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SEMO + La faiblesse pourrait-elle être une force ? (terminé) Vide
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 SEMO + La faiblesse pourrait-elle être une force ? (terminé)

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MessageSujet: SEMO + La faiblesse pourrait-elle être une force ? (terminé) SEMO + La faiblesse pourrait-elle être une force ? (terminé) EmptyLun 31 Mar - 14:35

Sea & Tristan
Deux grosses bulles d’air s’échappent de ma gorge et je me mets à regretter mes branchies. L’eau qui ne devrait pas tarder à s’infiltrer dans mes poumons, causant ma mort. Les yeux ouverts, je regarde l’air remonter à la surface et l’adrénaline court dans mes vaisseaux sanguins, dans un sursaut de vie, mes pieds battent le sol et je rejoins les bulles qui s’échouent à la surface. Ouvrant grand la bouche, l’air envahi mes poumons et je respire avec délice. Même si je n’aime pas ce nouveau mode de fonctionnement, je m’y suis habitué. Après tout, je n’ai pas le choix, mon corps agit à sa guise, je ne suis plus le petit poisson naïf que j’étais avant. Je fais quelques brasses dans l’eau avant de m’accrocher à l’échelle. Je pourrais rester des heures à nager dans la mer, sous l’eau salée, mais cette eau-là, pleine de chlore, ne me sert que de substitut. Je n’ai pas le choix en réalité. La mer m’est inaccessible. Je soupire quand je vois mon patron arriver, il va m’engueuler, une fois de plus, la piscine n’est pas fermée et il est déjà quarante-deux. Soit douze minutes de trop. Je lève les mains tel un couple qui attend sa peine et me dépêche d’atteindre l’autre côté pour éteindre la lumière. C’est encore l’automne et l’extérieur demeure fermé, ce qui veut dire beaucoup moins de travail pour fermer le lieu. Je tiens ma serviette à la main, préférant rester en contact avec l’eau le plus longtemps possible. J’aime sentir les gouttes quitter mon corps et s’écraser sur le sol, j’aime ce contact plus que tout. Non, c’est faux, j’aime beaucoup de contact différent, mais j’en ai un particulier avec l’eau. J’adresse un signe à mon patron de la main et je me dirige vers les vestiaires du staff. Je n’étais pas censé faire la fermeture aujourd’hui, mais j’ai échangé mon rôle avec Rox, j’avais besoin de beaucoup de courage car j’ai quelque chose de difficile à affronter. Assis sur un banc, je suis incapable de me rhabiller, je vais me dégonfler, je le sais bien. Je détourne mes pensées d’elle, il ne faut pas que j’y pense sinon je vais faire marche-arrière. Une fois qu’il sera trop tard j’aurai le droit d’y songer. Je fais tomber ma tête contre le mur et ferme les yeux un instant. Son visage m’apparaît, son sourire illuminé et grandiose me fait rêver et je rouvre les yeux. Je n’ai droit qu’à cela en cet instant, si je revois la suite ce sera trop tard.

Dix minutes plus tard, je quitte l’établissement, mon sac sur le dos. Je dépasse ma voiture et y vais à pied, en courant même. Courir m’aide à orienter mes pensées, mais aussi je sais que je pourrais échapper à Sea si jamais je cours trop ou pas assez. « On se dégonfle ? » Un sourire s’étend sur mon visage, elle me connaît trop bien. De toutes les tantes de Mélody, seule Héloïse m’a soutenu et m’a remotivé. C’est la seule à ne pas m’avoir tourné le dos, je ne pourrais jamais la remercier. Elle m’attrape la main qu’elle sert sur son cœur. Elle n’est pas aussi mère-poule que mon père, mais parfois elle sait ce qui me touche. Et là j’avais besoin de ce contact. Elle ne me dit rien de plus et je n’essaie pas de me justifier. Elle m’indique la voiture d’un doigt et me force à monter côté passager. J’avais choisi le jour, mais Héloïse avait choisi de m’emmener. Elle démarre la voiture et lance la radio. On a déjà parlé de tout, elle m’a déjà dit ce qu’elle pensait et j’ai déjà répondu, pourquoi se refaire la scène ? Je sais que je suis capable de la convaincre de me déposer à la maison, alors je me tais, parce que c’est plus facile. Elle se met à chantonner et en riant je la suis. Héloïse sait comment me détourner de mes pensées. Je ferme les yeux en entonne le couplet, je suis dans mon élément quand on parle de musique. Soudain la voiture ralentit et s’arrête. Je sais qu’on est arrivé, je sais que Sea a fini son service depuis trois minutes et qu’elle doit être en train de partir, mais je n’ai pas envie d’ouvrir les yeux. « Fonce. » me lance ma tutrice d’une voix douce. Je sers les poings pour me donner du courage, j’inspire profondément, j’ouvre la porte et jette un dernier regard vers Héloïse. Elle sourit. Et sur cette dernière démonstration de sentiments, je m’échappe. J’ai laissé mon sac dans la voiture, je n’ai que mes clefs et mon portefeuille dans ma poche, je rentrerai à pied, cela me fera sûrement du bien après notre conversation. Je m’arme de courage et avance. La voiture est déjà repartie avec Héloïse qui n’a pas attendu pour ne pas me gêner, vraiment, je lui dois tout. Je contourne le magasin et m’adosse au niveau de la porte de sortie de secours. Les employés sortent toujours par ici, c’est dans leurs habitudes. J’ai le cœur qui bat la chamade, aura-t-elle envie de me revoir après tout ce que je lui ai fait ? Mais avais-je le choix aussi ? La porte s’ouvre et c’est Féline qui en sort. Un peu déçu, mais très soulagé, je ne cache pas mon soupir. Elle passe sans s’arrêter devant moi et elle continue sa route. Je n’aurai pas pu l’interpeller de toute manière, déjà que je ne sais pas quoi dire pour Sea, alors qu’aurais-je à échanger avec Féline ? Je commence à jouer avec mes pouces, en attendant que le temps passe. Cela ne fait qu’une minute que je suis là et j’ai déjà envie de m’enfuir en courant. « Crétin. » me murmuré-je pour moi-même. Je relève les yeux et là je la vois. Merde, j’ai parlé au moment où elle a ouvert la porte, je ne l’avais pas entendu, elle par contre avait dû m’entendre. Comment rattraper ça ? « Bonsoir Sea. Hum, bonne journée de boulot ? » Deux semaines entière que nous nous évitons d’un commun accord et je n’as rien de mieux à dire ? Pour la première fois, je l’observe vraiment. En quatorze jours, elle a vraiment changé. Son visage montre une expression triste, ses yeux son éteint, son sourire n’est plus là. Oh bien sûr, moi non plus je ne suis pas réellement à l’aise, mais je ne suis pas aussi meurtri quelle. D’instinct je détourne le regard, c’est moi qui ait ‘rompu’ cela doit donc être normal. S’excusez n’est pas une chose facile, pourtant Héloïse m’a prévenu que c’est ce qu’il fallait faire, que des excuses sincères pouvaient faire changer les choses, mais je n’en suis pas capable. Reconnaître mes torts ? Bordel non, je n’ai que vingt-ans, je ne peux pas être père. Pourquoi fallait-il que ça tombe sur moi ? Je n’avais jamais eu de soucis de ce genre-là avant, pourquoi maintenant ? Je rage intérieurement. M’excuser ? Non, vraiment pas. « Est-ce que ça va ? »  Bam, deuxième fois que je mets les pieds dans le plat, mais je ne sais pas quoi dire d’autre. De toute manière elle ne va pas rester silencieuse, elle va s’énerver et là je pourrais répondre, mais je ne peux pas lancer les hostilités, c’est moi qui ait tout mis en place…
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Dernière édition par Némo Tristan Fisher le Lun 5 Mai - 0:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: SEMO + La faiblesse pourrait-elle être une force ? (terminé) SEMO + La faiblesse pourrait-elle être une force ? (terminé) EmptyVen 11 Avr - 17:14



Tristan&Sea
Coincée dans mon jean Levi’s et mes rêves de gamine, j’ai chiffonné des années. À pleurer sans même savoir pourquoi. À vouloir la mort et la haïr. À dire je t’aime au lieu de je te désire. À croire vivre mais en réalité, survivre, j’ai avalé du rouge à lèvres. À chaque repas, j’ai regardé mon corps, telle une naïve, j’ai pleuré sur les épaules, j’ai rêvé à m’en détruire, j’ai stagné à un arrêt de bus, au lieu de courir.

Je m'était allonger sur les sacs de graines de tournesol dans le hangar. Je suis restée là, des heures, à regarder les nuages et à me demander si quelqu'un penser à moi à ce moment précis.  Je me suis ensuite dit que quelqu'un se poser sûrement la même question dans le monde et que ça faisait de nous des espèces de frère et sœur de penser. Je me suis ensuite demander si Tristan penser à moi, et si oui, qu'est-ce qu'il pouvais bien se dire. Je l'imaginer au bord de la piscine, son sifflet sur le coup à mater les fesses d'une bonasse qui aurais profiter d'avoir finit les cours plus tôt pour s'entraîner à la nage, puis je me suis imaginer à la place de la fille, avec mon ancien corps de déesse et ensuite, je me suis imaginer dans les bras enlacer de Tristan, à se raconter des vies qu'on auras jamais. Après notre dispute et notre rupture, j'étais totalement détruite, j'ai airé des heures dans le métros à écouter des musiques triste et a me demander ce que j'avais bien pue faire au bon dieu pour avoir le cœur qui serrais si fort. Je me suis détruite, comme si on m'avais arracher un membre et que je devais me regarder me vidé de mon sang. Il était mon tout, et j'avais une part de lui qui m'empêcher de manger des sushis. Je pensais qu'il allais revenir, qu'on allais s'expliquer et qu'on vivrais comme avant, et puis j'ai repenser à la situation, j'ai repenser à la définition de ce qu'était pour moi « comme avant » et je me suis rendue compte qu'il n'y avais plus de « comme avant ». C'était pas une dispute banal, c'était un énorme changement dans sa vie et dans la mienne. Et bien sûre qu'on ne peut pas revenir dessus, et je ne pouvait pas affirmer qu'il était de lui, alors je ne pouvais pas lui en vouloir si il se braquer par rapport à ça, je devait prendre tout ça sous ma charge et me faire à l'idée qu'il n'y auras plus de Sea et Tristan, qu'il y auras Tristan et de l'autre côté Sea et son bébé. J’avais repris mon train-train quotidien en me disant qu'entre nous deux, ça ne seras plus jamais comme je le souhaiter. Puis je me suis mise à le détester, repenser à tout ce qui a pue faire que ça n'as pas marcher, lui mettre tout sur la faute, penser à l'accouchement rude et dure auquel il n'assisterais pas, déformer mon corps et mon mode de vie pour un coup de rein. Je fut sortit de mes penser par le gérant qui soupirais en me voyant, je n'avait pas d'excuse, je me suis contenter de sourire et ramener mon tablier. « Tu devrais demander à Sea si elle a envie de venir ? » entendais-je alors que je retirais les boutons le long de mes côtes. « Je pense pas, tu sais avec ce qui lui arrive..» la phrase fût couper lorsqu'elle compris que j'étais dans la pièce. J'aurais dit non dans tout les cas, pensais-je. Ou peut être pas, soyons honnête, je n'avais pas vue Luc depuis deux semaines et Zachary mon seul ami m'avais trahis en couchant avec se débile de Luc, Lys était trop occuper avec son petit ami et je me voyait mal tenir la chandelle entre eux deux. Je n'avais que mes tantes qui c'était fait à l'idée que je ne suis jamais dans leurs pattes. J'aurais aimais voir du monde, 'fin, pas vraiment. En fait, j'aurais aimer voir Tristan, m'allonger dans son grand lit, étouffer dans ses bras et rêver d'une vie qui nous échappez. Les filles sortaient de la pièce en me saluant, j’attachais mes cheveux d'une manière grossière avant d'enfiler une chemise appartenant à Liam, bien large, qui cacher mon ventre déjà un tout petit peu rond avant de passer un coup de labelo sur mes lèvres légèrement gercer. J'avais du mal à adopter mon ancien look, les petits tops et les jean taille basse ne m’allait plus, j'avais l'impression que ce n'était plus vraiment moi, que quelqu'un prenais plaisir à transformer mon corps et que je n'était plus maîtresse de moi même. Je fit un salut de la main à mon patron avec un léger sourire et empreinte les escaliers vers la sortit. Qu'allais-je faire ? Surement manger un paquet de chips en touchant mes devoirs avant de finir les derniers épisode de pretty little liars saison 3 et m'endormir a 3h du mat' après plusieurs cauchemar. J'étais lasser de ma vie actuelle, et apeurer de ma vie futur, qu'est-ce que j'allais bien devenir ? « Crétin. » alors que je venais de sortir de la boutique, j'appercue sa silhouette à quelque mètre de moi. J'aurais donner une église en or massif pour que ce ne soit pas lui, pour que ce ne soit pas son visage, son sourire, sa voix, ses traits. Il eu un moment de panique, je l'avait vue, il m'avait vue et nous savions tout deux que ça n'allait pas s'arrêter là. « Bonsoir Sea. Hum, bonne journée de boulot ? » pourquoi mon nom paraît si beau sortit de ses lèvres ?  J'eue des frissons et des envies de sauter de joie, je lui aurais sauter au coup et l'embrasser jusqu'à ce que nous ne fassions plus qu'un si ma dignité ne m'avait pas stopper. Mon cœur ne cesser de tambouriner dans ma poitrine, calme toi non de dieu ! On a compris, c'est lui, t'emballe pas pour si peu. Mes jambes étaient les seules à fonctionner, ils continuèrent d'avancer comme si de rien n'était, ignorant la présence du probable père de mon enfant. Je passer à quelque centimètre de son corps, le frollant presque, son odeur envahissait mes narines comme un retour dans le passer, je sentit le bébé s'agitait à cette penser. « Est-ce que ça va ? » non, bien sur que non. Ça n'iras pas tant que tout ça ne seras pas rentrer en ordre, tant que le bébé ne seras pas là, tant que je n'arriverais pas à dormir à cause de cauchemar horrible, tant que cette sensation d'être ou de devenir une mère ignoble me ronge chaque jours, tant que la pression sur mes épaules ne me tueras pas. « Je t'aurais tout pardonné Tristan. » dis-je d'un coup, en me retournant. Ses yeux dans les miens me donner des frissons, comme la première fois il m'avais embrasser, comme la première fois ou en coucher ensemble, je lui avais donner toute ma confiance, parce que je l'aimais, parce que je ne pouvais aimer quelqu'un d'autre comme je l'aimais à cette instant précis. « Je t’aurais tout pardonné, de ton incapacité à faire des pattes à l'odeur de tes pieds, de l’infidélité à ta connerie permanente, de tes mots blessants à ton ironie, mais m’avoir laissé tomber alors que ta présence m'était vitale, ça non, jamais, je ne te le pardonnerai jamais. »

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MessageSujet: Re: SEMO + La faiblesse pourrait-elle être une force ? (terminé) SEMO + La faiblesse pourrait-elle être une force ? (terminé) EmptyMer 16 Avr - 17:46

Sea & Tristan
Elle est là, face à moi, celle que j’évite depuis bien trop longtemps. Son visage, son odeur, sa posture, tout en elle me plaît et pourtant je suis à une bonne distance d’elle. Eloigné par ma propre bêtise, c’est de ma faute si nous sommes séparés. Je lâche un soupire, les mots ne sortent pas, comment pourrais-je lui dire quoique ça soit ? Comment pourrais-je lui avouer ce que je ressens ? Ce n’est pas mon habitude, après tout, je l’ai prévenu dès le départ, je ne lui ai jamais menti. Elle savait que je ne voulais pas m’attacher, que je n’avais pas envie d’avoir une vie comme celle-là, je suis trop jeune et elle aussi. Bon, il est vrai que j’ai paniqué et que les mots ont sûrement quitté mes lèvres avec trop de force. Je n’aurai pas dû être sec et cassant de la sorte. Après tout, j’étais autant fautif qu’elle, enfin on avait tout fait pour éviter ce risque. ENCEINTE bordel, je n’ai que vingt ans. Comment étais-je censé réagir ? Sauter de joie et l’annoncer au monde entier ? Rire et pleurer avec elle ? Je ne pouvais pas, c’était bien trop dur. Bien trop choquant. Je détourne le regard, plonger mes pupilles dans les siennes me rend faible, je suis amoureux. Oh si seulement je savais comment le lui dire ! Je ne peux pas, mes émotions, mes sentiments tout en moi est contraire et dispersé. « Je t'aurai tout pardonné Tristan. » Elle s’est mise à parler, et sa phrase m’attend en plein dans le cœur. Une lame tranchante qui brise tout sur son passage. Elle ne m’aime plus et ne m’aimera plus jamais. J’ai tout gâché, après tout, c’est peut être mieux. Je n’aurai plus à me prendre la tête, à m’occuper d’un gamin qui naîtra … sans connaître son père. Je suis con parfois, lâche souvent, mais pas méchant. Je ne peux pas la laisser toute seule dans cette galère, j’aurai dû être là. D’ailleurs c’est pour ça que je suis revenu, c’est pour elle. Je voulais tenter de recoller les morceaux, sans être sûr d’y arriver, mais au moins qu’elle cesse de pleurer. Si j’en étais capable.  « Je t’aurai tout pardonné, de ton incapacité à faire des pâtes à l'odeur de tes pieds, de l’infidélité à ta connerie permanente, de tes mots blessants à ton ironie, mais m’avoir laissée tomber alors que ta présence m'était vitale, ça non, jamais, je ne te le pardonnerai jamais. » Chaque mot est une flèche qui se brise sur mon corps, chaque syllabe m’atteint au plus profond de mon être. Seulement je ne peux pas me laisser atteindre, ce n’est pas mon caractère. Elle croit être la seule à me reprocher des choses ? La colère commence à montrer le bout de son nez et, même si je sais que c’est une mauvaise chose, même si je suis conscient que je ne vais qu’accentuer la mauvaise entente, je ne peux m’en empêcher. « Oui je sais, j’ai été un petit-ami horrible, je n’ai rien fait de bien, jamais, tu détestais tout ce que je représentais, parce que sinon tu ne t’en serais pas souvenue avec autant de force. MAIS BORDEL tu voulais quoi ? Que je saute de joie ? Sea, j’ai vingt ans. T’en a seulement dix-huit. Un bébé ? T’es sérieuse ? » Mon regard se fait dur et ses pupilles se contracte, je sais que je lui fais du mal, mais c’est plus fort que moi. Je suis bien plus doué pour dire des conneries plutôt que d’être sérieux. « En plus j’ai entendu dire, que Luc aurait pu être le père aussi, merci quoi. Pourquoi se serait forcément moi ? » Une fois de plus je mets les pieds dans le plat, je fais le con et je joue avec le feu. Pourquoi suis-je toujours obligé de répandre le mal autour de moi ? Elle ne le mérite nullement. Je ne peux pas dire autre chose, j’ai envie de partir loin, de la laisser tranquille, mais je ne sais pas ce qui me retiens. Car malgré toutes mes conneries, je tiens à elle. J’espère qu’elle va crier plus fort et que je vais comprendre mon erreur, j’espère qu’elle va me rendre meilleur, parce que seul je n’y arriverai pas.
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Dernière édition par Némo Tristan Fisher le Lun 21 Avr - 2:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: SEMO + La faiblesse pourrait-elle être une force ? (terminé) SEMO + La faiblesse pourrait-elle être une force ? (terminé) EmptyJeu 17 Avr - 20:38



Tristan&Sea
Coincée dans mon jean Levi’s et mes rêves de gamine, j’ai chiffonné des années. À pleurer sans même savoir pourquoi. À vouloir la mort et la haïr. À dire je t’aime au lieu de je te désire. À croire vivre mais en réalité, survivre, j’ai avalé du rouge à lèvres. À chaque repas, j’ai regardé mon corps, telle une naïve, j’ai pleuré sur les épaules, j’ai rêvé à m’en détruire, j’ai stagné à un arrêt de bus, au lieu de courir.

S'aimer était une tache très difficile. Il fallait penser à l'autre avant de penser à soit, passer ses envies et ses désires avant les siens, avoir un train d'avance sur ce qui allait se passer en se demandant comment l'autre réagirais.Lorsque vous êtes réellement amoureux, tout ça se fait sans problème, ça devient une tache élémentaire, une seconde nature, penser à l'autre devient une habitude et quand on ne l'ai pas, c'est là que c'est difficile. Le soir ou j'ai annoncer ma grossesse à Némo, je l'avais imaginer hésitant, déboussoler, boudeur et en colère. Je ne pensais pas que sa colère allait prendre le dessus sur nous, et que tout allait se finir. Je ne l'avais pas imaginer rouge de colère, les veines qui sortait le long de ses bras et cette envie de frappe dans tout ce qui lui entourer, moi y compris. C'est à ce moment là que je me suis demander si je l'étais vraiment. Vraiment, amoureux de lui. Je m'étais demander si ce n'était que cette absurde attachement qui m'avait frapper à ma rencontre avec Luc et des films que je me faisait dans ma tête. C'est à ce moment précis, lui devant moi, mon corps frissonnant, mon cœur tambourinant, mes yeux à la limite de la fontaine que j'ai sut : je suis amoureuse de lui. Son visage s’estomper de colère à ma vue, il était étonner de me voir si différente et choquer des mots que j'avais eu à son égard. « mais m’avoir laissée tomber alors que ta présence m'était vitale, ça non, jamais, je ne te le pardonnerai jamais. » jamais ? Me répétai-je. Pourrais-je ne jamais pouvoir lui pardonnai ? Sa présence me rendait si vivante, me laisserai-je sombrai dans l'oublie et la tristesse pour une histoire de mot ? Je m'oublier.  Sa colère fessait de nouveau surface, je le voyait dans ses yeux et dans ses veines qui commencer à se montrer. Le jamais l'avais peut être perturber aussi ? « Oui je sais, j’ai été un petit-ami horrible, je n’ai rien fait de bien, jamais, tu détestais tout ce que je représentais, parce que sinon tu ne t’en serais pas souvenue avec autant de force. » quand j'y repense, je me voit quelque mois plus tôt riant sur le fait qu'il ne sache pas faire cuire des pattes sans brûler le font, le vanné sur son odeur de pied et rire à tue tête de ses blagues idiotes. Tout sembler si différent maintenant, comme si les masques était totalement tomber. Comme si la réalité, cette veille pute, venais nous rappelez qu'un amour parfait ne pouvais être que fictif. « MAIS BORDEL tu voulais quoi ? Que je saute de joie ? Sea, j’ai vingt ans. T’en a seulement dix-huit. Un bébé ? T’es sérieuse ? » je fronçait le regard, comme si j'avais décidé de percer la capote toute seule durant l'acte. Crétin. « En plus j’ai entendu dire, que Luc aurait pu être le père aussi, merci quoi. Pourquoi se serait forcément moi ? » J'eu un blocage. Depuis que Némo et moi avions eu une grosse dispute sur le sujet « meilleur ami » on en avais plus jamais parler. Lorsque j'avais envie de passer du temps avec le matou, je devait prétexter un repas de famille ou une obligation Tyseeienne, bien qu'il savait très bien que j'allais chez Luc pour manger des bonbons devant de vieux film en noir et blanc. Il le déteste et je le savait bien, j’évitais aussi d'en parler, sachant que j'avais fait l'amour avec Luc avant de le faire avec Némo, de peur de le décevoir. Némo avait trouver stupide, répugnant, puis doux et gentille. Le fait qu'il en parle, me mettait mal à l'aise et en tord, Heloïse à du lui en toucher un mot, ou carrément lui expliquer la situation. Je n'avais aucune idée de qui étai le père de l'enfant que je portait, et la situation actuelle entre nous trois ne me donner aucune envie d'en choisir un en particulier. « D'accord. T'as pas était un petit ami parfait, personne ne l'ai, mais j'avais besoin de toi. Tu crois que c'est pas dur pour moi d'être monter du doigt au lycée ? Être cataloguer comme la fille qui sait pas géré une capote ? J'ai pris six kilos depuis que je suis enceinte, je rentre plus dans mes jeans et j'ai du vomir trois litres depuis le troisième mois. Et t'étais où toi pendant tout se temps ? » ma gorge se serrais, ma vie était vraiment devenue un calvaire depuis cette « heureuse » événement. Je ne pouvais en vouloir qu'à moi même, mais je lui en voulais aussi, de m'avoir laisser tout affronter seule. « J'avais besoin que les gens ne pense pas que je me suis fait engrosser par un mec quel qu'once à une soiré, qui m'as lâcher le lendemain. Je voulais qu'il comprenne que j'ai fait ça avec le garçon dont j'étais amoureuse et que si s'était pas lui ce serais personne d'autre. » j'avaler  une larme, la gorge serré et les yeux paniquer. « J'ai l'impression que tout ce que je fais c'est mal, que garder cette enfant c'est mal. Tout le monde me regarde comme si j’invitai Satan tout les soirs dans mon lit, je sais plus où donner de la tête, je suis perdue, j’avais besoin de toi. » respire, respire, respire, respire, respire. « J'ai toujours besoin de toi. »



Dernière édition par Sea "Melody" Tysee le Mer 30 Avr - 17:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: SEMO + La faiblesse pourrait-elle être une force ? (terminé) SEMO + La faiblesse pourrait-elle être une force ? (terminé) EmptyLun 21 Avr - 2:40

Sea & Tristan
L’énervement est excessif, je le sais bien. Seulement c’est plus fort que moi. Je ne suis plus ce jeune poisson qui sautille de bonne humeur le matin, je ne suis plus cet enfant qui nage dans son anémone. Non, j’ai grandi et c’est peut être la pire chose qui me soit arrivée avec son installation à Fantasia Hill, oui, j’ai fait ma crise d’adolescent. Je n’ai jamais été violent, je ne me bats pas vraiment, mais la vulgarité et les paroles violentes me sont devenue plus aisées. C’est ma façon de me cacher quand je ne sais pas quoi dire. C’est une manière d’échapper au réel. Et même si parfois j’en ai honte, c’est une trop bonne échappatoire pour que je m’en passe. Je soupire et baisse mon regard vers elle. Sea est si belle, si douce, si pure. Non, pas si pure et j’ai aidé à sa déchéance. Incapable de reconnaître mes torts, je détourne les yeux et cherche une solution. Mes paroles me reviennent en pleine face avec ce silence glacial. Que Mélody ne me réponde rien, rend l’instant encore plus dur. Mes mots me paraissent démesurés, ai-je réellement gueulé tout cela ? Le mérite-t-elle seulement ? J’entrouvre la bouche, comme pour me reprendre, mais Sea me devance. « D'accord. T'as pas été un petit-ami parfait, personne ne l'est, mais j'avais besoin de toi. » Je baisse le regard et admire mes pieds, n’était-ce pas mieux quand elle se taisait finalement ? Ce sentiment de culpabilité qui ronge mon cœur. Cette impression de tout faire de travers et de ne pas être à ma place. Pourtant c’est de ma faute, pas la sienne. Sea parle encore, et me raconte, tout dans les moindres détails. Comme avant. Il n’y avait pas d’autres tabous que Luc dans notre couple. C’est une fille libérée Sea, elle est mature et intelligente. Alors pourquoi l’ai-je laissée partir ? Par peur, par crainte sûrement. Chacun de ses mots me rappellent que je n’ai pas été présent pour la soutenir et, par lâcheté, je soupire d’aise quand je me dis que je ne suis pas dans son lycée. Le regard des gens à la fac me passe au-dessus, personne n’est au courant que c’est moi qui ait mis Sea enceinte et heureusement. Je n’aurai pas supporté toute cette attention malsaine. Ces sourires en coin. C’est seulement maintenant que je comprends ce qu’elle a pu vivre … et je n’ai pas été là. Je détourne le regard, lâche. Oui, je suis lâche, mais je ne peux pas faire. Vraiment, c’est au-dessus de mes faibles forces. J’ai peut être des muscles, mais ma volonté mentale est bien trop faible. « J'avais besoin que les gens ne pensent pas que je me suis fait engrossée par un mec quelconque à une soirée, qui m'a lâchée le lendemain. Je voulais qu'ils comprennent que j'ai fait ça avec le garçon dont j'étais amoureuse et que si c'était pas lui ce serait personne d'autre. » Ses paroles me traversent toujours et encore, plus profondément, plus fortement. Chacun de ses mots me touchent et me rappelle mon éloignement. Mais j’ai si peur de m’attacher trop à elle et de ne plus m’en défaire. Et si ce n’était pas la bonne ? Et si cette histoire était vouée à l’échec ? Est-ce que le bébé serait heureux d’avoir un père comme moi ? Il valait peut être mieux qu’il ne me connaisse pas, tout serait mieux dans le meilleur des mondes. Non, parce que si je suis pas là… Luc le sera. Et ça, jamais. Je n’ai jamais compris ce que Sea lui trouvait, mais je ne veux jamais le savoir. « J'ai l'impression que tout ce que je fais c'est mal » Melody ne semble pas avoir terminé de parler, elle a toujours un nouveau mot qui m’enfonce une pointe dans le cœur et me rappelle quel con je suis. Mais c’est ma nature, c’est comme ça, je n’y peux rien. Je l’avais prévenu, je ne serais jamais son prince charmant. Je peux apprendre à cuisiner pour elle, je pourrais faire des efforts, mais elle ne pourra jamais me transformer comme elle voudrait que je sois. « J'ai toujours besoin de toi. » Malgré tout ce qu’elle a dit, malgré tout ce qu’elle a crié, elle continue à m’aimer. Le mot me paraît peut être trop fort, mais je ne peux m’empêcher de le supposer. Ce mot que je n’ai jamais réussi à dire depuis que mon père m’a étouffé de son amour. Elle cherche mon regard et nos pupilles se croisent, un frisson me parcourt l’échine quand je vois l’état dans lequel je l’ai mise. Si elle est mal comme ça c’est uniquement de ma faute. Personne ne mérite cela. « Je … » les mots ne sortent pas. Être désolé, je le suis. Le dire, ça me semble impossible. Et je ne veux pas mentir, je ne veux pas lui faire croire des choses, j’ai suffisamment été con comme cela. Sans la laisser parler de nouveau je l’attire contre moi. Sa tête vient se nicher contre ma poitrine, mes bras se serrent autour de ses épaules. Son parfum m’enivre, ses cheveux me chatouillent le visage. Le simple contact avec son corps me fait du bien, je me sens mieux quand elle est là, serrée contre moi. Seulement je sais que c’est mal ce que je fais, je ne peux plus rester avec elle de cette manière. A contre cœur, je me détache d’elle et recule d’un main, je garde ma main contre la sienne le plus longtemps possible, mais je suis bientôt obligé de la laisser s’échapper. Mon bras retombe ridiculement contre mon corps, je suis mal ; je ne suis pas à ma place. « Sea, je ne suis pas l’homme qu’il te faut. Peut être que tu dis ça, parce que tu ne connais que moi… mais je ne suis pas prêt. Et toi non plus. Je fais toujours les mauvais choix, mais là je pense que c’est le bon. Je vais sortir de ta vie et te laisser vivre. Tu vas en rencontrer des hommes, des gens qui seront fait pour toi. » Mon cœur crie et brûle. Ce sentiment qui coule dans mes veines je commence à le connaître, il s’installe dans mon être chaque fois que Sea est dans les parages, mais je ne peux pas lui dire. Si elle croit que je suis un connard, peut être qu’elle tournera plus facilement la page ? Lâche, lâche, lâche, me murmure une voix dans la tête. Oui, je suis lâche. « Sea, je suis désolé. » Les mots sont sortis tous seuls, j’ai réussi à m’excuser et pourtant le poids qui s’est installé sur mon cœur ne m’apprend pas que j’ai bien agit. Pourquoi tout est de travers ? Je soupire et détourne le regard. « Tu es trop bien pour moi. Tu en rencontreras d’autre, je… Sea, vraiment. » Je ne peux pas la plaquer une seconde fois, mais c’est tout comme. « Je ne sais pas pourquoi je suis revenu. Je n’aurai pas dû. Je te promets, je vais quitter ta vie. Tu serais mieux sans moi. Tu mérites mieux. Je. » Mon éloquence se perd, ma beau-gosse attitude s’enfuie. Je suis lâche, bien trop lâche. Pardonne moi Sea, je t’en supplie.
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MessageSujet: Re: SEMO + La faiblesse pourrait-elle être une force ? (terminé) SEMO + La faiblesse pourrait-elle être une force ? (terminé) EmptyMer 30 Avr - 17:18



Tristan&Sea
Coincée dans mon jean Levi’s et mes rêves de gamine, j’ai chiffonné des années. À pleurer sans même savoir pourquoi. À vouloir la mort et la haïr. À dire je t’aime au lieu de je te désire. À croire vivre mais en réalité, survivre, j’ai avalé du rouge à lèvres. À chaque repas, j’ai regardé mon corps, telle une naïve, j’ai pleuré sur les épaules, j’ai rêvé à m’en détruire, j’ai stagné à un arrêt de bus, au lieu de courir.

Un geste. Un instant. Une centaine d'émotion. « J'ai toujours besoin de toi. » avait-je finit de dire, d'une gorge serré. J'ai presque souris à cette instant précis, lorsque nos regards se sont croisé et que l'espace d'un moment j'ai crus retrouver l'ancien nous. Il saisit mon bras pour l'attirer contre lui et dans un souffle, il attirer mon corps contre le sien repoussant toute les contraintes et les difficulté qui nous empêchez de nous aimez. Je sentait de nouveau son parfum qui ravivais mes narines, la douceur de sa peau qui m'avais tant manquer, et son cœur qui battait très fort sur ma tempe. Si ma vie avait était un film, dont Tristan et moi étions les personnage principaux j'aurais aimer que le film s'achève ainsi. Un semblant de bonheur baser sur des gestes du quotidien. J’eus l'impression que c'était repartit, mais tout avait changer. Son regard avait changer, ses doigts s'enlacèrent au mienne avant de les lâchers d'un coup sec, retombant le long de son corps. Son regard disant tout ce que ses mots allait dire. J'avais déjà vécue se moment et le vivre une seconde fois dans la rue ne me disait rien. Mon cœur s'emballer à l'intention de ses mots et avant même qu'il commence je secoué la tête pour dire « non ». « Sea .. » mon nom prononcer par ses lèvres me donnait toujours des frissons.  « Je ne suis pas l’homme qu’il te faut. Peut être que tu dis ça, parce que tu ne connais que moi… mais je ne suis pas prêt. Et toi non plus. Je fais toujours les mauvais choix, mais là je pense que c’est le bon. » j’appréhende la suite avec peur. « Je vais sortir de ta vie et te laisser vivre. Tu vas en rencontrer des hommes, des gens qui seront fait pour toi. » j'eus un flashback de cette même scène quelques mois plus tôt dans son appartement, j'étais apeurer à l'idée de cette enfant et j'avais besoin que mon petit ami me réconforte en me disant que tout aller bien se passer, qu'on allais affronter ça ensemble et que tant que l'amour était là, on pouvais réussir, mais j'eus le droit à se même discourt digne d'un « Lâche ! » hurlai-je dans un sanglot. « Sea, je suis désolé. » je frapper son épaule qui était encore à quelque centimètre de la mienne, pas un geste fort mais de quoi avoir un jolie bleu. Mes larmes dévaler sur mon visage alors qu'il essayer de  garder son calme pour finir son putain de discours à la con pour dire qu'il ne ferais plus partit de ma vie. Je l'aimais. Je l'aimais tellement que j'en suis venue à le détester. « Non, tu les pas. T'es content de ton aller, parce que tu m'as jamais aimer ! » poussai-je avec une voix tremper par mes propres larmes. J'avais l'habitude de pleurer le soir quand personne ne m'entendait, ni me voyait. Personne n'aime les gens tristes, personne n'a envie de consoler une pauvre personne triste qui pleure sur sa triste vie. Et pourtant c'est ce que j'étais entrain de faire et en pleine rue. « Tu es trop bien pour moi. Tu en rencontreras d’autre, je… Sea, vraiment. » le même discours, il c'est enregistrer ma parole ? J'eus un instant de colère intense qui m'aurais peut être pousser à le gifler si je n'avais aucune contrôle de moi même. ; « Je ne sais pas pourquoi je suis revenu. Je n’aurai pas dû. Je te promets, je vais quitter ta vie. Tu serais mieux sans moi. Tu mérites mieux. Je. » « Tais-toi ! »  J’essuyais mes larmes du revers de ma manche et révéler la tête pour essuyer celle qui c'était nicher dans ma nuque. J'avais encore envie de pleurer certes, mais je devait rétablir les choses. Tristan était aussi paumer que moi, et je lui en ai trop demander. C'était trop d'un coup de dire à un mec que sa vie va changer de but en blanc et c'était naïf de ma part de croire qu'il allait bien réagir. D'un geste, je l’apaiser en caressant le bleu que je lui ai probablement fait sur l'épaule et nicher ma tête contre son torse. « Tristan. » commencé-je d'une voix douce. Son odeur m'apaiser. J'avais l'impression d'avoir retrouver son grand lit, ses coussins, rien que son corps et le mien s’entrelaçant. Je relever la tête pour lui faire fasse, j'étais réellement ridicule et petite face à lui et je pensais pouvoir le contrôler du haut de mes 1m58. J'embrassais son menton, puis me mettait sur la pointe des pieds pour embrasser ses lèvres. Elles étaient si douce, si tendre, si familière. J'avais l'impression de retrouver ce que j'avais perdue depuis des années. « Je t'aime tellement. » finis-je par dire en pleurant. « Et je t'aimerais toujours. » continuai-je. « Mais si tu me laisse tomber, ici et maintenant. J'ai peur de ne plus pouvoir te pardonner un jour. 


Dernière édition par Sea "Melody" Tysee le Dim 4 Mai - 23:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: SEMO + La faiblesse pourrait-elle être une force ? (terminé) SEMO + La faiblesse pourrait-elle être une force ? (terminé) EmptyDim 4 Mai - 15:31

Sea & Tristan
« Lâche ! » Les lèvres de Sea font écho à mes pensées. Oui, je suis lâche, oh par Maléfice, si seulement je pouvais avouer ce que je ressentais. Si seulement j’osais lui avouer la vérité. J’ai toujours eu peur de me lancer de l’avant, de quitter les bras sécurisants de la routine pour me lancer dans l’inconnu. Ma nageoire atrophiée y était sûrement pour quelque chose, parce qu’à cause d’elle, papa m’a toujours surprotégé. J’ai longtemps cru que cela traduisait ma faiblesse, mais en réalité c’était plutôt de la prudence. Et voilà que maintenant Sea me demandait de faire le grand saut, celui qui me ferait lâcher prise pour toujours. Celui qui me conduirait à l’accompagner toute ma vie, à me fier à sa confiance, à ne plus avoir peur de faire un pas dans l’ombre. Beaucoup d’adultes disent que c’est ce qu’il faut faire pour entrer dans l’âge mature, mais je n’y crois pas. Je suis bien trop lâche. Je détourne le regard, pour ne pas sentir ses yeux plein d’amour sur moi. Oh, je l’aime. Si seulement elle pouvait le comprendre au travers de mes mots. Ma parole est dure, mes intonations sont cruelles, ma voix même trahit une méchanceté qui ne m’habitait guère précédemment. Qu’est-ce qui m’a transformé de la sorte ? J’ai honte de ce que je suis devenu, que dirais Père ? Que dirait Astride ? Ils ne m’auraient pas reconnu dans cette vie, pourtant ce sont eux qui m’ont tout appris. Je soupire et continue ma tirade. « Non, tu l’es pas. T'es content de t’en aller, parce que tu ne m’as jamais aimée ! » Les mots brûlent mon cœur et me coupent dans mon élan. Comment ose-t-elle dire cela ? Je l’ai aimée, si fort, je lui ai donné mon corps quand elle m’a donné le siens, je l’ai soutenue, aidée, apaisée, réconfortée des milliers de fois… mais jamais comme un amant. Je lui ai toujours dit que c’était pour rire, toujours montré que je n’étais pas attachée. Bien sûr quelle le croit. J’ai honte. Cette sensation me brûle les entrailles et me fait fondre de l’intérieur, mais en mal cette fois-ci. J’ai toujours le regard ailleurs, je ne veux pas la voir, je ne veux pas regretter mes paroles parce que c’est réel ce que je dis : elle mérite mieux que moi. Bien mieux, elle aurait dû le savoir. Mes mots font mouches et lui font mal, je le sens dans sa position, elle ne se tiens pas droite, ses pieds tapotent le sol avec un air stressé, elle est mal à l’aise, presque autant que moi. Je suis en train de lui briser sa vie future, elle me l’a déjà fait remarquer, mais j’ai refusé de l’écouter. « Tais-toi ! » Sa voix me coupe une nouvelle fois dans ma tirade et sans savoir pourquoi je l’écoute et me tais. Mes mots se perdent dans ma gorge et sans en connaître la raison, je relève mon regard sur son corps. Elle tremble, elle pleure. Un nœud me remonte dans ma gorge et me fais perdre mes moyens. Que fais-je avec elle ? Suis-je en train de jouer ? De me moquer d’elle ? Qu’a-t-elle fait pour mériter cela ? Sea, ma Sea je la connais bien, elle ne pleure pas en public, elle se cache car elle est trop fière. Oh, comme je la comprends. Seulement voilà qu’elle verse ses larmes non loin de son patron. Je suis un connard, un vrai de vrai. « Tristan. Je t'aime tellement. » Sa voix est si douce. Soudain elle se colle contre mon torse, son parfum enivre mes narines, ses cheveux caressent mon épaule, je ne peux plus réagir quand elle est contre moi. Je l’encercle de mes bras autour de ses frêles épaules et ferme les yeux. Mon cœur tambourine dans ma cage thoracique, elle doit bien le sentir. Il va s’échapper de mon contrôle bientôt, ma respiration s’halète, je suis mal à l’aise et pourtant si bien. Quand elle est dans mes bras, je me sens prêt, je me sens moi-même, je me sens parfaitement à la bonne place. Je la sens bouger sous moi, je la sens remuer et soudain ses belles lèvres se posent sur mon menton et je ressens l’effet d’un baiser. Oh, je n’ai tellement pas mérité sa clémence, pourquoi est-elle comme cela avec moi ? Je baisse un regard que je veux doux vers ses yeux et soudain mon cœur bat encore plus fort, ses lèvres se sont déposées sur les miennes. C’est un baiser si doux, si pur, si significatif. Un désir énorme envahi mon corps, un frisson de plaisir traverse mon échine, mon membre réagit à son simple baiser. Je ne veux pas dire que je n’ai pas d’expérience, mais Sea est la seule à me faire agir de la sorte. Il suffit qu’elle soit dans les parages, qu’elle touche ma peau, qu’elle effleure mes lèvres. Oui, Sea est si puissante, sa simple vue me remplit d’amour. « Et je t'aimerais toujours, mais si tu me laisses tomber, ici et maintenant. J'ai peur de ne plus pouvoir te pardonner un jour. » Je me rends compte que je suis silencieux et immobile depuis si longtemps. Que ses paroles n’ont pas cessé de me briser le corps, sûrement de la même manière que j’ai brisé le siens, pourtant je suis resté la bouche close. Se rend-elle compte de son pouvoir absolu sur moi ? Sûrement pas. « Tu m’as déjà repardonné ? » Les mots quittent mes lèvres d’une voix mal assurée, d’une voix timide et craintive. Je la serre encore plus fort contre moi et dépose un baiser contre son cuir chevelu. J’ai peur de l’étouffer, mais elle a besoin de sentir la force  de l’amour que j’ai pour elle. « Sea, je, comment fais-tu ? Je ne comprends pas. » Je ne devrais pas dire ça, je devrais aller directement au passage qui l’intéresse, mais je m’en sens pas capable. Je ferme les yeux, enlace ses doigts de ma main droite et enlace son corps de mon bras gauche. J’inspire une grande bouffée d’air. « J’ai peur. » Les mots sont sortis, ils ont franchi l’étrange sûreté de mon gosier pour traverser l’inconnu. Je baisse le regard, je ne peux pas la regarder comme ça. Je m’enfouis le visage dans ses longs cheveux bruns, une larme coule le long de ma joue. Je suis faible, si faible. Pourtant j’ai cru que j’allais être fort. Elle écarte un cheveu et mon visage apparaît face à elle, ses yeux percent mon regard. « J’ai menti Sea, je t’ai menti en disant que tu devais trouver un homme mieux, j’ai menti en disant que je ne voulais pas m’attacher, j’ai menti en disant que tu ne comptais pas beaucoup pour moi, j’ai menti en disant que tu devrais te débrouiller, j’ai menti en disant que je ne voulais plus de voir. » Ses yeux si étincelants me font dire des choses que je n’avais pas prévu, mais le tambourinement de mon cœur contre ma poitrine me confirme que je ne dois pas m’arrêter sur ce chemin, que je dois continuer. J’inspire de nouveau et serre ses doigts contre les miens. « Mais ne mens pas à ton tour en disant que je ne t’ai jamais aimé. Tu me connais mieux que quiconque, tu as su traverser mon cœur avec la finesse qui est la tienne, tu as su lire des choses avant même que je les comprenne. Sea, je suis désolé pour tout ce que je t’ai fait subir. Parce que si j’agis de cette manière, c’est parce que je ne sais pas comment agir d’une manière différente. Sea, je t’aime. Oui, je l’ai dit, oui, c’est vrai, Sea, je t’aime ! Je t’aime !» Les mots qui n’étaient jamais sorti auparavant sortent maintenant avec une telle facilité, c’était le moment. Après tout, mieux vaut tard que jamais, dit le dicton. Je penche mon visage et embrasse ses lèvres, un baiser d’espoir. « Mais je ne sais pas faire, je suis débutant, je n’ai jamais aimé, alors j’ai peur. Je ne suis pas sûr d’être le bon compagnon, comment est-ce que je pourrais l’être alors que je ne peux même pas me gérer moi-même ? » Je relève les yeux vers elle, inquiet. Je suis un boulet plus qu’un père, mais avec elle, j’arriverais peut être à faire les deux ?
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MessageSujet: Re: SEMO + La faiblesse pourrait-elle être une force ? (terminé) SEMO + La faiblesse pourrait-elle être une force ? (terminé) EmptyDim 4 Mai - 23:44



Tristan&Sea
Coincée dans mon jean Levi’s et mes rêves de gamine, j’ai chiffonné des années. À pleurer sans même savoir pourquoi. À vouloir la mort et la haïr. À dire je t’aime au lieu de je te désire. À croire vivre mais en réalité, survivre, j’ai avalé du rouge à lèvres. À chaque repas, j’ai regardé mon corps, telle une naïve, j’ai pleuré sur les épaules, j’ai rêvé à m’en détruire, j’ai stagné à un arrêt de bus, au lieu de courir.

Un baiser. Nous avions partagez un baiser. Le premier depuis que tout était devenue si compliquer. Je retrouvais toute la force de continuer ses lèvres poser sur les miennes. Je retrouver cette sensation du premier jour, un mélange de papillon et d’excitation intense. Je retrouvais les battements palpitant de mon cœur qui ne cesser de s’agiter dans ma cage thoracique. Je retrouvais l'amour, mon première amour qui ne semblais plus être à des milliers de kilomètre de moi. Je ne voulais pas le perdre non. Le perdre m'anéantirais, me détruirais et m'empêcherais de faire quoi que ce soit de ma vie. Il n'était pas seulement mon première amour, non, Tristan était mon pilier, mon repère et ma maison. Je n'avais plus de maison à proprement parler. Je n'avais plus de parent, donc plus de maison, alors j'ai décidé que ma maison seras le lieu où je me sentirais en sécurité et aimer et ce lieu n'était pas un lieu mais une personne. C'était lui. Il était ma personne. Je venais de comprendre le mal horrible que Léa Michel avais subit en perdant sa maison, et je me suis soudainement demander ce que je ferais si Tristan allais au bout de son idée, me quitter à jamais. Nous restions l'un contre l'autre le temps d'un instant. Je sentit mon corps retrouver ses forces, mon esprit s'alléger un peu et mes larmes avait cesser de couler.  « Tu m’as déjà repardonné ? » ses mots sonnais comme une reproche.  Oui je l'avais déjà pardonné. En réalité, je n'avais jamais cesser de le pardonné. Je lui avais pardonné sa réaction trop impulsive et spontanée digne de lui, ses mots blessants qui me trancher le cœur, les doutes qu'il laisser dans ce que nous étions, sa manière maladroite de me montrer que je n'étais pas comme les autres.  « Sea, je, comment fais-tu ? Je ne comprends pas. » J'hausser les épaules. Je n'en avait aucune idée. A vrais dire, je ne savait pas si il était totalement pardonner, mais je l'aimais assez pour lui redonner une seconde chance. Je l'avais détester pendant plus d'un mois, il m'arrivais même d'avoir envie de le tué a coup de pelle et l’entêter ni vue ni connue dans la cours du lycée. Je sentit ses doigts enlacer les miennes. Un frisson traverser mon corps alors qu'il me serrez un peu plus contre lui. Nous avions retrouver la passion du premier jour. Je nichais ma tête dans sa nuque pour sentir son odeur à nouveau, vérifier que tout ça n'était pas qu'un rêve stupide que je faisait. Mais tout semblais réel. Il avaler sa salive et pris une bouffer d'air. Je lui fit fasse mais son regard se détourner du miens comme pour le fuir. « J’ai peur. »  fit-il sur un voix douce. Moi aussi, pensait-je. Il cacha son visage dans ma nuque. C'était à mon tour de le rassurez. Il avait peur, mais qui ne l'aurais pas à notre âge. Nous étions des enfants. Des enfants qui allais avoir un enfant, c'était absurde à la limite de l’inimaginable.. Tout les plans d'avenir, les voyages, les rêves qu'on croyait pouvoir réaliser devenait rien de plus que des rêves. Une dure réalité c'était effondrais sur nos vie. Une réalité que j'avais engendrais et que je porter en moi. Mais c'était également le fruit de notre amour.  Le fruit de notre vie à deux, de notre « pour toujours ». « Moi aussi j'ai peur, Tristan. Mais je crois en toi.  Je crois en nous. Et je pense qu'avec l'aide de toute mes tantes et de ton père on y arriveras. » je lâcher un léger rire moqueur. Son souffle me caressais la nuque. Je finit par relever cette mèche qui cacher son visage pour l'admirer de plus près encore. « Et je crois que tu feras un père formidable pour cette enfant. » Je ne pue m'empêcher de lâcher un léger sourire face à son nez contre le mien.  « J’ai menti Sea, je t’ai menti en disant que tu devais trouver un homme mieux, j’ai menti en disant que je ne voulais pas m’attacher, j’ai menti en disant que tu ne comptais pas beaucoup pour moi, j’ai menti en disant que tu devrais te débrouiller, j’ai menti en disant que je ne voulais plus te voir. » Je restais bouche béa face à cette soudaine déclaration.  Pourquoi maintenant ? Pourquoi tout de suite ? Son corps battait a un puissance infernale, je le sentait, aillant le miens contre. Il pris une grande inspiration afin de continuais sur son discourt. « Mais ne mens pas à ton tour en disant que je ne t’ai jamais aimé. Tu me connais mieux que quiconque, tu as su traverser mon cœur avec la finesse qui est la tienne, tu as su lire des choses avant même que je les comprenne. Sea, je suis désolé pour tout ce que je t’ai fait subir. Parce que si j’agis de cette manière, c’est parce que je ne sais pas comment agir d’une manière différente. Sea, je t’aime. Oui, je l’ai dit, oui, c’est vrai, Sea, je t’aime ! Je t’aime !» Je t'aime. L'avait-il vraiment dit ? Suis-je sérieusement éveiller ? Je sentait mon cœur s'emballer à son tour. Il m'aimais. Oui, je le savait. Mais non, il ne me l'avais jamais dit au par avant. On jouais sur des mots, on se le disait en anglais, en espagnole, en italien, on se l'écrivait par texto, sur la buée dans la douche, avec des pâtes alphabet. On se l'était dit des millions de fois avec des différents moyens mais rien n'était comparable à cette manière là, à cette instant là, à cette minute là. Toutes les autres passer à la trappe quand ça l'était dit dans un moment de doute et de pardon. « Je t'aime aussi, Tristan. »  C'était simple mais efficace. Je n'avais pas à lui dire que je l'aimerais pour toujours, ni même que mon amour pour lui pouvais faire le tour du monde et revenir intacte, je l'aimais c'était tout, c'était clair et c'était évident. Je fis un grand sourire, avec toute mes dents. Et enlacer mes bras autours de sa nuque avant de l'embrasser tendrement. Je l'aimais aussi et je l'avais couper dans son discourt mais ça en valais la peine. « Mais je ne sais pas faire, je suis débutant, je n’ai jamais aimé, alors j’ai peur. Je ne suis pas sûr d’être le bon compagnon, comment est-ce que je pourrais l’être alors que je ne peux même pas me gérer moi-même ? » Je n'étais pas une spécialiste en amour non plus. Je n'avais jamais aimer au par avant et ma connaissance sur l'amour se limité à quelque film de Woody Allen et les longs roman que je dévorer en moins de deux.  Nous étions tout les deux débutants et ça allais être un plaisir d'apprendre à aimer à ses côtés. Je pense que l'amour parfait n'est pas basé sur la confiance mutuelle ou encore l'écoute l'un de l'autre, je pense qu'il est tout simplement basé sur l'amour. Si l'amour, le vrais, le pure était présent, alors tout le reste était facultatif. Je l'aimais. D'un amour véritable. « Je crois qu'on va devoir apprendre ensemble. » fis-je en riant.
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MessageSujet: Re: SEMO + La faiblesse pourrait-elle être une force ? (terminé) SEMO + La faiblesse pourrait-elle être une force ? (terminé) EmptyLun 5 Mai - 0:36

Sea & Tristan
Me retrouver dans les bras de Sea me semblait tellement naturel que je ne savais pas comment j’avais pu vivre sans précédemment. Merci Lys de m’avoir foutu ce coup de pied au cul pour que je me bouge et que je revienne voir la demoiselle qui hante mes nuits. Parce que oui, je ne dois pas mentir et encore moins me mentir à moi-même. Sea n’est pas une fille facile à oublier. Je souris en cachant ses lèvres dans ses cheveux. Elle ne doit pas voir combien je suis heureux de la retrouver, ce n’est pas normal comme attitude, pas après tout ce que je viens de lui dire. Seulement elle ne semble pas vouloir lâcher prise, j’ai été grossier, méchant, je l’ai virée et elle me prend dans ses bras. Pourquoi moi ? Qu’ai-je de si exceptionnel pour qu’elle reste attachée à moi de la sorte ? Quel ange gardien veille sur moi ? « Moi aussi j'ai peur, Tristan. Mais je crois en toi. Je crois en nous. Et je pense qu'avec l'aide de toute mes tantes et de ton père on y arriveras. » Ma tête fit signe que non. Elle aurait de l’aide de toute la famille, moi j’en aurai jamais. Je serais traité en paria, en intrus, en invité refusé. Le regard que me jettent les tantes dans la rue est significatif, alors me retrouver dans une maison entourée d’ancienne sirène, non, je ne préfère pas imaginer. Seule Héloïse est restée de mon côté, je ne sais pas comment j’aurai fait pour survivre sans elle. Le nombre de personnes qui sont restées proches de moi se comptent sur les doigts d’une main. C’est sûrement trop égoïste à dire, mais Sea a eu moins eu le soutien de sa vie, en tant que fille chérie. Je hausse les sourcils, je ne dois pas penser à cela. La pauvre est enceinte, de moi. « Et je crois que tu feras un père formidable pour cette enfant. » Le temps est-il revenu aux rires et à la joie ? Je pose sur son doux regard un air étonné. Elle sourit, elle rit presque, comment fait-elle ? Elle est si heureuse de vivre, elle remonte la pente avec une telle facilité, elle balaie mes conneries d’un geste de la main, comme si ce n’était que du vent. D’un autre côté, elle grave mes preuves d’amours dans du roc, comme si elle ne voulait jamais les oublier. Elle a bien raison et c’est ce sentiment qui me donne la force de continuer. J’inspire profondément et je lâche ce que j’ai sur le cœur, je lâche la vérité à son sujet, je lâche le mot tant attendu. Ce mot qui n’était jamais sorti, ces quelques lettres qui m’empêcheront de reculer maintenant. Je lui avoue mon amour. « Je t'aime aussi, Tristan. » Quelques mots, que je connais déjà, qu’elle m’a déjà servis à plusieurs occasions mais qui ne restent pas sans effets. La sensation familière de l’amour qui coule désormais dans mes veines me fait du bien, son corps contre le mien me réchauffe, son parfum me monte dans les narines, sa douceur, sa beauté, sa persévérance. Oh j’admire tellement de chose en ce petit bout de fille, fière de ses un mètre cinquante-huit et pourtant, si petite qu’elle soit, ce sont des grandes merveilles qu’elle pourra accomplir. J’embrasse le haut de son crâne, puis descends doucement. Son menton prisonnier entre mes doigts, je la force à relever son visage, je baisse le mien et nos lèvres se scellent une fois de plus. D’apparence ce n’était qu’un baiser, mais il serait vu tellement différemment suivant les personnes. Par exemple Héloïse le trouverait mignon et sourirait. Alors que Luc montrerait les poings prêt à taper Tristan sitôt qu’il s’éloigne de Sea. Zadig irait faire semblant de vomir. Zack sourirait timidement, mais de sorte que Luc ne le voit pas. Lys, elle, lèverait les yeux au ciel, en se disant que c’était de sa faute s’ils s’embrassaient, mais bon que Sea avait l’air heureuse. Les tantines de Sae, du genre Attina, soupiraient d’énervement, fronceraient les sourcils et menaceraient silencieusement Némo de faire le moindre mal à leur protégé. Pourtant du point de vu de Némo ce baiser était une demande de pardon pour sa mauvaise conduite, ce n’était pas juste des lèvres collées, c’étaient une promesse d’un avenir meilleur, d’un avenir à deux. « Je crois qu'on va devoir apprendre ensemble. » Un étirement de nouveau de ses lèvres. Son sourire est transmissible si facilement, tout comme sa joie, sa bonne humeur. Je souris à mon tour. « On fera comme on peut alors… » soupirai-je en me mordant la lèvre. Mazette, dans quoi venais-je de me lancer ? Un défi impossible à réaliser, seulement je n’avais pas le choix. Notre enfant allait naître et j’allais devoir être prêt. Je serre ses doigts un poil trop fort, parce que je n’arrive pas à cacher la tension qui m’habite. « Qu’est-ce qu’on a fait ? » demandais-je dans un murmure. Je n’attendais pas de réponse, mais son bras qui encercla mon dos me fit comprendre qu’on pensait la même chose : nous n’en avions pas conscience, mais cela allait bien se passer, il le fallait. Même si j’aurai pu rester des heures comme ça de la sorte, il fallait que je rentre à la maison et elle à la sienne. Je finis par la lâcher pour la regarder en face. « Hélo est rentrée avec la voiture, mais je te raccompagne chez toi ? » Elle répond par la positive et je commence à marcher, sa petite main se glisse innocemment dans la mienne. Un sourire s’étale sur mon visage. Oui, je suis prêt à en subir les conséquence. Tout le monde verra bien que Sea et moi nous sommes un couple. Pas les plus forts, pas les plus irréprochables, pas les plus enviables, mais nous nous soutiendrons quoiqu’il arrive, c’est décidé.
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SEMO + La faiblesse pourrait-elle être une force ? (terminé)

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