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Déterminée à foutre un peu de bordel partout où je passe. (sémuc) Vide
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 Déterminée à foutre un peu de bordel partout où je passe. (sémuc)

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MessageSujet: Déterminée à foutre un peu de bordel partout où je passe. (sémuc) Déterminée à foutre un peu de bordel partout où je passe. (sémuc) EmptyMar 6 Mai - 23:48


C'est vrai j'avais peur. Je me sentais comme possédée. J'étais habitée par un autre. Un alien. Un étranger qui modifiait mon corps et le dirigeait. Un être qui avait ses gouts, ses désirs, et qui me commandait de l'intérieur. C'est lui qui me réveillait tous les matins. Lui qui jouait avec les aiguilles de mon horloge interne. J'étais marmotte le jour, et chauve souris la nuit.

Mon « grand secret » n'était plus un grand secret. Tout le monde était au courant de la nouvelle qui aller arriver aussi vite que le bac, et tout le monde avait réagis différemment. Je ne m'attendais pas à autant de soutient venant de mon entourage, alors que je les forçaient à aller plus vite que la musique. J'étais donc dans un train aller simple direction le monde des mamans, je devait faire en sorte d'être un modèle (à peut près correct) pour mon futur enfant et faire tout ce qu'il faut pour qu'il soit accepté, aimer et dorloté. Peut être arrêter de manger des cochonneries pour commencer, puis ensuite faire ma première échographie. A quatre mois de grossesse il était temps de savoir si ce bébé aller bien. Je n'avait était que deux fois chez ma gynéco – qui est d'ailleurs une ami de la famille -  la première fois c'était en seconde pour qu'elle me montre à utiliser un tampon – chez les sirènes on en avait pas vraiment besoin – et la seconde pour le dépistage sida juste après mon rapport avec Luc et avant celui avec Tristan, c'était un putain de frottis vaginale dont je me souviendrais toute ma sainte vie. La peur m'habiter. Pas seulement le fait de me retrouver seule avec les deux hommes les plus important de ma vie qui risque de s'entre-tué, mais aussi pour la suite. J'ai choisit de devenir mère. J'aurais pue encore avortée,  je l'ai découvert un peu moins de trois mois, du temps ou Lys était la seule à m'aider à porter ce lourd secret, j'aurais pue filer à l'institue et me le faire enlever illico-presto comme si ce n'était qu'une simple erreur de jeunesse. Rien n'aurais changer, la roue de la popularité ne me serais pas tomber dessus, je ne me serais jamais embrouiller avec Zac, je n'aurais pas paniquée mes tantes à chaque fois que je téléphone et qu'elles se mettent à hurler « LE BEBE ??? », je n'aurais pas ces envies de fromage et de cookie au bacon toutes les cinquante cinq minutes et entre Tristan et moi se serais rester ce paradis qu'on c'était crée. Malheureusement j'ai choisit de le garder, je ne suis pas Dieu, ni Bouddha, ni Allah ce n'est pas à moi de choisir entre la vie et la mort et si il a décider de mettre cette embryons innocent dans mon utérus c'est qu'il en a décidé ainsi et je n'ai pas à  juger ses actes. Ça ne changer pas que j'avais une peur constante de la suite. J'avais beau le dire à tout mon entourage, ils m'assuraient que tout aller bien se passer, mais merde, ce truc va me déchirer le vagin quelqu'un s'en rend compte ? « Stresser pour demain ? » Lys débarquer de la salle de bain, avant de s'étaler comme une masse sur le lit. Je vivais le rêve de toute adolescente qui se respecte : j'avais ma meilleure amie constamment chez moi, bien que sa présence me rassure, je n'aimais pas le faite qu'elle partage mes angoisses et mes peurs, j'avais pour frayeur qu'à force de me côtoyer, mes phobies devenais les siens et que ça l'empêche d'avance. Malgré notre énorme cercle de partage, je me devait de la protéger, même un tout petite peu. « Pas du tout, j'ai hâte. » dis-je, tout en me faufilant une place à côté d'elle. Elle lisait de vieux sms échanger avec Bob avant de s'endormir ma tête contre son dos. J’essayais de trouver le sommeil également mais je n'arrivais pas à m'enlever l'idée de la tête : je suis maman.

« Prête ? » m'avait demander Stanislav d'une voix protectrice tandis que je fantasmer sur son œuf au plat. Prête ? Physiquement oui, psychologiquement non. « Rdv, 14h30 à l'hôpital, x » avait-je envoyer la veille au deux concerner. En dehors de la dur réalité, je devait affronté quelqu'un ou plutôt quelque chose d'autre. La haine intense qui unissait mon copain et mon meilleur ami. Alors que Stanislav me déposer à l'entrée de l'hôpital, j'eus un clin d'oeil de la moi d'avant qui n'avais pas ce genre de problème, l'ancienne Melody jouais dans les profondeur marins accompagner de ses meilleurs amis : les poissons, elle s’amusait et découvrais le nouveau monde qui était sous ses yeux et virevolter dans sa queue au écaille rouge et son tee-shirt qui commencer à devenir trop petit pour sa poitrine qui se développé. Elle n'avait pas la vie d'un être humain entre ses cuisses et la poids de toute une vie sur les épaules. Comme si le destins était complice de mon malheur, je voyais Luc et Tristan arriver de loin dans le même taxis. « Heeeeey. » dis-je sur un temps pas du tout serein.


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Dernière édition par Sea "Melody" Tysee le Dim 18 Mai - 15:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Déterminée à foutre un peu de bordel partout où je passe. (sémuc) Déterminée à foutre un peu de bordel partout où je passe. (sémuc) EmptyVen 9 Mai - 15:15


Sea ma douce et adorable, si seulement j'osais prononcer les mots qui brûlent en mon coeur.

Luc, mon ennemi de toujours et encore plus en ces jours-ci. Ne compte pas sur mon pardon.
Une échographie, voilà ce qui m’attend. Sea m’a envoyé le texto hier dans l’après-midi, comme si je n’avais pas besoin de le savoir plus en avance, comme si je n’avais pas besoin de me préparer psychologiquement. Bien sûr tout ne repose pas sur mes épaules, mais elle aurait tout de même pu me prévenir un peu plus tôt ! Parce que voir ce bébé en image, me rendre à l’hôpital pour rencontre mon futur-moi, franchement ça rendra les choses tellement plus réel. Oui, le ventre de la jolie Mélody est réel, seulement là ça sera différent, ce sera une étape de plus. Bon, je l’avoue, il y a autre chose, cette échographie sera pour moi l’occasion de voir Luc. Rien qu’à cette idée j’ai envie de vomir, quand je pense qu’il a touché ma copine avant moi. Je le déteste, pour tout ce qu’il représente, il est bien trop proche d’elle… or Sea m’a prévenue : il sera présent à tous les moments fort de sa vie. Je rechigne mais en réalité je n’ai pas mon mot à dire dans l’histoire et c’est pour cela que cela m’énerve. Elle connaissait Luc avant moi alors il sera là et j’ai bien trop peur qu’elle le choisisse alors je ne lui impose rien, je me contente de baisser la tête et d’insulter Luc quand je le peux. Je ne lui fais pas confiance et ne lui ferait sûrement jamais. Je relis une texto une dernière fois avant de m’étaler sur mon lit en me prenant le visage entre les mains. Putain, mais qu’est-ce qu’on a fait ? « Nem nem, je prends la voiture demain, ça ne te dérange pas ? » La voix d’Héloïse qui traverse l’appartement finit de m’achever. Bon, ok c’est sa voiture pas la mienne, mais on arrive généralement bien à la partager pour l’utiliser quand on a besoin. Je ne cherche même pas à lui demander si je peux la prendre et à tenter de la convaincre, c’est un signe du destin : la journée de demain se passera mal. Oh, je ne suis pas pessimiste pour deux sous, mais j’ai appris à mes dépends que lorsqu’il y a Luc dans les parages, ça va forcément mal pour moi. Je lance un « pas d’soucis » faible et me met un oreiller sur la tête. J’imagine dans quel état doit être Sea, j’aimerai bien faire un saut chez elle pour la prendre dans mes bras et lui dire que tout ira mieux si Luc ne vient pas, mais je sais que cela ne lui plairait pas. Je n’entends pas la porte qui s’ouvre, ce n’est que lorsqu’Héloïse vient s’asseoir que je sens que le matelas penche sur le côté, je relève l’oreiller. Je lis dans ses yeux qu’elle s’inquiète pour moi. Elle n’a pas besoin de demander, elle sait que c’est demain l’échographie. Héloïse fait partit des Tysee : les tantes de Mélo, elle sait tout ce qu’il se passe et dans sa vie et dans la mienne. Leur famille est très proche. Je tente un sourire et elle me caresse le front. Parfois nous n’avons pas besoin de parler, les choses se savent. « Tout ira bien… Mais tu veux que je t’emmène et annule mon…  » Je l’interromps avant qu’elle n’ajoute un mot. « T’inquiète pas va, ya des bus. » C’est vrai, mais tellement chiant les bus pour aller à l’hôpital. Et puis comme je prends la voiture j’ai plus l’habitude de payer les tickets de bus et c’est trop galère. Non, je prendrais un taxi, ça sera plus simple.

J’étais descendu vers la station de taxi la plus pratique pour aller à l’hôpital, parce qu’après avoir fait ce trajet en voiture plusieurs fois, j’ai fini par connaître l’endroit parfait pour éviter un maximum de bouchon. J’attends donc un taxi avec impatience, car, puisque le lieu est stratégique, il y a pas mal de monde déjà. La file de taxi diminue rapidement et évidemment au moment où c’est mon tour il n’y a plus de voiture. Je peste, mais prend mon mal en patience, de toute manière je suis en avance. Je ne vois pas le nouveau taxi s’avancer car j’ai le regard perdu dans le vide, par contre je vois bien l’homme courir pour l’attraper. Cet homme que j’aurai reconnu entre tous : Luc. Chouette, nous avons eu la même idée. Mon peu de patience avait déjà été mis à l’épreuve à cause de l’attente, mais là s’en est trop. Je m’approche de la voiture alors que Luc était déjà en train de monter dedans. « Non mais ça va, ça ne te dérange pas trop de me voler mon taxi ? » Je sais bien qu’on va au même endroit, mais franchement partager un taxi avec lui ça reviendrait à partager une chose de trop. Le chauffeur de taxi fronce les sourcils et se retourne pour nous regarder. « J’suis désolé, mais l’jeune-là est monté avant vous, m’sieur. » grogne-t-il d’une voix rauque. J’avance la tête vers l’intérieur de la voiture et mon regard se fait noir. « Excusez-moi mais j’étais là BIEN AVANT lui et, ce n’est pas parce qu’on va au même endroit que je dois partager MON taxi. » continué-je avec un air énervé. « Ah pa’ce qu’en p’us vous z’allez au même ‘droit ? Fin j’m’en fou le compteur tourne. » De rage, je sers les points, mais Luc a une parole presque intelligente et je monte dans la voiture, en claquant la porte.

« Heeeeey. » Pendant un instant le visage de la jolie Sea me fait presque oublier le voyage catastrophique en taxi avec Luc. Je n’ai pas ouvert la bouche de tout le trajet car rien que la vision du jeune homme me donne envie de lui foutre une bonne tarte à la gueule. Il avait raison sur le coup, c’était plus économique, mais comme je travaille moi, je n’ai pas besoin de cette misérable pension. Je m’approche de la demoiselle en essayant de cacher mon désespoir. Et merde, dire que je vais rester avec lui pendant qu’elle sera chez Giulia. Allons-nous nous regarder en chien de faïence durant tout le temps de l’attente ? Ou bien l’un de nous osera ouvrir la bouche pour parler de la pluie et du beau temps ? C’est ridicule, mais je préfère parler de météo d’un air con avec Luc qu’enterrer la hache de guerre, ah non, ça jamais. « Coucou ma puce. » m’approché-je avant d’aller embrasser ses douces lèvres. J’accentuais le côté affectif et amoureux juste pour faire chier Luc, je l’appelais rarement par des sobriquets ridicules entourés d’un amour mielleux, mais tant que je pouvais faire vomir Luc, ça m’arrangeait. Je retiens une remarque du style ‘ça va être génial cette aprèm en famille’ et me contente de demander naïver. « Tu ne nous as pas attendu trop longtemps ? » Je me retiens de parler du taxi ou de quoi que ce soit, Luc s’en chargerait s’il le souhaitait…


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Dernière édition par Tristan N. Fisher le Dim 18 Mai - 21:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Déterminée à foutre un peu de bordel partout où je passe. (sémuc) Déterminée à foutre un peu de bordel partout où je passe. (sémuc) EmptyLun 12 Mai - 12:14


you’re just a small bump unborn in four months you’re brought to life. you might be left with my hair but you’ll have your mother’s eyes. i’ll hold your body in my hands, be as gentle as i can, but for now you’re a scan of my unmade plans. a small bump in four months you brought to life.
J'arrivais pas à dormir. Pour tout avouer, j'avais du mal à fonctionner correctement depuis que j'avais reçu le fameux sms. J'avais besoin de temps pour tout éclaircir, pour me conditionner mentalement mais apparemment, Sea devait penser le contraire. Puis peut-être que c'était mieux, qu'elle m'envoie ce sms dans l'après-midi pour le lendemain. Je passerais une mauvaise nuit, mais au moins ça m'éviterait de stresser pendant des jours en comptant à rebours les heures et les minutes me rapprochant de cette fameuse échographie. C'était l'inconnu, cette nouvelle étape à passer. Et je pense que je devrais apprendre à découvrir encore plus de choses inconnues avant la mise au monde d'un enfant. Le seul truc que je pensais connaître niveau échographie, c'était ce qu'on pouvait voir parfois dans les séries, c'était tout. J'espérais que ça se passe comme ça. Ça n'avait pas l'air de faire mal et les parents devant mon écran avaient toujours l'air super heureux et émus en découvrant les premières espèces de photos de leur futur enfant. Moi, je ne savais pas comment j'allais réagir. J'avais pas envie de me monter la tête sur ça. « Ça va aller Luc ... » me murmurait Zackary allongé à côté de moi alors que je le croyais depuis longtemps endormi. J'évitais de trop lui en parler, de tout ce qu'il se passait autour du bébé. Je savais que ça le blessait toujours cette histoire, alors j'évitais d'étaler mes peurs et mes angoisses quand il était là. J'essayais d'y penser le moins possible en sa présence et de ne pas l'embêter avec tout ça. Je ne savais même plus quelle relation ils avaient tous les deux avec Sea, s'ils étaient toujours en froid au non. Mais d'un autre côté, j'avais envie de partager ça avec lui, je ne pouvais pas complètement le fermer à cette histoire. Si j'allais devenir père – l'un des deux pères du moins – ça voulait dire qu'il allait falloir que j'éduque cet enfant, que je partage sa vie, et j'espérais que Zackary partage un peu la sienne aussi. Je soupirais, resserrant mon emprise sur sa taille et je collais mon front contre son ventre, fermant les yeux. « Ouais. Ouais, ça ira. » Je soufflais doucement pour le rassurer, néanmoins pas tout à fait sûr de ce que j'avançais.

Le lendemain après-midi, j'étais déjà en retard. J'avais vite pris mes affaires au vol, et j'avais déguerpi vite fait de ma chambre, me dirigeant vers la station de taxi pour me rendre à l'hôpital. Non je n'avais pas de permis, pas de voiture, rien de tout ça. Puis à dix-huit ans, même si j'avais le permis, je pourrais surement pas me payer le véhicule allant avec donc les bus, trains et taxis, c'était devenu mes meilleurs alliés dans cette ville. Je voyais un nouveau taxi au loin, et je me précipitais, courant pour l'attraper. Je montais dedans, un petit soupir de soulagement s'échappant de mes lèvres, quand une voix des plus désagréable se fit entendre. « Non mais ça va, ça ne te dérange pas trop de me voler mon taxi ? » Je levais un sourcil parce qu'il était sérieux le mec ? De 1) je ne l'avais même pas remarqué, tellement il m'était invisible. De 2) il se tenait en pleins milieu, les yeux dans le vide, rêvant à je-ne-sais-quoi sans regarder ce qu'il se passait autour de lui, et en plus il fallait que ce soit de ma faute qu'il n'aperçoit pas le taxi ? Qu'il aille se faire voir. « J'suis désolé, mais l'jeune-là est monté avant vous, m'sieur. » Répondait le chauffeur et bim, je l'avais au moins lui de mon côté, c'était déjà ça. Je regardais Tristan, un grand et faux sourire se dessinant sur mon visage. « Voilà Tristan, écoute le monsieur. » Mais apparemment, il était du genre encore plus chiant que dans mes souvenirs, à essayer de faire valoir ses droits ou je ne sais quoi encore, alors qu'il avait tort. « Excusez-moi mais j'étais là BIEN AVANT lui et, ce n'est pas parce qu'on va au même endroit que je dois partager MON taxi. » Il allait se la fermer un peu ? Comme si c'était encore de ma faute. Pour une fois je n'avais rien fait. J'avais juste essayé d'attraper mon taxi à temps, et voilà que le bouffon faisait son apparition et m'en faisait perdre encore plus, du temps. « Ah pa'ce qu'en p'us vous allez au même 'ndroit ? Fin j'm'en fout le compteur tourne. » C'était ça l'un des problèmes. Ce foutu compteur tournait depuis la seconde même où j'étais entré dans sa caisse. Et ça continuait encore, même si j'étais pas encore en route. Heureusement, j'étais pas si con, et je faisais vite le calcul dans ma tête. J'allais peut-être – surement – regretter cette décision, mais c'était la meilleure de mon point de vue. C'était aussi la meilleure pour moi, car ça me permettait de moins payer, et de faire moitié-moitié avec lui. Je soupirais douloureusement. « Ferme ta gueule et monte avant que je change d'avis. » Je le prévenais, et il finit par m'écouter et par monter.

Le trajet fut long, trop long. J'avais rien à lui dire à ce mec, et lui non plus. Il me sortait par les yeux, et le fait qu'il avait jeté Sea quand elle lui avait annoncée qu'elle était tombée enceinte me foutait en rage et me donnait envie de sérieusement le cogner. C'était peut-être mieux, que chacun regarde son côté de la fenêtre sans ouvrir la bouche. Ça aurait surement dégénéré sinon. Une fois sorti de la voiture on payait chacun la moitié, et puis Sea venait à notre rencontre, au loin. « Heeeeey. » Elle nous saluait, et ça me donnait envie de rire la manière dont elle prononçait ce mot, comme si elle redoutait déjà ce qu'il avait pu se passer dans la voiture. Je levais les yeux au ciel au moment où il commençait à s'approcher de Sea et à faire genre le grand amoureux à lui donner des surnoms. C'était dans ce genre de moment que je souhaitais que Zackary soit là, ou Lys, ou n'importe qui que j'apprécie un minimum. Ils s'étaient remis ensemble, ils s'aimaient, blablabla bien pour eux. Mais j'avais pas vraiment envie de tenir la chandelle et de rester seul paumé au milieu de deux amoureux qui passent leurs temps à s'embrasser ou se peloter. J'allais bien voir comment ça allait continuer, mais j'allais me rappeler mentalement de l'emplacement de la machine à café quand on y passerait devant pour les moments où je me sentirais trop seul et pas à ma place au milieu de leur couple. « Hey babe. » Je saluais ma meilleure amie en venant la prendre dans mes bras et en embrassant sa joue. Je me détachais ensuite un peu d'elle et je lui souriais, la détaillant un peu de mes yeux. « La forme ? » Je demandais, haussant un sourcil car je ne pensais pas qu'avoir la pèche était exactement se qu'on pouvait ressentir avant de passer sa première échographie.


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MessageSujet: Re: Déterminée à foutre un peu de bordel partout où je passe. (sémuc) Déterminée à foutre un peu de bordel partout où je passe. (sémuc) EmptyDim 18 Mai - 15:22


C'est vrai j'avais peur. Je me sentais comme possédée. J'étais habitée par un autre. Un alien. Un étranger qui modifiait mon corps et le dirigeait. Un être qui avait ses gouts, ses désirs, et qui me commandait de l'intérieur. C'est lui qui me réveillait tous les matins. Lui qui jouait avec les aiguilles de mon horloge interne. J'étais marmotte le jour, et chauve souris la nuit.

A chaque fois que mon esprit s'embrouiller, que le pour et le contre s'acharner dans une bataille sanglante type world of war, que même le génie de ma Lys ne m'aider plus, je penser à la première fois que j'avais toucher l'eau froide et salé de la mer. La peur qui m'englober l'estomac, me paralléliser les genoux et me serrez la gorge suivit de toute la sensation de bonheur et de liberté lorsque mes doigts de pied enlacer le sable chaud de la mer. La peur que j'avais éprouver était amplement supérieur à la joie que j'avais eu. Depuis, à chaque fois que je doit faire quelque chose qui me terrifier, j'essaie de recréer  l'émotion que j'aurais, une fois la chose fait. Stan et Merijane était tout aussi stresser que moi, c'est la raison pour lequel aucun des deux n'avais insisté pour me tenir compagnie entre mon copain et mon meilleur ami qui risquer de s’entre tué. J'aurais aimer qu'ils s'entendent, au moins pour la journée, non pas pour moi mais pour le bébé. Pour me donner bonne conscience que je n'étais pas une si mauvaise mère, ne sachant même pas le sang de qui couler dans les veines de se petit être.  « Coucou ma puce. »  ma puce ? Mon copain écraser ses lèvres sur les miennes avant de m'enlacer tendrement. Je n'avais pas l'habitude de tant de preuve d'affection en public, sachant que dans le passer je me battre contre mes anciennes amies pour leurs convaincre que Tristan n'était qu'un simple ami de la piscine et qu'on avait rien à faire ensemble étant donner qu'il avais l'âge d'être mon grand frère. Il passer constamment du statut ami à celuil de crush en passant par le simple maître nageur qui vivais chez ma tante. Il ne voulais rien avec moi, juste passer du bon temps et voilà qu'il me tenais la main pour m'accompagner à ma première échographie, raconter cette histoire à la Sea V,1, celle qui est actuellement trop occupé à détruite Clémence la truite, dite lui que sa vie va basculer d'un coup sans prévenir. « Tu ne nous as pas attendu trop longtemps ? » Je secouais la tête négativement, lui rendant son sourire. Dans le top dix des choses que j'aime, Tristan le souriant était second après ma photo dédicacé de Johnny Deep.  « Hey babe. » Luc avait l'air épuisé, il me serais doucement dans ses bras et me piquer avec son mal rasé en m'embrasser la joue. Je n'avais pas eu un moment avec mon meilleur ami depuis que mon grand secret n'en était plus un. J'avais réglé le problème Zack en m'excusant à la manière Sea et il m'avais expliquer que c'était officiel entre eux deux, je n'avais aucune envie de gâcher leurs premier moment Luckary en ramenant mes problèmes, je n'avais donc pas embêter Luc avec ma réconciliation avec Tristan, l’emménagement de Lys chez moi ou encore ma grosse dispute post-dépression avec Liam qui ne cesser de me bouder. « La forme ? »  Je remettais la mèche de Luc en place, d'un coup de main. « ça va. » répondis-je dans un souffle. L'horloge pointé neuf heure moins vingt, il était temps d'y aller. Je remettais mon sac à mon épaule, avant d'entrée dans l’hôpital. Un groupe de personne attendait dans le hall, d'autre était endormis sur les sièges à l'attente d'un miracle. L'odeur de l'hôpital agresser mes narines, des odeurs de médicaments et de produit d'entretiens, mélanger à l'odeur naturelle des différentes personne qui se trouvais ici. Je serais le bras de Tristan avant de  me précipité vers l'ascenseur pour aller direction l'aile gynécologique. Nous étions seuls dans l'ascenseur, dans le reflet des portes, je voyais à quel point j'étais négliger, obliger de porter des vêtements trop grand pour m'habiller, les cheveux en pétard et le visage boudiner me donner la nauser, l'horrorité de mon propre visage me dégoûté. Je ne pouvais imaginer la réaction de la moi d'avant qui aurais sûrement profité de l'occasion pour me dire à quel point j'étais horrible. Je ne serais la simple fille de seize ans, belle et jolie qui attendait sagement son tour pour être couronner reine du bal. Je n'aurais eu qu'à ramener ma personne, mon copain, dans une robe versace, accepté les compliments de tout le monde sur la sublime coupe de cheveux que j'aurais choisit et regarder de loin Clemence espéré être à ma place. Mais je n'aurais plus jamais cette chance là, puisqu'à la place je seras sûrement morte de fatigue à force de garder les yeux ouvert sur mon bébé qui ne faisait pas encore ses nuits. J'eus les larmes au yeux et dans un geste irréfléchis je stopper l'ascenseur. « Je veut pas être maman. » dis-je dans un sanglot. «  Je peut pas, j'ai pas la force, ni même la capacité, j'ai que seize ans et j'y connais rien à la vie, et puis je veut devenir la reine du bal et je veux que Clemence soit jalouse de moi, parce que je serais trop belle dans ma robe Versace. » Comment voulez-vous qu'un enfant est un enfant ? J'étais apeuré à l'idée de faire pipi toute seule dans la nuit sans avoir toute les lumières allumer sur mon passage, comment assurez un enfant dans se cas là ? J'étais la pire personne qui soit en matière de maturité et je ne pouvais assumez un tel rôle. « On s'en vas. » soufflai-je. « Et j'en ai marre de chialer, pour un oui ou pour un non, de manger comme dix, je dors plus la nuit, cette alien a décidé que je serais une chauve sourit la nuit et une marmotte le jour, que j'aime soudainement les fast-food et les mélanges bizarre, la tout de suite, j'ai envie d'un milkshake avec du lard griller, DU LARD, y a pas plus gras que le lard ! » J'insisté bien sur le mot lard, puisque avant tout ça, j'avais des préceptes végétarien  qui font que j'avais supprimer quelque viande de mon alimentation dont le cochon. J'en pouvais plus, j'étais un volcan qui s'était tue pendant tout ce temps là, supportant l'avis de tout le monde, les réactions de tout le monde, le jugement de tout le monde, mais quelqu'un à penser à mon avis ? Mes ressentit ? Ce que je pensais de tout ça ? Non, tout le monde s'en ficher parce que d'après tout le monde j'étais la coupable, l'irreprésentable, la gamine qui sait pas utiliser une capote. « De toute façon, tout ça c'est votre faute, à tout les deux, vous êtes les deux responsables. Si je vais en enfer, je vous emmène avec moi et on tiendras les faux cheveux d'Amy Winehouse quand elle vomiras après sa ligne de cock. » hurlai-je. J'étais énerver maintenant, enfin, il était énervé. Il en pouvais plus, j'étais trop stresser et il avais besoin de s’assurait qu'il avait le contrôle sur moi, alors maintenant il décide de que je suis énerve et comme un petit patin que j'étais, j’acceptai ses ordres. Il me manipulait de l'intérieur se petit, il savait que je ne pouvais rien contre lui alors il se joue de moi, de mes humeurs, de mes envies, de mes réactions. C'était comme avoir un colocataire ignoble mais qui vie en toi et non avec toi. Je faisait les cents pas dans ce petit espace essayant de retrouver mon calme. « JE VOUS DETESTE ! » pensait-je trop haut.


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MessageSujet: Re: Déterminée à foutre un peu de bordel partout où je passe. (sémuc) Déterminée à foutre un peu de bordel partout où je passe. (sémuc) EmptyDim 8 Juin - 13:53


Sea ma douce et adorable, si seulement j'osais prononcer les mots qui brûlent en mon coeur.

Luc, si seulement nous nous étions connu autrement, j'aurai pu t'apprécier, t'aimer, mais tu as touché Sea au coeur et j'ai peur de toi. Peur que tu me remplaces.
Le trajet dans le taxi était un désastre, mais comparé à ce qui m’attendait après …  Je soupire en prenant la main de Sea. C’était un geste anodin, mais je sais qu’elle a besoin de réconfort parce que ce qui va se passer ensuite et pire pour elle que pour moi. J’inspire profondément, il faut que Luc sache que je suis bien meilleur que lui à ce jeu. Je suis le père de l’enfant, ce n’est pas lui. Une envie de vomir me parcourt en pensant qu’il l’a touchée bien avant moi, mais je me retiens et ne lâche la main de la jolie sirène qu’après qu’elle ait desserré ses doigts. Je recule un peu quand je vois qu’il s’approche pour la prendre dans ses bras. Ma haine pour lui est viscérale et sans objectivité, peut être que dans un autre monde et avec une autre histoire on pourrait s’entendre tous les deux… seulement c’est trop mal partit pour que je puisse l’accepter dans cette famille que nous allons bientôt former. « ça va. » Un murmure, un souffle. Elle essaie de nous faire croire que tout va bien, mais sa voix trahit son malaise. Malheureusement je suis trop étranger à toutes ces démonstrations d’amour pour la rassurer, j’ai trop peur de mon propre malaise pour dire quoique ce soit. On croit souvent que je suis insensible et que je ne vois pas ce qui ne va pas chez les autres, en réalité je l’ignore. Je sais très bien quand Sea ne va pas, je le vois dans ses yeux, dans sa façon de marcher, dans ses habitudes qu’elle ignore, dans sa posture, oui je sais toujours lorsqu’elle a besoin de moi, mais je ne fais jamais ce pas qui nous sépare. Je préfère m’éloigner et feindre l’indifférence. Je joue au connard parce que c’est beaucoup plus simple que de s’attacher. Je tente un sourire crispé, mais je ne peux lui offrir plus.

Lentement nous nous mettons en route vers l’hôpital, la peur me tenaille le ventre. Vais-je voir mon enfant sur l’écran de l’échographie ? Cela devrait être un jour heureux et pourtant je n’en ai pas envie. Je ne veux pas rendre cette chose réelle, j’ai trop peur des conséquences. « Je veux pas être maman. » Nous sommes dans l’ascenseur tous les trois. Tant mieux, pas de témoins externe, mais la présence de Luc me gêne. Il va entendre, me juger, regarder comment je réagis. Je ne serais pas moi, pas face à lui. Je ne sais pas  quoi dire. Voilà qu’elle pleure et que je reste immobile à ses côtés. Mes chaussures me paraissent clouées au sol, je suis incapable d’ordonner à mes jambes d’avancer. Mon bras me parait changé en plomb, je n’arrive pas à le relever pour toucher sa main. Je devrais dire que je suis présent, que je comprends, mais mes lèvres sont scellées, bloquées, fermées. Et pendant tout ce temps, Sea sanglote et sa voix se brise quand elle parle. « Je peux pas, j'ai pas la force, ni même la capacité, j'ai que seize ans et j'y connais rien à la vie... » J’ai envie de réagir, mais je ne sais pas quoi dire. Alors je dis la pire chose à dire, celle qui franchit mes lèvres avant même que je ne puisse mesurer mes paroles. « Ma mère est morte avant ma naissance, tu peux pas faire pire. » Horrifié par mes propres paroles, je mets une main sur la bouche et ferme les yeux. Comme pour annuler ce que je viens de lâcher, mais c’est trop tard. Les larmes qui s’écoulent sous les yeux de Sea sont trop présente pour racheter mes paroles, le regard de Luc me fait froid dans le dos. Je suis un con, je suis maladroit, mais bordel, j’ai peur moi aussi. Je ne peux pas rassurer une fille en détresse alors que je suis dans le même état de nerf qu’elle. Peut être qu’elle a un enfant dans le ventre, mais moi je n’ai plus rien du tout dans le cerveau. « On s'en va. » Soudainement je remets les pieds sur terre et ma copine avec des yeux ronds. « N..non. »  murmuré-je dans un souffle, sans trop savoir pourquoi. « Et j'en ai marre de chialer, pour un oui ou pour un non. » Les paroles de la demoiselle se perdent dans mon esprit. Je ne vois que ses lèvres bouger, ses larmes couler et sa main posée sur son ventre. C’est instinctif, elle ne le sait même pas, mais elle prend déjà soin de l’enfant. Je la regarde, espérant qu’elle va s’en rendre compte, mais l’état d’énervement est tel qu’elle ne voit plus rien. Elle trépigne comme une enfant en manque d’amour, alors qu’elle est tout sauf cela. Et ce petit le sera aussi. Je ne suis pas capable d’aimer le monde, mais ce petit bout peut être que si. Je dois être fort, je dois montrer à Luc que je le suis. C’est lui qui me fait tenir, finalement. Face à Sea seule j’aurai été désemparé et je n’aurais pas su commenter réagir, mais le regard tendre que le jeune homme lui porte m’exhorte à bien réagir. Je peux le faire, je peux leur montrer à tous que je suis quelqu’un de capable. « De toute façon, tout ça c'est votre faute, à tous les deux, vous êtes les deux responsables. Si je vais en enfer, je vous emmène avec moi. JE VOUS DETESTE ! » Les paroles de la demoiselle me restent dans l’esprit quelques secondes. Je vois cela comme un film au ralenti alors, enfin !, je réagis. Je pose un doigt sur les lèvres de Sea et une main sur la sienne, celle qui est posée sur son petit ventre rembourré. « Oui, je… tu as raison. Mais je crois pouvoir parler aussi au nom de… Luc, mais on tient à toi.» J’ai fait un petite pause avant de prononcer son nom. Une grimace a dû accompagner ma phrase, mais c’était un réflexe. Je n’ai pas réussi à parler d’amour cependant. « C’est de notre faute. » Je garde le ‘nous’, ce pronom si aisé parce qu’il égalise les torts. Ce n’est juste moi le coupable, c’est nous tous. C’est tellement plus simple et tellement plus rassurant. Cela réconforte et empêche de s’accabler de malheur, je déteste ça, reporter la faute sur moi. Je suis trop fier, trop con. Je soupire et enlace ses doigts entre les miens. « Sea, tu vas y aller, tu vas voir ton enfant sur la radio. Tu vas le voir si petit et tu vas l’aimer. Sea, tu ne seras pas la maman parfaite, parce qu’elle n’existe pas. Tu seras une maman géniale parce que tu prends déjà soin du petit. Tu sais que je suis là. Je ne suis pas doué, mais je t’ai promis d’être là. » Je ne fais jamais de promesse, parce que je ne les tiens pas, mais bizarrement celle-là je n’ai pas hésité à la faire. Celle-là je veux la tenir. Celle-là je veux qu’elle soit vraie. Je veux être un père pour mon gosse. Pendant un instant j’avais oublié la présence de Luc, mon regarda étant concentré sur le visage de la demoiselle en pleure. De ma main libre j’essaie d’essuyer ses larmes. « Souris, s’il te plaît. Ce n’est qu’un mauvais moment à passer. » Un grimace m’échappe. Je n’ai pas envie d’être à sa place, mais Giulia va être douce et la soutenir du mieux qu’elle le peut. Je le sais bien et de toute manière il le faut.


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MessageSujet: Re: Déterminée à foutre un peu de bordel partout où je passe. (sémuc) Déterminée à foutre un peu de bordel partout où je passe. (sémuc) EmptyMer 25 Juin - 18:18


you’re just a small bump unborn in four months you’re brought to life. you might be left with my hair but you’ll have your mother’s eyes. i’ll hold your body in my hands, be as gentle as i can, but for now you’re a scan of my unmade plans. a small bump in four months you brought to life.

« Ça va. » Elle me répondait dans un souffle, en je frottais doucement son dos de ma main pendant un petit instant en guise de réconfort, avant qu'on entre dans l'hôpital et que je me retrouve entouré par ses murs blancs et son odeur particulière et pas vraiment très agréable. Déjà qu'on est surement tous pas très bien, sentir tout ça, ça n'aide vraiment pas et ça donne plus envie de gerber qu'autre chose. On entrait dans l’ascenseur, et il y eu ce genre de petit silence gêné, de blanc alors que chacun devait vaguer à ses propres pensées.

« Je veux pas être maman. » Je levais la tête vers Sea, alors qu'elle prononçait cette phrase. Je ne pense pas que ce soit très nouveau cette nouvelle, elle n'a pas vraiment eu le choix dans cette grossesse. Elle n'a jamais exprimée le désir d'être maman avant, en même temps, ce n'était pas vraiment les rêves d'une fille de seize ans. « Je peux pas, j'ai pas la force, ni même la capacité, j'ai que seize ans et j'y connais rien à la vie, et puis je veux devenir la reine du bal et je veux que Clemence soit jalouse de moi, parce que je serais trop belle dans ma robe Versace. » Elle commençait à pleurer, et je ne savais pas vraiment quoi y faire. Je comprenais ce qu'elle disait, elle était jeune, on était tous trop jeunes, pas préparés. « Ma mère est morte avant ma naissance, tu peux pas faire pire. » Je lançais un regard a Tristan, et lui semblait pas du tout avoir été dans l'optique de dire ça, comme si ça lui avait échappé. Il pensait vraiment que ça allait rassurer Sea ? Je veux dire, elle pourrait très bien avoir des complications et mourir aussi à la naissance du petit – et merde, ce à quoi il me fait penser lui maintenant. « Et moi, mes premiers "parents" m'ont battus. Tu vas gérer, même si tu ne penses pas être faite pour ça. » Bon. En fait je parle de Tristan mais je suis pas mieux apparemment, on est tous dans notre petite minute glauque et souvenirs pourris qui remontent à la surface. Enfin, au moins on sait que tous les trois, on sera peut-être pas aussi nuls que ça. « On s'en va. » Décidait Sea, mais Tristan sortait enfin de son espèce de petite transe et il répliquait. « N..non. » Je croisais un peu mes bras, rejoignant l'avis de mon espèce d'ennemi. « On n'peux pas partir Sea. » Ça servirait pas, ça servirait à rien. Je pouvais comprendre que ça lui fasse peur, qu'aller dans la salle pour faire cette échographie la terrifie. S'allonger sur le lit, passer le gel froid sur son gros ventre, ça ne faisait que rendre la chose encore plus réelle. Une fois qu'elle verrait l'image du bébé, il n'y aurait plus de retour. Et partir, ça ne ferait rien de bon. Peut-être que ça l'apaiserai. Peut-être que voir cette image, elle, Tristan et moi, ça nous apaiserait tous. C'est sûr qu'on ne pourrait plus se cacher derrière une image abstraite, une idée qu'on se fait d'un bébé dans un ventre. La responsabilité de cet être nous frapperait à la gueule. C'est peut-être pas plus mal pour nous, ça nous réveillerait peut-être, ça nous aiderait peut-être. Je n'sais pas. « Et j'en ai marre de chialer, pour un oui et pour un non, de manger comme dix, je dors plus la nuit, cet alien a décidé que je serais une chauve souris la nuit et une marmotte le jour, que j'aime soudainement les fast-food et les mélanges bizarres, là tout de suite, j'ai envie d'un milkshake avec du lard grillé, DU LARD, y a pas plus gras que le lard ! » Elle continuait de parler, ses larmes coulant librement sur ses joues, et qu'est-ce que nous pouvions faire, si ce n'était que de l'écouter ? Rien, car on était dans un putain d'ascenseur qu'elle avait stoppé.  D'accord, tout ce qu'elle disait n'avait pas l'air super agréable, et j'étais quand même rassuré d'être un homme et de savoir que jamais je ne vivrais ce genre de choses. Après, peut-être que si j'étais une meuf je le supporterais aussi. Enfin je sais pas, y a des milliards de femmes qui donnent naissance tous les jours et qui ont eu ses symptômes là et ces problèmes pour dormir et ces envies bizarres de mélange de nourriture. Je regardais un peu l'autre brun, histoire de voir peut-être ce qu'il en pensait un peu de ce qu'elle disait, mais je sais pas, il avait l'air de super écouter son discours. « De toute façon, tout ça c'est votre faute, à tout les deux, vous êtes les deux responsables. Si je vais en enfer, je vous emmène avec moi et on tiendras les faux cheveux d'Amy Winehouse quand elle vomiras après sa ligne de cock. » Même dans des moments comme ça elle sortait toujours des phrases improbables. C'est vrai, on était un peu responsable. On ne savait même pas qui était le vrai père dans cette histoire. Mais ce n'était pas seulement notre faute, on était pas les seuls fautifs lui et moi. Ça, je n'y croyais pas. Elle n'arrêtait pas de crier, et je savais pas si ça allait l'aider à exorciser son trop plein d'émotions ou pas. J'espérais, comme ça elle finirait épuiser d'avoir gueuler et elle redeviendrait plus gentille. « JE VOUS DETESTE. » Là, elle me saoulait par contre. Ça aurait été un mec, je lui aurais déjà surement collé mon poing dans la mâchoire pour le faire taire, mais c'était Sea, c'était une fille. Et puis, surtout, c'était elle, alors moi et l'autre on devait se taire et l'écouter nous traiter comme de la merde comme si c'était normal. Vas y, continue de nous poignarder Sea, on attend que ça. « Oui, je … Tu as raison. Mais je crois pouvoir parler aussi au nom de... Luc, mais on tient à toi. » Il disait, s'approchant d'elle pour la calmer. Moi, il faut avouer qu'après son grand discours, je ne savais pas trop où me mettre. C'était surtout que je me sentais peut-être pas super à ma place. Je veux dire, ça ferais bizarre si Tristan et moi on essayais de réconforter Sea à deux, non ? C'est son copain, c'était normal qu'à ce moment-là lui il fasse et pas forcément moi. Surtout que lui et moi, ce n'était pas l'amour fou, alors réconforter à deux, ce serait peut-être pas si aisé que ce qu'on pourrait croire. J'acquiesçais tout de même d'un mouvement de tête quand il disait que je tenais aussi à elle, parce que c'était vrai. Je serait pas là sinon. « C'est de notre faute. » Non, non ça ne l'était pas. C'était complètement faux. Là, je n'était pas d'accord avec ce qu'il disait, et en plus, il parlait en mon nom. Peut-être que c'était juste moi qui était con. Moi qui n'arrivait pas à me mettre dans la peau de Sea. Je pourrais jamais en même temps, je n'étais pas une fille, je ne serais jamais une femme. Jamais je ne pourrais mettre un enfant au monde et savoir ce que cela fait. Mais c'était pareil pour Tristan, quoi qu'il en dise, il ne pourrait pas se mettre à sa place non plus. Même s'il faisait son gentil, même s'il lui montrait à quel point il pensait vraiment que c'était de notre faute, même s'il faisait son attentionné. « Parle pas pour moi pour ça s'il te plait. D'accord, je tiens à toi Sea mais je n'pense pas que ce soit de notre seule faute et que t'ai un droit de nous détester si fort comme tu dis. Fin je sais pas, un ou plusieurs spermatozoïdes tout seuls ça ne peut rien faire non ? Sinon moi et Zackary on aurait déjà des gosses. » Je disais ça calmement, même quand je parlais et je regardais Tristan. J'étais pas là pour m'engueuler, à vrai dire, je n'aimais pas vraiment ça les engueulades alors juste entendre Sea qui criait toute seule, ça me faisait mal aux oreilles et ça me stressait parce que j'avais du mal à supporter les crises. J'essayais de montrer mon point de vue, même si j'étais presque sûr qu'aucun des deux ne le partagerait. Normal, Sea venait juste de nous déversait sa haine, et Tristan tel un mouton la suivrait et boirait ses paroles, qu'elle dise la vérité ou non. Je pouvais bien être hypocrite comme je l'ai déjà fait et tout lui lasser passer, mais j'avais plutôt l'habitude d'être honnête avec ma meilleure amie, que ça blesse ou non. Apparemment elle aussi, elle se foutait complètement de savoir si ses paroles nous blesseraient ou pas. « Sea, tu vas y aller, tu vas voir ton enfant sur la radio. Tu vas le voir si petit et tu vas l’aimer. Sea, tu ne seras pas la maman parfaite, parce qu’elle n’existe pas. Tu seras une maman géniale parce que tu prends déjà soin du petit. Tu sais que je suis là. Je ne suis pas doué, mais je t’ai promis d’être là. » Ils avaient l'air d'être dans leur petite bulle, et je me regardais dans le miroir de l'ascenseur. Là j'étais plus d'accord avec ce qu'il disait. C'est souvent comme ça non ? Il suffisait de voir la forme du scan, même s'il était difficile pour des gens pas qualifiés comme nous de comprendre où était la tête et le corps du bébé, et des fois ça suffisait pour tomber amoureux du petit alien, comme elle l'avait dit. Moi, j'avais déjà ce sentiment bizarre en moi, cet élan d'amour que je savais que j'aurais en puissance multipliée une fois que je l'aurais vu, et une fois qu'elle aura accouchée. Il fallait croire que depuis Zackary, j'aimais beaucoup plus les choses, et même les gens. « Souris, s’il te plaît. Ce n’est qu’un mauvais moment à passer.  » Et puis peut-être que ça allait bien se passer. Je sais pas, je pense que c'est surement moins un mauvais moment qu'au moment où elle accouchera réellement. Je soupirais doucement, afin de prendre un peu confiance, et je faisais un pas vers eux, m'appuyant contre l'une des parois de l'ascenseur. « Ça va aller. Je suis là, Tristan est là, Guilia est là. On en sait peut-être pas trop sur tout ça lui et moi, mais Guilia aura les mots et elle saura te rassurer. » Je savais peut-être que je cassais leurs moment, mais ils avaient l'air d'avoir fini de parler, donc bon. J'espérais tellement qu'on se sente tous bien et en confiance – ouais, mais l'autre là. J'aurais aimé qu'on ai tous pas peur. Je sortais de ma poche un paquet de mouchoir afin d'un passer un à Sea pour sécher ses larmes, et j'appuyais à nouveau sur le bouton afin de redémarrer l'ascenseur. C'était le grand moment, je pensais, quand enfin les portes s'ouvrèrent et qu'on sortait tous.


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Dernière édition par Lucifer "Luc" Norris le Ven 10 Oct - 13:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Déterminée à foutre un peu de bordel partout où je passe. (sémuc) Déterminée à foutre un peu de bordel partout où je passe. (sémuc) EmptyDim 17 Aoû - 10:18


C'est vrai j'avais peur. Je me sentais comme possédée. J'étais habitée par un autre. Un alien. Un étranger qui modifiait mon corps et le dirigeait. Un être qui avait ses gouts, ses désirs, et qui me commandait de l'intérieur. C'est lui qui me réveillait tous les matins. Lui qui jouait avec les aiguilles de mon horloge interne. J'étais marmotte le jour, et chauve souris la nuit.

J'étais prise de panique. Pas seulement pour moi, mais pour l'être qui grandissait de plus en plus en moi. Cette alien qui avait le contrôle sur ma personne, qui jouais avec mes nerfs, mes envies et mon humeur. Il avait fait de moi son terrain de jeu, et il ne suffisait que d'un geste de sa par pour que j'avale trois bûche de noël sans respirer. J'étais à sa merci, et je me suis rendue compte entre le départ de l'ascenseur et son arriver, qu'à sa sortit, je serais le maître du jeu et que j'aurais pour tâche de faire en sorte qu'il est une bonne vie. On m'a dit un jour que les enfants avait besoin d'avoir où ils vont, un mode d’emploi, un exemple, une démo, peut importe, il fallait juste qu'ils voient comment ça devaient se dérouler avant de le faire à leurs tour. Or, à cette instant précis l'enfant que je suis ne sait pas où il va. Il se lance en faisant «  comme les grands  » en sachant qu'il n'est pas grand et qu'à un certain moment ça va bloquer et devenir un grand bordel. Et ce n'étais guerre la faible aide de Némo et Lucifère, aussi grande et bénéfique soit-il, qui l'aiderais.

Prise de panique, je stopper l'ascenseur et des chaudes larmes dévaler mes joues, retombant dans ma nuque avant que j'essuie le tout avec la manche de mon pull trop large. Je pleurer, bafouiller à quel point la vie est dure et serais dure et n'attendais qu'une seule chose   : qu'on me rebooste. Au lieu de ça, mon taré de petit ami ne faisait qu’enfoncer le clous, étant maladroit dans la vie de tout les jours, je ne m'attendait à ce qu'il soit maladroit avec les mots également. « Ma mère est morte avant ma naissance, tu peux pas faire pire. » il souris, puis c'est rendue compte de l'horreur qui venait de traverser sa bouche. Luc lui lancer un regard noir, j'ai juré l'avoir entendue miaulé de désespoir en roulant des yeux. Il pensait peut être faire mieux, et pourtant ce ne fût pas le cas. « Et moi, mes premiers "parents" m'ont battus. Tu vas gérer, même si tu ne penses pas être faite pour ça. » avait-il rajouté, d'un ton non-chaland. Jouais t-il a celui qui arriverais à me faire culpabilisé en premier  ? Mon enfance avait été financièrement et sentimentalement parfait, en dehors du fait que je vivait entre quatre mur et que je n'avait guère plus d'amis que ma mère n'avait d'autorité sur moi. Je vivait dans un immense château ou ma mère était ma meilleure amie et mon père le grand frère que je n'avait jamais eu. Et dans toute cette vie de princesse, je trouvais encore le moyen d'être malheureuse. Ma mère m'aimais et mon père aussi, et le royaume entier également. « On s'en va. » finissait-je par expirer sans bafouiller, d'une manièe assez ferme et sûre de moi. Même si en réalité, mon corps entier trembler sous la pression et les mauvaise décision.  «    N..non.  » « On n'peux pas partir Sea. » me répondit les deux meilleurs amis du monde. Je soupirais, suffoquer, laisser les larmes dévaler sur mes joues et retenir la morve qui dégringoler, à nouveau. Je rouler des yeux, les trouver pénible autant qu'ils sont et souhaiter secrètement que les rôles soit inverser. Oui, c'est ça que je voulais. Que les rôles soit inverser. Qu'ils supporte l'alien, ses coups de gueule, ses humeurs, ses envies, qu'ils ont tout ça en live. Qu'ils sentent sa présence tout les matins au dessus de la cuvette des toilettes vidant mon estomac pour avoir plus de place. Qu'ils frisonne à ses envies étranges de bouffe qui ne vont pas du tout ensemble. Qu'ils ris, pleure, hurle, selon son humeur. Qu'ils le cachent avec de trop gros pull et une mine horrible à cause des nuits blanches qu'il aura envie de faire. J'aurais envie de ça, d'un échange, rien qu'une journée. Que je devient cette personne sur le banc de touche qui a le droit d'abandonner quand ça va plus, de prendre le large et me casser au skate parc avec mon copain gay quand les choses deviennent trop sérieuse ou de skatte sur le canapé d'Heloïse quand le ton monte avec cette folle qui me sert de petite amie. Voilà ce que j'aurais voulue, un simple et ridicule échange de rôle. Ils portent, ils assument, ils supportent les moqueries, les messes basses, les Clémences, ils le cachent, ils jonglent avec les cours et l'alien, ils se font catalogué de salope, ils ont leurs casier tagger par des « grosses putes », ils portent l'alien. Et moi, oh moi, je prendrais ce fabuleux second rôle de pouvoir m'extirper quand l'envie me vient, d'écoute ma copine ou ma meilleure amie se plaindre d'une oreille parce que c'est trop dur de dormir sur le dos, je partirais si l'envie me vient quand finalement l'idée d'avoir un être de ma chair ne me conviendrait plus. Je bafouiller des conneries, je soupirais, je pleurer et tout ce qu'une hystérique contrôler par les pulsion ferais. Tristan panique, il panique tout le temps. Il me regarde avec ses yeux de merlan fris, il voit la pelote de l'aile que je suis, je suis tout emmêler dans mes idées, dans mes penser, j'ai besoin qu'on me dé-emmêler , qu'on m'aide à aller mieux, mais il ne sait pas sur quel fil tiré. Si il tir sur le mauvais fil, il risque de m'emmêler encore plus, il risque même de me bloquer, alors il va dans mon sens, il tir sur un fil déjà démêler et l'adoucis à sa manière. « Oui, je … Tu as raison. Mais je crois pouvoir parler aussi au nom de... Luc, mais on tient à toi. »  Luc n'étais pas d'accord. Il grogner, gros minou qu'il est, mais ne broncher pas durant l'émouvante prise de parole de son pire ennemie. « C'est de notre faute. » Il l'avait admis. Mais est-ce vraiment ce que je voulait entendre ? Je voulais juste qu'il partage ma peine et mes angoisses aussi grande était-elle, le faire dire ce que j'avais envie d'entendre n'étais pas réellement ce qu'il me fallait. Il m'a pris la main, ma sourit comme il savait le faire. De ses dents blanches, de ses fines lèvres, de la fossette qui creuser un coin de sa joue. Il avait tiré sur le bon fil. . « Parle pas pour moi pour ça s'il te plait. » ronchonner Luc. « D'accord, je tiens à toi Sea mais je n'pense pas que ce soit de notre seule faute et que t'ai un droit de nous détester si fort comme tu dis. Fin je sais pas, un ou plusieurs spermatozoïdes tout seuls ça ne peut rien faire non ? Sinon moi et Zackary on aurait déjà des gosses. » Disait-il calmement, le dos contre les rebords de l'ascenseur. Ce n'était pas leurs fautes, ou peut être ? Ou est-ce la mienne ? Ou est-ce celle du destin ? De la vie ? D'une accumulation de mauvais choix qui aurais fait de moi une victime d'une mauvaise plaisanterie de dieu ? J'en savait rien, je ne voulais pas le savoir et je ne voulais pas me lancer dans un débat avec Luc. Il a toujours était honnête avec moi, même quand je pensais que les compenser était de nouveau à la mode et qu'il n'a pas hésité à me dire que je ressembler à une pute canadienne. Il me tendais un mouchoir pour épargner mon pull que j'avais maltraité et appuyer sur le bouton d'arrêt d'urgence. Tristan écraser ses doigts contre les miens afin de me rassurer encore un peu.

Les portes s'ouvrit sur un grand et long couloir au couleur grisâtre. L'odeur était la même, désinfectant et pleure. J'avais le droit d'être terrifier, c'était trop pour une si jeune fille et pourtant, je me sentait coupable de l'être. « Sea ! » Guilia était là. Sa blouse blanche dans lequel elle flottait, et un ensemble rose pâle qui faisait ressortir la couleur de sa peau. Elle me faisait des signes de main tel un enfant qui venais de revenir de colo et voyait ses parents pour la première fois en deux semaines. Je lui fit un doux sourire, elle nous fit signe de venir. Je lâchais la main de Tristan pour m'avancer. Son bureau était le dernier sur la gauche, il donner sur une nurserie de petite bambin à peine né. Je ralentissais le pas en passant devant, ils étaient ridiculement petits, enrouler dans des draps de couleur selon les sex et leurs petites étiquettes avec leurs prénoms sur leurs berceaux. « ça va ? » m'as demander Guilia en me prenant les épaules du bout des doigts, je secouer la tête pour dire oui. Sans vraiment le penser. Elle invité les garçons a entré dans son bureau. Un grand bureau en bois, suivit d'une petite salle pour recevoir ses clients. « Vous êtes stressez ? » demandez elle en riant. Elle était détendue, c'était son boulot après tout, il n'y avait que la clientèle qui était plus différente de d'habitude. Elle me présenter les papiers que je devait remplir. Mon identité, où j'en était dans la grossesse et des questions au niveau de mon asthme. Je stresser, le stylos trembler tellement entre mes doigts que je n'arrivais pas à écrire. Luc s'en charger, il pris le stylos entre mes doigts et remplissait à ma place, il me connaissait assez pour remplis les formalités basique comme mon âge, ma taille et mon adresse. Je me disait « ça va bien se passer», je me disait « il est trop tard pour reculez » , je me disait « t'es pas une dégonfler Tysee, fonce tête baisser. » J’enlaçais mes doigts autour de ceux de Tristan, je respirais, expirais sous l'oeil bien veillant de la jolie Guilia. «  On y vas ?  » m'avait-elle demander de sa petite voix en balayant  le rideau pour ouvrir l'autre salle.


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MessageSujet: Re: Déterminée à foutre un peu de bordel partout où je passe. (sémuc) Déterminée à foutre un peu de bordel partout où je passe. (sémuc) EmptyJeu 11 Sep - 14:07


Sea ma douce et adorable, si seulement j'osais prononcer les mots qui brûlent en mon coeur.

Luc, si seulement nous nous étions connu autrement, j'aurai pu t'apprécier, t'aimer, mais tu as touché Sea au coeur et j'ai peur de toi. Peur que tu me remplaces.

C’était étrange, bien trop étrange de se retrouver entouré de Luc et Sea. J’ai naïvement cru que cela allait peut être s’estomper avec le temps, mais en tout cas là ça n’allait pas. Comment réconforter Sea ? Déjà qu’en temps normal je ne suis pas doué pour m’occuper des problèmes des autres, mais si quelqu’un me regarde et me juge c’est encore pire. Je tente, je propose des choses, mais je vois bien que Luc n’est pas d’accord avec moi. Vu les regards qu’il me jette. Pourtant je n’arrive pas autant à le détester que prévu, c’est comme si pour Sea je pouvais faire un effort. Je fronce les sourcils quand il prend la parole car il dit des choses qui font mal : la vérité. Il ose être honnête avec Sea. Moi la seule fois où j’ai été honnête, je lui ai brisé le cœur. Je savais que je n’aurai jamais dû l’être et pourtant quand Luc disait les choses Sea ne claquait pas les portes. Qu’avait-il le plus que moi bordel ? Je me force à garder un visage souriant et à lui tenir la main, parce que sinon j’aurai foutu un gros poing de jalousie dans la gueule de ce chat. Je me force à respirer calmement. Peut être que chacun à son rôle à jouer ? Peut être que je dois être là pour sourire et lui tenir la main pendant qu’il la remet sur le droit chemin ? Qui sait. Je hausse les épaules, un mouvement qui ne fait que répondre à mes pensées. Les deux doivent être perdu en me regardant faire mais je m’en fiche, parce que Sea me sourit. Un réel sourire, elle me rend mon propre encouragement et je sais que je suis à la place qui me sied de droit. Je ferme les yeux et imagine que je suis seule avec elle et que je l’embrasse. Pourquoi a-t-elle tenue à ce que Luc vienne déjà ? Quand je rouvre les yeux Luc parle à nouveau. « Ça va aller. Je suis là, Tristan est là, Guilia est là. On en sait peut-être pas trop sur tout ça lui et moi, mais Guilia aura les mots et elle saura te rassurer. » Il m’a mis en second, c’est malpoli en français courant, mais il m’a mis dans le lot. Je jette un coup d’œil à Sea et acquiesce. Que puis-je rajouter encore ? Rien.

Les portes finissent par s’ouvrir quand Sea s’est calmée. Elle a peur, mais elle se force. Elle avance dans le couloir. Je jette un coup d’œil à Luc et sort de l’ascenseur devant lui. Cette guerre ne s’arrêtera sûrement jamais. Ou alors à la naissance du petit bout, mais je dois avouer que si c’est Luc le père, je risque de le prendre très très mal. Encore une fois j’essaie de maîtriser mon souffle, bordel c’est Sea pas moi qui vais voir Guilia. D’ailleurs elle arrive, tout sourire et sa bonne humeur me rend malade. Elle est chez elle, elle connait tout ici et Sea stresse comme pas possible. Nous entrons dans le bureau et elle demande « Vous êtes stressée ? » J’ai envie de lui foutre mon poing dans la figure à elle aussi. Bien sûr qu’elle l’est, ça ne se voit pas ? Mais j’attrape les doigts de Sea et les serre contre les miens pendant que Luc prend le stylo. C’est lui qui remplit le document car la main de la plus belle fille de la terre tremble. Soudain je prends conscience que je ne la connais peut être pas assez. Si j’avais été seul aurais-je été capable de tout remplir moi-même ? J’en doute. Je ne fais peut être pas assez attention à elle.

« On y va ?  » Non, mais je lâche ses doigts et lui murmure à l’oreille « Je serais juste à côté. » avant de déposer un léger baiser sur sa joue.  Je le savais avant d’y entrer que je ne pourrais pas venir dans l’autre salle. Guilia nous appellera peut être après mais je dois d’abord passer quelques minutes seul avec Luc. Oh joie. La gynécologue ouvre le rideau et Sea s’enfui avec elle. Je reste dans la pièce, adossé contre le mur, les mains dans les poches. Quelques secondes de silence avant d’entendre la voix de Guilia s’élever de l’autre côté. Une curiosité malsaine s’élève et j’ai envie d’écouter, j’ai envie qu’il se taise aussi et de tout savoir. D’un autre côté je me dis que ce n’est pas juste pour Sea, qu’elle a le droit au peu d’intimité qu’elle possède. « Hum, elle, euh, t’aime vraiment en fait. » Je soupire. Pourquoi lui dis-je cela ? Je le savais, bien sûr, seulement c’est la première fois que je vois Luc et Sea ensemble. Avant elle s’était toujours démerdée pour nous séparer afin qu’aucun de nous ne tape l’autre. « Mais t’étais vraiment pas obligé de lui rappeler ses erreurs, putain, t’as vu comment elle était mal ? Et toi « ouais bah c’est de ta faute » cimer, elle le sait je crois. Tu as vu ce qu’elle a enduré ? Les gens qui lui ont tourné le dos ? Les insultes dans la rue ? Vraiment, super le meilleur ami. » Je souffle de rage. J’essaie de ne pas parler trop fort pour que Sea ne panique, mais je n’y peux rien si la rancœur s’est accumulée dans mon cœur.



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MessageSujet: Re: Déterminée à foutre un peu de bordel partout où je passe. (sémuc) Déterminée à foutre un peu de bordel partout où je passe. (sémuc) EmptyMer 8 Oct - 20:21


you’re just a small bump unborn in four months you’re brought to life. you might be left with my hair but you’ll have your mother’s eyes. i’ll hold your body in my hands, be as gentle as i can, but for now you’re a scan of my unmade plans. a small bump in four months you brought to life.

Enfin les portes de l'ascenseur s'ouvraient, et j'allais enfin pouvoir sortir, respirer un peu mieux que dans cette boîte. Le con se dépêchait de sortir juste après Sea et avant moi, et je me retenais même pas de lever mes yeux au ciel. Apparemment, les gamineries n'étaient pas prêtes de s'arrêter aujourd'hui. Giulia arrivait de suite, avec son grand sourire chaleureux présent pour surement nous calmer, nous donnait confiance, ce qui ne marchait pas plus que ça à ce moment-là. Tout ce que je voulais savoir, c'est si le bébé de Sea irait bien, s'il continuait tranquillement de grandir sans malformation ou problèmes quelconque. On s'asseyait à son bureau, passant d'abord devant une petite nurserie sur laquelle tu posais rapidement tes yeux, te disant que dans quelques mois, ton bébé ou celui de Tristan ce retrouverait là. Avant d'être prise en charge, Sea avait quelques papiers à remplir, surement pour constituer son dossier. Je posais mes yeux sur elle, qui essayait d'écrire, mais qui finissait par trembler, dans l'incapacité de répondre à quoi que ce soit. J'allais pas la laisser comme ça, alors j'attrapais doucement son stylo, ses papiers, et je commençais à remplir ce dont je savais, des choses simples comme son nom, son anniversaire, ses problèmes de santé... J'essayais de faire rapidement, lisiblement et du mieux que je le pouvais pour aider au mieux Giulia. Je lui tendais les papiers quand j'ai fini, et elle demandait à Sea si elle était prête, avant que toutes les deux partent dans l'autre salle, et moi je restais là, assis devant ce bureau de bois, une chaise me séparant de Tristan.

Attendre, c'était le mot d'ordre. Il suffisait d'attendre un peu que Giulia raconte surement de quoi il en retournait, comment ça allait se passer, et j'essayais de ne pas concentrer sur la voix de la gynécologue, de faire fi de tout. Quelques minutes, et puis elle nous rappellerait, et on pourrait regarder les images, et comment ça se passait. « Hum, elle, euh, t'aime vraiment en fait. » Je tournais ma tête vers lui, parce qu'à vrai dire, je ne m'attendais pas vraiment à ce qu'il se mette à parler. Ouais, j'ai été naïf, j'ai réellement cru qu'on allait pouvoir attendre tranquillement dans un silence pesant avant que Giulia revienne nous chercher. Il fallait croire qu'il était toujours là pour m'étonner le petit, mais je ne savais pas quoi lui répondre, et je sentais qu'il m'envoyait sur une pente glissante. Il avait toujours été jaloux de moi, c'est ça ? Sinon, comment expliquer qu'à la seconde où Sea me présentait à lui, il m'a détesté. Je n'avais rien contre lui moi au tout départ, ce n'était pas de ma faute si son cerveau marchait mal et qu'il ne comprenait rien quand on lui racontait quelque chose. Il voulait toujours croire que quelque chose entre moi et Sea existait ? Soit, qu'il le pense s'il aimait se stresser pour rien, moi je savais de quoi il en retournait. Mais là, je ne voyais pas bien où il venait en venir. « On est meilleurs amis. » Je répondais, haussant mes épaules. C'était ça mon boulot hein ? Ne pas envenimer la bête parce qu'on était dans un hôpital et parce qu'il était du genre à se monter tout seul la tête, ou à ne pas comprendre le sarcasme. Oui elle m'aimait vraiment, je l'aimais vraiment, on était amis depuis que j'ai atterri dans cet endroit tellement différent. Il fallait qu'il s'y fasse, comme moi je m'efforçais de l'avoir en face de moi et de rester calme. « Mais t'étais vraiment pas obligé de lui rappeler ses erreurs, putain, t'as vu comment elle était mal ? Et toi « ouais bah c'est de ta faute » cimer, elle le sait je crois. Tu as vu ce qu'elle a enduré ? Les gens qui lui ont tourné le dos ? Les insultes dans la rue ? Vraiment, super le meilleur ami. » Je crois qu'à ce moment-là, j'avais jamais changé aussi vite d'expression et de ressenti de ma vie. Même pas lorsque que Sea m'a dit qu'elle était enceinte de moi je me suis transformé comme ça. Et là, j'avais ce blaireau devant mes yeux, et je ne pouvais empêcher la rage s'emparer de moi. J'étais quelqu'un de posé habituellement, j'essayais toujours d'être plutôt calme et réfléchit, et cela même lorsque j'étais énervé. Je me disais que montrer sa colère ne servait à rien, et qu'il serait plus intéressant de faire payer la personne subtilement. Mais je ne pouvais pas laisser passer ça. J'aimais jouer, me faire passer pour ce que je n'étais pas, mais bizarrement, ça m'horripilait quand les autres le faisait. Et ce mec était sérieux, il se faisait passer pour un sain quand tout ce qu'il était, c'était une grosse merde. Il me parlait réellement là, les yeux dans les yeux ? Il pensait vraiment avoir le droit de porter sur son visage ce petit air de rage ? Non, non il n'en avait aucunement le droit. Il fallait que je me calme, il fallait que je me calme, mais rien ne marchait. « Ne me parle pas de ce qu'elle a enduré. » Je commençais, ma voix tellement dure, que je n'étais à cet instant-là, même pas sûr de me reconnaître. J'utilisais toute ma force pour ne pas lui coller un coup de poing dans la mâchoire – et quel aurait été le plaisir de toute manière ? Vous étiez dans un hôpital, il aurait été soigné dans l'instant. Mais je ne le supportais plus, pas après ce qu'il venait de dire. Qu'il dise des conneries sur moi, ça passait, je pouvais me défendre, mais là, il allait un petit peu trop loin dans le rôle du petit copain parfait pour moi. Il prenait qui pour des débiles ici ? Comme si personne n'était au courant de l'autre facette de sa personnalité. « Fait pas celui qui était là pour la supporter pendant toutes ses étapes, parce que tu n'étais pas Tristan, tu n'étais pas là. » Je disais en appuyant bien sur la dernière partie. Ça me mettait en rogne, c'était comme ça. Je pouvais comprendre calmement le fait qu'il n'ait pas apprécié que je me désolidarise de lui, que je n'étais pas d'accord pour tout mettre sur notre dos et dire oui sagement à tout ce que pouvait nous foutre sur la gueule Sea. C'était son petit-ami maintenant, et j'étais dans la capacité de comprendre qu'il aurait préféré pour une fois que je joue la comédie comme je savais le faire, et que je mente. Mais qu'il me balance, à moi, tout ce qu'elle avait enduré ? Qu'il ose se pointer ici, et me dire de telles choses quand ce merdeux n'était pas foutu de faire la part de son travail ? Oh non, je n'étais pas prêt de le laisser s'en sortir avec ses mots, car la vérité, c'est qu'il ne savait rien. Il était spectateur pendant tout ce temps, il fermait les yeux, il n'était pas là. Il n'avait jamais été là. Qu'il ferme sa gueule, car il ne savait rien. Et ce n'était pas car maintenant monsieur était de retour sur son cheval blanc, que ça allait changé le passé et ce qu'il en était vraiment. « Commence pas par ouvrir ta petite gueule sur les gens qui lui ont tournés le dos, parce que t'es le premier connard à l'avoir fait. » Je continuais, toujours, et je n'étais à vrai dire pas prêt de m'arrêter. Je ne comptais pas le laisser dire plus de conneries, je ne comptais pas le laisser mentir et se valoriser une nouvelle fois. Je ne comprenais même pas à quoi ça lui servait de se donner le beau rôle, quand il le disait à moi, et que personne autour ne pouvait l'entendre. Ce mec, il était à l'origine de tous les problèmes. De tous les problèmes de Sea. Il pensait qu'en tant que son meilleur amie à elle, j'allais oublier ça ? J'allais oublier tout le mal qu'il lui a fait grâce à son sourire de charmeur et à ses petits cheveux bruns ? Non, non. Tout était bel et bien indélébile à jamais dans ma mémoire, c'était comme ça, j'oubliais pas, j'oubliais jamais. Il était le premier à être parti. J'étais le second à être au courant pour la grossesse de Sea, mais ce mec était le premier à s'être enfuit. Il était le premier à avoir laisser tombé Sea dans l'histoire, le premier à l'avoir mis au plus bas alors que cette aventure inconnue n'était même pas encore commencée. Qu'il n'ose même pas ouvrir sa bouche en parlant de ceux qui lui ont tourné le dos, parce que je ne faisais pas parti de ces gens-là. Moi, quand elle m'avait annoncée la nouvelle, j'avais su prendre mes responsabilité. Je ne pensais pas seulement au bébé qui allait sortir d'elle et qui m'effrayait, mais j'avais pensé à Sea et à la difficulté que ça avait dû être pour elle de m'annoncer ça, de découvrir ça, et d'avoir vu ce qui était censé être son mec la laisser tomber. Peut-être avait-elle aussi peur que je la laisse seule aussi. Moi, j'avais pensé à elle avant de penser aux conséquences qui viendraient avec la naissance du bébé. Moi, je n'avais pas été un lâche. Je le trouvais injuste qu'il me balance ça comme si je n'avais rien vu, alors que j'avais toujours été aux côtés de Sea, que j'avais vu les gens partir l'un après l'autre, et que j'avais enduré avec elle tout ce qui venait, pour ne pas qu'elle se sente seule et totalement rejetée. « Moi j'étais là, d'accord ? Et peut-être que si les gens l'auraient vu enceinte, mais avec un mec amoureux et qui l'assume à ses côtés, elle s'en serait moins pris dans la gueule. » Je le pensais, comme je pensais tout ce que je lui disais. Être enceinte à un si jeune âge, j'avais remarqué que ce n'était plus comme à mon époque, et que c'était de plus en plus choquant. S'il n'y avait pas les paroles et les insultes, il y avait toujours les regards qui suivaient le ventre qui grandissait partout, à chaque instant. Être enceinte quand on n'était pas encore majeure, quand on était encore à l'école, ça pouvait bousiller une vie, et ça renforçait assurément la force morale par tout ce qu'on pouvait se prendre à la gueule chaque jour. Mais tout ça, ça aurait pu être amoindri. Les gens l'avait beaucoup traité de pute, mais je n'étais pas complètement sûr que ce soit car elle était si jeune. Elle avait peut-être couché avec moi sans qu'il n'y ai de sentiments, mais c'est Tristan qui aurait pu faire la différence aux yeux des autres. S'il se serait tendu fièrement près d'elle pendant tout ce temps, si on l'aurait vu à ses côtés avec un sourire heureux sur son visage quand on faisait référence au bébé, si il aurait prit le temps de démonter d'un regard ou de quelques mots bien placées tous ceux qui avaient tagués des atrocités sur son casier ou qui l'avaient traités en face, peut-être que les gens auraient finit par agir différemment. Peut-être que les gens auraient finit par voir un couple uni, jeune mais s'aimant tellement qu'ils étaient presque prêt à avoir ce bébé, restant soudés face à tous les problèmes qui viendraient s'immiscés. Même pas. Ce qu'ils ont vu c'est Sea, jamais au meilleur de sa forme, entouré de Lys et moi, parce qu'elle avait que ça. Je prenais une grande inspiration, parce qu'il fallait que j'arrive à me calmer. Si j'étais un chat, si j'avais encore de longues griffes rétractables, je lui aurais déjà défiguré son visage de connard de griffures profondes. Mais je ne l'étais plus, et j'essayais de devenir quelque peu meilleur, alors il fallait que je respire, et que je ne le laisse pas complètement ruiner ma santé. Je n'avais pas tout à fait fini, alors je laissais ma violente rage se ranger, et je reprenais. « Alors non, je ne suis peut-être pas le meilleur ami du monde, mais je me suis promis que je serais toujours honnête avec ma meilleure amie, même quand elle est au plus bas. Et que je n'accepterai pas qu'elle me rabaisse ou qu'elle ose dire qu'elle me déteste juste parce que l'envie lui prend. Si toi t'acceptes ça, j'm'en moque, mais pas moi. » Je finissais. Je jouais la comédie, mais pas avec certaines personnes. Il y en avait qui méritaient mieux que ça, et Sea faisait parti de ceux-là. Lui il avait son rôle de petit-ami, celui qui devait arrondir les angles et toujours sourire et accepter les mauvaises humeurs de sa copine. D'un côté ça me faisait rire, ça me plaisait bien son rôle de soumis, car après sa fuite, il n'avait plus rien à dire s'il ne voulait pas se faire défoncer la gueule par Sea ou moi. Et il voyait comme ça tout ce qu'il avait raté du début de la grossesse, avec les hormones qui jouent au yo-yo. Moi, j'étais le meilleur ami. Je disais la vérité, et elle savait au moins que ma vision des choses n'était pas biaisée par mes sentiments vis à vis d'elle. Que j'allais lui montrer quand elle allait bien trop loin, hormones ou pas hormones. Que je serais juste, et toujours le même.


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MessageSujet: Re: Déterminée à foutre un peu de bordel partout où je passe. (sémuc) Déterminée à foutre un peu de bordel partout où je passe. (sémuc) EmptyJeu 30 Oct - 11:59


Sea ma douce et adorable, si seulement j'osais prononcer les mots qui brûlent en mon coeur.

Luc, mon ennemi de toujours et encore plus en ces jours-ci. Ne compte pas sur mon pardon.
« On est meilleurs amis. » Quelques mots que je n’arrive pas à croire. Malgré tout ce qu’elle m’a dit, malgré tout ce que tout le monde m’a dit, malgré les rumeurs qui courent sur Luc. Non, je ne peux le croire. Des meilleurs amis ça ne couche pas ensemble, je suis désolé. Je fais semblant de sourire, avant de me rendre compte que je n’en ai même plus besoin. Sea n’est pas là, ce n’est plus la peine de jouer la comédie pendant qu’elle se fait trifouiller le ventre, ce n’est plus la peine de mentir et d’accepter la présence de Luc. Je sais que je ne pourrais jamais le faire de toute manière, avec son petit air supérieur, son petit regard en coin. Il est si mignon qu’il m’insupporte encore plus. Je le hais, je le déteste. Pour tout ce qu’il représente. Alors je lâche ces mots qui m’habitent le cœur, ces mots que je lui réserve à lui seul. Et la réponse ne se fait pas tarder. Encore plus belle que dans mes rêves. Une dispute, c’est peut être la première que l’on a de la sorte. A voix basse pour ne pas alerter la belle Sea dans la pièce d’à côté. Sans bouger pour ne pas se frapper et déclencher une émeute. Oui, juste par des mots. Sûrement la plus violente de toutes les bagarres, celle qui laisse le plus de trace dans le cœur. Car les blessures s’effacent avec le temps. Les mots, eux, restent gravés pour toujours. « Fais pas celui qui était là pour la supporter pendant toutes ses étapes, parce que tu n'étais pas Tristan, tu n'étais pas là. » Oui, cette phrase restera gravée dans ma mémoire pour toujours. C’est de ma faute, j’ai si mal. Je me sens tellement coupable, mais comment me justifier devant lui ? Il ne veut rien savoir de toute manière, il ne comprendrait pas. Comment comprendrait-il ? Lui qui a sûrement été choyé et bordé d’amour. Lui qui avait le choix d’aimer ou non. Non, c’était impossible à décrire. Je ne pourrais pas m’expliquer, de toute manière cela ne servirait à rien, je n’avais pas les mots pour cela. « Commence pas par ouvrir ta petite gueule sur les gens qui lui ont tournés le dos, parce que t'es le premier connard à l'avoir fait. » Il avait raison, bien sûr, mais chacun de ses mots étaient un poison. Une douleur dans mon estomac. Un mal qui me ronge de l’intérieur. Je fermais la gueule, pour l’instant et me forçait à sourire. Avec méchanceté. Je ne voulais pas qu’il sache combien ses paroles me blessaient par leur véracité au plus profond de moi. Alors je continuai à le provoquer en faisant semblant de rire, mais mon sourire me semble si faux, mes pommettes ont mal de ce mensonge. « Moi j'étais là, d'accord ? Et peut-être que si les gens l'auraient vu enceinte, mais avec un mec amoureux et qui l'assume à ses côtés, elle s'en serait moins pris dans la gueule. » Non, elle n’en aurait pas pris moins plein la gueule, ils l’auraient juste supporté à deux. De toute manière je n’aurai pas pu aller au lycée avec elle, et puis j’avais des heures de cours et toutes mes heures à la piscine et … oui, c’était tellement plus simple de se trouver des excuses dans tous les sens au lieu d’assumer. Tellement plus simple de se voiler la face. Mon sourire perd de l’intensité. Ma rage double par contre. « Alors non, je ne suis peut-être pas le meilleur ami du monde, mais je me suis promis que je serais toujours honnête avec ma meilleure amie, même quand elle est au plus bas. Et que je n'accepterai pas qu'elle me rabaisse ou qu'elle ose dire qu'elle me déteste juste parce que l'envie lui prend. Si toi t'acceptes ça, j'm'en moque, mais pas moi. » Il semble presque respirer plus facilement. Il semble presque calmé. Comme s’il était fier de tout ce qu’il m’avait sorti, comme si sa parole était juste. BON OK elle l’était, mais ce n’était pas une raison pour le faire gagner cette joute verbale. Je me fis craquer les muscles du cou avant de plonger mon regard dans le sien. « C’est tout ? Ou tu as encore une liste longue de ce que tu me reproches ? J’suis sûr que tu l’as préparée à l’avance d’ailleurs et que tu as mesuré tes arguments. C'est bien, brave meilleur ami. » J’avais rien à dire. Je ne pouvais pas passer après lui. Après tout ce qu’il m’avait reproché, j’avais rien à lui reprocher. A part avoir couché avec elle, mais ça, je ne pouvais le faire sans insulter aussi Sea et ça avait déjà été une grosse dispute, largement suffisante. Oh et après tout. « Un meilleur ami et là pour dire les choses selon ton point de vue ? Très bien. Et un meilleur ami gay est là pour coucher avec sa pote quand elle en a besoin ? C’est ça ta définition du meilleur ami ? Très bien, juste désolé hein de ne pas avoir la même. Désolé de ne pas être parfait. Peut être que pour qu’on se rapproche et qu’on soit pote, je pourrai aller coucher avec ton mec ? Tu dois bien en avoir hypnotisé un… » Je rageais, mes paroles dépassaient mes pensées. J’allais trop loin, je le savais. Je n’aurai jamais dû, mais je le haïssais tellement qu’il n’y avait pas de limites. Mieux, qu’il n’y avait pas de raison de mettre des limites. « Oui, on dérive du sujet, parlons de moi puisque je suis ton sujet préféré. Je n’ai peut être pas toujours été là, c’est vrai, mais franchement tu ne connais pas toute l’histoire. Alors ta gueule. Juste tais-toi. Ne me juge pas pour ce que tu ne connais pas. Vraiment, monsieur le grand justicier, c’est très honorable, mais putain de merde, ça te va tellement pas. J’ai rarement vu un mec aussi égoïste que toi. » J’avais envie de lui cracher à la gueule. De lui montrer qu’il n’était qu’un moins que rien. On était peut être deux moins que rien, mais j’avais au moins la décence de le reconnaître. « Bref, continues à péter plus haut que ton cul, mais ne fait pas genre que tu sais tout mieux que tout le monde. Peut être que oui, j’essaie de me rattraper, mais parle-lui mieux, c’est tout ce que je te demande. » Bordel.



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Déterminée à foutre un peu de bordel partout où je passe. (sémuc)

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