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Feel Good With You • [John & Nymeria] Vide
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 Feel Good With You • [John & Nymeria]

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MessageSujet: Feel Good With You • [John & Nymeria] Feel Good With You • [John & Nymeria] EmptyDim 27 Avr - 15:53

John & Nymeria
Feel good with you.


P
longée dans sa lecture, Nymeria sursauta en entendant le réveil sonner. Elle écarquilla les yeux, se demandant l'espace de quelques secondes si il n'y avait pas un soucis d'heure avec son portable. C'était impossible qu'il sonne déjà, elle n'était dans son lit que depuis deux heures. Sourcils froncés elle l'attrapa d'une main, son livre toujours dans l'autre. 7H30. Les yeux écarquillés elle soupira. Elle avait encore passé une nuit blanche à dormir. Ce syndrome s'était déclenché peu de temps auparavant, sans qu'elle ne se l'explique. Depuis qu'elle avait découvert les romans d'aventures et d'amour, elle ne s'en lassait pas. Quand elle était plongée dans sa lecture, elle ne voyait pas les minutes défiler et cette fois encore elle s'était faite rattraper par le temps. Certainement, cherchait-elle à noyer le désert de sa propre vie sentimentale dans ces histoires de rêve... Oui de rêve. Car elle savait pertinement que ce n'était pas la réalité, elle n'y croyait pas une seconde. Jamais un homme ne ferait tant pour une femme, parcourir des kilomètres, la chercher pendant des années ou même mourir pour elle. C'était une illusion dont se nourissait les auteurs pour faire rêver leurs lecteurs voilà tout. Un homme restait un homme, et pouvait disparaître à tout instant, elle était bien placée pour le savoir. Squiz. Le nom résonna une fois de plus dans son esprit, frappant un coup dans son cœur au passage. Cela faisait des mois qu'il l'avait quittée sans rien dire, et la douleur était toujours là, tapie en elle. Certes, elle avait fait des progrès grâce à Ruby, Stan ou John. Grâce à ses amis si chers à son cœur. Mais rien n'y faisait, elle réagissait toujours en entendant son prénom à lui. Nymeria secoua la tête et referma son livre un peu brutalement pour le poser sur la table de nuit, le charme n'opérait plus, mais elle replongerait très certainement ce soir et elle perdrait encore des heures de sommeil pour se faire bercer par cette vie qu'elle aurait aimé avoir. Elle se dirigea vers la salle de bain et en un temps record, se doucha et se prépara pour filer ensuite ensuite vers la cuisine, étouffant un bâillement. La jolie blonde regrettait déjà les heures de sommeil perdues..  Quand elle était fatiguée, elle savait qu'elle était moins gracieuse sur la glace, et moins concentrée aussi. Pour compenser il lui fallait un bon petit déjeuner : œufs, bacon, jus d'oranges pressées, pancakes et gaufres, rien que ça ! Elle avait besoin d'engloutir des quantités de nourriture, pour se dépenser toute la journée après tout. Rasasiée, et un peu plus réveillée elle s'étira et quitta l'appartement pour se rendre à la patinoire.

Les heures défilèrent sans même qu'elle ne s'en rende compte, une fois encore. Le temps avait toujours été une notion abstraite pour elle, encore plus quand elle se plongeait dans ses exercices sur la glace. Hissée sur ses pantins, elle enchenait les figures plus ou moins compliquées, pour créer de belles chorégraphies. La musique la portait, l'inspirait, et elle se laissait totalement porter par sa créativité. Son entraineur n'était jamais lasse de la pousser à se dépasser, à aller encore plus loin, et même si parfois elle râlait contre son exigence, elle aimait ça, elle en avait besoin. Ce n'était pas vraiment un travail, elle prenait tant de plaisir à se laisser glisser, emporter, comme avant dans son monde. Et elle était douée, évidemment, même si certains jours, elle ne se trouvait pas à la hauteur pour une quelconque raison. Le patin à glace l'avait sauvée, et ça elle ne pourrait l'oublier. Si elle n'avait pas eu ce sport, cette passion dans sa vie, les compétitions à préparer, elle aurait certainement abandonné, comme cette après-midi grise sur la plage quand elle avait rencontré Ruby. Se plonger dans ses entrainements pour arrêter de penser lui avait fait un bien fou, et c'était toujours le cas. Posant les pieds sur le bord de la patinoire, un peu étourdie de retrouver le sol si ferme, elle sourit à son entraineur. « Bon c'était pas mal, mais essaye de dormir cette nuit ce sera encore mieux. Aller file, c'est l'heure du repos, tu vas t'écrouler sinon ! ». Elle rit de ce côté si paternel qu'il avait avec elle, hocha la tête et s'éclipsa vers les vestiaires pour récupérer ses affaires, elle devait ensuite retrouver John à la patisserie pour leur goûter hebdommadaire. C'est quelques minutes plus tard qu'elle poussa la porte de ce lieu tout doux, qui embaumait les gâteaux chauds sortant tout juste du four, et le chocolat aussi. Elle adorait ça, immédiatement, elle se sentait apaisée et son ventre gargouillait de plaisir. Nymeria avait toujours eu une préférence pour le sucré, et ici c'était son paradis. Ses yeux se posèrent sur son ami, son meilleur ami et son visage s'illumina. Comme une enfant, elle se précipita vers lui et se jeta dans ses bras, s'enroulant autour de son cou et déposant un baiser sur sa joue. « John je suis si contente de te voir !  » Elle attrapa sa main avant qu'il ne réponde et s'installa avec lui à une table de la pâtisserie, qui était aussi un salon de thé. « J'ai senti l'odeur des cupcakes en arrivant et je ne peux pas résister ! Je vais nous en chercher, avec du thé ! Ne bouge pas surtout ! » Elle s'éloigna pour rapporter leur goûter, un vrai butin composé d'une dizaine de gâteaux et une théière pleine avec deux tasses. Elle déposa le tout sur la table et s'installa face à lui, croquant déjà dans un cupcake. Elle mourrait de faim après sa journée d'exercice intense, le petit déjeuner gargantuesque était bien loin. La jeune femme prit un autre petit gâteau, qu'elle tendit à John en détaillant : « Celui là c'est chocolat cœur spéculoos! » Oui elle les connaissait tous par cœur. Elle croqua dans le sien et but une gorgée de thé brûlante avant de sourire à son ami. « Alors, comment tu vas ?  ». Ils s'étaient vu seulement quelques jours auparavant mais c'était leur rituel, quand ils passaient un moment ensemble, ils commençaient toujours par se donner des nouvelles l'un de l'autre et elle adorait écouter ce qu'il lui disait chaque fois.
Codes par Wild Hunger.


Dernière édition par Nymeria P. Hepburn-Cold le Mer 7 Mai - 21:56, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Feel Good With You • [John & Nymeria] Feel Good With You • [John & Nymeria] EmptyMar 6 Mai - 12:53



perles de pluie.
Moi je t’offrirai Des perles de pluie Venues de pays Où il ne pleut pas. Je creuserai la terre Jusqu’après ma mort Pour couvrir ton corps D’or et de lumière. Je ferai un domaine Où l’amour sera roi, Où l’amour sera loi, Où tu seras reine. Ne me quitte pas. Je t’inventerai Des mots insensés Que tu comprendras. Je te parlerai De ces amants-là Qui ont vu deux fois Leurs cœurs s’embraser. Je te raconterai L’histoire de ce roi, Mort de n’avoir pas Pu te rencontrer. Ne me quitte pas.




C’est avec le cœur léger que tu as vu le soleil se lever ce matin sur la ville. Réveillé depuis l’aurore, tu t’es posté à la fenêtre de ta chambre et tu as observé l’astre solaire monter petit à petit dans le ciel parsemé d’orange et de rose cependant que Fantasia Hill sortait d’un profond sommeil. Tu aimes beaucoup regarder à travers la vitre ces gens qui, très tôt, commencent déjà leur petite vie. Leur petit train-train quotidien. Tu as vu la boulangère du coin de la rue qui ouvrait sa petite échoppe – et tu sais que si tu avais ouvert ta fenêtre, tu aurais pu sentir la bonne odeur du pain frais en train de cuire, des croissants au beurre tout juste sortis du vieux four à bois. Il y a eu aussi le poissonnier qui, revenant du port avec sa marchandise, devait certainement se rendre au marché le plus proche afin d’y vendre ses poissons pêchés du matin. Étrangement, voir toute cette agitation matinale t’apaise. Lentement, tu prends le temps de reprendre pied dans la réalité après t’être perdu dans les méandres d’un sommeil lourd de souvenirs. Tu rêves souvent du Pays Imaginaire, de ta vie d’antan. Tu revois cette poudre étincelante tombant sur ton corps d’enfant tandis que, émerveillé, tu apprenais pour la première fois à voler. Tu te souviens encore de la sensation que cela t’avait procurée. Cette sensation de liberté, de bonheur à l’état pur. Plus rien n’existait sinon le vent dans tes cheveux, les pirouettes insensées entre les nuages et l’impression de pouvoir toucher les étoiles. Oh oui, tu t’en souviens comme si c’était hier. C’est là, ancré en toi à l’encre indélébile, au fer rouge. C’est comme si la poussière de fée avait laissé sa trace sur ta chair blanche. Elle te colle à la peau maintenant.
Un léger soupir empli de lassitude s’échappe de tes lèvres sèches et tu secoues la tête. Tu devrais arrêter d’y penser. Tu devrais te sortir de la tête tous ces souvenirs, toutes ces idées farfelues. Jamais tu n’arriveras à trouver ce substitut à la poussière de fée. C’est impossible. Tu as déjà tenté des milliers de fois, tu y as passé des nuits entières. Sans aucun résultat. Tu commences à perdre espoir, à te décourager. Tu es pourtant heureux dans cette nouvelle vie, à Fantasia Hill, mais le souvenir de l’île du Pays Imaginaire te hante et te bouffe de l’intérieur. À en devenir fou. Jetant un coup d’œil rapide au miroir de ta chambre, tu observes tes joues pâles et tes yeux creusés de fatigue. Tu as mauvaise mine, mais tu te dis qu’après un petit-déjeuner copieux, ça ira tout de suite mieux. Tu dois juste manger un peu et t’occuper l’esprit jusqu’à cet après-midi – ça tombe bien, tu as une tonne de devoirs en retard à faire. Tu files te passer un coup d’eau sur le visage à la salle de bains et descends quatre à quatre les escaliers jusqu’à la cuisine. Comme à son habitude, tu vois ta mère s’affairer derrière les fourneaux et cette vision te fait sourire. Ton monde tourne rond finalement. Tu n’as besoin de rien de plus, tu as tout ce que tu désires ici et même plus. Tu as des parents adoptifs incroyables, un frère de cœur irremplaçable, une petite brune qui renverse ton quotidien trop carré – ne manque que ta sœur, cette princesse aux boucles dorées et ton petit frère, cette bouille d’ange. Et puis il y a elle, Nymeria. Cette meilleure amie, ce tout. Cette moitié de ton âme que t’a donnée la vie. C’est une chance que tu l’aies connue ; c’est une chance qu’elle ait croisé ton chemin.
Tu as un sourire radieux qui effleure tes lèvres à la pensée que tu la vois justement en fin d’après-midi – pour le goûter plus exactement, comme à votre habitude. Ça ne fait pourtant que quelques jours que tu ne l’as pas vue mais sa présence crée déjà ce manque en toi, ce vide dans ta poitrine. Elle t’est devenue indispensable et tu le sais. Parce que tu sais qu’elle sera toujours là, qu’elle t’épaulera quoi qu’il arrive. Et surtout, tu sais qu’elle sera la seule capable de te mettre la vérité en face même si ça doit te déplaire. Elle est comme ça, Nymeria. Elle agira pour ton bien, même si tu ne le remarques pas de prime abord – et c’est ce que tu fais également pour elle. Tu le lui rends bien. Et même si ça vous mène parfois à de violentes disputes, vous n’avez jamais aucune hésitation quant à être franc l’un avec l’autre. De toute façon, vos querelles ne durent jamais bien longtemps parce que vous êtes incapables de vous passer de l’autre. C’est impossible. Alors vous finissez toujours par vous réconcilier, reconnaître que votre moitié a raison malgré tout. Elle éclaire ton quotidien gris de nuages. Elle insuffle à ta vie une dose de joie toute simple qui est comme une lumière dans tes ténèbres, un phare dans la tempête. Nymeria est ton espoir. L’espoir d’un futur plus beau, l’espoir que tes souhaits se réalisent. L’espoir de faire de ton existence quelque chose qui compte pour de vrai.
Plongé dans un devoir de chimie plutôt compliqué, tu n’as pas vu l’heure passer. Ce n’est que lorsque ta tendre mère vient te prévenir que tu vas finir par être en retard que tu lèves enfin les yeux de ta copie noircie d’encre. Après un rapide coup d’œil à ton horloge, tu pousses un juron, remercies ta mère et t’habilles en quatrième vitesse pour partir dans la foulée dans un claquement sonore de porte. Heureusement, tu arrives à attraper un bus dans les cinq minutes et tu t’en sens soulagé. Tu arriveras à l’heure pour le goûter. Sur la route qui te mène en centre ville, tu repenses un peu à Teddy, à ces battements fous et précipités dans ta poitrine qu’elle provoque sans le savoir. Son sourire enfantin et doux te manque. Parfois, tu as envie de l’avoir en face de toi, juste pour passer tes doigts dans sa chevelure brune. Doucement. Parfois, tu as juste l’envie de la serrer dans tes bras. Fort. Tu ne veux pas mettre de mot sur ce que tu ressens à son égard. Ça te fait trop peur, ça t’angoisse. Alors tu laisses cette situation pourrir, s’enliser dans un amalgame de non-dits et de désirs inavoués. Nymeria te dirait que tu l’aimes et que tu devrais foncer mais, têtu comme une mule, tu ferais semblant de ne pas l’écouter. Parce que c’est là une vérité que tu veux nier, que tu veux refouler loin quelque part dans ton être afin de l’oublier. Peut-être que si tu fermes les yeux très fort, alors tout ça disparaîtra ? Non, tu n’es pas assez stupide et immature pour croire ça. Tes sentiments resteront là.
Lorsque tu pousses la porte du petit salon de thé, l’odeur des pâtisseries envahit tes narines avec rapidité. Tu humes l’air avec un plaisir non feint, la malice animant ton regard à la seule pensée que ta belle Nymeria doit être déjà assise à votre table, celle dans le petit coin du restaurant – comme toujours. Dans un sourire joyeux, tu avances jusqu’à votre coin habituel et es  un peu étonné en voyant votre table vide. C’est juste au moment où tu te retournes qu’une tornade blonde te saute dessus dans une effusion de câlins et de baisers sur tes joues encore fraîches. « Je suis content de te voir aussi, ma Nymeria, tu souffles avec plaisir en lui rendant son étreinte. » Tu es si content de la revoir, ta bouffée d’air frais. Fidèle à elle-même, elle est comme une pile électrique et tu n’as pas même le temps de lui dire quoi que ce soit qu’elle babille un instant à toute vitesse avant de repartir pour revenir avec un plateau rempli de victuailles – thé fumant et pâtisseries tout juste sorties du four. Toi, tu n’as eu le temps que d’enlever ton manteau et de le poser sur le dossier de ta chaise. Elle est incroyable. « Merci, il a l’air délicieux, commentes-tu en t’emparant du cupcake qui dégage une odeur sucrée des plus alléchantes. » Mordant avec gourmandise dans le gâteau, tu ne peux t’empêcher de laisser échapper une petite exclamation de délice. C’est un ravissement pour les papilles ! « Ch’est délichieux ! t’exclames-tu la bouche pleine avant d’avaler presque tout rond. Il est trop bon ! »
Le thé te brûle un peu la langue mais la sensation reste agréable, tu aimes bien. « Je vais bien, tu réponds après un petit temps de réflexion. Je suis juste fatigué parce que je suis me suis levé aux aurores ce matin mais je suis plutôt content. Ça m’a permis de bien bosser avant de venir. D’ailleurs, j’ai failli être en retard pour notre rendez-vous ! » Un petit rire enfantin t’échappe et tu réchauffes tes mains à l’aide de ta tasse en porcelaine. « Et toi, dis-moi ? Tu as dormi combien d’heures cette nuit ? demandes-tu d’un ton taquin tout en laissant ton index glisser sur les cernes qui alourdissent légèrement les yeux de la blondinette. Tu as encore passé des heures à lire, hein ? » Malgré le sourire indulgent et fraternel, tu ne peux t’empêcher d’être inquiet pour elle. « Tu sais bien que tu dois dormir. Il faut que tu te reposes, la sermonnes-tu doucement. Enfin, je te rassure, tu restes toujours aussi belle, Nymeria. » Tu serres sa main entre tes doigts avant de la porter à tes lèvres et d’y déposer un léger baiser. Oui, vraiment, tu es content de la retrouver. « C’est encore ton idiot d’ex petit-ami qui te fait faire des insomnies ? râles-tu sans trop de gentillesse parce que, même si tu ne l’as jamais rencontré, tu n’aimes pas vraiment ce crétin qui s’amuse à tourmenter ta meilleure amie alors qu’il est parti bien loin depuis longtemps déjà. »




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MessageSujet: Re: Feel Good With You • [John & Nymeria] Feel Good With You • [John & Nymeria] EmptyLun 12 Mai - 18:30

John & Nymeria
Feel good with you.


Il y a certaines personnes qui deviennent indispensables à nos vies, à notre bien-être. John faisait parti de ces personnes pour Nymeria. Elle avait besoin de le voir au moins deux à trois fois par semaine, encore plus depuis qu'elle était fragile. Il était son rayon de soleil, son oxygène, son confident le plus précieux. Avec lui, elle voyait encore moins le temps défiler qu'habituellement, avec lui elle était plus naturelle qu'avec quiconque. Ne pas avoir une relation à sens unique, savoir qu'il ressentait pour elle autant d'amitié qu'elle en ressentait pour lui, était un vrai bonheur. Pouvoir tout se dire sans retenir sa langue pour ne pas vexer l'autre était aussi un grand soulagement. Elle ne pensait pas à ses paroles, ni à ses gestes, elle vivait tout simplement. Elle vivait, tentant de rattraper chaque seconde du temps passé à pleurer. Les secondes, les minutes, les jours, les semaines, ne l'avaient pas attendus pour continuer leur cycle incessant, et maintenant qu'elle se sentait mieux, elle avait le désir de saisir chaque instant pour se l'approprier et se créer un souvenir agréable.

La jolie blonde n'avait donc pas hésité à se jeter sur son ami, son essentiel, comme chaque fois qu'elle le voyait. « Je suis content de te voir aussi, ma Nymeria » Elle lui sourit heureuse,  et enchaina en ne lui laissant pas un instant de répit tant qu'ils n'étaient pas attablés à déguster de succulents desserts. Des desserts choisis par ses soins avec un œil d'experte, comme à chacune de leurs rencontres. « Merci, il a l’air délicieux »  Ce cupcake était effectivement un vrai délice et elle le savourait avec plaisir. Tout semblait toujours si simple quand elle était avec John., et meilleur aussi. Ce petite gâteau sucré n'aurait certainement pas la même saveur si elle le dégustait auprès d'une personne avec qui elle se sentait gênée, ou qui la rendait triste. Elle l'observa pendant qu'il croquait dans le sien, et afficha un sourire de victoire en entendant son exclamation de plaisir. Elle ne les avaient pas préparées ces petites gourmandises mais elle en était fière comme si elle les avaient faites de ses propres mains. «  Ch’est délichieux ! Il est trop bon ! » Elle hocha la tête, aux anges, en dégustant sa boisson chaude. Après des heures sur la glace, à patiner, c'était un pur réconfort de sentir la chaleur descendre dans son corps et s'y répandre avec douceur, la plongeant dans un état de paresse. Un état qui ne l'empêcha pas de demander des nouvelles à John. « Je vais bien. Je suis juste fatigué parce que je suis me suis levé aux aurores ce matin mais je suis plutôt content. Ça m’a permis de bien bosser avant de venir. D’ailleurs, j’ai failli être en retard pour notre rendez-vous ! » Il rit, d'un rire enfantin qui réchauffa le cœur de la jeune fille, elle adorait l'entendre rire ainsi. Elle ne put s'empêcher de rire aussi, ensemble ils étaient deux enfants joyeux et insouciants. Elle s'amusait beaucoup du sérieux de son ami concernant ses cours, il pouvait passer des journées enfermé à noircir des feuilles de formules chimiques, tandis qu'elle restait des heures à se dépenser sur ses patins. C'était une de leurs différences, elle aimait le taquiner en comparant leurs manières d'occuper leur temps. « Tu es un incorrigible intello mon John, on ne te refera pas hein ! Mais comme je te connais par cœur, je sais que ton levé aux aurores t'a permis d'admirer le beau lever de soleil, et la boulangère ouvrant sa boutique ! Je me trompe ? Bon par contre, la prochaine fois que tu manques arriver en retard à cause d'un devoir, je viens te chercher de force pour te tirer de ton antre espèce d'ours ! » A nouveau, elle rit. Pourtant, elle savait aussi que John ne s'était pas réveillé si tôt juste pour travailler, il avait du rêver de son ancienne vie, encore. Elle était triste en songeant qu'elle aurait pu l'aider si ils s'étaient connus avant, sous leurs anciennes apparences. Ils se trouvaient sur la même île après tout, et Clochette avait été la fée qui lui avait permis de voler... Elle se mordilla la lèvre, et but une autre gorgée de thé. « Et toi, dis-moi ? Tu as dormi combien d’heures cette nuit ? Tu as encore passé des heures à lire, hein ? » Elle prit un air coupable quand il toucha ses cernes et posa la question fatidique. Il connaissait la réponse, forcément. Et même si il en riait, elle savait qu'il était aussi inquiet qu'elle perde tant de sommeil.  « Tu sais bien que tu dois dormir. Il faut que tu te reposes. Enfin, je te rassure, tu restes toujours aussi belle, Nymeria. » Elle baissa les yeux, elle savait tout ça, qu'elle devait dormir mais c'était compliqué. Elle dormait toujours mal depuis le départ de Squiz, et ne trouvait réconfort que dans ses livres. Elle haussa les épaules, vaincue et répondit d 'une voix enfantine : « Rien ne t'échappe n'est-ce-pas ? Je... Je n'ai pas dormi en fait. Mais j'étais tellement envoûtée par mon roman... Je n'ai pas vu le temps passer, comme toujours. Je sais il faut que j'arrête mes bêtises, mon coach me l'a dit aussi, ça nuit à ma grâce sur la glace. Promis je vais tenter de faire plus attention. » Elle serra sa main à son tour après qu'il ait déposé un baiser sur la sienne. Elle lui sourit, coupable. « C’est encore ton idiot d’ex petit-ami qui te fait faire des insomnies ? » Si n'importe qui d'autre lui avait parlé de Squiz, elle se serait renfermée sur elle-même en quelques secondes, mais c'était John et avec John elle n'agissait pas ainsi. Même si évidemment, elle était touchée, comme toujours. Elle passa sa main libre dans ses cheveux, entortillant une mèche blonde autour de ses doigts, pour tenter de garder une contenance. Son cœur cognait un peu plus fort dans sa poitrine.  « Non ce n'est pas lui. C'est mon roman. » Sa voix était plus étranglée qu'elle ne l'aurait souhaité et elle s'en voulu immédiatement, il saurait qu'elle était encore fragile à ce sujet, il la connaissait trop bien. Relâchant ses cheveux, elle saisit un autre cupcake et le dégusta. Un peu de sucre l'aiderait à se reprendre.  « Je sais ce que tu penses de tout ça, et de lui. Mais ça va mieux qu'avant. Dans quelques temps, ce sera réglé. » Elle l'espérait et avait bon espoir que son souhait se réalise. Plus confiante, elle sourit légèrement, et attaque le sujet qui la passionnait tant :  « Mais en parlant d'amour, on peut aussi parler de Teddy. Tu l'as enfin revue ou pas ? » Elle savait qu'il allait se braquer et nier le fait qu'il la fuyait, mais c'était bel et bien ce qu'il faisait. Il rejettait les sentiments naissant en lui, voulait les oublier, les enfouir très loin, seulement c'était impossible et elle était bien placée pour le savoir.  « Et ne tente pas de me convaincre du contraire, je sais ce que tu ressens pour elle John. Et je maintiens que tu devrais lui dire, l'amour ça ne se contrôle pas de toute manière. » Elle haussa les épaules, et termina sa tasse de thé. A eux deux, ils étaient un peu des handicapés de l'amour tout de même, entre un cœur brisé et un cœur réfractaire, ils faisaient la pair, comme toujours.
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MessageSujet: Re: Feel Good With You • [John & Nymeria] Feel Good With You • [John & Nymeria] EmptyDim 6 Juil - 14:33



perles de pluie.
Moi je t’offrirai Des perles de pluie Venues de pays Où il ne pleut pas. Je creuserai la terre Jusqu’après ma mort Pour couvrir ton corps D’or et de lumière. Je ferai un domaine Où l’amour sera roi, Où l’amour sera loi, Où tu seras reine. Ne me quitte pas. Je t’inventerai Des mots insensés Que tu comprendras. Je te parlerai De ces amants-là Qui ont vu deux fois Leurs cœurs s’embraser. Je te raconterai L’histoire de ce roi, Mort de n’avoir pas Pu te rencontrer. Ne me quitte pas.




La jolie blonde assise face à toi amène comme une vague de bonheur au creux de ton estomac. C’est comme si le temps s’arrêtait soudainement et laissait place à un instant de paix et de sérénité bien trop rare dans ton quotidien de scientifique chevronné. Elle seule a cette faculté à t’apaiser, à te vide l’esprit de toutes pensées qui l’encombrent trop à chaque seconde. Elle seule peut te rendre le sourire malgré la tristesse noyant ton pauvre cœur dans ta poitrine. Elle, ta Nymeria. C’est comme si elle était magique. Et chaque fois que tu te retrouves en sa compagnie, sa magie fait que tu es heureux. Juste heureux. Sans te poser de questions, sans en douter. C’est un bonheur simple et sans complication. Juste un petit bonheur dont tu as besoin comme un drogué aurait besoin de sa cocaïne à profusion. Tu ne te l’expliques pas, tu n’y trouves aucune raison. Et même si ton esprit scientifique et bien carré ne comprend pas cette relation fusionnelle qui te lie à elle, tu arrives à l’accepter. Tu ne cherches pas à mettre des mots sur ces sentiments si intenses. Non, tu vis simplement ce petit bonheur trop précieux sans en perdre une miette, sans en gâcher un seul instant. Il est bien trop rare de trouver des personnes de qui l’on est si proches alors tu ne veux pas risquer de tout voir s’effondrer parce que tu n’auras pas trouvé comment l’expliquer. C’est bien trop important. C’est bien trop essentiel à ton équilibre que cette relation intense avec Nymeria. Même si vous avez parfois vos disputes, même si vous êtes souvent fâchés, vous ne pouvez pas vous passer l’un de l’autre. C’est comme si un élastique vous reliait l’un à l’autre et qu’il vous forçait à revenir vers votre moitié chaque fois que vous vous éloignez un peu trop. Vous êtes incapables de vivre sans cette part de vous.
Alors la retrouver aujourd’hui est un réel plaisir sur toi. Un tel plaisir que sur ton visage s’inscrit un sourire si grand que tes dents blanches se dévoilent, creusant des fossettes minuscules en haut de tes joues. Tu as sûrement le regard qui brille lorsqu’il se pose sur elle, lorsqu’elle apparaît dans ton champ de vision. Mais ce n’est là que l’exact reflet de ce que tu vois dans ses propres prunelles. Un amour inconditionnel, un amour puissant mais fraternel. Il n’y a jamais eu aucune ambiguïté entre vous. Tes sentiments sont parfaitement clairs et tu sais que les siens le sont aussi. Peut-être qu’aux yeux des gens vous paraissez bien trop proches pour n’être que de simples amis mais entre vous, tout est clair. Elle est comme ta sœur ; tu es comme son frère. Malgré ce sang différent coulant dans vos veines, c’est comme si tu avais grandi auprès d’elle, comme si tu la connaissais depuis le tout début. La vie vous donne parfois ce cadeau au cours de votre existence, elle met sur votre route des gens qui vont compter pour vous. Tellement compter que vous ne vous voyez plus continuer à vivre sans eux. Et tu as eu la chance de rencontrer Nymeria. Et tu sais désormais que ta vie serait incomplète sans elle à tes côtés. « Je ne suis pas intello, tu ris doucement tout en te grattant la nuque dans un tic habituel. J’aime juste mes études alors je veux réussir ! » Tu lui tires puérilement la langue, tout en sachant que cette taquinerie n’a rien de méchant. Toi-même, tu adores l’asticoter de temps à autre. C’est comme une habitude entre vous. C’est comme pour vous dire que vous vous adorez sans utiliser de véritables mots. C’est votre manière de vous prouver cette affection mutuelle et indéfectible qui vous lie. Et toi comme elle le savez. Vous n’avez plus à en douter désormais.
« Tu me connais trop bien, tu avoues dans un sourire chaleureux. Et tu sais aussi que l’ours que je suis n’aime surtout pas être dérangé en plein travail ou lorsque je fais mes petites expériences de pseudo-chimiste. Tu tiens vraiment à te risquer de rentrer dans ma grotte, rien que parce que je serais en retard à notre rendez-vous ? » Et tu le sais, oui elle s’y risquerait. Elle s’y risquerait parce qu’elle n’a pas peur de toi. Elle n’a pas peur d’essuyer tes colères ou ton mauvais caractère. Bien au contraire. Elle a l’habitude, avec toi. Tu n’éprouves aucune honte à te montrer même sous ton plus mauvais jour à Nymeria. Tout simplement parce qu’elle accepte tout de toi. Absolument tout. Tout comme tu l’aimes comme elle est, avec ses qualités et ses défauts. Même quand tu remarques qu’elle ne prend pas tellement tes conseils en compte, même quand tu sais qu’elle se renferme dans une douleur que tu penses être inutile et superflue – tout ça à cause d’un garçon. Ou d’un foutu roman, selon ses dires. Ses explications te laissent sceptique mais tu acquiesces de bonne grâce. « Et ton coach a raison, tu approuves de but en blanc. Je sais combien le patinage est important pour toi, tu ne voudrais pas gâcher tout ça, pas vrai ? Alors oui, fais attention. Je ne tiens pas à te savoir malheureuse parce que quelques heures de sommeil en moins auront eu raison de ton talent. Je ne le permettrais pas. » Tu es si attaché à elle que ça te briserait le cœur de la voir échouer. Elle a du talent et elle est à tes yeux la meilleure patineuse que tu aies pu voir jusque là. Et elle mérite d’être reconnue pour ce talent qui l’habite. Alors, sa main dans la tienne, c’est comme si tu essayais de lui transmettre un peu de ta force, de ton courage. Tu n’aimes pas voir son regard s’éteindre, devenir un peu flou et terne. Elle est tellement plus belle quand elle te sourit avec joie. Elle mérite d’être heureuse. Et quand tu repenses à ce foutu crétin qui lui a servi de petit-ami fût un temps, tu as juste envie de le retrouver et de lui faire passer un mauvais quart d’heure. Tu sais qu’elle en souffre encore même si elle dit aller mieux. « Je l’espère pour toi, tu souffles avec tendresse tout en serrant ses doigts entre les tiens. J’ai envie que tu sois heureuse, ma Nymeria. » Et tu sais que tu ferais n’importe quoi pour ça. Pour lui rendre son si beau sourire, sa joie de vivre d’autrefois.
Nymeria elle-même serait capable de beaucoup pour toi. Et tout comme toi, elle sait exactement aborder les sujets qui fâchent au moment où il ne faut pas vraiment. Tu lui as évidemment déjà parlé de Teddy, ta douce et tendre Teddy. Cette petite brunette qui fait chavirer ton cœur de manière incompréhensible alors que ton esprit rationalise jusqu’à tes sentiments parfois. Et la jolie blonde sait aussi que tu as du mal avec ces sentiments qui t’animent, que tu as du mal à les accepter. À les comprendre. Tu n’es pas très doué lorsqu’il s’agit d’histoires de cœur. Pourtant ta relation avec Nymeria te semble claire et limpide comme de l’eau roche mais dès qu’il s’agit de ta Teddy, tout s’embrouille dans ton esprit. Tout devient confus et tu te retrouves complètement perdu dans une marée de sentiments qui te noient tout entier. Tu es conscient qu’elle pourrait t’aider à démêler tout ça, qu’elle pourrait te donner la solution à ton problème mais, trop pudique, tu évites d’en parler. Tu n’y arrives pas, c’est comme bloqué. C’est sûrement aussi pour cette raison que tu as commencé à fuir Teddy aussi. Pour éviter d’apporter de nouvelles interrogations à celles déjà sans réponse qui te hantent toute la journée. Si seulement le cœur était toutes tes expériences scientifiques. « Je… tu commences, la gorge déjà nouée. Non, pas encore… J’ai eu beaucoup de travail pour la fac, tu sais, alors ça a été difficile de trouver un moment de libre pour la voir. » Piètre excuse qui ne la convaincra pas plus qu’elle ne semble convaincante à tes oreilles. Parfois, tu te fais pitié. Tu peux paraître si sûr de toi lorsqu’il s’agit de tes formules mais tu deviens parfaitement risible lorsqu’il s’agit des affaires d’êtres humains. Tu te grattes la nuque, le regard baissé. Tu as honte d’être si transparent à ses yeux. « C’est compliqué, lâches-tu dans un soupir comme à chaque fois que tu veux te dérober à cette conversation trop gênante. Je ne saurais pas comment faire et… Enfin, je ne pense pas que ce soit vraiment le bon moment… » En vérité, si tu t’écoutais, ce ne serait jamais le bon moment pour lui avouer de possibles sentiments à son égard. « Et puis je ne suis pas certain que… que ce soit une bonne idée. Nous sommes déjà très amis, et ça gâcherait tout, je pense. »




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