AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Le Deal du moment : -57%
Friteuse à air chaud (sans huile)
Voir le deal
64.99 €

Partagez

Back to the past. Vide
Back to the past. Vide
Back to the past. Vide
Back to the past. Vide
Back to the past. Vide
 

 Back to the past.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Invité
Anonymous

Faites place à la vedette
Invité
MessageSujet: Back to the past. Back to the past. EmptyDim 6 Juil - 23:24





















❝ Back to the past ❞
Il est temps de se réveiller pour quelqu'un.




06:00 du matin
La fenêtre qui donnait sur la petite terrasse était déjà grande ouverte, laissant libre accès aux caprices du vent; les longs rideaux encore fermés s'abandonnaient paisiblement à son souffle dans des danses pleine de grâce et de légèreté.

Une silhouette se dessinait derrière les draperies transparentes, là, assise sur l'un des fauteuils tressés, à contempler la ville, recroquevillée sur elle-même, vêtue d'un caracao blanc et d'un boxer, un chignon désordonné comme coiffure, ses yeux noisette fixant le vide: ils ne paraissaient nullement intéressés par le paysage citadin qui s'étendait à perte de vue, colonisé par les immeubles, les panneaux publicitaires, les voitures et les fourmis qui composaient l'humanité, mais plutôt par l'immensité du ciel, habillé par quelques nuages cotonneux. Aucun volatile n'était présent pour rompre ce silence qui ne pouvait qu'exister par-delà l'horizon, là où le Soleil est seigneur et Dieu roi.
Elle tendit sa main droite vers cet infini azur comme si le toucher du doigt était dans ses capacités: son corps souhaitait voler, son esprit rêvait de s'échapper une bonne fois pour toute; ça la faisait sourire. Les plantes vertes qui décoraient la balustrade n'aspiraient qu'à s'apporter les bonnes grâces du ciel et ainsi s'épanouir jusqu'à mourir, desséchées; c'était la même chose pour elle.

La jeune femme se leva soudainement et rentra sans fermer la fenêtre.

07:00
La chambre n'avait rien d'extraordinaire: murs neutres, un lit deux places placé sur la partie surélevée de la pièce et salon intégré sur la partie inférieure, une multitude de coussins exposés sur le divan, technologie dernier cri, bureau séparé et salle de bains avec bain à remous. Enfin, rien d'extraordinaire pour une suite de luxe dans un hôtel 5 étoiles pour une fille de 20 ans, gosse d'un riche papa "gâteau": il lui donnait tout, lui offrait tout, lui proposait tout. Même des hommes.
Non, sérieusement: le cinquantenaire qui remplissait jusqu'à ce jour le statut de père n'était autre que le consul arabe, M. Vispeer, toujours prêt à se plier en quatre pour sa fille chérie, son cadeau des dieux, son soleil, son amour, sa vie, enfin bref, vous avez saisi l'idée.
Depuis la mort d'Ajiba, son épouse, qui signifie merveilleuse, il s'était promis de rendre leur adorable enfant heureuse, et c'était ce qu'il essayait de faire jusqu'à maintenant. Alors quand son bébé s'était mis en tête de quitter le nid familial il y a de ça à peu près un an, vous n'imaginez pas à quel point cela a été dur pour lui !

Aka zappait chaque chaîne, la télécommande en main, machinalement, dans l'espoir de trouver ne serait-ce qu'une seule émission pouvant la distraire: elle était allongée sur le sofa, le dos contre la banquette, jouant avec une mèche de ses cheveux, désintéressée.
Layth devait sûrement être déjà planté devant sa porte, toujours habillé de son costard noir, même en été, tel un Templier veillant sur le Saint Graal. En effet, Mademoiselle était gardée H24, surveillée 7 jour sur 7, que ce soit pour prendre le petit déjeuner au 1er étage ou sortir acheter des donuts: cette cage où on l'enfermait lui donnait des envies de meurtre, ou du moins la faisait voir rouge. Par moment, elle en voulait à son père, à l'argent, voir au monde entier. Cette vie la privait de sa vie, et surtout, de sa liberté.

08:00
L'écran plat éteint, la chaîne hi-fi activée, quelques bougies allumées, la jeune femme s'en était allée prendre une bonne douche, ses habits étant accrochés sur le dos de la porte, côtoyant un peignoir blanc qu'elle n'avait jamais cherché à mettre, son portable laissé près du lavabo, à côté du sèche-cheveux et de sa trousse à maquillage.
Elle n'attendait aucun sms ou appel, de toute façon.



© Code de Phoenix O'Connell pour Never-Utopia


Dernière édition par "Aka" Jas Vispeer le Mar 15 Juil - 21:19, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Rajah Hazim Khalil

My life with you
AMOUR-AMITIÉ-EMMERDE:
LISTE-DES-CHOSES-A-FAIRE:
VOTRE RÊVE: trouver sa place
Faites place à la vedette
Rajah Hazim Khalil
J'ai posé bagages ici le : 10/11/2013 Jouant le rôle de : rajah (le tigre de jasmine). Nombre de messages : 539 On me connait sous le pseudo : night sky. Un merci à : night sky. (ava&signa) + tumblr&deviantart (edits et fan art du profil) Je suis fier(e) de porter l'avatar de : logan cutie lerman
MessageSujet: Re: Back to the past. Back to the past. EmptyMar 15 Juil - 19:53

aka&rajah
back to the past

D'habitude, tu ne te lèves jamais tôt. Il faut dire que tu faisais la grasse matinée à chaque matin lorsque tu étais encore un tigre aux côtés de ta maîtresse, la princesse d'Agrabah. Donc dormir jusqu'à très tard, tu connais. Et c'est une sale manie que tu as apporté avec toi en devenant humain. Plusieurs disent que c'est là un signe de paresse, ou même d'irresponsabilité. Tu t'en balances un peu.

Mais ce matin tu n'arrives pas à dormir. Ta nuit non plus n'a pas été très reposante. Tu es agité, énervé. Et tu n'arrives pas à enlever ÇA de ta tête. C'est la même rengaine depuis des mois. Ton crime te revient à l'esprit à chaque fois que celui-ci essaie de se mettre au repos. Et il te pourrit l'existence. Tu n'arrives plus à être heureux, parce que dès qu'une petite étincelle de joie apparaît, les souvenirs de cette nuit te reviennent et viennent l'écraser. Tu n'arrives plus à sourire, comme un de ces vrais sourires que tu faisais avant. Tu finis même plusieurs de tes nuits en pleurant, sans trop savoir pourquoi. Ce ne sont pas des larmes de tristesse ou de colère, ce sont des larmes de désespoir. Comme si la vie avait décidé qu'elle ne voulait plus de toi, et qu'elle t'enlevait toutes les bonnes raisons de s'accrocher à elle.

Et depuis hier, c'est encore pire. Parce que dernièrement, tu as appris l'impensable. Toi qui avais cru être voleur de vie, tu n'avais peut-être rien volé du tout au final. Enfin si, ton crime es un crime, même s'il n'a pas causé la mort. Mais il n'est pas aussi irréparable que tu ne le croyais. Et s'il y a la moindre des choses que tu peux faire, c'est de tenter de le réparer un peu. Alors tu t'es mis à chercher plus loin et surtout à chercher à mettre un nom sur cet inconnu, cette inconnue plutôt, que tu as heurté avec ta voiture. Et voilà que depuis hier, tu as son numéro de portable écrit sur un bout de papier. Et il t'obsède, ce numéro.

Il est passé huit heures et tu es déjà levé, tu manges tranquillement ton petit déjeuner. Et ce bout de papier te nargue du coin de la cuisine. Et même quand, par la suite, tu fais un tour à la salle de bain pour faire ta toilette vite fait, tu ne peux pas te l'enlever de la tête. Tu sais bien que tu dois y remédier. Alors, tu te décides et, avec l'aide d'une petite poussée d'adrénaline, tu attrapes ton portable. Tu composes le numéro et tu tapes ce message: « Rends-toi au Coffee Nut, quelqu'un va t'y attendre. Le plus rapidement possible. » que tu t'empresses d'envoyer avant de ne regretter quoi que ce soit. Tu ne sais pas si ton idée va marcher, mais tu tentes quand même. Tu soupires un bon coup, mais tu ne te laisses pas prendre une pause trop longtemps. Il ne faut pas que tu t'arrêtes, ça te donnerait la possibilité de réfléchir.

Quinze minutes plus tard et te voilà à tirer sur la porte du Coffee Nut. Tu te diriges vers le comptoir et te commande un café. Puis, tu t'installes à une table assez près de l'entrée. Et tu guettes.  


Trying to fit your hand inside of mine ❞ When we know it just don't belong Trying to push this problem up the hill When it's just too heavy to hold
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Anonymous

Faites place à la vedette
Invité
MessageSujet: Re: Back to the past. Back to the past. EmptyLun 21 Juil - 13:06



❝ Back to the past ❞
Il est temps de se réveiller pour quelqu'un.



Quand elle eut fini de se laver, une serviette sur la tête, son portable s'était déjà verrouillé, taisant le texto qu'il venait de recevoir. Pour une bonne dizaine de minutes, Aka s'était séchée et habillée. Elle se planta ensuite devant la glace, sa brosse en main; malgré leur longueur, ses cheveux étaient relativement faciles à coiffer, cela dépendait des jours. Juste pour vérifier l'heure, elle tomba sur le fameux message envoyé il y a de ça déjà quinze minutes: ses sourcils se froncèrent lorsqu'elle lut son contenu. Attendez, quelqu'un voulait la rencontrer au Coffe Nutt ? Ce ne serait pas un genre de stalker ou de paparazzi avec des photos compromettantes ou un truc dans le genre ? Peut-être qu'on s'est trompé de destinataire plutôt.. La jeune femme se posait bien des questions: et si elle y allait, même si cet sms n'était pas à son attention ? Ça serait marrant ! Le plus vite possible hein ? Merde, déjà en retard ! Et ce café n'est pas à côté en plus !

En deux temps trois mouvements, ses converses vite fait enfilées, une vieille veste en jean sur le dos, elle ouvrit discrètement la porte qui donnait sur le couloir: le remplaçant de Layth, son garde du corps attitré, semblait avoir déserté son poste, sûrement pour une petite pause toilettes, ce qui l'arrangeait énormément. Mais quand je dis énormément, c'est énormément. L'irakienne s'empressa alors de sortir puis de verrouiller l'entrée avec sa carte avant de dévaler les escaliers de l'hôtel, ne pouvant attendre que l'ascenseur ne revienne: en chemin elle laça rapidement ses baskets et se fit une natte sur le côté tout en se faisant discrète. Pas question de croiser ce balourd en costume noir alors qu'elle veut mettre les pieds dehors !

Une fois au rez-de-chaussée, elle assura de nouveau ses arrières en longeant discrètement le comptoir de l'accueil pour qu'on ne la remarque pas, au risque de se voir ramener dans sa chambre. Enfin dans la rue, Aka sauta dans le premier taxi qu'elle trouva pour Westwood Center Way; son portable indiquait déjà 8:47; elle paya finalement le chauffeur après être descendue de la voiture et, à la fois tendue et excitée, entra. Une petite clochette signala immédiatement sa présence lorsqu'elle ouvrit la porte; ça sentait tout bonnement le café à un plein nez.
Elle souffla un instant avant de se diriger vers une table libre et s'y installa avant de se plonger dans la carte où tous les cafés proposés par l'enseigne étaient listés.

Tout était incroyablement calme ici, à l'opposé de la ville qui, dès le matin, grouille de pots d'échappement et de jambes pressées. C'était comme si ces quatre murs formaient une bulle, un autre monde.



© Code de Phoenix O'Connell pour Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas
Rajah Hazim Khalil

My life with you
AMOUR-AMITIÉ-EMMERDE:
LISTE-DES-CHOSES-A-FAIRE:
VOTRE RÊVE: trouver sa place
Faites place à la vedette
Rajah Hazim Khalil
J'ai posé bagages ici le : 10/11/2013 Jouant le rôle de : rajah (le tigre de jasmine). Nombre de messages : 539 On me connait sous le pseudo : night sky. Un merci à : night sky. (ava&signa) + tumblr&deviantart (edits et fan art du profil) Je suis fier(e) de porter l'avatar de : logan cutie lerman
MessageSujet: Re: Back to the past. Back to the past. EmptyVen 1 Aoû - 21:26

aka&rajah
back to the past

Tu es entré dans ce café sans vraiment savoir à quoi t'attendre. Sur un coup de tête presque. Mais c'était la chose à faire, tu le crois bien. Tu vis avec tes angoisses depuis beaucoup trop longtemps, il faut que tu puisses trouver un moyen de t'apaiser l'esprit. Et maintenant que tu sais que ta victime s'en est sortie vivante, que tu connais son identité, que tu as la chance de pouvoir lui parler... Il faut que tu la saisisses. Même si ça t'angoisse, ça aussi. Tu sais bien que cette personne ne doit pas te tenir dans son coeur, c'est évident. Tu sais que ça sera difficile. Mais si tu pouvais réussir à déballer ce que tu as sur le coeur, à t'excuser comme tu le dois, au moins. Peut-être alors que tu trouveras un peu de réconfort, tant attendu depuis ce foutu accident.

Plusieurs minutes passent. Beaucoup même. Tu t'es peut-être fait de trop grands espoirs. Le message que tu as envoyé était plus effrayant qu'autre chose tout compte fait, et tu ne devrais pas t'étonner de l'absence de ta victime. Tu as eu le temps de finir ton café, tu te lèves alors pour aller jeter le contenant à la poubelle. Mais tu viens reprendre ta place à la table que tu occupais, pas encore décidé à laisser tomber. Elle n'a peut-être pas encore eu le temps de voir le message, tout simplement. Tu te doutes bien qu'elle ne viendra pas, mais tu es prêt à attendre encore. En vérité, tu pourrais même attendre pendant des heures. Le désespoir te ronge et tu ne veux pas abandonner si facilement.

Tu examines chaque client qui entre. Ton coeur se serre à chaque fois que la porte d'entrée s'ouvre pour laisser une nouvelle personne mettre les pieds dans le café. Mais, jusqu'à présent, tu n'as pas trouvé la personne que tu cherchais. Tes yeux scrutent chaque tête qui passe. Et quand la bonne franchit enfin le cadre de la porte, ton coeur s'affole. Tu n'es pas si certain de toi dans les premiers temps. Est-ce vraiment elle? Ton regard ne la quitte pas, il l'examine de la tête aux pieds. C'est une femme légèrement plus âgée que toi, aux origines d'apparence orientale à première vue. Tu remarques surtout ses longs cheveux noirs que tu trouves particulièrement beau. Elle t'est familière d'une certaine façon. La nervosité te serre l'estomac et ton coeur s'agite de plus en plus alors que tu te convaincs peu à peu que c'est bien elle. Tu avais presque perdu espoir, et voilà maintenant que tu replaces tes idées dans ta tête. Tu te répètes mentalement ce que tu dois lui dire même si tu sais pertinemment qu'au moment venu, tout ça sortira maladroitement en un flot de conneries. Et tu fonces, tête baissée, dans le désastre. Tes jambes soulèvent mollement ton corps pour te permettre de quitter ton siège. Et, par des pas lourds de conséquence, tu parcours la petite distance qui sépare ta table d'origine à celle de ta victime. Tu avances lentement, lourdement mais à la fois timidement. Comme si même ton corps ne savait plus comment réagir. « Mademoiselle Vispeer, c'est ça? » Tu ne veux pas te montrer trop imposant, elle reste une inconnue tout de même. Ta gêne est perceptible à des kilomètres à la ronde. Mais tu t'imposes en t'asseyant sur l'autre chaise, en face de ta victime. « C'est bien vous? » Tu sens ta voix trembler un peu. Tu aurais quand même voulu te montrer un peu plus ferme.


Trying to fit your hand inside of mine ❞ When we know it just don't belong Trying to push this problem up the hill When it's just too heavy to hold
Revenir en haut Aller en bas

Faites place à la vedette
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Back to the past. Back to the past. Empty

Revenir en haut Aller en bas
 

Back to the past.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Pixie Dust ::  :: Vieux RP-