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Azane ஜ The devil’s voice is sweet to hear. Vide
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 Azane ஜ The devil’s voice is sweet to hear.

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MessageSujet: Azane ஜ The devil’s voice is sweet to hear. Azane ஜ The devil’s voice is sweet to hear. EmptyDim 8 Juin - 18:40

Don’t be fool, sweetheart, I’m the devil disguised.


Une dernière touche de vert, un dernier coup de pinceau sur le regard, un dernier soupir filtrant d’entre mes lèvres et voilà un nouveau tableau achevé. Je le contemple un moment, cherchant de ma main libre un verre à moitié rempli de whisky dans lequel je trempe à peine mes lèvres.
Trois jours que je m’attèle à finir ce portrait, trois nuits que je passe à chercher le meilleur moyen de mettre en valeur la femme qu’il représente, une éternité que je suis en quête des couleurs parfaites pour faire ressortir son regard, une infinité d’heures que je cherche le paysage adéquat, la position idéale ; allongée sur de l’herbe sous un soleil levant, avec les nuances que peut apporter la matinée fut finalement mon choix final avec ce sourire innocent sur les lèvres, une main en visière ainsi que les cheveux en cascade.
Je suis plutôt fier de ce tableau, surtout que ça allait faire plus d’un mois que je n’avais plus touché à un pinceau.
Mika. Elle accapare mes pensées depuis un peu plus de trois jours. Le fait est que si de prime abord, tout ce que je voulais était de l’amener dans mon lit, après avoir été durement rejeté, j’ai fini par bien l’apprécier cette fille. Elle a dans les yeux une lueur de férocité sur un fond de tendresse qu’il est difficile de refaire ressortir avec de la peinture, possède une âme diaboliquement angélique, est une métaphore à elle seule. Et finalement, le corps que j’imaginais parfait s’est avéré posséder des courbes divinement harmonieuses ; entre les draps blancs de ma chambre, je ne voyais que la pureté de son esprit et entre deux soupirs, j’étais littéralement obnubilé par ces lèvres qui priaient pour qu’on les couvre et qui s’offraient enfin à ma bouche. Ça faisait un moment déjà que je ne passais plus mes nuits avec une autre femme que Chayma, mais j’ai appris qu’elle possède deux autres amants, alors, sur un coup de tête, un mélange de colère et de fierté, une mixture d’immaturité et de désir de vengeance, j’ai voulu lui rendre la pareille – je lui ai rendu la pareille. Mika n’est pas pour autant une de ces inconnues dont je veux simplement découvrir les secrets charnels ; elle a une bonté étrange qui m’attire, m’inspire, m’aspire à mieux. Sauf qu’elle a filé à l’anglaise avant même que je me réveille et qu’elle ne daigne pas décrocher quand je l’appelle. Pendant un instant, j’ai amèrement regretté – de façon purement indescriptible, pour être honnête – notre nuit ; non pas car je me sentais mal vis-à-vis de Chayma, mais plutôt parce que j’avais réussi, doué comme je suis, à foutre en l’air une relation à peine entamée qui aurait pourtant pu déboucher sur une belle amitié. Et si Mika se sent réellement mal après cela, alors je ne peux que faire pareil.
Je ferme les yeux, me laisse tomber sur le lit, convoque mes souvenirs, les ficèle pour reproduire le schéma le plus proche de la vérité et revis chaque instant, chaque moment avec la même ardeur.

Je l’invite à finir la soirée dans le dortoir que je partage avec Alakay, me dis qu’on pourrait discuter avant que je la rejoigne chez elle, pense même à lui laisser la chambre pendant que je dormirai sur le canapé. Mais je ne m’attendais pas à ce qu’une migraine si violente me secoue, signe que ma deuxième personnalité revient doucement à la surface, immergeant lentement. Je lui murmure de s’en aller, lui tonne de déguerpir, finit par la pousser violemment ; sauf que la tigresse ne se laisse pas faire, me frappe bestialement, réussissant à m’étonner assez pour me donner la force d’éjecter cette deuxième personnalité au loin pour un moment encore. Et, me surprenant moi-même, je me penche vers elle pour l’embrasser passionnément. Plus étonnant encore ? Elle se laisse faire. Alors les baisers s’enchainent, les caresses se prodiguent, les souffles se coupent, les habits tombent et, rapidement, je fini par me retrouver dans ma chambre, partageant mes draps avec la belle, découvrant chaque parcelle de sa peau, animé par un désir féroce que je n’ai pas tenté de cacher, que j’ai au contraire voulu mettre en avant.
Et elle n’a pas réfléchi, et je n’ai pas réfléchi, et nous n’avons pas réfléchi ; et les choses se sont faites, naturellement, sans qu’on ait à forcer quoi que ce soit ; et le désir s’épanouit, le désir se comble, le désir soupire, gémit ; et le sommeil s’ajoute à l’équation.
Et je me dis, avant de me laisser entrainer par Morphée, que nous pourrons parler de cela calmement demain, ose espérer que ce n’est pas encore fini, que je n’ai pas encore tout gâché comme j’en ai pris habitude.

Je rouvre les yeux en posant ce qui occupe mes mains, saisis mon portable pour lui envoyer un énième message, lui conseillant vivement de me répondre, rajoutant qu’elle allait le regretter si elle ne le faisait pas. Et, au fond, je sais très bien qu’elle ne prendra pas la peine de me répondre, je ne fais que l’aviser, elle ne pourra certainement pas dire qu’elle n’a pas été prévenue.
Je saisis ma veste en cuir et engouffre mon portable et mes clefs dans mes poches avant de sortir, prenant machinalement la direction du lieu où mes yeux se sont posés sur elle la première fois, où mon esprit a découvert cette âme attrayante, où mon cœur m’a doucement chuchoté que c’était une fille bien et que je n’avais pas intérêt à foirer.
Et pourtant, quelque part, même si la nuit que nous avons passé était parfaite, un sentiment ne m’a pas quitté ; la culpabilité. Peut-être que Chayma ne me le reprocherait pas, mais moi, je me reproche cette attitude enfantine ; j’ai rendu coup pour coup là où j’aurai dû simplement passer l’éponge. Après tout, on n’est pas ensemble. C’est ce que je me dis – ce que je me suis dis aussi en découvrant l’existence de Peter ainsi que de Rox, tentant vainement de me rassurer, sachant pertinemment que mon esprit ne cesserait d’imaginer le regard de la belle sirène lorsqu’elle – si elle – l’apprendra.
Et pourtant, je tente de ne pas y penser ; je préfère encore me dire que Mika en vaut le coup – et il n’est pas seulement question de notre nuit. Je me retrouve rapidement près du bar dont je franchis les portes sans hésiter un seul instant.
Je cherche des yeux Mika, que je reconnais de dos, près d’une table. Je m’approche d’elle doucement, entoure sa taille de mes bras et la fais pivoter vers moi, affichant un sourire amusé.

« Tu fuies la mauvais personne, chérie. Je suis la diable déguisé, ne te méprends pas, je retrouve toujours mes proies ; on n’échappe pas à mes griffes… Pas plus que tu n’échapperas à mes lèvres. »

Et sans prévenir, je claque un baiser sur sa bouche avant de m’éloigner, mon regard empreint d’une soudaine touche de sérieux alors que je m’éloigne d’elle, saisissant son poignet en l’entrainant un peu plus loin, regardant les clients dont elle devait prendre la commande en les priant d’attendre deux minutes – les pauvres, s’ils savaient que deux minutes dans mon langage signifierait au moins une bonne demi-heure.
Je la plaque doucement contre un mur et pose ma main dessus, juste près de son visage, un sourire provocateur accroché à mes lèvres, la défiant de fuir.

« Tu te rends compte que t’agis comme une ado’ prude ? C’est quoi le problème, tu regrettes tant que ça d’avoir cédé à celui que tu as repoussé avec tant de férocité au début ? Ou tu regrettes d’avoir couché avec moi tout court et que ça n’a rein à voir avec ta fierté ? Enfin, je pense pas être un mauvais coup, ça se saurait… Tu retournes pas bosser avant d’avoir tout dit, tu ferai mieux de prendre ta pause, j’ai comme l’impression qu’on est loin d’en avoir fini. »

Je penche légèrement la tête sur le coté, avec l’espoir féérique de lire la réponse dans ses yeux ; mais ça, c’est surtout dans les films, le fait est que si elle ne me répond pas sincèrement, je n’aurai aucun moyen de dénicher la vérité.
Mais très sincèrement, je me demande ce qui lui prend.
Elle regrette. Forcément. Et je m’en veux. Forcément. Mais je ne montre pas la moindre once de regret, de déception ; je veux juste savoir pourquoi la femme qui n’avait pas semblé montrer le moindre signe d’hésitation lors de la nuit que nous avons partagé met un point d’honneur à ignorer mes messages ainsi que mes appels.
Sincèrement, est-ce que j’ai vraiment encore tout foiré ?
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MessageSujet: Re: Azane ஜ The devil’s voice is sweet to hear. Azane ஜ The devil’s voice is sweet to hear. EmptySam 14 Juin - 14:20



Azane - The devils's voice is sweet to hear.

-Mika ? Mika ? MIKA!

-Hein ? Oui, quoi ?          

-Décidément t’es souvent dans la lune ces temps-ci qu’est-ce qu’il t’arrive ? Y a quelque chose qui te tracasse ?

-NON ! Je veux dire, t’inquiètes pas pour moi je suis juste un peu fatiguée, c’est tout….Je vais dans la réserve on manque de  bière.

Et pourtant, le mot tracasser était un euphémisme, comparé au combat intersidéral qui se passait dans mon esprit. Entre le sentiment de culpabilité, de trahison et d’infériorité. J’avais tout simplement l’impression d’avoir fait une énorme connerie. Pourtant, il m’arrivait de faire n’importe quoi de ma vie, toujours à chercher l’adrénaline, quelque chose qui me ferrait me sentir vivante de nouveau. Mais celle-là, c’était le pompon, la cerise sur le gâteau, les exécutions d’Hitler et de Staline réunies. Je ne savais plus où donner de la tête. Et plus j’essayais de ne plus y penser plus cet instant me revenait à l’esprit. Ses yeux lapis-lazuli se plongeant dans les miens, ses lèvres douces et humides m’embrassant avec passion et désir, ses caresses tendre et à la fois sauvage, sa peau contre la mienne, ne faisant plus qu’un…

-Arrête d’y penser ! Arrête d’y penser ! Arrête d’y penser ! Me marmonnais-je pour moi-même tout en me tapant la tête avec une canette de Redbull.

Je soufflais un grand coup. Pourquoi avait-il fallu que je me laisse faire ? Pourquoi avais-je cédé cette nuit-là ?  Je n’avais qu’une chose à faire, le repousser comme je l’avais fait de nombreuses fois auparavant.  Mais il y avait une attraction entre nous, il y en avait toujours eu. Même un aveugle aurait pu le voir. La chaleur de sa peau, l’odeur de son parfum, le ton de sa voix ;  tout était parfait chez lui, et il le savait très bien. Et comme une imbécile, je m’étais laissé prendre au piège de Casanova comme toutes les autres avant moi. Une vraie débutante… Mais au fond, c’était peut-être ce que j’étais. Après tout qui pouvait m’assurer qu’avant lui il y en avait eu un autre dans mon lit ? Je ne me rappelais de rien de ma vie passée et je faisais des rêves qui n’avaient aucun rapport avec la réalité. C’est vrai que je n’avais pas saigné après, mais pour certaines femmes ça n’arrivait pas. Moi qui me moquer des filles et de leurs naïvetés, je ne valais au final pas plus qu’elles. J’avais offert ma virginité à un parfait goujat qui prenait les femmes pour des objets et qui me laisserait tomber dès qu’il en aurait trouvé une plus belle ou une plus « bonne ». Mais bon on récolte ce que l’on sème, c’est connu. À force d’insulter les filles faibles à tout bout de champ, j’en étais devenue une à mon tour. Le karma a raison de tout dans ce monde et il venait de me le prouver.

Ramenant les packs de bière à l’avant, ma collègue vient m’en décharger pour me demander de m’occuper de la table 4. C’était les mecs lourds qui n’arrêtaient pas de la draguer et d’essayer de la toucher. Ils avaient tenté avec moi aussi, mais ils s’étaient mystérieusement vu  arroser d’un pichet  sur la tête. Ce qui leur retira toute envie de réessayer. Je m’avançai vers leur table pour prendre leurs commandes quand quelqu’un me prit par la taille. C’était Azazel. En le voyant, mon cœur se serra. Sans que j’eut le temps de le repousser,  il m’embrassa puis  m’attira vers un endroit plus calme sans écouter la moindre parole que je lui criais  pour qu’il me lâche. Il me plaqua contre le mur et s’approcha de moi. Son visage n’était qu’à quelques centimètres du mien si bien que je pouvais sentir son souffle me caresser la joue et laisser son parfum m’enivrer. L’espace d’un instant, j’eus envie de remettre le couvert, mais il interrompit mes pensées par des questions. Le regardant intensément pour voir s’il y avait une faille dans ses paroles, je fus surprise de voir qu’il était sérieux. Apercevant ma collègue en second plan qui nous regardait sans savoir si elle devait intervenir ou pas, je lui adressais un signe de la tête qui signifiait que ça allait.

-Je prends ma pause un peu plus tôt, tu vas réussir à t’en sortir toute seule ?

Elle me fit un signe d'approbation de la tête.

Si la table 4 fait encore des siennes tu m’appelles d’accord !

Reportant mon regard sur l’objet de mes problèmes mentaux, en me demandant qu’est-ce que j’allais bien pouvoir faire de lui, je l’agrippai par le T-shirt et le tira vers la remise. Je le plaquai contre le mur à mon tour tout en le sermonnant.

-T’es au courant que c’est mon lieu de travail ! Tu ne peux pas débarquer comme ça et m’embrasser devant tout le monde ! Qu’est-ce que ma collègue va allez s’imaginer maintenant hein tu peux me le dire ?

Oui j’étais lâche et oui j’essayais de changer de sujet. Je ne voulais pas en parler et pourtant il le fallait. C’est pour ça qu’il était venu non ? Pour savoir pourquoi je l’avais évité depuis plus de 3 jours. Le problème c’est que moi-même je ne le savais pas. Il y avait l’histoire de la virginité et de la bonne vieille fierté, mais une partie de moi se sentait aussi coupable. Pas envers lui, ni envers moi. Mais envers ce fameux inconnu. J’avais l’impression d’avoir brisé quelque chose en faisant ça. Je me sentais… Sale. Les rêves que je faisais de lui s’étaient transformés en cauchemar depuis cette nuit-là. J’avais l’impression qu’il m’en voulait, ce qui était complètement absurde puisqu’il n’existait pas. Et c’est ce que j’essayais de me dire, mais je n’arrivais même pas à en convaincre mon esprit alors qu’en serait-il de mon cœur ?

-Écoute… Ça n’a rien à voir avec toi d’accord. On a couché ensemble et c’était génial, même si je suppose que tu n’avais pas vraiment de doute là-dessus, mais est-ce qu’on ne pourrait pas juste faire comme si rien ne s’était passé ?

J’avais l’espoir qu’il abandonne toutes questions à propos de ces derniers jours, même si je pouvais lire dans son regard qu’il voulait vraiment savoir ce que j’avais, je ne pouvais tout simplement pas lui dire la vérité. Il m’aurait probablement prise pour une folle, ce que j’étais d’ailleurs probablement.



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MessageSujet: Re: Azane ஜ The devil’s voice is sweet to hear. Azane ஜ The devil’s voice is sweet to hear. EmptyDim 22 Juin - 12:03

Then go. Go far away and never come back.


J’aurai pu juste fermer les yeux sur l’affront. J’aurai pu juste hausser les épaules en la voyant ne pas répondre à mes appels. J’aurai même pu, dès le début, ne plus chercher après elle. Après tout, si je l’ai abordée, c’était dans l’unique but de pouvoir passer la nuit avec elle – le fait est que savoir que Chayma possède d’autres amants importants à ses yeux m’a rendu fou de rage, bien plus que je ne l’avouerai jamais, bien plus que je ne l’aurai d’ailleurs cru. Mais si dire que j’ai appris à connaitre Mika serait exagérer, il ne serait pourtant qu’euphémisme de dire que j’ai décelé une beauté pure et chaste en elle. Et de ce fait, je ne peux tout bonnement pas me contenter du souvenir de cette nuit avec elle, bercé par ses gémissements et entrainé par ses lentes caresses doucereuses.
Mika est plus que belle ; elle est maligne. Elle est plus que charmante ; elle est gracieuse. Et de part ses qualités, je ne peux juste pas la considérer comme une simple amante d’un soir, ne peux pas faire comme j’aurai fait avec une autre – afficher un sourire amer et vite l’oublier, me détournant sans nul remords d’elle.
Alors je suis allé au seul endroit où je suis certain de la trouver : à son boulot. Je sais que l’idée ne la séduira peut-être pas, mais au fond, je n’en ai que faire. J’aimerai seulement avoir quelques informations, qu’elle daigne au moins poser un regard sur moi et du haut de son mètre et quelques, me dédaigner, me mépriser ou juste battre des cils et me faire oublier cet évènement d’un sourire. Car elle est l’une des rares qui pourrait me faire oublier une vie d’un clignement d’yeux et qui pourrait condamner mon univers à un bout d’éternité paradisiaque avec un simple baiser. Le fait est qu’elle me traite de la même façon dont je refuse de la traiter : comme un simple coup d’un soir.
Et, si elle veut vraiment que je ne sois que cela à ses yeux, alors soit. Mais qu’elle le dise. Qu’elle s’exprimer clairement, qu’elle dise ce qu’elle veut pour que je puisse savoir Quelle réaction, quelle attitude adopter avec elle.

Je l’entends crier juste après que j’ai brusquement plaqué mes lèvres sur les siennes et, tout en l’entrainant à l’écart, je ne peux m’empêcher de sourire. C’est qu’elle en serait presque mignonne à ainsi monter sur ses grands chevaux alors qu’elle sait parfaitement – elle doit e savoir, elle a vu mon regard – à quel point je suis déterminé. Et je ne partirai pas d’ici bredouille, elle peut en être persuadée. De toute façon, le meilleur moyen de se débarrasser de moi est soit de me lasser, soit de témoigner de coopération. Et vu qu’il est question de Mika, tout ce qu’elle peut faire est de sagement coopérer.
Je la vois me regarder fixement, comme si elle cherche à voir si je suis sérieux – ou si je suis bourré ou que je n’ai tout bonnement rien de mieux à faire que venir l’embêter. Et je fronce légèrement les sourcils, légèrement déçu de voir qu’elle peut douter de ma sincérité à cet instant.
Alors elle pensait vraiment que j’étais ce genre d’hommes, à juste… À juste se foutre en l’air et s’en aller sans un regard en arrière ?
Le fait est que je n’ai réellement pas envie de la perdre. Mais comme dit précédemment, je pourrai m’y résigner si elle le demande, mais pas de mon propre gré – pas encore un nom sur la liste des personnes que j’ai bien trop mal aimer.
Elle détourne les yeux un instant, semble s’adresser à sa collègue que j’ai rapidement vue en rentrant dans le bar – et un nouveau sourire relève les commissures de mes lèvres quand je me rends compte que j’ai vraiment dû passer pour un harceleur. Elle parle rapidement de la table quatre, mais je ne fais que lancer un regard glacial vers les hommes en question qui nous regardent impudemment.
La tigresse m’attrape par mon t-shirt et me tire vers ce que je devine être la remise en me plaquant contre un mur – je me laisse entièrement faire, la regardant de façon perplexe, comme un enfant qui se demande ce que sa mère va bien pouvoir faire maintenant qu’il a fait sa toute première bêtise. Et le sermon tombe lourdement alors que mon sourire disparait et que je cligne des yeux plusieurs fois, incrédule, n’arrivant pas à en revenir de ce que je viens d’entendre.
Ce que sa collège va en penser ?

« Mais… T’es sérieuse là ? Je m’en fous de ce qu’elle va penser, je m’en fous de ce que quiconque peut penser du fait que je t’embrasse. Et tu devrais en faire autant, la fausse pudeur ne ta va pas. »

Et pour le coup, mes mots sont prononcés d’un ton à la fois palpable de sincérité mais pourtant détaché, comme si je parlais à une étrangère – et en ce moment, à mes yeux, c’est ce qu’elle est : une vulgaire étrangère, une femme que je ne reconnais pas.
Et elle me déçoit. Vraiment. Mais je ne dis rien, les traits de mon visage se détendant après que mes sourcils se soient rejoints au milieu de mon front par incompréhension.

En revanche, les mots qui suivent, ils me blessent sincèrement et achèvent de me convaincre que je me suis lourdement trompé sur le compte de Mika – dire qu’elle me déçoit serait trop peu dire.
Je claque la langue en l’éloignant doucement de moi pour que je puisse avancer droit devant moi, réfléchissant à toute allure. Autant le fait de pointer du doigt cette modestie que je possède pas ne me fait ni froid ni chaud, autant le fait qu’elle me demande juste tout oublier est tout bonnement… Vexant.
Je pose la main sur la porte, l’ouvre et m’apprête à sortir, mais reste bloqué sur le seuil.
Sauf que c’est trop con comme réaction.
Je me retourne brusquement vers Mika, claquant la porte derrière moi. Je la saisis par les épaules et la plaque assez brutalement contre le mur, collant mes lèvres aux siennes sans nulle pudeur. Et mes mains descendent sur ses hanches pour l’empêcher de se débattre si elle en a la mauvaise idée ; soudainement, j’approfondis le baiser d’un coup de langue précis et continue de faire perdurer l’échange jusqu’à complètement manquer de souffle. Je pointe un regard accusateur sur elle sans lâcher ses hanches pour l’empêcher de s’en aller – enfin, elle peut toujours me pousser si ça lui chante.

« Ose me dire que ce baiser t’es pas secouée, Mika. Ose me mentir, vas-y. Ose me dire que tu pourras me regarder et ne pas penser à l’autre soir ou même à ce baiser là. Et puis me dis pas ça, me dis pas que tu veux qu’on fasse comme si de rien n’était  parce qu’ignorer mes appels et me faire la morale parce que je t’ai embrassée devant ta collègue, ça n’a rien de normal ! Me traite pas comme un mec qui t’a forcé à faire quoi que ce soit, pas non plus comme un salaud qui n’en aurait rien à foutre de toi, je te l’interdis ! C’est quoi le souci ma parole ? T’as un mec ? T’es pas hétéro ? T’es amoureuse ? Je ne t’autorise pas à me blesser, j’te connais depuis trop peu de temps. Me pousse pas à bout… »

Sinon, casse-toi. Maintenant – je ne te retiendrai pas, promis. Mais ne reviens plus jamais.
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MessageSujet: Re: Azane ஜ The devil’s voice is sweet to hear. Azane ஜ The devil’s voice is sweet to hear. EmptyJeu 3 Juil - 13:56



Azane - The devils's voice is sweet to hear.

Ses paroles étaient crues et plus que méritées.  Après m’être abandonné corps et âme dans ses bras voilà que je voulais cesser tout rapprochement avec lui alors que moi-même j’en avais envie. Forcément il voulait des explications pour mon comportement,  quelque chose de plus évolué que le fameux « c’est pas toi, c’est moi » qui ponctuais toutes les fins de relations. Sauf que je ne savais pas vraiment si on pouvait appeler ce qu’on avait, une relation. Nous n’étions pas indifférents l’un envers l’autre ça  c’était évident, nous étions proches et cela c’était fait en peu de temps, ce qui intensifiait encore plus ce qui nous réunissaient. Ce je ne sais quoi qui faisait que nous étions nous et que malgré ses grands airs de Bad Boy, Don Juan il revenait toujours vers moi. Et ce, depuis notre première rencontre. À cet instant on avait surement dû créer un lien que je n’avais pas soupçonné à ce moment-là et qui pourtant nous pousse à ne pas laisser partir l’autre sans se battre. Il faisait partie de ma vie depuis peu de temps et pourtant il y avait déjà tout renversé. Ma morale, ma fierté, mon « amour » pour cet homme de la jungle et tout ça pour céder à cette douce sensation charnelle qui me revenait à l’esprit depuis trois jours et qui ne perdait pourtant pas de sa fraîcheur et de son désir de recommencer. Malgré le fait que cette tentation soit une abomination en  ce qui concerne ma tête et tous ses principes, elle était un pur plaisir pour mon corps et mon cœur qui s’étaient délectés de chaque baiser sur chaque parcelle de ma peau, chaque souffle entrelaçait aux miens, chaque  regard échangeait si complice, si vrai et simple,  comme s’il n’y avait plus que nous deux sur cette terre. Lui et moi, c’est ce qui m’obsédait depuis que je m’étais extirpée de son lit sans la moindre explication. Avait-on un avenir tous les deux ? Notre relation n’était pas vraiment la plus saine qu’il puisse exister et je ne savais pas vraiment ou tout cela allait nous mener. Mais quand il se tourna vers la porte pour partir, mon cœur se serra. Je ne voulais pas que ça se finisse comme ça. Je ne voulais pas qu’on redevienne des étrangers l’un pour l’autre. Il avait pris une plus grande place dans ma vie que ce que je voulais bien laisser entrevoir et lui dire adieu là tout de suite comme ça, j’en étais incapable. Et pourtant, aucun son ne sortit de ma bouche, aucun mouvement ne vint se manifester. J’étais paralysée, sans savoir que dire ni quoi faire.  Je voulais qu’il s’arrête, qu’il se retourne et qu’il m’embrasse comme si sa vie en dépendait. Mais je l’avais trop déçue pour ça, il devait plus pouvoir me voir en peinture. Et je n’avais plus que moi-même à blâmer pour cela. Tout ça pour des sentiments envers un homme totalement fictif que je ne rencontrerais probablement jamais puisqu’il n’existait que dans mon imaginaire.

-Azazel !

Je murmurais son nom plus pour moi que pour le retenir à vrai dire et je suis presque certaine qu’il avait été inaudible pour lui, mais ce fut ma seule réaction, le seul mot qui sortit de ma bouche. Et bientôt celle-ci fut rejointe par la sienne dans un baiser qui me coupa le souffle, mais que je ne voulais pas se voir arrêter pour quelconques prétextes pour autant. Il plaça ses mains sur mes hanches pour m’empêcher de bouger, mais je n’en avais pas envie. Je voulais qu’il dure indéfiniment. Que ses mains se faufilent discrètement sous mon T-shirt et commencent délicatement à le soulever. Qu’il m’embrasse tendrement dans le cou. Que je lui arrache sa chemise. Que je lui saute dessus et que je l’enlace avec mes jambes. Qu’il continue de m’embrasser. Qu’il me fasse l’amour entre les bouteilles d’Absolute et de Jack Daniel’s. Mais après ce doux larcin, le criminel qui m'avais volé ma raison, continua à me harceler de questions. Qu’allais-je lui répondre ? Qu’étais-je ? Qu’est-ce que j'avais ? La seule raison valable se reposait sur un fait complètement déraisonnable. Alors, qu’est-ce qui m’empêchait d’accepter le désir que j’éprouvais pour lui ? Rien concrètement. Rien et pourtant je me cherchais encore des excuses alors que je venais de me faire un fantasme de nous deux l’instant d’avant. « Lâche prise Mika, lâche prise ! »

-Embrasse-moi !

Sachant pertinemment qu’il serait incrédule à l’entente de ses paroles, si inattendu de ma part je réitérai ma demande qui résonnait comme un ordre. J’avais besoin de ses baisers, de son corps contre le mien, de ses mains se baladant sur mon corsage, de son regard qui me faisait exister comme étant plus que moi-même. C’était dur à expliquer et je ne savais pas où nous nous engagions avec la voie que je voulais que nous empruntions, mais ce que je savais c’est que je ne voulais pas que ça s’arrête. Ce qu’on avait été imparfait, mais ce qui faisait que c’était réel. Les films que je me voyais en rêve étaient dignes d’une histoire d’amour à la Twilight et ne se raccrochaient en rien à la réalité. Je devais les abandonner et enfin vivre.

-Embrasse-moi Azazel !

Ma bouche se trouvait à quelques centimètres de la sienne et mon murmure ajoutait une touche de sensualité à cette proximité. Je faisais des allez retour de ses yeux à ses lèvres avant de plonger mon regard dans le sien, pour lui assurer que je ne jouais pas. Que je voulais vraiment ce que j’avançais, que je le voulais vraiment lui. J’avais préféré le mauvais garçon charmant au sauteur de lianes ça y est. Peut –être le regretterais-je un jour. Mais pour l’instant je vivais l’instant présent en m’abandonnant dans ses bras.



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MessageSujet: Re: Azane ஜ The devil’s voice is sweet to hear. Azane ஜ The devil’s voice is sweet to hear. EmptyVen 18 Juil - 23:02

I missed you. I really did. And it hurt.


Je ne sais plus quoi penser de Mika. Je ne sais plus qui elle est, crains de l’avoir jamais su.
Est-ce bien elle, celle que j’ai tenté d’aborder et qui m’a froidement repoussé ? Est-ce bien elle, qui m’a emmené chez elle quand je me sentais mal, que j’ai repoussé, qui m’a claqué, que j’ai embrassé et qui m’est littéralement tombée dans les bras ? Est-ce bien elle, dont j’ai dénudé le corps que j’ai, par la suite, exploré de mes mains, de mes lèvres ? Est-ce elle, l’objet de mes désirs, de mes fantasmes ? Est-ce elle, la femme au caractère pseudo-dur, qui m’a finalement offert son corps après une vaine bataille ?
Est-ce elle, que j’ai tant aimé ce soir, à laquelle j’ai pensé trois jours entiers, trois nuits entières ? Est-ce elle ? A-t-elle changé ?
Ou est-ce moi, qui aie changé ?
Pourtant, j’ai beau rejouer tout cela en boucle dans mon esprit, je ne vois pas où j’ai commis une erreur. À aucun moment je ne l’ai forcée, à aucun moment elle ne s’est plainte, à aucun moment elle ne m’a parlé d’un autre, amoureux ou amant, frère ou père. Non, tout s’est fait en douceur, mais rapidement. Tellement vite qu’il m’est difficile de me souvenir des détails, malgré le fait que je me force à le faire, fouillant dans ma mémoire, me souvenant et en constatant toujours la même chose au final : je n’ai rien fait de mal.
Ou, tout du moins, rien qui ne mérite pareil traitement, pareille attitude de sa part. Car au final, elle me traite comme un moins que rien, comme un simple salaud… Elle me traite de la pire façon et ça, m fierté ne le lui permet pas et, dans ma bouche, la douleur se transforme en colère, en brutalités verbales dont je l’afflige.

Je m’éloigne subitement d’elle et, quelque part, j’attends d’elle – espère – qu’elle me retienne, qu’elle m’empêche de lui tourner le dos. Je n’attends d’elle nulle supplication, elle pourrait tout aussi bien me traiter de lâche, moi qui fuis la confrontation, et abattre violemment sa main sur ma joue… Elle pourrait faire tout ce dont elle a envie, juste me prouver, d’une façon ou d’une autre, qu’elle tient à moi, qu’elle ne veut pas me perdre.
Mais rien.
Et alors que je me retourne tout aussi brusquement, m’imposant devant elle en quelques enjambées à peine, je vois dans son regard des lueurs que je ne comprends pas. Douleur ? Culpabilité ? Ou alors, à trop espérer, me voilà à halluciner ?
Et sans chercher à en comprendre d’avantage, ma bouche se plaque contre la sienne. Mes mains la retiennent, mais elle ne m’oppose nulle résistante alors je desserre un peu mon étreinte car nullement justifiée, et m’applique à continuer à l’embrasser. Je mets un terme à cet échange et enseveli la belle d’une multitude de questions.
Et pourtant, tout ce qu’elle trouve à dire, c’est… Des sottises. Je fronce les sourcils en portant sur elle un regard suspicieux, interrogateur. À quoi est-ce que ça rime, sincèrement ? Comment ça, elle me demande de l’embrasser ? Comment dois-je le prendre ?

« Bon sang, je t’ai posé des questions, Mika ! »

Et je m’emporte alors qu’elle ne semble pas en avoir grand-chose à faire. Elle réitère sa demande et je porte sur elle un regard encore plus ahuri.
Elle est sérieuse ?
Ses lèvres tout contre les miennes, elle me regarde fixement, regarde mes lèvres, lève de nouveau les yeux vers mes prunelles et continue jusqu’à finalement planter ses iris dans les miennes avec ardeur. Je soupire doucement avant de finalement comprendre.
Elle me demande de l’embrasser, après tous les reproches que j’ai pu lui faire. Quelque part, peut-être que ça veut dire qu’elle regrette. Quelque part, peut-être qu’elle me demande d’oublier cet épisode de trois jours pendant lequel elle m’a clairement ignoré. Quelque part, peut-être est-ce une demande subtile de lui donner de nouveau l’occasion de s’abandonner à moi.
Je ne suis pas certain de tout saisir avec cette femme, mais je sais que je ne pourrai pas lui résister plus longtemps. Mes mains remontent jusqu’à son visage que je tiens fermement alors que je l’embrasse, glissant mes doigts sur sa cuisse que je remonte, de sorte à ce qu’elle enroule sa jambe autour de mon bassin. Mes lèvres dévorent littéralement sa bouche avant que je lui fasse brutalement incliner le visage, arpentant son cou avec ma langue, mes dents, veillant tout de même à ne pas la marquer. Je m’applique un peu plus quand j’atteins le creux de sa clavicule et caresse lentement sa cuisse avant de poser mes deux mains sur sa taille, les glissant en arrière alors que je redresse la tête.

« Vraiment, Mika ? Dans une remise ? Mais éclaire-moi, tu attends quoi de moi, exactement ? »

J’arque un sourcil en bougeant mes doigts pour rappeler la position de mes mains mais ne la quitte pas une seule seconde des yeux, attendant une réponse.
Mika est, pour le moins, une charmante demoiselle. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds, a toujours du répondant et remets les gens à leurs places quand leurs attitudes lui déplaisent. Avec moi, elle agis parfois comme une vraie peste, et pourtant… Elle n’en reste pas moins terriblement désirable et ce, même quand elle est énervée. Alors, quand elle vous murmure sensuellement de l’embrasser ? Vous fermez votre gueule et vous exécutez.
Je glisse une main sous son haut, remontant jusqu’à son ventre que je caresse un moment avant d’aller rencontrer son soutien-gorge, mes lèvres trouvant rapidement les siennes pour un baiser d’abord doux, mais qui devient de plus en plus rapide, fougueux, complètement effréné. Dans un élan de désir, je lui croque littéralement la lèvre avant de m’éloigner brusquement, bredouillant un « désolé » – car après tout, il n’y a que Chayma pour supporter ma violence.

« Dis-moi tout ce que tu désires, ici et maintenant, et je promets de faire de mon mieux, Mika – ne demande quand même pas l’impossible, ce serait sympa. Mais ne me fais plus ce coup, ne m’ignore plus… D’accord ? »

Et avec un regard et une moue de chien battu, je finis par la gratifier d’un sourire. Je retire mes mains de son corps, histoire de ne pas la perturber d’avantage, et les place gentiment sur son cou alors que je vais poser un long baiser sur son front, l’attirant à moi pour l’étreindre.
Et j’aimerai tant qu’elle comprenne, car je n’ai pas la force de le lui dire. J’aimerai qu’elle devine mes pensées, à cet instant même, car je suis trop lâche pour lui en faire part.
Si mes mains danseuses et mes baisers endiablés peuvent lui faire comprendre à quel point je la désire, j’aimerai que cette étreinte lui traduire à quel point…
À quel point tu m’as manquée.
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Azane ஜ The devil’s voice is sweet to hear.

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