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(nattrixie) ▼ do you wanna build a snowman ? Vide
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 (nattrixie) ▼ do you wanna build a snowman ?

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Invité
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Invité
MessageSujet: (nattrixie) ▼ do you wanna build a snowman ? (nattrixie) ▼ do you wanna build a snowman ? EmptyDim 20 Avr - 11:36


do you wanna build a snowman ?


« Au revoir, bonne soirée. » « Merci, vous de même monsieur, tu réponds au dernier client de ta journée, un sourire néanmoins fatigué aux lèvres. » Soupirant légèrement, tu fermes un instant les yeux comme pour éviter que la lassitude ne te prenne. Tout en te dirigeant à pas lourds vers le rideau de fer de l’entrée du garage, tu masses ta nuque tout en souhaitant de trouver sous un jet d’eau chaude qui délasserait tes muscles tendus. La journée a été longue et bien remplie, comme tu les aimes au final. Tu aimes être occupé, avoir tes mains trempant dans le cambouis ou l’essence. Ton métier te passionne, il te donne une raison de lever le matin quand le soleil n’éclaire encore que l’horizon. C’est comme un leitmotiv. Il t’offre une certaine stabilité, une chose pour laquelle tu donnes toute ton énergie à chaque instant. Comme pour éviter de penser, de réfléchir. De ressentir. Il te cuirasse le cœur et l’esprit. Et tu es ainsi plus libre, plus heureux aussi d’une certaine façon.
Ton arrivée dans ce monde a été comme un coup de tonnerre. Un peu comme un renouveau. Mais ça n’a pas eu le goût tant attendu. Ça n’a pas la saveur d’une fleur de trèfle, ça n’a pas la beauté d’une forêt ou d’un champ à perte de vue. Non. Ça pue le béton et l’air saturé en gaz à effet de serre. Ça sent mauvais l’injustice et la douleur. C’est violent, cruel. Ça semble se percuter dans ta poitrine comme un coup de poing en plein sternum. Tu te fais doucement à cet univers marchant à toute vitesse, à ces gens sur leurs pattes arrière, à leur façon étrange de vivre. De survivre. Tu regrettes ton terrier douillet, tu regrettes tes fleurs au parfum qui embaume. Tu regrettes ta vie d’avant quand tu y réfléchis. Alors dans un mouvement nerveux de la tête, tu te sors toutes ces images de ton passé de l’esprit et te dépêches de rassembler tes affaires. Tu salues rapidement ton patron, enfourches ton vieux vélo et rentres comme une flèche jusqu’au Meli Melo House où tu habites désormais. Ton nouveau petit terrier douillet, en quelque sorte. Tu n’as que peu de temps avant de devoir repartir pour ton rendez-vous.
Sous la douche, tu profites de la chaleur de l’eau pour détendre les muscles noués de ton dos et arrêter de te torturer un moment. Ne reste que cette sensation de laisser tes ennuis disparaître avec la mousse de ton shampoing. La seule pensée que tu vas retrouver ta sœur Trixie amène un sourire tendre à tes lèvres et tu retrouves instantanément ta bonne humeur et ta joie de vivre. Maintenant que tu as retrouvé tes sœurs, ta vie semble tourner un peu plus rond. Elle semble revenir à la normale malgré cet univers étrange que tu peines à comprendre. Mais leur présence ici t’aide à tenir le coup, à te rappeler que tu dois être fort pour elles. Que tu dois être là pour les protéger. C’est certainement ce que votre Père aurait voulu. Renouer avec ton rôle de grand frère n’a pas été si déplaisant que tu l’aurais pensé. C’est comme si tu avais été impatient de reprendre tes responsabilités – à croire qu’elles t’ont réellement manqué, elles et leurs câlins un peu trop niais. Tu retrouves un peu un but dans ta vie, une cible à atteindre. Tu errais un peu comme une âme en peine avant que ta famille ne te revienne. Maintenant, tu as de nouveau la sensation d’exister pour quelque chose.
Séché et habillé, tu quittes ton dortoir et monte une nouvelle fois sur ton vélo, pédalant à toute vitesse en direction de la patinoire. Tu as hâte de retrouver la présence chaleureuse de Trixie. Son sourire et sa tendresse. Elle t’a toujours donné beaucoup de fil à retordre dans votre monde. À croire qu’elle ne voulait pas admettre que tu étais le plus grand, elle te défiait très souvent. Et, même si tu râlais, quelque part tu aimais ça. Tu aimais ça parce que, tout au fond, vous vous compreniez d’une certaine manière et les intérêts de votre famille ont toujours été votre priorité. Elle t’a collé dès sa naissance, dès qu’elle a su se servir de ses minuscules pattes de lapine. Dans chacun de tes souvenirs, elle a été là. Partout. Toujours derrière toi à vouloir savoir ce que tu faisais, avec qui tu étais. Aujourd’hui encore, il t’arrive de te retourner pour vérifier qu’elle ne serait pas dans ton dos, prête à te sauter dessus à tout moment. Et tu ne peux empêcher cette petite pointe de déception venant égratigner ton cœur quand tu te rends compte qu’elle n’est pas là. Que ta vie reste irrémédiablement vide sans elle ou tes autres sœurs. Tu soupires intérieurement. Il serait peut-être temps que tu te reprennes. Que tu redeviennes ce Panpan trublion et fanfaron qui parcourait la forêt en se moquant du reste. Qui vivait chaque jour comme une aventure nouvelle et extraordinaire.
Arrivé à la patinoire, tu attaches ton vélo à un lampadaire avant de chercher ta sœur du regard. Balayant la foule grouillante telle une fourmilière, tu repères la chevelure brune et le visage pâle. Souriant, tu la rejoins rapidement tout en demandant dans un coin de ta tête si elle osera te sauter dessus devant tout ce monde. Sûrement que oui. Arrivant dans son dos, tu l’empoignes par la taille pour la soulever de terre et la faire tournoyer dans les airs en riant. « Cette fois, c’est moi qui t’ai eue ! fanfaronnes-tu tandis que tu la détiens toujours entre tes bras. Alors c’est qui le meilleur ? Avoue ! Avoue que c’est ton grand frère adoré ! » Légèrement essoufflé par tes éclats de rire, tu finis par la reposer à terre puis déposes un baiser sur son front. « Salut sœurette, lances-tu joyeusement. Tu m’attends depuis longtemps ? » Tu n’es pourtant pas en retard. Observer les gens évoluant sur la glace te replonge dans des souvenirs d’enfance lorsque tu t’amusais avec ton meilleur ami le faon sur le lac gelé. C’était un moment plein d’insouciance, plein de rires et de neige sur les moustaches. « La patinoire, hein ? Tu veux me rendre nostalgique ou quoi ? ris-tu avant d’empoigner la brune par la main et de la tirer avec toi. Allez viens, on enfile nos patins et on y va ! »


© EKKINOX
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P. Trixie Bunnier

My life with you
AMOUR-AMITIÉ-EMMERDE:
LISTE-DES-CHOSES-A-FAIRE:
VOTRE RÊVE: Retrouver toute ma famille
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P. Trixie Bunnier
J'ai posé bagages ici le : 23/06/2012 Jouant le rôle de : One of Thumper's sisters. Vous vous demandez laquelle ? Celle qui a le plus de caractère et qui gère la bande. Chieuse en force *héhé*. Nombre de messages : 1943 On me connait sous le pseudo : ... Un merci à : twisted lips + Tumblr Je suis fier(e) de porter l'avatar de : Emilia Clarke.
MessageSujet: Re: (nattrixie) ▼ do you wanna build a snowman ? (nattrixie) ▼ do you wanna build a snowman ? EmptyMer 23 Avr - 19:59


Come on lets go and play


Les vacances avaient tendance à filer de manière rapide, bien trop rapide selon les goûts de la jeune fille. En effet, elle avait tout juste l'impression que ces dernières venaient de débuter que déjà il fallait reprendre le service au fast food. Et autant l'avouer, elle n'avait pas du tout envie d'y retourner. A vrai dire ces jours de repos, aussi hâtifs soient-ils, lui avaient fait un bien fou. Reposée, elle avait pu reprendre les kilos qu'elle avait perdu pendant les semaines de noël et ainsi recouvrer sa force naturelle et son entrain débordant. Mais dire que cela n'était dû qu'au repos serait un mensonge, car bien au delà de ce bienfait naturel, si la bonne humeur et la joie envahissait encore plus l'ancienne lapine, ce n'était que pour la simple et bonne raison qu'enfin toute sa famille était réunie. Cela faisait à présent quelques jours depuis cet fameuse surprise dont elle était certaine se souvenir toute sa vie. Ces retrouvailles qui avaient eu un effet apaisant et rassurant quant à la découverte de leur frère. Panpan était de retour. Et même si elle s'était amusée à lui faire passer une série de tests les uns les plus idiots que les autres afin de s'assurer qu'il s'agisse bien là du vrai, il n'en restait pas moins que la plus âgée des lapines était heureuse. Heureuse de pouvoir l'entendre, de pouvoir le voir, d'avoir pu lui parler et ainsi le retrouver. Certes, elle avait tout de même préféré rester en retrait l'espace d quelques temps, juste pour laisser le loisir à Daisy, Ria et Tressie de l'accaparer un peu. Mais quelque part, elle avait eu besoin de ce temps d'adaptation pour se rendre compte de la chose. Pour ainsi réaliser le fait qu'il était là, lui qu'elle avait mille fois maudit de les avoir abandonné dans ce monde pour vivre de son côté, lui qu'elle avait pleuré d'innombrables nuits tant elle s'inquiétait de ce qu'il était devenu et de son manque, lui qu'elle aimait très fort et dont elle avait besoin de sa présence au quotidien. Panpan était son grand frère, celui qu'elle avait toujours voulu suivre dans ses aventures, mais trop petite et fille de surcroît n'avait pas le droit d'agir de la sorte. Pourtant, elle s'était acharnée à défier l'autorité parentale un certain nombre de fois et avait couru aux travers les bosquets pour surveiller celui qu'elle adulait. Son frère, son modèle, celui dont elle savait que jamais elle ne parviendrait à atteindre la cheville et qui, même si il l'a repoussé, lui donnait l'impression de l'aimer malgré tout. Et enfin il était là devant elle, du moins il l'avait été lors de leurs rencontres. Toujours aussi grand et aussi impressionnant selon elle, il y avait cette part d'invulnérabilité qui irradiait de son être alors qu'il leur avait expliquait ses aventures. Le sourire de Trixie était réapparut petit à petit sur son visage, envisageant que cet étranger qui se pavanait sous des airs de jeune homme charmant était bel et bien leur grand frère. Sa carapace de grande sœur pouvait enfin se fendre, même si elle ne la laisserait jamais tomber. Car depuis qu'elles étaient arrivés dans ce monde, c'était elle qui avait du revêtir ce masque là. Celui de la jeune fille responsable, qui se devait d faire passer le bonheur de ses sœurs avant le sien. Elle avait du devenir celle qui ne pensait plus pour elle mais qui pensait pour les autres et autant bien l'avouer, ce rôle lui avait bien plu. Aussi, elle n'était pas sûre de le laisser tomber, elle ne ne pouvait plus maintenant. Les pleurs de ses sœurs, elle les avait essuyé les unes après les autres alors que les siens trouvaient toujours du réconfort auprès d'elles également. Elles avaient appris à devenir une même famille, cette famille là qui était si grande et s'était restreinte du jour au lendemain. Sa joie était telle que plus rien n'aurait pu tâcher ce tableau qu'elle se plaisait à vivre. Et qu'elle ne cessait d trouver du bon dans cette nouvelle vie. D'ailleurs à peine avait-elle quitté sa famille que c'est dans les bras de Liam qu'elle s'était adonnée. Lui racontant à une vitesse dont elle même n'en soupçonnait même pas l'existence qu'il était de retour et qu'il allait bien et qu'il semblait heureux lui aussi. Bien évidemment ce comportement eut le don de faire rire celui pour lequel elle était prête à se sacrifier corps et âme, alors qu'il acceptait la nouvelle avec enchantement. Elle ne lui laissa presque aucun moment de répit le pauvre, tant elle était surexcitée et n'arrêtait pas de lui raconter sa vie passée. Tous deux finirent par s'endormir quelques heures plus tard, laissant ainsi la jeune fille retrouver Liam dans ses rêves pour se lover un peu plus dans ses bras et l'admirer davantage. D'ailleurs ses rêves se portèrent vers la conversation qu'ils avaient eu il y avait de cela quelques jours sur d'éventuelles vacances qu'ils pourraient prendre tous les deux. Et c'est tout naturellement que Trixie se trouvait à l'heure actuelle sur une plage déserte, dans les bras de sa Banane qui lui souriait de cette même manière qu'elle aimait. Il la faisait virevolter dans les airs et elle riait aux éclats encore et encore, jusqu'à ce que leurs corps ne se serrent l'un à l'autre et que leurs lèvres ne se retrouvent pour un baiser fougueux et passionné. Ses mains remontèrent délicatement le long de sa nuque afin que cet échange puisse être prolongé quelques instants encore. Mais alors qu'elle était en train de sentir quelque chose naître dans le bas de son ventre, une mélodie résonna sur toute la plage. D'abord très éloignée, telle un sifflement, elle s'intensifia de plus en plus laissant ainsi le paysage qui l'entourait devenir de plus en plus vaporeux. « Imbécile de réveil... » Ronchonna t-elle tout en venant se cacher dans le cou de sa Banane qui émergeait lui aussi. Elle soupira de bien être tout en gardant ses yeux fermés encore quelques minutes avant de finalement se rendre compte qu'elle devait aller travailler.

Ni une ni deux ses yeux s'ouvrirent d'un seul coup et c'est limite en courant qu'elle partit en direction de la douche, laissant ainsi le loisir à Liam de dormir un peu plus. Elle sortit de la pièce quelques minutes plus tard, propre, habillée et les cheveux relevés avant de partir en direction de la cuisine pour préparer le petit déjeuner. Bien sûr, elle ne tarda pas à faire demi tour pour venir réveiller son bel aux bois dormant qui s'empressa de passer ses bras autour d'elle pour l'attirer à lui. Ce qu'elle pouvait aimer quand les journées débutaient de cette manière là. Jouant ensemble, ils finirent par se lever et s'en suivit le rituel habituel du petit déjeuner et des au revoir afin de se rendre à leurs lieux de travail respectifs. C'est en franchissant les portes du fast food chief que Trixie se rappela à quel point ce lieu ne lui avait pas manqué le moins du monde. Bien au contraire même, et il suffisait d'entendre son responsable pour croire à la fin du monde. Levant les yeux au ciel, elle commença son service sans parler et se contenta de réaliser ce qu'on lui demander. Si elle faisait cela c'était avant tout pour financer les études de Ria et pour rien d'autre. Car autant certains se sentaient épanouis dans ce qu'ils faisaient qu'elle n'y voyait qu'un écoulement de temps pour un salaire à la fin du mois. Peut être un jour parviendrait-elle à y trouver une plénitude ou du moins quelque chose visant à attiser son intérêt. Il fallait juste qu'elle se renseigne pour passer au grande au dessus par exemple. Gérer des personnes et mettre en place des plans étaient des choses qu'elle savait mener à bien et qui lui plaisaient. Quoi qu'il en soit, la journée se passa de manière normale. Sans pour être être rapide ou au contraire lente. Car elle savait que quelque chose allait égayer sa fin de journée, quelque chose ou plutôt quelqu'un même. En effet, il avait été convenu qu'elle passerait sa soirée avec son grand frère et qu'ils iraient tous les deux à la patinoire. Ah la patinoire, ce lieu lui avait tant manqué. Et dire que fut un temps elle s'y rendait quasiment presque tous les jours de la semaine pour méditer ou pour s'évader et maintenant... Bah elle n'avait plus le temps en réalité. Entre le travail, les dossiers à remplir pour Ria,  ou encore d'autres petites babioles par ci par là comme le ménage de l'appartement par exemple, le temps défilait à une vitesse qu'elle n'avait jamais soupçonné. Mais soit, ce soir serait une grande première et plus le temps passait, plus la jeune fille s'excitait toute seule à l'idée de revoir son grand frère. Bon autant être honnête, elle avait choisi ce lieu juste pour la conforter dans l'idée qu'il s'agissait bien de Panpan et pas d'un usurpateur visant à leur faire du mal à toutes. Et puis en plus, cela les rapprocherait très certainement, du moins c'était ce qu'elle osait espérer au fin fond de son cœur. Lorsque l'heure sonna enfin, c'est une Trixie heureuse, avec un large sourire sur les lèvres et très contente d'elle, qui se dirigeait à la pointeuse, suscitant la curiosité de l'une de ses collègues.  « Je vais voir mon grand frère. » Sa voix chantait presque alors qu'elle se dirigeait cette fois-ci vers la sortie et qu'elle prenait le chemin de la patinoire. Ah oui note pour plus tard, penser à trouver un moyen de se déplacer autre que ses pieds. Car autant elle adorait marcher autant cela s'avérait être quelque chose de fastidieux en heure de pointe. Qu'à cela ne tienne, elle sortit son téléphone de sa poche et envoya en premier lieu un sms à Strawberry afin de s'assurer que tout allait bien. C'était leur petit rituel à toutes les deux depuis qu'elles faisaient partie de ce monde, toujours s'envoyer un sms le matin en se levant et le soir avant de se coucher aussi. C'était un excellent moyen pour s'assurer que tout allait bien mais surtout de pouvoir préserver cette fusion familiale qu'elles avaient entre elles. Une fois le sms à Daisy envoyé, ce fut Tressie qui eut droit également, juste pour lui demander de faire attention aux gens. Cette dernière était tellement gentille et innocente que Trixie avait toujours peur qu'une personne mal avisée lui fasse du mal où se moque d'elle. Elle était la petite dernière, celle qu'il fallait toujours protéger, peut être trop même, mais quand on aime on ne compte pas. Enfin Ria passa également à l'interrogatoire virtuel de la jeune fille, qui lui demandait tout simplement ce qu'elle avait appris aujourd'hui. Parfois, pour ne pas dire souvent, Trixie ne comprenait rien de ce qu'elle lui racontait, mais elle faisait des efforts pour se faire. Car chacune de ses sœurs étaient importante à sa manière et personne ne parviendrait jamais à leur enlever ce qu'elles avaient. Leur unicité les rendait fortes. Satisfaite d'elle, l'ancienne lapine se mit à sourire en cherchant dans son répertoire le nom Banane et d'y appuyer dessus pour l'appeler. Elle espérait juste ne pas le déranger et si tel était le cas, il ne répondrait pas de toute manière. Ainsi, elle poursuivait son chemin en ayant pour compagnie sa Banane à qui elle racontait sa journée.

Lorsqu'elle arriva enfin devant la patinoire, c'est en lui faisant la promesse qu'un jour il l'accompagnerait mais aussi en lui demandant de venir la chercher ce soir que la jeune fille raccrocha et mit son téléphone dans sa poche. Quelques pas encore et elle pourrait enfin être avec son grand frère. Son impatience ne cessait de se voir dans son regard et dans son sourire alors qu'elle cherchait un peu partout la grande tête brune qu'elle avait pu découvrir quelques jours plus tôt. Son cœur s'affola à l'instant même où ses pieds quittaient le sol, jusqu'à ce que la voix de son frère ne retentisse et la fasse rire. Dans leur ancienne vie, Panpan n'aurait jamais fait ça, trop heureux d'être seul, mais là, il était facile de sentir dans le ton de sa voix qu'elles lui avaient manqué. Et elle en venait à oublier de se méfier, tant le bonheur qu'il soit là et qu'il s'amuse avec elle l'envahissait. Et puis de toute façon, son frère resterait à jamais son frère, il suffisait de l'écouter à cet instant même, alors qu'il lui donnait un baiser sur le front, heureux de sa victoire. Trixie ne put retenir son éclat de rire ainsi que sa pulsion, et s'empressa alors de passer ses bras de part et d'autre des siens pour venir coller sa tête contre son torse tout en le serrant fort comme elle avait coutume de le faire.  « M'avoir sur un simple coup ne signifie pas être le meilleur. Mais tu restes mon grand frère adoré quand même. » Elle relâcha son étreinte et admira son frère avec des yeux admiratifs. Encore persuadée qu'il n'était qu'un rêve et qu'il ne pouvait être là devant elle. Il lui fallait voir ses yeux pour pouvoir s'y retrouver dedans et laisser son cœur s'emballer à nouveau.  « Non je viens tout juste d'arriver t'inquiète pas. Ça va toi ? T'as pédalé à cent à l'heure ou quoi ? T'as l'air essoufflé. » Un nouveau sourire s'échappa d'entre ses lèvres, alors qu'une idée bien particulière lui traversait l'esprit.  « Ah c'est dur hein quand on ne fait plus d’exercices. » Ah oui Trixie adorait par dessus tout chercher son frère mais cela était toujours gentil et ne visait pas à lui faire du mal. Bien au contraire, c'était sa façon à elle de lui prouver ainsi qu'elle le croyait et que rien n'aurait changé entre eux. Ses doigts retrouvèrent ceux de Panpan et elle lui serra la main de façon naturelle, espérant juste que cette fois elle ne disparaîtrait plus dans les méandres de l'ignorance et de l'absence.  « Je me suis dis que ce serait un excellent moyen de se retrouver tous les deux. Comme au bon vieux temps quand tu glissais sur ton pompom. » Une étincelle scintillait dans le fond de son regard, alors qu'elle adressait un nouveau sourire à son frère. Elle se souvenait de cette liberté comme si c'était hier. Il n'y avait aucune barrière, aucune limite , sauf celles qu'ils s'imposaient. Et puis il avait toujours adoré lui aussi glisser sur la glace de cette manière. Combien de fois avaient-ils fais la course et en étaient -ils tombés ? Ce sourire ne pouvait plus se détacher de ses lèvres, plus depuis qu'il était réapparut dans leurs vies.  « Tu sais j'ai retrouvé le petit Prince, si tu veux un jour on pourra venir tous ensemble avec les filles, si tu en as envie. » Elle imaginait déjà la scène. Tous heureux, tous s'amusant les uns avec les autres, ils seraient tous ensemble sans que rien ni personne ne puisse venir les déranger. Mais revenant à la réalité, la jeune fille secoua légèrement la tête de manière affirmative avant de suivre Panpan en direction du vestibule. Ils ne tardèrent pas à relâcher leur main afin de pouvoir ainsi attacher les patins à leurs pieds.  « T'as pas eu de mal toi avec les doigts ? Enfin je veux dire... pour faire des lacets ? » L'ancienne lapine se souvenait encore très bien la première fois qu'elle avait eu à faire des lacets. Une véritable catastrophe... Heureusement une âme charitable s'était évertuée à lui apprendre le maniement des nœuds. Souriant à la réponse de Panpan, Trixie en profita pour venir lui ébouriffer les cheveux d'une main sûre et amusée avant de s'écarter en vitesse par crainte de sa vengeance.  « T'es une magnifique fougère ! » Et c'était parti, Trixie était de bonne humeur puisqu'elle commençait à faire et dire des bêtises. Des éclats de rire chaleureux vinrent accompagner son câlin étouffant avant de se rajouter sur un ton plaisantin.  « Je t'ai eu ! » Visiblement, rien n'avait changé et quelque part cela la rassurait beaucoup. Elle relâcha son étreinte et se releva en vitesse avant de tendre à nouveau sa main vers son grand frère.  « Si tu ne tombes pas une seule fois sur tes fesses, je t'offrirai une gaufre. » Insouciante, elle était dans sa bulle, celle où sa famille était à nouveau réunie et pour laquelle elle mettrait tout en œuvre pour la préserver intacte.


© EKKINOX


I was searching, you were on a mission. Then our hearts combined like a neutron star collision. I had nothing left to lose you took your time to choose. Then we told each other with no trace of fear that... Mon cœur s'ouvre à ta voix comme s'ouvrent les fleurs aux baisers de l'aurore. Our love would be forever and if we die, we die together. And lie, I said never 'cause our love would be forever.

   (c) Bloody Storm
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MessageSujet: Re: (nattrixie) ▼ do you wanna build a snowman ? (nattrixie) ▼ do you wanna build a snowman ? EmptyLun 12 Mai - 17:38


do you wanna build a snowman ?


Retrouver tes sœurs ici, à Fantasia Hill, avait été un bonheur sans précédent. C’était un peu comme retrouver une part de toi qui manquait à ton être, un morceau de ton âme pour qu’elle soit enfin complète. Dans votre prairie d’origine, tu avais pourtant passé ton temps à râler, à souffler parce qu’elles te collaient trop. Parce qu’elles étaient toujours sur ton dos, à te bisouter et à te câliner partout et tout le temps. Et même si, au fond du fond, tu aimais leurs petites attentions chaque jour, tu ne le leur avais jamais dit réellement. Tu ne leur avais jamais dit que tu les aimais, que même si elles étaient collantes et envahissantes, elles restaient tes sœurs et que tu les adorais plus que tout. Plus que le trèfle, même. Alors en débarquant ici, tu as cru les avoir perdues à jamais. Tu as cru que plus jamais tu ne les reverrais et les regrets ont envahi ta poitrine avec une telle force que c’est comme si tes côtes s’étaient brisées une à une. Parce que tu ne le leur avais jamais dit. Sans doute que tu n’en avais pas eu conscience jusqu’alors, peut-être que ces pensées s’étaient enfouies en toi et que tu ne les avais jamais véritablement remarquées. Avant, tes sœurs faisaient comme partie du décor. Elles étaient là et c’était normal. C’était une évidence pour toi de les voir chaque jour. Tellement que c’en était sûrement devenu banal. C’est moche à dire, c’est une terrible pensée mais on ne se rend pas compte du bonheur à nos côtés quand il est encore là. Et une fois qu’on l’a perdu, c’est souvent trop tard pour tout réparer et tout retrouver.
Mais tu as été chanceux. La vie semble t’avoir fait un immense cadeau, semble t’avoir offert une seconde chance. Une chance de justement réparer tes erreurs. De montrer à tes sœurs que, malgré tout, tu les aimes et tu seras toujours là pour elles quoi qu’il puisse arriver. Et maintenant que vous étiez dans ce monde, ce monde nouveau et étranger, tu te devais de les protéger. Elles ont l’air de s’être très bien débrouillées sans toi pendant tout ce temps où vous avez été séparés mais tu veux être présent dans leur vie, dans leur quotidien. Tu veux leur montrer que tu es là désormais et que tu ne comptes plus les abandonner ni les laisser seules. Et alors que tu retrouves ta petite Trixie devant la patinoire, tu te dis que ça doit être ça votre nouveau bonheur. Votre nouvelle vie. Vous êtes humains à présent, de cette race qui autrefois vous chassait et vous laissait tremblants dans votre terrier, mais ça ne semble pas signifier que vous ne pouvez pas en être heureux. Que vous ne pouvez pas faire de cette nouvelle existence quelque chose de meilleur, quelque chose de bien. Tu as encore du mal à l’accepter, tu as encore beaucoup de mal à t’y faire. Parfois, tu te sens un peu gauche et maladroit sur tes deux grandes pattes arrière. Tu ne te sens pas véritablement à l’aise dans ce corps athlétique et bien formé. Tu dois encore prendre le temps de l’apprivoiser, de découvrir tout ce que tu es capable de faire avec. Il t’a déjà fallu beaucoup de temps pour ne pas marcher sans t’entraver, pour manier des couverts, des stylos et tes outils de mécanicien. Tu as dû tout apprendre, comme les bébés. C’était humiliant, gênant et parfois, tu as juste eu l’envie de tout envoyer balader. Tes efforts ont pourtant fini par payer, ça va mieux désormais. C’est encore juste un peu étrange de t’observer dans un miroir de la tête aux pieds. Quelquefois, tu te dis même que ta petite queue en pompon te manque. Tu la trouvais jolie. Elle faisait partie de toi. Mais elle n’est plus là maintenant, comme beaucoup d’autres choses.
La chaleur de ta sœur contre toi est comme une couverture chauffante. C’est agréable. C’est une sensation que tu avais presque oubliée. « Ah tu es juste jalouse parce que j’ai finalement réussi à t’avoir, c’est tout, tu rétorques d’un air taquin avant de passer tes doigts dans les mèches brunes de ta sœur cadette. » Les cheveux. C’est aussi quelque chose d’encore assez étrange pour toi. Encore que, les tiens sont courts et raides et te rappellent ta fourrure grise d’antan mais ceux de ta sœur sont bien différents. Longs, fins, soyeux. Si foncés. Tu as remarqué très vite que c’était un détail important chez les humains. Les filles s’en servent pour plaire aux garçons ; les garçons les façonnent pour paraître plus beaux, plus cools. Tu ne comprends pas encore très bien l’utilité de tout ce manège qui ressemble pourtant fort à quand tu voyais Fleur et Bambi batifoler sous les arbres en fleurs. Alors toi aussi, tu devrais mettre de cette espèce de colle gluante et pâteuse dans tes cheveux pour plaire aux filles ? Un peu étrange comme coutume. « C’est vrai que je me suis dépêché de venir en sortant du travail, tu ris doucement lorsque Trixie te fait remarquer ton essoufflement. Mais j’ai dû repasser par ma chambre pour prendre une douche. J’étais couvert de cambouis, tu m’en aurais voulu de salir tes beaux vêtements ! » Tu éclates de rire mais fais bien vite la moue, tirant la langue à la brune. « Hey dis donc, je ne te permets pas jeune fille ! On ne se moque pas de son grand frère, c’est pas poli. Qu’est-ce que dirait Papa hein ? » Et tu souris nostalgiquement au souvenir de ses petites phrases qui sonnaient comme des règles, des leçons de vie. Aujourd’hui encore, tu te souviens sûrement de chacune d’elles, tellement il les répétait encore et encore. Inlassablement. Baissant les yeux dans le vide, tu te laisses envahir par une vague froide qui te glace jusqu’aux os. Ta vie d’avant te manque vraiment par moments.
Comme pour éviter de te laisser aller à la tristesse, tu t’assois sur un petit banc et commences à enfiler tes patins. Tu ne peux t’empêcher de te faire la réflexion que tu n’en avais pas besoin, là-bas, dans la prairie. Et puis, avec cette lame d’acier, ça n’a pas l’air bien stable. Relevant les yeux vers ta sœur quand elle parle du Petit Prince, tu sens tout un tas d’émotions passer en toi au souvenir de ton meilleur ami. Ainsi donc, Bambi était ici, lui aussi. Il était là. Est-ce qu’il allait bien ? Est-ce qu’il était heureux ? Autant de questions que tu aimerais poser mais qui se coincent dans ta gorge. Et si, entre vous, tout avait changé ? Tout est si différent ici, dans ce monde. Pourquoi pas vous, votre amitié ? « Oui, j’aimerais bien, tu acquiesces alors doucement, incertain pourtant de tes envies. » C’est comme si tu devais tout redécouvrir à nouveau, tout réapprendre. Peut-être devrez-vous vous réapprendre également ? Cette idée te chagrine. Tu aurais aimé que votre complicité reste la même ici. Peu importe le temps, peu importe le lieu, vous auriez dû rester Bambi et Panpan. « On verra ça plus tard, tu lâches alors pour écourter la conversation et te penches sur tes patins comme pour éviter le regard de ta sœur. » Et à nouveau, tu sens comme ce malaise au fond de toi, cette impression de ne pas être à ta place. De ne pas appartenir à ce monde et de ne jamais pouvoir y être complètement heureux. Trixie semble avoir connu cette sensation même si elle est aujourd’hui plus épanouie. Preuve en est sa question sur toutes ces petites difficultés pratiques que vous avez dû affronter, vous, anciens petits lapins. Peut-être que tu aurais pu en sourire, peut-être que tu aurais pu en rire. Mais le souvenir de te sentir complètement désarmé et en danger te serre la gorge à t’étouffer. « J’ai eu du mal avec tout, Trixie, tu réponds doucement dans un semblant de sourire qui se transforme bien vite en une grimace barrant ton visage. Et j’ai encore du mal avec beaucoup de choses, ici. » Mais tu ne veux pas en parler. Tu ne veux pas mettre de mots sur toute cette douleur enfouie à l’intérieur de toi. Non, toi tu ne souffres pas. Tu es Panpan, le trublion petit lapin qui faisait les quatre cent coups avec son ami le faon. Alors tu souris, de toutes tes dents. Tu souris pour cacher les larmes et la peine. Tu souris pour ne pas inquiéter ceux que tu aimes. « Prête ? »
Sans le voir venir, les bras de ta sœur se referment autour de toi et tu te laisses envahir par cette douce chaleur qu’elle diffuse à l’intérieur de ton corps glacé. « Je m’en fiche, je t’aurai tôt ou tard pour me venger, la nargues-tu avant d’attraper sa main pour te relever. » Tu mets un peu de temps à trouver ta stabilité et avances prudemment jusqu’à la glace. « Pari tenu ! tu lances en riant. En espérant que ces deux grandes pattes arrière ne me fassent pas faux bond ! Je n’ai pas vraiment envie de faire comme Bambi la première fois qu’il a été sur la glace. » Ce souvenir te fait chaud au cœur et pendant un instant tu as oublié toute ta rancœur. Peut-être que tu peux retrouver la joie de ces petits bonheurs simples ici aussi. Malgré les absents, malgré les changements. Malgré tout ça, peut-être que tu pourrais finir par être heureux. Comme avant. « Allez, voyons voir si j’ai pas perdu la main, tu te murmures à toi-même avant de laisser glisser un premier patin. » Tes débuts sont hésitants, tu as même la sensation que tes jambes tremblent un peu. Mais tu arrives finalement à rester debout et avancer avec lenteur parmi la foule. Tu reviens alors vers la brune, tendant les mains. « Allez hop, suis moi ! »


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P. Trixie Bunnier

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J'ai posé bagages ici le : 23/06/2012 Jouant le rôle de : One of Thumper's sisters. Vous vous demandez laquelle ? Celle qui a le plus de caractère et qui gère la bande. Chieuse en force *héhé*. Nombre de messages : 1943 On me connait sous le pseudo : ... Un merci à : twisted lips + Tumblr Je suis fier(e) de porter l'avatar de : Emilia Clarke.
MessageSujet: Re: (nattrixie) ▼ do you wanna build a snowman ? (nattrixie) ▼ do you wanna build a snowman ? EmptyMer 25 Juin - 20:31


Come on lets go and play


La vie reprenait enfin le tournant que l'ancienne lapine avait tant apprécié prendre dans son passé. Ses sœurs, ses évidence, toute sa vie, paraissaient heureuses chacune à leur manière. Et autant l'avouer, cela avait tendance à être perçu comme le plus beau cadeau qui puisse exister sur Terre. Il n'y avait rien de plus beau que de les voir sourire, si ce n'était peut être de les entendre rire ou encore de les admirer simplement. Toutes avaient trouvé dans leurs regards cette petite étincelle, qui jadis, était signe de leur malice, mais qui lorsqu'on creusait un peu plus loin, lorsqu'on essayait de découvrir ce que ce dernier renfermait, était bien au contraire la lueur la plus belle et la plus épanouissante que l'on pouvait connaître. Telle la rosée du matin qui perlait encore sur les petites fleurs de la forêt, les petites lapines, devenues de très belles jeunes filles, renaissaient. Elles emplissaient l'espace dans lequel elles se mouvaient d'une joie sans pareille, d'une excitation débordante. Et cela était si beau à regarder et encore mieux à partager. Et dire que Trixie n'avait pas arrêté de croire que ce jour n'arriverait jamais. Elle qui, passait son temps à chercher des nouvelles de Panpan, bon certes elle n'y avait pas passé autant de temps que cela dernièrement, mais elle n'y croyait plus. Elle n'y avait plus cru à partir du moment où le temps avait eu raison d'elle et elle s’en voulait de réagir de cette manière. Mais comment réagir autrement ? Peut être que leur grand frère était simplement heureux sans elles, maintenant qu'elles ne l'embêtaient plus et qu'ils ne les avaient plus sur le dos ? Peut être qu'il pouvait enfin vivre comme il l'entendait et que cela lui sied à merveille ? Peut être qu'il avait fini par les oublier ? Ses mauvaises pensées n'avaient cessé de chagriner la jeune fille encore et encore, se donnant du mal intérieurement, souffrant en silence pour ne pas inquiéter ses sœurs, jusqu'au jour ou cette restreinte n'était plus possible et où Liam lui ouvrit les yeux. Heureusement qu'il était là, heureusement qu'il restait à ses côtés dès lors qu'elle laissait ses démons internes prendre le dessus. Car sans lui, allez savoir ce dont elle aurait été capable. Mais là ne se pose plus la question car après tout, il était devenu son soleil, celui qui perçait les nuages assombrissant son ciel, son oxygène qui lui insufflait le souffle de la vie à chaque instant passés à ses côtés. La vie avait pu sourire à Trixie dès lors que Liam était entré dans la sienne et elle n'arrêtait pas de lui faire des surprises les unes plus agréables que les autres. Il suffisait de remonter à quelques semaines en arrière pour s'en rendre compte.  Car ce fut celle-ci qui fut la plus surprenante et la plus belle selon elle. Enfin sa famille était réunie, et jamais Trixie n'aurait cru se sentir aussi bien de toute sa vie. Apparemment elle n'était pas la seule, car chacune des petites lapines rayonnaient à sa façon dès que le prénom de Panpan était prononcé. Un sentiment de plénitude et de bienveillance avait ainsi pris sa place au sein de son cœur. Un ressentis qui, au départ l'amenait à culpabiliser vis à vis de sa place mais qui petit à petit s'était ancré là et lui faisait du bien. Elle était devenue la « Grande » celle qui prenait d'énormes responsabilités et qui ne bronchait pas sous ce poids, celle qu'on venait voir quand on allait pas bien et qui répondait toujours présente coûte que coûte. Celle qui, parfois, devait essayer de recadrer les angles trop arrondis malgré les bouderies de ses sœurs. Mais elle était surtout celle qui adorait et adore encore aujourd'hui les soutenir, les écouter, les câliner, les rendre heureuse par n'importe quel moyen. Et quelque part, Trixie espérait que l'arrivée de Panpan ne changerait pas son rôle. Même si elle espérait au fond d'elle qu'il soit le vrai Panpan, même si elle parvenait à déceler dans son regard cette même malice qui habite tous les Bunnier dès lors qu'ils ont une idée en tête, même si elle restait convaincu que c'était bien lui, la jeune fille avait pourtant peur de se tromper. Non pas pour elle, mais pour ses sœurs qui ne méritaient aucunement une telle déception. Mais la raison était tout de même de rigueur et quelque part, la jeune fille ne cessait de se rappeler le bonheur qu'elle avait ressenti dès qu'elle avait aperçu ce jeune garçon. Elle se souvenait encore très bien de tout mais surtout de ses sentiments qui n'avaient cessé d'accroître encore et encore dès lors que ce garçon se trouvait être son grand frère. Oui elles l'avaient retrouvé. Oui il était là maintenant et oui elle ferait tout pour le garder auprès d'elles. Quitte à devenir encore plus collante qu'avant, quitte à être aussi curieuse que Maître Hibou lorsqu'il interrogeait les gens de la forêt. Mais elle le garderait avec elles pour toujours. Et comment agir au mieux dans cette optique qu'en organisant une rencontre fraternelle dans un lieu qui leur rappellerait tant de bons souvenirs. La jeune fille ne cessait de sautiller sur place lorsqu'elle y pensait. Enfin elle pourrait être avec son grand frère.

Son état d'excitation se fit d'ailleurs ressentir dès que le jeune homme apparut dans son champs de vision. Quelques tours plus tard, la voici dans ses bras. Des bras chauds et protecteurs qui lui prouvaient aujourd'hui à quel point ils lui avaient manqué. Si elle avait pu, elle l'aurait serré très très fort comme elle avait l'habitude de le faire avant, mais malheureusement la retenue de l'absence passée et même la crainte d'une réaction qu'elle ne connaîtrait pas de son frère, avaient eu raison de son abstinence. Au lieu de cela débuta cet éternel amusement dont eux seuls en avait le secret, celui de se chercher ou de se trouver des excuses sans arrêt.  « Jalouse ? Moi ? » répondit t-elle à son tour tout en admirant le regard bleutés de son frère qui ressemblait énormément au sien et en affichant une moue des plus surjouée. Ne tardant pas à laisser passer des éclats de rire d'entre ses lèvres, la jeune fille se laissa prendre la main avec joie. Ce simple geste était chargé de beaucoup de choses. Son frère lui montrait que quelque part elle lui avait manqué, le Panpan d'avant n'aurait jamais agis de la sorte et là quelque chose avait changé. Mais quoi ? Peut être que lui aussi avait eu très peur pour elles ? Ce devait être sûrement cela, et quelque part Trixie se trouvait rassurée par ce qu'il était en train de faire. Et c'est tout naturellement qu'elle essaya de transmettre cet apaisement par le biais d'une remarque anodine qui eut le don de la faire rire. D'ailleurs, elle retrouva bien vite son sérieux en écoutant la réponse de son frère et en replaçant le fait qu'il était devenu mécanicien maintenant. Oui, mécanicien. Trixie n'avait pas pu se retenir bien longtemps avant de demander à Liam ce que ce terme signifiait. Chose qui était bizarre pour elle, enfin pas si bizarre que cela en fait. Mais elle n'arrivait pas à comprendre comment son frère avait pu devenir mécanicien ? De toute façon si il était comme elle, elle avait du apprendre sur le tas et l'important était que cela lui plaise. Apparemment cette option semblait de mise, car il suffisait de l'entendre lui expliquait qu'il était recouvert de cambouis pour comprendre qu'il aimait ce genre de chose.  « Monsieur Fougère  pas fraîche a toujours apprécié les odeurs fortes et les tâches difficiles à faire partir sur son pelage hein ? » A nouveau, la jeune fille s'amusa dans le ton de sa voix tout en lui donnant une tape amicale sur l'épaule. Son sourire sur ses lèvres s'étira de plus belle alors qu'elle entendait leur pauvre mère en train de le gronder. Il lui semblait même entendre le son de sa voix quand elle lui répétait à tue tête qu'il ne dormirait pas dans le tronc tant qu'il n'irait pas prendre un bain et qu'il avait tout intérêt à l'écouter sinon elle le frotterait elle même avec des boules piquantes. La jeune fille finit par secouer sa tête avant de reprendre avec ce même air taquin quant à sa remarque de ses beaux vêtements.  « Si tu crois que du cambouis va me stopper pour ne pas te faire un câlin, tu te mets le doigt dans l'oreille et jusqu'à l'épaule ! » Elle gonfla ses joues pour retenir son rire mais une autre remarque arriva de plus belle et la fit éclater de rire encore plus. Surtout lorsque Natteo commença à vouloir la réprimander vis à vis de ce que pourrait dire leur père.  « Il dirait... elle tenta de prendre le ton solennel de ce dernier avant de continuer avec un air sérieux ... Trixie il ne faut pas se moquer de son frère, mais c'est bien de lui ouvrir les yeux. » Elle se remit à rire de plus belle avant de serrer un peu plus sa main sur celle de son frère et en sautillant sur place. Qu'est ce qu'elle adorait cet instant. Elle devait très probablement avoir pleins de petites étincelles dans ses yeux, mais ces dernières s'éteignirent légèrement lorsqu'elle se rendit compte du regard de Panpan. Fronçant ses sourcils, la jeune fille repassait ce qu'elle venait de dire dans son esprit en cherchant où était le mal. Et après quelques secondes, elle ne tarda pas à se rendre compte que c'était probablement la culpabilité qui avait pris le dessus sur son grand frère. Cette foutue sensation qui adorait venir nous donner des gifles en plein visage juste pour nous prouver que nous n'étions que des personnes abjectes. Mais elle n'irait pas plus loin avec Panpan, pas tant qu'elle serait présente à ses côtés. Et c'est dans cette optique que la jeune fille s'empressa de relever le visage de son frère pour lui faire un grand sourire. Et puis peut être qu'en lui parlant du temps passé, le bonheur reviendrait. Elle l'espérait en tout cas, voilà pourquoi elle ne put s'empêcher d'évoquer cette idée de se retrouver tous ensemble, avec le petit Prince, avec les filles, avec Liam aussi peut être, pour ainsi partager un instant unique qu'ils avaient l'habitude de connaître. Mais là encore, il semblait que la jeune fille se soit complètement trompée car au lieu de voir apparaître une lueur d'enthousiasme dans le regard de son frère, elle eut l'impression de lui avoir planté un couteau dans le cœur. Le regard triste, Trixie baissa ses yeux vers le sol et ne pipa mots le temps d'attacher ses patins. Elle mit bien plus de temps pour ainsi trouver peut être un sujet qui saurait faire sourire son grand frère. Quelque part elle s'en voulait de se sentir heureuse, alors que lui, il lui paraissait si malheureux. Elle aurait tout donner pour que lui aussi ressente cet épanouissement, et de toute manière elle ferait tout pour qu'il le connaisse. Car c'était son frère, son grand frère, celui pour lequel elle allait se battre juste pour un sourire. Voilà pourquoi elle osa lui demander timidement si il n'avait pas eu de mal lorsque ses pattes s'étaient transformées en mains et en doigts. Elle même était prête à se moquer de ses débuts ne serait-ce que lorsqu'elle avait voulu s'habiller pour la première fois ou bien encore quand elle avait eu l'idée de s'acheter un livre et une ficelle pour ainsi apprendre à se servir de ses doigts en entortillant la ficelle autour de ses doigts. Elle s'imaginait encore avec Daisy à essayer de garder son sang froid au cours de l'une de ces séances. Et quelque part, la jeune fille avait espéré que cette évocation aurait pu faire rire son grand frère aussi. Mais encore une fois, elle s'était trompée et c'est en laissant retomber sa main sur l'épaule de Panpan pour lui secouer amicalement, qu'elle posa sa tête contre son épaule. A cet instant précis, Trixie se rendait compte à quel point il avait du souffrir de cette nouvelle condition et semblait en ressentir encore les épreuves difficiles qui en découlaient.  « Tu sais, je connais un ancien poisson qui a eu beaucoup de mal aussi avec tout ça. Je pense que... le fait d'en parler à quelqu'un aide beaucoup... Pour moi, il a été là et c'est grâce à lui que j'ai pu apprendre à gérer tout ça. J'avais les filles mais c'était pas pareil. Alors tu sais, je comprendrais que tu ne veuilles pas m'en parler parce que je... bah parce que je suis ta sœur et que tu ne veux pas me faire de la peine ou que tu ne veux pas non plus paraître plus faible à mes yeux. Même si jamais tu ne le seras pour moi hein. Mais promets moi s'il te plaît d'en parler à quelqu'un. Qui tu veux, tant que tu as confiance en cette personne et qu'elle te fait confiance aussi. Si tu veux ça peut être moi aussi, je ne dirai jamais rien aux filles sur ça. Je veux juste... Elle s'arrêta quelques instants et sourit timidement tout en dévoilant la sincérité de ses pensées par le biais de son regard à son frère.  « Tu mérites autant que quiconque d'être heureux toi aussi. Sans t'en vouloir de rien. Juste en étant toi. » Elle était certaine de lui montrer qu'elle avait peut être changé, mûrit surtout et que par ce biais elle se sentait bien plus proche de lui pour comprendre son rôle qu'il n'aurait jamais pu le croire. Et puis intérieurement, elle voulait simplement son bien.

Mais ils n'étaient pas ici pour être tristes, non ils se retrouvaient pour passer un bon moment entre frère et sœur et pour pouvoir profiter de la présence de l'autre. C'est donc avec son entrain débordant que la jeune fille saisit la main de son frère lorsqu'il lui demanda si elle était prête et qu'elle se laissa glisser la première après avoir enlacer son bonheur entre ses petits bras frêle. Souriante, Trixie voulait laisser de côté la morosité passée pour ainsi profiter au maximum de ce que le présent leur offrait à tous les deux. La réponse de Nattéo la fit rire de plus belle avant de se retourner pour ainsi admirer le spectacle de son frère sur la glace. Auparavant, Panpan était le meilleur patineur de la famille. Il se prenait à jouer n'importe quand sur la glace, dès que la glace s'était éprise de leur lac fétiche, et effectuait toujours des figures à en couper le souffle. Quelque part, il avait été son modèle et c'était pour lui qu'elle s'était mise à ce sport dès qu'elle était devenue une humaine. Ainsi, elle avait espéré garder ce contact avec lui pour puiser la force de devenir une grande sœur modèle à son tour. C'est pourquoi elle se lança dans les défis une nouvelle fois et qu’elle lui promis une gaufre si jamais il ne tombait pas. Riant encore une fois, Trixie avait l'impression que ses rires étaient semblables à des chants enfantins et malicieux qui exprimaient autant qu'ils le pouvaient la joie incommensurable de cet instant. Mais quelque peu méfiante et protectrice vis à vis de son frère, elle l'admira du coin de l’œil alors qu'elle revoyait la scène durant laquelle le Petit Prince avait appris à patiner. Hoy le carnage !  « Tu n'as quand même pas ses jambes, sauf si tu deviens aussi raide qu'un piquet mais quand même. » essaya t-elle de plaisanter en se reculant au rythme des avancées de son frère. Autant l'avouer, selon la jeune fille, la patinoire n'était que pour eux et les personnes aux alentours n'existaient pas dans son esprit. Mais bien vite elle fut rassurée de voir qu'après quelques débuts hésitants, Panpan l'avait rejoint tout doucement et semblait se faire à ses nouveaux amis. S'empressant de prendre la main qu'il lui tendait, Trixie s'amusait à faire des tours autour de lui en riant.  « Tu vois que tu y arrives. » s’exclama t-elle sur un ton chantant avant d'arrêter ses tours pour l'entraîner avec elle.  « On va quand même pas pousser le bouchon trop vite. J'opte pour faire deux trois tours tranquillement et après on mettra de la vitesse, ça te va ? » Ils esquivèrent un groupe de quatre personnes qui se tenaient toutes la mains pour avancer difficilement sur l'étendue glacée avant qu'elle ne reprenne sur un ton amusé.  « A moins que tu admettes que je suis la meilleure du monde ! » Oui bon là, elle attendait la réponse de son frère qui allait probablement la faire rire à nouveau. Mais avant qu'il n'eut le temps de riposter quoi que ce soit et donc de reconnaître son talent inné en ce qui concernait l'art de gonflage de chevilles, elle s'empressa de rajouter.  « Je te préviens Tressie a regretté d'avoir voulu me tenir tête, il n'y a pas si longtemps que ça et a finit par admettre que j'étais la plus forte. » Encore une fois elle ne put se retenir de rire, et serra un peu plus la main de son frère alors que ses yeux cherchaient à croiser les siens pour ainsi y retrouver cette complicité passée.


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Spoiler:
 


I was searching, you were on a mission. Then our hearts combined like a neutron star collision. I had nothing left to lose you took your time to choose. Then we told each other with no trace of fear that... Mon cœur s'ouvre à ta voix comme s'ouvrent les fleurs aux baisers de l'aurore. Our love would be forever and if we die, we die together. And lie, I said never 'cause our love would be forever.

   (c) Bloody Storm
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