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 (DOROTHÉE&LUKKAS) j'ai touché la perfection

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Rajah Hazim Khalil

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Rajah Hazim Khalil
J'ai posé bagages ici le : 10/11/2013 Jouant le rôle de : rajah (le tigre de jasmine). Nombre de messages : 539 On me connait sous le pseudo : night sky. Un merci à : night sky. (ava&signa) + tumblr&deviantart (edits et fan art du profil) Je suis fier(e) de porter l'avatar de : logan cutie lerman
MessageSujet: (DOROTHÉE&LUKKAS) j'ai touché la perfection (DOROTHÉE&LUKKAS) j'ai touché la perfection EmptyMer 2 Avr - 0:19

Dorothée ∞ Lukkas
J'ai touché la perfection
Àchaque fois qu'il poussait cette porte, Lukkas se demandait s'il n'était pas sur le point de faire une bêtise. Il débarrassa ses poumons d'une longue expiration tout en levant les yeux sur l'inscription au-dessus de l'entrée : Studio de danse Lilo et Stitch. Lorsqu'il était arrivé à Fantasia Hill, ce lieu du pensionnat s'était avéré être un véritable échappatoire pour le jeune homme et, depuis, il y avait passé de nombreuses heures. Il s'enfermait dans ce studio les soirs où la solitude se faisait plus pesante et profitait de son emprisonnement pour exercer son art. Mais, depuis un certain temps, il doutait dès qu'il franchissait le seuil de la porte. C'était plus précisément depuis qu'il partageait ses pas de danse avec Dorothée. Peut-être était-ce signe qu'il avait enfin trouvé la partenaire idéale pour exécuter des choréphraphies sans défaut. Ou peut-être était-ce signe qu'il tombait peu à peu dans le gouffre terrible qu'était l'amour. Lukkas n'en savait rien, mais préférait ne pas se questionner davantage sur ce qu'il parvenait à ressentir, ou même s'il était compatible avec ce sentiment tout nouveau pour lui.

Il s'empêcha d'hésiter encore plus longtemps et entra dans le studio. À cette heure, il n'y avait jamais personne et il pouvait pratiquer ses mouvements tranquille. Il adorait la quiétude de cette pièce quand il y entrait, sachant pourtant qu'il allait s'adonner dans quelques minutes à une passion enflammée. Pour ce soir, elle viendrait le rejoindre dans quelques instants et, comme depuis quelques-unes de leurs rencontres, il ne savait pas si cela devait le réjouir ou l'effrayer davantage. Bientôt, elle entrerait par la même porte qu'il avait empruntée et c'en serait alors fini de lui.  Dorothée avait ce don immanquable de le transformer. Cet homme sans grande histoire et des plus rudimentaires, le plus souvent glacé par absence de chaleur humaine, s'embrasait alors sous son regard. Il avait trouvé en la danse un moyen de s'exprimer et de faire sortir le mauvais qui sommeillait en lui, mais sa passion pour son art avait pris une autre tournure depuis qu'il la partageait avec sa nouvelle partenaire. Il dansait auparavant pour lui et maintenant il dansait pour elle. Pour le contact de sa peau, les caresses de ses doigts, ses mouvements qui se synchronisaient parfaitement aux siens. Lukkas ne pouvait plus le nier, il était dorénavant en proie à un désir incompris, saisi par tous les petits détails qui faisaient de Dorothée son vice inavoué. Si cette attirance n'avait toujours pas enchaîné de retombées, le jeune homme ignorait où elle serait capable les mener. D'autant plus que le concept d'une telle envie était nouveau pour lui, il ne savait donc pas exactement comment agir en conséquence. Devait-il s'en méfier, ou devait-il plutôt profiter des petites douceurs que ce sentiment apportait avec son avènement?

Avec des pas légers, presque tremblants, il se traîna jusqu'au banc où il laissa choir son sac de sport. Le silence régnait et cela lui plaisait. Le calme se faisait roi dans le studio alors qu'en son intérieur, une folie s'éparpillait. Elle venait, il pouvait presque le sentir dans l'air. Chaque seconde qui s'égrainait la faisait se rapprocher davantage. Elle illuminerait la pièce dans un court laps de temps, mais Lukkas n'arrivait toujours pas à déterminer s'il trouvait ce moment trop court ou long. Sa présence l'animait, mais il redoutait encore. Il se demandait bien ce qu'il pouvait redouter d'une femme aussi douce, puis se convainquait alors qu'au fond, il préférait éviter toute catastrophe. Puis voilà qu'un petit tintement de métal le sortit de ses pensées et Lukkas sut tout de suite ce qui se passait. Elle était là. Il se retourna vers l'entrée dès qu'il entendit le son de la poignée qui se faisait tourner. Son coeur s'affola tout d'un coup et se mit à courir dans sa cage comme pour tenter de se libérer. Son excitation se propagea dans tout son corps mis en alerte alors qu'un frisson parcourut son échine. Elle n'était encore de l'autre côté de la porte que déjà, le corps de Lukkas lui rappelait qu'il était à la merci de cette femme. Il lui appartenait, corps et âme, elle n'avait qu'à le réclamer et il se proposerait tout bonnement. La poignée céda, soulagement et terreur s'emparèrent de lui. Pouvait-il encore fuir ou était-il définitivement piégé par l'étau? La porte s'ouvrit et elle apparut dans son embrasure. Son image rappela comme une douche froide à Lukkas à quel point elle lui était devenue indispensable. Son visage forma un sourire brillant, c'était plus fort que lui. Elle l'illuminait. Seul un ange avait le pouvoir d'illuminer les choses aussi facilement. Ses jambes se mirent en marche pour la rejoindre, elles lui obéissaient déjà. Son parfum avait embaumé la pièce dès son apparition et fit de Lukkas sa victime. Cette odeur, elle le rendait toujours aussi faible, terriblement faible. « Dorothée... » Son prénom s'échappa de ses lèvres en un murmure timide. Il aurait aimé sonner plus confiant, plus vif, mais il avait déjà été assommé par la beauté qu'elle possédait. Avec un peu d'effort, il réussit à regagner un peu de contenance et se risqua même avec une plaisanterie. « Tu ne t'es pas perdue en chemin, j'espère? » Un rictus se montra aux commissures de ses lèvres, puis s'adoucit sous les yeux de l'ange. Pourquoi son regard le faisait-il flancher à chaque échange? Ne pouvait-il pas avoir le contrôle de son propre être? Il ne pouvait même plus baisser les yeux, elle devait obligatoirement occuper son champs de vision. Si seulement il pouvait détourner sa vue, pourrait-il alors se décharger de la tentation d'effleurer sa peau si accueillante. « Es-tu prête à commencer tout de suite? » Lukkas s'était déjà changé, il ne lui restait plus qu'à se mettre à la tâche. Mais était-il réellement prêt à se soumettre une nouvelle fois à son emprise?  
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MessageSujet: Re: (DOROTHÉE&LUKKAS) j'ai touché la perfection (DOROTHÉE&LUKKAS) j'ai touché la perfection EmptyMer 2 Avr - 18:39


   
« J'ai touché la perfection »
La Danse, la voltige, la hauteur, la vitesse, l'adrénaline. C'était tout ce à quoi aspirait Dorothée. Elle ne s'attendait plus au bonheur, elle n'avait jamais cru au destin, elle ne s'était jamais confronté à l'amour. Elle ne se sentait plus vivre que lorsque ses yeux clos sentaient son coeur battre en harmonie avec le rythme soutenu de la Musique. La Musique avec un grand "M", la Danse avec un grand "D". Plus qu'ne passion, c'était à présent pour la jeune femme un mode de vie, un refuge dans ce monde de fou. Son innocence envolée, sa naïveté repoussée, les seules traces de son passé restaient ses cauchemars incessants de femmes mortes, écrasées, fondues, criant et lui reprochant leur meurtre respectifs. Elle n'avait plus que cela et, bien que n'étant qu'une petite compensation face à la perte de deux mondes entiers et de deux familles, elle parvenait tant bien que mal à se contenter de cette passion. S'y enveloppant comme dans un cocon, le rendant impénétrable, telle sa propre forteresse avec sa salle du trône éclairées de milles lustres et son enceinte fortifiée. Son royaume de sûreté.

Mais, pour la première fois de cette vie, elle avait faiblit. Les grandes portes de fer forgée étaient restées ouvertes, rien que pour le court laps de temps de quelques minutes, l'affaires de quelques secondes, et un individu s'y était introduit, souillant de son charisme le sol jusque là inviolé de son château. A peine ses paupières s'étaient-elles entrouvertes, effleurées par la caresse des rayons matinaux du soleil, que sa première pensée s'en était allé à lui. A ses pupilles d'un noir profond noyées d'élégance, encerclées d'iris d'un vert grisé inégalable, à ce sourire étincelant de charme. Toutes ces particularités qu'elle n'avait jamais pu retrouvé chez quiconque relevaient en elle trop d’interrogations, de questionnements, d'hésitations, de « si » avec lesquels on pourrait refaire le monde. Tout ces mots s'étaient mélangées dans son esprit comme autant de bout de ficelles et de rubans. Les lettres s'étaient nouées, les virgules s'étaient déchirées. Son subconscient s'en était retrouvé enseveli et pour la première fois depuis aussi longtemps qu'elle puisse s'en souvenir : aucune vision d'horreur n'avait envahi ses nuits. Elle avait tout simplement renié ces interrogations dans un compartiment dissimulé au fond d'elle-même, et elle avait agit à l'instinct, à l'envie, à l’impulsion. A présent, tout ce qu'elle pouvait entendre en avançant dans les couloirs du Meli Melo House, c'était le bruit de ses pas sur le sol terne, et les battements de son cœur tambourinant contre sa poitrine à un rythme irrégulier. Elle s’immobilisa l'espace d'un instant devant la porte de l'une des pièce du pensionnat surplombée d'une inscription : « Studio de danse Lilo et Stitch ». Dorothée aimait s'adonner à son art à chaque occasion, et chaque lieu de la ville, chaque moment de la journée était prétexte à s'exercer pour son propre plaisir, elle n'avait jamais ressentit le besoin de se fixer des endroits particuliers, et préférait d'ailleurs ne pas s'enfermer entre quatre murs. Mais rien que le fait de savoir que, de l'autre côté de la paroi, l'attendait son partenaire de dance lui donnait l'envie irrépressible de s'y précipiter.

Elle pouvait presque ressentir son souffle, respirer son parfum musqué, voir son ombre se découpée sur le miroir. Pourtant, elle s’empêchait d'y penser. Elle ne pouvait irréfutablement pas s'attacher. A personne et pour rien au monde, et surtout pas à lui. Lui qui avait cette fâcheuse manie de lui faire ressentir ce que les autres – ce qu'elle-même auparavant – appelaient des sentiments. Si cela en était bien ? Elle n'avait pas ressentit de telles pulsions depuis longtemps, elle n'avait même jamais vu son corps s'enflammer de cette manière et elle pouvait sentir aisément la réciprocité de ces sensations, ce qui ne faisait qu'empirer sa situation. Elle ressentait - avec cette peur familière de ce que l'on ne connait pas - que les raisons qui la poussaient à danser jusqu'à maintenant changeaient au fur et à mesure de l'évolution de leur dance. Elle ne savait plus pourquoi elle dansait, les fondations de sa petite forteresse étaient tombées et pourtant elle ne pouvait plus s’arrêter. Elle posa sa main sur la poignée de la porte, actionna doucement le mécanisme et cessa soudainement de réfléchir. A peine avait-elle passer un œil dans l’entrebâillement de la porte qu'elle le vit là, se tenant droit devant elle, le regard tourné vers le sien. Le cœur de la jeune femme manqua un battement, et un sourire trop niai pour être sien naquit sur son visage. Elle ne pensait plus qu'à mettre son corps en harmonie avec le sien dans une dance enflammée. Elle était devenu tout simplement dépendante de lui. Et elle avait peur. Deux choses qu'elle ne pouvaient ni garder, ni révéler, ni définir, ni comprendre. Qui défiaient et brisaient tout ses principes. Alors quand elle l'aperçu, son visage illuminé d'un sourire inimitable, ses yeux brillants... Elle le regarda se diriger vers elle s'en pouvoir bouger, tentant de reprendre contenance, de redevenir elle-même. « Dorothée... », laissa-t-il échapper dans un souffle. Ce simple murmure manqua de la faire chanceler. Les palpitations de son cœur accélérèrent sans qu'elle ne puisse rien y faire. Ce sourire irrépressible continua son ascension sur les lèvres de la jeune femme. « Lukkas ! », elle tenta de récupérer son assurance, et après quelques courtes inspirations, laissa échapper un petit rire « Tu t'attendais à quelqu'un d'autre, dis-moi ? ». Les yeux pétillants de la jeune femme ne pouvait à présent plus se détacher de son partenaire : « Tu ne t'es pas perdue en chemin, j'espère ? ». Un doux sourire éclairait son visage, tandis que la Storm rétorquait, accompagnant ces paroles d'un clin d'oeil : « Me perdre ? Mais j'ai une carte dans la tête et une boussole dans le cœur. ». Elle rit doucement, avant que Lukkas ne lui propose « Es-tu prête à commencer tout de suite ? ». Dorothée n'attendait plus que ça. Son coeur accéléra à nouveau et un frisson lui parcourut l'échine. Elle parvint à réfuter cette envie de lui prendre la main pour l’entraîner à sa suite, de toucher sa peau, d'avoir ce contact brûlant tant attendu, mais elle voulait faire durer l'instant, rendre le contact plus beau. Elle se précipita avec assurance au centre de la piste et lui fit signe d'approcher d'un regard malicieux : « Qu'est c'que t'attends ? ».

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MessageSujet: Re: (DOROTHÉE&LUKKAS) j'ai touché la perfection (DOROTHÉE&LUKKAS) j'ai touché la perfection EmptyJeu 8 Mai - 23:31

Dorothée ∞ Lukkas
J'ai touché la perfection
Il n'avait jamais senti son coeur battre avec autant d'entrain, comme si celui-ci était prêt à faire le grand saut hors de sa poitrine pour rejoindre celle qui l'avait volé. Après une attente longue comme l'éternité, les deux s'étaient enfin retrouvés, fébriles et posés à la fois. Ils y allèrent tous les deux avec la plaisanterie, en quelque sorte pour briser un certain malaise transpirant d'attirance.  « Tu t'attendais à quelqu'un d'autre, dis-moi ? » La remarque fit naître un sourire malicieux sur les lèvres de Lukkas. « C'est toujours une agréable surprise de te voir, même ici. » Et il répliqua avec son propre commentaire, ne se laissant pas abattre de sitôt. Une boussole dans le coeur? Lukkas espérait que cette boussole n'était pas trop grande, qu'il y ait toujours un peu de place pour lui dans ce coeur, même s'il ne saurait quoi en faire.

Lukkas lui demanda si elle était prête à danser sans savoir s'il l'était lui-même. Dorothée lui répondit avec une pointe d’insolence amicale tout en rejoignant le centre du studio. Il riposta avec un sourire avant d'aller partir la musique. Alors que la pièce s'emplit légèrement d'une douce mélodie, il retrouva sa partenaire. Lukkas lui offrit d'abord sa main tout en retenant son souffle. Il appréhendait le moment où sa peau irait rencontrer la sienne, ne serait-ce que par un effleurement. Ses yeux se mirent à scruter chaque parcelle qu'elle avait à offrir, s'attardant plus longuement sur ses lèvres rosées. Il n'avait jamais cru avoir besoin de quelque chose à ce point. Il avait l'impression que ça le détruisait de l'intérieur, comme des flammes crépitant au coeur de son propre abîme. Un feu s'agitant de façon innocente, mais jouant cruellement avec ses sentiments. Et lui, impuissant, assistait à son auto-destruction. Et il en redemandait encore.

Leurs doigts s'unirent enfin, puis le reste de leur corps suivit. Une onde électrisa Lukkas qui tenta de garder une certaine contenance. Leurs pas suivirent le rythme de la musique et l'homme entraîna sa partenaire dans les premiers mouvements de leur danse. Elle se laissait guider avec une grâce qui n'appartenait qu'à elle, et Lukkas avait alors l'impression soulageante qu'il avait une once de contrôle sur au moins une chose. Tout le reste le dépassait complètement. Même son parfum, maintenant collé à sa peau, le transposait dans un état second. Il était enfin comblé, mais si avide de plus encore. Son feu grondait, animé par la faim, et il était las de lutter contre l'envie. Il ne pouvait toutefois se permettre de céder sous peine de risquer un refus. Ou pire encore, d'entraîner Dorothée en pleine chute libre tout droit vers le néant. Ses doigts s'aggripèrent un peu plus fermement sur les vêtements de la douce, il se le reprocha aussitôt. Il devait rester calme, être capable de se maîtriser. Garder la tête froide alors que le reste du corps brûlait sous les flammes, c'était ça l'idée.

La musique s'arrêta lentement et leurs mouvements ralentirent avec elle.  Lukkas se décolla un peu de Dorothée, mais l'envie n'y était pas. L'envie était à mille lieues de là. Il s'éloigna  vers son sac. « On prend une petite pause et on reprend? » Il étira son bras vers elle et tendit sa main dans sa direction pour l'inviter à le suivre.
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MessageSujet: Re: (DOROTHÉE&LUKKAS) j'ai touché la perfection (DOROTHÉE&LUKKAS) j'ai touché la perfection EmptyMer 28 Mai - 19:28


   
« J'ai touché la perfection »
Elle souriait mais ne savait si elle se montrait sincère. Elle n'avait plus aucune certitude. Elle ne comprenait pas ce qui pouvait bien la pousser à de tels envies, de tels sentiments. Elle voulait être plus proche, plus proche, encore plus proche de lui mais se délectait de cette attente. Elle sentait toujours son coeur battre contre sa poitrine avec tant de force qu'elle était certaine que, si elle tendait l'oreille avec assez d'attention, elle parviendrait à l'entendre chuchoter le nom de cet homme qui ébranlait tout ses principes : « Lukkas, Lukkas, Lukkas... ». Mais elle ne parvenait pas à se concentrer, elle ne pouvait tout simplement pas fixer son attention sur autre chose que sur lui. Lui et son sourire, alors qu'il rétorquait malicieusement à sa propre plaisanterie : « C'est toujours une agréable surprise de te voir, même ici. ». Lui et son souffle qu'elle pouvait déjà sentir de là où elle se tenait, mais qu'elle trouvait toujours trop loin, qu'elle voulait toujours plus... proche. Lui et son insolence de "faux mauvais garçon" lorsqu'il la rejoignait au centre de la piste de danse. Chacun de ses pas sur le parquet ciré soulevait en elle une nouvelle vague d'incertitude mêlée à ses touches d'impatience et d’attirance. Lui et cette main qu'il lui présenta tandis qu'elle-même tentait difficilement de calmer les tremblements de la sienne, pour ne pas trahir son manque de confiance. Manque de confiance en elle. Une nouveauté, une de ces nouveautés négatives qui vous tord l'estomac, vous retourne le cerveau, et vous oblige à quitter votre quotidien douillet pour des horizons inconnus. Et vous vous y plongez la tête la première, le sourire aux lèvres et les yeux pétillants. Une incertitude de plus. Elle n'avait jamais été si incertaine, jamais si appréhensive, et jamais si apeurée tout en étant si impatiente. Et par dessus tout : impuissante. Elle posa doucement ses doigts dans la paume de la main du jeune homme. Le contact tant attendu. L'ultime désir interdit. Une sensation électrisante la parcourue d'un frisson délectable.


Elle se laissa porter par leur touché, elle ferma les yeux avec la lenteur certainement trop exagérée qui lui permettait de goûter l'instant. Puis elle les rouvrit, savourant l'instant comme le plus délicieux des mets. Un clignement de paupière, et ils étaient partis. La musique tel un coup de vent claqua la porte au nez de ses sentiments. Et ses sensations entrèrent dans la danse. Ils se rapprochèrent l'un de l'autre dans un même pas synchronisé. Plus que leurs doigts, s'était à présent tout leur être qui s'unissaient, leurs âmes qui se soudaient. Il menait, l’amenait, la menait avec une certaine douceur attentive, mais aussi avec une certaine force. Il la guidait à travers la pièce, emportés par la mélodie, partageant tout jusqu'à leurs battements de coeur réciproques. Elle qui souhaitait tant avoir le contrôle de tout se laissait à présent aller dans ses bras sans se poser la moindre question. Animée par sa seule passion, sa seule attirance. Elle se jetait à corps perdu dans leur danse sans même penser à ce qui se passerait ensuite. L'instant, le moment, c'est tout ce qui comptait. Et elle l'aimait.


La musique s'éteignit doucement. La danse ralentie. Une main se détacha de l'autre. Une seconde de la troisième. Leurs corps se séparèrent. Peut-être même qu'un bout de son coeur se déchira. « On prend une petite pause et on reprend ?, lui proposa-t-il en lui tendant la main une nouvelle fois, cette fois-ci pour l'inviter à le suivre ». Dorothée retrouva un semblant de sourire, tenta de reprendre contenance, de "garder la face". « Avec plaisir. ». Elle saisit sa main et se laissa une dernière fois transporter jusqu'à lui. « Mais c'est que tu t'en sors pas mal, dis-moi., le taquina-t-elle. ». Le plus discrètement possible, elle prit une grand bouffée d'air, tenta de se remettre les idées en place, de faire redescendre sa tension, de calmer son coeur, de détourner ses yeux de lui, bien qu'ils semblèrent y être irrémédiablement attachés. « Avoue-le... Tu t'es trouver une autre cavalière pour t’entraîner en cachette, n'est-ce-pas ? ». Elle avait posée la question assez innocemment, mais à présent, redoutait la réponse.


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MessageSujet: Re: (DOROTHÉE&LUKKAS) j'ai touché la perfection (DOROTHÉE&LUKKAS) j'ai touché la perfection EmptyMer 4 Juin - 23:13

Dorothée ∞ Lukkas
J'ai touché la perfection
Ils n'avaient pas besoin d'échanger un seul mot pour se comprendre. Ils échangeaient des pas, des regards, des effleurements, des caresses, une danse. Ils ne disaient rien, mais pensaient tout. Le coeur perdu et la tête au ciel, Lukkas devait lutter pour ne pas se laisser emporter. Plus encore que de faire une bêtise, il avait peur d'aimer. Le jeune homme se trouvait même ridicule d'être autant sur ses gardes: alors que d'autres rêvaient d'amour, lui le redoutait. Il craignait ne pas être compatible, et surtout de ne pas être à la hauteur. Comment un homme aussi faible que lui pouvait porter un sentiment aussi grand en son coeur si petit? Et puis, comment lui plaire, et comment la faire rester par la suite? Tous ces doutes lui tourbillonnaient la tête. Si la danse lui donnait habituellement un peu de répit pour cesser de penser à ses ennuis, elle en créait maintenant. Et pourtant, il n'avait jamais autant aimé danser.

Leurs mouvements ralentirent avec la musique pour finalement s'arrêter doucement. Si cela le rassurait, ça ne lui faisait certainement pas plaisir. Il fallait toutefois admettre qu'une pause pouvait faire du bien, et c'est ce que Lukkas proposa à Dorothée qui accepta son offre en prenant sa main tendue.  Ce toucher, encore plus délicat et plus discret que la danse qu'ils venaient de partager, arrivait tout de même à faire chanceler Lukkas. Sa partenaire le complimenta et il sentit le feu s'embraser sur ses joues, mais tenta de ne rien laisser paraître. Plus facile à s'imaginer qu'à faire. Un sourire timide naquit sur ses lèvres alors qu'il faisait vaguer son regard de l'autre côté de la pièce, puis replanta ses yeux directement dans les siens. « Pourtant, tu n'as rien à m'envier. » Elle soumit alors l'hypothèse que l'homme ait pratiqué avec une autre pour perfectionner son art, ce qui lui tira un léger gloussement amusé.  « J'ai dansé avec d'autres femmes avant toi, c'est vrai. » Lukkas avait la presque certitude que plusieurs d'entre elles n'avaient laissé aucun souvenir, ou que, du moins, ces souvenirs lui échappaient. Sa mémoire lui était défectueuse, mais il n'était pas moins certain que la danse avait toujours été chose courante dans sa vie. « Mais aucune n'avait ta... » Il marqua une pause, incertain. Que pouvait-il révéler? Le choix du moment qu'il prononcerait le faisait trembler. Pouvait-il transcrire en mots ce qu'il ressentait lorsqu'ils échangeaient leurs pas en silence? C'était tout naturel quand ils dansaient, mais sa gorge pourrait bien se bloquer au moment où les mots auraient à sortir.  Des mots, ça pouvait venir tout compliquer. « ...finesse. » C'était bref, décent, et, au fond, ça ne voulait pas dire grand chose. Lukkas se limitait à une petite flatterie qui ne pouvait mener ailleurs alors qu'un cri du coeur lui perçait l'intérieur pour en dire plus, rajouter quelque chose qui pourrait peut-être faire la différence.

Ils avaient avancé jusqu'au banc où se prélassait son sac de sport. Lukkas éparpilla sa main dans l'ouverture pour y chercher sa gourde. Il la dénicha et se désaltéra en espérant se débarrasser ainsi de son désir d'elle. Mais évidemment, ça lui collait à la peau et ça s’immisçait dans son esprit. Il se déposa sur le long siège en invitant Dorothée à faire de même d'un signe de tête. Encore là, il avait peur des mots, et se défilait avant de pouvoir prendre la parole.  Une bête frayeur de faire un pas de travers, et voilà qu'il avait les lèvres cousues. « Mais toi aussi, tu as dû connaître bien des partenaires. Qu'est-ce qu'un cavalier idéal à tes yeux ? » Lui qui avait été trop timide pour sortir un son dans le but de l'inciter à s'asseoir à ses côtés lui posait aussitôt une question risquée. Lukkas ne savait pas pourquoi il avait sorti ça. Pour obtenir une sorte de marche à suivre, sans doute.
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