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MessageSujet: ஜ Surprise connard ! ஜ ஜ Surprise connard ! ஜ EmptyJeu 1 Mai - 21:42

Tu dors bien sur tes deux oreilles
T’es un bon p’tit français, t'es beau, t'es bien
Comme un magazine de déco, comme une maison témoin.


Je n’ai jamais été nostalgique. Je n’ai jamais été nostalgique avant aujourd’hui.
En me réveillant, à sept heures quarante six du matin très exactement, j’avais un poids sur le cœur et mon âme pleurait des larmes d’acide qui brûlaient mes rétines. Je ne savais plus où j’en étais, ne savais plus du tout comment aimer, avait du mal, pour la première fois, à comprendre ce que je faisais dans ce monde. Peut-être le Destin – si tant est qu’il existe – a-t-il voulu lier ma vie à celle de Chayma. Oui, peut-être, mais alors pourquoi me mettre sur le chemin celle qui a déjà détruit ma vie une fois ? Pourquoi est-ce que Féline restait si importante si cette vie était censée être une deuxième chance ? Parce que l’histoire était censée se répéter ? Eh bien, très certainement. Alors soit, je veux retourner dans mon monde.
Là-bas, je pouvais courir et, plus que tout, je savais où était ce stupide faon et je pouvais aller le provoquer. Ici, j’ignore qui il est, ce qu’il fait… Je sais juste que Féline l’a retrouvé et que cette histoire de triangle va m’achever.

Peut-être est-ce dans l’espoir de retrouver un semblant de passé que je décide d’aller au zoo. Peut-être que je veux revoir certains animaux, certains regards qui me sont familiers. Peut-être aussi que je veux juste sortir de l’appartement, rester le plus longtemps possible loin de cet endroit où je l’ai embrassée, où je l’avais pressée contre moi. Je ne veux juste plus rien avoir à faire dans cet endroit et, vu que je culpabilise de la soirée que j’ai passée après m’être embrouillé avec elle, je ne peux pas aller de nouveau m’enfoncer dans les rangs serrés des boîtes de nuits.
Je veux un semblant de ma forêt, un semblant de mon passé ; je veux me rappeler ce qui m’a permis de ne pas mourir, la première fois.
Je prends la direction de Courtland Street à pieds, préférant marcher pour profiter de l’air frais, pour profiter du temps perdu et réfléchir, encore et toujours.
Mais les souvenirs ne viennent pas à moi en douceur, non, ils m’assaillent, m’attaquent, me font mal ; je me souviens de mes lèvres sur celles d’Alakay, me souvient de ma langue dansant avec la sienne ainsi que de mes mains valsant sur son corps. Dans la foulée, je me souviens aussi des lèvres de Chayma, de son parfum, de son corps de rêve, de cette moralité qu’elle n’avait pas et qui m’épargnait les prises de conscience. Je me souviens aussi des larmes de Féline, de ma froideur face à elle ; je me souviens de la confrontation, le lendemain, je me souviens être devenu adolescent expliquant pourquoi il a fait le mur.

C’est armé d’une bouteille d’eau que je franchis le portail du zoo et commence à arpenter les différents chemins jusqu’à tomber sur ce que je cherchais : les biches. Je ne fais pas attention et ne vois pas s’il y a là des faons, de toute façon, je m’en fiche.
Je m’approche doucement, une main enfoncée dans la poche de mon jean, l’autre serrant la bouteille d’eau pas encore entamée et je plisse les yeux en croisant le regard d’un des animaux. Aucune des biches n’a le regard bleu et éclatant de Féline ; aucune n’a sa beauté, aucune n’aura jamais sa rareté. Je me détourne et tombe nez-à-nez avec… Un adolescent.
Mais ce n’est pas un simple adolescent. Mon regard reste planté dans le sien et les secondes s’écoulent sans que je n’arrive à y croire. Pourtant, j’en suis intimement persuadé.
Bambi. C’est Bambi que j’ai en face.
Il ne me reste pas un soupçon de doute et même avec toute la rationalité du monde, je n’arrive pas à douter. Je décroche mon regard du sien pour l’examiner de haut et en bas et me dit qu’il a été bien malchanceux de tomber sur un corps si juvénile.

J’ouvre la bouche, m’apprête à prononcer son nom, mais je la referme aussitôt en plissant les yeux.
Pourquoi devrait-il savoir que je l’ai reconnu, de toute façon ? Je suis à peu près sûr qu’il sait que je suis Ronno, mais pas à cent pour cent et si lâche un simple « Bambi » qui, je le sais, sera haineux, il me reconnaitra à coup sûr.
Et puis, s’il n’était pas certain que je sois Ronno, ça m’arrangeait. Je préférais être le seul à savoir qui il est, je préférais pouvoir l’embêter et le pousser à bout et, lorsqu’il cédera et me demandera si je suis cet ancien faon râleur, je dirai qu’il est fou de me comparer à un compte de fée.
Je m’approche de lui en baissant les yeux sur ma bouteille que j’ouvre avant de lancer un furtif regard aux biches derrière moi.

« Qu’est-ce qu’un gamin fiche au zoo si tôt ? Tu fais du bénévolat ? Les biches ont besoin d’amour, de beaucoup d’amour alors tu devrais aller voir les singes, t’es trop jeune pour aimer, toi. Et trop con aussi. »

Pourquoi con ? Justement parce qu’il est jeune.
J’amène la bouteille à ma bouche et en bois une longue gorgée avant de la refermer, poussant un profond soupire en m’approchant de nouveau des biches.
Je viens de retrouver Bambi. Et le pire, c’est que je n’ai apis envie de le frapper, pas envie de défigurer sa gueule d’ange ; non, je veux jouer. Car oui, je suis d’humeur joueuse et c’est l’élément parfait pour me rappeler que, tout compte fait, la nostalgie n’est vraiment pas faite pour moi.
Car oui, ici, ce n’est qu’un adolescent et, je le sais, le sens, il est bon ; il le restera. Or, moi, je n’ai fais que gagner en méchanceté, en sadisme – et encore, c’est peu dire lorsqu’il est question de ma deuxième personnalité. Alors j’ai l’avantage, un avantage que je n’avais pas avant ; je n’aurai pas de conscience, serai impitoyable et Féline est de nouveau entre nous. Seulement, avec elle aussi, j’ai un large avantage.
Un sourire éclipse mes pensées trop tumultueuses et je pose de nouveau les yeux sur Bambi.

« Sérieusement mec, tu sors plutôt avec des Troisième ou des Seconde ? »

Féline, dix-neuf ans, n’est donc pas faite pour lui.
T’es trop jeune ici, passe ton tour.

Ça n’empêche que même si ça me fait mal de l’admettre… Au fond, je sais qu’il aime vraiment Féline. Il l’aime aujourd’hui comme il l’aimera demain, comme il l’a aimée autrefois ; il sait comment il doit l’aimer et n’a aucune limite. Il est sincère et ne lui fera pas de mal, pas même si c’est encore un adolescent – car la maturité, Bambi l’a toujours possédée.
Et là où il est incapable de lui accorder l’amour passionné, le danger, l’incertain, il peut lui apporter stabilité, douceur et innocence.
C’est ce qu’à toujours demander Féline, après tout : stabilité, douceur et innocence.
Mais qu’en est-il d’Alakay ?
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Hydra Thanatos-K.

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J'ai posé bagages ici le : 03/05/2013 Jouant le rôle de : l'Hydre de Lerne. Nombre de messages : 568 On me connait sous le pseudo : lulapsy. Un merci à : thanatos (ava). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : Anna Speckhart.
MessageSujet: Re: ஜ Surprise connard ! ஜ ஜ Surprise connard ! ஜ EmptySam 3 Mai - 15:44



   
   
   
Bambi se frotta les yeux et se hissa hors de son lit, manquant de tomber. Il s’était levé trop vite. Encore une fois. On aurait dit Atlas portant le monde, tant il semblait vaincu, courbé sous le poids d’une vie qu’il ne supportait déjà plus. A quoi bon vivre s’il manque toujours quelque chose pour que le cœur soit entier ? A quoi bon se lamenter encore et encore, de cette misérable vie dont personne ne voulait mais dont tout le monde était affublé ? Depuis qu’il était arrivé ici, il ne se sentait pas entier. Il lui manquait toujours cette partie de son corps, de son âme, qui avait disparu lors du chamboulement. Et tout était devenu sombre, sombre comme les corbeaux, sombre comme la nuit qui engloutissait tout, sombre parce qu’elle n’était là. Elle n’était plus là et ça le tuait petit à petit, à mesure que le temps passait dans ce monde inconnu, dans ce monde trop étranger. Il n’aimait pas le nouveau. Ce qu’il ne connaissait pas, ce qu’il était incapable de ressentir ou de reconnaître, ça lui faisait peur. Il s’habilla, serrant les dents lorsque l’image de Féline emplit son esprit. C’était comme si son cœur avait été brisé, découpé en deux parties et que seule Féline avait la deuxième partie. Sans elle, il ne pouvait être réparé et n’était qu’un robot en mal d’amour, dont la mécanique était enraillée.

Il la voyait tous les jours. Tous les jours, elle était là, comme la muse du poète, comme la nymphe qui appelle, comme la sirène qui se languit de ne pouvoir attirer toujours plus d’hommes dans ses filets noirâtres et plein de terreur. La seule chose qui le faisait encore tenir debout, c’était son travail au zoo ; il allait même plus au zoo qu’au lycée, bien que l’idée d’abandonner Sea à tous ces corbeaux avides de charogne, de cadavre à dévorer pour n’en laisser que les os ne l’enchantait guère. Ce jour-là, il n’avait pas cours, aussi prit-il simplement son sac, bien décidé à passer sa journée au zoo. Espérant secrètement qu’un signe apparaîtrait, que Féline arriverait. Que quelque chose se passerait, bon dieu ; il avait tant espéré que le moindre signe, la moindre ombre se décuplait. Il voyait son visage partout, dans chaque mot, chaque visage, chaque silhouette. Mais rien n’était réel.

« Qu’est-ce qu’un gamin fiche au zoo si tôt ? Tu fais du bénévolat ? Les biches ont besoin d’amour, de beaucoup d’amour alors tu devrais aller voir les singes, t’es trop jeune pour aimer, toi. Et trop con aussi. » Son sang se glaça. Il reconnut la voix sans même le reconnaître, sans même le connaître. Il reconnut ce ton impérieux, cette façon viscérale de toujours critiquer. Et, par-dessus tout, cette lueur de défi que Zadig lisait dans les yeux de… Ronno. Il en était certain, plus certain que tout. Et visiblement Ronno avait compris à qui il avait affaire. Ses cheveux foncés, coupés court, étaient en désordre, mais il l’aurait reconnu même s’il avait été aveugle. Il était grand, plus grand que Zadig, et semblait plus vieux. Il l’avait toujours été, mais le voir ainsi lui envoyait un éclair en pleine tête pour le lui rappeler, lui rappeler que Ronno aurait pu être choisi par Féline ; lui rappeler qu’il aurait pu être seul mais que c’était Ronno qui l’avait été, et qu’il lui en voulait à cause de ça. Il s’approche de Zadig, le regarde, le scrute et le dévisage. C’en est presque à faire peur, tel un fantôme qui observe, voyeur, les moindres détails de sa victime. « Je travaille ici, quoi que tu puisses en dire. Je te remercie de cette suggestion mais je pense être capable de m’occuper des biches. » Il en était presque devenu haineux, lui qui était si calme d’habitude. Lui qui ressemblait tant à un enfant, d’habitude.

« Sérieusement mec, tu sors plutôt avec des Troisième ou des Seconde ? » Il se retient de le frapper, comprend aisément ses paroles. Mais Zadig se retient. Il hausse les épaules et se retourne, entrant dans le parc des faons, caressant l’un d’eux. « Pourquoi, t’es intéressé ? » Un petit sourire éclot sur ses lèvres, tandis qu’il regarde le faon calme devant lui. Allez, Bambi, qui est-ce qu’il te rappelle ? C’est facile. Il soupire, se retourne et fixe l’inconnu qui n’en est pas vraiment un dans les yeux. « Je sais qui tu es. Et je ne veux rien de toi. Rien, sinon que tu t’en ailles et que tu me laisses tranquille. Une bonne fois pour toutes. »

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: ஜ Surprise connard ! ஜ ஜ Surprise connard ! ஜ EmptySam 3 Mai - 20:14

I hate everything about you.


J’avais envisagé près d’un millier de scénarios, imaginé tous les lieux possibles, joué tous les dialogues me passant par l’esprit ; je me le suis toujours figuré ayant atteint la vingtaine, beau garçon, transpirant cette gentillesse et cette tendresse lui étant propre, m’inspirant toujours ce même dégoût, faisant remuer en moi toute la haine que j’ai ressenti à son égard dans notre ancien monde.
Pourtant, quand j’ai atterri ici, je ne voyais plus de raisons de le détester. Je me suis bien vite rendu compte que l’absence de Féline ne me faisait pas souffrir le moins du monde et, à mes yeux, j’allais pouvoir avoir une vie bien loin de celle de Bambi, une vie où on n’aimerait pas la même personne, une vie où nous pourrions être amis – non, ça, je ne l’ai jamais réellement envisagé, mais après tout, pourquoi pas ?
Mais rapidement me vint à l’esprit une toute autre manière de faire ; trouver Féline et faire souffrir son grand amour à travers elle. Sauf que voilà, une fois retrouvée, la biche s’avéra être bel et bien femme et, une chose en amenant une autre, j’ai fini par réellement l’apprécier, par sincèrement l’aimer. Alors Bambi, je n’y pensais plus ; parfois, entre deux verres de whisky, j’espérais qu’il ne rencontrerait jamais Alakay dans ce monde – mais au fond, je savais qu’ils se retrouveraient, tous les rescapés de contes étaient dans cette ville, Bambi aussi, sans aucun doute, ce n’était plus qu’une question de temps. Cela dit, la plupart du temps, je ne pensais pas à ce faon, je me contentais de la présence chaleureuse et agréable de l’ancienne biche. Sauf qu’il y a trois jours, je l’ai embrassée. Je ne sais pas ce qui s’est passé, je ne sais pas ce qui s’est éveillé en moi, je ne suis pas ce qui a remué assez fort pour complètement chambouler mes pensées, mais je l’ai embrassée. Et une chose en amenant une autre, il a de nouveau été question de Bambi. Alors j’avais décidé que si l’amour était immuable, la haine l’était tout autant, si ce n’est plus.

Alors en le voyant dans ce zoo, je me rappelle de chaque petit détail qui faisait que je le haïssais, que je le jalousais, que je ne voulais plus de cette vie qui était mienne. Je revis dans ses yeux toute la bonté qu’il avait toujours eue et je compris que cet avantage qu’il avait, jamais ne sera mien. Je pouvais devenir meilleur, je suis devenu meilleur, mais jamais je n’arriverai à sa cheville, pas dans ce domaine.
Et si les filles aiment les mauvais garçons dans leur jeunesse, quand on est aussi mâture qu’Alakay, on préfère un peu plus de stabilité. Une stabilité que je ne possédais pas même mentalement.
Je garde cependant mon calme, un calme que j’ai gagné dans ce monde, une froideur implacable qui témoignait de mon indifférence. Et au fond de moi-même, je ne bouillonnais pas non plus. Le voir coincé dans ce corps d’adolescent, voire toute sa gentillesse m’a rappelle que si dans les comptes de fées, le bon l’emporte toujours, ici, c’est une toute autre loi qui régit ce monde.
C’est fou comme il suffit de voir les yeux de quelqu’un pour gagner ainsi en confiance.
Mon caractère si dur, si effroyable, si arrogant se transmet dans mon timbre de voix. Mon regard fait d’avantage que se poser sur lui, il le transperce, le transcende et je me rends compte que je peux toujours être figure d’autorité – il faut croire que d’une façon ou d’une autre, Alakay m’a attendri.
Les mots de Bambi me collent un sourire aux lèvres ; lui le gentil, lui le sage, lui le bon, lui le généreux avec ce ton presque haineux, rageant ; j’en rirai presque, mais je préfère enfoncer le couteau dans la plaie en lui montrant qu’il a perdu la seule qualité qu’il avait – sa pureté d’âme – en levant les mains innocemment, une légère moue sur le visage qui vient effacer mon sourire, comme pour lui signifier que ce n’était qu’un conseil comme ça.

Je reviens à l’assaut et il se contente cette fois-ci de hausser les épaules en se retournant, caressant l’un des faons de l’enclos dans lequel il pénètre. Lorsqu’il me répond, un sourire vient faire écho au sien, avec une touche d’amusement et une once de fausse fierté.
Mon rival de toujours a enfin appris à sortir de bonnes répliques, on dirait.

« Tu l’es, toi ? Tu me diras, vu la gueule que j’aie, je n’peux vraiment pas te le reprocher. »

Désolé Bambi, mais tu viens tout juste d’apprendre l’art de la provocation alors que ça fait des années que j’en ai fait mon hobby.
Il semble contempler le faon parfaitement sage qu’il a en face de lui. Tiens, il se trouve des ressemblances avec lui ? Vu comment il est parfaitement docile hein.
Il soupire et pose les yeux sur moi en commençant par dire qu’il me reconnait. Un sourire éclaire mon visage alors que je m’approche de lui, pénétrant à mon tour l’enclos, ignorant le faon qui vient de dresser ses oreilles en signe d’alerte.
J’avais très sérieusement pensé à le faire passer pour un fou en lui disant que je ne savais pas de quoi il parlait et, quand il m’aurait parlé de Ronno, je lui aurai ris au visage. Mais. Mais ce n’était pas amusant, tout compte fait. Je hausse simplement les épaules en plissant les yeux, un sourire en coin étirant mes lèvres.

« Tu ne veux rien d’autre de moi, vraiment ? Pas de nom, pas d’adresse, pas de photo, rien de ça ? Pas même une rapide description physique ? Hum, comme tu veux. »

J’esquisse un pas en arrière avant de me détourner de lui, sortant de l’enclos en buvant une gorgée d’eau.
Il sait que je parle d’Alakay. Et il sait aussi que c’est la seule piste réellement fiable qu’il possède. Peut-être qu’il pense que je suis devenu raisonnable, car je doute qu’il s’imagine qu’il repartira parfaitement bredouille. Mais juste au cas où, je n’ai pas envie que cet idiot ait amassé assez de fierté pour m’ignorer, alors je me retourne vers lui, le jauge du regard, penchant ma tête sur le gauche, puis sur le droite, avant de finalement me redresser.

« Gauche. Surtout pas à droite, vous risqueriez de vous cogner. »

Il doit quand même bien se douter de quoi je parle, non ?
Pas forcément, j’avoue n’avoir réellement pas été clair pour le coup. Mais bien sûr, c’est volontaire. Je le laisser enrager un peu, gagner en frustration car ne sachant pas où je veux en venir.
Et, c’est avec un ton parfaitement calme et un sourire purement provocateur aux lèvres que j’éclaircis mes propos.

« Penche la tête à gauche, quand tu l’embrasseras. »
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J'ai posé bagages ici le : 03/05/2013 Jouant le rôle de : l'Hydre de Lerne. Nombre de messages : 568 On me connait sous le pseudo : lulapsy. Un merci à : thanatos (ava). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : Anna Speckhart.
MessageSujet: Re: ஜ Surprise connard ! ஜ ஜ Surprise connard ! ஜ EmptyJeu 29 Mai - 13:03



   
   
   

Il avait toujours espéré que Ronno ne l’ait pas rejoint dans ce monde. Il avait toujours espéré que sa punition aurait été de ne pas revenir. De ne pas avoir de deuxième chance. Et même si Zadig était plus convaincu par les deuxièmes chances que par l’omniprésence du mal, il aurait préféré ne plus jamais entendre parler de Ronno. « Tu l’es, toi ? Tu me diras, vu la gueule que j’aie, je n’peux vraiment pas te le reprocher. » Zadig haussa un sourcil. Ironisant. Si dans leur ancien monde il était connu pour sa timidité, pour cette peur maladive, qui lui avait parfois valu bien des malheurs, comme quand Féline l'avait poussé dans l'eau, ou quand sa mère était morte. Mais dans ce monde, il avait une seconde chance, une façon pour lui de sortir de ce cocon dans lequel il s’enfermait malgré lui. Il pouvait être fort. Fort comme Ronno. Cette idée lui donnait la nausée, mais c’était vrai. Il devait bien accorder au faon qui avait été si longtemps son adversaire un courage que Bambi n’arrivait pas à maîtriser, ni même à trouver. En avait-il, au moins, du courage ? Oui, sans doute. Il était seulement bien caché. Il fallait seulement le trouver. « Non. Tu me donnes plutôt envie de vomir. Mais ça, ça doit être quelque chose de personnel. Je ne doute pas que tu fais tomber les filles. Mais pas les bonnes, sans doute. »

« Tu ne veux rien d’autre de moi, vraiment ? Pas de nom, pas d’adresse, pas de photo, rien de ça ? Pas même une rapide description physique ? Hum, comme tu veux. » Il se retourna, fixant Ronno dans les yeux. S’ils avaient pu tuer, alors Ronno serait mort. Liquéfié. Peut-être étranglé. Peu importe. Il avait envie de se jeter sur lui. Il avait parfaitement compris de qui le brun parlait. C’était clair. Clair, net et précis. Un peu trop, d’ailleurs. Mais Bambi se ressaisit. Se détourna, sortit de l’enclos des faons. « Tu bluffes. Tu n’as fait que ça, toute ta vie. Même avant, tu étais incapable de faire autre chose. Tout ça parce que tu ne peux pas croire que tu l’as perdue. Que c’est moi qu’elle a choisi. Tu as toujours été jaloux, et ton unique but, c’était de me détruire. Alors, je t’en prie, trouve quelque chose de mieux qu’un vulgaire bluff, ça me déçoit, venant de toi. »

Mais ses prochaines paroles viennent mettre le doute. Il s’immisce, frémit dans l’esprit de Zadig. Est-ce que ce serait possible qu’il l’ait retrouvée ? Que lui, insupportable Ronno, ait retrouvé Féline avant Bambi ? « Gauche. Surtout pas à droite, vous risqueriez de vous cogner. » L’espace d’un instant, Bambi ne comprend pas. Mais seulement l’espace d’un instant, parce que Ronno s’explique. « Penche la tête à gauche, quand tu l’embrasseras. » Il comprend. Il comprend que ce n’est pas du bluff. Il serre les dents, retient une larme. Se retient de frapper Ronno. Il en a envie, bordel ce qu’il en a envie. Mais il sait aussi que ce n’est que ce qu’il attend. C’est un jeu, un jeu auquel Zadig ne veut pas jouer. Alors il ne fait rien, il reste immobile et un petit sourire se dessine sur ses lèvres pulpeuses. Et c’est sur le dernier mot qu’il appuie, plus que tous les autres. « Je vois que tu n’as pas perdu ta jalousie et cette façon de toujours jouer. Le bluff, tu es doué. Tu n’as pas changé tant que ça, finalement, Ronno. »
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MessageSujet: Re: ஜ Surprise connard ! ஜ ஜ Surprise connard ! ஜ EmptyJeu 29 Mai - 21:54

You are nothing anymore for me.


Bambi est tout ce que j’ai un jour voulu être, tout ce que je détesterai aujourd’hui être. Il avait tout, absolument tout ce que je convoitais, autant le rang, le respect, la loyauté que Féline. Et moi, je n’avais que les restes, que les miettes qu’il daignait me laisser. Le fait est qu’il était né avec ce brin d’héroïsme en lui que je n’ai jamais réussi à acquérir mais que je n’ai jamais cessé de vouloir. Alors, comme l’aurait fait n’importe qui à ma place, je l’ai jalousé et j’ai fortement voulu avoir cela, avoir ce pour quoi je me battais tandis qu’il ne lui suffisait que de cligner des yeux. Mais au fil des jours, l’espoir que je nourrissais devint ravageur ; Féline avait clairement fait son choix et moi, le petit faon jaloux, me retrouvait abandonné, rejeté. Elle l’a préféré à moi et, très sincèrement, je ne vois pas comment il aurait pu en être autrement.
Seulement voilà, dans ce monde, rien n’était pareil. Je n’étais pas amoureux d’Alakay bien que je tenais toujours autant à elle, mais ce premier point énoncé, Bambi n’avait pas besoin de le savoir. Maintenant que je l’avais retrouvé – enfin, pas que je l’ai un jour cherché pour aujourd’hui le retrouver – je pouvais m’amuser à exploiter son esprit, à exploiter cette naïveté qui le décrira toujours. Il aura beau faire, une personne qui a cette foi en l’avenir ne se verra pas souillée. Mais, en revanche, elle peut être détruite, réduite en cendres, brisée en deux. Et moi, j’avais appris les ficelles d’un métier qui me tenait à cœur : bourreau.
Je ne faisais que me venger, que lui rendre la monnaie de sa pièce. Car avec un peu plus de jugeote autrefois, il aurait compris aisément qu’avec un peu plus de gentillesse envers moi, il aurait pu m’avoir comme allié fidèle. Il aurait pu acquérir mon allégeance, il fut un temps, mais il a préféré être mon rival, mon adversaire et aujourd’hui, il allait tout bonnement le regretter. Je ne veux plus rien de ce qu’il a ; je ne veux pas de sa bonté, ne veux pas de sa gentillesse et encore moins de son innocence. J’ai réussi à me faire aimer d’Alakay en étant moi-même – et je sais pertinemment que même si elle avait rencontré Bambi avant moi, les choses se seraient passées ainsi, même le baiser, car j’aurai su lui faire oublier cet idiot le temps de goûter ses lèvres – et, si je en sais comment, je tombe amoureux d’elle, je sais que j’aurai toute ma chance. Elle ne me condamnera pas sans avoir essayé, pas cette fois.
Le fait est que, tant mieux pour Bambi, je n’allais pas le quereller pour le cœur de la belle, car le mien appartenait à une autre, à une sirène qui, quelque part, me faisait payer mon comportement puéril.

Le jeune homme hausse un sourcil avant de me répondre que je lui donnais envie de vomir, que je devais cependant faire tomber les filles, mais pas les bonnes. Je me contente de hausser les épaules avec un sourire flanqué sur les lèvres, ce regard qui lui disait clairement « si tu savais ».
Et voilà, une nouvelle différence entre nous deux. Il me parle de fille, là où il est question de femmes. Bambi aurait dû rester un faon, l’humanité ne lui sied guère.
Il me demande aimablement de m’en aller et pendant un instant, je me pose une question sincère : est-ce qu’il sérieux ? Il pense que je vais m’en aller, comme ça, parce qu’il me le demande ? Eh bien, dire qu’il est naïf est finalement un bel euphémisme.
Je reprends la parole et il se retourne pour me fixer. Il finit par se détourner de mon regard, sort de l’enclos en me déballant un flot de paroles dignes de l’amour désespéré. Du bluff ? On ne commence jamais une partie par du bluff. On joue franc jeu et on ne bluffe que lorsque ça se corse. Or, je n’ai nul intérêt à bluffer, comme il dit, car je mène le jeu et que ça ne risque pas de changer.
Je lui affiche un large sourire avant de rouvrir les hostilités. Quand je l’éclaire un peu plus, je vois clairement dans son regard qu’il me croit. Il aura beau prétendre que je bluffe, je sais pertinemment qu’il sait que je ne mens pas. Mieux encore, je vois que ça lui fait mal, que ça le déstabilise. Je comprends, sans surprise, qu’il l’aime encore comme au premier jour et qu’il n’a pas dû lui être infidèle. Et s’il avait passé des nuits avec d’autres, il n’a pour autant jamais cessé d’aimer Féline. C’est mignon, presque touchant comme tableau et pourtant, il me laisse de marbre.
Alakay va peut-être se remettre avec lui. Et moi, je ne l’en empêcherai pas, je préviendrai seulement cet idiot de ce qu’il risque s’il lui fait du mal. Mais en attendant, il n’a pas besoin de savoir le fond de ma pensée.
Il me répond, prononçant mon premier prénom alors que je ris doucement en m’approchant de lui.

« Désolé de te décevoir, mais si, j’ai plutôt changé. Je te dirai volontiers que je ne bluffe pas, tout ça, mais, à quoi bon ? Tu sais que je ne t’ai pas menti, mais si tu veux le croire, libre à toi. Après tout, ce serait fâcheux que ton pauvre cœur fragile soit brisé par mes mots. »

Je le regarde de haut en bas avec ce regard méprisant qui ne m’a jamais quitté et je croise alors mes bras sur mon torse, mon sourire s’effaçant pour laisser trainer sur mon visage une mine plus sérieuse.

« Mais soit, je vais être encore plus franc avec toi. Je t’ai haï Bambi, tu n’imagines même pas à quel point. Elle t’avait choisi, toi, m’avait abandonné et je n’arrivais pas à cesser de te jalouser. Seulement ici, c’est différent. J’aimerai que tu saches quelque chose à mon sujet : tu ne signifies rien pour moi. Je ne t’apprécie toujours pas, mais ne te haïs plus. Je m’en fiche et si un jour je m’intéresse à toi, c’est qu’elle l’aura voulu, elle. Je te fais une promesse, celle de te briser et, ne prends pas ça à la légère, mieux que quiconque, tu sais que j’en suis capable. Tu peux appeler ça vengeance, moi j’appelle ça un vulgaire… Passe-temps. »

Parce que dire que je vais me venger signifierait que j’en ai encore quelque chose à foutre de toi.
Un sourire revient planer sur mes lèvres tandis que je cherche dans ma poche un paquet de cigarettes et un briquet. Coinçant une clope entre mes lèvres, je l’allume, tire une longue taffe et lève le visage ver le ciel pour expirer. Non, je n’allais pas recracher la fumée au visage de cet adolescent, je ne joue pas à ça ; mes jeux sont morbides, sanglants, amusants.
Tenant ma cigarette entre deux doigts, je m’humecte les lèvres en posant les yeux sur Bambi.

« Donc oui, je l’ai embrassée. Mais est-ce qu’elle m’a repoussé ? Est-ce qu’elle a répondu au baiser ? Est-ce que c’est elle, qui l’a initié ? Est-ce que ça s’est passé une seule fois ? T’es trop fier pour me poser ces questions ? Nan, t’es juste lâche. Tu as peur d’en connaitre les réponses. »

Peur de te rendre compte que, peut-être et ne serait-ce que pendant quelques secondes, Alakay t’a oublié.
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