ûr que tu restes a-avec moi, tu lâches avec assurance. » C’est une évidence pour toi – Nuka restera avec toi.
Jetant un coup d’œil à ses vêtements dépareillés et aux couleurs mal accordées, tu retiens un sourire presque radieux mais amusé et l’emmènes à ta suite dans les cuisines cependant qu’un autre serveur s’occupe de ramener un peu d’ordre dans la salle du restaurant. Sans dire un seul mot aux cuisiniers, tu te faufiles jusqu’à un petit vestiaire attenant et y déniches une chemise blanche propre, un veston noir et un pantalon à pinces de la même couleur. « Tiens, ça de-devrait être à ta ta-taille, tu acquiesces avec un sourire tout en tendant les affaires au châtain. Enfi-file-moi ça. » Et cependant qu’il se défait de sa tenue d’infortune, tu sors ton carnet et ton stylo et te mets à griffonner à toute vitesse. Tu sais que tu aurais pu lui dire tous ces mots que tu vas inscrire mais cela t’aurait pris trop de temps et tu ne veux plus perdre une seule minute désormais. Tu as déjà perdu trop de temps sans lui. « Je suis tellement, tellement, tellement heureux que tu sois là avec moi. Si tu savais… Je n’espérais plus te revoir. J’ai cru que tu ne sortirais jamais ou bien que tu m’avais oublié. Que tu avais oublié ta promesse. Tu m’as manqué. Tes histoires m’ont manqué. Tu m’en raconteras une après le service, hein ? Comme avant. Et tu me gronderas parce que je me serai endormi avant la fin. Mais tu ne m’en voudras pas parce que tu m’auras trouvé trop mignon, endormi contre toi. J’ai tellement de choses à te raconter et toi aussi j’imagine. Tu me diras tout ce que tu as fait après mon départ, hein ? Comment ça s’est passé à l’hôpital ? J’espère qu’ils ne t’ont pas trop mené la vie dure. Tu as encore eu des crises après que je sois parti ? Tu as un endroit où vivre ? Tu as fait quoi durant ces quinze jours ? Tu étais tout seul ? Tu me raconteras tout. Je veux tout savoir, d’accord ? Absolument tout. » C’est presque essoufflé que tu traces le point final de ce monologue écrit.
Avec un sourire, tu détailles l’allure de ton Nuka dans ces nouveaux vêtements et émets un sifflement appréciateur. « T’es beau co-comme t-tout ! » Tu remarques alors cette distance physique qu’il y a entre lui et toi depuis cinq longues minutes et tu te réfugies à nouveau dans ses bras, comme si c’était déjà trop dur à supporter d’être séparé de lui une nouvelle fois. Tu fermes les yeux, appréciant le contact du tissu recouvrant sa peau chaude et douce. Tu sens son cœur qui bat contre ta joue et un sourire apparaît sur tes lèvres – il bat au même rythme que le tien. C’est ce son-là qui t’a bercé des semaines durant avant que tu ne t’endormes le soir. C’est pareil à une chanson douce, t’accompagnant jusque dans les bras de Morphée. Elle t’a manqué, cette musique apaisante. Un sourire lumineux et les yeux étincelants de mille feux, tu lui tends ton petit carnet. « On s’occup-pe du service aujourd’hui-hui, tu l’informes rapidement ensuite, tout en lissant le tissu du veston. Tu parles, et je-j’écris. » Vous vous complétez à merveille et ça te rassure de retourner dans la grande salle avec lui à ton côté. Ça te paraît tout de suite plus facile, moins angoissant. Le nœud au creux de ton estomac disparaît. Tu sais qu’il t’aidera, qu’il te soutiendra. Et si tu viens à flancher, à paniquer, tu n’auras qu’à regarder au fond de ses prunelles dorées et tu sauras. Tu sauras qu’il est là avec toi. Et tout ira bien. « Mais attention, on n-ne renverse pas de sou-soupe sur les mamies, tu lances dans un petit rire au souvenir de ce bol qui a malencontreusement atterri sur la pauvre dame qui n’avait rien demandé sauf peut-être de déjeuner en paix. » Tu poses un baiser sur la joue rose, comme pour te donner du courage, vous donner du courage. Vous êtes prêts à y aller.




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Nuka S-S. Sullivan

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MessageSujet: Re: Tu es en retard pour le thé | Numéo Tu es en retard pour le thé | Numéo EmptyDim 23 Mar - 17:27



Le sourire qui s’étale sur tes lèvres reflète ton bonheur. Kiméo est retrouvé, tes recherches ont porté leurs fruits. Des larmes de joie dégoulinent sur tes joues et tu les laisses faire. Tu sens sa puissance, tu sens sa peau, tu sens sa présence. Et c’est tout ce qui compte. Il te souffle une promesse qu’il ne brisera plus jamais, une promesse belle comme le jour. Vous deux vous êtes de nouveaux inséparables. Meilleurs amis pour la vie. Oui, tu sais qu’il en a deux autres et que ce sont eux ses vrais meilleurs amis, mais il est tout pour toi alors tu ne t’en soucies pas. Tu sais que tu ferais tout pour lui, que tu seras là pour toujours. Un sourire traverse ton visage baigné de larmes, tu es si fier d’avoir atteint ton objectif, d’avoir réussi à le retrouver. Si fier d’être sorti de l’enfer dans lequel tu l’avais rencontré, d’être sorti pour lui. Pour combler ce silence qui s’est installé dans le restaurant tu parles. Tu aimerais entendre sa voix, ses mimiques qu’il a lorsqu’il se tort la bouche pour parler, le rouge qui lui monte aux joues quand il se rend compte qu’il n’arrive pas à s’exprimer clairement… Tu te rends compte de tout ce que tu as manqué pendant ces six mois, ce n’est qu’en perdant quelque chose que l’on se rend compte de sa valeur. Alors maintenant que tu l’as retrouvé, tu sais que c’est pour toujours. Plus personne ne pourra jamais tenter de vous séparer une nouvelle fois, alors tu le serres encore plus fort. Tu n’as pas besoin de te cacher pour donner de l’amour, c’est alors que tu comprends ce que Rox te racontait une dizaine de jours auparavant sur l’amour. Ce n’est pas descriptible, même toi tu es incapable de parler. Ton flot de parole incessant a pourtant cessé. Ta gorge se laisse rien passer, le bonheur de le retrouver surplombe tout le reste. Ton meilleur ami est là, pour toujours. Lorsqu’il te parle, tu sens une certaine aisance dans sa voix, peu de monde le remarquerait et s’arrêterait sur son bégaiement, pas toi. Toi tu le connais et tu sais les progrès qu’il fait, tu vois et tu sens la beauté de ses paroles.

Alors tu es encore perdu dans tes pensées et sur tes retrouvailles, tu sens que sa petite main te tire. Evidemment tu te laisses faire et te voilà dans les cuisines, il donne une tenue et prend son carnet. Quelques secondes s’échappent avant que ton cerveau l’analyse. Tu vas réellement travailler avec lui ? OH ! Ce restaurant est-il le sien ? Alors tu relèves la tête pour lui demander, tu vois qu’il s’active avec force sur son calepin. Il écrit si vite, chose que tu n’as jamais réussi à faire. Tu perds encore quelques secondes à patienter avec ta tenue dans la main, avant de te décider à t’activer. D’un geste sur, tu te déshabilles. Aucunement pudique, tu te changes devant ton ami qui, de toute manière, semble passionné parce ce qu’il écrit. Tes vêtements précédant roulent à tes pieds et tu ne les jettes pas un regard. Seul la main fébrile qui parcourt le papier te fascine. Enfin il lève la tête. « T’es beau co-comme t-tout ! » Tu rougis sans même t’en rendre compte. Tu n’es pas habitué aux compliments, tu avais presque oublié l’honnêteté et la franchise de ton meilleur ami qui, lui, dit ce qui lui traverse l’esprit sans chercher à camoufler la vérité. Toi tu es devenu doué pour cela, mentir pour t’en sortir, mentir pour faire croire au monde que tu n’es pas sujet à tes crises de colère, mentir pour retrouver ton ami. Non, maintenant c’est fini les mensonges, pas avec lui. Jamais. « Merci, enfin je ressemble à un pingouin plutôt. Toi ça te va bien. Tu as toujours eu la classe en même temps, regarde toi avec tes beaux cheveux bouclés. » Tu parles, encore et toujours, sans peser tes mots, sans les choisir à l’avance. Oui, avec lui tu dis la vérité et ne cherche pas à te cacher derrière les faux semblants pour ne pas souffrir. Avec Kiméo, cela n’a pas d’importance, avec lui tu ne peux pas souffrir. Il est ton bouclier, ton roc. Il est celui qui te rattache à la vie, celui qui t’aide à avancer. Comment avais-tu pu survivre sans lui avant ? Tu chasses cette pensée de ton esprit. « Attends, montre mon ton carnet, je ne peux pas répondre sinon ! » Cet idiot avait presque oublié l’essentiel, il te parlait sans te dire les choses ! Tu rigoles en le regardant et tu lis tout. Tu détestes lire et il le sait bien, mais il ne devait pas être capable de tout raconter d’une seule traite. Tu as à peine fini ta lecture laborieuse que déjà il t’entraîne. « On aura le temps de parler pendant le service ? Les serveurs n’ont pas beaucoup de pauses si ? » Comme d’habitude tu le harcèles de questions qui risqueront de rester sans réponses. Il t’emmène dans la grande salle, celle où les clients attendent leurs serveurs, celle où le monde vous attend. Vous, le duo unique, l’un qui parle pour ne rien dire, l’autre qui se tait et supporte tes conneries. Vous vous êtes bien trouvés. «  Mais attention, on n-ne renverse pas de sou-soupe sur les mamies. » Un éclat de rire commun s’échappe de vos lèvres. « On ne m’avait pas clairement décrit le règlement, je ne pouvais pas savoir que c’était interdit. »  Tu te laisses aller à l’humour, tu lui réponds sur le même ton que lui. Soudain, tu te sens comme un agent spécial en mission… Tu te retournes vers lui et chuchote « Où se situe notre premier client ? » Il t’indique du doigt une table où un couple semble attendre patiemment qu’un serveur arrive. « J’accepte ma mission ! » lances-tu d’une voix assurée. Tu t’avances en tenant ton meilleur ami par le bras, as-tu le droit ? Tu t’en contrefiches, tant qu’on ne te dit rien, tu ne le lâches plus. Vous êtes arrivés, devant une table, les deux jeunes gens se tournent vers vous et tu perds tes mots, tu sais que c’est à toi de jouer, de te lancer. Es-tu fait pour ce métier ? « Bonjour madame, monsieur. J’espère que la chaleur ambiante vous sied ? Très bien, avez-vous commandé ? Quel plat vous ferait-il plaisir ? Une envie ? Une suggestion ? Allez-y, nous sommes à votre écoute.  » Le monologue a quitté ta gorge tout seul et tu sens que le jeune homme en face retient ses lèvres de se fendre en un sourire alors que la demoiselle pouffe sans retenue. Après un instant de silence, un court instant pour le monde, mais une éternité pour toi, il se racle la gorge et lance leur commande. Un soupir de soulagement discret s’échappe et tu remercies le ciel d’avoir Kiméo à tes côtés. Si jamais tu devais te souvenir de tout ce qu’il demandait, tu serais pas dans la merde. Quand enfin ils semblent avoir terminé de passer commande, tu ouvres les lèvres. « Excellent choix madame, vous allez vous régaler. Nous vous apportons tout ceci le plus rapidement possible et pendant ce laps de temps, n’hésitez pas à admirer la fontaine aux poissons ! » Y a-t-il au moins des poissons ? Tu n’en sais rien, mais après tout, cela pourrait être une bonne idée de rechercher des poissons invisibles. Tu te retournes et fais quelques pas avec Kiméo qui ne te laisse pas de répit et t’indique une autre table, avec des enfants cette fois-ci. « Tout de suite ? » Et alors recommence le même manège. Tu demandes, questionnes, acquiesces, laisses Kiméo prendre des notes et félicite les clients pour leur bon choix de plats. Souvent tu ne sais même pas ce qu’ils demandent, il y a tellement de plats différents portant des noms étranges, mais qu’importe, il faut toujours sourire. C’est la clef du succès. Après trois tables, Kiméo te fait signe d’aller vers les cuisines. « Oula, j’ai bien réussi ? C’était bien ? On a un peu de temps avant de reprendre ? T’es sûr que je peux rester et que ça ne dérange personne ? Il faut faire quoi maintenant ? » Tu es si peu sûr de toi. « Ah et oui, j’avais plein de choses à te dire. » Pendant que ton meilleur ami transmet les commandes en cuisine tu organises ta pensée. Il t’a posé tellement de questions différentes. Alors que tu allais lui dire quelque chose, un cuisinier ouvre une petite trappe et fait passer des plats, Kiméo en prend un et te montre le second. Déjà, vous remettre au boulot sans avoir le temps de vous retrouver. Tout cela va trop vite. Ta respiration s’accélère, c’est trop pour toi. Le monde tourne vite autour de toi, tu ne vas pas bien et .. tu croises le regard de Kiméo. Et tout s’arrête. Tu halètes. « C’est … toujours difficile… comme … ça ? »  Tes mots sont entrecoupés par la peur. Tu as besoin de sa rassurante présence pour te relever et assurer ce que tu lui as promis. C’était ton idée de travailler pour lui, il ne faut pas que tu t’arrêtes face à la première difficulté.
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Dernière édition par Nuka S-S. Sullivan le Dim 4 Mai - 21:07, édité 1 fois
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Kiméo-Ed Swann Jelani

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MessageSujet: Re: Tu es en retard pour le thé | Numéo Tu es en retard pour le thé | Numéo EmptyDim 30 Mar - 10:06



hold me close, don’t let go, watch me burn.



Nuka est comme un ange tombé du ciel pour te sauver. Littéralement. Il t’a retrouvé au moment où tu avais le plus besoin de lui, comme par magie. Comme si, de là où il était, il avait senti que tu avais besoin de lui. Que tu avais besoin de sa présence à tes côtés. C’est comme si un lien invisible mais bien présent vous reliait l’un à l’autre, pour toujours. Entre lui et toi, c’est pour la vie. Quoi qu’il arrive, quoi qu’il se passe. C’est lui et toi pour l’éternité. Tu te fais cette réflexion cependant que tu l’observes dans ses nouveaux habits de serveur, un petit sourire tendre aux lèvres. Malgré ses dires et son air peu convaincu, tu as toujours trouvé qu’il avait une certaine classe malgré tout. Malgré l’affreuse blouse blanche de l’hôpital, malgré ses goûts très ‘variés’ pour le choix de ses vêtements. Tu admires beaucoup sa façon d’être et parfois, tu aimerais être un peu comme lui. Tu aimerais pouvoir t’exprimer aussi bien, aussi simplement. Sans difficulté. On dirait que c’est inné chez lui, comme une seconde nature. Mais si lui parle sans s’arrêter, toi tu écris. Vous vous assemblez bien, tout compte fait. Lui et toi, vous êtes comme les deux moitiés d’un même ensemble. Vous vous complétez. Et même ses crises violentes et effrayantes n’ont jamais pu te séparer de lui, ne t’ont jamais éloigné de ton Nuka. C’est impossible. Bien sûr, tu as eu peur cette fois-là quand il t’a rejeté comme un malpropre. Quand tu as eu la sensation de n’être qu’une vulgaire chaussette dont il se débarrassait sans le moindre scrupule. Mais tu as très vite compris que ce n’était pas sa faute. Tu as vite compris que tu devais l’aider, être là pour le soutenir. Tu es son ami, peu importe qui il est et ce qu’il fait. Jamais tu ne pourras le considérer autrement que comme cette moitié de toi qu’il te manquait.
Tu tires machinalement sur une de tes boucles brunes lorsque ton ami les mentionne et tu souris doucement. Oui, toi aussi tu les aimes bien tes cheveux ondulés. Ils sont marrants, tu trouves. « M-merci, lances-tu toujours ce sourire brillant aux lèvres qui vient illuminer ton regard. » Mais tu n’oublies pas toutes ces questions qui te traversent l’esprit le concernant, tu n’oublies pas cette absence que vous vous devez de combler au plus vite. Alors, sans perdre une minute, tu griffonnes toutes les questions que tu meurs d’envie de lui poser sur un morceau de papier. Tu te sais incapable de toutes les poser d’une traite et tu prendrais tellement de temps à les formuler que tu en oublierais sûrement la moitié en chemin. Alors tu les laisses là, noir sur blanc. Ce sera pour plus tard, parce que votre travail vous attend. Une fois que Nuka a tout lu consciencieusement de tes notes, tu lui envoies une légère grimace contrite lorsqu’il te demande si vous aurez des pauses. Tu lui fais comprendre par là que c’est le coup de feu et que vous ne risquez pas de vous reposer de sitôt. Mais tu sais que vous aurez tout le temps de discuter après. Vous le prendrez, coûte que coûte. Vous avez bien trop de choses à vous dire. Bien trop de temps à rattraper. Et sur de dernières recommandations pleines de gentille moquerie, vous partez côte à côte dans la grande salle qui t’a toujours tant effrayé. Tu aimes bien le petit air conspirateur que prend le brun. Tu as l’impression de rentrer dans une immense salle de jeu et la tâche devient alors déjà plus facile à entreprendre. D’un regard et d’un sourire, Nuka a transformé cet affreux cauchemar en un rêve des plus paisibles. Détendu, tu l’emmènes à votre première table.
C’est apaisant de faire le service avec Nuka. C’est comme un jeu, comme se retrouver à la maternelle quand on pouvait faire semblant d’être qui on voulait sans peur d’être jugé ou moqué. Avec sa façon bien à lui de voir le monde, il vous emmène de table en table sans se départir de sa verve naturelle. C’est comme si tout ça lui était déjà familier, comme s’il avait fait ça toute sa vie durant. Comme s’il était dans son élément. Tu l’envies un peu, tu l’admires également. Tu te dis que tu aimerais pouvoir faire pareil au lieu d’être toujours bloqué et de ne jamais oser parler tant tu as honte de ton bégaiement. Mais tant que tu es avec lui, alors tout va bien. Consciencieusement, tu prends note de chaque commande sur ton carnet, t’empêchant parfois de rire aux paroles de ton ami. Il se laisse quelque peu emporter par son rôle mais tu trouves ça amusant. Ça donne un peu de fraîcheur au restaurant, un peu de renouveau. Tu crois que les clients apprécient – certains plus que d’autres en tout cas. Et quand vous revenez tous les deux aux cuisines pour déposer les commandes au chef cuisinier, tu n’as pas le temps de féliciter Nuka sur sa prestation que tu vois une lueur paniquée dans son regard. Une lueur que tu ne connais que trop bien. Alors dans un geste tendre et plein d’affection, tu poses tes mains sur ses joues et plantes ton regard dans le sien, comme pour lui dire que tu es là, que tout va bien. « P-parfait, mon Nu-Nuka, tu lâches avec un sourire confiant. » Oui, il a été parfait. Et en cet instant, tu te détestes tellement de ne pas être capable de lui dire bien plus, de le rassurer encore un peu avec d’autres mots qui s’échapperaient de ta bouche avec fluidité. Tu n’as que tes grands yeux bruns noyés dans les siens qui peuvent lui montrer combien tu es fier de lui.
« Tu re-restes, affirmes-tu d’un ton ne souffrant la réplique avant de faire un tour vers les fourneaux pour t’assurer que tout est en ordre. » Même si tu as confiance en tes commis, tu ne peux t’empêcher de vouloir que le travail soit bien fait. Cette cuisine, c’est un peu ton bébé. Il faut qu’elle tourne, et qu’elle tourne bien. D’un sourire avenant et d’une petite tape sur l’épaule, tu transmets ta satisfaction et quelques encouragements pour la fin du service avant de revenir auprès de ton ami. Fronçant légèrement les sourcils en remarquant son visage un peu plus pâle que d’ordinaire et sa respiration qui semble accélérée, tu t’inquiètes à ses paroles. Tu reconnais les signes avant-coureurs de la crise et tu dois l’éviter. Tu peux comprendre que ce soit trop pour lui, tout ça. Ça fait tellement en si peu de temps. Lui qui a passé des mois en hôpital psychiatrique, à l’écart des autres ; lui qui a passé deux semaines à te chercher, sûrement seul, là dehors. Le voilà qui se retrouve entouré de clients inconnus, dans un lieu tout aussi inconnu avec pour seul appui ta petite tête brune frisée. Ce ne doit pas être simple pour lui – ça ne l’a pas été pour toi au début. Posant ta main sur son avant-bras, tu le presses doucement comme un signe d’encouragement. Puis tu viens te serrer contre lui, enroulant tes bras autour de son dos. « J-je suis l-là, tu souffles doucement. A-avec toi. » Et tout ira bien. Tant que vous resterez tous les deux, tout ira bien. Parce que la présence de l’autre vous pousse à donner le meilleur de vous-même, elle vous rassure et vous montre que vous n’êtes plus seul. Si alors vous sentez votre moitié à vos côtés, rien de mal ne peut vous arriver. Il arrivera à contrôler tout ça, il va le faire. Parce que tu sais que tu arriveras à le calmer par ta seule présence. Tu as toujours réussi, tu as toujours été le seul à pouvoir le faire. Te détachant légèrement, tu reprends ton carnet pour la énième fois et tu griffonnes rapidement deux ou trois phrases d’encouragement. « Le coup de feu de midi est bientôt terminé, tiens bon. Après, on pourra se relaxer et parler tous les deux d’accord ? En attendant, courage, je suis avec toi mon Nuka. » Tu aimerais pouvoir dire encore plus mais, pressé par le temps, tu te dois de faire au plus court. Tu lui lances un dernier sourire avenant et plein de tendresse avant que vous ne retourniez en salle, ton bras accrochant le sien avec fermeté.




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MessageSujet: Re: Tu es en retard pour le thé | Numéo Tu es en retard pour le thé | Numéo EmptyMar 1 Avr - 17:45




Kiméo et toi, vous êtes là. Réunis, tous les deux. Un rêve qui se réalise enfin. Tes yeux laissent échapper des larmes de joies, tes mains le serrent aussi fort que tu le peux, sentir son cœur battre contre le tiens te rappelle pourquoi tu es ici. Son visage, avec ses beaux cheveux et son sourire éclatant, oui, réellement, tu as une raison de te lever le matin, une raison de t’activer, une raison de vivre. Kiméo représente pour toi bien plus qu’un simple ami, il est ton meilleur ami. La journée est déjà bien avancée, mais le temps qui passe ne t’inquiète pas, la terre pourrait tourner deux fois plus vite autour du soleil que tu garderais ce même sourire étincelant sur les lèvres. Le temps ralentirait ce te serait égal, car tu sais maintenant que vous ne serez plus jamais séparer. Oh bien sûr, il y a des moments où vous serez obligé d’être seul, il a d’autres amis que toi, il a une vie remplie, mais tu sais que tu es prêt à aller où il faudra, à attendre le temps qu’il suffira. Tu seras là, comme tu l’as promis. C’est si bon de le retrouver, rien ne pourra gâcher ce début de journée.

Rien sauf cette crise qui commence. Cette crise qui va arriver, tu le sens, tu ne les connais que trop bien. Cette agitation est trop nouvelle pour toi, les clients qui t’attendent, les demandes, les plats qui arrivent, les enfants qui crient. Le bruit de cerne de toute part et voilà que tu vas craquer. Les crises surviennent sans jamais prévenir et pourtant, là elle prend son temps. Peut être parce que tu as été forcé de les apprivoiser pendant ces cinq mois à l’hôpital où tu cherchais activement à rejoindre Kiméo… ou alors c’est seulement sa présence qui t’aide. Oui, sa présence t’a toujours permis d’être moins calme. Tu te sais incapable de t’adoucir pourtant, tu as besoin d’aide, besoin de son aide. Ce qui est étrange, c’est la vitesse avec laquelle la crise est venue en toi. Tout allait bien, tu t’étais débrouillé comme un chef dans la salle, tu avais ris, parlé, questionné les clients. Certains t’avaient rendu ton sourire, d’autre avait même ri. Le mieux dans l’histoire c’était ton ami qui t’avait complimenté. Il avait même dit parfait, oh tu avais été honoré de l’entendre te dire ça. Tu avais un besoin fou de reconnaissance et lui savait te l’apporter. Tu en aurais presque ronronné de satisfaction si jamais la subite crise n’avait pas fait son apparition. Tes muscles tremblent encore sous ta nouvelle tenue de serveur et là sa main se pose sur ton bras. Ce n’est rien, qu’un geste anodin, mais c’est lui. N’importe qui d’autre ose te toucher durant une crise, il y a fort à parier qu’elle éclate avec plus de force, mais lui c’est différent. Il les a subites avec toi, généralement. Et il te parle, c’est énorme en réalité, Kiméo déteste tellement parler qu’il n’ouvre les lèvres que si c’est nécessaire. Or il est là et il te le dit. Quatre mois qui t’aident plus que n’importe qui pourrait le supposer. Tu fermes les yeux et inspires, quand tu les rouvres il est collé contre toi. Vos cœurs devraient battre à l’unisson, mais le tiens bats plus vite. Alors tu recommences et essaie de te caler sur son rythme cardiaque. Quelques secondes plus tard, c’est passé. « Merci et … désolée. » murmures-tu, honteux, à son oreille. Tu n’aimes pas être faible, mais tu ne fais pas exprès. C’est dans ta nature.

Alors recommence une nouvelle tournée. Kiméo t’a prévenu par écrit que la fin était proche, tant mieux, tu n’es pas sûr de supporter trop longtemps. C’est ton tout premier emploi, ce n’est pas aisé. Pourtant tu t’y relances. Ton ami te montre les plats et te guide vers les tables. Ensemble vous apportez ce que les gens ont commandé, puis vous notez ce qu’ils vous demandent, puis vous leurs rapportez, puis vous allez en cuisine et Kiméo vérifie que tout se passe bien, puis vous bougez encore. Entre deux plats vous pourrez vous glisser deux phrases, vous raconter un peu votre vie, mais tu sens que ce n’est pas le moment. Vous n’avez pas besoin de quelques mots volés entre deux plats, vous avez besoin d’une longue discussion, vous avez besoin d’un moment à vous deux. Alors vous restez silencieux et servez les assiettes des uns en débarrassant les assiettes des autres. Le premier qui dit que le boulot de serveur n’est pas épuisant, ne dois jamais l’avoir essayé. En plus ce costume ne t’es pas habituel et il te démange. L’avantage de la blouse d’hôpital c’est qu’elle est ample et que tu peux y nager à ta guise. Enfin, la salle commence à se vider, les gens partent, laissant des pourboires ou non, avec des sourires, des grands signes des enfants, des paroles simples des adultes…
Tu t’assieds sur une marche, Kiméo t’a fait sortir par une petite porte qui mène sur une cours intérieure. Il y a les énormes poubelles, celles du restaurant, mais d’autres magasins aussi, d’autres brasseries. L’avantage de cette petite cour, c’est que vous êtes seuls, personne ne viendra vous chercher ici. Enfin d’autres serveurs viendront sûrement prendre leur pause clope, mais tant pis, vous êtes contents. « Là on est tranquille et on du temps ? » demandes-tu avec un sourire, tu connais déjà la réponse bien sûr. Tu lui reprends son carnet pour répondre à toutes ses questions qui t’attendent depuis déjà une bonne heure. Tu prends ta respiration et tu ouvres les lèvres pour une longue tirade. « Comment aurais-je pu t’oublier ? C’est impossible. Tu es parti, je ne l’ai pas compris tout de suite. J’attendais tous les jours que tu reviennes, mais les médecins m’ont dit que tu ne reviendrai plus, que tu étais totalement guéri. Alors j’ai eu des crises, les plus grosses. J’ai volé le cahier du médecin et j’ai gribouillé et déchiré ses pages, parce que je n’étais pas content. Il n’était pas content, je t’assure. Et puis j’ai compris que pour partir d’ici, il ne fallait pas que je sois en colère, mais que je sois sage. C’était dur, ça m’a pris quatre mois entier, mais durant ces quatre mois j’ai réprimé mes crises. Pas une seule. Du moins en public et si jamais ça m’arrivait quand j’étais seul, je rangeais parfaitement ma chambre après. Bref, j’ai gagné contre eux, et j’ai pu sortir. Et bah, figure-toi que c’était pire. Je ne m’attendais pas à ça, je ne connaissais personne dans la ville. » Te rappeler de cette journée c’était dur. Tu avais souffert, abandonné de tous. Tu relèves la tête et là, tu souris. Face à lui tu ne peux pas être triste ou malheureux. C’est comme si tu cherchais le soleil, la nuit. C’était raté d’avance. « Et là, j’ai rencontré Rox, je ne sais pas si tu vois qui c’est. C’est un ancien renard, je ne me souviens plus du conte. Bref, il m’a offert son appartement. Je ne connaissais rien et il m’a appris et m’a aidé. Après je n’ai pas fait grand-chose à part te chercher tu sais. J’avais beau donner ton nom, peu de monde a pu m’aiguiller, malheureusement. Mais franchement, grâce à Rox je n’ai pas perdu espoir et quand il ne travaillait pas à la piscine, il m’aidait à te chercher. Et c’est terminé ! Je t’ai retrouvé, tu n’imagines même pas mon bonheur. » Nuka étendit les bras et serra le jeune homme contre son cœur, ensemble. Ils étaient ensemble. Son éternel sourire sur les lèvres, les yeux pétillants, Nuka était prêt à attendre son histoire. « Et maintenant à toi, raconte-moi. Tu vis où ? Ce restaurant il est à toi ? Tu as retrouvé les amis que tu cherchais ? Tu es heureux dans cette ville ? » Nuka avait une dernière recommandation pour Kiméo, mais il savait d’avance que cela n’allait pas lui plaire, mais il voulait qu’ils aient une réelle conversation, Nuka voulait l’entendre parler, il aimait tellement sa voix. Souvent hésitante, mais si belle quand il se forçait. Il posa sa main sur le carnet de Kiméo et, en le regardant droit dans les yeux, il lui demanda. « Et j’aimerai que tu me parles. Ce n’est pas que je n’aime pas lire, enfin si et tu le sais, mais c’est parce que je veux t’entendre. Cinq mois que je te cherche et ce n’est pas pour parler via un papier. S’il te plaît, fais-le pour moi. » Tes yeux le supplient et tu aimerais tellement qu’il exauce ton souhait. Cependant tu le rassures tout de même un peu. « Enfin, je veux que tu fasses le maximum et tu sais très bien que je serais patient. Prends-le temps qu’il te faudra pour me raconter, je ne bougerais pas d’ici et je ne trouverais pas le temps long. Je te promets. » Une promesse que tu tiendras, car lorsqu’il s’agissait de Kiméo, tu étais réellement prêt à tout.

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Dernière édition par Nuka S-S. Sullivan le Dim 4 Mai - 21:07, édité 1 fois
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Kiméo-Ed Swann Jelani

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MessageSujet: Re: Tu es en retard pour le thé | Numéo Tu es en retard pour le thé | Numéo EmptyDim 20 Avr - 11:26



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Avec effroi, tu as vu le regard de ton Nuka devenir comme terne et livide. Comme fou. Des images de ses crises à l’hôpital psychiatrique ont défilé rapidement devant tes yeux et, la panique au cœur, tu as prié pour pouvoir le calmer. Tu détestes ce genre de moments où tu ne reconnais plus Nuka. Où tu te sens comme rejeté, comme abandonné. La première fois que c’est arrivé, tu as senti ton cœur qui se déchirait dans ta poitrine. Encore une fois, on te repoussait. Encore une fois, tu n’étais que le vilain petit canard et tu te retrouvais de nouveau seul. Si tu as tenu tout ce temps, enfermé entre quatre murs, c’est bien grâce à lui. Ton Nuka. Et tu savais que s’il venait à te laisser tomber alors tu ne le supporterais pas. Tu n’y arriverais pas sans lui. C’était impossible. Tu avais déjà perdu Shenzi et Banzaï, tu ne pouvais pas le perdre lui aussi. Ce serait de trop. Ce serait insupportable de te retrouver à nouveau abandonné, seul contre tous. Étranger dans un monde qui n’était pas le tien. Dans un environnement qui t’effrayait plus que de raison.
Mais tu as réussi. Tu as trouvé le moyen d’apaiser sa colère, de calmer ses angoisses. Tu es le seul à pouvoir éviter les crises de Nuka. Comme si toi seul comprenais comment il fonctionne ; comme si toi seul savais qui il est. Alors tu n’as pas hésité en voyant ses yeux s’assombrir. Pas une seconde. Tu es venu au secours de ton ami sans même réfléchir. Sans te préoccuper du reste du monde autour de vous. Il n’y avait que lui et toi, comme toujours. Juste lui et toi et cette foutue crise à éviter. Quelques mots doux, un regard ancré dans le sien, un attouchement léger mais ferme. Il ne lui a fallu rien de plus pour se calmer instantanément. Tu as parfois l’impression d’avoir des pouvoirs magiques. D’être un super-héros. Son super-héros ? Soulagé, tu souris en retrouvant la douceur inégalée de ton ami. Sa respiration plus lente s’est calée sur la tienne et tu le serres dans tes bras. Fort. Comme pour lui montrer une nouvelle fois que tu es là et que tu ne comptes pas l’abandonner. Que tu seras là chaque fois qu’il en aura besoin, chaque fois qu’une crise s’imposera.
Et quand il est entièrement calmé, vous devez retourner faire le service. Continuer d’apporter des plats fumants et de prendre des commandes. Tu sens la fatigue te tirer dans les jambes, tu n’es pas habitué à toute cette pression sur tes épaules, tout cette agitation autour de toi. Même si ce n’est pas de tout repos quand tu es derrière les fourneaux, tu te sens comme protégé et invincible derrière les grandes portes blanches séparant la salle des cuisines. Tu tiens mieux la distance lorsque c’est toi qui confectionnes les plats, pas quand tu les sers. Malgré tout, la présence de Nuka t’aide à tenir et tu te dis que tu veux le rendre fier. Que tu ne veux pas le décevoir ou le laisser tomber. Alors tu tiens le coup, tu restes fort. Tu gardes courage et enchaînes plats et commandes avec de plus en plus de facilité. Comme si, peu à peu, tu prenais l’habitude des gestes à effectuer. Ce n’est pas si compliqué, au final. Tu as juste l’angoisse de devoir parler aux clients mais ton ami s’en charge à ta place. Alors c’est avec cette peur en moins que tu prends plus confiance et que la fin du service se déroule sans anicroche aucune. Peu à peu, les clients quittent le restaurant, l’air satisfaits. Toi et Nuka recevez même un petit pourboire de la part de ce vieux couple d’habitués. Étonné, tu restes quelques secondes à observer les deux billets sans vraiment savoir quoi en faire. Tu finis par en glisser un dans la poche du pantalon du brun et gardes l’autre pour toi.
Soupirant doucement, tu t’étires longuement comme pour dénouer chacun de tes muscles avant de faire signe à l’ancien lion de te suivre jusque dans la petite cour derrière le restaurant. C’est en général l’endroit où vont fumer certains serveurs et où d’autres prennent leur pause café. Assis tous les deux sur les marches, juste à côté des bennes remplies, tu replies tes jambes contre ton torse et poses ta tête sur tes genoux. Fermant un instant les yeux, tu essayes de calmer le tumulte à l’intérieur de ton crâne, comme si tu étais encore dans la grande salle et que les clients hurlaient et hurlaient encore. Puis la voix de ton ami vient apaiser les cris, calme chaque battement trop irrégulier de ton cœur. Comme à chaque fois que tu l’écoutes, une vague de paix t’envahit et tu te laisses bercer par ses mots. Ça t’a manqué, tout ça. L’écouter avant de t’endormir, ses histoires incroyables, ses récits imaginés de toutes pièces. Tu espères pouvoir à nouveau l’écouter le soir. Tu as envie de retrouver cette intimité qui se forgeait à l’intérieur de sa chambre d’hôpital, la nuit quand tout était silencieux et calme autour de vous. Quand il n’existait plus rien que sa voix qui t’emportait au loin. Est-ce que c’est possible de reconstruire tout ça dans la vraie vie, maintenant que vous n’étiez plus enfermés dans ce cocon imperméable qu’était l’hôpital ? Tu l’espères. Tu ne veux pas perdre ça une nouvelle fois. Pas maintenant que Nuka est avec toi.
Tu es un peu triste en entendant son récit. Ses mots te rappellent à cette culpabilité que tu as ressentie en le laissant seul là-bas. Tu n’as pas voulu le quitter mais les médecins t’ont obligé à sortir, à retrouver le vrai monde. Tu aurais voulu qu’il vienne avec toi mais on te disait qu’il était encore malade, qu’il avait besoin de rester encore un peu ici. Tu aurais très bien pu t’occuper de lui tout seul, tu aurais su le guérir mais ils n’ont rien voulu savoir. Ils le gardaient, lui, et pas toi. Tu regrettes de ne pas avoir été là pour lui, de ne pas avoir pu être présent pour calmer ses grosses crises chaque fois qu’il n’était pas bien. Tu aurais tant voulu l’aider, l’épauler. Ta vue se brouille légèrement, des larmes semblent te brûler les paupières. Tu ne sais pas exactement pourquoi tu as soudainement envie de pleurer. Il est sorti maintenant, il t’a retrouvé. C’est sans doute comme un mélange de bonheur et de tristesse qui se percutent en toi. « J-je suis désol-lé, tu souffles piteusement tout en venant caler ta tête au creux de son épaule. Vou-voulais pas te laisser… » Mais tu avais compris que cette décision ne dépendait pas de toi et que tu ne pouvais rien y faire à part attendre. Attendre et espérer qu’il te revienne. « Suis con-content que tu s-sois enfin là-à. »
Tu as un moment d’hésitation lorsque Nuka te demande de lui parler. Tu sais bien qu’il est le seul avec qui tu te sens assez à l’aise pour discuter sans avoir honte de ton bégaiement. Il est le seul avec qui tu oses t’exprimer, sans avoir peur d’être jugé ou moqué. Mais tu gardes quand même au fond de toi cette pudeur incontrôlable, cette réserve qui te pousse à toujours te cacher derrière ton petit carnet. Mais c’est différent avec Nuka. C’est différent parce qu’il est différent. Parce qu’il te comprend. Il sait qui tu es au fond de toi. Pas besoin de te dissimuler, pas besoin de mentir ou d’embellir la réalité. Il t’accepte tel que tu es – bégayant et un peu simplet. « J-je vais essay-yer, tu promets avec un petit sourire timide mais rassuré. » Tu sais que tu ne risques rien avec lui. Jamais. « J’habi-bite à quelques rues d’i-ici. Dans un a-appartement avec Ban-Banzaï. Le restau-taurant appartient à Shenz-zi, moi je suis ju-juste cuisinier. » Et tu aimes ton travail, tellement. C’est toujours un plaisir, une vraie bouffée d’air frais. Ça t’aide à tenir, à te donner une raison de vivre. C’est ton petit train-train quotidien auquel tu t’es habitué très vite. « Je su-suis vraiment heu-heureux maintenant que tu es là-à, tu avoues en te serrant un peu plus contre lui. Le reste n’a pl-plus d’impo-portance désormais. » Ta relation avec Harlow, Banzaï qui ne te pardonnera jamais. Tout ça s’efface au seul contact de Nuka.
« C’était du-dur sans toi, tu continues, les yeux perdus dans le vague au souvenir de son absence. J’a-avais besoin de to-oi. » Ce nouveau monde t’a semblé si sauvage et si violent à ta sortie de l’hôpital. C’est comme si tu avais été projeté dans un univers inconnu, seul, sans rien ni personne sur qui compter. Tu as beaucoup pleuré. Tu t’es senti seul. Heureusement que ton chemin a croisé celui d’Harlow et de Banzaï pour que tout reprenne son sens. « D-dis, c’est… c’est qu-qui Rox ? C’est ton nou-nouvel ami ? Il va m-me remplacer ? demandes-tu d’une petite voix, la pointe de la jalousie semblant égratigner ton cœur. » Tu concèdes à laisser ton amour à ton meilleur ami mais tu ne peux pas imaginer devoir abandonner Nuka à un inconnu. Non. Tu ne veux pas le perdre lui aussi. Tu as trop besoin de lui.




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Nuka S-S. Sullivan

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MessageSujet: Re: Tu es en retard pour le thé | Numéo Tu es en retard pour le thé | Numéo EmptyDim 4 Mai - 21:59




La sensibilité de Kiméo est unique, peu de monde te connaît aussi bien. C’est triste à dire, car tu sais parfaitement que Vitani ou Mère, ne pourras pas t’épauler comme lui, tu sais qu’ils sont devenu étranger à ta nouvelle vie et qu’ils ne t’ont pas soutenu comme lui. Tu réprimes ces pensées moroses et te concentres sur la voix de Kiméo. Etrangement, il est capable de te calmer avec un seul regard, avec un seul geste. Son bras musclé contre ton corps te rappelle que tu es humain maintenant et que tu ne peux plus rugir à qui veut l’entendre. Ses pupilles marron n’ont rien de banal, son regard est si expressif que tu ressens ce qu’il te demande. Il n’a pas besoin de parler, tu n’as pas besoin de l’entendre, un échange silencieux vous suffit. Vous n’êtes pas comme tout le monde, mais ce n’est pas tant votre différence qui vous rapproche, c’est votre compréhension de l’autre. Ta respiration se cale sur la tienne et tu sais que tu es sauvé, car tu sais que tu es avec lui. Cet instant de simplicité qui suit les crises te remplit toujours de bonheur. Il est très court, mais intense. Tu te sens calme et parfaitement maître de toi. Puis la vie te rappelle à elle et tu ouvres les yeux. Le monde qui t’entoure t’oppresse moins qu’avec, mais tu n’es plus perché sur ton nuage avec ton meilleur ami. Et même si vous êtes ensemble contre tous les autres, il reste du monde autour de vous. Quelqu’un un jour t’a dit que tu étais agoraphobe, c’est faux. C’est juste que tu n’aimes pas le regard des autres qui se penche sur toi, leur regard mauvais qui te juge. Tu détestes ça, pire encore, tu le crains. Et nul ne sait ce que tu peux faire si jamais tu te sens menacé. La pression des mains de ton meilleur ami sur tes épaules te rappelle à la réalité et tu lâches un sourire. Ici tu n’es pas jugé. Mieux, on t’a pris pour l’un des serveurs sans soucis, tu es capable de te fondre dans le paysage, tu as toujours su le faire et plus que jamais tu avais besoin d’une confirmation. La gorge encore sèche, tu ne prends pas le risque de parler, donnant juste un signe discret de la tête à ton ami, avant de repartir pour la salle pleine de consommateur.

L’air frais te caresse la joue et tu fermes les yeux. Dehors tu es bien. La matinée est passée si vite que tu savoures ce calme avec bienveillance. Tu jettes tout de même un coup d’œil à ton ami, il s’est renfermé sur lui-même, dans une position qui lui est sienne, comme une boule inatteignable. Tu ne peux t’empêcher de sourire en le regardant. Oui, vous vous êtes retrouvés, ce n’est pas un rêve que tu fais, mais bien la réalité. Tu as envie de te faufiler dans ses bras, de serrer son corps contre le sien sur un lit que vous partagiez à deux et de vous raconter des histoires à dormir debout jusqu’à ce qu’une infirmière vous engueule et vous sépare. Ce souvenir te fait rire, si seulement tu n’étais pas revenu dans le lit de Kiméo après coup, ou si vous n’étiez pas aller vous cacher ailleurs. Oh les interminables parties de cache-cache que vous avez faites avec le personnel soignant ! Posant tes coudes sur tes genoux, tu enfonces ton menton dans ta paume et enfin tu te mets à parler. Tu racontes ce que tu as sur le cœur, ce que tu as manqué, ce que Kiméo a manqué dans ta vie depuis ces cinq derniers mois, comme d’habitude tu blablates avec aisance et ton meilleur ami écoute en restant silencieux. L’un bavard, l’autre silencieux. L’un jouant avec les mots à l’oral, l’autre à l’écris. L’un goinfre, tiens l’autre aussi. Le silence qui suit ta tirade te paraît donc naturel, même si tu préfères combler tous les silences et bavarder de tout et de rien, tu t’es habitué à la timidité verbale de Kiméo, tu t’es habitué à sa douceur naturelle. Elle te paraît naturelle, avant tu aurais tout fait pour le combler et là tu attends juste. Et soudain, il parle. Tu es si fier de lui, Kiméo qui ose ouvrir les lèvres et laisser s’échapper les mots, tu apprécies l’effort et tu écoutes. Tu ne l’interromps pas, tu lui souris, tu lui fais un signe de la tête parfois, mais tu le laisses s’exprimer, tu sais qu’il a besoin de voir que tu l’aideras et le soutiendras quoiqu’il arrive. Il sait que tu le seras pour la vie, mais parfois on a besoin de le ressentir encore plus. En même temps qu’il parle, tu sens qu’il se rapproche de toi. Ce contact physique t’a toujours été naturel, tu avais besoin de ressentir la patte dure, mais sincère de Zira sur toi. Tu avais besoin de sentir le dos de Vitani qui s’allongeait contre toi pour dormir le soir. Tu aimais ce contact, tu te sentais aimé. Et voilà qu’en temps qu’humain, rien n’a changé. Ce n’est pas malsain, même si ça peut déranger certaines personnes, pour toi ce n’en est rien. Tenir la main de Kiméo ne te paraîtrait pas. Epaules contre épaules vous sentez ce sentiment revigorant en vous. Tu ne sais pas réellement par quoi il est passé, mais ce qu’il te raconte te suffit, tu es là pour lui désormais. Tu éclates de rire quand il parle de Rox. « Jamais, t’es dingue toi. ROx est extraordinaire, il m’a fourni logement, nourriture, espoir, mais il reste un ami. Toi tu es … comment dire… le Nutella sur le pain ? Le caramel sur les glaces ? Le soleil dans le ciel d’été ? La neige en hiver ? Tu es indispensable non, tu m’es indispensable. Kiméo, tu es mon meilleur ami et tu es irremplaçable, tu sais bien. » Tu finis par lui donner une petite tape sur la tête. Tu n’as pas l’habitude de faire des déclarations d’amours, mais pour ton meilleur ami, les mots te viennent naturellement. Tu souris encore et encore, tu es bien trop heureux pour avoir un autre air sur le visage. « Je suis content que tu ais retrouvé tes meilleurs copains, tu m’en avais tellement parlé, je pourrais les rencontrer un jour ? Ils sont toujours aussi cool ? » Tu demandes pour la forme, tu es à des lieux de te douter de ce que cela veut dire en réalité. Loin d’imaginer que tu mets les pieds dans le plat, mais tu es généralement comme ça. En voulant faire les choses bien, tu rates parfois ton coup. Seulement Kiméo sait bien que tu t’inquiètes pour lui, rien de plus. « Tu as appris où à cuisiner ? Si j’avais connu ton talent avant tu m’aurais fait des gaufres plus souvent le week-end, il devait bien y avoir des cuisines dans l’hôpital qu’on aurait pu squatter non ? Oh, une autre mission à faire. On s’en retrouvera bien ? » Des missions, c’était un nom de code que vous donnez à vos bêtises dans l’hôpital. Tout de suite, c’était plus classe. Tu ris, heureux d’être avec lui pour de bon. Tu lèves les bras au ciel et tu cries. Pour montrer à tout le monde que tu es heureux. « YOUHOUUUUUUUUUUU. » Kiméo ne doit pas comprendre, tu le fixes d’un air de défi. « Essaie, ça détend. » finis-tu par lâcher en riant encore. Tu es fou, dingue, dérangé, étrange, mais tu es heureux. Et toutes les autres caractéristiques n’ont plus aucune importance face à ton bonheur qui est enfin complet. « Et sinon… tu penses que Shenzi m’accepterait comme serveur ? » Tu as murmuré d’une toute petite voix, tu aimerais tellement rester ici pour toujours avec Kiméo, ce serait tellement parfait ! Tous les jours fourrés ensemble, là oui, tu serais heureux pour de bon.
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Kiméo-Ed Swann Jelani

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MessageSujet: Re: Tu es en retard pour le thé | Numéo Tu es en retard pour le thé | Numéo EmptyLun 12 Mai - 14:58



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Entendre parler de ce Rox te laisse un goût amer au fond de la gorge. Comme si tu sentais une menace planer sur votre amitié à toi et Nuka. Comme si votre lien allait se ternir, s’effriter à cause de ce nouveau garçon qui était entré dans la vie de ton Nuka. Avalant ta salive, tu ne peux empêcher cette pointe de jalousie de venir égratigner ton cœur. Ta poitrine s’alourdit et tu as comme du mal à respirer. Tu ne veux pas perdre ton ami. Ce morceau de toi que tu viens tout juste de retrouver. Ce n’est pas possible. Tu n’y survivrais pas. Tu as déjà trop perdu entre Banzaï et Harlow. Tu ne veux pas le perdre lui aussi. Comment est-ce que tu vas faire si ce Rox te remplace désormais ? C’est pourtant toi qui as connu Nuka le premier ! C’est peut-être une pensée puérile mais c’est la vérité. C’est toi qui l’as rencontré le premier, c’est toi qui lui as tenu compagnie à l’hôpital. C’est à toi qu’il racontait ses histoires. Et s’il lui en avait raconté, à lui aussi ? Déglutissant avec peine, cette pensée te glace le sang et te serre le cœur. Tu n’oses pas imaginer une telle trahison de la part de ton Nuka. Trahison, oui. Ces histoires, elles ne sont qu’à toi. Ce sont tes histoires. C’est pour toi, et seulement toi, que Nuka les inventait. Mâchoires serrées, tu retiens des larmes brûlantes de rage et de tristesse qui viennent embuer ton regard sombre. Pourquoi faut-il que tu perdes toutes les personnes qui comptent à tes yeux ? Pourquoi tu ne peux pas aimer quelqu’un et juste le garder près de toi, pour toute la vie ? Tu en as marre de devoir partager. Et tant pis si c’est puéril, tant pis si c’est enfantin. Tu te sens trop seul et trop désemparé. Tu ne veux pas que Nuka lui aussi te laisse tomber.
Mais peut-être que ce n’est que ce que tu as mérité. Tu as fait du mal à Banzaï, tu as fait du mal à Harlow. Tu les as trahis, tous les deux. Peut-être que c’est le prix à payer pour avoir planté un couteau dans le dos de ton meilleur ami de toujours ; peut-être que c’est ta sentence. Ta condamnation. Du coin de l’œil, tu observes le profil aux traits plein de douceur de l’ancien lion. Peut-être que ce Rox est un meilleur compagnon que toi ? Il ne doit pas bégayer, lui. Ça doit être simple d’avoir une conversation avec lui. Il doit être plus intelligent aussi, plus dégourdi. Il doit être sûrement mieux que toi, ancienne hyène à la langue pendante et au regard vitreux. Tu le sais, tu ne resteras que cet animal stupide qui n’articulait pas trois mots. Le brun essaye pourtant de te rassurer. Son sourire doux et plein de tendresse te réchauffe doucement le cœur comme un soleil d’été. Tu comprends que tu n’as pas à t’en faire, que ton Nuka va rester à tes côtés. Pourtant, cette peur vicieuse vient se planter en toi, comme une épine dans ton doigt. Glacée et poignante, elle semble s’imprégner de ton intérieur comme un poison qui se diluerait dans tes veines, dans ton sang. Parce qu’une petite voix dans ta tête te souffle que tu finiras par le perdre lui aussi. Que tu es fait pour perdre chaque être qui a un jour compté dans ta vie. Tremblant légèrement, tu essayes de faire taire ce souffle entêtant et empoisonnant mais rien n’y fait. Il est là, il te hante. Oui, tu finiras par le perdre malgré tout ce qu’il dit. Tu essayes pourtant de faire bonne figure, de lui sourire. Tant qu’il reste là, tu te dis que tout va bien, que tu ne dois pas avoir peur. « J’ai… je… tu essayes un instant avant de finalement poser ta tête tout contre son épaule. Pa-as envie de t-te perdre. » Ce n’est qu’un souffle, qu’un murmure mais tu as eu la sensation que ton être tout entier le hurlait à plein poumons.
Lui parler d’Harlow et de Banzaï fait remonter en toi cette culpabilité étouffante qui te tord le ventre. Tu étais pourtant si heureux de les retrouver, si heureux de faire à nouveau partie de leur monde. Tu as souvent pensé à un futur où vous seriez encore tous les trois, et puis quatre avec ton Nuka. Tu t’imaginais déjà que vous vivriez ensemble toute votre vie, toujours amis et soudés comme les doigts d’une même main. C’était peut-être idéaliste et utopique mais tu en avais rêvé. Parce que tu ne te vois pas vivre sans l’un d’eux. C’est comme si chacun d’être eux était une petite partie de ton être sans lesquelles tu te sentirais incomplet. Vivant mais seulement à moitié. « B-bien sûr q-que tu les ren-rencontreras, tu affirmes avec un énorme sourire, essayant d’oublier que la situation reste encore compliqué entre eux et toi. » Mais il est évident que tu leur présenteras celui qui a été ton rayon de soleil à l’hôpital, tu leur présenteras ton Nuka. Parce que tu veux qu’il fasse partie de votre vie, de votre quotidien. Tu veux qu’il s’intègre à la bande, qu’il fasse partie des vôtres comme s’il avait été une hyène là-bas, dans la savane africaine. Tu as besoin d’eux trois, désormais. Partout et tout le temps. « I-ici, tu réponds doucement, le regard brillant de le voir apprécier ta cuisine – même s’il ne l’a pas goûtée en fin de compte. C’est ve-venu tout s-seul, Co-comme ça. » Tu ne savais pas toi non plus avant d’essayer que tu faisais un si bon chef cuisinier. Mais c’est aujourd’hui bien plus qu’un travail. C’est une vraie passion. Tu ne t’imagines plus passer une journée sans cuisiner. Ça t’aide à réfléchir, à faire le point mais aussi à te concentrer sur quelque chose d’autre que tes soucis, que ta petite vie désordonnée.
Et maintenant que Nuka était là, tu pouvais espérer que tout aille mieux. Tu as envie d’y croire. Vous allez retrouver ces petits moments de complicité que vous partagiez à l’hôpital. Ce n’est pas le même environnement, pas le même décor mais tu sais que peu importe l’endroit du moment que vous êtes lui et toi. Et ton ami semble du même avis que toi lorsqu’il rappelle à ton bon souvenir toutes vos petites bêtises enfantines d’antan. Tu souris, retenant un gloussement. C’était bien, à cette époque-là. Vous ne meniez peut-être pas la vie de rêve mais vous étiez heureux tous les deux. Seuls au monde dans votre bulle. Il t’a fait oublier la morsure dans ta poitrine, la solitude dans ton cœur. Il a embelli ton quotidien fait de blanc dans cet hôpital. S’il n’avait pas été là, tu n’aurais pas même eu la force de te lever les matins. Tu te serais laissé mourir à petit feu en attendant lentement la fin. Tu ne sais pas s’il a conscience de tout ça, tu ne lui as rien dit de cette triste réalité. Mais il t’a sauvé. Purement et simplement. Il a sauvé ta vie. « Wou-wouhouuuuuu, te mets-tu à crier toi aussi en imitant le brun qui semble euphorique et plein de vie. » Et il a raison. Ça fait du bien. Ça fait du bien d’être là avec lui, ça fait du bien de hurler dans la rue comme un fou furieux, ça fait du bien de tout oublier. Ça fait du bien. C’est comme un sentiment exaltant qui te pénètre de part en part et te traverse comme la foudre. La vie semble soudain plus belle, plus simple. Parce que tout est simple avec Nuka. C’est ce qui fait la beauté de sa compagnie – plus rien n’est insurmontable, plus rien n’est difficile. « Wou-wouhouuuuuu, hurles-tu à nouveau, bras en l’air et paupières pressées, t’abandonnant entièrement à cette folie passagère. » Si seulement chaque jour pouvait être ainsi, tu serais le plus heureux et le plus comblé.
Mais chaque bonheur est éphémère et ne dure qu’un temps. Tu vois bientôt le visage de ton Nuka s’assombrir. Ses yeux devient tristes, apeurés. Et quand il te parle de Shenzi, tu comprends alors qu’il n’a qu’une seule envie – être accepté. Être accepté ici, dans ce restaurant, être accepté auprès de tes amis. Être accepté dans ta vie. Si pour toi il est clair que tu ne comptes pas l’abandonner, restent tes deux autres amis à qui tu dois le présenter. Et comment savoir leur réaction quand ils apprendront qu’il est cet ami de l’hôpital psychiatrique, qu’il a été malade ? Qu’il est le fils de votre ancien maître qui vous a trahis. Mais tu restes confiant, tu n’as aucun doute. Ils accepteront ton Nuka parce qu’ils savent qu’il est important pour toi. Que c’est lui qui a pris soin de toi pendant leur absence. Ils ne te refuseront pas le bonheur de le garder près de toi, ça non. Ils sont conscients de ce besoin vital que tu as de l’avoir avec toi maintenant qu’il est de nouveau là. Ça te tuerait de le voir s’éloigner encore une fois. Tu te revois dans ce taxi, fixant cette ombre à la fenêtre. Et tu te souviens de la douleur aiguë dans ta poitrine. Tu ne veux pas revivre ça, jamais. « Bi-bien sûr, tu acquiesces frénétiquement de la tête, le sourire enjoué. Je t-t’ai dit : tu-u restes av-avec moi-i. po-pour touj-jours. »




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J'ai posé bagages ici le : 07/03/2014 Jouant le rôle de : Nuka, le lion incroyablement bête #teamlionking Nombre de messages : 315 On me connait sous le pseudo : BouLott (Héloïse). Un merci à : .thanatos Je suis fier(e) de porter l'avatar de : iwan sexy rheon.
MessageSujet: Re: Tu es en retard pour le thé | Numéo Tu es en retard pour le thé | Numéo EmptyVen 16 Mai - 0:03




Assis à côté de lui, tu laisses ton regard vagabonder dehors. Tu ne prends même pas conscience de son trouble ou de ce qu’il ressent. Tu es si heureux de le retrouver que tu ne penses qu’à la joie qui t’habite, qu’à cette joie que tu images partagée. Tu ne penses même pas au tort que tu pourrais lui causer quand tu parles de Rox, pourtant tu sais combien Kiméo est sensible. D’ailleurs vous êtes similaire tous les deux, c’est pour ça ce que vous vous entendez si bien, c’est parce que vous vous comprenez. Tu as besoin de posséder l’attention et l’amour des gens pour toi tout seul, même si tu as hâte de rencontrer Shenzi et Banzaï, tu as peur qu’ils aiment Kiméo plus que toi. Tu as si peur d’être remplacé et oublié. Aujourd’hui tu en as la preuve : Kiméo est heureux de ton retour, Kiméo t’aime comme un meilleur ami. Tu souris et oublies tes idées noires. C’est l’heure des retrouvailles heureuses. D’ailleurs tu sens sa petite tête se poser avec douceur contre ton cou, votre monde est reformé et sa présence contre la tienne en est la preuve. Pendant cet instant tu te sens comme une mère berçant son enfant… pourtant tu es loin d’être plus mature ou plus expérimenté que lui, mais la situation inverse existe aussi. Parfois tu joues le rôle de l’enfant qui a besoin d’être rassuré. Oui, vous êtes si lié l’un à l’autre que vous séparer a été la plus grosse bêtise de l’hôpital. Peut être que dans quelques jours ta colère reviendra et tu feras peur à ceux de l’hôpital, tu crieras vengeance, mais pour l’heure tu profites juste de l’instant présent. La proximité de Kiméo calme tous tes accès de noirceur, s’il n’était pas dans le camp des méchants, tu serais devenu gentil rien qu’à son contact. A ton tour, tu poses ta tête contre sa chevelure et ferme les yeux. Son murmure hésitant te parvient à l’oreille. « Moi non plus. » réponds-tu d’une même voix. Non, tu ne veux plus le perdre, plus jamais. Maintenant que vous êtes ensemble, c’est pour toujours. Le temps pourrait prendre son temps et s’étirer plus lentement que cela ne te dérangerait pas. Toi qui aimes bouger et être actif, tu es capable de rester des heures sans bouger si Kiméo s’est endormi dans tes bras. Pourtant cette fois-ci il ne dort pas, il parle encore. Son timbre de voix est sûrement ce qui t’a le plus manqué. Tu aimes le serrer dans tes bras, lire ses idioties, lui raconter des histoires, voir son regard qui traverse tes yeux, mais le voir faire un effort surhumain pour te parler … ça c’est bien la plus belle preuve d’amitié qu’il pouvait te faire. C’est pour ça que tu l’encourageais tellement, parce qu’inconsciemment, tu avais besoin de cette preuve qui montrait quel était ton prix à ses yeux. Tu refuses de le reconnaître pourtant. « Je vais peut être me découvrir un talent aussi. » réponds-tu dans un souffle, sans réellement y croire. Tu aimerais bien avoir un nouveau talent, mais tu sais que dans cette vie, tu as déjà gagné le don de raconter des histoires alors tu dois apprendre à être plus humble. Tu soupires, tu n’en as pas envie, tu veux juste être toi-même, qu’importe si tu es con, pas comme tout le monde, moins de rien, tu veux juste être toi et avec surtout toi avec Kiméo. Il crie comme toi et tu ris. Vous êtes deux gamins qui hurlez dans une cour intérieure encombrée de poubelle. Normal. Alors tu cries encore plus fort. Tu veux te souvenir de ce moment toute ta vie, un moment unique et totalement dingue. « YAOUUUUH. » un nouvel hurlement quitte tes lèvres. « Euh les gars, j’veux pas vous déranger mais… » La voix du nouveau venu te fait sursauter et tu mets une main sur ton cœur pour calmer la respiration. Tu patientes quelques secondes avant d’écouter de nouveau le jeune homme qui parle. Tu comprends bien vite qu’il s’agit d’une nouvelle série de client qui viennent d’arriver et que vous êtes de nouveau demandés en cuisine. Le temps a filé trop vite, tu as bien envie de rester encore des heures ici à ne rien faire, à juste parler avec ton ami. Tu regardes le jeune homme avec désespoir, mais tu vois bien que Kiméo te tend la main pour te relever. Tu l’attrapes et tous les deux vous retournez dans la salle. Vous allez repasser une soirée de folie dans ce restaurant, mais tant que tu ne repiques pas une crise c’est bon. Tu attrapes ton torchon, refais ton nœud papillon et surtout, tu te forges un sourire sur le visage pour avoir l’air réveillé et motivé. Pour une première journée tu commences fort, mais tu sais que tu en es capable, parce que tu ne le fais pas pour toi, mais pour Kiméo. Quittant ce havre de paix pour l'instant, tu te jures de le retrouver le plus vite possible.
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