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MessageSujet: AZMA ► fausse alerte. AZMA ► fausse alerte. EmptySam 17 Mai - 12:38


w/ Azazel and Chayma

J'avais une mine de déterrée comme si mon monde venait de s'écrouler. Voyez-vous, ce matin j'avais débarqué en trombe chez mes sœurs pour leur faire part d'un petit problème dont je dois faire face. Il se trouve que depuis quelques semaines, deux voir plus, j'avais un retard dans mes règles, un truc anormal apparemment étant donné que j'avais fait des recherches sur le net et lorsqu'une fille avait un retard de plus d'une semaine, si ce n'était pas normal, il fallait absolument qu'elle aille voir un docteur. Je n'arrivais toujours pas à comprendre comment le corps humain marchait. Déjà dans mon monde je n'étais pas habitué à saigner chaque mois et alors là, si je devais en plus voir des changements ça me faisait flipper davantage. Mes sœurs m'avaient conseillé d'acheter un test de grossesse, car il se pourrait bien que je puisse éventuellement être enceinte. Pourtant, je prenais la pilule. Il se pourrait bien malheureusement, que je puisse avoir oublié d'en prendre, soit lorsque j'avais couché avec Rox, soit avec Azazel. Puis merde, tout ça c'était trop à encaisser. Sans plus tarder, j'avais suivi les conseils de mes sœurs et je m'étais immédiatement acheté un test en espérant qu'elles puissent se tromper et que je n'étais totalement pas enceinte. 00H00 heure tapante, je tenais le test en main, assise au sol de ma douche fixant cet objet prise d'inquiétude. Je devais me fier aux couleurs, seulement, je ne m'y connaissais pas et prise de panique, j'avais complètement déchiré la boite et avec, les instructions du test. Bravo Chayma !. Quoi qu'il en soit, pour moi si ça devenait foncé, cela voulait dire que j'étais enceinte c'était logique et si ça devenait clair, cela voulait dire que je ne l'étais pas. Fermant les yeux, le moment était venu pour moi de découvrir. J'ouvrais un oeil puis le second, lorsque mon regard loucha sur la couleur. Elle était foncée !. Je me levais immédiatement, faisant les cent pas complètement en trombe. Je ne pouvais pas réveiller mes sœurs, je ne pouvais rien faire à cette heure-ci. Je passais une main dans mes cheveux, me maudissant à chaque fois que je regardais ce test, test que je finis par déposer sur le support du levier avant de me diriger vers mon lit et de m'y laisser tomber. Maintenant, mille et une question fusaient dans ma tête, j'étais enceinte et le pire dans tout ça c'est que je ne savais pas de qui je l'étais. Finalement, j'avais besoin de remontant. Je descendis en cuisine attrapant une bouteille de vodka que je commençais à descendre petit à petit, je voulais me saouler pour oublier cette nuit. Je ne m'y connaissais vraiment pas en bébé alors comment je pourrais devenir mère ?. Quelques heures plutard, j'entendis sonner à ma porte. Enfoncé dans mon fauteuil, bouteille de vodka en main et à moitié saoul, je me levais pour aller ouvrir. Azazel. « Tu choisis mal ton moment toi ! Retourne d'où tu viens ! Je ne veux voir personne ce soir. » Waw, quel accueil dit donc. Oui, mais non seulement je n'étais pas dans mon état normal, mais en plus de ça, j'étais de très mauvaise humeur à cause de ce maudit test. Ce que je ne savais pas, c'est que je m'étais complètement gouré de résultat, la couleur claire signifiait que j'étais enceinte et celle du foncée que je ne l'étais pas et moi, j'ai fait tout le contraire en parfaite maladroite que je suis.

(c) darkdreams/marine
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MessageSujet: Re: AZMA ► fausse alerte. AZMA ► fausse alerte. EmptyLun 19 Mai - 19:18

I want you by my side
So that i never feel alone again.


La fumée grisâtre qui émane de cette cigarette que je consume lentement entre mes lèvres s’élève, s’écrase contre le plafond de la chambre, enduit la pièce de cette odeur particulière, pleure contre la fenêtre qui ne cède pas, reste fermée, impassible. Je fixe inlassablement le ciel qui souffre du manque de soleil, enchainant clope sur clope, misérablement, sans aucune conviction.
En l’espace de deux jours, j’avais dis à deux femmes que je les aimais. En premier lieu, Alakay, qui devrait bientôt revenir de la boutique de fleur, à qui je l’ai dis deux fois avec un intervalle d’une soirée ; un amour calme et tendre, un amour tranquille mais pas toujours sage, un amour qui fait que je veux lui dévorer les lèvres mais d’avantage pour y laisser l’empreinte de ma bouche pour éloigner les imbéciles d’elle que pour rassasier un désir avare. Et puis, Chayma. Avec elle, l’amour était électrique et douloureux, idyllique mais pourtant sadique, masochiste, charmant et charmeur ; avec elle, les mots étaient sortis sans que je n’y pense, bien qu’après une brève hésitation ; spontané, direct, franc, je l’avais été.
Je l’aime.
Et j’aime Alakay. Mais pas de la même façon. Alors, aujourd’hui, avachi sur le lit après avoir décroché un petit boulot de plus, ce n’est pas à la douce biche que je pensais. Non, je pensais au fait que j’aimais Chayma. Et ça, c’était nouveau. Ça avait beau faire deux semaines déjà que je lui avais dit cela, et pourtant, je ne me lassais plus de rejouer la scène dans mon esprit torturé ; et de rejouer chaque scène ayant précédé l’aveu. Je m’étais habitué à la détester, à la haïr, à mépriser cette sirène des mers ténébreuses et ce soir là, j’avais avoué l’aimer. En étais-je seulement sûr ? Oui et c’est ce qu’il y a de plus effrayant. Aucune hésitation dans mon esprit, mais un léger silence quand j’avais décidé d’en parler. Et elle avait dit m’aimer aussi.
Et moi, je fume, je bois, je souris, je vis et survis, n’en parle pas à Alakay, bien que j’en meure d’envie ; j’ai si peur qu’elle le prenne mal, si peur de la voir énervé et de me sentir doublement coupable – car une amère culpabilité m’envahissait d’avoir ainsi dit à deux femmes les aimer. Si au moins, j’avais avoué être amoureux de l’une.
Mais le suis-je ?

J’entends la porte d’entrée s’ouvrir alors je me dépêche d’écraser ma cigarette sur le cendrier, ouvrir la fenêtre et sortir de la chambre, histoire que Féline ne me gronde pas comme elle aime le faire. J’y reviens cependant rapidement, prenant ma veste de cuir, mon paquet de cigarettes, mon briquet et finalement aller coller un baiser sur le front de ma colocataire en lui précisant que je lui enverrai un sms pour la prévenir si je ne rentrerai pas pour la nuit.
Et me voilà l’extérieur, resserrant la veste contre moi au contact de l’air frais. Même pas encore vingt heures.
Et le temps passe, alors que je déambule un peu partout, me reposant à peine quelques minutes sur un banc du parc. Je me souviens alors – sans avoir un instant réellement oublié, peut-être même en ayant fait exprès d’être venu jusque là – que Chayma n’habite pas loin. Et je me souviens ne pas avoir arrêté de penser à elle plus d’une minute, aujourd’hui en particulier. Un coup d’œil sur ma montre et je vois qu’il est minuit passé.
Qu’importe, je dois la voir. Pas seulement parce que rien que de penser à elle, un désir profond me broie les entrailles et m’embrume l’esprit, mais aussi et surtout pour apaiser cette faim de la voir, cette soif de lui parler, de la provoquer. J’ai besoin d’elle comme les lucioles ont besoin d’obscurité pour briller, crois en elle comme croit l’aveugle en ses oreilles.

Rapidement devant la porte de son appartement, je n’hésite pas un instant avant de toquer. Je m’adosse au mur d’en face en croisant les bras, levant les yeux vers le plafond avant de pousser un long soupire, épuisé par cette soirée et ce début de nuit.
Si elle dort ? Eh bien, elle n’aura qu’à se réveiller, je n’ai pas envie de m’en aller et j’ai vraiment besoin de lui parler – d’entendre sa voix, plus justement.
Un appel téléphonie ? Ouais nan. Et pour lui effleurer la joue alors ? Bref, je ne cherche que des excuses, la vérité est que j’ai besoin de se présence près de la mienne.
La porte s’ouvre tandis que je glisse mes yeux sur une Chayma titubante, livide, les yeux injectés de sang et, plus important, une bouteille d’alcool à la main. Je m’approche d’elle en une enjambée et place mon pied pour coincer la porte au cas où elle aurait la mauvaise idée de vouloir me la claquer au nez, vu ce qu’elle me dit. Mais les mots dont elle se sert pour littéralement me gifler glissent sur moi comme une bille sur une table parfaitement lisse et je pousse d’une main la porte en m’approchant d’elle, l’obligeant à reculer avant de refermer soigneusement derrière moi.

« Je choisis toujours mal mon moment, ma profession d’emmerdeur l’exige. Je suis ravi de voir que je te rends tellement folle que tu te mets à de la vodka pour noyer ton chagrin parce que je suis trop insaisissable. Sirène ou pas, fais quand même pas gaffe à pas t’y noyer, dans cet alcool. »

Mon mode sarcastique tourné en off, je lui retire brutalement la bouteille de la main et bios une longue gorgée de ce breuvage qui irrite la gorge et enchante le cœur, dix mille question s’entrechoquent dans mon esprit et me lançant des douleurs aux tempes.
Je braque sur elle un regard sévère et purement autoritaire, un ton menaçant imprégnant ma voix :

« T’essaye de la récupérer, je finis ce qu’il y a dedans, j’vais finir bourré, faire un coma éthylique et tu auras ma mort sur la conscience. Sois sage et dis-moi ce qui se passe Chayma. »

Ouais, comme si j’allais tomber dans le coma avec ce qu’il reste dans cette bouteille.
Parce que derrière l’air détendu qui a un instant régné sur mon visage, je suis complètement mort d’inquiétude, rongé par l’anxiété ; quelque chose est arrivé à ses sœurs ? À elle ? Une agression ? Une mort ?
Mon esprit bouillonne alors que je me dirige vers sa chambre en posant la bouteille sur le bureau, me tournant vers Chayma en m’approchant d’elle, laissant mes doigts dégager son visage de quelques mèches rebelles.
Quand on aime, on prend sur soi, on supporte ; mais avec une nature colérique, je me demande si cette nuit va prendre fin calmement.
Je me demande si je suis fait pour aimer.
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MessageSujet: Re: AZMA ► fausse alerte. AZMA ► fausse alerte. EmptyJeu 22 Mai - 18:23


w/ Azazel and Chayma

Un épais voile noir couvrait déjà entièrement le ciel de minuit. A l'extérieur, de gros nuages se pavanait dans le ciel s'amusant à cacher la lune et une légère odeur d'herbe mouillée flottait dans l'air frais et humide de cette soirée, d'ici quelques heures, nous allions avoir droit à une soirée pluvieuse. Par ailleurs, la plupart des habitants étaient sans doute déjà partis rejoindre les bras de Morphée à cette heure-là, jouissant d'un sommeil réparateur afin de se préparer pour une nouvelle journée le lendemain. Ce n'était néanmoins pas mon cas, j'avais préféré me noyer dans l'alcool plutôt que de rejoindre Morphée. Monde pourrie. Comment dit le dicton déjà ? Ah oui. Jamais deux sans trois. J'en conclue que ma vie allait être totalement merdique après cette nuit, après cette nouvelle. Moi enceinte ? Non mais vous me voyez avoir un gosse là ? Rien qu'en y pensant, j'avais la gorge nouée, le coeur affolé, les mains tremblantes et cette envie d'éclater pour la première fois en sanglot, mais j'avais aussi une envie de me défouler, de crier, de faire un meurtre et ce n'est pas pour vous mentir, mais l'idée de ne pas garder cette enfant m'avait immédiatement traversée l'esprit. Est-ce que j'étais capable de tuer ce pseudo petit "être" qui allait grandir de jour en jour dans mon ventre ?. Je ne sais pas, mais là sur le coup, sans réfléchir, j'étais bien capable de faire une bêtise. Vous voyez déjà, je me noie dans l'alcool qui est un breuvage destructeur pour une femme enceinte d'après ce que j'avais lu en arrivant dans ce monde. Sauf que je n'avais pas prévu ce soir, la présence de l'un de mes tourments, surement celui pour qui je perdais la tête. Mais là, il avait mal choisi son moment, il n'aurait jamais dû venir et je le lui fis savoir sans remords. Alors que j'allais lui refermer la porte nez, ce dernier la bloqua avant de la pousser pour s'inviter à entrer. Okey, là il cherchait vraiment la bête, s'il avait carrément décidé de n'en faire qu'à sa tête, tant pis, il allait prendre les pots casser. « Je choisis toujours mal mon moment, ma profession d'emmerdeur l'exige. Je suis ravi de voir que je te rends tellement folle que tu te mets à de la vodka pour noyer ton chagrin parce que je suis trop insaisissable. Sirène ou pas, fais quand même pas gaffe à pas t'y noyer, dans cet alcool. » Je titubais jusqu'à la table pour m'y accrocher, car je commençais à avoir une lourde migraine. Je fermais les yeux quelques secondes avant de les ouvrir dans un long soupir exaspéré. « Tu es tellement insaisissable que tu t'es retrouvé à frapper à ma porte ?. Je ne suis pas venue te chercher Azazel, c'est toi qui es là ce soir et tu sais quoi ? Va voir ailleurs si j'y suis, parce que je me répète encore au cas où t'aurais pas saisi, je ne veux voir P-E-R-S-O-N-N-E !. » Appuyant sévèrement sur le mot de la fin. Je ne faisais qu'envenimer la situation, mais s'il fallait jouer au tyran pour qu'il comprenne, j'allais le faire sans hésiter. Je voulais être seule bon sang ! Ce n'est pourtant pas difficile à comprendre. Et comme-ci ce que je venais de dire était entré par une oreille pour en sortir de l'autre, il se rapprocha de moi me lançant un regard limite menaçant avant de m'arracher la bouteille des mains et de s'en abreuver d'une longue gorgée. « T'essaye de la récupérer, je finis ce qu'il y a dedans, j'vais finir bourré, faire un coma éthylique et tu auras ma mort sur la conscience. Sois sage et dis-moi ce qui se passe Chayma. » Blasphème ! Comme-ci j'étais dupe. Je roulais des yeux avant de passer nerveusement mes mains dans mes cheveux les gardant à cet endroit un petit moment, remontant ensuite dans ma chambre sans broncher un seul mot de plus. Je fus immédiatement suivi par Azazel qui déposa la bouteille de vodka sur mon bureau et se rapprocha de nouveau afin de m'ôter quelques mèches du visage. L'une de mes mains vint repousser brutalement la sienne tandis que je reculais, assez pour ne plus être proche de lui, d'avoir envie de me loger dans ses bras et de pleurer toutes les larmes de mon corps. Non, je voulais davantage me laisser gagner par la colère, ainsi, je pourrais y faire face. « Mais p'tain va-t'en j'te dis !. » Ordonnais-je en posant l'une de mes mains sur mon front pour tenter de calmer la douleur qui s'empennait petit à petit à ma tête. Là, j'haussais terriblement d'un ton, mes yeux avaient pris une couleur rouge sanglante alors que coulait dans mes veines, la plus sombre partie de moi. « Crois moi que tu ne voudrais pas savoir que je suis ENCEINTE ! Tu ne voudrais pas savoir que je ne sais absolument pas qui est le PÈRE ! Tu ne voudrais pas savoir que je suis TOTALEMENT PERDUE, mais merde ! T'es content là ?, maintenant je t'en prie sors de chez-moi ! Ou je risque de devenir plus violente !. » Mes mains se posèrent sur son torse le poussant brutalement, assez pour qu'il fasse quelques pas en arrière et qu'il comprenne enfin que je n'étais pas dans mon état normal. Valait mieux qu'il lève le camp tout de suite. Peut-être que demain je regretterais amèrement d'avoir agis ainsi, mais ce soir non, j'étais beaucoup trop en colère pour le prendre dans mes bras ou encore l'embrasser.

(c) darkdreams/marine
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MessageSujet: Re: AZMA ► fausse alerte. AZMA ► fausse alerte. EmptyJeu 22 Mai - 22:41

Ça commence par un baiser, ça finit par un bébé.


Je n’avais jamais ressenti ce sentiment qui me ronge les entrailles, qui me noue le cœur, qui pèse sur mon âme ; jamais avant aujourd’hui.
Il y a bel et bien Alakay pour qui je remuerai ciel et terre, il y a bien cette douce biche reconvertie en humaine dont j’ai vitalement besoin ; sentir son odeur, toucher sa peau laiteuse, respirer le même air que le sien et ainsi me laisser enjôler par le doux son de sa respiration. Je n’ai jamais su me séparer d’elle, n’ai jamais réussi à vivre loin d’elle, sans que mon âme palpite près de la sienne. Mais avec cet amour grandissant, rien n’a jamais de la sorte réduit en miette ma placidité, détruisant littéralement mon impassibilité pour réussir à teinter mon visage d’une très sérieuse inquiétude.
Avec Chayma, rien n’est pareil. Déjà qu’elle ne ressemble à aucune autre, mais en plus de cela, il a fallu que chaque chose que je fais en sa compagnie soit différente ; l’embrasser a un goût divin là où la toucher revient à capturer un bout de paradis infernal ; l’aimer, c’est se vouer à l’agonie perpétuelle mais aussi à l’idylle immuable. Avec elle, tout se fait à deux-cents pourcent ; on désire à deux-cent pourcent, on jouit à deux-cents pourcent et, quand on a mal, quand on s’inquiète, c’est aussi à deux-cents pourcent.
Je comprends à son regard que je ne suis certainement pas le bienvenu. Et si le fait de l’avoir trouvé en compagnie de quelqu’un m’aurait persuadé de m’en aller, le fait qu’elle ait une bouteille d’alcool à la main n’est que raison supplémentaire pour moi de ne pas bouger de là. Après qu’elle m’ait si gentiment convié à déguerpir, je m’invite chez elle de force et, en lui lançant une touche humoristique qui ne doit certainement pas être la bienvenue, je la vois reculer, chancelante, s’agripper à un meuble avant de soupirer lourdement. Je me dis insaisissable, mais ne prends pas en compte le fait que c’est moi qui viens toquer à sa porte. Elle me le fait remarquer et je me contente de lui lancer un léger sourire, vaincu ; pour le coup, elle m’a bien eu.
Je ne réponds strictement rien cela dit, préférant lui signifier qu’elle n’allait plus ingurgiter une seule goutte d’alcool ce soit. Elle passe ses mains dans ses cheveux et ses doigts se figent alors que je penche la tête, sentant mon cœur battre à tout rompre, ma curiosité crier à l’injustice tandis que je tente de garder mon calme.
Je ne suis pas quelqu’un de bien. Je fais les choses mal même quand j’espère bien faire et, quand je veux que mon monde s’écroule, je sais exactement où frapper pour faire mal ; je suis quelqu’un de destructeur et, si on dit que les femmes aiment les mauvais garçons, sachez cela dit que je n’ai rien du mauvais garçon ; je suis bien pire, je suis tellement moins cliché ; je ne fais rien à moitié et ce, même quand ma deuxième personnalité ne prend pas le dessus. Il suffit qu’on me mette en colère et je ne suis malheureusement plus garant de la sécurité de personne qui m’entoure. Donc, chose que je déteste plus que tout, c’est bien de jouer les moralisateurs. Je bois, fume et me suis déjà essayé à la drogue, ne suis que rarement dans le lit d’une femme plus d’une fois et suis particulièrement violent ; alors dire à Chayma d’arrêter de boire ? Ce n’est vraiment pas mon genre. J’en grimacerai presque – c’est le job d’Alakay, pas le mien.

Je la suis docilement jusqu’à sa chambre et, une fois la bouteille de Vodka posée, je m’approche d’elle. Mais elle décide de me repousser et je serre les dents en fronçant les sourcils.
Elle est pourtant particulièrement bien placée pour savoir que je déteste me faire repousser. Encore que, quand on fait l’amour, je m’adapte, mais elle a quand même dû remarquer mais nombreuses grimaces agacées.
Elle m’ordonne de lever de lever le camp et cette fois, je hausse les sourcils.
Elle croit vraiment que c’est comme ça qu’elle va réussir à me faire déguerpir ? Ah, je lui en voudrai presque de me penser si susceptible, si… Soumis.
Sa main se pose sur son front et je devine la migraine qui commence à la prendre alors que je lance un regard vers la bouteille d’alcool. Bon sang, depuis quand elle boit autant ? Qu’est-ce qui s’est passé ?
Et, quelque part, égoïstement, je me demande pourquoi elle ne m’a pas appelé. Et, quelque part, douloureusement, je pense ne pas être si important pour elle. Et, quelque part, faiblement, j’ai envie de m’en aller.
Elle commence alors à littéralement hurler tandis que mes yeux s’écarquillent sous la stupeur ; enceinte. Elle continue et cette fois, nouveau coup, d’avantage au niveau de la fierté ; qui est le père ?
Ses mains se plaquent sur mon torse et me repoussent et je me laisse entièrement faire, titubant avant de m’immobiliser. Ouais, j’aurai préféré ne pas savoir. Non, je ne suis absolument pas content. Et non, je ne vais nulle part.
Je ne suis pas idiot, je sais très bien que je fais partie des pères possibles et cette idée me glace littéralement le sang. Si c’est bien moi le père de cet enfant qui grandit en elle… Non, je ne serai jamais père. Je ne serai que le géniteur de ce gosse, rien de plus. Je ne suis pas fait pour élever des gamins alors que je ne sais même pas aimer convenablement, ne peux pas donner le bon exemple quand rien dans ma vie n’est stable et, plus important, je doute fort que Chayma appréciera mon manque d’irresponsabilité flagrant.
Je pousse un profond soupire et m’agrippe violemment des poignets de Chayma, plantant mon regard dans le sien en l’empêchant de bouger :

« Maintenant, tu m’écoutes. T’arrête de jouer à l’adolescente, parce que ça commence à me gonfler. Je ne vais aller nulle part ce soir, pigé ? Mets-toi ça dans la tête, quitte à devoir te bâillonner pour que t’arrêtes de me gueuler de déguerpir, je reste là que tu le veuilles ou non. Maintenant, tu veux bien m’expliquer comment ça se fait ? Tu prends pas la pilule ? Et tu te fous en l’air avec combien de mecs sans protection ? »

Parce que pour ma part, elle est la seule avec qui je ne me protège pas.
Je la relâche en m’éloignant d’elle, saisissant la bouteille de Vodka dont je bois une longue gorgée avant de la reposer sur le meuble. D’accord, je comprends pourquoi elle s’est descendue quasiment toute la bouteille.
Je glisse une main dans mes cheveux, frustré et, c’est alors l’une des rares fois dans ma vie où je ne vois aucune échappatoire, aucune solution au problème. D’habitude, j’hésite de la façon à adopter pour réagir, mais là… Là, je ne sais tout bonnement pas quoi faire.
Absolument pas.
Et ma jalousie parle sans que je ne lui en ai donné l’autorisation.

« Et l’autre con qui as pas dû te rater non plus, il est au courant ou t’as préféré boire seule en espérant que ce soit un rêve ? Parce que pour le coup, c’est réel Chay’ et vu comment tu réagis, je suppose que t’es absolument pas prête – mais ça, tu le savais déjà hein ? Tu veux le garder j’suppose ? Faire un test ADN ? Et oui, je vais t’assommer de questions et je m’en contrefous que t’aies une putain de migraine ou pas, à agir comme une gamine, j’vais te traiter comme telle et jouer les moralisateurs. »

Je garde un ton parfaitement calme, une voix basse ; je m’approche de nouveau d’elle et me retient réellement de tendre la main vers elle, de la toucher, de l’effleurer, de la réconforter ; après tout, elle ne veut pas sentir ma peau contre la sienne, alors soit, comme le veut… La future mère.
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MessageSujet: Re: AZMA ► fausse alerte. AZMA ► fausse alerte. EmptyVen 23 Mai - 21:24


w/ Azazel and Chayma

Alors que je vidais toute ma colère sur lui, il m'attrapa les poignets pour m'empêcher de gueuler ou de bouger, okey, il avait bien pris le risque de rester, alors il pouvait très bien prendre le risque de tout encaisser. « Maintenant, tu m'écoutes. T'arrête de jouer à l'adolescente, parce que ça commence à me gonfler. Je ne vais aller nulle part ce soir, pigé ? Mets-toi ça dans la tête, quitte à devoir te bâillonner pour que t'arrêtes de me gueuler de déguerpir, je reste là que tu le veuilles ou non. Maintenant, tu veux bien m'expliquer comment ça se fait ? Tu prends pas la pilule ? Et tu te fous en l'air avec combien de mecs sans protection ? » Là j'avais envie de réellement tapoter des pieds comme une gamine pas contente, mais alors pas contente du tout, en plus de ça, je n'arrivais pas à bouger mes mains, car là, il y a longtemps qu'il aurait reçu une baffe. Okey, il ne voulait pas bouger d'ici ? J'allais prendre un malin plaisir à le faire mal, à l'enfoncer, à le faire sombrer rien que pour me défouler. Je regardais mes doigts, l'incitant à faire de même et je les ouvrais une après l'autre histoire de compter. « Jean, François, Rox, Peter, James, Nikolaï, Dorian, Liam, Cody, Sam, Wide, Xaver, Luc... euhh tu veux toute la liste ? Car elle est très longue !. » Bien-sûre, il n'y avait que deux prénoms de vrais, Rox et Peter, le reste c'était de la pure invention, mais voir son visage se décomposer si rapidement me fit jubiler. Je ne sais pas pourquoi je cherchais à lui faire mal, à le poignarder dans le cœur, je ne sais vraiment pas pourquoi je jouais les garces, j'aurais bien besoin d'une claque pour me calmer, parce que là, on aurait dit que la sombre partie de moi avait carrément pris le dessus et avec l'alcool, cela n'arrangeait en rien la situation. Il me relâcha enfin, s'éloignant pour boire une gorgée d'alcool, MA boisson qu'il m'avait piqué. Je grognais en le regardant boire, car c'était à moi de terminer cette bouteille et pas à lui. Mais je suppose que maintenant il comprenait pourquoi j'avais préféré me bourrer à l'alcool plutôt que de simplement rejoindre Morphée, parce que de toute manière, je n'aurais pu trouver le sommeil. Il me regarda avec cet air que je connaissais si bien, oui, cet air de jalousie qui semblait se refléter dans ses beaux yeux bleus. « Et l'autre con qui as pas dû te rater non plus, il est au courant ou t'as préféré boire seule en espérant que ce soit un rêve ? Parce que pour le coup, c'est réel Chay' et vu comment tu réagis, je suppose que t'es absolument pas prête - mais ça, tu le savais déjà hein ? Tu veux le garder j'suppose ? Faire un test ADN ? Et oui, je vais t'assommer de questions et je m'en contrefous que t'aies une putain de migraine ou pas, à agir comme une gamine, j'vais te traiter comme telle et jouer les moralisateurs. » Il me bombardait de questions, questions auxquelles je n'avais même pas eu le temps de me poser, je sentis mon corps bouillonner, prête à exploser d'une seconde à l'autre. Va-t-il se taire, mais va-t-il se taire bon sang !. Sans que je ne puisse me contrôler, surtout contrôler ma main ein, elle s'écrasa violemment sur la joue du jeune homme, le marquant immédiatement d'une trace de main rouge, je n'étais vraiment pas allé de main morte, mais il le méritait depuis la minute où il avait refusé de quitter mon appartement. « Mais tais-toi bon sang ! J'ai pas b'soin d'une maman ou d'un papa pour me faire la morale alors tais-toi ! Arrête de caqueter cinq minutes tu veux ! Tu me donnes une atroce migraine là !. » Peut-être que je poussais le bouchon un peu trop loin, peut-être que finalement j'allais laisser cette envie de craquer et pleurer sortir. Non, non, non, je ne devais pas craquer. « Oui, je ne suis pas prête et non je ne veux pas garder ce bébé, je ne serais pas un bon modèle pour cet enfant pour l'instant alors NON ! pas besoin de faire de test machin chose parce que je ne vais pas le garder, j'veux pas le garder, j'irais chez un médecin et j'enlèverais ce truc dans mon ventre et puis basta !. » J'espérais seulement ne pas m'attacher à cette petite chose avant d'aller rendre visite au médecin. « Et pour répondre à ta question de tout à l'heure, il n'y a qu'avec trois hommes que je couche, un avant notre nuit d'il y a deux semaines, c'était la dernière fois le concernant, un dont j'essaie de m'éloigner et puis toi... Oui je prends la pilule, mais je ne me rappelle justement plus avec qui je n'en n'ai pas pris !. » Je titubais jusqu'à ma salle de bain où je cherchais le test, l'attrapant, j'allais le jeter, mais je fus prise d'un gros vertige. Je laissais immédiatement tomber le test avant de m'appuyer contre le lavabo et de fermer les yeux dans le seul but de ne pas sombrer, de ne pas tomber, de chasser ce mal de tête qui semblait bien installé maintenant. Il y avait bien une personne avec qui je ne m'étais pas protégé et dont j'avais oublié de prendre cette maudite pilule, mais le problème, c'est que je ne me rappelais plus de qui. Rox ou Azazel ? Ça ne pouvait pas être Peter, nous avions arrêté nos escapades il y a un petit moment déjà. Et puis zut, tout ça me mettait carrément hors de moi. Pourquoi ne partait-il pas tout simplement ? Demain ça serait qu'un mauvais souvenir tout ça puisque je venais de décider sur le coup, que j'allais enlever ce futur bébé de mon ventre. Je ne pouvais absolument pas, mais absolument pas faire un bébé maintenant, je ne serais pas capable de faire une bonne mère en ce moment, pas capable alors que moi-même je n'arrivais pas à me sortir de ce labyrinthe sans fin. Définitivement non. Pour avoir un bébé, faut déjà assurer son futur avec de bons parents responsables qui s'aiment et qui pourront l'élever sainement et surtout à deux, ensemble et pas séparément. Mais Azazel, je ne le voyais pas s'occuper d'un gosse pour l'instant et surtout que nous n'étions même pas ensemble. Ce n'était absolument pas le moment de faire un gosse.

(c) darkdreams/marine
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MessageSujet: Re: AZMA ► fausse alerte. AZMA ► fausse alerte. EmptySam 24 Mai - 19:33

AZMA ► fausse alerte. 636200Chayma
Why is everything so cofusing?


Enceinte. Chayma est enceinte. Et je suis censé encaisser ça alors que j’ai encore du mal à avouer que je suis littéralement fou d’elle ? Jamais l’expression tomber amoureux de quelqu’un n’a été aussi vraie ; si certains préfèrent dire que c’est plus une montée vers les cieux, pour moi, c’est bel et bien une chute. Et une chute douloureuse, car jamais je n’aurai cru aimer avec tant de force, désirer avec autant de ferveur et, plus que tout, jamais je n’aurai cru un jour dépendre de qui que ce soit. Et pourtant, il y a avait quelque chose de dramatique dans ce scénario qui est tout simplement magique ; cette lueur sombre qui fait scintiller mon regard quand je pense à elle, ce frisson froid qui me zèbre l’échine quand je subis l’attaque de ses lèvres, cette légèreté qui m’envahit quand je m’abreuve de son corps en abandonnant ma bouteille d’alcool, cette chaleur qui se niche dans mes poumons alors que je respire l’air sulfureux que me donne la belle, ces sensations, ces sentiments, cette passion ostensible, cette amour ostentatoire, insolite, presque dérisoire, mais pourtant totalement réel, éperdument encré.
Penser à me mettre en couple avec elle ? Alors que la veille de notre dernière escapade nocturne, c’est dans les bras de Féline que je voulais me prélasser ? Alors qu’elle doit avoir toute une liste de conquêtes dont elle ne veut pas forcément se séparer ? Alors qu’elle a ce comportement purement immature et que j’adopte cette attitude totalement sévère ? Alors que je possède une double personnalité réellement violente, beaucoup trop agressive ?
Et pourtant, moi la créature des ténèbres qui ne suis capable que d’éprouver un amour dévastateur, ravageur et haineux, je me vois mal en aimer une autre ; il n’y que la sirène qui me fait face qui peut supporter tant de violence et m’en faire subir tout autant.
Il n’y a qu’elle et je suis prêt à mettre en jeu ma vie entière, il n’y aura toujours qu’elle.

Seulement, l’éventualité d’être père ne me plait pas. Et, même si je ne suis pas le géniteur de cet enfant, le fait est que j’aime beaucoup trop Chayma pour la laisser se débrouiller seul avec je ne sais qui – ou peut-être même seule. Non, je devrai être là pour elle et c’est justement là la raison de mon agacement ; si elle pense que c’est la peur qui me fait parler, elle se trompe, car le fait est que je sais que je la soutiendrai et que c’est par appréhension de la difficulté que j’agis de la sorte.
Je pourrai me dérober. Et, par la même occasion, être condamné à la damnation éternelle.
Elle me bombarde de prénoms masculins alors qu’un clair dégoût s’affiche sur mon visage sans que je ne sois capable de savoir si elle me ment en se jouant de moi, si elle dit vrai ou s’il y a une part de vérité dans ce lot de mensonges. Je me contente de plisser les yeux, préférant ne rien répliquer au risque de regretter ce que je pourrai lui dire, et préfère aller boire un peu avant de me retourner vers elle, posant des questions qui me paraissent essentielles.

Je m’y serai attendu, certes, mais… Non, j’aurai dû m’y attendre plutôt, mais ce n’était pas le cas. La gifle que je viens de recevoir est particulièrement brutale et j’amène machinalement ma main à ma joue pour la masser.
Le pire, c’est que très sincèrement, je ne vois pas ce que j’ai fais de mal. Rester ? La questionner ? Elle s’attendait à quoi ? Que je tourne les talons dès qu’elle m’a dit de déguerpir ? Que je m’en aille en courant quand elle m’a dit être enceinte ? Sérieusement, elle me connait mieux que ça.
Je mets ça sur le compte de l’anxiété et tente de ne pas trop lui en tenir rigueur, mais sincèrement, j’ai du mal à ne pas lui en vouloir.
Elle commence à hurler alors que je hausse les sourcils, laissant tomber ma main le long du corps. Elle repend, dit qu’elle ne veut pas garder le bébé – pourquoi elle a bu, alors ? Je n’arrive pas à la croire, je suis certain qu’elle n’est pas sûre de ce qu’elle va faire – et puis calme une partie de ma jalousie en disant qu’il n’y a que deux autres hommes.
Super, on ouvre les bouteilles de champagne ?

Elle s’en va vers la salle de bain et je reste immobile. En entendant quelque chose tomber, je me précipite cependant vers elle pour la retrouver appuyée sur le lavabo et, ce que je suppose être le test de grossesse, à terre, tombé sur le coté indiquant si oui ou non, il y a un fœtus dans son ventre. Je me demande un instant si elle a déjà les vertiges que toute femme enceinte a ou si c’est l’alcool qui fait cet effet – en plus d’une bonne dose de stress.
Je m’approche, inquiet, et me mets face à elle en glissant une main autour de sa taille pour l’attirer dans mes bras, le tout de façon plutôt possessive pour qu’elle ne me rejette pas – en a-t-elle seulement la force ? – avant de commencer à parler dans un murmure, d’avantage pour la calmer moralement que pour ménager sa migraine.

« D’accord Chayma, d’accord… Écoute, j’aimerai juste que tu essayes de me comprendre. Que je sois le père ou pas, j’ai bien l’intention de te soutenir et ce, même si tu ne le gardes pas, comme tu dis. J’aimerai seulement pouvoir discuter avec toi sans que tu ne me gueules dessus. T’as jamais fais ça avant Chay’, tu ne t’es jamais fermé à moi avant… Hey, lève la tête, regarde-moi. S’il te plaît. »

Je glisse ma main libre sous le menton pour l’inciter à me regarder et lui souris tendrement en allant coller mon front au sien, glissant mes doigts sur son visage avec légèreté pour une caresse presque fantomatique, continuant la descente le long du cou, massant légèrement la nuque avant de revenir vers le creux de la clavicule que mon pouce loge. Je garde mon regard encré dans le sien avec ce sourire désolé, ce sourire triste qui reflète tout le désarroi que je ressens et toute la maladresse dont je regorge. Je ne suis pas la victime, je sais bien qu’elle a bien plus de raisons de geindre que je n’en aurai jamais dans pareille situation et je ne requière pas sa pitié, seulement s compréhension. Là où elle n’a d’autre choix que d’assumer – garder ou perdre l’enfant, ça fera mal dans un cas comme dans l’autre – moi, j’ai justement le choix de partir ou de rester. Et le fait est que je choisis de rester, alors je lui demande seulement des explications pour que je meuble cette partie de mon esprit qui me demande pourquoi je ne fuis pas, car je pourrai me dire que c’est un accident, qu’il y a de fortes chances que je sois le père et que donc, je ne dois pas agir comme un lâche. Cela dit, la principale raison pour laquelle je suis toujours là est évidente.
Vois que je t’aime, Chayma. Regarde dans mes yeux tout la sincérité de mes mots ; et si elle n’arrive plus à me croire, alors ce n’est pas la femme dont je suis amoureux que j’ai près de moi.
Parce que si elle existe par force et par courage, moi, je ne vis que grâce à elle, que parce qu’elle me le permet.
Je retire ma main de sa taille, pour qu’elle puisse s’éloigner si elle en a envie et la glisse dans mes cheveux, soupirant profondément.
Ça n’empêche qu’elle a été irresponsable et que ça, je le lui reproche.

« Je ne dirai pas que je veux cet enfant, mais si tu le gardes, je ne m’opposerai pas à ta décision. Va juste falloir m’aider à pas me comporter comme un con jaloux, là tout de suite, en me disant qui sont les deux autres mecs ? Au moins le prénom de celui qui risque aussi d’être le père, si tu ne veux pas trop m’en dire. »

Et pourquoi est-ce que l’idée de saisir ce fichu teste de grossesse ne me saisit pas, au juste ?
Je m’adosse au mur et tends une main vers Chayma ; c’est bien plus qu’un simple geste, je ne la veux pas seulement près de moi physiquement, je la veux avec moi, à mes cotés et, si elle me le permet, j’aimerai l’aider comme je peux.

« Tu n’es pas certaine de ce que tu vas faire, hein ? T’es pas sûre d’avoir le courage de te le faire enlever et, très sérieusement, j’arrive pas à te le reprocher – contrairement à la baffe que je digère pas très bien. Mais tu ne veux pas me faire plaisir ? Arrête de boire, t’es déjà une furie quand t’es sobre et là, t’es limite ingérable. »

Je hausse les sourcils tandis que mon regard tombe lourdement sur le test de grossesse alors que je m’accroupis, mon doigt le frôlant à peine alors que je me relève.
Si seulement je savais qu’il suffirait que je le prenne en main pour que tout ce calvaire cesse.
Et là, sans préavis, je m’approche rapidement d’elle, saisit son cou entre mes deux mains, les pouces légèrement appuyés sur son visage, et l’embrasse longuement, passionnément ; bien que quelques minutes à peine se soient écoulées, le fait est que cette soirée s’annonce longue et que je ne sais pas si Chayma ne va pas se remettre à gueuler, alors j’en profite – la véritable raison est simplement que j’en avais besoin, de ce baiser.
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MessageSujet: Re: AZMA ► fausse alerte. AZMA ► fausse alerte. EmptySam 31 Mai - 2:41


w/ Azazel and Chayma

Ma voix était si glaciale, mêlée à de la douceur, froide à en tendre la chair et provoquer des frissons, malgré le haussement de ton que je venais de libérer contre Azazel. Pourquoi restait-il encore ici après tout ça, même après avoir su qu'il y avait une possibilité qu'il ne soit pas le père. Ça me frustrait à tel point, mais je n'arrivais pas à libérer toute ma colère, car cette maudite migraine ne m'en laissait pas l'occasion. La seule chose que j'avais pu faire, c'était de laisser ma main s'écraser contre sa joue et de lui marquer de la plus vive couleur rouge qu'il puisse exister. Je l'avais prévenu que je risquais de devenir violente, je l'avais prévenu et il n'en avait fait qu'à sa tête alors il devait assumer sa venue, il devait assumer mes crises de colères, il devait assumer cette gifle que je ne regrettais pas sur le coup, mais sûrement plutard. Et vous voyez, après tout ça, après tout ce qui venait de se passer, il me suivi jusque dans la salle de bain pour se montrer un tant soit peu, meilleur que moi, diplomate, compréhensible, doux. Mais bon sang ce que je l'aimais !. Je l'aimais pour tout ça, j'aimais ce qu'il était, je l'aimais quand il savait parfaitement comment me calmer, m'hypnotiser, me cajoler, m'enjoliver, m'adoucir. P'tain que je l'aimais d'un amour inconditionnel, incomparable. Il me prend par la taille et m'approche de lui, alors que je baisse aussitôt la tête, incapable de le regarder, incapable de lui faire face. « D'accord Chayma, d'accord... Écoute, j'aimerai juste que tu essayes de me comprendre. Que je sois le père ou pas, j'ai bien l'intention de te soutenir et ce, même si tu ne le gardes pas, comme tu dis. J'aimerai seulement pouvoir discuter avec toi sans que tu ne me gueules dessus. T'as jamais fais ça avant Chay', tu ne t'es jamais fermé à moi avant... Hey, lève la tête, regarde-moi. S'il te plaît. » Il glisse sa main sur mon menton pour m'obliger à croiser son regard, je l'obéis incapable d'y résister. Nos fronts collés l'un à l'autre, nos regards tristes se mélangeaient, je sentais ses mains me faire énormément de bien au niveau de ma nuque. Proche de quelques centimètres, mes pupilles retracèrent les traits de son visage sublime, une main douce et chaleureuse lui fut d'ailleurs destinée longeant savoureusement sa joue pour s'enchevêtrer dans sa chevelure obscure. Le bout de nos nez se frôlèrent dans un croisement affriolant, mes lèvres désireuses effleurèrent les siennes conservant cette position et savourant le souffle chaud qui se heurta à mon corps pulpeux... S'en suivi à nouveau de douces paroles. « Je ne dirai pas que je veux cet enfant, mais si tu le gardes, je ne m'opposerai pas à ta décision. Va juste falloir m'aider à pas me comporter comme un con jaloux, là tout de suite, en me disant qui sont les deux autres mecs ? Au moins le prénom de celui qui risque aussi d'être le père, si tu ne veux pas trop m'en dire. » Lui dire qu'il y avait eu Rox ? Lui dire qu'il y avait Peter ? Comment lui donner des noms après tout ça ? Je ne voulais pas lui faire de mal, je ne voulais pas faire de mal à personne, mais c'est en me taisant que j'en ferais encore plus. Lorsqu'il se recula afin de s'adosser au mure, je regardais ailleurs et dans un petit murmure, je lâchais enfin. « Peter et...Rox. » L'un d'eux pourraient être éventuellement le père aussi, arf, je n'en savais plus rien, ma tête était tellement fermée que c'était limite si je n'avais pas l'impression de la perdre. Il termina sur une note très véridique. « Tu n'es pas certaine de ce que tu vas faire, hein ? T'es pas sûre d'avoir le courage de te le faire enlever et, très sérieusement, j'arrive pas à te le reprocher - contrairement à la baffe que je digère pas très bien. Mais tu ne veux pas me faire plaisir ? Arrête de boire, t'es déjà une furie quand t'es sobre et là, t'es limite ingérable. » Il avait su lire en moi malgré le fait d'avoir crié vouloir enlever cet enfant, mais en suis-je seulement capable ?. Qui étais-je pour empêcher la venue d'un être vivant au monde ?. Qui étais-je pour tuer ce futur bébé ?. Comment pourrais-je me regarder dans un miroir et porter le meurtre de mon propre bébé sur les épaules ?. Et alors que je le regardais enfin, il se rapprocha de nouveau et scella nos lèvres dans un passionnant baiser, ce n'était pas fougueux, ce n'était pas violant, c'était remplit de tendresse et d'amour. Ce dont j'avais finalement besoin ce soir. Une larme, puis deux, puis trois coulèrent le long de mes joues se mêlant et humidifiant ce baiser, oui je craquais enfin, oui pour la toute première fois je craquais devant lui. Ce n'était pas la tigresse, juste la femme fragile, la Chayma humaine et sensible qu'avait enfoui la Chayma sirène et insensible au plus profond de mon corps. Il mit fin au baiser alors que mes yeux s'humidifiaient de plus en plus sans mon autorisation. « Pourquoi Azazel ? Pourquoi tu es si tendre alors que je viens de me comporter comme une garce ?. Pourquoi m'aimes-tu à ce point, pourquoi ne t'éloignes-tu pas de moi pendant qu'il en est encore temps ?. Tu mérites tellement mieux... » Soudainement, mes jambes me lâchent de fatigue, je me laisse tomber, paumes plaquées au sol, jambes pliées et légèrement écartées, fesses plaquées contre le sol, tête baissée tandis que mes mèches couvraient mon visage. Oui je craquais, j'en avais bien le droit moi aussi, ce n'était pas parce que j'étais de nature forte que je n'avais pas le droit de pleurer. « T'as raison, je ne sais pas si je serais capable d'enlever ce bébé, j'ne sais pas si je serais capable de le tuer, j'ai peur, j'ai tellement peur de faire le mauvais choix, Azazel...Peur de ne pas être à la hauteur des attentes de ce futur bébé !. Non mais regarde moi, tu me vois être maman alors que je n'arrive déjà pas à me sortir moi-même de mes problèmes ?...C'est impossible !. » Mes larmes ne cessaient plus de couler, s'écrasant à terre alors que je serrais les paumes toujours plaquées contre le sol. C'était un appel à l'aide et j'avais tellement besoin de lui et rien d'autre.

(c) darkdreams/marine
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MessageSujet: Re: AZMA ► fausse alerte. AZMA ► fausse alerte. EmptyMer 4 Juin - 0:02

Est-ce l’amour qui rend idiot, ou n’y a-t-il que les crétins pour tomber amoureux ?


Je garde mon calme seulement et uniquement parce qu’il faut bien que l’un de nous deux le fasse ; et vu que Chayma était plutôt remontée à bloc, c’est à moi que revenait le rôle de celui qui détient un parfait sang-froid.
Et pourtant, c’est loin d’être le cas. Derrière un masque de calme magistral se cache une douleur lancinante et une colère grandissante bien que purement égoïste. Les doigts de la jeune femme se sont parfaitement imprimés sur mon visage, mais le fait est que je ne lui en veux pas tant pour cela que pour avoir deux autres amants – ou qu’importe ce qu’ils représentent. J’ai toujours connu sa nature sirène, savais qu’elle avait un faible pour les défis et qu’attirer divers marins dans ses filets était devenu une habitude, mais ces deux hommes dont il est aujourd’hui question, ils sont importants. Je l’entends à sa voix, le vois dans ses yeux, le sens au fond de mon être qui en tremble littéralement. Et plus encore que de la colère, cette nouvelle me cause d’avantage de tort que je ne l’aurai cru. Le fait est que Chayma est devenue bien plus importante à mes yeux que je le laisse paraitre et que face à elle, je suis aujourd’hui vulnérable, lui offrant les armes pour me blesser. Et même si je sais que ce fut involontaire, elle vient de m’asséner un premier coup.
Dans la salle de bain cependant, je préfère simplement l’attirer à moi tandis qu’elle baisse la tête. Je lui parle d’un ton étonnamment doux, l’incite à relever le visage vers moi et vais me baigner dans son regard, m’y noyant, manquant d’air sans pourtant me débattre, me laissant aller sous ce flux marin sans une once d’espoir de revenir à la surface ; je manque d’oxygène mais jamais mes poumons n’ont été aussi remplis d’air, je ne cherche pas à me libérer de son emprise car mon être entière me dit que jamais je ne trouverai autant ma place que dans ses yeux. Sa main glisse sur mon visage, se perd dans mes cheveux alors que mon corps entier tremble de l’avoir contre lui. Je m’éloigne d’elle, incapable de rester d’avantage si proche sans la serrer dans mes bras et incapable aussi de lui offrir une étreinte car je n’arrive pas à taire entièrement la colère qui me ronge.
Peter et Rox. Ces deux prénoms sonnent comme une fatalité alors que mon regard glisse de son visage au sol. Je fronce les sourcils sans rien ajouter, ferme les yeux un instant. Je meurs d’envie de lui demander pourquoi – pourquoi il y a d’autres hommes avec qui elle couche et qui comptent pour elle – mais je me rends compte de l’égoïsme de cette question. De quel droit lui demanderai-je des comptes, après tout ? Nous ne sommes pas en couple ; je suis simplement tombé amoureux d’une femme dont je ne soupçonne pas la réciprocité dans mes sentiments, tombé amoureux d’une sirène, commettant une erreur bien connue : s’attacher alors que la relation, au départ, reposait sur les relations sexuelles. Sauf que voilà, au fond, il n’y a jamais eu que du sexe… Pas à mes yeux en tout cas.

De nouveau, je prends la parole. De nouveau, je me bats contre moi-même pour m’empêcher de hurler. De nouveau, j’essaye d’oublier ce Peter, ce Rox. De nouveau, je bâillonne ma jalousie ; et de nouveau, je cède aux charmes de Chayma en allant l’embrasser, une seconde à peine après qu’elle ait daigné poser ses yeux sur moi. Je sens les larmes salées de la belle se mêler à ce baiser et mes yeux se ferment plus fort, mes mains se resserrant sur les deux cotés de son cou dans une silencieuse supplication de se ressaisir. Et quand je m’éloigne enfin, je me rends compte que la voir en larmes me cause plus de douleur que n’importe quelle révélation qu’elle ait pu me faire aujourd’hui. Elle me pose plusieurs questions et, la voyant s’écrouler, je passe un bras autour de sa taille, la suivant dans sa chute sans pour autant la retenir, m’y étant pris trop tard. Je m’accroupis face à elle en retirant mon bras, me laisse finalement tomber sur les genoux, caressant d’une main son visage. Elle reprend la parole d’une voix enrouée, brisée et je me rends compte que si elle, elle n’est pas prête à être mère, moi, je ne sais même pas comment m’y prendre pour la soutenir dans cette épreuve. Je ne pense même plus au fait que je pourrai être père, car actuellement, c’est d’elle dont je me soucie.
Je prends une profonde inspiration en posant mes mains sur son visage, cueillant ses larmes qui ne cessent de déferler de mes pouces en les effaçant alors que mes lèvres s’étirent en un léger sourire réconfortant. Je vais alors la prendre dans mes bras, la serrant doucement contre moi.
Elle m’a demandé pourquoi. Et à toutes ces questions, finalement, la réponse est simple : parce que je ne l’aime pas seulement, je suis amoureux d’elle.

« Pourquoi ? Tu le sais bien, Chayma. Mais ce n’est pas le moment d’avoir cette discussion, alors contente-toi d’accepter le fait que je n’irai nulle part, pas plus ce soir qu’une autre fois. Je t’en ai déjà fais la promesse la dernière fois, j’espère que tu n’as pas déjà oublié. »

Je m’éloigne un peu d’elle, allant coller mes lèvres sur son front pendant un long moment.
Et qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui dire pour la rassurer quant au fait d’être mère ? Il est certain que je ne vais pas lui demander de se faire avorter, mais en même temps, je ne peux pas lui affirmer qu’elle saura quoi faire le moment voulu, pas alors qu’elle ne semble réellement pas y croire. Je me relève, passe une main dans mes cheveux en reculant d’un pas ; mon pied cogne un objet qui va finir sa course près du mur et je vais le saisir délicatement, ce foutu test, m’apprêtant à le jeter. Je le tourne machinalement pour voir la couleur qui met Chayma dans cet état : la couleur est foncée.
Foncée ?
Je me souviens parfaitement avoir vu à la télé un truc sur les tests et…
Je m’accroupis de nouveau en agitant le test sous les yeux de la belle.

« Tu as pas lu la notice, hein ? Chay’, la couleur foncée veut dire que tu n’es PAS enceinte. Je sais plus trop comment ça fonctionne, mais je suis certain que j’ai raison. »

Je laisse tomber le test et sort mon téléphone, vais rapidement naviguer sur internet jusqu’à trouver un site abordant le sujet. Je tends alors mon mobile à Chayma en lâchant un soupire de frustration.

« Putain, t’es vraiment pas douée, tu tires des conclusions seule sans même être informée sur le sujet ? Sérieusement, comment t’as pu… Arf, j’aurai dû vérifier, ça t’aurait évité de pleurer… »

Car au fond, c’est ce qu’il y a eu de pire ce soir : voir tes larmes.
Et je fulmine, je peste littéralement contre Chayma, la blâmant alors que je ne devrai absolument pas ; elle était paniquée, angoissée et donc pas très lucide.
Je me relève et tends la main vers elle pour l’aider à en faire de même, l’amenant dans mes bras dans un geste brusque, la serrant contre moi en appuyant mes lèvres sur le haut de son crâne.
Je suis passé d’un sentiment de manque à celui de l’inquiétude, de l’inquiétude à la frustration, de la frustration à l’énervement, de l’énervement à la douleur, de la douleur à une certaine sérénité, de cette quiétude à l’angoisse, de l’angoisse à la libération partielle d’une colère accumulée et puis, finalement, de nouveau calme.

« T’as le don de me faire changer d’humeur en moins de deux secondes ma belle, t’es vraiment unique. Et j’suis pas sûre que ce soit un compliment. »

Je ris doucement en inclinant la tête pour accrocher mon regard au sien, lui souriant faiblement en retraçant la courbe de sa bouche du bout de l’index.
Quand je pense que l’espace de quelques minutes, elle a vu sa vie littéralement s’effondrer. Le fait est que je souris, mais au fond, même si ça s’est heureusement avéré être une fausse alerte, j’ai quand même découvert l’existence de Rox ainsi que celle de Peter et je doute pouvoir garder le silence sur ce sujet encore longtemps, surtout maintenant que je n’ai pas besoin de ménager la belle vu qu’elle n’a aucune raison de déprimer.
Et ses larmes. Ses larmes, je ne les oublierai jamais ; comme des gouttes d’alcool sur une blessure fraichement profonde. Que ce soit dans mon ancienne vie ou dans ce monde, le fait est que je n’ai jamais eu aussi mal.
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