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Ehawee Nakoma Powhatan

My life with you
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Ehawee Nakoma Powhatan
J'ai posé bagages ici le : 05/06/2013 Jouant le rôle de : la noix de coco – pocaca's bff. #teampocahontas. Nombre de messages : 1425 On me connait sous le pseudo : olympe. Un merci à : kika. (ava) little wolf (signa) wild heart. (code rp). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : nickayla rivera.
MessageSujet: (nackary) + and i’ll be fine. (nackary) + and i’ll be fine. EmptyMar 1 Juil - 17:39



AND I’LL BE FINE.


« Une double avec cookie et vanille-caramel-noix de pécan, s’il vous plaît. » La serveuse, sûrement pas plus âgée que toi, hoche la tête et commence à préparer ta commande. Cependant que tes doigts tapotent nerveusement sur le comptoir, tu jettes un regard aux autres clients de la petite boutique de crèmes glacées. Ils semblent tous occupés à quelque chose – en discussion avec la personne les accompagnant, en train de tapoter leur téléphone portable, lisant le journal. C’est un léger brouhaha qui règne dans l’établissement, tel une fourmilière en pleine activité. Tu aimes bien ce genre d’ambiance. Ni trop calme, ni trop bruyante. Juste assez pour se savoir entouré mais pas se sentir envahie par des personnes que l’on ne connaît pas. « Oh et avec un supplément chantilly, merci, tu ajoutes précipitamment. » La jolie blonde te fait un sourire et acquiesce avant de rajouter la crème fouettée sur le dessus de ta coupe de glace. Elle ajoute même un biscuit en forme d’éventail et un petit parasol violet qu’elle plante dans la boule de glace à la vanille. Dans un énorme sourire gourmand, tu attrapes le petit bol, payes ta commande et vas t’assoir à une table près de la fenêtre. Tu aimes bien te placer près des fenêtres. Ça te permet d’observer le monde à l’extérieur, de regarder la vie se dérouler devant tes yeux en ayant l’impression de ne pas en faire partie. Comme tu as l’impression d’être extérieure à cet univers. Comme tu as l’impression d’y être étrangère.

La journée a été plutôt ensoleillée. Tu n’as pas eu tellement l’occasion de mettre le nez dehors, entre ton travail à la Publicity Agency et ton bénévolat au Bothmond Hospital, mais sentir le soleil déclinant sur l’horizon te chauffer les joues à travers la vitre est une sensation des plus agréables. Et tu oses un sourire. Un sourire comme tu n’en as pas eu depuis quelques temps. Un sourire comme tu en as peu aujourd’hui. Plantant ta cuillère dans la boule saveur cookie, tu retiens un soupir las. Pour être honnête, tu ne sais plus où tu trouves la force de te lever le matin. Il y a tellement de choses qui arrivent en même temps ces dernières semaines que tu ne sais plus vraiment où donner de la tête. Comme si ta vie avait pris le train et que la machine venait de s’emballer. Et que tu ne savais pas comment arrêter tout ça. Ton existence te glisse entre les doigts, comme du sable fin et tu ne sais pas comment remettre les choses en ordre. Tu penses trop à Pocahontas et sa foutue maladie, tu penses à ce crétin de Rajah qui t’a abandonnée alors que tu avais besoin de lui. Et tu penses à ta patronne, Héloïse, avec ses boucles blondes qui brillent sous les néons de son bureau et ses grands yeux pareils à un océan dans lesquels tu aimerais te noyer. Tout ça est un gros bordel qui t’effraie, t’excite aussi. Te rend malade.

Alors tu as appelé à la rescousse la seule personne qui serait sûrement capable de t’aider avec ça. Zackary. C’est bête, mais il a été la première personne à qui tu as pensé quand tu cherchais désespérément une bonne âme pour t’aider à mettre de l’ordre dans tes idées. Tu ne le connais pas tant que ça, au final, mais votre rencontre a été comme un coup de tonnerre dans ta vie. Tu as très vite compris qu’il pourrait t’aider. Te faire comprendre pourquoi tu te sens comme ça, pourquoi tu ressens tout ça. Et pourquoi tu en as honte aussi. Après tout, ça ne te semble pas normal, pas bien. Tu ne sais pas exactement ce qu’il se passe à l’intérieur de toi et tu ne sais pas non plus à qui en parler. Tu aurais pu en parler à ta meilleure amie mais tu sais qu’elle est trop innocente et enfantine pour ça et puis elle avait déjà assez à faire avec sa maladie pour que tu l’encombres de problèmes secondaires. Tu te rends compte que tu es bien seule, au fond. Tu connais beaucoup de personnes mais tu as tellement de mal à t’ouvrir que, lorsqu’il te vient le besoin de laisser s’échapper tout ce que tu ressens, tu n’as personne pour t’écouter. C’est un sacré problème que tu devrais remédier mais rien que cette idée te file une boule d’angoisse à l’estomac. Parce que baisser ta garde et laisser les gens entrer dans ton petit espace vital est quelque chose que tu ne fais pas. Que tu ne fais plus. Mais tu sens qu’avec Zackary, ça peut être différent. Parce qu’il peut te comprendre. Te comprendre vraiment.

Tu lui as envoyé un texto la veille au soir, pour lui proposer une glace en fin d’après-midi. Étonnamment, il s’est très bien souvenu de toi et tu en as été heureuse. Parce que toi, tu te souvenais bien de lui. Il t’avait marquée. C’est donc sans tellement de surprise que tu te sens joyeuse à l’idée de le revoir, que tu es même impatiente de le voir passer la porte du Nice Cream. Le nez dans ta coupe, tu relèves les yeux en entendant la petite clochette de l’entrée de la boutique et tu peux alors observer un jeune homme à la fière allure. Fronçant les sourcils, tu te dis que son visage t’est familier mais tu n’arrives pas à le resituer. Ce n’est que lorsqu’il se dirige vers toi que tu te rends compte que c’est celui que tu attendais. Zackary. Pour un peu, tu ne l’aurais jamais reconnu. Il est différent de l’image que tu avais dans tes souvenirs. « Zackary ? tu souffles quand il est arrivé à ta table. C’est toi ? » Tu observes ses vêtements classes et bien accordés, son blouson de cuir qui rend grâce au carré de ses épaules plus élargies te semble-t-il. Et ses cheveux avec cet effet coiffé-décoiffé, tellement bien fait qu’on dirait qu’il sort tout juste de chez le coiffeur. Il est vraiment beau, c’est tout ce que tu peux te dire en cet instant. Alors comment peux-tu être lesbienne si tu trouves Zackary totalement canon, hein ? C’est quoi ce bordel ? « Tu as quelque chose de changé… tu commentes, la tête penchée sur le côté. Je ne sais pas trop quoi mais en tout cas, ça te va bien. » Tu souris doucement, remettant tes longs cheveux lissés derrière tes épaules d’un geste de la main. « Et t’es vachement bien habillé, c’est classe ! »

Le blond s’assoit face à toi et tu ne peux t’empêcher de continuer de le fixer, sans pouvoir mettre la main sur le détail qui change tout chez le jeune homme. C’est pourtant la même personne, tu retrouves les traits que tu avais mémorisés. Mais il est comme différent, comme un autre homme depuis la dernière fois que tu l’avais vu. Où était donc passé le petit gars timoré que tu avais connu ? Celui qui était doux comme un agneau. « Je suis contente que tu sois venu, ça me fait plaisir de te revoir, tu lâches doucement. Je t’offre une coupe de glace ? » C’est étrange, mais tu ne te sens pas mal à l’aise en sa compagnie. Tu es bien. Comme si tu le connaissais depuis des années, comme si tu pouvais lui faire une confiance aveugle sans en être inquiétée. Il a cette sorte d’aura pleine de chaleur et de gentillesse qui fait qu’on se sent tout de suite en sécurité. « Comment tu vas depuis la dernière fois ? tu demandes pour entamer la conversation. J’ai un peu hésité avant de t’envoyer un message hier. Je ne savais pas si tu te souviendrais de moi… » Tu ris un peu, gênée, tout en passant tes doigts dans les mèches brunes de ta chevelure.



i love him but only on my own
and when i lose my way, i close my eyes and he has found me. ✻ without him the world around me changes, the trees are bare and everywhere the streets are full of strangers. i love him but every day i’m learning, all my life i’ve only been pretending. without me his world will go on turning, a world that’s full of happiness that i have never known ▬ on my own, les misérables.


Dernière édition par Ehawee Nakoma Powhatan le Sam 17 Jan - 14:32, édité 3 fois
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Neo "Cheshire" R. Burton
J'ai posé bagages ici le : 29/10/2013 Jouant le rôle de : Cheshire, l'esprit étrange sous forme féline. #teamwonderland Nombre de messages : 434 On me connait sous le pseudo : wednesday' (cam). Un merci à : hey jude (avatar) Je suis fier(e) de porter l'avatar de : rdj, la perfection.
MessageSujet: Re: (nackary) + and i’ll be fine. (nackary) + and i’ll be fine. EmptyMer 2 Juil - 2:11



BUT YOU DON’T KNOW WHAT YOU GOT ‘TIL IT’S GONE, AND YOU DON’T KNOW WHAT IT’S LIKE TO FEEL SO LOW, AND EVERYTIME YOU SMILE YOU LAUGH YOU GLOW. YOU DON’T EVEN KNOW, NO. YOU DON’T EVEN KNOW. ALL THIS TIME GOES BY, STILL NO REASON WHY. A LITTLE BIT LONGER AND I’LL BE FINE. WAITIN’ ON A CURE BUT NONE OF THEM ARE SURE. A LITTLE BIT LONGER AND I’LL BE FINE.
and i will be fine.

« Hey Zack, attends ! » Tes pas ralentirent jusqu'à s'arrêter complètement. Tu redressais correctement ton sac à dos, pivotant lentement sur tes pieds pour te tourner vers la demoiselle qui semblait vraisemblablement s'adresser à toi. Tu fronçais un peu les sourcils, alors qu'elle s'approchait avec un immense sourire et te tendait un morceau de papier. Tu penchais la tête sur le coté, le prenant sans savoir de quoi il s'agissait. « Je savais pas que tu pouvais être si mignon... Appelle moi si ça te dis ! » Tu écarquillais les yeux, dépliant doucement le morceau de papier pour y découvrir un numéro de téléphone. Tu t'empêcha de passer au rouge écrevisse en ouvrant légèrement la bouche pour répliquer : « Oh c'est heum, gentil mais je suis- » Tu n'eus même pas le temps de finir ta phrase qu'elle avait disparu, te laissant avec le petit morceau de papier parfumé entre les mains, et le feu te montant pour de bon aux joues. Tu restas un instant immobile, comme pétrifié par la surprise, avant de reprendre le contrôle de tes membres et de mordiller ta lèvre. Tu venais de te faire draguer par une fille, pour la première fois depuis longtemps. Évidement la demoiselle était loin de t’intéresser, t'étais dingue et très fidèle à ton beau brun, mais c'était plus l'intention que le résultat qui te surprenais. Toi, le pire pédé de tout le lycée, qu'on foutait la tête la première dans la poubelle, tu venais de te faire draguer par une sublime pompom girl. T'arrivais pas à y croire. Alors c'était ça, il ne suffisait vraiment que d'un petit relooking pour que tu passes du gay looseur au mec classe et branché ? Ce que les gens pouvaient être superficiels. Ça te sciais réellement. Enfin, peut être était-ce l'attitude que tu prenais qui avait également changé les mœurs à ton sujet. T'étais plus le même désormais, t'étais différent, plus toi même que jamais, plus heureux. Tu te sentais plus léger depuis quelque temps. Putain ce que c'était bon, de pouvoir embrasser son copain sans sentir ses regards moqueurs dans son dos, ce que c'était bon de pouvoir assumer ce que l'on était ! Maintenant t'avais l'impression que tout était possible, que tu pouvais réellement crier au monde entier à quel point t'aimais ton Luc. Tu ne savais pas si cet état de béatitude durerait bien longtemps, mais tu l'espérais de tout cœur, et surtout t'essayais d'en profiter. Tu fis quelques pas, jetant un dernier coup d’œil au morceau de papier en secouant la tête d'un air presque effaré, et de le jeter à la poubelle. Merci bien miss, t'avais déjà trouvé ton homme, qui t'avais aimé même si t'étais transparent.

T'avais rendez-vous cette après midi, c'était un rendez vous qui te tenait particulièrement à cœur, et que tu ne voulais surtout pas rater. Ce fameux rendez-vous, c'était celui que tu avais fixé avec Nakoma. T'avais été surpris qu'elle t'envoie un message, toi qui pensais qu'elle t'avait probablement oublié depuis le temps, que t'avais rejoins la liste de ses patients dont on finit par oublier le nom. Mais non, elle avait gardé ton numéro, et son message avait sonné comme une sorte d'appel à l'aide. Ça faisait pas mal de temps que cette jolie brune avait su touché ton petit cœur. Ta rencontre avec elle, à l’hôpital, t'avais particulièrement marqué, et tu ne l'avais certainement pas oublié. Vous n'aviez sans doute pas parlé plus de deux heures, mais ça t'avais suffis pour qu'elle prenne une certaine place dans ton cœur, qu'elle te touche vraiment. Nakoma n'assumait pas et surtout ne comprenait pas son homosexualité. Fallait dire que c'était un sujet que toi, tu maîtrisais parfaitement. Pour parler, t'étais vraiment le meilleur. Parce que tout comme elle, t'étais passé dans cette espèce d'étape – qui était d’ailleurs la plus difficile -  pour parvenir à s'accepter tel que l'on était. C'était un vrai travail sur soi même, et surtout, il fallait être sûr de soi. Avec Nakoma, ce n'était même pas certain qu'elle soit vraiment lesbienne. Mais si elle t'appelait à l'aide, c'était qu'elle avait vraiment besoin de parler, et toi t'étais très fort pour écouté, t'avais envie d'être là pour elle.

« Zackary ? C’est toi ? » Tu fis un petit sourire, hochant vivement la tête face à sa mine surprise. C'est vrai que comme tous les autres, ton subit changement devait la choquer. T'étais un peu trop spontané comme mec toi, t'avais pas fais ça petit à petit, t'avais voulu faire ça d'un seul coup. « Tu as quelque chose de changé… Je ne sais pas trop quoi mais en tout cas, ça te va bien. » Tu enfonce tes incisives dans ta lèvre, vieux reflex que t’utilise de plus en plus ses derniers temps pour t'empêcher de rougir. « Et t’es vachement bien habillé, c’est classe ! » Tu enfonces tes mains dans tes poches en hochant doucement les épaules, un peu gêné. « Serait-ce une façon très subtile de sous entendre que je ne l'étais pas bien la dernière fois ? » Tu ris, venant prendre place en face d'elle, à sa table en croisant les jambes sous cette dernière. Tu inspires. « Certes je te l'accorde, disons que la dernière fois j'étais un peu moins bien fringué, mais tu sais toutes mes économies y sont passées. Enfin, je t'expliquerai. » Oh que oui, et ça même l'argent que tu réservais pour ta nouvelle caméra. Il avait bien fallut faire un choix, t'avais dû casser ta jolie tirelire cette fois. Mais tu ne regrettais rien, tu savais que t'avais fais le bon choix. « En tout cas merci. Et tu es ravissante également. » Tu dis alors, la regardant de haut en bas. C'est vrai qu'elle est sublime Nakoma, même ton petit corps de gay peut le sentir, c'est le genre de fille qui pourrait plaire à n'importe qui. Elle est immense, fine, et elle dégage ce quelque chose d'agréable, comme un parfum imaginaire qui toi te fais sentir bien. Elle n'a pas changé elle, elle est aussi belle que dans tes souvenirs. Alors l'espace d'une minute ou deux, vous vous retrouvez tous les deux à vous fixer mutuellement en essayant de mémoriser ses traits pour faire le lien avec le souvenir que vous aviez. Heureusement pour elle, t'avais pas changé de visage, c'était le même. Et ton sourire surtout, il était toujours là.

« Je suis contente que tu sois venu, ça me fait plaisir de te revoir. Je t’offre une coupe de glace ? » Tu arranges une mèches de tes cheveux te tombant devant les yeux en l'écoutant, avant d'hocher doucement la tête en lui offrant un nouveau sourire et acceptant avec joie sa proposition. Toi et le sucre, une véritable histoire d'amour, changement ou pas. « Je t'avais promis que je viendrais, je l'ai fais. Tu vois, je suis un gars qui tient parole ! En vérité, j'étais plutôt content de te revoir également, on s'était tellement bien entendu tous les deux à l’hôpital. » Ça c'était le moins que tu pouvais dire, en deux heures de temps vous vous étiez mis à vous parler comme si vous vous connaissiez depuis toujours, et que vous étiez les mêmes amis du monde. Un genre de coup de foudre amical, comme t'aimais le dire. C'était exactement ça. « Comment tu vas depuis la dernière fois ? J’ai un peu hésité avant de t’envoyer un message hier. Je ne savais pas si tu te souviendrais de moi… » Tu vas pour répondre, roulant les yeux, jouant avec tes doigts sans même t'en rendre compte. T'aimais quand elle te parlais comme ça, t'aimais cette sensation d'être important pour quelqu'un, tu l'adorais même. T'étais trop gentil comme mec, t'avais qu'une envie, faire le bien. « Ne dis pas de bêtises, je craignais la même chose ! » tu avoues, avec une petite moue. « J'osais pas t'envoyer de message, de peur de passer pour le mec un peu trop collant qui cherche trop des amis. » Tu lâchais un petit rire nerveux, étant réellement sincère. « Mais sinon je vais plutôt... Ouais, plutôt bien. Mais si je suis là, c'est surtout pour toi, ma belle. » Tu lui adresses un sourire entendu, croisant son regard avec un peu plus de sérieux. « Est-ce qu'on attend que tu ais finis ta glace pour rentrer dans le vif du sujet ou on y va à la one again ? » Tu demandes d'une voix douce.


made by pandora.



Vous avez peut-être en effet remarqué que je n'ai pas toujours toute ma tête ?
 
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Ehawee Nakoma Powhatan

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MessageSujet: Re: (nackary) + and i’ll be fine. (nackary) + and i’ll be fine. EmptyMar 15 Juil - 18:15



AND I’LL BE FINE.


Rien que sa présence juste en face de toi te fait déjà du bien. Un sourire fleurit sur tes lèvres et tu sens ton cœur s’alléger, comme par magie. Ça fait du bien de le retrouver, de retrouver sa chaleur et sa bonne humeur. Pourtant, tu ne le connais pas tant que ça, tu ne sais pas grand-chose de lui. Et, étrangement, c’est comme un coup de foudre amical. Comme une évidence. Tu sais qu’il peut avoir une influence incroyable sur ta vie. Toi qui cherchais ton chemin ; toi qui errais sans but, sans savoir où aller. Voilà que tu trouvais sur ta route, cette âme pure et belle comme le jour qui ramène le soleil dans ton quotidien. C’est agréable de reprendre espoir, de te dire que tout n’est pas fichu. Qu’il existe encore des personnes qui valent la peine sur cette Terre. Zackary arrive à te faire apprécier ta petite vie ici malgré tous tes problèmes. Zackary arrive à te faire oublier la Virginie et ton peuple. Avec lui, tu envisages d’aimer ton futur parmi ces visages pâles. Et ça te paraît fou, ça te paraît incroyable. Toi, au milieu de ceux qui désiraient coloniser ta terre natale. Si tu n’en étais pas si étonnée, tu pourrais sûrement en rire. Mais c’est peut-être ta chance d’être enfin heureuse, d’avoir ta vie à toi. De construire quelque chose de concret, qui te tienne à cœur. Et c’est tout ce qui t’importe aujourd’hui. Avancer, continuer malgré toutes ces difficultés. Tu ne veux plus te morfondre seule sous ta couette, tu as envie de vivre. Tu étais heureuse fût un temps alors pourquoi ne pourrais-tu pas l’être à nouveau ? Pourquoi devrais-tu rester engluée dans cet état de tristesse profond ? Tu ne sais pas combien de temps tu resteras là, tu ne sais pas quand tu rentreras là-bas. Alors autant en profiter le temps que ça durera. Parce que tu ne sais pas quand te sera enlevée ta meilleure amie, tu ne sais pas quand tu devras affronter le silence pétrifiant de ta solitude. Et tu ne veux plus être effrayée.

Quelque chose te dit que tu pourras apprendre de Zackary. Il pourra te conseiller. Il pourra t’aider à accepter ces nœuds dans ton ventre lorsque tu rentres dans le bureau de ta patronne ; il pourra t’expliquer ces sentiments qui te tordent le cœur. Peut-être alors que tu comprendras mieux ce qu’il se passe à l’intérieur de toi, peut-être alors que tu sauras quoi faire de tout ça. C’est si nouveau, si étrange aussi. Tu n’étais pas censée éprouver ce genre de sensations au contact d’une femme. Ton peuple n’avait jamais vu ça – deux femmes ensemble. Peut-être était-ce même contre vos lois, contre nature ? Tu t’es renseignée sur l’homosexualité. Dans ce monde, beaucoup de gens ont encore des propos très durs à l’encontre de ces gens dont le cœur a choisi une personne du même sexe. C’était parfois même si violent que tu en as eu la nausée, que tu en as eu des hauts le cœur. Un peu comme si tout ça t’avait dégoûtée. Non pas de toi-même mais de ce nouveau monde dans lequel tu as débarqué. Pourquoi tant de haine, pourquoi tant de colère ? Ne sont-ils pas comme tout le monde, au final ? N’aiment-ils pas une personne, tout simplement ? Pourquoi faire tant de différence entre ceux qu’on appelle hétérosexuels et les homosexuels ? C’est une grande question pour toi, un grand mystère. Peut-être que Zackary saura, lui. « Oh mais non, ce n’est pas ce que je voulais dire, tu essayes de te défendre piteusement avant de remarquer le sourire un peu taquin sur les lèvres du blond. Tu es juste… si différent. En bien, je suppose. Ce qui m’intrigue, ce sont les raisons d’un tel changement. » Parce que toi aussi, finalement, tu avais changé en arrivant ici, à Fantasia Hill.

Tu rougis un peu à son compliment, n’ayant pas tellement l’habitude à ce qu’une personne fasse attention à ton apparence. Tu n’as toi-même pas réellement l’habitude d’y accorder tant d’importance. Tu avais l’habitude de tes pieds nus et des vêtements déchirés par tes courses à pieds dans le maïs, salis par la boue. Tu fais déjà un gros effort lorsque tu travailles, veillant à accorder les couleurs de tes vêtements, à attacher tes cheveux en une queue de cheval haute. Mais en dehors, tu aimes les vêtements amples dans lesquels tu te sens à l’aise, libre dans tes mouvements. « C’est vrai que je n’avais pas autant parlé à quelqu’un depuis très longtemps, tu acquiesces avec un sourire tendre tandis que ton compagnon s’assoit. Ça fait beaucoup de bien. » Tu lèves ton bras en direction de la serveuse, commandes une nouvelle coupe de glace pour Zack au parfum de son choix avant de reprendre : « C’est vrai ? Tu croyais que je t’aurais oublié ? » Tu as alors un rire de gorge, sans arrière pensée, simplement amusée de votre même angoisse qui était pourtant inutile. « On est vraiment bêtes hein, tu lâches entre deux gloussements, le regard pétillant de joie et d’apaisement. » Tu n’as jamais été véritablement sociable au fond. Toute ta vie, tu l’as passée avec Pocahontas, te fichant de te faire d’autres nouveaux amis. Tant que tu étais avec la princesse indienne, tout allait bien pour toi. Tu n’avais besoin de rien d’autre. Alors rencontrer une personne, un garçon qui plus est, et sentir ce courant entre vous aussi rapidement t’a réellement étonnée. Un peu effrayée aussi parce que ça ne t’était jamais vraiment arrivé avant. C’était comme rencontrer une personne qui te comprenait sans que tu aies à parler, qui savait ce que tu ressentais sans que tu n’aies à l’expliquer. C’est étrange pour toi de ressentir tout ça en si peu de temps.

Lorsque le regard de Zack se fait plus scrutateur, tu ne peux t’empêcher de baisser le tien. Tu te sens un peu gênée, un peu honteuse aussi. En vérité, tu ne sais pas par quoi commencer. Comment le formuler. Les mots te font défaut, tu n’arrives pas à l’expliquer. Ça te paraît si simple pourtant, et c’est en même temps si compliqué. Ça ne tiendrait qu’en quelques mots – tu es attirée par Héloïse. Mais l’avouer tout haut donnerait encore plus d’importance à ton ressenti, donnerait corps à des sentiments qui t’effraient toujours autant. Alors tu te mords la lèvre, tu hésites. Tu te dandines même un peu sur ta chaise sans savoir quoi dire. « Je… tu commences maladroitement avant de replacer une de tes mèches de cheveux derrière ton oreille. Comment est-ce que tu as su… » Tu t’interromps lorsque la serveuse apporte la coupe de glace à votre table et détournes pudiquement le regard comme si tu venais de dire quelque chose de mal. Tu ne manques pas de remarquer l’œillade appréciative de la jolie blonde sur ton ami et souris en coin. Lorsqu’elle est à bonne distance de vous, tu te penches par-dessus les glaces et souffles malicieusement à Zackary : « Je crois que tu lui as tapé dans l’œil, Zack. » Tu ris doucement en te rasseyant correctement avant de continuer, touillant tes propres boules multicolores avec ta cuillère. « Comment est-ce que tu as su que… que tu étais attiré par les garçons ? Je veux dire… tu as déjà été amoureux d’une fille ou jamais elles ne t’ont intéressées ? Tu n’aimes pas du tout les filles ? » Et tu as la sensation que les questions se bousculent à tes lèvres, se pressant les unes contre les autres. Tout tourne dans ta tête, tant et si bien que tu ne sais plus où continuer. Tout ça ne va ressembler qu’à un tas de pensées emmêlées sans queue ni tête. Au capharnaüm de ton esprit embrouillé. « Est-ce que… est-ce que c’est mal d’être attiré par une personne de notre sexe ? Il y a tellement de gens qui disent que ce n’est pas bien… tu souffles d’un air peiné. Qu’on ira en Enfer… Il y a des gens qui disent que ce n’est pas naturel… » Tu te sens démunie face au souvenir de ce déchargement de haine auquel tu as fait face devant l’écran de ton ordinateur. Tu ne sais pas quoi en penser, en vérité. Et si tout ça était vrai ?



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Dernière édition par Ehawee Nakoma Powhatan le Sam 17 Jan - 14:34, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: (nackary) + and i’ll be fine. (nackary) + and i’ll be fine. EmptyLun 18 Aoû - 15:58



BUT YOU DON’T KNOW WHAT YOU GOT ‘TIL IT’S GONE, AND YOU DON’T KNOW WHAT IT’S LIKE TO FEEL SO LOW, AND EVERYTIME YOU SMILE YOU LAUGH YOU GLOW. YOU DON’T EVEN KNOW, NO. YOU DON’T EVEN KNOW. ALL THIS TIME GOES BY, STILL NO REASON WHY. A LITTLE BIT LONGER AND I’LL BE FINE. WAITIN’ ON A CURE BUT NONE OF THEM ARE SURE. A LITTLE BIT LONGER AND I’LL BE FINE.
and i will be fine.

Malgré tous les compliments, t'avais encore un peu de mal à te faire à ta nouvelle apparence. Tu ne regrettais absolument rien évidement, mais ça te mettais toujours sur le cul de voir à quel point le regard des gens pouvaient changer. En vérité ça n'avait rien d'étonnant, le taux de superficialité de cette planète était impressionnante, et tu l'avais plus ou moins toujours su. La mode changeait du jour au lendemain, et les chirurgiens plastiques gagnaient des millions, tu serais même pas surpris de voir des gamines de six ans faire du 90D. C'était à la fois terrifiant et satisfaisant finalement, de plaire aux filles. Mais il le fallait bien, t'étais pas vraiment du genre militant, à lutter contre le système, t'avais déjà trop de soucis en tête. Plutôt que de te faire bouffer, t'avais simplement préféré changer, pour te faire accepter, et surtout t'accepter. La question désormais, c'était de trouver les bons mots pour repousser les filles, et si ça pouvait être ta seule préoccupation dans la vie, ma foi, ça te ferais un peu de repos.

Ta préoccupation aujourd'hui, c'était surtout Ehawee, et le fait qu'elle veuille te voir pour te « poser des questions ». C'était le genre d'invitation un peu inquiétante qui avait réussi à te mettre le doute. Était-ce grave ? Et d'ailleurs, pourquoi avait-elle fait appel à toi ? Peut être qu'elle aussi se sentait bien en ta présence, que c'était un sentiment réciproque, et dans ce cas, cela te ferait plaisir. C'est vrai que la dernière fois que vous vous étiez parlés, le feeling était plutôt bien passé, et t'avais pas vraiment hésiter – en grand bavard que t'étais – à lui expliquer la raison de ton œil au beurre noire. T'avais jamais eu honte de ton homosexualité, alors tu lui avais simplement dit qu'être le pédé de l'école, ça ne plaisait pas à certains populaires, qui t'avais foutu la tête la première dans l'immense benne devant le lycée. Bof, t'avais pas eu si mal que ça, t'étais d'un naturel blasé avec ses histoires là. La principale du lycée avait fait appelé une ambulance, et on t'avait emmené à l’hôpital, où t'avais alors croisé la jolie Ehawee. Et à ta plus grande surprise, la brune t'avait à son tour révélé qu'elle doutait de son hétérosexualité, et que le d'être lesbienne l’effrayait un peu. T'avais immédiatement été touché, parce que c'était un sentiment que toi même tu connaissais bien. C'est vrai, tout le monde n'était pas comme monsieur Luc Norris, le gay tout à fait sûr de lui, et même si aujourd'hui t'étais fier de ton homosexualité, tu savais à quel point ce pouvait être autant une bénédiction qu'un fardeau, surtout pour quelqu'un qui en doute. T'avais essayé de rassurer la jolie infirmière, et tu lui avais donné ton numéro de téléphone, en lui disant que si jamais elle avait besoin de te parler, ce serait avec plaisir que tu la guiderais. L'homosexualité féminine était ethniquement parlant aussi compliqué à assumer que celle masculine, alors tu te sentais plutôt en bonne position pour pouvoir lui parler et te mettre à sa place. Tu voulais simplement être là pour elle.

« Oh mais non, ce n’est pas ce que je voulais dire. Tu es juste… si différent. En bien, je suppose. Ce qui m’intrigue, ce sont les raisons d’un tel changement. » s'expliqua la brune après ta petite pique taquine, que tu avais seulement lâché pour la blague, tu savais bien qu'elle n'avait voulu en aucun cas te vexer, et d'ailleurs elle ne l'avait pas fait. Quant au changement qu'elle aborda, c'était une tout autre histoire. Tu poussas un petit soupir, mordillant ta lèvre. « Tu veux vraiment savoir ? Parce que c'est une longue histoire. » Tu lui dis, ne voulant pas l'ennuyer avec tes propres problèmes, surtout que déjà la dernière fois tu avais beaucoup parlé de toi. C'était surtout pour elle que tu disais ça, tu ne voulais pas qu'elle se sente obliger de t'écouter, surtout que ce n'était pas une histoire très amusante. « C’est vrai que je n’avais pas autant parlé à quelqu’un depuis très longtemps. Ça fait beaucoup de bien. » Un petit sourire vint rejoindre tes lèvres alors qu'elle parlait, t'étais réellement content si le fait de te parler la faisait se sentir mieux, c'est à vrai dire tout ce que t'espérais, si tu pouvais lui rendre utile, alors toi aussi ça te rendais heureux. D'ailleurs pendant un certain temps, t'avais même penser bosser dans une maison d'accueil pour jeunes homosexuels, toi qui semblait plutôt doué pour mettre en confiance, mais t'avais abandonné cette idée par manque de temps. Tu travaillais déjà à l'animalerie et les tournages te prenaient énormément de temps, malheureusement, même si t'aurais bien voulu. Peut être plus tard. « C'est tout ce que j'espérais. » Tu lui répondis, alors que tu prenais place face à elle, alors qu'elle commandait les glaces. En grand gourmand, t'avais pas pu refuser une petite douceur sucrée, les glaces et les bonbons, c'était le genre de choses auxquelles tu ne pouvais pas dire non – d'ailleurs ses derniers temps tu te demandais si Luc ne cherchait sérieusement pas à t'engraisser avec tous ses cadeaux sucrés ! « C’est vrai ? Tu croyais que je t’aurais oublié ? On est vraiment bêtes hein. » Tu lâchas un rire nerveux, te grattant l'arrière de la tête en acquiesçant de la tête. Oui, tu t'étais fais du soucis pour rien, comme d'habitude, mais au fond, c'était tant mieux, grâce à ça, t’avais le plaisir de constater que tu t'étais trompé sur toute la ligne, et que la brune au contraire, avait beaucoup pensé à votre petite conversation à l’hôpital.

Tu lui jetas alors un regard plus sérieux, inspirant un peu, en lui demandant si elle voulait entrer maintenant dans le vif du sujet, ou si elle préférait attendre. Loin de toi l'envie de la mettre mal à l'aise, mais vous saviez tous les deux que vous n'étiez pas venus seulement pour dévorer des crèmes glacées, bien que c'était bien ce que vous comptiez faire. Elle sembla mal à l'aise un instant, et tu regrettas un peu ta question, te demandant si tu avais été trop brutal. « Je ne veux pas te mettre mal à l'aise hein, si tu préfères attendre il n'y a pas de sou... » Mais elle ouvrit la bouche pour commencer quelque chose, et tu refermas la tienne, penchant la tête sur le coté pour lui montrer que t'étais tout disposé à l'écouter. Seulement elle se freina dans son élan, interrompue par la serveuse qui vous apporta vos glaces, cette dernière t'adressant un petit clin d’œil charmeur. Tu mordillas ta lèvre, gêné, t'empêchant de rougir et détournant le regard. T'étais vraiment pas habitué à ce genre de truc, la seule fille qui c'était un jour intéresse à toi, c'était Clémence, et encore, votre histoire était bien à part, même si elle avait su te mettre particulièrement mal à l'aise également. « Je crois que tu lui as tapé dans l’œil, Zack. » Cette fois tu ne pus empêcher tes joues de rosirent légèrement, tu te raclas la gorge, roulant les yeux. « O-On dirait ouais... » Tu marmonnas, avant de rire doucement, pour bien lui montrer que ce n'était pas contre elle, mais que t'étais bel et bien gêné.

Elle s’enfonça alors dans son siège, retrouvant son sérieux, alors que tu retrouvais également le tien. Tu levas un sourcil, alors qu'elle se jetait pour de bon à l'eau. « Comment est-ce que tu as su que… que tu étais attiré par les garçons ? Je veux dire… tu as déjà été amoureux d’une fille ou jamais elles ne t’ont intéressées ? Tu n’aimes pas du tout les filles ? » Tu ne t'attendais pas à ça, si bien que tu laisses un petit silence planer pour réfléchir à comment tu vas bien pouvoir répondre. Tu découpe avec ta cuillère un petit morceau de glace, que tu viens déposer dans ta bouche, avalant avant d'enfin lui répondre, te raclant à nouveau la gorge. « Je suis tombé amoureux, tout simplement. » Tu dis avec un petit sourire. « Non, j'ai été avec une fille pendant quelques mois, mais je sentais bien que je n'étais pas... Tout à fait à l'aise, tu vois ? A cette époque là, je ne soupçonnais pas une seconde le fait que je puisse être gay, même si je savais plus ou moins ce que c'était. Lorsque j'étais avec cette fameuse fille, il y avait comme quelque chose.. Qui me manquait, comme un malaise. J'ai compris plus tard que de un, je n'étais pas amoureux, et de deux, j'étais pas fait pour être avec une fille. » Tu inspiras, passant une main dans tes cheveux en cherchant comment lui expliquer. « C'est un peu difficile à expliquer mais, il y a quelque chose avec les garons que je n'ai pas avec les filles. Après, je ne suis certainement le plus grand expert qui sois, je veux dire, je suis sorti avec une fille, et un garçon, c'est tout. » C'était difficile de vraiment faire un bilan, parce qu'à part Luc, t'avais jamais essayé de sortir avec un autre garçon, et  part Clémence, avec aucune autre fille. Qui sait alors ce qui se serait passé si tu avais essayé. T'avais simplement toujours suivi ton cœur, sans vraiment réfléchir. T'en avais déduis être gay, parce qu'en plus d'être dingue de Luc, t'étais capable de ressentir du désir pour d'autres garçons, alors que cela ne t'étais jamais arrivé, avec une autre fille. Mais après tout, il avait amour et sexe...

« Est-ce que… est-ce que c’est mal d’être attiré par une personne de notre sexe ? Il y a tellement de gens qui disent que ce n’est pas bien…  Qu’on ira en Enfer… Il y a des gens qui disent que ce n’est pas naturel… » poursuivit alors Ehawee. T’écarquillais les yeux, la fixant comme si elle venait de te dire qu'on l'avait convaincu que les juifs avaient mérités leur traitement durant la seconde guerre mondiale, pour toi, c'était le même blasphème. Tu secouas la tête, te redressant un peu pour venir, sans aucune hésitation, doucement prendre la main de ton interlocutrice, plongeant ton regard dans le sien. « Bien sûr que non voyons, Nakoma, les gens qui disent ce genre de choses sont affreux, si tu commences à les écouter, alors tu ne pourras jamais être heureuse. Ces gens sont des racistes, c'est tout bêtement raciste de dire ça, et c'est aussi condamnable que les gens qui jugent les autres par rapport à leur couleur de peau. » Tu inspiras, serrant doucement sa main d'un geste presque protecteur. « L'homosexualité n'est ni une maladie, et même pas un choix, c'est comme ça., tout le monde devrait se le mettre dans le crâne. Et crois moi, il y a autant de place pour les homos au paradis qu'il y en a pour les hétéros. » Tu fis un petit sourire, hochant doucement la tête. « Je comprend bien que ce soit difficile tout ça, moi même tu sais lorsque j'ai compris que... j'étais différent, j'ai pris peur. Mais crois moi, c'est loin d'être mal. Ne laisse personne te dire le contraire. »


made by pandora.



( pardon pour le pâté, je crois que j'étais inspirée mdr )


Vous avez peut-être en effet remarqué que je n'ai pas toujours toute ma tête ?
 
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Ehawee Nakoma Powhatan

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J'ai posé bagages ici le : 05/06/2013 Jouant le rôle de : la noix de coco – pocaca's bff. #teampocahontas. Nombre de messages : 1425 On me connait sous le pseudo : olympe. Un merci à : kika. (ava) little wolf (signa) wild heart. (code rp). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : nickayla rivera.
MessageSujet: Re: (nackary) + and i’ll be fine. (nackary) + and i’ll be fine. EmptySam 1 Nov - 10:10



AND I’LL BE FINE.


Parler avec Zack est naturel. Tu n’as pas peur de te confier à lui. Tu ne le connais pourtant pas tant que ça, tu ne lui as véritablement parlé qu’une seule fois et pourtant c’est comme si tu étais liée d’une façon immuable à lui. Comme si vous vous ressembliez quelque part. Dans son regard, il y a tant de douceur, de prévenance qu’il t’est difficile de ne pas être immédiatement en confiance. Pourtant, tu te sens idiote avec toutes ces questions, ces remarques étranges mais tu n’avais jamais pensé à ta sexualité jusque là. Dans ton monde, tout ça n’existait pas. Le chef de famille choisissait un mari qu’il estimait digne de sa fille, la fille acceptait cela comme un honneur. De l’autorité de père, elle passait à l’autorité d’un mari. Et c’était tout. Tu n’as pas échappé à la règle, ton père avait choisi le compagnon idéal et tu t’étais résignée à épouser un homme que tu ne connaissais pas vraiment parce que c’était ce que dictait la tradition. Parce qu’une fille n’était pas censée aller contre la volonté de son père. Tu n’es pas comme ton indienne, Pocahontas. Tu suis les règles, tu as été élevée ainsi et tu n’as jamais pensé à les contourner pour simplement vivre ta vie comme toi tu l’entendais. Tu n’aurais jamais eu ce courage-là. Tu n’as vécu que dans l’ombre, en retrait. Tu n’étais que l’amie de Pocahontas, la princesse indienne. Tu n’étais pas Nakoma, juste l’amie de la princesse. Ça ne t’a jamais réellement gênée en réalité, tu n’aimes pas être sur le devant de la scène ; mais tu avais fini par te cacher derrière tes remparts, par te dissimuler dans ta coquille pour ne plus que l’on te voie. Pour que l’on t’oublie aussi. Parce que tu ne voulais pas d’une vie que tu n’avais pas choisie. Tu ne voulais pas te marier, avoir des enfants ; tu ne voulais pas être comme toutes ces femmes restant à la maison pour élever la progéniture ou bien travaillant au champ du matin au soir et du soir au matin en attendant que leur mari rentre d’une énième guerre contre une tribu ennemie – s’il rentrait vivant, bien évidemment. Non, toi tu rêvais d’aventure comme Pocahontas. Tu rêvais d’être à sa place, de découvrir le monde par-delà l’océan, de rencontrer tous ces peuples si différents du vôtre. Mais la peur de décevoir tes parents a toujours été la plus forte, a toujours été une entrave à ton épanouissement personnel. Aussi as-tu vécu tous tes rêves par procuration, en écoutant ta meilleure amie se laisser emporter par ses récits et autres histoires farfelues, n’espérant qu’être à sa place un jour dans ta vie future. Mais maintenant que tu es là, que tu fais partie de ce monde qui t’est étranger, tu dois avouer que tu es perdue. Que tu as changé aussi. Comme libérée, tu te sens réellement vivre pour la première fois. Vivre comme tu l’as souhaité pendant des années. Seulement tu ne savais pas que ce serait si compliqué, si douloureux aussi. Tu ne savais pas que ce serait aussi dur d’être véritablement toi-même car tu as encore beaucoup de mal à t’accepter telle que tu es. Est-ce que tu as toujours été cette jeune femme ou est-ce que ce monde t’a changé ?

« Bien sûr que je veux savoir, tu acquiesces dans un sourire avenant. J’ai tout mon temps et, de toute façon, personne ne m’attend nulle part. » Tu n’es pas pressée de retrouver l’intimité de ta chambre au Meli Melo House. Tu n’as pas non plus envie d’être seule à nouveau avec toutes ces questions qui te hantent ; tu n’es pas non plus pressée de te plonger dans tes devoirs pour l’université. Ce soir, tu veux juste profiter, bavarder. Être le genre de jeune femme que tu croises tous les jours dans la rue. Et discuter avec Zack t’aidera sûrement à faire la part des choses, à mieux comprendre comment te comporter face à ces changements qui s’opèrent en toi. Tu ne veux plus être cette petite fille effrayée qui se cache sous ses couvertures durant la nuit, en priant pour que le monstre de son placard n’en sorte pas. Tu veux assumer qui tu es mais tu n’as pas toutes les cartes en mains pour savoir comment faire. C’est tellement nouveau, c’est tellement différent aussi. Ce n’est pas quelque chose qui existait pour toi, avant. Et te découvrir ces toutes nouvelles attirances remet en cause beaucoup de ta vie, de ton enfance. Est-ce que tu n’éprouvais que de l’amitié pour ton indienne ? Ou est-ce que c’était cette sorte d’amour qu’une femme peut éprouver à l’égard d’une autre femme comme un homme et une femme peuvent s’aimer ? Tu as toujours su que tes sentiments pour Pocahontas étaient spéciaux, différents. Elle était bien au-dessus de tout le monde à tes yeux et parfois même, elle comptait plus que ta propre famille. Parce qu’elle était comme une moitié de ton être sans laquelle tu ne saurais vivre. Tu savais depuis toute petite qu’un jour viendrait où tu devrais vivre, évoluer, avancer sans avoir tes parents à tes côtés mais jamais tu n’as envisagé une existence sans ta meilleure amie. Tu te voyais grandir avec elle, vieillir avec elle. Lorsque tu envisageais ton futur, elle était toujours là. Jamais très loin. C’était comme une évidence pour toi. Mais est-ce que ça signifie alors que tu te trompais jusque là sur ce que tu ressentais ? C’était peut-être une sorte d’amour, oui. Mais un amour pur et platonique, sans jamais aucune pensée dérangeante. Un amour simple, sans limite. Le genre d’amour que l’on ne connaît qu’une seule fois dans sa vie. Mais au fond, tu n’en es même pas sûre. Tu ne sais pas comment analyser tout ça et ça te trouble plus que de raison. Entendre Zack parler de ses propres expériences, de ce par quoi il est passé t’aidera sans doute à mieux analyser ce que tu es devenue – ou peut-être était-ce ce que tu étais depuis tout ce temps sans en avoir conscience ? Est-ce que l’on naît ainsi ou est-ce qu’on le devient ? Est-ce inné ou acquis ? Il existe des études scientifiques qui prétendent à l’existence d’un gêne de l’homosexualité et, même si cela reste de la science, tu trouves cette idée étrange. Comme si la sexualité était inscrite dans nos gênes, dès la naissance. Alors pourquoi tous ces hommes à la quarantaine entamée quittaient femmes et enfants, vie confortable et paisible, pour s’engager dans une relation avec un autre homme ? Ils n’auraient pas perdu leur temps dans un mariage qui ne tiendrait jamais toute la vie s’ils le savaient depuis des années. Non ? Tu te sens quand même un peu idiote avec toutes ces questions qui tournent dans ta tête.

Et le blond prend le temps de te rassurer, de t’expliquer. Ses mots ne sont pas alambiqués ; ils sont simples et directs. Tu les comprends et ils ne te font pas peur, eux. Tu restes un peu confuse mais tu comprends un peu mieux. L’amour n’est pas véritablement une question de sexe, simplement de ressenti. De sentiments. Il existe une personne qui vous fera ressentir quelque chose de plus fort, de plus profond qu’une autre ; avec elle, tout sera différent – mais dans le bon sens. Tu supposes que lorsque tu la rencontreras, alors tu sauras. Ton cœur le saura. Tu as cru avoir rencontré cette personne, tu as cru que Rajah pourrait être la personne qui ferait de ta vie quelque chose de concret et de beau mais depuis qu’il t’a abandonnée, laissée comme une vieille chaussette sale sous le lit, tu ne crois plus vraiment pouvoir ressentir quelque chose d’aussi fort et intense de ta vie. Peut-être que l’on a droit qu’à une seule chance de ce côté-là ? « Et… tu crois qu’on ne tombe véritablement amoureux qu’une seule fois dans notre vie ? demandes-tu timidement, yeux baissées sur ta coupe à moitié entamée. Qu’il n’existe qu’une seule personne qui puisse nous rendre totalement heureux ? Je veux dire, si j’ai déjà connu la personne qui m’était destinée, en quelque sorte, et que cette personne n’est plus là, ça veut dire que je ne serai jamais aussi heureuse que je l’étais avec elle avec une autre ? C’est triste, non ? » C’est triste pour toi, en tout cas. Parce que ça signifierait que tu as laissé échapper ta seule occasion d’être pleinement heureuse et de voir ta vie s’embellir complètement. Ce que tu éprouves pour Héloïse est différent de ce que tu ressentais pour Rajah. Avec le brun, c’était puissant et animal mais en même temps réconfortant – c’était un melting pot de sensations toutes aussi violentes les unes que les autres. Quand tu étais heureuse, c’était à mille pour cent ; quand tu étais en colère, c’était comme un ouragan. Quand tu ressentais, c’était comme être vivante jusque dans les moindres fibres de ton corps. Avec Héloïse, c’est plus simple, plus effrayant aussi parce qu’elle est une femme – comme toi. Et il y a tant d’incriminations à l’égard des homosexuels dans ce monde que tu n’as qu’une envie, te cacher dans une coquille pour le restant de ta vie. De cette façon-là aussi, c’était plus simple d’être aux côtés de Rajah. Une voix perfide te souffle que, de toute manière, Rajah n’est plus là, que Rajah t’a abandonnée et que tu devrais refaire ta vie sans plus te préoccuper de lui. Mais c’est plus difficile à dire qu’à faire en vérité. « Alors pourquoi ils disent ce genre d’horreurs ? Pour faire peur ? Parce que c’est réussi, tu grimaces dans un petit soupir désabusé. Et si c’est faux, pourquoi le dire ? C’est mentir. Et mentir, c’est mal. Non ? Ça fait aussi partie de leurs principes religieux, il me semble. Ils ne sont pas logiques. Ils ne sont pas logiques et ils font du mal. Ils blessent les gens. Ils les empêchent d’être vraiment heureux avec la personne que leur cœur a choisie. Pourquoi ? C’est triste de finir sa vie avec une personne que l’on n’aime pas. Que l’on ne désire pas. Chacun devrait avoir le droit d’être avec la personne qu’il souhaite, du moment qu’ils sont heureux. La société n’a rien à voir avec ces histoires d’ordre privé. La société comme la religion, d’ailleurs. » Tous ces mots que tu as lus, toute cette haine placardée sur l’écran de ton écran d’ordinateur, tout se bouscule dans ta tête avec une violence incroyable. Pourquoi la vie des homosexuels devrait être plus compliquée, plus difficile ?



i love him but only on my own
and when i lose my way, i close my eyes and he has found me. ✻ without him the world around me changes, the trees are bare and everywhere the streets are full of strangers. i love him but every day i’m learning, all my life i’ve only been pretending. without me his world will go on turning, a world that’s full of happiness that i have never known ▬ on my own, les misérables.
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