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Danser pour oublier. Talie & Abigaëlle Vide
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 Danser pour oublier. Talie & Abigaëlle

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Abigaelle A. Blair

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Abigaelle A. Blair
J'ai posé bagages ici le : 13/09/2013 Jouant le rôle de : Alice in Wonderland. Nombre de messages : 875 On me connait sous le pseudo : Asz. Un merci à : Tumblr ♥ Je suis fier(e) de porter l'avatar de : La sublime et divine Kathryn Prescott.
MessageSujet: Danser pour oublier. Talie & Abigaëlle Danser pour oublier. Talie & Abigaëlle EmptySam 15 Mar - 12:58

TALIE & ABIGAËLLE


« Danser pour oublier. »


Depuis ma rencontre avec Talie, les journées sont passées, les semaines même. Nous nous sommes revue deux trois fois par hasard, à l'université comme lors de notre rencontre. Je crois qu'à chaque fois que l'on se croisait, elle aurait tout fait pour me fuir. Mais ce n'était pas mon intention, bien au contraire. Je voulais la revoir, lui parler encore, découvrir qui se cacher sous cette carapace, qui ou quoi avait entraînée Talie dans un mutisme des plus féroces, mais pourtant si charmant. Au fil des jours, elle ne me parlait pas forcément plus, mais surtout plus spontanément. Ses réponses étaient courtes, sincères et naturelles, c'était à ce moment là que je m'étais rendu compte qu'il y avait du progrès entre nous. On s'était mise à manger régulièrement ensemble sur le banc de notre première discussion, dans le parc. C'était devenu notre petit moment. Mais je n'avais jamais osé lui proposer autre chose, de plus intime, hors de l'école.

J'avais finis par prendre les choses en main, me sentant de plus en plus proche de cette jeune femme belle comme le jour, qui m'attirée officiellement, je ne pouvais plus le cacher. Je n'en savais pas plus sur elle qu'au premier jour, hormis sa passion pour la couture, et j'espérais vraiment me rapprocher d'elle d'une manière tout à fait spirituelle. Avec le temps, j'avais développer une connaissance d'elle, une compréhension de ses regards. Vu qu'elle ne parlait pas énormément, j'arrivais à déceler la réponse dans ses yeux. C'est de cette manière que j'avais compris qu'elle acceptait de m'accompagner en soirée au Dancing Night.

C'était une grande première autant pour elle, que pour moi. J'étais depuis longtemps coincé dans ma petite routine où je n'osais sortir en public. Mais cette fois, je voulais me montrer entreprenante avec Talie, car je savais que ce ne serait pas son cas. Je me faisais peut-être des idées, je ne lui plaisais sûrement pas et puis, si ça se trouvait elle était tout simplement hétérosexuelle ! Mais comme on dit, qui ne tente rien, n'a rien. J'étais donc prête pour partir au Dancing Night ce soir, espérant y trouver Talie. Vu que je n'avais pas eu une réponse de vive voix, je m'attendais aussi à débarquer là-bas et ne pas avoir un seul signe de sa présence. Dans ce cas, je rentrerai bredouille avec la certitude de ne plus jamais sortir le soir.

Mon sac était prêt, je pouvais enfin sortir. J'étais habillé d'un jean moulant, avec un débardeur noir ouvert sous les bras, ce qui laissé entre voir une partie de mon soutien-gorge et de mes côtes lorsque je levais les bras. Des talons noir sobre accompagnait cette tenue. Je m'étais maquillé comme à mon habitude et mes cheveux étaient aussi lisse que chaque jour de ma drôle de vie. Une fois ma chambre de l'internat fermée à clé, je me pressais pour descendre les escaliers et gagner la rue.

La soirée était fraîche et je me disais que ma veste en cuir ne m'était pas vraiment utile face à ces températures hivernales. Après avoir pris le bus jusqu'à Skyline Square, je marchais en quête de la boîte de nuit où nous avions -ou plutôt j'avais- décidé d'aller. Une fois face à celle-ci, j'y entrai avec précautions. Mon cœur s'emballait directement lorsque je poussais la porte du bâtiment, ayant une peur bleue de ne trouver personne qui ressemble à ma douce Talie. Mais ce sentiment de peur fut bientôt transformer en anxiété positive lorsque je la vis accoudé au comptoir, seule, n'ayant même pas commandé un verre. Je crois qu'elle m'attendait.

C'est le sourire aux lèvres et le cœur battant la chamade que je m'approchais d'elle, lui faisant un petit signe de la main, alors que mon sourire était tendu jusqu'à mes oreilles. Une fois arrivais à sa hauteur, j'avais tout bonnement envie de l'embrasser. Ce sentiment me rendit confuse et je n'eu aucun doute sur la rougeur de mes joues. Je me penchais vers elle pour lui embrasser la joue furtivement avant de glisser à son oreille, afin qu'elle m'entendre bien « Tu m'attends depuis longtemps ? » Je me redressais, guettant son regard qui était comme apeuré d'être parmi la foule. Je me calais alors à ses côtés, contre elle, tentant de lui montrer que tant que j'étais là, rien de mal ne pouvait lui arriver.


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MessageSujet: Re: Danser pour oublier. Talie & Abigaëlle Danser pour oublier. Talie & Abigaëlle EmptySam 22 Mar - 13:16







▲ save the last dance for me.



Tes doigts tapotent nerveusement sur le comptoir quelque peu poisseux. Tu gardes les yeux obstinément fixés sur ton bras gauche recouvert de la longue manche en mousseline noire et c’est comme si la brûlure revenait. Celle-là même provoquée par les lettres gravées sur ta chair à la lame de rasoir. Les cicatrices sont encore rouges et sensibles, elles saignent parfois encore un peu. Chaque jour, tu les caches tant bien que mal, en espérant que personne ne les remarquera. Jamais. On te prendrait pour une folle, une malade-mentale. Tout juste bonne à être enfermée. Alors tu portes des manches longues pour dissimuler cette marque d’appartenance. De possession. Le nom de ta Maîtresse ancré dans ta peau à jamais, comme pour te rappeler à chaque instant qu’elle te tient entre ses mains, que tu es à elle. Certains soirs, tu es tellement en colère contre elle et contre toi-même que tu fais exprès de les faire saigner à nouveau. Tu laisses le liquide rouge et chaud couler sur ta peau. C’est comme une délivrance, comme une souffrance bienfaitrice qui te laisse haletante et épuisée. Libérée. Tu as découvert cette sensation et tu ne peux plus vraiment t’en passer. C’est comme si tu expiais tes fautes, tes péchés. Comme si tu te punissais de ces sentiments dégoûtants qui te poussent à faire tout ce qu’elle veut. Qui te poussent à t’abandonner à elle chaque fois qu’elle le demande, qu’elle l’ordonne. Parfois, tu as juste envie de t’arracher la peau pour ne plus voir ces lettres ensanglantés qui semblent te narguer, rire de ta position de poupée désarticulée. Parce qu’elles te jettent en pleine figure cette véritable monstruosité – tu appartiens à cette désireuse sorcière et malgré toi, tu l’aimes à te damner.
La respiration un peu hoquetante, tu essayes de te rendre comme invisible aux yeux des gens de ce club trop bruyant. Tu ne sais pas ce qu’il t’a pris exactement d’accepter une invitation pareille. Au fond de ton cœur, tu sais que tu en avais envie. Juste pour la revoir. Juste pour être en sa compagnie. Abigaëlle. Cette douce enfant à la crinière de feu qui amène comme une vague de douceur à l’intérieur de ton être chaque fois que tu penses à elle. Et, tu dois bien l’avouer, tu penses souvent à elle ces derniers temps. Votre rencontre d’infortune a apporté à ta vie comme un nouveau rayon de soleil. Un nouvel espoir. Elle est ta lumière éclatante au bout d’un tunnel sombre et glacé dans lequel tu t’es perdue depuis trop longtemps. Tu aimes bien être avec elle ; tu aimes bien la sentir près de toi. Même si tu ne parles pas beaucoup, toujours trop intimidée et nerveuse, tu apprécies sa présence à tes côtés. Parce que tu vois dans son regard toute la douceur du monde et toute la tendresse de l’univers qu’elle n’offre qu’à toi – une attention à laquelle tu n’as plus droit désormais. C’est comme si tu devenais tout à coup le centre de tout le système solaire. Il n’y a plus que toi qui sembles compter lorsqu’elle pose ses yeux sur toi. Et tu aimes cette sensation. C’est chaud, c’est doux. C’est pareil à un caramel mou à l’intérieur de ta bouche, déposant son goût sucré sur ta langue et ton palais. Ton cœur bat un peu plus fort à la seule pensée que tu seras toute la soirée avec elle. Tu n’aimes pas trop l’endroit, il te met mal à l’aise mais tu sais qu’elle sera là d’un instant à l’autre alors tout ira bien. Tout ira mieux. L’espace de quelques heures, tu oublieras tout ce qui n’est pas ce moment de complicité entre vous. Plus rien n’existera à part elle et son sourire doux.
Tu es très en avance. Un peu trop peut-être. Tu aurais sans doute dû attendre un peu plus dans la voiture mais tu étais bien trop heureuse de t’échapper de ton enfer personnel pour supporter le calme et le silence à l’intérieur du véhicule. Tu n’as pas osé commander quoi que ce soit, tu attends qu’elle arrive. Peut-être qu’elle voudra bien commander pour toi ? Comme la première fois, pour vos sandwichs. Alors tu attends. Assise sur un haut tabouret près du bar, tu l’attends. Tu entends autour de toi la foule qui se fait de plus en plus dense, de plus en plus compacte. Il y a quelques cris couvrant la musique trop forte, il y a des bousculades. Mais tu te sens comme extérieure à tout ça. Comme si tu n’appartenais pas à ce monde-là – plus maintenant, en tout cas. Non, toi, tu fais partie de cet univers de désolation et de mort, cet univers froid et sans sentiment dans lequel ta Maîtresse t’a enfermée. Tu ne peux plus sourire comme eux, t’amuser comme eux. Vivre comme eux. Tu es une mort-vivante errant dans ce monde d’humains. Toi, tu attends juste la fin. Cette pensée assombrit quelque peu ta bonne humeur et tu observes les gens alentour en te demandant quel est leur secret pour paraître si heureux. Ils sont tous là, à rire, entourés de gens qui leur sont chers. Leur regard alcoolisé brille sous les lumières vives. Est-ce que tu serais encore capable de rire ainsi ? De sourire au moins ? Tu ne sais pas. Tu n’as pas essayé depuis longtemps. Trop de larmes ont coulé, tes yeux se sont asséchés. Ton cœur semble comme flétri à l’intérieur de ta poitrine, comme réduit en cendres. Il s’est consumé. Consumé d’amour et de désespoir, d’ardeur et d’envie. À force d’espérer, à force d’attendre, il a fini par se lasser. Se laisser mourir. Un peu comme toi, dans le fond.
Et puis, son visage se découpe à travers la foule. Son teint légèrement pâle semble être comme auréolé de lumière dans l’ambiance sombre de la boîte de nuit. Elle est là. Elle est arrivée. Son sourire apporte des battements plus rapides à ton cœur et cette sensation de pulsations élevées contre tes côtes te laisse étonnée. Tu souris en retour, à la fois soulagée et heureuse de la retrouver. Tu descends de ton siège, les genoux flageolants et tu te tritures un peu les doigts en attendant qu’elle te rejoigne. Son parfum envahit bientôt tes narines, c’est une odeur un peu sucrée, un peu fleurie. Elle te rappelle un vaste champ de coquelicots sous un soleil printanier. Tu aimes bien. Elle embrasse furtivement ta joue et ton ventre se noue. Les yeux baissés, tu as ce sourire à la fois intimidé mais conquis sur les lèvres. « Non, non, je viens d’arriver, mens-tu à son oreille et vos visages sont très proches lorsque tu te replaces correctement, te laissant une sensation étrange au creux de l’estomac. » C’est un mensonge innocent, juste parce que tu ne veux pas lui dire que tu étais pressée d’arriver ici pour la retrouver. Sa présence contre toi te rassure et ton corps se détend peu à peu. La foule autour de toi est bien vite oubliée et tu as la sensation d’une bulle qui se crée autour de vous. Rien que pour vous. Abigaëlle est là désormais alors il ne pourra plus rien t’arriver. « Tu es très jolie, la complimentes-tu une nouvelle fois à son oreille pour couvrir le son de la musique. » Et heureusement qu’il fait un peu sombre, sinon elle remarquerait très facilement la couleur carmin de tes joues. Tu ne sais pas trop ce qu’il t’a pris exactement mais c’est pourtant la seule appréciation qui t’est venue lorsque tu as détaillée sa tenue. Oui, elle est jolie. Très jolie.
Tu penses alors à ta propre tenue, à ce haut de mousseline noire qui laisserait entrevoir ton soutien-gorge à la lumière, ton panta-court blanc et tes talons noirs. Une tenue sobre et élégante, agréable à porter en soirée. Tu te dis vaguement que si ta Maîtresse l’avait vue, elle t’aurait ordonné de te changer mais tu es partie si vite du loft qu’elle a dû à peine le remarquer. Cette pensée te donne l’impression d’être en faute, d’avoir fait quelque chose d’illégal et l’ambiance de fête tout autour de toi te donne juste l’envie d’en sourire. Comme si ça t’était égal. Comme si tu ne pensais plus du tout aux conséquences. Tu as juste envie, besoin de profiter de ta soirée. « Tu veux commander quelque chose ? tu proposes alors, faute de mieux. » Tu as décidé de faire des efforts, tu vas lui parler. Même si ce n’est pas l’endroit idéal, même si tu n’as pas réellement bien choisi ton moment, tu vas lui parler. Elle est gentille et douce avec toi. Tu peux bien faire ça pour lui montrer que tu ne te désintéresses pas d’elle, non ? Pour lui montrer que ces moments passés avec elle te sont précieux et agréables. Que tu l’aimes bien. Que tu es contente d’être là ce soir avec elle.







tu vois, je n’y peux rien ce monde n’est pas pour moi, ce monde n’est pas le mien
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Abigaelle A. Blair

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MessageSujet: Re: Danser pour oublier. Talie & Abigaëlle Danser pour oublier. Talie & Abigaëlle EmptyDim 23 Mar - 22:36

TALIE & ABIGAËLLE


« Danser pour oublier. »


C'est dingue, comme une simple présence peut vous enfermer dans une bulle de bonheur et de bien être. Je peux parfaitement me souvenir de la sensation d'anxiété et d'inconnu qui parcourait mon être et mon esprit avant que je ne passe la porte de cette boîte de nuit. Et cette sensation est actuellement l'opposé de ce que je ressens aux côtés de Talie. Sa présence dégage une chaleur si forte et envoûtante que je ne peux me sentir que à l'aise. La foule s'oublie vite lorsqu'une telle jeune femme nous fait face. Sans oublier que son visage se retrouve étonnamment proche du mien, afin qu'elle me répond. Je suis d'ailleurs ravie de savoir qu'elle ne m'a pas attendu trop longtemps, j'ai tendance à avoir toujours un peu de retard, alors si elle avait été en avance, j'aurai vraiment été mal à l'aise.

Je souris et hoche la tête pour lui répondre, lançant un regard vers son visage. Elle s'est maquillé. Plus que d'habitudes en tout cas, et je prend quelques secondes pour admirer ça, à la lueur des spots colorés qui ne sont jamais constants. Malgré tout, j'arrive à percevoir qu'elle est vraiment radieuse. J'ai envie de la regarder en entière, de l'admirer de tout son long, mais j'ai peur qu'elle me remarque. Je profite d'un de ses petits moments d'inattention pour laisser libre voie à mes yeux de parcourir sa tenue. Elle est drôlement sexy dans ce haut transparent. Cette idée ne peux m'empêcher de me mordre la lèvre inférieure, conquise par son accoutrement. J'ai déjà eu ce genre de regard envers une femme, mais jamais avec la sensation de bonheur qui m'accompagne et encore moins une femme que je côtoie. Mais alors que je suis plongée dans mes pensées, le son de sa voix se fait entendre et je suis surprise de ce qu'elle vient de me dire. J'en reste même bouche-bée.

Jolie. Je suis donc jolie. Je sens mon coeur s'emballer à toute vitesse et le temps semble s'arrêter autour de moi, sensations plutôt paradoxales. Je relève mon regard dans le sien et je crois que j'arrive à le capter quelques secondes avant qu'elle ne le détourne, par gêne sûrement. Flattée, j'imagine alors la difficulté et la volonté qu'elle a du avoir pour me dire une telle chose. Je me dis aussi qu'un compliment pareil ne peut pas être anodin. Je sentais bien une alchimie entre nous, mais elle semble s'être déployée soudainement, ce qui me fait extrêmement plaisir. C'est sûrement le meilleur moment pour m'ouvrir à mon tour et lui donner l'indice qu'elle me plaît. « Merci Talie... » murmurais-je pensive. « Mais pas aussi jolie que toi, je pense. » Mes mots sont clairs et précis, je n'ai pas hésiter, ni eu la voix tremblante. Je sens bien qu'elle est frêle et qu'elle a besoin de soutien, alors si je commence à me montrer hésitante elle ne va pas être très rassurée.

Je cherche son regard, une nouvelle fois, tentant de déceler son émotion ou ce qu'elle pense face à ce que je viens de dire. Je crois qu'elle a sourit et qu'elle m'a lancé un regard léger, mais impossible d'en être certaine avec ces foutus spots qui brouillent notre vue. Mais d'un côté, c'est peut-être bien grâce à cette ambiance chaude et flou que nous arrivons à être un peu plus naturelles. Nous ne pouvons nous cacher derrière quoi que ce soit lorsque nous déjeunons en plein air, sur un banc. Ici, la pénombre, agrémentée de lumière vives et rapides, permet de se masquer et de laisser aller notre ressenti. Et quel ressenti, mon Dieu. Je la trouve exquise, absolument belle, mais jolie suffira pour ce soir.

Me proposer de commander les boissons ne me vexe pas. Ce n'est pas anodin et je le sais, maintenant que j'ai pris l'habitude de commander pour nous deux le midi, j'aurai sûrement la responsabilité de commander partout. Et je le fais, sans aucune hésitation. Je hoche la tête, souriant de toutes mes dents. « Qu'est-ce que tu veux boire, ma belle ? » Elle ne m'a sûrement pas entendu car il s'écoule une ou deux minutes. Je me résigne finalement à commander la même chose pour nous deux. « Deux vodkas orange s'il vous plaît ! » lançais-je au serveur, espérant que lui m'ait entendu. Et je suis ravie de voir que oui, car les verres sont prêts en quelques instants. Je les prends et tends l'un d'entre eux à la belle blonde qui m'accompagne. « Tiens. » J'ai hurlé et cette fois, elle m'a entendu. Surprise, elle prend son verre. J'espère juste que ce que j'ai commandé lui plaît, sinon j'aurai vraiment l'air bête. Je profite de cet instant pour payer le serveur, puis je me colle un peu plus contre Talie, nos bras et nos hanches étant à présentes collé l'une à l'autre. Ce simple geste fait naître en moi une chaleur encore inconnue. Mon coeur, quant à lui, bat à tout va, et je n'ai plus aucun contrôle sur lui. J'espère seulement ne pas être la seule dans ce cas là.


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Talie-Rose Aurore Grimm

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MessageSujet: Re: Danser pour oublier. Talie & Abigaëlle Danser pour oublier. Talie & Abigaëlle EmptyDim 30 Mar - 9:55







▲ save the last dance for me.



Tu te demandes encore ce que tu fais là, mais ce n’est qu’une vague angoisse qui reste au fond de ton être. Tout a disparu au moment où ton regard s’est posé sur elle. Tu as tout oublié de tes peurs et de tes appréhensions. Elle a apaisé ton cœur par sa simple apparition. Et tu te dis que ça fait du bien de la retrouver, d’être avec elle pour la soirée. Malgré l’ambiance électrique tout autour de vous, tu es calme et posée. Tu te sens comme dans une petite bulle que tu ne veux pas voir éclater. La présence d’Abigaëlle à tes côtés te réconforte. C’est comme si elle t’enveloppait toute entière, comme si elle te protégeait par son seul sourire tendre. Plus rien ne compte. Tu es bien. Juste bien. Comme tu ne l’as pas été depuis très longtemps – trop longtemps, peut-être. Tu as envie de profiter de ces instants, le plus possible. Demain, déjà, la réalité aura repris ses droits et tu devras à nouveau affronter la souffrance, ton cœur vide et tes yeux secs d’avoir trop pleuré. Ce soir, tu oublies juste. Tu oublies tout ça, tu ne te concentres que sur cette jeune femme à la crinière de feu qui semble ramener le soleil dans ta vie. Elle ne fait pourtant rien de spécial, rien d’extraordinaire. Elle a simplement à te regarder, te sourire et ton univers entier s’arrête de tourner pendant quelques secondes. Le temps se met sur pause et tu as seulement à profiter. Profiter de cette douceur ensoleillée.
Elle est vraiment jolie ce soir. Évidemment, tu la trouvais jolie chaque fois que tu la voyais mais ce soir c’est différent. C’est comme si les néons colorés, la musique trop forte, l’ambiance lourde et chaude apportait un peu plus de charme à sa personne. Comme si elle rayonnait. Et tu te sens un peu gênée, un peu embarrassée quand tu oses le lui avouer. Quand le fond de ta pensée s’échappe de tes lèvres pour se glisser jusqu’à son oreille attentive. Heureusement, les spots t’aident à cacher tes joues rougies et tu remercies le défilé de couleurs qui t’aveugle un peu. Peut-être que, grâce à ce jeu de lumières, tu pourras être plus à l’aise ; peut-être que tu te sentiras prête à t’ouvrir un peu plus. Tu en as envie, tu crois. Tu as toujours cette sensation intrigante de te savoir comme en sécurité avec elle. Comme s’il ne pouvait définitivement rien t’arriver – rien de mauvais, en tout cas. Et lorsqu’elle te renvoie le compliment, tu ne peux empêcher ce sourire divin, un peu enfantin, de venir ourler tes lèvres parées de rose brillant. Ton cœur fait un drôle de saut périlleux dans ta cage thoracique et tu te dis que ça doit être la musique saccadée et électronique. Mais ton estomac qui se noue doucement, tes joues qui semblent chauffer de plaisir, c’est bien à cause d’elle. À cause de son regard qui se dépose sur toi, si intensément que tu as comme l’impression qu’elle peut voir à l’intérieur de toi. Est-ce qu’elle serait capable de déceler la douleur derrière tes yeux d’azur, la souffrance cachée par ces sourires candides ? Tu as peur de n’être qu’un livre ouvert pour elle.
Tu es soulagée de voir Abigaëlle s’avancer jusqu’au bar pour commander vos boissons. À vrai dire, elle a dû prendre l’habitude de le faire puisque tu restes toujours en retrait à ce moment-là lors de vos déjeuners ensemble, sur le campus de l’université. C’est un peu devenu comme une habitude, comme un rituel auquel tu t’abandonnes avec un certain plaisir. Parce que ça te rassure ; parce que ça te réconforte. Comme si tu en avais besoin, comme si tu pouvais t’accrocher à ça lorsque tu te sens perdue et désemparée. C’est sans doute idiot, mais ça t’aide beaucoup malgré tout. Toute à tes pensées, tu ne l’as pas vue revenir et tu sursautes lorsqu’elle hurle à ton oreille qu’elle a ton verre. Mimant un ‘merci’ indistinct avec les lèvres, tu t’empares de ta boisson, sans même savoir ce qu’elle a commandé au barman. Au fond, tu t’en fiches. Tu lui fais confiance. Avalant une longue gorgée, l’alcool semble te brûler la bouche, sensation agréable dans sa douleur. Vodka-orange, association parfaite. Tu savais qu’elle allait bien choisir. Sirotant doucement, tu observes les gens se défoulant sur la piste cependant que la chaleur de la rousse semble se mélanger à la tienne. La sensation est à la fois grisante et inédite. Tu ne sais pas exactement comment réagir à ce tumulte d’émotions qui t’envahit. C’est doux et apaisant, c’est brûlant et violent. Mais dans le bon sens. Ça fait du bien. C’est agréable. Tu te sens bien, vraiment bien pour la première fois depuis très longtemps. Tu te retiens de poser ta tête sur son épaule – tu te dis qu’elle trouverait ça bizarre – et continue de déguster ta boisson.
« Tu viens danser ? tu hurles à son oreille une fois ton verre vide. » Ta tête tourne un peu, tu n’es pas habituée à l’alcool. Mais ça fait du bien, tu te sens légère. Tu aurais presque l’impression de pouvoir voler. Un sourire sur les lèvres, tu descends finalement de ton haut tabouret et, empoignant sa main, tu tires Abigaëlle jusqu’à la piste de danse. Fermant les yeux, tu te laisses guider par le rythme lourd de la musique et ton corps commence à se mouvoir comme de son propre chef. Tes hanches balancent, tu t’abandonnes à la musique qui semble courir sur ta peau. Frissonnante, tu te laisses aller dans un total oublie de toi-même et rien n’a jamais été plus parfait. Tes oreilles bourdonnent, ton sang pulse à tes tempes. Dans ta cage thoracique, ton cœur tressaute en rythme, presque à exploser tes côtes. Mais tu te sens bien. Te rapprochant doucement de ton amie, tu te colles de manière instinctive à elle en laissant tes mains se poser sur ses hanches pour les faire se balancer dans un même ensemble. Tu dois avoir la tête complètement dans les nuages pour oser un tel rapprochement mais tu n’y penses pas. Tu as l’esprit totalement vidé de toutes ces pensées inutiles qui te bloquent au quotidien. Tu ne penses à rien d’autre qu’à la chaleur que son corps près du tien diffuse jusqu’à toi, qu’à cette sensation euphorisante de planer. Et quand tu te penches vers elle pour poser tes lèvres tout doucement contre les siennes, alors c’est comme un feu d’artifice qui éclate en toi. La Terre s’arrête de tourner, le monde a stoppé sa course pendant un instant comme pour vous admirer.







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Abigaelle A. Blair

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MessageSujet: Re: Danser pour oublier. Talie & Abigaëlle Danser pour oublier. Talie & Abigaëlle EmptyDim 30 Mar - 11:20

TALIE & ABIGAËLLE


« Danser pour oublier. »


Le silence ne semble pas être de trop ce soir, entre Talie et moi. Peut-être est-ce grâce à cette musique poignante qui éclot dans nos oreilles et nos esprits à chaque note. Les conditions semblent parfaites pour un premier rendez-vous hors du campus. Si nous avions pris un verre, ou bien manger dans un restaurant, ou même fait les magasins, ça n'aurait pas été pareil. Car il y aurait eu du silence, de la lumière, tout ce qui enferme Talie dans ce cocon qui m'intrigue. On aurait juste eu de quoi discuter, mais je sais pertinemment qu'elle n'est pas encore prête à discuter à proprement parler, c'est-à-dire avec un flux de paroles continue sans malaise, ni gêne. Je ne lui en veux pas, elle est tellement intrigante et adorable, ce serait honteux de lui en vouloir pour ça. Je me félicite simplement d'avoir trouvé le bon endroit, au bon moment.

Talie porte son verre à ses lèvres et je sens un stress monter en moi. Je prie pour que ce choix lui plaise, afin qu'elle ne soit pas déçue de moi. Je n'ai pas envie de la décevoir. Jamais. Elle a cette importance nouvelle que je n'ai encore jamais accordé à qui que ce soit et je serai terriblement affectée si je la voyais s'en aller. Pourtant, ce ne serait pas étonnant, tant elle est discrète et fragile. Je sais que le moindre faux pas la fera fuir. Mais je suis rassurée de voir qu'elle avale une gorgée en fermant doucement les yeux, comme apaisée. Ca lui plaît... Le visage qu'elle arbore à cet instant me redonne cette envie de l'embrasser. C'est fou, je n'ai jamais eu autant d'envie envers quelqu'un. Plutôt que de boire mon verre ou de regarder la foule en transe, je laisse mes yeux dévorer la belle blonde du regard. Je ne peux pas croire qu'elle est aussi jolie.

Je finis par cesser mes regards insistants, pensant que ça la gênerait à force. Je crois qu'elle ne s'en est pas encore rendu compte, alors vaut-il mieux arrêter maintenant. Je me mets donc à déguster mon verre, l'alcool étant une habitude très rare pour moi. Je sens rapidement ses effets monter en moi, dans mon cerveau, dans mon ventre, dans tout mon corps... Je suis maintenant sous son emprise et je ne sais dire si c'est une bonne chose ou non. J'ai peur de faire des choses qu'il ne faudrait pas, qui ferait écrouler le petit nuage sur lequel je suis avec Talie depuis plusieurs semaines maintenant. Mais alors que je dépose mon verre sur le bar, ma compagnie si belle me tire hors de mon tabouret. Je n'ai pas vraiment compris, mais je crois qu'elle m'invite à danser. Je suis stupéfaite, mais je la suis sans mot dire.

Nous nous retrouvons au milieu des clients, la plupart se défoulant. Les odeurs de parfums féminins, masculins et les transpirations fortes se mélangent et montent jusqu'à mes narines. C'est comme si cela en rajoutait aux effets de l'alcool et à mon avis je ne dois pas être la seule dans ce cas. Talie se met à bouger au rythme de la musique, c'est comme un enchantement. J'admire son corps, je le découvre sous un nouveau jour. Il est toujours statique, recroquevillé sur lui-même, mais là il explose, il se laisse aller autant que son esprit. Et c'est un spectacle ravissant dont je me régale. Je me mets à mon tour à danser sur la musique au rythme rapide. Je ne sais pas trop ce que je fais, je n'ai pas l'habitude de danser, je crois que je me laisse aller pour oublier tout ce qui me fait du mal, mes cauchemars, mon amnésie, tout. J'oublie tout. Surtout en présence de Talie.

Rapidement, je sens ses mains se poser sur mes hanches et je crois que c'est la plus grosse surprise de la soirée. Elle ne m'a jamais touché comme ça. Nos mains, bras et hanches se sont déjà effleurés, mais jamais, volontairement, la paume de sa main est venue se poser sur mon corps. Pourtant, c'est bien ses doigts qui agrippent mes hanches comme si sa vie en dépendait. Mon esprit embrouillé par l'alcool, je profite de cette occasion pour faire de même et coller son corps contre le mien. Ce n'est alors pas qu'un effleurement qui se produit entre nous, mais bien un contact physique sincère. Sa poitrine contre la mienne, son ventre contre le mien, ses bras entrelacés aux miens, nos hanches mouvant ensemble... Je ne peux pas croire ce qui est en train d'arriver. Mon regard se plonge dans le sien et là, le temps s'arrête, brutalement, comme jamais.

Je n'entends plus la musique, je ne vois plus bouger la foule autour de nous, les lumières ont arrêté de sautiller de couleurs en couleurs. Ses lèvres se posent sur les miennes. Tout va tellement vite, j'ai du mal à savoir ce que je dois faire. Je décide de me laisser aller, comme elle se risque à le faire. Je laisse alors mes lèvres se posaient lentement sur les siennes, nos chaleurs s'unissant alors pour la première fois. Elle a ce goût sucré que j'espérais, celui qui émane de sa peau, le parfum le plus doux que je connaisse. La douceur de ses lèvres est incomparable et je crois que le baiser dure des heures, au ralentit. Une découverte qui tortille mon ventre d'une manière si exquise que je ne voudrais jamais m'arrêter. Dans cet élan, je glisse ma langue entre ses lèvres, afin de goûter à son intérieur, entrer en elle comme je ne l'ai jamais fait. C'est alors une danse sublime au goût d'orange que nos langues entament.

Le baiser ne dure pas indéfiniment malheureusement et après avoir succombé au charme de son physique et ressentir une excitation au fond de mon ventre qui m'est encore inconnu, nos lèvres se détachent et mes yeux s'ouvrent à nouveau dans le vacarme. Je perce dans son regard un regret très léger, mais surtout une stupéfaction. Elle est aussi étonnée que moi, je le sens à ses mains sur mes hanches qui s'y agrippent un peu plus. Je m'écarte légèrement, j'ai peur qu'elle fuit, je veux lui laisser un peu d'air. Mais elle ne semble pas partir non, elle est plutôt clouée au sol incapable de bouger. Je continue de décrypter dans ses yeux ce qu'elle ressent et je crois qu'elle a besoin d'être rassurée. L'effet de l'alcool lutte avec son esprit lucide. Je ne trouve pas d'autre solution que de me rapprocher d'elle, coller à nouveau mon corps au sien. Je reste ainsi un moment, afin de voir sa réaction, mais nos regards sont toujours aussi fixés et intense. Alors, je retente le coup. J'avance mon visage vers elle et cette fois je l'embrasse sans hésitation aucune. Comme si c'était naturel. A vrai dire, cette découverte me donne l'impression d'avoir toujours existé.


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MessageSujet: Re: Danser pour oublier. Talie & Abigaëlle Danser pour oublier. Talie & Abigaëlle EmptyDim 20 Avr - 11:14







▲ save the last dance for me.



L’alcool semble t’embrumer l’esprit petit à petit. C’est comme si un voile se déposait doucement sur ta lucidité, la recouvrant. L’aveuglant. Tout disparaît et tu ne sens plus que tes désirs, tes envies refaire surface avec plus de violence encore. Comme si l’alcool te libérait, comme si l’alcool te dépossédait de toutes ces barrières que tu t’imposes en temps normal. Tu te sens légère et insouciante, un peu comme tous ces gens autour de toi qui dansent. Ils dansent pour oublier. Tu supposes qu’ils ont leurs propres problèmes, qu’eux aussi ont l’esprit trop encombré pour être pleinement heureux. Alors ils viennent ici, s’enivrent le temps d’une soirée et se défoulent sur la piste de danse pour ne plus penser. Pour arrêter de souffrir et se dire que tout finira par s’arranger. Que tout ira bien. C’est un peu ce que tu recherches également. L’oubli. Tu ne veux plus réfléchir, tu ne veux plus avoir cette sensation de mourir de l’intérieur. C’est trop difficile, trop douloureux. C’est comme étouffer peu à peu et sentir la mort t’envahir avec une lenteur insupportable.
Pourtant, la présence d’Abigaëlle semble apaiser ces maux, cette douleur. Elle est comme un baume réparateur sur tes cicatrices et la souffrance disparaît à son contact. Sa douceur te submerge toute entière, tu es comme transportée par cette tendresse. Tu te sens flotter, légère et rêveuse. Tu apprécies cet instant de calme avant la tempête. Tu profites de ce répit qui t’est offert avant de retourner dans ton cauchemar habituel. Tu t’évades. Tu reprends courage, tu reprends espoir. Tu reprends vie à ses côtés. Comme si elle apportait un peu de soleil à ton quotidien morne et gris. Les nuages lourds d’orage s’écartent pour laisser place à une éclaircie. Elle est le printemps après un hiver rude ; elle est la renaissance après la mort. C’est comme un arc-en-ciel dans ta vie. Plein de couleurs, de rêves et de gaieté. Abigaëlle rend ton quotidien plus supportable. Avec elle, tu te dis que la vie n’est pas si mal. Que ça vaut peut-être la peine de souffrir une fois rentrée chez toi, que ça vaut la peine d’endurer tout ça. Si c’est pour ressentir cette joie au fond de ta poitrine chaque fois que tu la vois.
Alors quand tes lèvres se posent sur les siennes dans un attouchement simple et doux, c’est comme une explosion à l’intérieur de toi. Ton ventre se tord, amène ce goût acide de bile à ta bouche. Ta tête tourne agréablement et tu es obligée de resserrer un peu plus tes mains sur sa taille comme pour ne pas tomber. Comme pour ne pas t’effondrer et sombrer dans ce gouffre chaud et presque doux. Ton cœur vient battre à tes tempes, couvrant le bruit assourdissant de la musique trop forte. L’espace d’un instant, le monde autour de vous n’existe plus. Tout disparaît. Il ne reste plus qu’elle. Elle et toi, plus proches que jamais. Elle et toi, et ce baiser qui te remue les entrailles. Tu te croyais morte, incapable de ressentir quoi que ce soit sinon cette douleur, cette souffrance au quotidien, sinon cet amour destructeur pour ta Maîtresse. Et voilà, que tout à coup, tout change. Tout devient différent. Tout est pareil et pourtant tout a ce goût de nouveauté. Comme si elle venait de transformer ton quotidien. Comme si, comme par magie, tout s’effaçait et tu étais une nouvelle Talie. Une nouvelle personne. Plus de conte de fées qui te bousille les tripes, plus de prince qui te manque, plus de sorcière qui te tue à petit feu. Plus de mal, juste ce bien-être fou qui te transporte. Et c’est si bon.
Une vague brûlante de culpabilité t’envahit soudain à la seule pensée de ta Maîtresse et tu t’écartes doucement de la rousse, le regard baissé. Étonnée de ta propre audace, tu sens comme un poison se déverser jusque dans tes veines pour t’étouffer lentement, enserrant ta gorge. Tu as l’impression d’avoir trahi celle que tu aimes. D’avoir trahi Abigaëlle aussi. Tu ne sais pas ce qu’il t’a pris, tu ne comprends pas ce que tu fais. Pourquoi ce baiser ? Pourquoi maintenant, pourquoi elle ? Tant de questions qui tournent dans ta tête avec fracas et auxquelles tu n’as pas de réponse. C’est déstabilisant. Déroutant. Tu ne sais pas quoi penser de ton attitude, de ce que tu as ressenti en posant tes lèvres sur les siennes. C’est comme si ton cœur s’était remis à battre, violemment. C’était comme sentir la vie affluer par vagues à l’intérieur de toi. Est-ce seulement possible de se sentir si vivant alors qu’on se pensait tout simplement mort depuis longtemps ? Tu as tout à coup peur. Peur de ce que tu viens de faire, peur de ce que tout ça va engendrer. Peur des conséquences. Et si Maléfique l’apprenait ? Et si elle te punissait pour ce geste ? Avalant ta salive, tu jettes comme un regard un peu affolé à ta compagne de soirée. C’est comme un appel à l’aide, une supplique. Qu’elle t’apaise comme elle l’a toujours fait.
Tu es sur le point de t’excuser quand sa chaleur revient se mélanger à la tienne. Son corps se rapproche à nouveau et, immobile, tu ne peux qu’apprécier la vague de douceur qui t’envahit. Tu oublies à nouveau et quand son visage se rapproche du tien, tu ne bouges pas d’un millimètre. Sa bouche capture à nouveau la tienne et tout un tas de frissons dégringolent ta colonne vertébrale. Enroulant tes bras autour de sa nuque, tes formes épousent les siennes avec cette perfection incroyable comme si vos deux êtres étaient modelés de façon à ne former qu’un une fois réunis. Tu ne peux t’empêcher te remarquer les différences d’avec les baisers de ta Maîtresse. Si elle est possessive et impérieuse, Abigaëlle est emplie de douceur et de tendresse. Tu es comme un objet précieux et fragile entre ses mains, comme si elle avait peur de te briser à tout instant. C’est agréable de se sentir protégée ainsi, comme si tu étais importante à ses yeux. Comme si tu comptais pour elle, vraiment.
Enfermée dans cette bulle agréable, le charme semble être rompu quand un corps masculin se colle au tien par derrière. Un tremblement d’effroi te traverse et tu ne peux que t’immobiliser. Paralysée, tu sens même des bras puissants s’enrouler autour de ta taille fine cependant que la chaleur moite du corps derrière le tien est comme une agression. Un goût de vomi dans la bouche, tu tentes de te défaire de cette emprise insupportable, écœurée par la forte odeur d’alcool émanant de ce souffle tiède. Tu lances à ton amie un regard paniqué tout en continuant de te débattre. Ta respiration s’accélérant, tu sens ton cœur comme se fracasser contre tes côtes avec une violence inouïe. Tétanisée, ta tête tourne et tu tentes tant bien que mal de ne pas hurler. Tu trouves juste le contact masculin contre toi dégoûtant, avilissant. Comme s’il pénétrait déjà dans ton espace vital sans autorisation. Comme s’il forçait les remparts de tes protections.







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Abigaelle A. Blair

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MessageSujet: Re: Danser pour oublier. Talie & Abigaëlle Danser pour oublier. Talie & Abigaëlle EmptyMer 11 Juin - 22:25

TALIE & ABIGAËLLE


« Danser pour oublier. »


Un baiser. Deux baisers. C'était plus que ce que je n'avais jamais imaginé de la part de Talie. En la rencontrant, j'étais persuadé qu'il nous faudrait des années pour, peut-être franchir ce stade physique -stade qui me tentait depuis le premier regard.- Elle avait ce quelque chose d'incroyable qui fait qu'on ne se lasse pas de la regarder et qu'à chaque nouveau regard, on en apprend un peu plus sur elle. Un mystère fragile, voilà ce qu'elle est. Quoi de mieux qu'une séduisante énigme à déchiffrer ? Ce baiser m'aider à résoudre un peu plus l'énigme. C'était notre soirée. J'en étais persuadée. Une telle chose ne se serait jamais produite si aucun sentiment existait entre nous. Pourtant, je le ressentais bien, ce poids au fond du coeur qui vous fait autant de mal que de bien. Sa lourdeur est telle qu'on ne peut jamais l'oublier, jamais s'en défaire. Et lorsque le contact physique a lieu, alors ce poids devient léger, il explose de mille feux et vous apporte les papillons. Ces trucs incroyables que personne n'a envie de croire. Sauf quand on le vit.

Ce soir, je le vivais. Je les ressentais. Les doux papillons de Talie. Elle était une véritable rose qu'il ne fallait ni brusquer, ni abîmer. Et j'avais l'impression d'avoir conscience de ça, mieux que personne. Mes mains sur ses hanches les maintenaient, sans pour autant la forcer à rester. Après tout, je comprendrais si j'allai trop loin. Mais elle avait l'air d'en redemander, maintenant qu'on y était. Peut-être était-ce seulement un déclic à déclencher ? Ses bras s'entouraient autour de moi et je frissonnais de bonheur de la sentir ainsi coller à moi, son corps si élégant et attirant. La chaleur de nos ventres s'avouaient leur attirance, en cet instant de passion. Ce baiser n'était pas seulement un baiser de séduction. C'était quelque chose de voulu, d'attendu et c'était avec une envie encore plus forte qu'il se réalisait. Je n'entendais plus la musique, je ne voyais plus les spots de couleurs agressives. C'était la mélodie de nos coeurs que j'entendais et sa beauté fulgurante que je voyais. Rien de plus, rien de moins.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Et je déteste ça. Cette rencontre sucrée de nos lèvres chaudes avait bien trop d'importance pour que je laisse qui que ce soit le gâcher. Je pensais que nous étions sur la bonne voie. Mais soudainement, le corps de Talie n'eut plus la même attitude. Il semblait se tendre, s'énerver même. Je décidais de prolonger le baiser, pour la détendre. Mais c'était à présent ses mains qui s'agrippaient à mes épaules, presque agressivement. Mes paupières s'ouvrirent donc, pour savoir ce qu'il se passait, quel faux pas j'avais bien pu faire. Je sentais alors une rage terrible monter en moi. Un homme ivre et pervers était tout bonnement en train de se frotter à Talie, comme on se frotte à une putain. Ne supportant cette vu qu'un fragment de seconde, je détachais brutalement ma bouche de celle de ma jolie blonde, avant de détacher tout mon corps entier du sien. Je me précipitais sur ce gros lourd, prenant bien soin de garder Talie en sécurité derrière moi.

« Dégage, espèce de connard ! Pour qui tu te prends là ! » hurlais-je d'une voix grave, tout en poussant l'énergumène de toutes mes forces. C'était vraiment le truc à ne pas faire. Gâcher ce moment que j'attendais depuis longtemps, gâcher la confiance et l'aisance que Talie avait acquise à mes côtés. Je restais face à cet homme dégoûtant, qui avait directement percuté le sol, trop ivre pour tenir l'équilibre. Je le fixais d'un regard noir, le souffle difficile, prête à lui enfoncer mon talon dans le ventre. « Ca c'est.. sexy bande de gouines... Trop excitant, broute-minou.. » Ces paroles étaient sales, tout comme sa façon de s'exprimer. Je savais pertinemment que la foule autour de nous était attentif au moindre geste, à la moindre parole qui s'extirperait de cette situation. Je serrais les poings tellement fort que mes ongles n'avaient aucun mal à pénétrer ma chaire. Préférant agir que parler, j'optais pour l'énorme coup de talon dans les bijoux de famille de cet individu.

Il hurlait à la mort à présent et j'étais satisfaite, même si mon visage était encore crispé par la colère et le dégoût. Et la déception. Je me retournais vers Talie, celle-ci complètement tétanisée. Je retrouvais alors ce regard triste et effrayé qu'elle arborait lors de notre rencontre, à la cantine. Mais en pire cette fois. Tout était dédoublé. Et je n'avais pas le sang assez froid pour la rassurer comme à la première fois. Je me contentais de lui prendre la main et de la tirer hors de cette foule qui marmonnait déjà des sottises à notre propos. J'avais oublié comme c'était difficile d'aimer les femmes dans ce monde. Et si pour moi c'était une rude épreuve, je ne voulais pas imaginer la douleur et la honte que Talie ressentait. Je m'empressais de reprendre son sac sur le comptoir et j'entraînais la belle blonde dehors. Une fois la porte passée, l'air était frais mais doux. Un frisson parcourut mes bras et je lançais un regard à ma compagnie, quelques peu confuse. « Je... Je suis désolée... Ca ne devait pas se passer comme ça... » me contentais-je de murmurer, la voix cassée, les larmes presque au bord de mes yeux.


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Talie-Rose Aurore Grimm

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MessageSujet: Re: Danser pour oublier. Talie & Abigaëlle Danser pour oublier. Talie & Abigaëlle EmptySam 26 Juil - 19:17







▲ save the last dance for me.



Tout était si beau, tout était si doux. Tout était si parfait entre vous. Juste elle et toi et cette sorte de bulle cotonneuse dans laquelle la demoiselle rousse avait réussi à vous enfermer toutes les deux. Tu avais complètement oublié le monde alentour, il n’y avait plus qu’elle qui comptait. Elle et ses grands yeux dans lesquels tu te perdais. Elle et son visage empli de douceur qui te donnait envie de sourire, de dire merde à la vie et ses difficultés. Tu t’es laissée emporter par cet instant complètement magique, complètement inattendu aussi. Jamais tu n’aurais cru être capable de tout ça, de tant de rapprochement avec Abigaëlle. C’est tout nouveau pour toi. Jamais tu n’as été aussi en confiance, aussi à l’aise. Jamais tu n’as osé être aussi proche d’une personne qui n’était pas ta Maîtresse. Comme si tu t’étais interdit jusque là toute autre relation plus profonde. De peur de souffrir encore plus, de peur des représailles. De peur de t’attacher et de voir Maléfique t’enlever ceux qui te sont chers comme elle t’a enlevé Philippe. Mais ce soir, tu as tout oublié. Tu as perdu le sens des réalités, tu as mis dans un coin de ta tête tous tes doutes et toutes tes peurs, les mettant en sourdine le temps d’une soirée juste pour te laisser profiter. Profiter de ce temps libre, profiter de cette nouvelle euphorie qui coule dans tes veines. Profiter de ton amie, tout simplement. Ton cerveau est en pause, tu ne réfléchis plus. Il y a juste sa chaleur se mélangeant à la tienne, son corps collé au tien. Cette drôle de brûlure au creux de tes reins. Et ces battements fous contre tes côtes. Tu te sens si bien. Si bien que tu ne réalises pas que le monde qui vous entoure reste noir, sale, dur. Tu as oublié que la vie alentour ne fait pas de cadeaux à des êtres damnés comme toi.
Parce que tout bascule. Tout s’effondre. Toi qui te sentais pousser des ailes quelques secondes auparavant, tu déchantes vite lorsque des formes masculines se collent à ton dos, empiétant sur ton espace vital. La respiration affolée, tu vis ce rapprochement comme une véritable agression. Ton corps se tend, ton estomac se tord. Tout ton être se révulse et un goût de bile remonte jusqu’à ta gorge, te brûlant la langue. Ce souffle chaud contre ton cou est comme une caresse trop osée, trop intime. L’odeur d’alcool te fait froncer le nez, tu plisses les yeux. Dégoûtée. Toute cette violence est comme une gifle cuisante, un coup de poing en plein plexus. Tu te débats comme une lionne mais rien n’y fait. Tu es impuissante face à cet homme. Et puis les mots fusent, cinglants. Avilissants. Moches et écœurants. « Gouine. » Le mot résonne dans ta tête et te glace le sang. Il est comme une insulte, comme une marque déposée sur ta chair au fer rouge. Tu n’avais encore jamais pensé que ton attirance pour les femmes pouvait être mal vue. Pouvait être perçue comme amorale et répugnante. C’est donc ce que les gens pensent ici ? Le fait d’éprouver des sentiments pour une personne n’est-il pas le plus important ? Tu ne t’étais jamais posé ce genre de questions avant. Jusqu’à maintenant. Tu avais juste vécu avec ces sentiments sans jamais essayer de comprendre pourquoi ou comment. Sans jamais essayer de savoir. Tu ressentais, voilà tout. Tu n’avais d’ailleurs que vécu à travers ces sentiments pour ta Maîtresse, tu n’avais jamais imaginé que c’était quelque chose qui paraîtrait anormal aux yeux du reste du monde. Protégée par les murs du loft dans lequel ta Maîtresse t’a enfermée, tu n’as jamais dû affronter cette violence crue et bestiale. Cette haine gratuite. Tu ne souffrais que de celle de Maléfique, que de son sadisme sans limite. Mais c’était tout. Les autres, tu les avais oubliés. Et tu pensais naïvement qu’Aphria était la seule à être aussi inhumaine envers toi. La seule personne aussi néfaste et vicieuse dans ce monde ici-bas.
Incapable de réagir, tu restes immobile, le regard perdu dans le vide. La foule autour de toi a disparu, ne reste que ce mot qui te salit. Tu ne sens même pas les regards fixés sur toi, leur brûlure et leur jugement. Ce n’est que lorsque celui qui t’a trop approchée se met à hurler que tu reviens à la réalité. Tu le vois à genoux, se tordant de douleur en criant comme un enfant. Ahurie, tu vois en face de lui ton Abigaëlle qui, le visage déformé de colère, le regarde comme s’il n’était qu’une vermine tout juste bonne à exterminer. Jamais tu ne l’as vue autant en colère. Jamais tu n’as vu sur son visage de poupée autant de sentiments mauvais qu’en cet instant. Étrangement, tu trouves ça plutôt sexy mais tu rougis d’une telle pensée. Tu baisses les yeux avant de sentir la main de ton amie empoigner fermement la tienne et te tirer par le bras jusqu’à retrouver la fraîcheur de l’air de la nuit. Le calme de la rue est apaisant après tout ce bruit qui assourdit encore tes oreilles. Ton cœur continue sa course effrénée dans ta poitrine mais tes muscles se relâchent et se détendent petit à petit. La brise légère envoie des frissons le long de ton dos, tu fermes les yeux et inspire à plein poumons. Si la scène reste encore présente à ton esprit, la fuir aussi vite t’aura aidé à ne pas rester bloquée dans cette honte sale et poisseuse que cet inconnu avait voulue vous jeter. La voix douce mais contrite de la rousse s’élève dans le silence de la nuit et c’est un peu comme une mélodie. Elle finit d’apaiser tes dernières craintes. Elle a toujours eu cette faculté-là sur toi. Tu souris légèrement avant de poser un regard tendre sur ton amie. Elle semble si ennuyée, si honteuse aussi. Comme si toute cette scène était de sa faute alors qu’elle t’avait fait passer la soirée la plus magique de toute ta vie à Fantasia Hill. Un peu timidement, tu te rapproches et poses une main sur son avant-bras dénudé. « Ne t’en fais pas, tu la rassures d’une voix douce, ton pouce caressant sa peau blanche dans un geste instinctif. Ce n’est pas ta faute. »
Non ce n’était pas de sa faute. Parce que tu venais de passer un moment merveilleux en sa compagnie et tu ne voulais pas laisser cet odieux personnage te gâcher ce souvenir. Te gâcher cet instant où tu t’es libérée. Où la femme en toi s’est révélée. Si ta Maîtresse a su faire naître ta féminité, Abigaëlle a réussi à la faire éclore, fleurir. Tu t’épanouis à son contact, tu le sais. Avec précaution, tu enroules tes bras autour de la nuque gracile. Ton corps se colle instinctivement au sien et tu souris avec tendresse. « J’ai passé une soirée merveilleuse, merci, tu souffles avant de poser un rapide baiser au coin de ses lèvres et de t’écarter un peu, les joues légèrement rosées. » Tu ne sais pas quoi lui dire d’autre pour la rassurer. Tu n’as plus envie de penser à ce qu’il vient de se passer. Tu ne veux pas t’encombrer l’esprit avec tout ça. « Je ne te savais pas adepte de karaté, tu rigoles doucement en revoyant l’homme à genoux sous la douleur. Je crois que tu lui as laissé un souvenir impérissable après ça. » Te cachant un peu derrière ta main, tu pouffes de rire avant d’enrouler ton bras autour du sien. Posant ta tête au creux de son épaule, tu observes le ciel couleur d’encre qui vous surplombe. Les lumières de la ville cachent les étoiles, sont comme des dizaines de petits soleil qui t’aveuglent. Du coin de l’œil, tu aperçois la voiture que ta Maîtresse a sûrement fait venir pour toi. Faisant comme si tu n’avais rien vu, tu lances un sourire à la rouquine. « On se balade un peu ? La nuit est douce et je n’ai pas envie de rentrer maintenant, tu lâches. J’ai envie de profiter de notre soirée encore un peu. » Et ne surtout pas retomber dans cette abysse infernale faite de douleur et de peur.







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Abigaelle A. Blair

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MessageSujet: Re: Danser pour oublier. Talie & Abigaëlle Danser pour oublier. Talie & Abigaëlle EmptyLun 28 Juil - 21:22

TALIE & ABIGAËLLE


« Danser pour oublier. »


J'étais là, debout dans la nuit, ce qui ne m'arrivait jamais. Et ça, en compagnie de celle qui avait réveillée en moi des émotions que je refoulais depuis bien trop longtemps. Aimer une femme et être une femme. Quoi de plus beau ? Ce n'était malheureusement pas au goût de tout le monde et, ce soir, je me sentais honteuse, salis et j'étais plus que tout dégoûtée par la race humaine, dont je faisais malheureusement partie. La douceur, le bonheur, l'envie, le désir profond qui m'avait habités quelques minutes auparavant n'étaient plus. Je n'avais plus vraiment le courage d'embrasser sans gêne celle que j'aimais pour la première fois. Mais cela était plus que contraignant. J'avais mis tant de temps à atteindre ce stade avec Talie. Ce stade où elle acceptait le contact physique et que mes sentiments ne lui faisaient plus vraiment peur. Et puis, elle s'était détendue en ma présence. Ca, ça n'avait aucun prix pour moi, Abigaëlle, doutant que mes sentiments pour ma belle blonde ne soit pas réciproque. Cette soirée m'avait prouvé le contraire et j'en étais ravie.

L'air été frais, humide, rien n'était plus pareil que la bulle cotonneuse d'amour et de bonheur dans laquelle Talie et moi nous étions enfermées. J'étais confuse auprès d'elle aussi et, à ma plus grande surprise, les rôles s'inversaient en cette soirée inattendue. Cette fois, c'était elle qui venait à mon secours, apaiser mon esprit à l'aide de ses doigts brûlants sur mon bras. Elle se postait ensuite face à moi et mon regard soudainement intimidé se redressait vers elle. Je crois que c'était la première fois qu'elle me regardait dans les yeux, d'elle-même. Et puis, ses bras glissaient autour de mon cou et je me laissais aller à la douceur de sa peau contre laquelle la mienne frissonnait pleinement. C'était comme instantané. Ma réaction était si surprenante que je ne me reconnaissais pas moi-même. J'allai mieux, au simple contact de son corps contre le mien et de sa voix m'étant destinée. A cet instant, je comprenais à quel point je pouvais être dépendante de cette jolie blonde qui était restée muette pendant tant de semaines. Ce temps était-il vraiment révolu ? Était-elle maintenant prête à vivre notre relation ouvertement et à son maximum ?

« Je ne te savais pas adepte de karaté. Je crois que tu lui as laissé un souvenir impérissable après ça. » Et en plus de ça, elle me dévoilait à présent son humour. A ces mots, je ne pouvais me retenir de rire et c'est là que la colère disparût complètement de mon visage. Elle savait me parler, ma Talie à moi, rien qu'à moi. En tout cas, je l'espérais. Je ne l'imaginais pas avec quelqu'un d'autre que moi, tellement le fait de vivre une relation semblait rude pour elle. « Il méritait que je lui fasse une petite démonstration de mes talents. » dis-je à mon tour, guettant la moindre réaction, espérant la faire rire aussi. Mais c'est un silence doux et tendre que je récoltais. Je n'étais sûrement pas douée pour faire de l'humour et pour draguer, aussi. C'était à se demander comment j'avais pu séduire Talie. L'acharnement, je suppose. Quoi qu'il en soit, nous étions à présent face l'une à l'autre, ses bras autour de moi et mes mains posées discrètement sur ses hanches. Je les sentais brûler au simple contact de son corps, étranger au mien. Et nous ne bougions plus. Nous ne disions plus rien. J’essayais de savoir comment relancer la discussion, mais surtout comment la garder près de moi encore quelques minutes, voire quelques heures. Je savais, d'ailleurs, que si je n'agissais pas très vite, elle s'évaporerait presque instantanément comme elle l'avait toujours fait lors de nos rencontres.

« On se balade un peu ? La nuit est douce et je n’ai pas envie de rentrer maintenant. J’ai envie de profiter de notre soirée encore un peu. » Incroyable. C'est le seul mot qui me vint lorsqu'elle prononça sa demande. J'étais abasourdie par cette proposition et je crois que mon visage le traduisait parfaitement. Mes grands yeux bruns étaient écarquillés et mes paupières frémissaient sans que je n'en contrôle le moindre cils. Mes lèvres, entre-ouvertes, démontraient à quel point j'étais bouche-bée. Si un jour on m'avait dit qu'elle me proposerait quelque chose d'elle-même, je ne l'aurai pas cru. J'étais surprise, mais tellement heureuse. Au fond de moi, j'étais à cet instant une pauvre enfant découvrant un magasin de jouets pour la première fois. Si j'avais pu sautiller dans la rue comme une petite folle, je l'aurai sûrement fait. Mais je me devais de rester neutre, après tout je ne voulais pas l'effrayer avec un comportement qu'elle jugerait disproportionné. Mais j'étais tellement heureuse de cette proposition... Comment répondre avec neutralité ? Je tentais ma chance, malgré tout. « Avec grand plaisir, ma belle. » répondis-je en souriant tendrement. C'était suffisant. Suffisant pour qu'elle sache que j'étais heureuse d'être avec elle, là maintenant et pour les minutes à venir.

Elle semblait heureuse, elle aussi. Et je profitais de son visage qui, pour une fois, possédait des traits détendus, un sourire sincère et des iris brillants de bonheur et non de tristesse. Ses secrets étaient pour moi de véritables énigmes que j'essayais de résoudre au moindre mouvement de ses lèvres, au moindre geste qu'elle pouvait effectuer. Malheureusement, j'étais loin d'avoir les réponses à mes questions, concernant Talie. Et j'avais finis par abandonner. Je ne voulais pas lui demander ce qui la rendait si fragile jour après jour, par crainte de lui faire peur et de la perdre. Alors, peu m'importait ce qui se cacher derrière ce visage angélique. Je voulais profiter d'elle, de ce qu'elle était et lui laisser sa vie comme elle semblait vouloir la garder. Délicatement, je me détachais d'elle, afin de lui prendre la main. Je lui échangeais un dernier sourire à pleines dents avant de me tourner vers la rue déserte. Mes doigts entrelacés dans les siens, j'avançais lentement, profitant de chaque pas que nous faisions ensemble. Durant un instant, je fermais les yeux, profitant de la brise nocturne. J'avais à présent oublié l'ivrogne qui avait omis le respect et qui avait gâché la bulle de tendresse qui nous enrobait. Mais à présent, elle semblait revenir nous enfermer à nouveau. Et à vrai dire, j'avais envie d'y rester prisonnière, avec Talie, pour toujours.


STAY ❞

I'll give her one more time. We'll give you one more fight. Said one more line. There'll be a riot, cause I know you.
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Danser pour oublier. Talie & Abigaëlle

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