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 billuka ♡ what is a family ?

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MessageSujet: billuka ♡ what is a family ? billuka ♡ what is a family ? EmptyMar 20 Mai - 22:46

billie & luka ✻ what is a family ?
T'observais la nuit qui lentement se mettait à tomber, et tu regardais les petites lumières s'allumer chacune à leurs tours, illuminant les rues qui seraient bientôt prises d'assaut. C'était toujours dès que le soleil se couchait que cette partie de la ville commençait à prendre vie. Tu avais toujours vu ça comme ça, depuis que tu habitais vers là. Tu supposais que c'était normal, que quand on était entouré de bars, de fast food et de boîtes de nuits, les gens vivaient plus la nuit que le jour. Toi, tu ne vivais jamais vraiment plus de l'un ou l'autre, t'étais plus du genre à devoir survivre tout le temps. Ça avait tout de même sa part de bien qu'il y ai de l'ambiance la nuit, t'allais pas cracher dessus. Le fait qu'il y ait du monde à toutes heures dans le quartier sud, ça te permettait de moins tomber sur des gens bizarres ou en manque sexuellement dans des rues désertes où personnes ne pouvait t'aider. Là au moins, t'avais moins peur, quand tu devais rester seule. T'étais assise en dehors de la voiture, le dos contre la portière du coffre, et tu entendais déjà les fonds de musiques qui envahissait les rues depuis ta petite ruelle calme. Tu pouvais apercevoir les gens qui marchaient de là où tu étais, mais pas assez pour ton bien. T'arrivais pas à dormir à cette heure-ci, alors qu'Abu et Luka étaient dans la voiture, surement déjà dans les bras de Morphée. Tu te sentais seule, quand eux dormaient et quand t'avais plus personne avec qui parler ou te faire changer les idées. Parce que là, tu te retrouvais toi face à tes pensées, et ce n'était pas tous les soirs très joyeux. Soupirant, tu finissais par te lever, bouteille d'eau à la main, et tu laissais tes pas te guider non loin de la voiture, juste sur le banc qui se trouvait avant la petite ruelle. De là, tu t'asseyais, et tu voyais mieux la rue principale ainsi que son agitation. Tu ne pouvais pas participer à tout ça. T'avais souvent pas l'argent, pas les habits pour – même si t'avais réussi à voler quelques robes parce que tu restais tout de même une adolescente, et quelques fois, ça te rendait triste. Car toi, et Luka, et Abu, vous auriez bien besoin de juste vous amusez et vous détendre sans penser à la merde dans laquelle vous pataugiez, quelques fois. Tu laissais ton regard divaguer, et tu observais les groupes de gens, les petites familles, qui empruntaient la rue. Et buvant une gorgée d'eau, tu te demandais ce que ça te ferait, de retrouver ta famille, ou seulement de faire à nouveau partie d'une. Tu fixais une petite fille, sautant à cloche pied sur les pavés, serrant la main de son père qui la suivait non sans mal, et tu te disais que peut-être t'aurais pu tomber parmi eux, en arrivant ici. Cette petite fille aux cheveux blonds aurait pu finir comme ta petite soeur, et t'aurais eu à t'occuper d'elle, et à t'amuser avec elle, et t'aurais eu un toit, t'aurais vécu peut-être dans un petit appartement avec eux deux, et tu l'aurais prise contre toi quand elle aurait eu peur les soirs d'orages. Peut-être. Mais il n'y avait rien de tout ça maintenant, rien de tout ça dans ta vie d'aujourd'hui, et t'avais cet arrière goût amer quand tu t'imaginais tellement de scénarios en voyant passer tellement de personnes et de familles. C'était peut-être l'effet de te retrouver seule là, mais ça t'arrivait souvent. T'avais besoin d'imaginer, de ne pas oublier ce que ça faisait de se sentir inclue dans une groupe, d'être reliée par quelque chose de plus fort qu'une simple amitié. Et même si maintenant, tu t'étais créé ta petite famille à toi, ça te manquait, de ne plus faire partie d'une vraie.
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Dernière édition par A. Billie Bennet-Darcy le Mar 29 Juil - 23:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: billuka ♡ what is a family ? billuka ♡ what is a family ? EmptyJeu 22 Mai - 22:15

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billuka, les deux mazos


 

 
∞ what is a family ?
Il faisait froid ce soir. Malgré toutes les heures que t’avais passées dehors, dans les dures nuits d’hiver, et malgré ta peau fine qui s’était durcie avec le temps, t’avais toujours aussi froid. C’était dingue, t’avais réussi à combattre ta peur du noir et de la solitude –enfin tu l’espérais- mais t’avais toujours aussi froid, et c’était sans doute le pire. Tu poussas un profond soupir, baissant les yeux vers Abu qui dormait tout contre toi, et tu souris en coin, faisant attention à ne pas troubler son sommeil. Tu tournas la tête vers la vitre pleine de buée de la caisse, glissant tes doigts dessus pour dessiner ce qui te passais pas la tête, te retrouvant tout naturellement avec une dizaine de petites tâches sur le plexiglas. Tu ne dis rien, pinçant les lèvres, cette vision t’arrachant un nouveau soupir. Rien à faire, ta famille te manquais. Et maintenant tu t'en voulais atrocement, sans rien pouvoir y faire. T'étais dans une merde impossible, et t'arrivais à retrouver personne. Pas une tâche, t'étais vraiment seul cette fois. T'avais Abu et Billie, heureusement pour te tenir compagnie, et réchauffer ton petit cœur refroidi par le froid du soir, mais lorsque t'étais seul comme ce jour là, t'avais des regrets qui remontaient. Peut être - sûrement - que c'était ta faute si t'étais loin de ta meute, parce que depuis tout petit t'avais toujours voulu te démarquer des autres, te séparer de tes frères et sœurs pour voler de tes propres ailes... mais maintenant que tu les avais tes ailes, t'avais comme la sensation de t'être écrasé au sol, comme une merde. Tu te sentais minable depuis que tu vivais dans la rue, et tes entretiens d'embauche se révélant à chaque fois totalement vains, ne faisaient rien pour remonter un peu l'estime que t'avais pour toi même.

Rien à faire, ce soir t'étais mal, et tu savais dors et déjà que tu ne trouverais pas le sommeil si facilement. Compter les moutons, ça ne fonctionnait jamais avec toi. Tu jetas un nouveau coup d’œil à Abu, enviant son repos, avant d'inspirer et d'ouvrir silencieusement la portière de la voiture, la refermant avec douceur. Comme par automatisme, une fois dehors, tu attrapas l'une de tes clopes que t'avais glissée sur ton oreille droite, l'attrapant entre tes doigts et te l'allumant, craquant une allumette. Sans plus attendre, tu la portas à tes lèvres, avançant alors vers Billie que tu repérais non loin. Tes pas se faisaient lents, tu parcourais le ciel des yeux, derrière ses hauts immeubles. Tu vins doucement te poser près de Billie, t'asseyant sur le cul en lui poquant doucement l'épaule. « A quoi tu penses, miss ? » Tu demandas de ta voix grave mais bizarrement douce ce soir, ramenant tes genoux contre toi en levant tes yeux azurs vers le ciel.

 
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Dernière édition par Luka "Patch" M. Smith le Jeu 24 Juil - 2:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: billuka ♡ what is a family ? billuka ♡ what is a family ? EmptyMar 27 Mai - 19:40

billie & luka ✻ what is a family ?
Ce fut quelques minutes plus tard que t'entendais des bruits de pas qui se rapprochaient de toi. Entendre les crissements sur le pavé te sortais des pensées dans lesquelles tu étais plongée, puis tu tournais la tête pour voir qui était la personne à venir vers toi. Tu souriais doucement en voyant Luka, et il s'asseyait à côté de toi, tapant doucement son épaule contre la tienne. « A quoi tu penses, miss ? » Tu jetais un coup d'oeil vers lui, alors qu'il regardait maintenant le ciel, et tu mordais doucement ta lèvre inférieure. T'étais peut-être un peu nerveuse subitement, et tu ne savais pas si tu allais réellement lui dire à quoi tu pensais ou non. Parce que tu savais comment il était, tu avais appris à le connaître depuis cette nuit-là où il t'avait sauvé, et tu avais une petite idée de la manière dont il pouvait réagir. « Tu te moquerais si je te le disais, j'te connais. » Tu lui lançais un sourire en haussant tes épaules, avant de resserrer un peu ta veste contre ton petit corps, essayant de faire barrage au vent froid de la nuit. T'avais l'habitude de juste te monter des scénarios dans la tête, et lui, il avait l'habitude, quand il te voyait un peu trop rêveuse, d'écraser tes espoirs et de rire de ta naïveté. Parce que oui, peut-être que t'étais pas complètement une dur à cuire, et peut-être que devenir humaine t'as rendue un peu naïve. Ton regard dérivait une nouvelle fois, passant d'une personne à une autre jusqu'à ce que tu t'arrêtes sur un petit groupe. Tu pouvais observer un homme et une femme, souriants et qui se tenaient la main, et en retrait légèrement derrière, se trouvait ce qui avait l'air d'être leurs trois enfants, deux ados et un plus jeune, qui faisaient la gueule et n'avaient pas l'air enchantés du tout de devoir sortir avec leurs parents. Tu souriais doucement en les regardant, et ça te faisait rire intérieurement de voir la tête des enfants. Puis tu te mis à parler. « Tu t'imaginerais pas, bien dans cette famille là-bas ? Avoir une grande maison, trois frères et soeurs et être obligé de se faire embarquer pour un repas de famille ? » Parce que oui, même s'ils faisaient des têtes d'enterrements et n'avaient absolument pas l'air d'être heureux de passer une soirée en famille, toi, tu donnerais tout depuis que t'es devenue humaine pour que ça t'arrive. Ça te semblait juste trop beau, d'être obligé de passer du temps avec ses frères et soeurs et manger un bon repas. Ils ne savaient pas la chance qu'ils avaient à ce moment-là, ils ne se rendaient pas compte de la belle vie qu'ils devaient avoir. Tu pris conscience de ce que tu venais de dire, et si d'habitude t'aurais bien rit des moqueries de Luka, t'étais moins dans l'ambiance ce soir. Alors tu soupirais, essayant de récupérer comme tu pouvais ta confession mielleuse. « Oublie, ce sont des conneries, je sais. » Tu arrachais ton regard de la petite famille, alors qu'ils entraient dans un restaurant.
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MessageSujet: Re: billuka ♡ what is a family ? billuka ♡ what is a family ? EmptyJeu 29 Mai - 16:20

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∞ what is a family ?
Elle était là, seule, regardant comme t'avais toi même l'habitude de le faire, les passants filer à travers les rues sans vous adresser un seul regard. Vous étiez un genre de parasite de la société, et vous sembliez comme invisible aux yeux des gens normaux, des gens avec un boulot, avec un toit. Pourtant tu te plaisais à les regarder passer, à observer leurs attitudes, à épier leurs conversations. Parfois tu riais, lorsqu'ils se plaignaient du froid, tout comme toi tu le faisais silencieusement, alors qu'eux pouvaient rentrer s'abriter s'ils le souhaitaient. Toi tu resterais dehors quoi qu'il arriverait, parce que t'avais personne chez qui aller. T'avais retrouvé personne. Ni ta mère, ni ton père... Enfin si, il y avait Benji. Mais Benji, ton cher frère... Non tu ne pouvais pas lui dire que tu vivais dans rue. T'avais tellement honte. Comment te verrait-il après ? Comme un mec, un chien débile, incapable de se trouver un job, de vivre seul. Non tu vivais dans une caisse dégueulasse... Et puis encore pire, tu volais dans les magasins. Jamais t'avais voulu devenir ce que t'étais aujourd'hui. Chiot tu rêvais de liberté... Mais ce n'était pas ainsi que tu la voyais, cette liberté. T'avais espéré autre chose, t'avais voulu autre chose que ça.

« Tu te moquerais si je te le disais, j'te connais. » Elle répondit à ta question, alors que tu levais un sourcil. C'est vrai que t'avais tendance à être un peu cassant, un peu moqueur... mais tu savais aussi te retenir lorsqu'il le fallait. Et là ça semblait sérieux, elle semblait curieusement bien sérieuse. Non tu ne te moquerais pas. « Pas si ça n'a rien de drôle. » Tu soufflas, lui adressant un léger sourire, et tapant doucement ton épaule dans la sienne. Elle aussi avait l'air d'avoir froid, bizarrement ça te rassuras, comme si tu partageais un fardeau avec quelqu'un d'autre que toi même. T'inspirais, suivant son regard. Elle s'était curieusement mise à fixer une famille passant dans la ruelle, et tu levais un sourcil, les observant à tour. Habituellement, t'évitais de les regarder, ces familles, parce qu'elles te rappelaient cruellement que t'avais toujours voulu quitter ta merveilleuse famille, et que maintenant que t'étais seul, tu regrettais de ne pas avoir profité plus de ton foyer. T'étais un peu lâche en fait, plutôt que d'affronter la réalité, tu préférais détourner le regard et oublier à quel point t'avais été stupide. Tu poussas un petit soupir, plutôt soulagé qu'elle reprenne la parole. « Tu t'imaginerais pas, bien dans cette famille là-bas ? Avoir une grande maison, trois frères et soeurs et être obligé de se faire embarquer pour un repas de famille ? » Tu ne pu t'empêcher de lâcher un petit rire, glissant une main dans tes propres mèches couleur aile de corbeau. Tu mordillas un peu ta lèvres, poussant alors un long soupir en tournant la tête vers elle. « Oh. » Tu te raclais la gorge, t'appuyant un peu plus contre le mur derrière toi. « Eh bien, je crois que si. Enfin je sais pas. » Comment lui dire que ce qui lui apparaissait comme un rêve, t'avais toujours voulu y échapper ? Comment lui dire que plus jeune tu voulais quitter ta famille pour mener une carrière solo ? Comment lui dire que maintenant tu regrettais tout ça ? « Est-ce que toi tu voudrais ? » Tu demandas d'une petite voix, observant son visage et ses mèches blondes tombant sur son front.

« Oublie, ce sont des conneries, je sais. » Évidement, elle voulait revenir en arrière. Depuis quand c'était une honte de rêver d'une autre vie ? C'est vrai que t'aurais jamais imaginé qu'elle soit le genre de fille qui rêve d'une famille... Mais au fond, ça n'avait rien de honteux. Tu roulas les yeux, claquant la langue et venant entourer ses épaules de ton bras, la serrant doucement. « J'ai jamais dis ça. » Tu dis de ta voix grave. « Tu sais... » T'inspirais, relevant les yeux vers le ciel un instant. « Tu peux te confier à moi... 'fin. » Tu savais pas trop comment formuler ça. « Si... Si tu veux parler. Ben je sais me moquer, mais je sais aussi fermer ma gueule et écouter... Mpf. » Tu grattas nerveusement ta nuque, détournant les yeux.

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Dernière édition par Luka "Patch" M. Smith le Jeu 24 Juil - 2:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: billuka ♡ what is a family ? billuka ♡ what is a family ? EmptyMer 4 Juin - 15:19

billie & luka ✻ what is a family ?
Tu faisais peut-être trop mélancolique, assise sur ton banc à regarder les gens. Ils étaient autour de toi et ils vivaient leurs vies, se dépêchant de marcher dans les rues pour retrouver leur chez-eux ou se baladant tranquillement sur les pavés avec leurs amis. Aucun ne se retournait vers toi, et d'un côté ça t'allait. T'avais peur au début du regard des gens, si tu restais toute la semaine dans ton coin dehors et dans les mêmes habits. Mais tu compris vite que la plupart ne s'arrêtaient pas deux fois sur toi, trop occupés avec leurs vies mouvementées. Et ça t'allait. C'était plus facile si les gens ne te regardaient pas. De toute manière, tu n'avais pas envie de commencer à devenir honteuse d'être une fille de la rue. C'était pratiquement toute ta vie qui recommençait à nouveau. Tout ce que tu avais toujours connu. Ça avait une saveur familière, même dans ce corps d'humaine. Le plus important était que tu n'étais plus seule. T'avais pas de toit, mais d'un côté, t'avais réussi à te reformer une espèce de petite famille. T'avais besoin de cette idée de groupe et de solidarité, et maintenant, tu l'avais de nouveau.

« Pas si ça n'a rien de drôle. » Tu l'endentais de souffler, et tu tournais ta tête un peu vers lui. Il avait ce petit sourire, et vos épaules entraient un court instant en collision. Et pourtant, il l'avait déjà fait, c'était loin d'être la première fois que tu observais les gens comme ça. Tu haussais les épaules d'habitudes, tu riais un peu avec lui, mais peut-être qu'il avait senti que ce soir, t'étais un peu plus sérieuse que d'habitude, un peu plus habitée par la nostalgie. « T'aimes te moquer même si rien n'est drôle, juste pour le plaisir d'avoir sorti une blague ou une pique. » Tu lui rappelais, haussant un sourcil en le regardant. Peut-être c'était car il n'était tout simplement pas quelqu'un qui aimait beaucoup parler de sentiments ou de sa condition. Quelqu'un qui préférait balayer l'idée d'avoir besoin d'une famille, afin qu'il ne se sente pas comme s'il était seul et différent des autres. Comme s'il avait décidé lui même d'être un solitaire dans l'âme, et qu'il n'y avait rien de mal à cela. Tu voyais cela d'une manière plus complexe, mais peut-être que lui, dans sa tête, c'était simple. « De toute manière, si tu te moque de moi, je te briserais les couilles. » Tu lui lançais un regarde noir, afin qu'il comprenne et prenne la menace au sérieux, puis tu laissais échapper un petit sourire en le regardant. Tu n'allais pas vraiment lui briser les couilles, même si c'est vrai que tu en étais capable. C'était juste ta manière à toi d'alléger un peu l'atmosphère. Enfin … T'avais essayé. Puis tu détournais ton regard, et tu regardais les gens devant toi. Tu ne savais pas comment retrouver ta famille. Et le pire, c'est que tu n'avais aucune idée de si eux te cherchaient ou non. Après tout, t'avais juste été Ange. Une chienne récupérée, certes, ils t'avaient laissé une place dans la famille. Mais t'étais venue en extension de Scamp, tu t'étais retrouvé parmi eux grâce à lui. Ça allait être quoi, maintenant que même lui n'était plus là ? Tu laissais tes pensées divaguer, et tu parlais de la petite famille que tu suivais des yeux. « Oh. » Ouais, oh. Bizarrement, ça ne te donnait pas un bon sentiment de l'entendre ce petit oh. T'avais l'impression d'avoir dit quelque chose qu'il ne fallait pas, soit trop con pour être écouter, soit trop hors des limites des discussions habituelles. Il raclais sa gorge, et tu pensais que ça allait s'arrêter là. Puis tu l'entendais continuer. « Eh bien, je crois que si. Enfin je sais pas. » Tu levais ton visage vers lui à ça, ne croyant presque pas qu'il ai dit que si, peut-être qu'il aimerait. Même si après il s'était repris. « Est-ce que toi tu voudrais ? » Et c'était assez classique, le coup de poser la question afin de ne pas y répondre, mais tu ne lui en voulait pas. Tu mordillais distraitement ta lèvre inférieure en le fixant, avant d'acquiescer un peu d'un mouvement de tête. « Oui, moi j'aimerais. Plus que tout au monde. » Tu dérivais ton regard sur l'agitation en face de toi, et tu soupirais. « Ils ne comprennent pas la chance qu'ils ont. » Que leurs parents les emmènent manger au restaurant, et qu'ils s'occupent d'eux, et qu'ils puissent passer du temps en famille. En étant jeunes, ils détestent ça, préférant être avec des amis ou rester chez eux, mais plus tard, t'espérais qu'ils chériront ces moments dans leurs mémoires.

Et peut-être qu'il fallait que tu te taise, et que Luka n'était pas la meilleure personne pour parler de ça. Tu lui demandais d'oublier tes idées farfelues, mais il claquais sa langue contre son palais en roulant dans yeux, comme si t'tais un petit peu trop conne de penser ça, et il t'attirait doucement vers lui, un bras autour de tes épaules. « J'ai jamais dit ça. » Tu le laissais faire, passant une bras autour de sa taille, et tu fronçais un peu les sourcils parce que même s'il ne l'avait jamais explicitement dit, tu le ressentais comme tel, que c'était des conneries. « Tu sais... » Il commençait. « Tu peux te confier à moi... 'fin. » Un sourire étirait tes lèvres quand tu l'entendais essayer de se dépêtrer de ses mots, et tu le cachais contre sa veste afin qu'il ne le voit pas. Tu ne voulais pas te moquer de lui mais c'était assez drôle, d'une part, de le voir essayer de te faire comprendre quelque chose. Tu le laissais continuer de parler, ne voulant pas l'arrêter dans son élan ni ne voulant vraiment l'aider en lui disant qu'il pouvait s'arrêter car tu pensais avoir saisi le sens de sa phrase. Non, tu préférais le laisser continuer dans sa proposition, et voir jusqu'où ça allait le mener. « Si... Si tu veux parler. Ben je sais me moquer, mais je sais aussi fermer ma gueule et écouter... Mpf. » Tu riais doucement, et tu levais tes yeux vers lui, observant son petit côté nerveux et pas à l'aise. C'était drôle à voir, lui qui avait toujours l'air sur de lui et en confiance. « Tu sais que tu ressembles à un mec qui est émotionnellement constipé comme ça ? » Tu lui faisais un grand sourire, puis tu soupirais doucement, posant ta tête contre son épaule. « Je … Tu crois à tout ce qui est magie ? Ou univers alternatifs ? Mondes parallèles ? » C'était assez dur pour toi de trouver les mots, car toi-même tu ne savais pas exactement ce qui t'avais amené ici. Ce n'était pas non plus très subtil en entrée de matière mais soit, autant ne pas tourner autour du pot longtemps.
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MessageSujet: Re: billuka ♡ what is a family ? billuka ♡ what is a family ? EmptyJeu 24 Juil - 2:11

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billuka, les deux mazos




∞ what is a family ?
T'avais jamais ressentis le besoin de parler toi. Non, t'étais plutôt discret, et du genre à tout intérioriser. Un vrai bad boy quoi, même si c'était un aspect de ta personnalité que contrairement à ton style, tu ne contrôlais pas. Tu ne parlais pas beaucoup parce que y'avait jamais eu vraiment beaucoup d'interlocuteurs pour t'écouter. C'est vrai quoi, t'étais pas malheureux mais avec autant de frères et de sœurs, c'était difficile de se faire entendre. Un tâche noyée dans un océan, là encore ça te ramenait à cela. Alors t'avais pris l'habitude de tout intérioriser, comme une éponge t'absorbais tout. Tu poussais de petits coups de gueule, de temps en temps, mais au fond ils n'étaient pas grand chose, et t'aidais juste à extérioriser un peu ce que tu voulais dire. C'était une façon de dire aux gens : hey, écoutez moi, j'ai quelque chose à dire ! Fallait user un peu sa voix, et crier plus que nécessaire, mais ça faisait tout de même beaucoup de bien. Après tout pouvait repartir correctement. Non en fait rien à faire, t'étais un peu comme Billie. Quand t'étais triste, quand t'étais songeur, tu te contentais de t'asseoir dans un coin tranquille, seul, et puis tu pensais comme ça. T'aimais toi aussi, tout particulièrement observer les gens passer. Sans vraiment les regarder, c'était un mouvement qui filait devant tes yeux et t'aidait à réfléchir. C'était un peu comme allumer la télé alors qu'on est sur l'ordinateur, ou dans la pièce d'a coté, on ne la regarde pas, mais ça fait comme un fond, ça empêche une chose affreuse qu'on appelle le vide. Ce bruit de pas partout, ses chuchotements ou cris divers, ça te rappelait la maison et cette ambiance folle qui régnait jusqu'à ce que tous les petits chiots soient endormis. Tous ? Non, t'étais l'exception. T'étais le seul à rester éveillé jusqu'à pas d'heure et à tous les regarder dormir, sans bouger, rouler en boule sur le sol, sans être parvenu à te trouver une place sur la couverture. Alors dans ces cas là, t'allais simplement rejoindre Lucky et Feckles, te serrer contre eux, et quelques longues minutes plus tard tu parvenais la plupart du temps à trouver le sommeil. Non franchement, ce n'était pas facile d'avoir tant de frères et de sœurs, même si la plupart étaient tous adoptés et accueillis gracieusement par la famille. « T'aimes te moquer même si rien n'est drôle, juste pour le plaisir d'avoir sorti une blague ou une pique. » Elle n'avait pas tout à fait tord, c'est vrai que t'étais assez moqueur. L'un de tes innombrables défauts, tu savais pas te tenir, un vrai détraqué. Mais bon t'assumais plutôt bien, alors ça allait. Mais cette fois ça semblait plus sérieux, et t'avais pas tellement envie de rire, juste t'espérais qu'elle se confierait, parce que c'était important pour toi, en fait, qu'elle te fasse confiance. T'étais son ami non ? Bof, c'était tellement compliqué. Mais sûrement que oui. « Un point pour toi. Mais pour ma défense, parfois je trouve cela très drôle. » Tu dis, hochant vivement la tête en espérant la convaincre, même si tu savais que ce ne serait certainement pas le cas. « De toute manière, si tu te moque de moi, je te briserais les couilles. » Tu ris doucement. Sachant très bien qu'elle en était capable, Billie c'était une dure. Et d'ailleurs lorsque tu l'avais plus ou moins sauvé des trois gars essayant d'abuser d'elle, tu l'avais de suite sentie, cette rage et cette envie e vaincre, cette force qu'elle possédait. C'était un sacré petit bout de femme la Billie. « Allez vide ton sac. » Tu lui dis alors, arrêtant de rire, pour simplement conserver un petit sourire en coin. Tu l'écoutais désormais. En vérité, si elle avait besoin de parler, tu serais là, suffisais qu'elle le demande. Mais vous entreteniez le genre de relation comme chien et chat, et vous ne saviez jamais vraiment lorsque l'autre était sérieux ou plaisantait, c'était plutôt compliqué. Enfin bon, t'aimais tout de même ce genre de relation, elle était unique, et puis voilà.

Elle te demanda alors, à ta plus grande surprise, si tu t'imaginais bien dans une famille, comme celle qu'elle désigna. Quoi lui répondre ? Bien sûr que tu t'imaginais dans une famille nombreuse, et même très facilement. Mais est-ce que tu t'y sentirais bien ? Ça t'en étais pas sûr. Non, tu t'étais pas sentis parfaitement bien dans la grande maison familiale. Pas que t'aimais pas ta famille, ça non, tu les chérissais même, mais juste que t'avais besoin d'espace, et de te sentir unique, et pas juste un aboiement de plus parmi tant d'autres. Tu voulais être quelqu'un, et quelqu'un que tu déciderais toi même, en liberté. T'avais besoin d'être libre en fait... Mais voilà où t'en étais maintenant, avec toutes tes conneries. Libre ? Vraiment ? Ah ça oui tu l'étais, mais à quel prix ? Dieu ce que t'avais faim... « Oui, moi j'aimerais. Plus que tout au monde. » Elle répondit lorsque tu lui retournais la question. Tu mordillas ta lèvre, hochant doucement la tête comme pour approuver sans oser dire quoi que ce soit de plus. « Ils ne comprennent pas la chance qu'ils ont. » Tu poussais un long soupir, un peu gêné par cette discussion, et tu tiras sur ta clope, levant les yeux vers le ciel. C'était pas comme si tu pouvais parler toi, lui dire que ta famille te manquait. Elle te traiterait d'égoïste, ou même de moteur. Salut Billie, voilà je voulais te dire, j'suis un chien. Non c'était con. Tu préféras te taire.

Elle se braqua un peu soudainement, en disant que c'étaient des conneries. C'étaient des conneries de se confier ? Non. Même toi qui ne parlais pas beaucoup, tu ne dirais pas cela. Non en fait t'étais plutôt content qu'elle le fasse. T'étais peut être un vrai ami pour elle alors, c'était bien. Elle avait le droit de se confier, et tu voulais lui faire comprendre que malgré toutes tes piques, si elle avait besoin de parler sérieusement elle pouvait faire appel à toi, que tu l'écouterais quoi... Mais t'étais très maladroit, pas très doué pour expliquer, pour faire comprendre ce qui te passais pas la tête. T'étais pas un très grand littéraire, ni très bon orateur, t'étais un Renaud un peu. Tu parlais comme tu parlais, tu mettais les mots que tu pouvais sur tes sentiments, tes envies, et t'espérais que ça marcherait. T'avais pas besoin d'un dictionnaire, t'étais peut être un peu pathétique, mais t'étais toi, ouais, fidèle à toi même. « Tu sais que tu ressembles à un mec qui est émotionnellement constipé comme ça ? » Tu te doutais bien qu'après un tel silence elle lâcherait une connerie. Tu lui jetas d'abord un regard noir, poussant un petit grognement faussement outré, puis tu souris un peu parce que tu savais qu'elle avait compris ce que tu voulais dire. C'était déjà, si elle avait compris. Elle posa sa tête sur son épaule et tu sentis une odeur toute douce monter à tes narines, qui te surpris d'ailleurs. Mais comment faisaient les nanas pour sentir toujours aussi bon, alors qu'elles n'avaient pas pris de douche depuis trois jours ?! Les mystères de l'être humain. « Je … Tu crois à tout ce qui est magie ? Ou univers alternatifs ? Mondes parallèles ? » Elle changea de sujet sans vraiment de transition. Tu clignas des yeux, les baissant vers elle en réfléchissant à la question. A vrai dire, oui, tu y croyais, t'avais pas vraiment le choix vu ce qui t'étais arrivé ces derniers temps, il faudrait être con pour ne pas y croire. T'étais un chien quand même bordel, ça ne s'inventait pas tous ses souvenirs. Et même si parfois tu te demandais sérieusement si tout cela n'était pas simplement un rêve, tu te pinçais et tu te disais que la réalité était vraiment une grosse pute. « J'vais te surprendre, mais ouais j'y crois. » Tu inspiras et murmuras doucement, comme pour toi même. « Je voudrais rentrer à la maison... » Parce que tout te manquait, parce que t'avais faim, parce que t'avais froid, et que t'avais envoyer chier ta famille, alors que c'était, tu t'en rendais compte trop tard, ce que t'avais de plus précieux. Tu tournas les yeux vers Billie, la regardant un moment, elle et ses beaux cheveux blonds, avant d'enfin oser demander : « Et ils sont où tes parents à toi ? ».

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MessageSujet: Re: billuka ♡ what is a family ? billuka ♡ what is a family ? EmptyMar 29 Juil - 23:48

billie & luka ✻ what is a family ?
« Un point pour toi. Mais pour ma défense, parfois je trouve cela très drôle. » Tu levais tes yeux au ciel à sa piètre tentative, souriant tout de même du bout des lèvres en secouant un peu ta tête. Tu faisais avec son côté en permanence moqueur, t'avais pas vraiment le choix à vrai dire. Ça te donnait une excuse pour rire quand c'était drôle, et pour t'énerver avec lui quand ses moqueries devenaient un petit peu trop, ou plus vraiment adéquates. Tu le prévenais quand même que s'il se moquait, ses bijoux de familles risquaient d'en prendre un coup, et c'était comme ça avec les mecs, il fallait de suite leur montrer que vous ne rigoliez pas avec certaines choses et que vous n'hésiteriez pas à pratiquer la violence si débordement il y avait. T'étais une kick-ass, tu voulais pas être une victime, surtout pas devant n'importe quel mec que ce soit. Il riait doucement et il devait surement être habitué à tes genres de menaces maintenant. « Aller, vide ton sac. » Il finissait par te dire, afin que tu commences enfin à lui faire confiance et à parler, à te confier. Tu le regardais, sa clope à la main, et puis tu déviais ton regard à nouveau vers les vas et viens des passants. Ouais, t'allais parler ouais. Mais d'abord, quelques minutes de silences, encore. Tu commençais à parler de famille, à lui poser des questions, et il acquiesçait vaguement quand tu affirmais que tu aimerais être à leur place. T'étais toujours envieuse de la situation des autres, déjà avant, ça arrivait quelques fois, quand tu rencontrais des chiens avec un foyer et de l'amour, et qui pourtant s'entêtait à vouloir vivre comme il l'entendait. Idiot.

Ce n'était pas facile de s'aventurer sur ce sujet. C'était jamais facile. Tu ne savais pas comment aborder la discussion, s'il fallait la jouer subtilement ou tout balancer d'un coup. Ce qui était dur aussi, c'était de ne pas savoir comment ça tournerai, une fois que les paroles seraient lancées. Certains pourraient te prendre pour une folle, d'autres s'éloigner de toi et ton imagination un petit peu trop débordante. Certains pourraient même te comprendre, si seulement. D'autres nieraient, même en ayant vécu la même chose que toi. Et tu pouvais pas savoir à l'avance sur le type de personne qui était devant toi. Ça avait l'air tellement fou, ce qui était arrivé. Qui pourrait croire que de chienne, tu te sois transformée en une jeune fille de dix-sept ans ? Que de ta vie en Nouvelle-Angleterre il ne te restait plus rien, et que tu aies atterri ici à Fantasia Hill, dans cette ville inconnue, par une force magique indéfinissable. Tout était fou, tout était flou, trop difficile à comprendre pour de simples personnes. T'avais pourtant envie de trouver du réconfort, de trouver une personne qui pourrait te comprendre sur ce plan, sur ce qui était arrivé. Le problème, c'est que ce n'était pas comme si tous ceux venant d'un autre univers se retrouvaient avec une marque, une empreinte de reconnaissance sur le corps. Non, il n'y avait rien de tout cela, pas de tâche, pas de signe, alors le seul moyen de savoir, c'était de parler, de s'ouvrir. Ce n'était pas toujours facile, alors tu voulais commencer par les personnes les plus proches de toi. Tu savais déjà pour Abu, tu le savais depuis que tu l'avais rencontré, quelques semaines avant Luka. Ce n'était pas trop difficile à se douter, quand t'avais un mec plus âgé que toi qui pourtant ne savait pratiquement pas parler, si ce n'est communiquer avec des sortes de cris, et beaucoup de gestes. Et des regards aussi, au départ très perçants et froids envers toi. Maintenant, t'avais envie de tenter ta chance avec Luka. De voir si lui aussi, c'était pas son premier monde ici. T'avais un peu peur des réponses qu'il allait peut-être te fournir. Alors t'avais sorti cette question, pour déjà savoir si les trucs un peu bizarre il était du genre à y croire, et t'attendais, qu'il ouvre la bouche, qu'il parle, qu'il acquiesce. « J'vais te surprendre, mais ouais j'y crois. » Tu levais tes yeux vers son visage, et tu le fixais, ne sachant pour le coup ne plus vraiment quoi répondre. Ouais, ça te surprenait. Que cela soit vrai ou pas, t'aurais plutôt cru qu'il serait dans le groupe de celui qui nie, qui ne dit pas ces choses-là, qui garde ce genre de croyances pour lui. « Ouais, ça me surprend. Moi qui te voyais bad boy qui ne jure que par ce qu'il voit. » En même temps, vivre ce genre d'expérience c'était bien plus fort que simplement la voir, mais tu ne savais pas si Luka cachait une double identité, s'il avait vécu la même chose que toi ou non. Au tout début, à ton arrivé, tu avais même fini par penser que peut-être t'étais la seule à qui cela était arrivé. Que personne de ton ancienne vie n'avait vécu cela et qu'il se réveillerait le lendemain matin, dans leur niche, et que tu ne serais plus à ta place prêt de Scamp. Tu te sentais un peu mieux de savoir que cela n'était pas arrivé qu'à toi, mais à d'autres gens, de visages et de pays qui t'étaient complètement inconnus. Il murmurait ensuite, et tu saisies malgré toi le sens de sa phrase, même si celle-ci n'avait pas complètement l'air de t'être destinée. « Je voudrais rentrer à la maison... »[/color] Tant pis, tu l'avais entendue, et tu ne pouvais rien faire pour revenir en arrière. Tu ne pouvais surement rien faire non plus pour le faire ramener à sa maison, ne sachant même pas où il était habité, ni de quelle maison il parlait. A ce moment-là, l'image de Scamp, jeune fripon en quête de liberté, devenant sans-collier quand il avait la chance d'avoir un foyer au chaud et des gens qui l'aimaient, t'apparaissait. Il te faisait penser à ça Luka, s'il avait vraiment une maison, un foyer. Tu passais alors un instant tes doigts dans ses cheveux, une main passant au travers de la matière brune, en signe de confort. Tu faisais ça souvent, avec les deux garçons. T'avais un peu l'impression de les materniser quand tu faisais ça, alors que t'étais vraiment la plus jeune entre eux deux, mais c'était pas grave, ça leur faisait du bien, et à toi aussi. Ça te calmait, de passer tes doigts dans leurs cheveux. Il te regardait ensuite, avant de quelques secondes plus tard prendre la parole une nouvelle fois. « Et ils sont où tes parents à toi ? » Quelle question. Il avait le don de poser les bonnes celui-là. « Mes parents, hein ? » Tu disais dans un petit rire brisé, ne sachant pas vraiment comment commencer. Que pouvais-tu bien répondre à cela, Billie ? Déjà avant, si on t'avais posé la question, tu n'aurais pas su quoi répondre, tu aurais dû prendre le temps pour réfléchir, pour savoir quoi dire. Tu raclais un petit peu ta gorge, passant une mèche blonde derrière l'une de tes oreilles. « J'en sais rien, c'est compliqué. » Tu commençais, haussant tes épaules comme si tout ça n'importait plus vraiment maintenant. C'était vrai, après tout. Tu arrêtais de parler pendant une bonne minute au moins, organisant tes pensées, es choses que tu pouvais dire afin de lui mentir le moins possible. Il fallait que tu essaies de rendre ton histoire la plus humaine pour qu'il comprenne, pour ne pas qu'il se tire encore. Tu soupirais. « Ma mère est morte peu de jours après avoir accouchée. Mon père … J'en sais rien. » La famille qui avait au départ ta mère en animal de compagnie t'avais gardée, malgré la bouche à nourrir en plus. Et quand ta mère ne fut plus de ce monde, ils ne t'avaient pas gardé. T'avais pas compris pourquoi, t'étais encore toute jeune en plus. Soit, t'avais pas eu ton mot à dire dans cette affaire. Et après, t'as été à l'animalerie, et les vas et viens ont commencés. « Je suis passée de maison en maison, j'ai vécu dans la rue, avant que je … déménage disons, à Fantasia Hill. J'avais pourtant trouvé une dernière famille qui m'acceptait enfin mais ... » Et revoilà la tristesse dans tes yeux, quand tu pensais à eux. Où étaient-ils, que faisaient-ils. T'en avais aucune idée. Pensaient-ils à toi ? Ça aussi, tu ne savais pas. Tu haussais une nouvelle fois tes épaules pour éviter de finir la phrase, car tu ne savais pas comment expliquer le fait que tu ne sois plus avec eux s'ils avaient pourtant voulu de toi. Tu ne savais pas comment expliquer l'espèce de malédiction qui ne t'avait pas non plus demandé ton avis. « Et maintenant, je suis là. Je n'sais pas où est personne, et j'ai l'impression de retourner à la case départ. » Et c'était le plus frustrant. T'aimais pas savoir que t'avais vécu tout ça, que tu étais déjà passé par-là, et qu'au final ça ne comptait pas. Qu'une fois avec un corps d'humaine, une espèce de nouvelle identité, tu aurais une nouvelle fois à vivre comme avant, à voler, à rester dehors, à supporter les hivers froids et les endroits où la sécurité n'était pas le maître-mot. Tu reposais tes yeux verts sur Luka, détaillant un instant son visage grâce à la lune et les lumières artificielles des rues, avant de lever un sourcil interrogateur. « Et toi, c'est où chez toi ? » Tu préférais demander en référence à sa réaction précédente, et au final, ça allait avec le fait d'en savoir plus sur ses parents, sur sa famille. C'était donnant-donnant, et maintenant que tu t'étais ouverte sur ce sujet à lui, tu attendais qu'il en face de même.
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MessageSujet: Re: billuka ♡ what is a family ? billuka ♡ what is a family ? EmptyMer 20 Aoû - 1:23

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billuka, les deux mazos


 

 
∞ what is a family ?
Sa question soudaine concernant la magie ou les univers parallèles te surpris, mais te fis également tiquer un peu, alors que tu te demandais sérieusement pourquoi elle se mettait à parler de ça soudainement. L'idée soudaine qu'elle puisse se trouver dans une galère aussi psychologique que physique semblable à la tienne t'effleura un instant l'esprit, sans vraiment te le secouer, et disparue aussi vite qu'elle était venue. Non, impossible, tout ça était déjà trop étrange pour une seule personne, t'avais trop de mal à te dire que tu ne puisses pas être le seul qu'on ai arraché à son monde. Cette histoire te paraissait si irréelle, si tirée par les cheveux... Comment envisager une seule seconde qu'elle puisse s'abattre sur Billie. Quant à sa question, c'était une autre affaire, parce que toi même tu ne comprenais pas grand chose de ce qui t'étais arrivé, et t'étais incapable de rejeter la faute ou d'accuser le moindre univers parallèle ou magie. Si c'était le cas alors sans doute que tu dirais qu'il s'agissait plutôt d'une drôle de sorcellerie malveillante, qui avait décidé de tout bousculer dans ta vie, pour te faire comprendre ce que c'était, la réalité, et te faire réagir. Si la vie cherchait à te donner une leçon, alors sans doute que tu l'avais comprise depuis longtemps, au moment même où t'avais réalisé qu'avec toutes ses conneries, t'allais devoir vivre dans la rue. Mais ça semblait plus compliqué que ça, ton expérience ne s'arrêtait pas à ça. Tu t'étais lié à deux petits monstres, pour la meilleur et surtout pour le pire, et ça c'était quelque chose que t'aurais jamais pensé faire auparavant, toi qui aimais être seul. Il se révélait finalement, qu'au fond, comme tout humain normal, la solitude t'effrayait cruellement, et sans doute que sans Silas et Billie, tu te serais rapidement sentit... Mal. L'idée de crever de faim seul sur un trottoir n'avait rien d'attirant, et ça pour personne.

« Ouais, ça me surprend. Moi qui te voyais bad boy qui ne jure que par ce qu'il voit. » Pourtant, tu finis par lui répondre qu'aussi étonnant que ça puisse paraître, oui, tu croyais à la magie, parce que ça ne pouvait pas être grand chose d'autre, parce que tu ne pouvais pas éternellement renier le surnaturel lorsqu'il s'imposait à toi d'un air si évident. « Pour une fois que je te surprend. » Tu dis, avant de murmurer comme pour toi même, que tu voudrais rentrer chez toi. Oui, ta famille te manquait bordel, et ça faisait si mal. Ça te rongeais un peu plus chaque jour de te dire que tu t'étais comporté comme un vrai connard, que t'avais tord, et que tu te mentais à toi même en te proclamant solitaire. Non, simplement, t'avais besoin qu'on te fasse la conversation. Tu ressentais pas le besoin de répondre, plutôt celui de prendre un air désintéressé en levant les yeux au ciel, mais ce serait mentir, que de dire que t'aimais pas qu'on te parle, simplement, t'aimais qu'on fasse attention en toi. Tu ne supportais plus cette vie de SDF, de parasite, de fantôme transparent de la société. Tu disais bonjour et les gens détournaient le regard, comme si t'allais leur arracher leur portefeuille. Tu ne voulais pas qu'on retrouve ton corps décomposé dans ta caisse, tu voulais... Vivre, bordel.
Finalement, tu n'avais aucune idée de si elle avait entendu ce que t'avais murmuré, et t'espérais que non, parce que tu savais pas trop comment tu pourrais lui expliquer quoi que ce soit concernant ton ancienne vie, c'était si compliqué, si flou. Tu préféras alors changer de sujet, osant finalement sans plus de gêne que ça, lui demander où étaient ses parents. Billie était jeune, plus jeune que toi, t'étais même pas sûre qu'elle soit majeure, alors qu'est-ce qu'une gamine comme elle foutait dans les rues, à traîner avec deux mecs – et surtout le genre de mec comme toi ? Ouais, t'inspirais pas vraiment confiance à première vue, si elle avait encore des parents, certainement qu'ils n'apprécieraient pas qu'elle traîne avec toi. M'enfin t'étais loin d'être idiot, si elle avait vraiment eu des parents, si ça n'avait été qu'une simple fugue, après des jours de diètes, elle aurait préféré simplement retourner chez elle. Tu soupçonnais quelque chose d'autre, quelque chose de plus profond qu'une simple fugue. Alors ce fut avec une curiosité immense,  bien que clairement dissimulée derrière ton habituel ton blasé, que tu lui demandas où se trouvaient ses géniteurs. « Mes parents, hein ? » Ouais ses parents, comme les tiens, ceux que t'avais abandonné, que t'avais renié, et qui te manquaient terriblement aujourd'hui. « Ouais. » Elle sembla réfléchir un instant avant de répondre, est-ce qu'elle cherchait comment formuler sa réponse ? « J'en sais rien, c'est compliqué. Ma mère est morte peu de jours après avoir accouchée. Mon père … J'en sais rien. Je suis passée de maison en maison, j'ai vécu dans la rue, avant que je … déménage disons, à Fantasia Hill. J'avais pourtant trouvé une dernière famille qui m'acceptait enfin mais ... » Suspendu à ses lèvres, t'attendis en vain la fin de sa phrase sans jamais qu'elle ne vienne. Tu décidas de ne pas hésiter, de peur surtout qu'elle se mette à son tour à te demander des informations sur ta propre famille, mais aussi parce qu'en un sens... Non, tu ne voulais pas remuer le couteau dans la plaie. La notion de famille, c'était quelque chose que contrairement à elle, tu connaissais bien. T'avais été élevé dans un de ses foyers de plus en plus rares, avec plein d'amour à revendre. Et tu compris alors pourquoi Billie se faisait si envieuse. Comment réagirait-elle si tu lui expliquais ta propre histoire ? Tu passerais pour un con, un petit con égoïste qui avait tout mais qui n'était malgré tout pas heureux. Et aujourd'hui t'avais plus rien, et rien que le fait de trouver une pièce d'un euro sur un trottoir pouvait te rendre heureux. La liberté, mais à quel prix ? « Et maintenant, je suis là. Je n'sais pas où est personne, et j'ai l'impression de retourner à la case départ. » Tu fronças un peu les sourcils, enfonçant tes mains dans tes poches. « Comment ça tu ne sais pas où sont les gens ? Comment c'est possible ? » Son histoire restait un peu floue et tu te demandais si elle le faisait exprès où si c'était vraiment contre son gré. Toujours fut-il que tu ne pus t'empêcher de poser des questions. « Je veux pas insister t'sais... Mais, il s'est passé quoi hein, pour que tu te retrouves à raconter ton histoire à un tatoué chelou, dans une ruelle dégueulasse ? » Comment s'était-elle retrouvée dans la rue ? Cette question te brulait simplement les lèvres. Est-ce que toi aussi Billie, t'avais fais une connerie ? Ou est-ce que pour toi aussi, tout s'était enchaîné trop vite ?

Nouveau silence, tu desserras le nœud usé de tes rangers pour finalement le refaire plus correctement, le serrant à fond quitte à avoir mal, pour que les chaussures tiennent bien et t'empêche d'avoir froid. C'était devenu une habitude désormais. « Et toi, c'est où chez toi ? » finit alors par te demander Billie alors que t'inspirais décontenancé par sa question. Tu baissas les yeux, haussant les épaules et resserrant d'un coup sec ton autre chaussure. « Nulpart maintenant. » Tu fermas un instant les yeux. « Mais j'me souviens d'une grande maison à la campagne, avec un piano jouant sans arrêts des airs joyeux et dansants, de moutons que j'adorais courser, et puis de tous mes frères et sœurs. » Tu finis par lâcher, douloureusement. « Je viens d'une famille nombreuse s'tu veux savoir, tu vois. Mais maintenant, j'suis tout seul.  Tu te tournas doucement vers elle.  Enfin, presque. » Petit sourire en coin.

 
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MessageSujet: Re: billuka ♡ what is a family ? billuka ♡ what is a family ? EmptyJeu 21 Aoû - 1:45

billie & luka ✻ what is a family ?
Tu commençais donc à lui expliquer du mieux que tu pouvais, d'une manière pas forcément très claire, c'était sûr. T'essayais de laisser sous-entendre que t'avais peut-être été toute ta vie humaine, et en même temps il y avait des parties floues, pas très bien compréhensibles, parce que tu n'en savais pas plus après tout. Une fois t'étais tranquille, t'endormant dans ta niche aux côtés de Scamp, envelopper par la chaleur humaine et l'amour d'une nouvelle et grande famille, et le lendemain tu te réveillais paumée dans une rue dont tu ne connaissais nullement les recoins, comme si on t'avais transporté là pendant ton sommeil et qu'on ne t'avais même pas laissé en forme canine. Tant qu'à te déboussoler, autant le faire jusqu'au bout hein. Tu n'avais jamais été entouré d'aura magique ni rien de ce genre avant, contrairement à des personnes que tu avais pu voir dans les films ou séries que te montrait Edith afin que tu ne restes pas inculte toute ta vie. Elle elle avait quand même finie par vivre au milieu d'espèces de bestioles jaunes qui n'avaient pas du tout l'air humain du tout. Et toi, tu avais juste été un chien, entouré d'autres chiens et d'humains, dans une époque totalement différente. Jamais tu n'aurais pu prétendre que quelque chose d'aussi invraisemblable et irréel arriverait. C'était peut-être pour cela que cacher ton ancienne forme était plus facile, que tu n'avais pas vraiment à mentir pour lui expliquer : tout était croyable et avait été vécu, et était plausible, jusqu'à l'arrivée de cette espèce de malédiction venue de tu-ne-savais-où. « Comment ça tu ne sais pas où sont les gens ? Comment c'est possible ? » Il te demandait quand tu avais fini de raconter ta vie en quelques phrases, et évidement, Luka ne posait jamais les questions les plus faciles. Il aurait pu te demander les personnes avec qui tu vivais dans cette dernière maison, ou le plat que tu préférais manger quand ça n'allait pas et qui te réconfortait, mais non. C'était le plus dur à expliquer, et tu ne savais pas comment le faire sans forcément avoir à tout lui annoncer. Comment c'était possible que tu ne saches pas où était passée toute ta famille hein ? Peut-être de la même manière qu'il était possible de se transformer en humain et de se retrouver dans une ville totalement inconnue. « Je veux pas insister t'sais... Mais, il s'est passé quoi hein, pour que tu te retrouves à raconter ton histoire à un tatoué chelou, dans une ruelle dégueulasse ? » Tu le regardais un instant, souriant doucement avant d'ouvrir la bouche. « C'est comme ça que tu te définis ? J'aurais plutôt sorti un adjectif dans le genre ténébreux ou mystérieux … Ça ça te va mieux. » Il n'était pas chelou comme il le disait. Enfin … Toutes les personnes dormant dehors étaient chelou à leurs façons tu pensais, mais ce n'était pas ce qui lui convenait le mieux dans le genre description brève de sa personne. Et puis, cette petite ruelle, éclairée de ses hautes lanternes à la tombée de la nuit, ne trouvait-il pas ça tout bonnement charmant ? Avec cette odeur de poubelle de l'arrière du restaurant à quelques pas de là, c'était parfait, très convivial. Tu lâchais un petit soupir, te demandant jusqu'à où tu pouvais essayer de lui faire passer le message, de quelle manière tu pouvais lui tendre une perche s'il avait vécu la même expérience, sans que cela soit trop bizarre si jamais il était juste tout bonnement humain venu tout droit du monde des humains. « Aussi bizarre que ça puisse paraître, je sais pas comment je me suis retrouvée ici. J'avais jamais entendu parler de cette ville avant, c'est en Nouvelle-Angleterre que j'avais passé toute ma vie. » Tu essayais d'éclaircir, même si cela devait plutôt lui amener d'autres questions ressemblantes à celle qu'il t'avais posé. Tu haussais un peu tes épaules, humidifiant tes lèvres avant de reprendre. « Ça ferait sens si je te disais que j'ai juste … Atterrie ici ? » Tu le regardais incertaine, une grimace sur ton visage, par ce que non, dit comme cela, ça ne pouvait pas faire sens à tout le monde. Tu te disais que tu n'avais pas besoin d'annoncer le passé de chien de suite, parce que ce serait définitivement trop bizarre s'il ne comprenait pas. Mais là, il avait le choix soit de savoir de quoi tu semblais parler et de te le faire savoir, ou soit il te prenait pour une meuf trop bizarre, qui a surement du passer son temps sur la route à prendre de la drogue pour arriver à ne pas se souvenir de comment elle est arrivée là ou qui s'est faite enlever par une mafia bizarre qui l'a complètement oublié par la suite. Mouais. T'espérais avec un peu de chance qu'il oublie tout ça si c'était pour lui du charabia.

Tu l'observais défaire et lacer ses chaussures, sans rien dire, avant de lui retourner en quelque sorte la question. Il faisait quoi, lui aussi ici ? Comment il s'était retrouvé-là, à vivre dehors et à gagner un peu de bouffe et une douche en prêtant son corps pour quelques tatouages ? Elijah était cool, et il avait indéniablement du talent à en juger par les merveilles qu'il produisait sur Luka, mais elle était où, cette maison dans laquelle ce dernier aimerait tant retourner ? Tu ne savais pas vraiment s'il allait te répondre, t'avais tes doutes – tu ne l'appelait pas mystérieux juste pour rigoler – mais tu tentais tout de même, espérant avoir quelque chose en retour, même la plus brève des réponses. « Nulpart maintenant. » Tu entendais, et quand tu posais tes yeux sur son visage, il avait les siens fermés. Tu te demandais si c'était une manière de se remémorer quand il avait une place où dormir, et la suite te le confirmait. « Mais j'me souviens d'une grande maison à la campagne, avec un piano jouant sans arrêts des airs joyeux et dansants, de moutons que j'adorais courser, et puis de tous mes frères et soeurs. » Tu souriais doucement en entendant la petite description de l'ambiance qu'il avait chez lui, et ça te faisait bien rêver, c'était sûr. Il semblait y avoir eu du monde, il semblait que cela ai été joyeux, convivial, et tu riais doucement en l'écoutant, te plongeant dans cette petite bulle de passé. « Courser les moutons hein ? » Tu demandais en le regardant, un tendre sourire sur ton visage alors que tu t'imaginais un bébé Luka humain, dans un champs, petite figure perdue parmi l'abondance de verdure du terrain, et qui coursait sur ses petites jambes les moutons, tout dégourdit, une couche-culotte en guise de vêtement. C'était tellement mignon dans ta tête et que cela te faisait encore plus marrer, et ce que tu ne donnerais pas pour observer cela en vrai. « Ça avait l'air chouette. » Tu l'assurais, et t'avais réussie à avoir une ambiance aussi conviviale après que tu sois tombé sur Scamp et que tu ai réussie avec son père à lui montrer que la famille, il n'y avait que cela de vrai, et que ça valait toutes les soi-disant libertés du monde. « Je viens d'une famille nombreuse s'tu veux savoir, tu vois. Mais maintenant, j'suis tout seul. » Tu le regardais, ton visage blanc d'expression, si ce n'était qu'un petit air de jugement au fond de tes pupilles. Tu attendais qu'il se reprenne, ce qu'il finissait par faire rapidement de lui-même. « Enfin, presque. » Il avait son petit sourire de bâtard en coin, et tu le lui rendais, venant ébouriffer un instant ses cheveux d'un noir profond. « Mouais, je préfère ça, t'imagines que si Abu t'entendait dire ça sur lui tu lui briserais le coeur ? » Tu riais un peu, secouant ta tête, et c'est vrai qu'il n'était plus seul maintenant, plus depuis qu'il t'avait sauvé ce soir-là dans cette ruelle. Et si tu t'autorisais à y penser un petit peu plus longuement, peut-être que t'admettrait que toi aussi, ça te ferait mal, que Luka ne pense pas plus de votre amitié à tous les deux et qu'il se croit toujours seul, avec peut-être deux boulets à sa disposition. Tu reposais ensuite tes mains sur tes genoux, réfléchissant un instant. « Ce ne doit pas toujours être facile, mais ça à l'air d'être cool les familles nombreuses.  Plus de solitude pesante, et toujours quelqu'un en cas de besoin. » Peut-être que tu idéalisais un petit peu trop la chose, mais tu ne l'avais jamais vraiment vécu, tu avais le droit de complètement de tromper sur le sujet. Mais ce ne pouvait pas être si différent que cela non ? Même avec les caractères tous différents les uns des autres, et es coups de gueules qu'il devait souvent y avoir, t'aimerais que ton futur soit plus comme ça, soit plus nombreux.
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MessageSujet: Re: billuka ♡ what is a family ? billuka ♡ what is a family ? EmptyDim 12 Oct - 23:05

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« C'est comme ça que tu te définis ? J'aurais plutôt sorti un adjectif dans le genre ténébreux ou mystérieux … Ça ça te va mieux. » Il y avait mille façons de te définir, à vrai dire. Certains – la plupart des gens – t'appelaient le clodo, d'autres préféraient le mec bizarre, le brun, le tatoué, l'étrange gamin. T'en avais des surnoms, et des coups d’œil intrigués, mécontents. T'attirais le regard avec ta peau tatouée, qui te faisais comme une bande dessinée sur la peau. Mais en vérité, tu te foutais pas mal de ce que les gens pouvais penser de toi. T'avais appris avec le temps, que le plus important, c'était l'estime que toi tu avais. Mais pourtant, lorsque tu sentais des regards assassins te transpercer le corps, c'était comme un déchirement en toi, et tu ne disais rien, mais tu n'en pensais pas moins. Tu le savais, on te l'avait déjà répété des milliers de fois, que tu étais un parasite de la société, un soi-disant saoûlard, que si t'étais dans la rue c'est que tu devais le mériter. T'avais vu mieux que quiconque à quel point le monde réel, et tous les gens qui s'y trouvaient, pouvaient juger sans connaître, et se montrer si dur envers l'inconnu rencontré dans une ruelle sale. Mais t'apprenais à te détacher du regard des autres, petit à petit, même si t'avais encore du mal, même si ça te faisais encore mal. T'étais plus un chiot perdu désormais, mais un véritable homme, un homme de vingt-trois ans, qui devais apprendre à survivre dans la rue, malgré le froid et la peur, malgré la peur de vivre le réel abandon que t'épargnais tes compères de toujours ; Billie et Silas. « Ténébreux, mystérieux ? Si tu le dis. » Tu haussais les épaules, lui adressant un regard en coin, avant de sourire. « Les filles aiment les mauvais garçons non ? » T'avais cru remarquer que les meufs aussi, pouvaient être cruellement étranges, avec leur mode du parfait bad-boy. T'avais jamais trop compris ce qu'il y avait d'attirant à baver sur un mec qui vous traitait comme de la merde. Tu ne savais pas trop si tu devais te considérer comme tel. T'étais brun, étrange, tatoué, pas vraiment modèle, et tu parlais peu, mais ça faisait de toi un mauvais garçon ? Vu comment certaines vieilles te draguaient lorsque tu passais dans la rue, il fallait croire.

« Aussi bizarre que ça puisse paraître, je sais pas comment je me suis retrouvée ici. J'avais jamais entendu parler de cette ville avant, c'est en Nouvelle-Angleterre que j'avais passé toute ma vie. Ça ferait sens si je te disais que j'ai juste … Atterrie ici ? » Brun, mais pourtant long à la détente, tu mis un certain temps à réagir, fronçant les sourcils en lui jetant un regard accusateur, te demandant réellement si cet instant précis, elle était en train de te tendre une perche. On dirait bien, seulement, si tu te trompais ? Tu soutenais son regard, longuement, yeux dans les yeux, en cherchant l’étincelle venant de sa pupille qui te montrerais qu'elle présentais, seulement rien ne vint. Tu l'observas encore un moment avant d'inspirer, décidant de te jeter à l'eau. Au pire, elle te croirait fou, mais n'était-ce pas déjà le cas, de toute façon ? « … De quel dessin animé tu viens, Billie ? » Tu lui dis, d'une voix étrangement posée, bien que d'un rauque habituel, cassé. Non, tu ne pouvais pas te tromper, c'était trop bizarre, il y en avait d'autres, des gens, qui venaient tous de dessins animés. T'étais pas fou, t'étais là, et pas par hasard. T'étais peut-être pas le seul à avoir tout perdu. T'arrivais pas à y croire. « Putain, dis moi que c'est pas possible... » Tu secouas la tête, tes mèches brunes s'agitant au rythme du vent frai qui se glissait dans la ruelle. Et l'espace d'un instant, tu sentis une douce chaleur t'envelopper le cœur : l'espoir. L'espoir de retrouver les tiens, de ne pas pourrir ici, d'être quelqu'un d'autre, et de te racheter auprès de cette monstrueuse famille que t'avais tant renié. L'espoir t'agitais ce soir, et te ravivait les membres, si bien que le froid te parut à cet instant presque supportable. C'était l'espoir, qui chassa tes peurs. Billie avait réussi, sans même s'en rendre compte, à réveiller le peu d'espoir que t'avais, et qui s'était lentement éteint avec le temps. Mais bizarrement, cela ne t'étonna pas plus que ça. Ça avait toujours été Billie, et Silas bien sûr, qui avaient su te faire sourire, même dans les pires moments, et malgré tes grognements habituels.

« Courser les moutons hein ? » Sur le coup oui, ça pouvait paraître con. Et pourtant, t'adorais ça, courser les moutons, et aboyer à gorge déployer dans le vent chaud de l'été, à t'en briser les cordes vocales. C'étaient ces moments que t'aimais appelé liberté, cet équilibre parfait que t'avais à l'époque. Tu te sentais libre et entouré à la fois, parce qu'il te suffisais de regarder derrière toi pour apercevoir ta centaine de frères et sœurs, alors qu'aucun d'eux ne cherchaient à te voler ce moment. Tu grimpais sur la laine douce des moutons et tu jouais au rodéo, aboyant toujours plus fort pour calmer tes crises de rire, le vent dans tes poils. T'avais toujours été animé par ce besoin de liberté, et désormais que tu l'avais, tu te rappelais avec nostalgie ses longues soirées d'hiver auprès du feu, couché contre ton père, à songer à toutes les conneries que tu pourrais faire le lendemain. Tout ça te manquais, terriblement. « Ouais, courser les moutons. » Tu approuvas, avec ce petit sourire tout fier de toi sur les lèvres, ce sourire de chieur arrogant que t'avais toujours été, ton sourire de vainqueur. « Ça avait l'air chouette. » Tu tournas les yeux vers elle, venant doucement lui pincer affectueusement la joue, tirant la langue. « Ça l'était, gamine. » Tu sifflas, pour l'embêter, parce même si elle allait grogner, elle savait bien que tout ça n'était que de l'affection, et que tu ne savais pas la montrer autrement qu'en l'emmerdant, en la touchant, en lui tirant la langue. T'avais pas eu le temps de l'apprendre, avec aucune fille. Silas tentait parfois de te forcer à sourire un peu plus, et à t'ouvrir au monde, mais t'avais jamais trop su le faire. T'avais besoin de montrer ça différemment que tout le monde. Que dire ? T'étais comme ça. Et t'en exaspérais des cons, ça oui.

« Mouais, je préfère ça, t'imagines que si Abu t'entendait dire ça sur lui tu lui briserais le coeur ? » Elle te fit remarquer, alors que t'avouais d'un ton ailleurs que t'étais seul désormais, quoique, presque. C'est vrai, ils étaient là les deux zozos maintenant, bel et bien là. Là encore, t'avais un peu de mal à le montrer, mais ils étaient tout aussi important pour toi. Ils faisaient partis de ta vie désormais. « C'est vrai. Ne lui dis pas. » Tu lui adressas un clin d’œil charmeur, espérant que ça fonctionnerait, sans trop y croire en vérité, elle aussi, ferait tout pour te faire chier. « Ce ne doit pas toujours être facile, mais ça à l'air d'être cool les familles nombreuses.  Plus de solitude pesante, et toujours quelqu'un en cas de besoin. » Elle avait raison, c'était un peu ça les familles nombreuses, elle avait tout à fait raison. Pourtant tu te contentas de baisser les yeux, fixant le sol. Tu ne sus pas tellement ce qu'il te pris, mais sur le coup, t'eus comme besoin que ça sorte, et tu lui avouas : « Oui. J'ai été con, je me suis toujours éloigné de cette famille. Et aujourd'hui je ne sais pas si un jour je la retrouverais. J'ai été con parce que j'ai pas su profiter d'eux, alors qu'ils étaient tout. » Tu dis ça dans un souffle, les yeux clos, comme si t'avouais des crimes, à voix basse, comme dans les églises. Tu serras fort les poings. « C'est les gens qui ont raison, j'suis qu'une ordure. Et j'mérite ce qui m'arrive... Ce qui nous arrive. » Tu déposas ta tête tête contre la sienne, elle même posée sur ta propre épaule, inspirant l'odeur de ses cheveux blonds, sans bouger. Elle sentait bon, cette gamine. Comment elle faisait, les filles, pour sentir si bon ? « Tu veux savoir quoi gamine ? J'ai peur. » Tu dis, avant de rouvrir tes yeux océan et de les noyer dans le ciel gris. « J'ai peur de l'avenir. J'ai peur de tout maintenant. Parce que je me rend compte que la liberté dont j'ai toujours rêvé ne fais pas tout, et que j'ai toujours, malgré tout, besoin de cette putain de chaleur, ce genre de chaleur humaine. Je peux pas être tout seul, je suis pas prêt pour ce que j'espérais. Je suis pas le puissant solitaire que rien n'effraie que j'ai toujours voulu être. Je suis juste... » Tu soupires. « Moi. » C'était pourtant si rare que tu te confie de la sorte, que même toi, t'en parus étonné, mordillant nerveusement ta lèvre en glissant tes doigts sur tes phalanges tatouées. Tu t'étais livré à elle, et maintenant une des écailles de ta carapace d'acier venait de céder.

 
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MessageSujet: Re: billuka ♡ what is a family ? billuka ♡ what is a family ? EmptyLun 13 Oct - 10:18

billie & luka ✻ what is a family ?
« Ténébreux, mystérieux ? Si tu le dis. » Il te répondait, haussant ses épaules. Quoi, ce n'était pas si mal que cela non ? Tu trouvais que c'était bien mieux que ce qu'il s'était lui-même appelé. Il avait cet air malgré lui, le genre de mec qui semblait toujours mystérieux, à garder sa vie super privée et à dire en tout trois mots comme réponse. Il était un peu comme ça en fait, il parlait jamais trop, pas pour ne rien dire. Et il était vrai que quelques fois, t'espérais qu'il s'ouvre plus, qu'il ne cache pas ses sentiments derrière des vannes, mais tu faisais avec. Tu te disais que s'il avait envie de s'ouvrir, il le ferait, quand il aura plus confiance, ou quand il sera dans le moment. Le poussait ne servirait qu'à le braquer après tout. « Les filles aiment les mauvais garçons non ? » Tu lâchais un rire à sa remarque, haussant à ton tour les épaules. Apparemment ce devait être le cas non ? Les mauvais garçons ils avaient l'air libre, ils avaient l'air de se foutre de tout, et peut-être que ça plaisait. Tu ne savais pas trop, t'aimais bien ça toi aussi non ? Ouais, mais ça dépendait de quel degrés serait le mauvais du garçon, car tu n'étais pas non plus dans le genre à te laisser faire par l'autre, que tu sois avec un mec ou pas. « C'est le côté qui se laisse pas marcher sur les pieds, ça leur donne un sentiment de sécurité. » Tu finissais par répondre, hochant un peu ta tête. On se sentait toujours mieux avec quelqu'un qui avait l'air de pouvoir nous protéger, et tu devais avouer que c'était le genre de chose que tu avais recherché quand t'étais tombé sur Le Caïd, alors que tu t'étais une nouvelle fois retrouvée dans la rue.

C'était difficile de dévoiler des choses sans trop en dévoiler. Toi, t'étais pas la meilleure pour faire comprendre ce que tu voulais dire d'un geste ou d'un regard, loin de là. Il te fallait des mots - et dans ce cas-là, il fallait les mesurer ces mots. T'avais peur de faire une connerie mais t'essayais quand même : tu voulais être sûre et certaine de savoir si Luka faisait parti d'un monde comme le tien, ou s'il avait toujours été cet humain un peu paumé. Tu le regardais pendant un petit moment dans les yeux, restant la plus sérieuse possible. T'avais tellement eu envie de rire et de lui dire que c'était une plaisanterie, et puis repartir sur une histoire totalement inventée d'où était ta famille et de ce que tu faisais-là. T'as hésité, rien que par envie de faire dévier les yeux bleus de Luka qui avaient l'air de chercher – et de trouver – à quel point tu pouvais être étrange et pas dans le bon sens. T'as résisté à ta pulsion, et tu continuais de le regarder, espérant qu'il trouve dans tes yeux le courage d'attraper cette perche – et tu te promettais que t'allais le tuer s'il continuait à faire celui qui ne comprenais aucune allusion, si tu finissais par découvrir plus tard qu'il venait réellement d'un autre monde. « … De quel dessin-animé tu viens, Billie ? » Il disait d'une voix calme et en un instant, t'avais l'impression que ton monde s'était arrêté de tourner. Il savait... Il savait ! Il était au courant de tout, il avait compris. Et ça te rendait sur le moment le sentiment d'être la plus heureuse du monde. Un grand sourire prenait place sur tes lèvres et tu n'étais pas peu fière d'être arrivée à le mettre sur la bonne voie – parce que tu devais avouer qu'avec Luka, ça n'avait pas été facile. « J'crois ça s'appelle « La belle et le clodo » un truc comme ça ? » Tu disais plus vraiment certaine, fronçant un peu tes sourcils. Tu l'avais vu chez Edith, alors qu'elle avait cette incroyable collection de film dit Disney qui lui prenait toute une étagère dans sa chambre. Tu n'avais pas réellement retenu le nom, étant bien trop concentrée par l'histoire que tu avais vécu – mais tu étais presque sûre que ça avait avoir avec les prénoms de tes anciens beaux-parents. « 'Fin, moi j'apparais dans la séquelle, j'imagine qu'mon histoire n'était pas assez intéressante pour avoir son propre film. » Tu continuais, haussant des épaules. T'étais peut-être trop fade, sans saveur, sans excitation aucune pour que les gens s'intéressent à ta vie. Trop seule pour qu'on te consacre un film à toi-seule. « J'étais la fille qui résonnait le héros trop aventurier, et qui tombait follement amoureuse de lui. » Tu continuais dans un petit rire, secouant ta tête. Tu ne pouvais pas renier ça – ça t'avais apporté une famille à l'époque, et t'avais rencontré des gens géniaux. Tu te disais que Luka te faisait penser à Scamp en un sens : tout d'eux en quête d'aventure et de liberté, avant de comprendre ce que cela voulait réellement dire, et que tout n'était pas rose quand on vivait dehors. Tu laissais échapper un petit soupire, avant de lever tes yeux vers ton ami. « Et toi alors ? » Tu demandais, voulant en savoir plus sur ce dessin-animé que tu avais peut-être vu – ou peut-être pas. « Putain, dis-moi que c'est pas possible. » Tu l'entendais dire en secouant ses mèches, et tu n'étais plus vraiment certaine d'un coup si tout cela était une bonne idée. Peut-être avait-il montré une face calme avant de maintenant imploser ? Est-ce que t'avais bien fait de lui faire deviner que vous étiez semblable, lui et toi ? « Cache ta joie surtout hein. » Tu disais, un petite moue contrariée sur le visage car t'avais vraiment cru qu'il aurait été un minimum content. Il n'était pas obligé de sauter de partout, mais tu pensais pas qu'il deviendrait si... Tu ne savais pas trop comment décrire cela en fait, t'avais juste la sensation que ce que tu venais de lui dire l'emmerdait profondément. « T'as qu'à oublier ça si ça t'plait pas. Hey, moi je suis Billie l'humaine, j'suis pas une chienne. » Tu soupirais, grognant presque de frustration. Qu'est-ce que tu avais encore fait ?

« Ouais courser les moutons. » Il confirmait, avec son fidèle sourire qui quelque fois, tu l'avouais, pouvait t'agacer. « Tu devais être très mignon. » Tu disais en riant un peu, des images dans ta tête défilant en t'imaginant comment il pouvait être à cette époque, et quel caractère il avait, s'il était un petit gars bien plus souriant, croquant la vie à pleine dents et bien moins mystérieux qu'aujourd'hui. Ça avait l'air bien de courser les moutons, toi avant, ton sport national, c'était plutôt de fuir les gens de la fourrière. Il venait pincer ta joue, ce qui te fit froncer le nez en sentant la petite douleur, et il tirait sa langue, tout heureux alors que tu venais lui pincer son ventre pour te venger. « Ça l'était, gamine. » Tu grognais au moment-même où il commençait avec son surnom, qui n'était pas si mignon du tout. Gamine. Tu t'y faisais maintenant, de toute manière, tu savais qu'il savait que tu n'aimais pas vraiment ça, et que par conséquent, il continuerait à t'appeler comme ça encore longtemps, juste pour entendre tes bruits de frustrations et tes yeux lui lancer des éclairs. Il avait de la chance que tu l'aimais bien, car tu lui aurais déjà écrasé les couilles depuis longtemps si ce n'était pas un minimum affectif. « J'suis pas une gamine ! , et d'accord, ça ressemblait typiquement à la réponse de la gamine en pleine crise. Excuse-moi de ne pas être une vieille personne de vingt-sept ans comme toi. » Tu continuais, avant de lui faire un grand sourire d'ange. Ce n'était pas de ta faute si t'étais jeune après tout, tout le monde n'avait pas l'âge légal et le pouvoir de faire tout ce qu'il voulait dans cette ville.

Il osait dire qu'il était seul, l'idiot. Seul alors que tu l'avais embarqué avec toi, et que tu l'avais recueilli avec Abu, ayant néanmoins obligé ce dernier à faire de la place à Luka, que ça lui plaise ou non. Mais malgré tout ça, t'entendais qu'il était toujours seul. Bon à savoir. Il finissait par tout de même se reprendre, et tu prétextais que si le singe entendrait ça, ça allait bardé, sans t'inclure dans le lot. « C'est vrai. Ne lui dis pas. » Il répondait, clin d'oeil charmeur à l'appuie, et tu roulais exagérément des yeux, haussant un sourcil en le regardant. « Arrête de te prendre pour un tombeur Smith. » Il ne fallait pas qu'il commence à prendre la grosse tête celui-là, il jouerait encore plus de ses atouts de mec bad boy qui fait tomber à ses pieds toutes les femmes de la terre avec un sourire intéressé. Ok, peut-être que t'étais un peu jalouse que ça marche aussi bien – sérieusement, les femmes ne pouvaient pas lui montrer un peu de résistances quelques fois ? Tu continuais ensuite sur les familles nombreuses, qui était une chose dont tu n'avais jamais vraiment vécu l'expérience. Vous étiez un joli petit nombre après que tu soies recueillie dans la famille de Scamp, mais tu n'étais pas sûr que cela puisse compter en tant que famille nombreuse. Tu aurais aimé vivre dans une vraie famille nombreuse, comptant tellement de chiens qu'il aurait été pratiquement impossible de les estimer à l'oeil nu. Même durant quelques heures, tu aurais voulu goûter à la joie d'avoir toujours quelqu'un avec qui s'amuser, avec qui courir dans l'herbe du jardin et aboyer, quelqu'un là pour te relever si jamais tu t'emmêlais les pattes dans la verdure et que tu te gamelais. Mais t'as pas eu ça toi – même avec les sans-collier, la règle c'était chacun pour soi – alors tu te contentais d'espérer, de rêver à ses moments que jamais tu n'avais pu vivre et partager. « Oui. J'ai été con, je me suis toujours éloigné de cette famille. Et aujourd'hui je ne sais pas si un jour je la retrouverais. J'ai été con parce que j'ai pas su profite d'eux, alors qu'ils étaient tous. » Il soufflait et quand tu pensais qu'il avait fini – parce que Luka était Luka, il ne parlait jamais vraiment beaucoup comme gars – il repris. « C'est les gens qui ont raison, j'suis qu'une ordure. Et j'mérite ce qui m'arrive... Ce qui nous arrive. » Tu fronçais les sourcils malgré toi, et t'aurais voulu prendre la parole et lui dire que non il avait tout faux. Mais tu te taisais à nouveau, préférant écouter ce qu'il avait à dire jusqu'à la dernière parole, alors qu'il posait ta tête contre la tienne. « Tu veux savoir quoi gamine ? J'ai peur. J'ai peur de l'avenir. J'ai peur de tout maintenant. Parce que je me rend compte que la liberté dont j'ai toujours rêvé ne fais pas tout, et que j'ai toujours, malgré tout, besoin de cette putain de chaleur, ce genre de chaleur humaine. Je peux pas être tout seul, je suis pas prêt pour ce que j'espérais. Je suis pas le puissant solitaire que rien n'effraie que j'ai toujours voulu être. Je suis juste... Moi. » Et ça te faisait mal la manière dont il avait l'air de se voir, comme quelqu'un qui ne se suffisait jamais à lui-même, comme quelqu'un à laisser pourrir sur le côté en attendant sa dernière heure. Tu n'étais pas préparée à ce qu'il te dise tout cela, à ce qu'il te raconte tant. Tu n'avais pas envie de le juger sur ses erreurs passées, car après tout, il était loin d'avoir été le seul être au monde à avoir rêvé de liberté, étouffé dans sa propre famille, aussi gentille et nombreuse soit-elle. Tu avais l'impression d'avoir un poids sur les épaules, une sorte d'épée de damoclès trônant au-dessus de ta tête, et pour tout avouer, tu n'aimais pas vraiment ça. Tu avais l'habitude de donner des conseils il fut un temps, mais ça ne te rassurait pas pour un sous. Tu savais que si jamais tu allais dire quelque chose qui ne lui plairait pas, Luka se braquerait surement, et arrêterait de parler. D'un autre côté, il était difficile pour toi de répondre à ce genre de chose sans que tu ne parles avec ton coeur. Tu prenais une petite inspiration, avant de tourner doucement tes yeux vers son visage. « J'suis pas d'accord avec toi, tu sais ? » Tu commençais, déposant une main sur le dos de la sienne le plus naturellement du monde. « Depuis quand t'écoutes c'que disent les gens d'abord ? Ils t'connaissent pas eux. Tu peux pas t'fier à leur avis qui seront tout sauf objectifs. » Parce que c'était trop facile de déclarer que quelqu'un était une ordure juste par ce qu'elle vivait dans la rue. C'était tellement facile de se faire des aprioris sur lui, avec son physique atypique et ses tatouages sur le corps. Ça pouvait rebuter, ça pouvait faire peur surtout, et les gens s'arrêtaient à ça, sans savoir qui il était, ce qu'il pouvait donner à être juste lui. T'en avais entendu tellement toi-aussi quand t'étais là-bas, par la fourrière qui se moquait de vous car vous étiez tous des chiens abandonnés, dont personne ne voulaient et ne voudraient jamais. Mais votre valeur ne devaient pas se mesurer à ça, à quelque chose d'aussi insignifiant que ça, jamais. « Être seulement toi, c'est suffisant d'accord ? T'as jamais besoin de ressembler à quelqu'un d'autre avec nous, t'as pas à être balèze, puissant et sans coeur. Nous on t'veux comme t'es, avec tes défauts, avec tes frayeurs et ton mauvais vocabulaire. » Tu continuais, souriant doucement en disant ces derniers mots. « Et pour l'instant, la chaleur humaine, on f'ra avec ce qu'on a, mais je te promet qu'on cherchera et qu'on retrouvera ta famille tous les trois. Si t'es là, si je suis là, c'est qu'il y en a forcément d'autres non ? » Tu demandais, les yeux brillants d'espoirs. Il fallait qu'il y ai d'autres personnes de vos familles, c'était vital. Mais après tout, peut-être que cette espèce de malédiction avait juste décidée d'apporter qu'un membre de ces dessins-animés ici. Peut-être que vous étiez chacun les seuls représentants de votre groupe, mais il ne fallait pas que tu penses à ça. Il ne fallait pas que tu perdes espoir. Vous étiez surement tous ici, et qui savait, peut-être que tu croisais Lady ou les soeurs de Scamp tous les jours sans même y faire attention. « Alors arrête de te dénigrer, parce que ce sont des conneries tout ça. Tu mérites pas ce qu'il nous arrive. Tu te bouges le cul tous les jours pour essayer de trouver le moindre truc pour tous nous sortir de là, et je pense pas que t'as à payer toute ta vie l'envie d'aventure que t'avais plus jeune. » Tu finissais un peu plus durement, parce qu'il ne fallait pas qu'il commence à croire que c'était normal tout ça. Ça ne l'était vraiment pas, rien de tout cela aurait dû arriver, ni aurait dû être aussi permanent. Toi-même, t'avais fini par continuer à chercher pour te sortir de là, tout en te disant que peut-être c'était ton destin après tout. Par habitude. Peut-être que jamais rien ne changeait vraiment. Que tu sois en chienne ou en humaine, c'était la même chose, t'étais seule, et dans la rue. Dans les deux vies t'avais fini par te créer ta petit famille, avec qui tu avançais, et tu devais avouer que de ce côté-là, t'avais une préférence pour celle que tu t'étais construite ici. « J'ai peur aussi. » Tu finissais par dire dans un souffle, ton menton sur son épaule, les yeux baissés. T'avais peur tous les jours. Et tu devais l'avouer, quelques fois, t'étais vraiment terrifiée. Terrifiée que plus rien ne change, que vous restiez ancrés dans cette routine à jamais. Tu ne savais pas de quoi sera fait le lendemain, ni ce qui pouvait se passer pendant les nuits dehors. Outre l'enfer de rester à la même place dans cette société toute ta vie, t'avais constamment peur de les perdre, de perdre tes deux compagnons d'infortune, tout le temps. Que tu les vois un jour et que l'autre ils décident de partir tous les deux, sans toi, parce qu'ils auront décidés que tu les avais trop saoulé et qu'ils préféraient se défaire du boulet que tu pouvais être. Ouais, t'avais des pensées très positives en fait.
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MessageSujet: Re: billuka ♡ what is a family ? billuka ♡ what is a family ? EmptyJeu 23 Oct - 0:59

billuka ✻ what is a family ?
C'était à la fois drôle et difficile de vous voir vous disputer les adjectifs qui te qualifieraient le mieux. Toi t'étais plus dur avec toi même, elle, se montrait plus douce, et elle ajoutait ce petit sourire d'ange juste après avoir épelé ce qu'elle pensait te ressembler. Tu te montras plutôt dubitatif à l'évocation des mots ténébreux et mystérieux, parce que ça ressemblait à la description de ces bads boys ridicules de série pour pré-ado en manque de bite. Peut être que c'était ça au fond, t'étais peut être un de ces fameux mauvais garçons, tu jouais un rôle, comme dans ton ancienne vie, mais tu n'en avais pas vraiment conscience. Il était vrai que t'avais tout de même changé par rapport à ta précédente vie : tu parlais moins, ne t'extasiais plus devant tout et n'importe quoi, ne rêvais plus vraiment d'aventure. T'étais peut être devenu plus pépère, parce que t'avais qu'une envie, un chez-toi : un toit chaud au dessus de ta tête. Il était loin le chiot bagarreur, intrépide, sûr de lui, qui racontait des histoires chevaleresques à ses frères et sœurs, s'en proclamant le héros. Non, tu n'étais pas un héros, pas un héros du tout même. T'étais plutôt le anti-héros par excellence, ou le personnage secondaire. Au fond, tu ne savais même plus trop où te placer, tu te demandais même parfois si t'étais pas plutôt le méchant de l'histoire, au fond. Le froid et la rue te faisaient délirer. « C'est le côté qui se laisse pas marcher sur les pieds, ça leur donne un sentiment de sécurité. » Répondait Billie, après une petite réflexion après ta question. Tu lui avais demandé si c'était vrai, que les filles aimaient les bad-boys, parce que t'entendais ça partout, mais que t'en étais pas vraiment sûr. Après tout, Billie était une fille, malgré le fait que t'en doutais parfois, elle pouvait savoir elle. Il semblait que tu avais raison, parce qu'après y avoir réfléchis, elle te répondit que oui, que les mauvais garçons, ça donnait un certain sentiment de sécurité. Ça te fis un peu rire. Si t'en étais un, est-ce que tu donnais un sentiment de sécurité, toi ? Pas vraiment, tu faisais plutôt peur aux gens avec ta grande taille et tes tatouages tout partout. Les filles ça rêvait un peu trop d'aventure et d'histoire à l'eau de rose, mais les vrais bads-boys, c'étaient des connards sans nom qu'en avait rien à foutre des petites nenettes. T'étais pas un vrai bad-boy toi, parce que t'avais un bon fond, une conscience. Qui c'était effacée avec le temps, certes, mais qui était toujours là quand même. T'avais été bien élevé, chaque matin t'avais une maxime répétée par ta mère dans la tête, comme un vieux souvenir « Ah ouais, tu crois. » Ça avait quelque chose de comique, et tu te demandais si elle plaisantait ou non. « Tu t'sens en sécurité avec moi ? » Tu demandas, même si t'imaginais facilement qu'elle répondrait que non. Vous étiez dans la rue putain, qui se sentirait en sécurité ? Personne ne pouvait dormir sur ses deux oreilles. Silas dormait roulé en boule, mais c'était le seul. Toi tu mettais des heures à fermer l’œil, t'étais torturé nuit et jour par ses bruits de klaxon, de bouteilles vides, ou par ce silence glacial, encore pire que tout autre bruit, lorsque tous les gens biens sont endormis.

Désormais il ne s'agissait plus de trouver des mots pour faire repartir la conversation, mais d'un espoir immense. Si tu ne te trompais pas, si t'avais vraiment compris ce qu'elle avait sous-entendu, alors t'avais peut être la chance de retrouver tes frères et sœurs, tes parents, et tous les acteurs de ton dessin-animé. T'avais peut être la chance de te racheter pour de bon, de te faire pardonner, et de ne plus jamais reproduire les erreurs que tu avais faites. Seulement, était-ce si facile ? Tu commenças d'abord par lui demander, sous le choc, de quel dessin-animé elle venait. Au pire, elle te prendrait pour un fou, t'étais plus à ça prêt. « J'crois ça s'appelle « La belle et le clodo » un truc comme ça ? » Tu clignas des yeux. « Tu veux dire, la belle et le clochard ? » T'avais déjà vu ce film à l'eau de rose avec tes frères et sœurs, et t'avais grogné pendant deux heures que ce soit aussi niais et qu'il n'y ait pas assez d'action. Quoique, t'avais trouvé la vie du clochard si palpitante à l'époque, que t'y avais songé de nombreuses nuits, à t'échapper par la fenêtre et à vivre comme lui, selon tes lois. T'avais ce que tu voulais maintenant, non ? Ahah, quelle ironie du sort. « 'Fin, moi j'apparais dans la séquelle, j'imagine qu'mon histoire n'était pas assez intéressante pour avoir son propre film. » Tu réfléchis à quel personnage elle pourrait bien être. Il était évident qu'elle n'était pas Lady, parce qu'elle n'avait certainement ni la classe ni l'égoïsme d'une bourgeoise avec un balais dans le cul, mais qui était-elle alors ? L'une des sœurs de Scamp ou... « Ange ? » Oui après tout, ça collait. « T'es la petite chienne friponne là, Ange ? » C'était celle qui collait le mieux selon toi, mais tu pouvais toujours te tromper. Dans tous les cas, c'était un chien, tout comme toi. Et bizarrement ça t'étonnais un peu, vous qui étiez toujours à vous chamailler, t'aurais juré qu'elle était chat dans une autre vie. « J'étais la fille qui résonnait le héros trop aventurier, et qui tombait follement amoureuse de lui. » Tu souris en coin. « Ouais c'est ça, la friponne. » T'étais sûr maintenant, tu ne pouvais pas te tromper. Seulement, tu tiltas sur un truc, qui te fis lever un sourcil. L'emmerdeur était de retour. « Follement amoureuse hein. T'es une vraie romantique alors, en vrai. » Tu dis, lui jetant un regard en coin qui voulait dire 'dis dooooonc'. C'était plus taquin qu'autre chose, et tu ne fis pas durer ça longtemps. Parce que tu te dis que peut être que ce genre de truc, au fond, ça pourrait lui faire de la peine. Parce que où il était son Scamp maintenant hein ? Y'avait plus que toi, et bien que trop aventurier aussi, t'étais sans doute loin de ressembler à son Scamp chéri. Hein ? « Et toi alors ? » T'allais pour répondre, mais d'abord sous le choc, tu lâchas un juron. Sur le coup, elle du sûrement croire qu'elle s'était trompée, et que t'étais juste un humain qui avait compris le problème. Là pour le coup, c'était à toi de t'expliquer, tu réfléchis longuement à comment formuler ça, avec tes mots maladroits. « T'as qu'à oublier ça si ça t'plait pas. Hey, moi je suis Billie l'humaine, j'suis pas une chienne. » Tu ris doucement, lui attrapant le menton pour le tourner vers toi, levant les yeux vers elle, les doigts alors sur la peau de son visage, si douce. « Enchanté, moi c'est Patch. J'suis un chien, un putain de clebs quoi, avec des tâches partout, et un œil au beurre noir, faut dire, ça m'va bien, parce que j'suis un vrai bagarreur. » Tu dis, levant ton sourcil gauche, attendant une réaction de la part de la petite blonde, avant de brusquement relâcher son menton, te rendant compte de ton geste. Woh, du calme cow-boy.

Et puis bêtement, tu te mis à lui parler de tes courses de moutons avec tes frères et sœurs. Elle t'imagina mignon, toi tu t'imagina totalement niais, mais tu ne dis rien, la laissant imaginer ce qu'elle voulait, parce que tu savais que t'avais un regard pas forcément très réaliste sur les choses qui t'entouraient, qu'il fallait toujours que tu critiques et ça influençait ta vision des choses. Peut-être qu'au fond, t'étais vraiment mignon. Et tu la traitais de gamine, à nouveau, et cette fois elle s'insurgeait : « J'suis pas une gamine ! » Tu ris. « Tu préfères que je t'appelle friponne ? » Si ton souvenir était bon, c'était le surnom qu'elle détestait le plus au monde. « Excuse-moi de ne pas être une vieille personne de vingt-sept ans comme toi. » Là c'était ton tour de t'insurger. Tu savais qu'elle s'amusait toujours à te rajouter des années pour te faire chier, parce que t'étais le plus vieux de la bande, le vieux bouc. Tu grognas, l'attrapant par la taille avant de te mettre à la chatouiller jusqu'à ce qu'elle n'en puisse plus. « Retire ce que tu viens de dire sale gosse, retire ça de suiiiite ! » Tu grognais, riant aussi, parce que c'était toujours un jeu entre vous. Tout était toujours un jeu, pour lui faire ravaler son sourire d'ange que t'aimais tant. Un clin d’œil 't'échappa' sans que tu puisses rien y faire, mais Billie elle, ne manqua pas de le remarquer et de faire sa vieille remarque de petite chieuse :« Arrête de te prendre pour un tombeur Smith. » Tu grognas, un peu vexé au fond, que ça ne lui fasse ni-chaud, ni-froid. « Ta mère la tombeuse. » Tu grognas un peu plus fort, boudeur.

Et puis, tu ne sus pas tellement pourquoi, tu te mis à lui confier des trucs. Pourtant, t'étais pas un mec qui parlait beaucoup, rares étaient les fois où tu décrochais plus d'une phrase, et puis t'étais pas trop du genre à raconter ta vie comme ça. Mais ce jour là, il fallait croire que t'avais sans doute envie de parler, parce que tu te mis à tout lui déballer d'un coup, comme ça, sans crier garde, sans prévenir. Et elle t'écouta en plus, le pire. Elle écoutait et elle semblait réfléchir. Tu lui avouas le pire, ce qui te rongeais, d'être partis, de t'être éloigné des êtres les plus chers que t'avais au monde, d'avoir voulu les semer alors qu'aujourd'hui t'étais seul et tu pensais chaque jour à eux. Tu lui avouas comme t'avais été con, et comme tu le regrettais ça. Tu lui avouas tes peurs aussi, ta sensation d'être trahis par tes rêves, de découvrir que ce dont t'avais toujours rêvé était une connerie monumentale dont tu ne voulais pas, un grand FREEDOM tagué sur les murs qui fait bavé tout le monde, alors qu'au fond, ce n'est qu'un vieux tag dégueulasse, qui ne veut rien dire. Tout ça c'était comme le rêve américain, c'était que du vent frappant ton visage, mais impossible à maîtriser. T'aurais mieux fait d'écouter ton père. « J'suis pas d'accord avec toi, tu sais ? » Elle commença, alors que tu sentais sa main étrangement chaude se poser sur la tienne, et que tu levais les yeux vers elle pour lui faire signe que tu l'écoutais. « Depuis quand t'écoutes c'que disent les gens d'abord ? Ils t'connaissent pas eux. Tu peux pas t'fier à leur avis qui seront tout sauf objectifs. » Tu haussas les épaules. Depuis que t'étais obligé de les écouter, depuis que tu les voyais marmonner en passant devant toi, prendre des notes pendant les entretiens d'embauche, te jeter des regards en biais dans la rue. On ne peut pas faire complètement abstraction des autres, encore moins dans ce monde. C'était si cruel. Fallait toujours tout supporter. « Être seulement toi, c'est suffisant d'accord ? T'as jamais besoin de ressembler à quelqu'un d'autre avec nous, t'as pas à être balèze, puissant et sans coeur. Nous on t'veux comme t'es, avec tes défauts, avec tes frayeurs et ton mauvais vocabulaire. » Tu l'écoutais attentivement parler, pour une fois. Tu ne l’interrompais pas, tu cherchais pas à l'emmerder. Elle te fis légèrement sourire à la fin de sa troisième phrase, et tu poussas un petit soupire, une mèche brune tombant sur ton front, cachant tes beaux yeux bleus. « Et pour l'instant, la chaleur humaine, on f'ra avec ce qu'on a, mais je te promet qu'on cherchera et qu'on retrouvera ta famille tous les trois. Si t'es là, si je suis là, c'est qu'il y en a forcément d'autres non ? » Oui, y'avait de l'espoir, elle l'avait rallumé tout à l'heure. T'avais l'espoir maintenant, de retrouver ceux que t'aimaient, tu savais que t'avais peut-être une chance de les revoir et de leur dire à quel point t'étais désolé. Y'avait de l'espoir maintenant, et s'il y avait de l'espoir, y'avait de tout. « Alors arrête de te dénigrer, parce que ce sont des conneries tout ça. Tu mérites pas ce qu'il nous arrive. Tu te bouges le cul tous les jours pour essayer de trouver le moindre truc pour tous nous sortir de là, et je pense pas que t'as à payer toute ta vie l'envie d'aventure que t'avais plus jeune. » Elle avait peut être raison. Ça ne chasserait certainement pas tous tes doutes, ni ta honte, mais ça te soulageais un peu. C'était un verre d'eau après une longue journée en plein soleil, ou peut être, un coin d'ombre, un baiser frai, quelque chose d'agréable quoi. C'était son point de vue et pourtant il t’apaisait un instant. Tu l'observas un moment sans rien dire, alors qu'elle s'était tut, avant de venir tout naturellement déposer un baiser sur sa joue, avec une tendresse qui ne te ressemblait pas. « Merci. » Tu soufflas, te remettant bien au fond de ton siège, contre les marches, observant le paysage au loin, comme on observe un tableau, une œuvre d'art. T'y connaissais pas grand chose en art d'ailleurs, même rien du tout, mais bon, t'en avais pas grand chose à foutre en fait. « J'ai peur aussi. » Elle soufflait alors, et tu tournais à nouveau la tête vers elle. « Peur de quoi ? » Pas de gamine, ou de friponne cette fois. Parce qu'après le mot peur, y'avait besoin de rien, il se suffisait à lui tout seul ce bâtard, tant il attirait la crainte, en était la définition même. « De la rue, de notre vie ? » Tu inspiras, parce que ça aussi ça te faisait peur, évidement, comme à Silas aussi sûrement. Mais c'était votre vie. « J'te promet qu'on l'aura notre putain de palace. » Tu soufflas, regardant le vide. « Un jour tu verras, on sortira de cette merde. » C'était pas des paroles en l'air, c'était du vrai, du pur, comme un rêve enfoui. Vous en rêviez de votre vie de palace, loin de cette rue puant la pisse, et vous faisiez tout pour l'atteindre. Vous étiez des battants, des jeunes cons quoi. Tu glissas doucement tes doigts sur sa tête, avant de lui ébouriffer les cheveux. « J'te promet ma Billie. ».
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Faites place à la vedette
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MessageSujet: Re: billuka ♡ what is a family ? billuka ♡ what is a family ? EmptyVen 24 Oct - 0:20

billie & luka ✻ what is a family ?
« Ah ouais, tu crois. » Tu hochais ta tête, pour acquiescer. C'était vrai, tu ne pouvais pas parler pour toutes les filles de la terre, mais t'imaginais que tu n'avais pas tellement tord. T'étais sûre qu'au moins une petite partie de la gente féminine serait d'accord avec toi, si ce n'était plus. Toi en tout cas, tu pensais que c'était ce qui vous attirait envers ce genre de personnes. Cette impression de pouvoir être tranquillement avec quelqu'un, de pouvoir faire ce que l'on veut, sans être emmerdé. Cette impression de ne pas avoir à se cacher, et que si un jour les choses tourneraient mal – des paroles blessantes d'inconnus, des rapprochements un petit peu trop collés-serrés non voulus – il y aurait toujours ce bad boy, censé être amoureux de vous, qui ne laisserait rien passer et serait prêt à défendre votre honneur si vous ne le pouviez pas. Et peut-être que tout cela n'était qu'une représentation embellie de la réalité, que les mecs comme ça ne se trouvaient que dans les films ou les séries, mais ça n'empêchait pas de rêver un peu, et de ce dire que certains étaient comme ça. « Tu t'sens en sécurité avec moi ? » Tu fronçais légèrement les sourcils à l'évocation de cette question, parce qu'à vrai dire, tu ne savais pas comment y répondre, là tout de suite. Que dire à ça ? T'étais pas sûre d'être en sécurité, jamais en fait. Au moindre bruit, t'essayais de tendre l'oreille, afin d'y deviner si la situation allait devenir tendue ou si ce n'était qu'un simple bruit banal de vent tapant contre les poubelles ou de voitures qui se garaient devant chez elle. Se dire en sécurité ici, quand on vivait où tu vivais, c'était quelque chose de pratiquement impossible, mais tout ça ne venait pas de Luka. Ce n'était pas Luka qui gueulait bourré à trois heures du matin dans les petites ruelles, ce n'était pas Luka qui riait en pleine nuit sans penser qu'il puisse réveiller des gens, ce n'était pas Luka qui pouvait devenir violent pour un refus, ni lui qui créait la merde en général. Tu n'étais pas en sécurité, mais ce n'était pas de sa faute à lui. « Je serais débile de n'pas l'être non ? T'es le mec mystérieux qui fait des rondes la nuit pour aller sauver toutes les inconnues en difficultés qu'il croise. » Tu finissais par répondre, esquissant un sourire en coin en te remémorant le souvenir de cette nuit agitée. Vivre dans la rue c'était risqué, pour tout le monde, mais maintenant tu savais que tu pouvais compter sur Silas et Luka, et qu'ils seraient toujours là pour toi. Tu l'espérais. Et malgré les incertitudes que comportait la vie dehors, t'étais bien avec eux, tu te sentais presque normale. Le mec, il t'avait sauvé d'un tentative de viol, et peut-être même qu'il t'avait sauvé la vie, alors qu'il ne connaissait rien de toi. T'avais même cru qu'il veuille faire de même après avoir éloigné ces hommes, t'avais cru que lui aussi veuille te forcer la main en guise de remerciement, mais non. Il avait été correct, et comment tu ne pouvais pas au moins avoir confiance en lui, quand il avait pris les devants cette nuit-là ? Il aurait pu passer, continuer son chemin comme d'autres avaient pu le faire, ne pas se mêler de choses qui ne le regardait pas. Mais il avait agi, et il t'avait surement sauvé d'un futur rempli de débauche et de dépression certaine. Alors oui, malgré tout, tu te sentais en sécurité avec lui, autant que tu pouvais l'être en vagabonde.

Il l'avait dit. Il avait parlé de dessin-animé, il avait compris tes petites allusions, et vous étiez surement maintenant sur la même longueur onde. Il venait d'un dessin-animé, et toi, t'en venais d'un aussi. D'un monde différent d'ici, avec une apparence bien moins grande et humaine. T'essayais de te souvenir du nom de ton film, parce que tu l'avais vu qu'une fois et que ça t'avait un peu échappé, trop concentrée sur les personnages et sur le déroulement de l'histoire, afin de voir s'ils s'étaient trompés quelque part, où si c'était bien quelques moments de ta vie, capturés dans ce dvd. Tu figurais pas dans le premier – même si t'avais aimé voir les similitudes entre la rencontre de tes anciens beaux-parents et celle de Scamp et toi – et tu n'étais pas non plus omniprésente dans le second, quoi-qu’importante. « Tu veux dire, la belle et le clochard ? » Quand il disait ça, ça faisait tilt dans ta tête, oui. Clochard, c'était ça, la Belle et le Clochard. Si c'était des films pour enfants, tu comprenais que de l'appeler la Belle et le Clodo, ça ne soit pas politiquement correct. Soit, ils auraient pu l'appelle la Belle et le Vagabond sinon, là ça donnait un petit côté poétique à la chose. Tu hochais ta tête pour lui montrer que tu te souvenais de ce nom, alors que lui était déjà en train de chercher qui tu pouvais être. « Ange ? » Tu levais tes yeux vers lui, à l'entente de ton ancien prénom. Et bien dis donc, il l'avait rapidement trouvé ton identité, tu te demandais si c'était une bonne chose ou non. « T'es la petite chienne friponne là, Ange ? » Oh non, c'est qu'il allait vouloir s'y mettre lui aussi, s'il avait vu le film. Apparemment, les mecs ne comprenaient pas qu'être la possession de quelqu'un n'était pas quelque chose qui faisait vibrer les filles comme toi, et que ce surnom de friponne... Sérieusement, ce n'était pas la chose la plus mignonne du monde, loin de là. Tu haussais tes épaules. « Ange, Angel... Ouais, faut croire que c'était moi. » Tu répondais, évitant de parler du surnom dérangeant d'entré. Si tu ne répondais pas à ça, il n'allait pas voir que ça t'agaçait encore, et il allait – tu l'espérais – oublier. Il s'amusait déjà à te montrer telle une gamine, il ne pouvait pas avoir le beurre et l'argent du beurre, et t'appeler en plus friponne. Tu eus le malheur d'expliquer un peu mieux qui tu étais dans ce film, t'as eus le malheur de lui dire que tu donnais des conseils, que t'essayais de remettre Scamp dans le droit chemin, avant de tomber amoureuse de lui. « Ouais c'est ça, la friponne. » Tu grognais, comme une sorte de reflex acquis à force d'entendre ce fameux nom, et tu croisais tes bras. « Tu vas arrêter de dire ce mot ? » Tu marmonnais, parce qu'il ne l'avait dit que deux fois, mais c'était deux fois de trop. Et puis son sourire changeait, et il avait de regard d'emmerdeur qui ne le quittait presque jamais. T'attendais sa connerie, te demandant sur quoi il allait t'attaquer cette fois-ci. « Follement amoureuse hein. T'es une vraie romantique alors, en vrai. » Tu lâchais un petit rire mêlé d'un nouveau grognement, et tu venais taper son épaule de ton poing, parce qu'il se moquait clairement de toi et des sentiments que tu avais pu avoir, le con ! « Désolé de n'pas être une pauvre fille sans coeur, et oui, j'ai aimé. » Tu répondais, plissant tes yeux. Pour le côté romantique, t'en savais pas des masses à vrai dire, t'étais avec Scamp, mais tu ne saurais dire si c'était juste normal entre vous, et si t'étais considérée comme romantique en observant d'autres couples. Tu n'avais pas vraiment eu le temps non plus de vivre heureuse avec lui et sa famille, et de t'habituer à ses présences et ses gestes. Tu n'en savais rien finalement, si t'étais une vraie romantique, ou pas du tout. T'avais juste été très amoureuse de lui. Et puis Luka lâchait un juron, et d'un seul coup, tu n'étais plus très sûre de toi ni de ce que vous faisiez. Peut-être aurait-il fallu que tu gardes tout cela pour toi, peut-être qu'il s'en foutait de ta vie d'avant, et qu'il avait encore moins envie de parler de la sienne en ta compagnie. Peut-être était-il dégoûté de savoir cela maintenant sur toi, de savoir qu'il y en avait d'autres, mais qui ne venaient pas tous de son dessin-animé à lui, et que finalement, ça ne l'intéressait pas, car tout ce qu'il voulait c'était retrouver les siens. Peut-être avait-il cru un court instant que t'aurais pu être l'une de ses nombreuses sœurs, avant que tu parles de cet autre film qui n'était pas le sien. Tu ne le regardais plus, t'avais pas envie de voir ce qu'il pouvait bien penser de négatif dans tout cela. Alors tu fixais le sol, les yeux boudeurs, en te répétant que t'étais conne et que parler n'était apparemment pas toujours la solution. Puis tu sentis des doigts sur la face basse de ton visage, sur ton menton, qui exerçaient une légère pression. Tu laissais faire, n'engageant aucune résistance, alors que ton visage se retrouvait face à celui de Luka, tes yeux plantés dans les siens. « Enchanté, moi c'est Patch. J'suis en chien, un putain de clebs quoi, avec des tâches partout, et un oeil au beurre noir, faut dire, ça m'va bien, parce que je suis un vrai bagarreur. » Tu restais un peu immobile, essayant de te concentrer sur le flot de parole qu'il débitait, mais c'était dur quand il était si proche de toi et quand tu n'étais pas sûre de ce qui était en train de se passer. Sa douce pression te donnait quelques drôles de picotis incompréhensibles au creux du ventre, avant qu'il ne lâche soudainement prise, peut-être au moment où lui aussi, s'est dit qu'il ne comprenait pas tout à la situation présente. Ou peut-être était-ce parce que, comme enivrée de sa sensation sur ton menton, t'avais même pas fait l'effort d'articuler une réponse. Tu laissais tes yeux dériver vers le bas, te recroquevillant légèrement sur toi-même. « Je me demande pourquoi je n'y ai pas pensé avant, c'était tellement évidement que tu sois Patch. » Tu répondais doucement, un sourire en coin sur tes lèvres, alors que tu te remémorais un peu ce dont tu te souvenais du film sur l'immense famille de dalmatiens. Le seul petit rebelle du groupe, qui parlait mal et qui était déjà prêt à se battre rien qu'en visionnant une vieille cassette. Évidement.

Et puis il a fallu qu'il appuie là où tu n'aimais pas, et qu'il en profite en rajoutant un petit gamine, adjectif qu'il semblait aimer tant pour te décrire. Dire que toi, tu essayais de lui trouver des mots justes, des mots intéressants, de le sortir des clichés qu'il pouvait avoir sur lui-même, et lui, quand il s'agissait de toi, il mettait les pieds en pleins dedans. Tu savais qu'il aimait t'emmerder, c'était pratiquement votre passe-temps préféré à vous deux, alors lui, il en profitait pleinement, librement. « Tu préfères que je t'appelle friponne ? » Il disait en riant, et non Luka, non, tu ne préférais pas qu'il t'appelle friponne. Être gamine, ou friponne, ça n'avait rien de particulièrement incroyable, ce n'était pas quelque chose de positif à souligner qui donner aux gens envie de te rencontrer. « Tu préfères que j'aplatisse ta bite au rouleau d'cuisine ? » Tu lui répondait durement, un grand sourire d'ange sarcastique sur le visage, afin de lui faire comprendre que t'avais du mal à rigoler sur ça, si lui ne le savait pas encore déjà. Comme quoi, t'avais du mal à rire sur tout. Alors tu attaquais à ton tour, car si lui savait les surnoms que tu abhorrais, toi, tu en savais également un peu sur lui, depuis que vous viviez ensemble. Et le vieillir de quelques années, lui qui était déjà plus vieux que Silas et toi, ça ne lui plaisait pas. Tu ne savais pas s'il avait cette peur de vieillir, cette peur d'approcher la trentaine, ou si c'était juste le fait d'être mis à l'écart par vous deux qui étaient plus proche niveau de l'âge qui le dérangeait, mais le fait était qu'il détestait ça, et que tu n'y réfléchissais plus à deux fois pour l'utiliser contre lui, quand lui t'attaquait sans raisons. « Retire ce que tu viens de dire sale gosse, retire ça de suiiiite ! » Il grognait en t'attrapant par la taille en quelques secondes, et tu riais alors qu'il ne devenait plus fair-play du tout, venant te chatouiller sans retenue. Tu essayais de baisser son bras qui t'emprisonnait, qui te gênait afin de pouvoir bouger tes membres librement, mais il avait une prise ferme et tu n'arrivais pas à bouger son bras. Il ne te restait plus qu'un choix, et c'était d'à ton tour, le chatouiller. « Ja-maaaaaais, le paaaaapy ! » Tu gigotais en laissant échapper ton rire, ta respiration devenant plus saccadé au fur et à mesure qu'il continuait, et t'essayais avec ta main de venir chatouille son ventre, puis sous ses bras afin qu'il te lâche enfin et que tu puisses reprendre ton souffle. Puis tu remarquais ensuite son clin d'oeil, et tu ne pouvais pas ne rien dire sur ça. Il devait savoir qu'il était mignon le Luka, il devait savoir qu'il pouvait facilement, d'un sourire, avoir qui il voulait, alors tu ne comptais pas te laisser avoir d'un petit clin d'oeil. « Ta mère la tombeuse. » Il grognait une nouvelle fois – et plus tu l'entendais grogner, plus tu te disais qu'en fait, il était véritablement un ancien chien. Tu clignais légèrement des yeux en le voyant, boudeur, et en entendant sa réplique, puis tu partais en fou rire, toute seule, posant une main sur ta bouche pour essayer d'atténuer tes rires. « Ma mère elle aurait au moins de meilleures répliques que les tiennes Smith. » Il avait de la chance que toi tu ne boudes pas comme lui, ou que tu ne sois plus aussi triste qu'avant. Il venait de parler de ta mère, de ta décédée mère, et t'aurais pu le prendre mal, l'engueuler, répondre méchamment. Tu préférais essayer d'en rire, même si sa mort avait été le début de ton calvaire dans la rue. « Alleeeer, arrête de faire c'te tête ! » Tu continuais, venant pincer légèrement ses deux joues de tes deux doigts, avant de les bouger en riant.

Luka ne s'était jamais confié autant avec toi, et tu pensais bien que si un jour il le ferait, tout ce qu'il dirait ne serait pas aussi beau que ce que tu aurais espéré. T'aurais espéré qu'il dise de belles choses, qu'il soit confiant en la vie, en lui, afin de peut-être contrebalancer tes espoirs qui sans cesse s'ébranlaient plus les jours passaient. Mais il était comme toi, et il était humain – maintenant – et il avait pratiquement le futur de Silas et toi sur les épaules, étant e le plus vieux. Peut-être se mettait-il sans cesse la pression, et le regard des gens, et le fait de ne retrouver personne de sa famille, ça devait peser sur son moral. T'aimais pas comment il voyait les choses pour lui, comment il parlait de lui. Que peut-être sa situation ne changerait jamais, que peut-être c'était sa punition pour son envie de liberté. S'il commençait à penser que ce genre de chose était la vérité, tu savais que bientôt il n'aurait plus l'espoir de rien, et qu'il se laisserait aller, gisant sur le pavé, se disant que tout ce qui viendrait était sa faute et sa punition et qu'il devait l'accepté. Conneries. T'essayais de lui faire voir ton point de vue, de lui montrer peut-être une autre facette de la vérité qu'il ne voyait pas, aveuglé par les mots blessants qu'il avait pour lui-même. Tu savais qu'il n'allait pas te croire comme ça, ou boire tes paroles, mais tu voulais rester sincère et t'espérais au moins qu'il y pense, qu'il garde ce que tu disais dans un coin de sa tête, qu'il voit qu'il n'avait pas besoin d'être quelqu'un qu'il n'était pas avec vous. Tu finissais par te taire, ayant fini ton petit discours que t'espérais l'aiderait, et tu posais tes yeux sur le pavé de la ville, regardant chaque pierre mal placées, un peu délabrées, laissant le silence vous entourer une minute. « Merci. » Tu l'entendais ensuite souffler, alors que ses lèvres venaient se poser sur ta joue, tout doucement, alors que tu ne t'y attendais pas. Tu ne sursautais pas, profitant du tendre geste sur ta peau, avant qu'il s'éloigne. Tu hochais légèrement ta tête, comme pour lui dire de rien, sentant le fantôme de ses lèvres s'étendant encore un peu, n'osant pas parler pour ne pas casser le moment, si rare.

Tu avouais à ton tour que toi aussi t'avais peur. Peut-être le savait-il déjà, peut-être que c'était facile pour lui ou Silas de voir tes doutes et tes frayeurs chaque jour sur ton visage, comme si t'étais un livre ouvert, comme si c'était déjà écrit sur ton front, et qu'un coup d'oeil en ta direction suffisait à te cerner. Tu essayais d'être forte tous les jours, tu essayais. Tu te mettais une carapace de je m'en foutiste de ta condition pour les autres, même si tes deux meilleurs amis savaient bien que t'avais autant envie qu'eux de te tirer de la et d'avoir enfin un chez-toi. Mais c'était dur de montrer ça aux autres, c'était dangereux, car tu ne pouvais pas prévoir leurs réactions. Évidement, certaines personnes qui remarquaient une jeune fille paumée et vivant dans la rue, ça pouvait implorer leurs pitiés, et ils pourraient avoir envie de t'aider avec les meilleures intentions du monde. Mais il y avait les autres. Il y avait ceux qui te toisaient dans la rue, se disant que t'étais peut-être qu'une fugitive, qu'une gamine en peine crise d'adolescence qui avait décidée de quitter ses parents, de faire sa vie libre, et qui s'est retrouvée trop conne pour pas s'en sortir. Il y avait encore pire, les hommes vicieux, les hommes violents et autres violeurs, jeunes et vieux, qui ne pouvaient laisser leurs bites dans leurs pantalons dix minutes à l'approche d'une fille seule qui n'avait rien demandé, et c'était le genre de personne que tu passais fuir, et tu te sentais bien mieux de vivre dans la rue après avoir trouvé Silas et Luka. Il y avait encore pire, si c'était possible. Ceux qui avaient du pouvoir, et qui n'hésiteraient pas deux fois à utiliser tes malheurs pour leurs plus grands plaisir. T'en avait rencontré un, Dexter, et tu savais que garder une apparence forte et de fille qui ne se laisse pas faire, ça pouvait aider à ta survie, contre tout types de personnes. Si on te voyait mal, au bord du gouffre, c'était trop facile pour les autres d'en prendre l'avantage. « Peur de quoi ? De la rue, de notre vie ? » Tu hochais un peu ta tête, parce que t'avais même pas besoin de trouver des mots qu'il avait compris ce que tu voulais dire, et qu'il comprenait aussi pourquoi cette peur, pourquoi t'étais pas juste heureuse comme toutes les jeunes filles devraient l'être. Tu savais qu'il y avait pire que toi. Tu savais que certains n'avaient pas le moral pour vivre dehors, que certains sombraient trop facilement dans les méandres de la vie, dans les desseins des personnes qui disaient être là pour les aider mais qui les enfonçait. Il y en avait qui se laissaient manipuler, qui commençaient à toucher à tout, à la drogue, ou travailler pour le genre de personnes louches, impossibles à se défaire, quand l'espoir de trouver du boulot s'écrasait après le centième refus et regard de travers. Toi t'étais juste las, las de devoir tout recommencer, las de devoir repartir dans un avenir incertain, que t'avais pourtant fini par réussir à changer avant de venir ici. Tu restais sur tes principes, essayant de rester un minimum droite, de pas toucher à des conneries qui feraient perdre la tête, l'espoir, ou le respect de toi-même. C'était dur, mais t'avais réussi avant en gardant certaines valeurs, et t'étais persuadée que tu pouvais en faire de même ici, sans finir droguée à passer le moindre sous dans une seringue plutôt qu'à économiser pour ta future maison. « J'te promet qu'on l'aura notre putain de palace. » Tu lâchais un petit rire, regardant les petites lumières des lampadaires qui éclairaient les allées de Fantasia Hill. T'en avais rêvé de la maison parfaite, et t'en étais arrivée à te dire que tout t'irait, tant qu'un toit couvrait ta tête. Finalement, avec Luka, t'essayais de ne pas voir trop bas, de pas te dire que t'allais accepter la première escroquerie ou merde juste parce que t'avais pas le choix. L'espoir revenait, et il te reprenait l'envie de t'imaginer quelque chose de grandiose, afin d'avoir un but à atteindre, de l'ambition. « Avec une grande piscine dans le jardin, une immense salle de bain et au moins une centaines de chambres d'amis pour quand tes frères et soeurs viendront dormir ? » Tu demandais, un sourire sur tes lèvres, rajoutant cette dernière partie que tu venais de penser à l'instant, maintenant que tu savais sa véritable identité. T'espérais que ça lui fasse plaisir, et t'espérais sincèrement qu'il les retrouvent tous, ou au moins une grande partie. C'était sûre qu'avec autant de chambres, plus celles de toi, de Luka et de Silas, vous auriez vraiment un immense palace, tel une famille royale. « Un jour tu verras, on sortira de cette merde. » Tu te raccrochais à cette parole, ce soir, et tu le ferais surement les autres soirs quand ça n'irait pas. Tu espérais ça plus que tout au monde, et t'aimerais que ça arrive bientôt, que vous ayez tous une putain de chance et que vous n'ayez pas à attendre encore des années avant de trouver de l'argent ou un toit. T'essayais de pas perdre espoir, car si tu perdais ça, tu perdais tout. Il fallait que tu tiennes, pour toi, pour eux, et t'étais certaines qu'un jour, ça marcherait. « Et je pourrais continuer à t'emmerder dans un endroit qui pue pas la pisse. » Tu lui disais, souriant doucement en coin. « J'te promet ma Billie. » Tu riais un peu alors qu'il ébouriffait tes cheveux, devenant encore plus en bataille qu'ils l'étaient avant. Dans d'autres situations, t'aurais peut-être lâché un petite remarque sur la marque de possessivité, toi qui n'aimait pas qu'on te prenne comme un objet qui appartenait à quelqu'un, mais pas cette fois. Cette fois-ci tu l'acceptais, et elle t'apportait même du réconfort, car pour toi, au final, c'était pareil : il était ton Luka, il était ton Silas. « Putain Luka, mon balayage à dix mille dollars, t'exagère ! » Tu t'exclamais avant de rire, et te secouer tes cheveux comme un chien, avant de fouetter son visage avec.
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MessageSujet: Re: billuka ♡ what is a family ? billuka ♡ what is a family ? EmptyDim 30 Nov - 23:53

billuka ✻ what is a family ?
Vous aviez l'impression d'être deux gamins perdus dans du vent. Quoique c'était peut-être tout simplement ça. Unis par rien d'autre que cette espèce d'affection qui te forçais à lui rendre ses putains de sourire, et à rire avec elle. Elle était comme ça Billie, elle avait ce drôle de rire communicatif qui donnait autant envie de la gifler que de la serrer fort dans ses bras. A elle seule en fait, elle avait quelque chose de spécial. Forte et fragile à la fois, il semblait qu'elle pouvait soulever des montagnes mais s'écrouler à tout moment. T'aimais ses deux cotés de ta personnalité, tu trouvais qu'en un sens, ça te ressemblais un peu toi aussi, même si tu ne montrais qu'un seul coté. Tu savais bien qu'elle, elle savait, elle connaissait autant l'un que l'autre. C'était ça, elle lisait en toi, et c'était l'une des rares à le faire. Tu lui en avais d'ailleurs d'abord voulu pour ça, parce qu'elle savait le vrai du faux dans tes mots durs, tes actes et tes excès de colère. Elle savait tout, et elle riait peut-être parfois, de voir à quel point tu pouvais exagérer ou te cacher derrière une carapace qui ne te ressemblais pas toujours. Peut être qu'elle ne comprenait pas non plus certaines de tes réactions absurdes, qu'elle se disait que tu étais bête de t'enfermer comme ça, dans une telle solitude mais... Toi même, parfois, t'avais du mal à comprendre tes réactions. Et parfois, t'avais juste besoin d'être toi, le vrai Patch, le chiot perdu et bagarreur, sur la défensive. Ça faisait un drôle de mélange, qui n'avait pas toujours de sens ; c'était ça un Luka.

Tu la reconnaissais alors. C'était Ange, ou Angel, la petite chienne crème de la suite de la belle et le clochard. Oui, tu l'avais vu ce dessin-animé, avec tous tes frères et sœurs, même que y'en avait qui connaissait toutes les chansons. Toi les histoires d'amour à l'époque, t'avais jamais tellement aimé ça, ce qui t’intéressait le plus dans cette histoire, c'était la fugue de Scamp. C'était un peu ce qui t'étais arrivé d'ailleurs, en y repensant. T'étais loin de chez toi, dans la rue, avec une friponne qui se trouvait être l'originale. « Ange, Angel... Ouais, faut croire que c'était moi. » Tu aurais dû y penser avant, c'est vrai qu'elle y ressemblait énormément, pas seulement de part la couleur de ses cheveux, mais aussi par sa façon d'agir. « Tu vas arrêter de dire ce mot ? » Tu levais un sourcil, te demandant pendant une seconde de quoi elle parlait avant de tilter : oh oui, elle avait horreur qu'on l'appelle ainsi, c'est vrai... Ton immense sourire d'emmerdeur revint alors au galop, et très content de toi, tu croisas les bras sur ton torse. « Aaaah mais oui c'est vrai que tu détestes ce surnom... Friponne ? Friponne ? Eh friponne. FRIIIIIPONNE. » Tu agitais frénétiquement tes mains sous son nez pour l'emmerder encore plus, venant lui souffler des « friponne » partout dans les oreilles en riant, très fier de ta connerie. Et puis, tu te calmais, souriant en venant d'un coup la saisir dans tes bras. « MAIS JE PLAISAAAANTE MA FRIP- HEU BILLIE. » Tu lui ébouriffais de plus belle les cheveux, riant comme un gamin venant de coller un poisson en papier dans le dos de sa maîtresse pour le premier avril. C'était con, t'étais con, mais dieu ce que ça faisait du bien quand même.

« Désolé de n'pas être une pauvre fille sans coeur, et oui, j'ai aimé. »
Tu calmas ton rire à cette phrase, surpris et intrigué à la fois. Parce que toi en vérité, t'ignorais tout de ce que ça voulait dire, aimer. C'était sans doute le seul mot que t'avouais ne pas connaître, ne pas comprendre. C'était un terrain totalement inconnu. Tu aimais tes parents et tes frères et sœurs, mais c'était d'un amour différent dont vous parliez maintenant, l'amour physique et spirituel, l'amour duquel on parlait tant. Tu ne t'étais jamais vraiment sentis concerné par ce sentiment, mais ces derniers temps tu doutais de tout tes acquis et de tout ton vécu, comme on doute des souvenirs d'un rêve après le réveil. Mais peut-être qu'au fond, l'amour, ça pouvait t’intéresser toi aussi. Peut-être que ce n'était pas si inutile que ça, d'avoir quelqu'un à aimer et qui nous aime en retour, indéfiniment. La loi de la rue et le froid, ça te renforçait dans ses idées là. Ce fut alors, que très sérieusement, même presque étrangement de ta part, tu sortais : « Et qu'est-ce que ça fait alors, d'aimer ? » Tu soufflais, la fixant un moment avant de détourner presque honteusement les yeux. C'était quoi cette question Luka ? Est-ce que t'étais devenu complètement con ?

Elle ne voulait pas que tu l'appelles gamine, alors tu lui proposais gamine, mais là encore elle ne semblait pas trop pour. Ah ces adolechiants, ils ne savent jamais ce qu'ils veulent. « Tu préfères que j'aplatisse ta bite au rouleau d'cuisine ? » Tu éclates de rire, trouvant la réplique bien envoyée mais ne t'avouant pas vaincu. Tu lèves un sourcils, approchant ton visage du sien. « C'est une proposition ? » Puis tu le recules, riant de plus belle. Elle non plus d'ailleurs ne s'avoue pas vaincu, car c'est un jeu perpétuel entre-vous deux. Elle t'envoie la balle et tu la renvoie, indéfiniment, c'est le lien qui vous unit. Vous ne pouvez vous empêcher de vous taquiner, c'est une certaine façon d'attirer l'attention de l'autre, au fond. Et t'es passé maître dans la matière à force. Elle te sort alors cette histoire des vingt-sept ans, parce qu'elle sait que ça te fais rager comme jamais, et tu grognes en venant l'attaquer avec des chatouilles. C'est drôle des chatouilles, pour un bagarreur comme toi. Mais t'es incapable de lui faire du mal. Tu ne connais pas vraiment ta force encore, tu frappes toujours plus fort que ce que tu voulais faire, tu ne maîtrise pas encore tout à fait Quand c'était pour se battre, t'en avais rien à foutre de frapper trop fort, mais lorsque c'était avec Billie, un jeu, tu ne pouvais pas le permettre, même de l'emmerder avec une petite tape affectueuse. Pas que t'ai peur de la casser, parce que tu savais ta blondinette bien solide, mais plutôt que t'ai peur de mal faire. « Ja-maaaaaais, le paaaaapy ! » Elle hurlait en riant de plus belle alors que toi aussi, tu riais sans pouvoir t'arrêter, tes doigts sur tes hanches pour la chatouiller jusqu'à ce qu'elle n'en puisse plus. T'attendais qu'elle soit haletante pour finalement la relâcher, la regardant reprendre son souffle presque allongé désormais, alors que tu te retrouvais sur elle sans même t'en rendre compte. « Ma mère elle aurait au moins de meilleures répliques que les tiennes Smith. » Tu roulais les yeux, secouant la tête. « Elles sont géniales mes répliques. » Tu soufflais, baissant les yeux vers elle en remarquant alors lentement que t'étais juste sur elle, mais qu'elle n'avait pas bougé pour autant. « Alleeeer, arrête de faire c'te tête ! » Tu grognais, la laissant néanmoins étirer tes joues dans l'espoir d'y trouver un sourire. Et tu roulais les yeux, venant lui mordiller la main en guise de réponse, la regardant un long moment dans les yeux sans rien dire, enfonçant pour jouer tes petits crocs dans ses doigts. Tu soupirais ensuite, te rendant compte que ça faisait trop longtemps que tu la fixais ainsi, puis te redressant, pour revenir en position assise. Qu'est-ce qui te prenais encore.

Et on vous surprenait encore à rêver de palace et d'une autre vie, bien loin de la rue et du froid, dans un grand palace acheté avec de l'argent rêvé. « Avec une grande piscine dans le jardin, une immense salle de bain et au moins une centaines de chambres d'amis pour quand tes frères et soeurs viendront dormir ? » Tu acquiesçais en hochant la tête, tirant sur ta cigarette. « Bien sûr. » Tu disais, parce quitte à rêver, autant que ce soit complètement idéal. Au fond, c'était un peu une promesse ça aussi, pas du palace, peut être pas, mais de jours meilleurs côtes à côtes malgré tout. C'était un peu un rêve d'horizons lointaines, l'espoir que derrière ses immeubles et ses HLM se cachent des recoins interdits dont tout le monde rêve. C'était l'espoir des jeunes fous. « Et je pourrais continuer à t'emmerder dans un endroit qui pue pas la pisse. » Tu roulais les yeux, lui pinçant la joue. « C'est ça ton rêve ? Pff, super. » Tu ris, ne te moquant pas en vérité parce que tu savais très bien ce qu'elle voulait dire par là, et parce que c'était aussi ce que tu voulais. « T'inquiète pas, dans la pisse, dans la merde, dans la morve, on s'emmerdera toujours. » Tu éclatais de rire. « Sexy hein ? » Tu lui tirais la langue, avant de lui ébouriffer les cheveux et qu'elle se plaigne alors pour sa coiffure très travaillée. « Oh pardon Marilyn. » Tu disais, roulant à nouveau les yeux avant d'épouster ton slim et de te relever, après une grimace, éteignant ta cigarette contre l'un des murs avant de lui tendre la main à elle aussi pour l'aider à se relever. « Allez, il est grand temps de dormir maintenant. » Le soleil était couché depuis longtemps maintenant, et toute la ville dormait à poings fermés.

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billuka ♡ what is a family ?

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